A la une 14/03/2010 à 12h59

Scandales de pédophilie dans l'Eglise, Benoît XVI embarrassé

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

Le Pape pourrait être éclaboussé par des affaires étouffées dans toute l’Eglise, mais aussi dans son propre diocèse allemand.



Le pape pendant la prière de l’Angélus, au Vatican, février 2010 (Alessandro Bianchi/Reuters)

C’est une véritable épidémie de révélations qui affecte désormais l’Eglise catholique sur la question des abus sexuels.

Il y a d’abord eu des cas anciens apparus dans la chorale de Ratisbonne, dirigée pendant 30 ans par le propre frère du pape, Mgr Georg Ratzinger. Ce dernier affirme qu’il s’agit d’événements antérieurs à son arrivée à la tête de la chorale, et sur lesquels il ne savait rien.

Mais, dans le Spiegel, un ancien élève, le metteur en scène et compositeur Franz Wittenbrink, affirme :

« On le savait tous. (...) Je ne peux pas m’expliquer pourquoi Georg Ratzinger, qui était maître de chapelle depuis 1964, ne pouvait pas être au courant. »

Plus gênant encore, on a appris qu’un prêtre présumé pédophile avait subi une « thérapie » en 1980 dans l’archevêché de Munich, alors dirigé par Joseph Ratzinger, l’actuel Benoît XVI, qui en avait été informé. Que savait-il et comment a-t-il géré cette affaire ?

En Allemagne, 170 plaintes en quelques semaines

Au total, en quelques semaines, on compte quelque 170 plaintes pour abus sexuels en Allemagne, couvrant les deux tiers des diocèses. Des révélations qui s’ajoutent à celles qui ont secoué l’Eglise américaine ces dernières années, puis celle d’Irlande où le nombre de plaintes dépasse les 14 000, ou encore l’Autriche, les Pays-Bas ou l’Italie.

Dernier pays en date, la Suisse, où la presse fait état de quelque 60 cas en cours d’investigation par l’Eglise suisse.

On est donc passés de quelques situations nationales où l’épiscopat local pouvait être jugé responsable de dérives couvertes par le secret de l’Eglise catholique, à une crise globale, qui la confronte à une crise morale profonde.

Pour Benoît XVI, la crise est double :

  • D’abord, il est personnellement concerné en raison de ses responsabilités antérieures en Allemagne. Que savait-il, et a-t-il participé à ce que la ministre allemande de la Justice vient de qualifier de « mur du silence » ? Nul doute que les enquêtes en Allemagne vont se poursuivre.
  • Mais surtout, c’est un des dogmes principaux de l’Eglise qui est au centre du débat : le célibat des prêtres, considéré comme une des causes possibles du problème.

« La règle du célibat, racine de tous les maux »

Le pape ne s’est évidemment pas prononcé sur les affaires de son ancien diocèse, sauf à exprimer son soutien, vendredi, à l’Eglise allemande qui s’est engagée à faire toute la lumière sur les affaires d’abus sexuels, et a présenté ses « excuses ».

En revanche, Benoît XVI s’est exprimé sur la question du célibat, réaffirmant vendredi son caractère « sacré » et « le signe de la consécration toute entière au Seigneur ». Pas question d’y toucher, donc, malgré les voix qui s’élèvent au sein même de l’église.

Parmi celles-ci, le théologien suisse Hans Küng, qui a autrefois enseigné en Allemagne et a eu comme collègue un certain Joseph Ratzinger. Küng, certes marginal au sein de l’église actuelle, a réclamé « l’abrogation de la règle du célibat, racine de tous les maux ».

Une autre voix, plus significative peut-être, est celle de l’archevêque de Vienne, le cardinal Christoph Schönborn, pour qui l’Eglise doit étudier la place du célibat des prêtres pour expliquer ces scandales.

Certes, comme le rappelait samedi un éditorial du Monde, ceux qui réclament l’abolition du célibat n’en font pas « un remède miracle contre la pédophilie ». Mais il souligne qu’« on n’a jamais relevé de phénomène de pareille ampleur dans des religions où les pasteurs sont mariés ».

Il est peu probable que le pape actuel se laisse ébranler par ces prises de position. Mais sa parole est aujourd’hui menacée par les révélations qui ne manqueront pas de continuer d’affluer, une fois la parole libérée, à la fois sur ses possibles responsabilités dans l’étouffement d’affaires en Allemagne, et sur l’ampleur du phénomène des abus sexuels dans l’Eglise.

  • 27228 visites
  • 237 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Alexad
    • Posté à 13h15 le 14/03/2010
    • Internaute 8145

    La messe est dite ! ! ...

    • jpouille
      jpouille répond à Alexad
      Fils du vent
      • Posté à 14h10 le 14/03/2010
      • Internaute 31114
        Fils du vent

      je dirai meme que le vin est tire...

       
      • Désinscrit le 19 avril
        • Posté à 19h11 le 14/03/2010
        • Internaute 39070

        Dieu est mort il y a bien longtemps vive Dieu en enfer ! Je ne comprends toujours pas la concentration de malades mentaux dans les religions... Je ne comprends pas... Le silence en tout cas règne en maître en Afrique : On en parle très peu : Lien

      1 autres commentaires
    • Désinscrit le 15-7
      Désinscrit le 15-7 répond à Alexad
      nc
      • Posté à 16h11 le 14/03/2010
      • Internaute 992
        nc

      15 « Méfiez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous en vêtements de brebis, mais qui au-dedans sont des loups rapaces. 16 C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. On ne récolte jamais des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons, n’est-ce pas ? » Matthieu 7 - 15,16

  • ysengrimus
    • Posté à 13h22 le 14/03/2010
    • Internaute 12674

    Ces histoires de prédation sexuelle, qu’est-ce que ça me fatique. J’ai exprimé ma colère ainsi

    Lien

    Je suis absolument incapable autrement.
    Paul Laurendeau

  • coinpomme
    coinpomme
    dieu est une e-pothèse
    • Posté à 16h19 le 16/03/2010
    • Internaute 21711
      dieu est une e-pothèse

    .../...

    que le curé , evèque, papes se galochent et se masturbent entre eux ça ne me dérange pas... les pres byte eres sont sans doute fait pour ça, allez donc savoir ! ! !

    mais le quel des précité peut me certifier que JC L’accrobate a-t-il bien dit laissez venir à moi les petits enfants ? ? ?

    croix de bois, croix de fer, moi je n’y crois pas

    et puis c’est quoi encore cette pub obcène qui sali les murs de nos villes l’église se vend comme un téléphone portable à 1 euro - les curés nous disent que c’est gratuit ? Pour eux ou pour les fidèles ...
    la pipe ou la sodomie ?

    à bas la calotte

    vive la capote

    y a des jours comme çà des jours tristes, jour où des obsèques Républicaines, dans un village grand comme un mouchoir de poche plus de 5000 personnes se réunissent... en se passant du goupillon ! ! !

    Ainsi donc, ainsi donc ...

    .../...
    .../...

  • le soudanais
    le soudanais
    ici et là
    • Posté à 13h08 le 14/03/2010
    • Internaute 16438
      ici et là

    Je conseille la lecture de Golias (Lien) qui a une perspective intéressante sur l’église catholique.

    Un fait m’avait récemment extrêmement choqué, un évêque irlandais demandait publiquement aux fidèles de son île d’envoyer des dons à l’église catholique irlandaise qui risque de faire faillite en raison des dédommagements réclamés par les anciens fidèles - mineurs à l’époque des faits- victimes de viols et d’abus sexuels par ces mêmes autorités catholiques... Le cynisme n’a plus de limite !

    • lally
      lally répond à le soudanais
      professeur
      • Posté à 14h32 le 14/03/2010
      • Expert 51226
        professeur

      Golias est un des derniers journaux catholiques progressistes.
      J’y participe de temps en temps.

      Comme je le disais sur leur site, il faudrait pouvoir remodeler complètement la formation religieuse. Pas seulement celle des prêtres mais celle de toute fonction religieuse.

      Pourquoi ? Parce que si l’on creuse les raisons qui poussent les gens à s’engager dans une profession religieuse, il y a souvent à la base une peur d’assumer une sexualité, un problème identitaire que le postulant à la prêtrise ou le futur moine, la future moniale, pense résoudre et sublimer au travers un engagement religieux.
      Or, l’engagement religieux ne résout rien du tout. Il va au contraire installer un déni profond lorsqu’il y a problème identitaire et sexuel grave.
      Et dans le cas de la prêtrise, puisque la hiérarchie définit le prêtre comme supérieur aux autres hommes et hors la loi vis à vis de la justice civile, le postulant va se dire qu’avec cette fonction, il pourra en quelque sorte réaliser ses perversions sans être jamais inquiéter pénalement ni hiérarchiquement.

      Tant que l’institution de l’Eglise était un pouvoir politique fort et qu’il n’y avait aucune loi pour pouvoir être entendus par la justice sur des affaires de viol, d’attouchements, d’inceste, d’abus sexuels, et qu’il n’y avait pas de population suffisamment éduquée scolairement, l’institution ecclésiale pouvait continuer à fonctionner par le mépris de telles affaires et le non-dit hypocrite.

      Mais, comme des lois ont permis que des victimes de viols, d’attouchements, d’inceste, puissent porter plainte et obtenir réparation, qu’il y a maintenant des personnes suffisamment éduquées scolairement pour sortir de la peur et de la soumission, une multitude d’affaires sortent. Et les scandales se multiplient d’autant plus que l’institution de l’Eglise se révèle incapable de se remettre en question voire soutient que le viol est moins condamnable que l’avortement (cas du Brésil l’an dernier avec l’affaire de la petite fille enceinte de son beau-père qui l’avait violée).

      Cela amènera-t-il une prise de conscience de l’institution ?
      J’en doute.
      La radicalisation religieuse de l’Eglise depuis 1986 et le ralliement papal avec les intégristes traditionnalistes mais aussi toutes les franges extrémistes du catholicisme (Opus Dei, Légionnaires du Christ, Mouvement Charismatique) ne plaident pas pour un changement.
      B16 est trop englué dans la peur de perdre le pouvoir au sens traditionnel du terme.

      Mais il devra sans doute alors affronter un nouveau schisme.
      Car dans cette attitude de déni vis à vis des actes pédophiles commis par l’Eglise, il ne trouvera comme appui idéologique que des radicaux.
      Il se coupera de tous les catholiques modérés qu’il ne représente plus.

      • Anonyme répond à lally

        Je ne pense pas que le mariage des prêtres puisse résoudre le problème : le diaconat permet à des hommes mariés d’exercer la prêtrise, et il n’attire pourtant pas foule de candidats (à moins que l’église elle-même n’en limite volontairement le nombre, j’avoue ignorer la raison exacte).

        La cause me parait plutôt résider dans l’obéissance absolue demandée aux prêtres, le conservatisme et la « droitisation » de la haute hiérarchie ecclésiales, le refus d’ouvrir la prêtrise aux femmes.

        Du coup, l’église recrute dans un milieu de plus en plus fermé, avec une population « éligible » de plus en plus réduite. Et ce, d’autant plus que les prêtres, en plus de solides qualités humaines, doivent aussi posséder un bon niveau intellectuel, tout en acceptant de vivre pauvrement et d’obéir aveuglément. Un bon prêtre est donc une denrée rare, et comme il faut bien recruter, il doit arriver que, de temps en temps, l’église ferme les yeux sur la stabilité psychologique douteuse de certains candidats.

        Donner aux prêtres plus de responsabilités, y compris idéologique, dans la gestion de leur paroisse et ouvrir la prêtrise aux femmes me semble donc deux solutions plus convaincantes.

         
        • Xiaolin
          • Posté à 19h08 le 14/03/2010
          • Internaute 1264

          Une des raisons qui me viennent, même si cela n’engage que moi, à l’esprit, c’est aussi qu’un homme (une femme, en cela je ne vois pas l’intérêt d’interdire la prêtrise aux femmes) célibataire sera toujours disponible pour ouvrir sa porte au malheureux qui y frappera quelle que soit l’heure. Celui chargé de famille aura du mal à choisir entre le petit dernier au lit avec 39 de fièvre et le clodo affamé qui cherche un lit. Les rares prêtres que j’ai connus ouvraient leurs portes à ces derniers et s’occupaient d’eux. Je ne dis pas que ce soit le cas de tous, attention. Néanmoins, s’il va de soi que le mariage, ou le concubinage ou quelque histoire d’amour qu’il soit ne porte pas préjudice au métier de prêtre, la charge d’une famille est difficilement compatible (je connais de près quelques fils et filles de pasteurs, les pères ont toujours choisi leur famille et l’ont toujours négligée à la faveur de leur « vocation ») . Or, l’église catholique n’admet (ou alors du bout des doigts, et certainement pas pour ses représentants directs) qu’une forme de contraception : l’abstinence. D’où énorme contradiction. D’où aussi le fait, que généralement parlant, le mariage des prêtres ne serait en rien une solution à la frustration...

        • lally
          lally
          professeur
          • Posté à 20h15 le 14/03/2010
          • Expert 51226
            professeur

          Je n’évoquais pas dans mon message le mariage des prêtres comme résolvant tout.
          A la base c’est la formation religieuse globale des moines, des religieuses, des prêtres qui est à repenser.
          Arrêter l’aveuglement vis à vis d’une majorité de postulants qui viennent à l’engagement religieux essentiellement pour sublimer un problème identitaire et sexuel. C’est valable autant pour des candidats recrutés chez des intégristes, des tradis que pour des candidats issus d’une foi plus modérée et progressiste.
          C’est là le noeud gordien problématique qui rassemble tous les postulants à la vie religieuse.

          Actuellement que ce soit les séminaires ou encore les abbayes, les couvents et autres centres de formation religieuse, il y a un profond mépris des candidats au plan psychique et identitaire. Du fait peut-être de la crise des vocations mais aussi par paresse (trop difficile de remodeler l’accès à la prêtrise et de prendre en compte la sexualité, la psychologie dans la formation) et comme le système plaide pour une évacuation de toute la dimension sexuelle et psychique des postulants qu’ils soient hommes ou femmes, on arrive à des situations aberrantes.

          Les prêtres ne font pas voeu de chasteté contrairement aux moines et aux religieuses. Ils font juste voeu de célibat. Ce qui fait que les relations sexuelles ne leur sont pas interdites du tout. Seulement, comme il ne peut y avoir engagement plein amoureux du fait du voeu de célibat, et que la hiérarchie dès qu’au courant d’une liaison clandestine avec un partenaire adulte, isole le prêtre, le moine, la religieuse et menace son partenaire, il y a comme une culpabilité permanente de l’ensemble des religieux vis à vis de l’amour charnel et du sexe.

          Si vous voulez une idée sur les pressions exercées sur les femmes de prêtres par exemple, vous allez sur le site de l’association Fairelejour. Lisez les témoignages, c’est édifiant de l’hypocrisie de l’Eglise.

          Cette culpabilité vis à vis du sexe, de l’amour entraîne des désordres psychoaffectifs et comportementaux chez ceux qui sont arrivés à la prêtrise mais aussi à l’engagement religieux avec déjà des problèmes identitaires et sexuels.
          Et chez les plus fragiles, cela entraîne des actes criminels qu’ils soient viols de moines, de religieuses, harcèlement moral au sein des communautés (il faut bien pour certains défouler leurs frustrations) et pour certains ça se termine en pédophilie. Pédophilie qui n’entraine aucune condamnation hiérarchique de l’Eglise et qui fut même par B16 encouragée en 2001 lorsqu’il réactualisa pour protéger les prêtres pédophiles de toute attaque pénale et procès, le document Crimen Sollicitationnis.

          Le discours religieux de l’institution a encore légitimé le viol d’une petite brésilienne de 9 ans et a émis une condamnation non contre son violeur mais contre sa mère et contre les médecins qui avaient avorté la fillette violée. Donc quelque part la pédophilie est comme justifiée institutionnellement.
          Et dans le texte de Crimen Sollicitationnis dernière version, des journalistes allemands qui en avaient eu connaissance avaient découvert tout un manuel pour éviter aux différents diocèses catholiques des procès en cas de pédophilie.
          Vous imaginez la stratégie ?
          Démentiel non ?

          Que l’on ouvre la prêtrise aux femmes, très bien.
          Mais ça ne solutionnera pas plus la pédophilie.
          Tant que l’Eglise ne sortira pas du déni vis à vis de la sexualité de ses engagés qu’ils soient hommes ou femmes, il y aura des crimes pas seulement pédophiles mais aussi des situations insupportables pour des moines, des prêtres et des religieuses.

        • Iv
          Iv
          Roboticien utopiste
          • Posté à 15h32 le 15/03/2010
          • Internaute 39192
            Roboticien utopiste

          On parle beaucoup du mariage des prêtres et de l’attitude de l’Église vis à vis de ça. Que dire de la masturbation ? L’attitude de l’église ne pourrait-elle pas changer sur ce point ? Il parait qu’il y a trois siècles c’était une question qu’elle considérait sans grand intérêt et pas réellement un péché...

        3 autres commentaires
      • serbo
        serbo répond à lally
        photographe
        • Posté à 09h56 le 15/03/2010
        • Internaute 64011
          photographe

        J’entends fort bien ce que vous dites. Se pose alors le problème de la chute de la vocation ; si on peut plus enculer les servants de messe, quel intérêt de devenir prêtre ? ? ?

         
        • lally
          lally répond à serbo
          professeur
          • Posté à 14h33 le 15/03/2010
          • Expert 51226
            professeur

          Théoriquement, la vocation religieuse n’a rien à voir avec la pédophilie ou les viols. Cela a à voir avec l’envie de découvrir une spiritualité personnelle et intense et de pouvoir éventuellement ensuite la transmettre à d’autres ou la vivre dans une communauté tournée vers la prière, le partage et des échanges apaisés et apaisants.

          Seul souci, cette motivation de base au plan réalité, ne constitue pas l’essentiel de la motivation initiale ni des prêtres, ni des moines, ni des religieuses.
          Mais à aucun moment, l’Eglise ne s’est posé la question de la véritable origine de la vocation religieuse de ses engagés.
          Elle s’est posé la question superficiellement (souvent lorsqu’il y a eu des problèmes graves de comportement sur différentes congrégations ou diocèses, de façon isolée) mais pas réellement.

          Parce que les engagements religieux n’ont quasiment jamais été motivés par l’envie de développer et vivre plus avant sa foi mais plus par la nécessité (beaucoup de jeunes par le passé sont devenus prêtres, religieux, religieuses poussés par leurs familles et ce pour échapper à la misère et aussi pour les plus riches conquérir un statut social protégé et honorifique). Et cela a duré à peu près jusque dans les années 60.

          Diderot, Sade, Crébillon, Marivaux ont parlé souvent dans leurs écrits de l’absurdité des couvents, des abbayes, du manque de vocation réelle des moines, religieuses et prêtres et du déni qui régnait dans l’Eglise institutionnelle.

          Après 1968 mais aussi avec l’émergence de Vatican 2 avec une liturgie et une approche moins autoritaire de la foi, il est devenu évident que l’on avait plus besoin de devenir prêtre, religieux ou religieuse pour s’assurer une vie décente ou une position sociale honorifique. Qu’avec l’émergence de la contraception mais aussi de la possibilité pour les femmes de travailler sans autorisation, la société mutait et passait d’une vie de nécessité à une vie de désir.

          L’Eglise n’a pas voulu suivre le mouvement. Elle est restée institutionnellement dans une vision de la vocation religieuse, ultra traditionnelle. Ce qui fait que beaucoup de prêtres se sont défroqués dans les années 70, car comprenant l’hypocrisie du fonctionnement ecclésiastique et ne jugeant pas avec raison, qu’il y avait opposition entre vocation religieuse et mariage.

          Chez les moines et religieuses, c’est aussi à ce moment-là qu’on observe une chute des vocations. Et que ne persistent plus depuis des années dans les abbayes, les couvents et les séminaires que des jeunes qui ont une vision très traditionnelle de la vie, une peur panique d’être des adultes accomplis et de s’assumer, une peur aussi de la sexualité, du corps et déjà du leur avec toute une pathologie qui ferait le bonheur des psychiatres, psychanalystes et des sexologues. Le peu de candidats constants et on va dire relativement équilibrés psychiquement vient des pays en voie de développement qui ont conservé l’idée qu’être prêtre, moine, religieuse est encore une promotion sociale et une façon d’échapper à la misère. Ce qui fait que l’ensemble de l’Eglise est restée figée dans une vision d’avant concile. D’où la radicalisation de l’Eglise et son association aujourd’hui avec les plus intégristes des catholiques.

          Ce qui motive la prêtrise et l’engagement religieux aujourd’hui ?
          Le pouvoir pour les prêtres. L’envie d’exercer sur les autres une autorité pour oublier sa propre vacuité et ses propres problèmes existentiels. Mais aussi de progresser dans la hiérarchie de l’Eglise rapidement. Il n’y a plus l’idée de servir en paroisse campagnarde. Mais de rapidement obtenir une paroisse en ville voire des fonctions plus importantes dans le diocèse. C’est plus la politique, les intrigues et un certain carriérisme qui attire les séminaristes qu’autre chose.

          Chez les moines et les religieuses qu’est ce qui reste une motivation ?
          Un profond masochisme. L’envie de se faire souffrir comme si les aspirations humaines de vie étaient mauvaises. Bien sûr le plus souvent ça vient d’une éducation arriérée ou d’une errance adolescente qui n’a jamais pu prendre fin. Ca se traduit par un renoncement à la sexualité, par du jeûne, de la prière, de l’isolement, une vie communautaire où chacun espionne l’autre, où l’on vit une vie de soumission, de retenue, de totale obéissance comme un petit enfant dépendant de ses parents. Et en même temps surveillance du diocèse et contrôle des couvents et abbaye.

          Ca commence un peu à changer, notamment dans les couvents de femmes qui peu à peu se révoltent contre l’emprise permanente de la hiérarchie masculine sur leur vie. Mais ça reste timide côté changements et mentalités.
          Au niveau des abbayes de moines, l’heure est au renfermement et au retour de la tradition. Peu de place pour une quelconque contestation. Le lien avec le monde reste plus virtuel via internet (et encore seulement pour les activités commerciales des communautés) que réel.
          Et la gestion des bâtiments est souvent la seule préoccupation car l’entretien des communautés coûte de plus en plus cher pour maintenir des locaux debouts. Et l’Eglise a de plus en plus tendance à se désengager des travaux ce qui obligent les communautés à de plus en plus de commerces pour pouvoir ne serait-ce qu’entretenir leurs bâtiments architecturaux. Voilà les préoccupations actuelles

          Le pouvoir ecclésiastique et moral d’un prêtre a été très longtemps et jusqu’à très récemment hors les lois civiles et s’exerçait de façon absolutiste avec jusqu’en 1905 en France, le soutien de l’Etat plein et entier.
          Donc cette situation d’autorité au même titre qu’un notable laïc ou un pouvoir politique a toujours décomplexé les prêtres, les évêques, les cardinaux en leur faisant croire qu’ils peuvent tout se permettre car la hiérarchie les couvrira et que personne ne s’opposera à leur pouvoir.

          Cela n’est pas nouveau. Le séminaire apprend depuis des siècles et ce dès les premiers temps de formation aux futurs prêtres qu’ils sont supérieurs aux autres humains parce qu’appelés par Dieu. En gros, ils n’ont de compte à rendre qu’éventuellement à leur évêque et à Dieu. Sachant que la hiérarchie couvrira certains de leurs excès, du moment que ça n’implique pas une relation amoureuse avec un autre adulte, alors reste la possibilité de défouler ses frustrations sexuelles sur des enfants. Si jusqu’au 18ème siècle, les prêtres vivaient des liaisons amoureuses sans qu’il y ait beaucoup de scandales, après la Révolution et à l’avènement du 19ème siècle puritain, il y a eu une sorte de mouvement de régression morale qui a entraîné une vision sacrificielle de la vocation religieuse mais aussi profondément masochiste. Il en a résulté de nombreuses affaires de viols d’enfants, d’ados qu’ils soient filles ou garçons mais sans que la hiérarchie de l’Eglise se pose des questions sur le pourquoi de la chose.

          Tant que l’Eglise a investi l’éducation scolaire que ce soit par le biais de religieuses ou de moines ou de prêtres, les seules possibilités de sexualité étaient d’aller tripoter fillettes ou garçonnets dans les internats, institutions ou bien d’assumer avec un frère ou une soeur ou une prostituée ou un paroissien, une paroissienne et dans la clandestinité, une liaison qu’elle soit hétéro ou homo.
          Comme le tripotage des enfants voire le viol était plus accepté et couvert par la hiérarchie qu’une liaison amoureuse avec un adulte consentant, beaucoup de prêtres mais aussi des moines et des religieuses ont utilisé leurs jeunes élèves pour assouvir une sexualité réprimée du fait de leurs engagements religieux.

          Il a fallu les années 80 voire 90 dans certains pays européens pour que l’Eglise soit désengagée en Europe de l’éducation scolaire via ses prêtres, religieux et religieuses et que dans les établissements privés, il y ait non plus des religieux mais des personnes civiles et laïques.

          Ont été également supprimées les maisons de redressement pour jeunes filles gérées jusque dans les années 70 par les diocèses et administrées par des religieuses, en France supprimées à l’arrivée au pouvoir de Mitterrand,après les scandales divers des instituts du Bon Pasteur et plus tardivement il y a une douzaine d’années en Irlande avec le scandale des couvents Madeleine (le film Magdalena Sisters montre l’horreur et les perversions que faisaient subir les religieuses à leurs pensionnaires irlandaises et les profits financiers des diocèses faits sur le travail forcé et gratuit de jeunes filles). En France les affaires sordides du Couvent des Oiseaux ou encore du centre de redressement pour femmes de Cadillac près de Bordeaux, ont fait cesser d’exister les couvents-prisons où harcèlement, abus sexuels, viols et tortures étaient couramment pratiqués.

          En correspondance, sont arrivées les lois punissant le viol, l’inceste, les abus. Les abusés ont pu par conséquent, se retourner contre leurs agresseurs.
          Le scandale pédophile au sein de l’Eglise a commencé fin des années 80 et début des années 90. Et il ne cesse de prendre de l’ampleur puisqu’il permet à des gens, ayant été abusés dans les années 60-70-80 lorsqu’ils étaient enfants, de pouvoir enfin parler et être surtout entendus par la justice.
          Ca concerne des prêtres d’avant le Concile Vatican 2 et qui ont aujourd’hui de 75 à 85 ans.

          Du coup l’Eglise doit pour la première fois rendre des comptes à la justice et se trouve inquiétée au plan pénal.
          C’est quelque chose qu’elle a cherché longtemps à fuir.
          En 2001 B16 réactualise le document Crimen Sollicitationnis pour en faire une sorte de manuel à usage des diocèses afin d’éviter à de nombreux prêtres d’être identifiés et dénoncés comme pédophiles.
          Ce qui entérine un silence de l’institution sur les agissements de nombreux prêtres.
          Paradoxalement, les prêtres ayant des liaisons avec des femmes ou bien ayant avoué leur homosexualité sont opprimés et culpabilisés, certains chassés de la prêtrise.

          Mais cela ne changera rien. Les affaires étant de plus en plus nombreuses, les procès de plus en plus importants...l’Eglise n’a aujourd’hui plus les moyens de continuer comme si ces affaires n’existaient pas.

        1 autres commentaires
  • clement_m-
    clement_m-
    maître contradicteur
    • Posté à 13h32 le 14/03/2010
    • Internaute 100136
      maître contradicteur

    Si l’on considère l’obligation du célibat et de la chasteté comme la cause directe des troubles psychologiques poussant à la pédophilie, n’est-il pas grand temps que les états légifèrent contre ce type de règle ? Car de toute évidence cette responsabilité ne peut plus être confiée à l’Eglise.

    • poppa
      poppa répond à clement_m-
      pas papop
      • Posté à 15h12 le 14/03/2010
      • Internaute 75123
        pas papop

      « Sacré-ment » bonne question.

    • A déménagé le 2 mai 2011
      A déménagé le 2 mai 2011 répond à clement_m-
      Délinquante au coin de la rue
      • Posté à 15h56 le 14/03/2010
      • Internaute 26137
        Délinquante au coin de la rue

      Ce qui reviendrait à dire que tous les célibataires et les chastes sont tendance pédophiles ? ?

      Je trouve cette excuse un peu tirée par les cheveux !

      Y a la » bonne du curé » pour ça et pas son petit garçon ! ! ! ! !

      Ne pourrait-on pas simplement évoquer que l’espèce d’attirance et de ferveur cachée chez certains prêtres, cette mysticité est plus que suspecte ?

  • Duc du Granlac
    Duc du Granlac
    Républicain
    • Posté à 13h12 le 14/03/2010
    • Internaute 86373
      Républicain

    Le temps des scandales ne fait que commencer...

  • Alexad
    • Posté à 13h15 le 14/03/2010
    • Internaute 8145

    Oui, pour le moins, c’est bien embarrassant ! ... L’instituteur ne remplacera jamais le prêtre, comme disait l’autre ?

    • jmc70
      jmc70 répond à Alexad
      En hibernation
      • Posté à 13h40 le 14/03/2010
      • Internaute 106581
        En hibernation

      L’autre ? Sur ce coup là (si je puis me permettre) il ne s’était pas trompé pour une fois !

    • ces choses là sont rudes
      ces choses là sont rudes répond à Alexad
      retraité
      • Posté à 16h12 le 14/03/2010
      • Internaute 66903
        retraité

      Un ça suffis , mais ....

  • alice91
    alice91
    intello
    • Posté à 13h13 le 14/03/2010
    • Internaute 97720
      intello

    Il fut touché de très près ? ? ? ? ? ?

  • Di
    Di
    • Posté à 13h18 le 14/03/2010
    • Internaute 8231

    Et encore faut se dire que beaucoup d’enfants qui ont subi ces viols n’en ont jamais parlé et n’en parleront peut être jamais. Ça ne doit pas être QUE le célibat des prêtres qui pose problème parce que si ce n’était que ça, les prêtres pourraient toujours s’adresser à des adultes consentants.

    Ah les religions ! Que de mal est commis en leur nom ! Il n’y en a pas une pour relever l’autre.

    • DBL8
      DBL8 répond à Di
      Retraité
      • Posté à 13h43 le 14/03/2010
      • Internaute 19562
        Retraité

      Vrai, il est un peu simplet de mettre la pédophilie sur le compte du célibat des prêtres !
      Il y a des pédo dans d’autres institutions comme les colonies de vacances municipales, j’en ai connu de loin, mais il était là et lorsque nous voyions des copains partir avec eux... nous savions très bien pourquoi.
      Le pire... ils étaient contents la plupart du temps.

    • ThatJazz
      ThatJazz répond à Di
      étudiante
      • Posté à 20h07 le 14/03/2010
      • Internaute 46412
        étudiante

      Je me demande si ça n’est pas aussi lié à ce que les prêtres apprennent au séminaire. Quand on est élevé dans la crainte et la haine, quelque part, des femme et de la sexualité libre, il n’est pas étonnant qu’on se rabatte sur ce qui représente l’innocence, les enfants, et surtout les petits garçons.

      • Di
        Di répond à ThatJazz
        • Posté à 23h18 le 14/03/2010
        • Internaute 8231

        C’est une très bonne piste ! C’est vrai qu’il y a peut être plus de petits garçons (la vieille tradition de l’enfant de chœur mâle ?), mais beaucoup de petites filles aussi ont été violées. Les anges n’ont pas de sexe, peut être ?

         
        • ThatJazz
          ThatJazz répond à Di
          étudiante
          • Posté à 14h47 le 15/03/2010
          • Internaute 46412
            étudiante

          J’ai survolé le rapport irlandais sur les violences faites aux enfants dans les pensionnats/maisons de correction/orphelinats, et il semble que si les garçons étaient victimes de violences sexuelles en masse, les filles étaient plutôt victimes de violences physiques et de brimades. Mais ça tient certainement aussi à l’encadrement des établissement féminins qui était souvent composé de bonnes soeurs.
          Cela dit, si les religieux sont convaincus que la pureté réside dans le masculin, ils s’attaqueront d’autant plus facilement à des petits garçons.

        1 autres commentaires
  • alberich
    alberich
    fumiste
    • Posté à 13h23 le 14/03/2010
    • Internaute 84604
      fumiste

    Salut, après le primaire chez les Soeurs Salésiennes, je suis entré en sixième chez les Pères Salésiens, j’en suis sorti bachelier à 17 ans, rien à signaler ... Ah si on faisait du karting le dimanche.

    Du rugby également ... ce qui n’était pas banal au nord de la Loire à cette époque.

    Ah oui, il y avait une piscine également. Une piscine naturelle alimentée par un ruisseau, les temps étaient plus rudes que maintenant.

  • 14240
    14240
    retraité
    • Posté à 13h23 le 14/03/2010
    • Internaute 95774
      retraité

    Merci...pour avoir aborder ce sujet....au combien délicat !
    N’étant pas croyant...j’éviterais de porter ma façon de penser, sur le rôle de l’église !
    Simplement déçu de voir l’hypocrisie...étouffer la réalité !

  • JJLF-
    JJLF-
    citoyen mitoyen
    • Posté à 13h31 le 14/03/2010
    • Internaute 60031
      citoyen mitoyen

    Pour enchaîner sur le présent débat, je crois que c’est plus du côté de l’ascendant que les prêtres exerçaient sur les enfants que vers leur célibat qu’il faut chercher l’explication de ces pratiques à répétition. Même si l’obscur objet du désir (qui flambe en tout humain quoi qu’on en dise) entretenait un prurit sexuel chez ces pauvres hommes dont tous n’avaient pas la capacité morale ou intellectuelle de le sublimer dans leur foi. Je me rappelle la gourmandise avec laquelle le bon curé qui me confessait (en face à face et en pleine lumière dans la sacristie, non dans l’ombre protectrice du confessionnal) me demandait si j’avais commis le péché de chair « seul ou à plusieurs ». Comme je ne voulais pas avouer ma misère sexuelle, j’ajoutais à l’infamie masturbatoire celle du mensonge à confesse (le crime maximum) en répondant : « Les deux, mon père. » Il n’a jamais posé la main sur moi, mais déjà cette façon inutile et vicieuse de me questionner - et de me pousser au mensonge - recelait l’ébauche de la domination pédophile.

  • Simple-Mind
    • Posté à 13h30 le 14/03/2010
    • Internaute 89432

    malheureusement l’église ne se remet pas en question et ils ne veulent rien savoir sur le mariage des prêtres

    comment voulez vous qu’un humain puisse luter contre des pulsion sexuelles
    l’église est contre nature et fière de l’être alors que dans les autres églises ou le mariage est autorisé il n’y a pas a ma connaissance de cas de pédophilie
    il serait bon de savoir si les prêtres pédophilies ont utilisé la capote qui elle aussi est interdite par l’église

    • deserteur
      deserteur répond à Simple-Mind
      Service Athée
      • Posté à 13h36 le 14/03/2010
      • Internaute 62084
        Service Athée

      « comment voulez vous qu’un humain puisse lutter contre des pulsion sexuelles »

      le mot exact est besoins pas pulsions.
      avez vous des pulsions alimentaires ?
      ou défécatoires ?

      • Simple-Mind
        Simple-Mind répond à deserteur
        • Posté à 13h38 le 14/03/2010
        • Internaute 89432

        c’est vrai « pulsions » n’est pas le terme mais entre « pulsion sexuelles qui provoquent ces actes » et « besoin naturel comme tout être humain » je me suis mélangé les pinceaux ;)

         
        • deserteur
          deserteur répond à Simple-Mind
          Service Athée
          • Posté à 13h50 le 14/03/2010
          • Internaute 62084
            Service Athée

          disons que les besoins inassouvis peuvent entrainer des pulsions
          « normales » mais parfois criminelles.

        1 autres commentaires
    • ces choses là sont rudes
      ces choses là sont rudes répond à Simple-Mind
      retraité
      • Posté à 16h14 le 14/03/2010
      • Internaute 66903
        retraité

      Je ne suis pas contre le mariage des prêtres ,

      Si ils s’aiment....

    • Di
      Di répond à Simple-Mind
      • Posté à 16h55 le 14/03/2010
      • Internaute 8231

      La pédophilie n’est pas une pulsion sexuelle normale. Tous les célibataires ne sont pas pédophiles, alors si la pédophilie est trop fréquente chez les prêtres catholiques, faut chercher les raisons ailleurs.

  • deserteur
    deserteur
    Service Athée
    • Posté à 13h32 le 14/03/2010
    • Internaute 62084
      Service Athée

    « laissez venir à moi les petits enfants »
    texto dans l’évangile selon je sais plus qui.

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 13h32 le 14/03/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro
    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Autist Reading -
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 13h41 le 14/03/2010
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Ton dessin (en vitrail),
      c’est la fameuse pub anti-tabac ?

      Elle a été interdite je crois ! ; -)))

      • Di
        Di répond à Yvon le Zébulon
        • Posté à 23h22 le 14/03/2010
        • Internaute 8231

        Au moins s’il avait eu une cigarette allumée au bec, cet enfant aurait pu tatouer le zizi de ce prêtre avec et lui laisser un souvenir impérissable ! ; D

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à Di
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 07h08 le 15/03/2010
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          « Aïe » pour le curé !
          Donc, Di est pour la clope salvatrice ! ! !

          On retient déjà ça !
           ; -))

          • Di
            Di répond à Yvon le Zébulon
            • Posté à 10h15 le 15/03/2010
            • Internaute 8231

            ––-Donc, Di est pour la clope salvatrice ! ! !

            Je suis surtout contre ce genre d’interdits ridicules qui ne sont là que pour mettre au pas. : D

            • Yvon le Zébulon
              Yvon le Zébulon répond à Di
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
              • Posté à 10h25 le 15/03/2010
              • Internaute 65781
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

              Je serais mal placé pour te contredire, vu que je fume !

        3 autres commentaires
    • Simple-Mind
      • Posté à 13h47 le 14/03/2010
      • Internaute 89432

      je ne voudrai pas qu’on stigmatise l’église catholique et considérer que tous les prêtres sont pédophiles

      je ne suis pas chrétien mais j’ai l’intime conviction que la majorité des prêtres aide les personnes qui sont dans le besoin

      • Autist Reading -
        Autist Reading - répond à Simple-Mind
        In enculo cum vibro
        • Posté à 14h41 le 14/03/2010
        • Internaute 73535
          In enculo cum vibro

        Surtout si les personnes sont dans le besoin d’un silence total autour de leurs crimes...

        Faute non-avouée compte double !

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à Autist Reading -
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 07h12 le 15/03/2010
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          « Faute non-avouée compte double ! »

          Ça serait logique en effet, si avouée, elle n’est qu’à moitié pardonnée !

        1 autres commentaires
      • tessnel
        tessnel répond à Simple-Mind
        parce que fraise des bois
        • Posté à 14h58 le 14/03/2010
        • Internaute 102897
          parce que fraise des bois

        Les prêtres sont les bénévoles de l’état.
        Où bien que renaisse l’Abbé Pierre !
        .

      • Corbeyran de Saint-Fiacre
        Corbeyran de Saint-Fiacre répond à Simple-Mind
        La religion ? Elle ne passera (...)
        • Posté à 15h22 le 14/03/2010
        • Internaute 100358
          La religion ? Elle ne passera (...)

        L’Eglise catholique stigmatise les homosexuels depuis toujours, sans aucun scrupule, et sans que les croyants ne réagissent, alors je ne vais pas les plaindre. Combien de suicides de jeunes homos à leur actif, combien de vies brisées ? Combien de messages de haine, de comparaisons abjectes de l’homosexualité avec des pratiques bestiales ou avec la pédophilie ?
        Au moins là il ne s’agit pas de procès d’intention, ces curés ont bien tripoté des gosses, alors ces scandales ne sont que justice, j’espère qu’on ne va pas dissuader les victimes encore silencieuses de parler sous prétexte de ne pas sombrer dans l’acharnement.
        Et qu’on en fasse de même pour toutes les religions !

      • alangaja
        alangaja répond à Simple-Mind
        "Bank brother is watching you"
        • Posté à 15h28 le 14/03/2010
        • Internaute 93690
          "Bank brother is watching you"

        « je ne voudrai pas qu’on stigmatise l’église catholique »

        on ne « stigmatise » pas un coupable : on le désigne comme tel. la hiérarchie est compromise. il y a eu des crimes, l’Eglise a tenté de les cacher, c’est suffisant je crois.

         
        • Simple-Mind
          Simple-Mind répond à alangaja
          • Posté à 16h36 le 14/03/2010
          • Internaute 89432

          « l’Eglise a tenté de les cacher »

          je pense que vous stigmatisez, sauf erreur de ma part « l’église » donc le Vatican n’a pas cherché à cacher ces informations puisqu’elle ne les avait pas

          l’avenir nous le dira mais si c’est comme le drame des prêtres pédophiles irlandais ou l’église fera profil bas et attendra que la tempête passe et CA c’est condamnable

          prenons le problème à l’envers, que peut faire l’église ? légaliser le mariage ? c’est remettre en question certains fondements de la religion catholique d’où le status quo

        1 autres commentaires
  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3
  • 5