11/03/2010 à 19h13

La bonne fortune de l'homme qui ne voulait plus polluer

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

Avec sa femme, le « No Impact Man » s’était promis de vivre un an sans polluer. Une expérience déclinée en blog, livre, film, asso...


Colin Beavan, le No Impact Man, et sa femme Michelle Conlin, à New York en août (Lucas Jackson/Reuters)


Couverture du livre « No Impact Man »

Colin Beavan, écrivain new-yorkais s’est promis pendant un an de mener une expérience écologique extrême : se
passer de tout ce qui pollue. Il a raconté ses efforts de No Impact Man dans un livre publié dans dix pays (ce jeudi en France, aux éditions Fleuve noir). Rue89 l’a rencontré pour comprendre à quel prix l’expérience était réalisable.

Le sous-titre de « No impact man » donne le ton du livre : « Peut-on sauver la planète sans rendre dingue sa famille ? ».

Couches lavées à la main et lecture à la bougie

Vraie gageure quand on est père d’une petite fille dont il faudra laver les couches à la main, et à qui il faudra lire des histoires à la lueur d’une bougie, garder le lait au froid...

Vraie question quand sa femme, journaliste branchée accroc aux séries télé, doit évacuer l’objet qui occupe le centre du salon, aller travailler à pied et ne plus acheter que des fringues d’occasion.

Elle s’accorde tout de même quelques « dérogations » : prendre l’ascenseur pour monter à son bureau situé au 42è étage, et le droit de continuer à se doper au café... à condition d’apporter sa tasse au Starbuck !

L’énergie d’un panneau solaire pour alimenter son blog

La famille Beavan, durant son année de pénitence, y est allée par étapes : supprimer les déchets, puis les transports polluants, manger local... pour terminer à la bougie. Colin n’utilisait plus que la seule énergie d’un panneau solaire pour alimenter son blog. Colin est conscient de toucher le fond et admet :

« En deçà d’un certain seuil de non-consommation, c’est la misère. »

Heureusement, Colin Beavan est bourré d’un humour à la Woody Allen et n’hésite pas à se mettre en abîme lorsqu’il frise le ridicule. Il joue très bien à l’« idiot moyen » et ne s’érige jamais en donneur de leçons.

« Le plus dur, c’est de changer ses habitudes », analyse l’homo economicus :

  • Expliquer à sa mère qu’on ne viendra pas la voir pour Thanksgiving ET Noël, mais qu’on restera plus longtemps.
  • Se passer de pizza ou d’obtenir du serveur qu’il la serve sans emballage jetable.
  • Se désintoxiquer de la télé pour retrouver le goût des longs repas en famille, et le temps de faire l’amour.

Comme il le rappelle, « ce qui est bon pour la planète est aussi bon pour vous. »

Un documentaire sorti dans les cinémas américains

Colin jure n’avoir pas cherché à devenir la mascotte des médias. Son expérience a pourtant donné lieu à un documentaire, sorti sur les écrans américains et bientôt à la télé. (Voir la bande annonce, en anglais)

Son histoire a beaucoup amusé aux Etats-Unis depuis que le New York Times l’a surnommé « l’homme sans papier toilette ».

Devenu un « leader malgré lui », Colin tire les leçons de son expérience dans un blog très fréquenté, et il vit désormais des conférences qu’il donne et des subventions à son association. Son livre, tiré à 20 000 exemplaires en France, est désormais référencé par les bibliothèques universitaires outre-Atlantique.

Parfois, Colin Beavan semble découvrir la Lune

Devant notre caméra, interrogé sur ses revenus, il bafouille. Et répond que « c’est important de pouvoir gagner sa vie en faisant le bien ? ». Et puis, 50 000 dollars par an pour un mi-temps, quand on vit à New York, ce n’est pas tant que ça, parait-il. (Voir la vidéo)

Certains penseront que Colin Beavan semble parfois découvrir la Lune : en Europe, ça fait un moment que les écolos les moins extrêmes roulent à vélo, font leurs courses avec des sacs en tissu et n’allument pas la clim’ à tout bout de champ.

Au final, la famille Beavan a redescendu une marche dans les standards américains, mais leur vie n’est pas moins confortable, notamment grâce aux économies réalisées. Depuis, il accepte de reprendre l’ascenseur mais ne mange toujours pas de viande. (Voir la vidéo).

Son but n’était donc pas de « sauver la planète », mais d’inviter ses concitoyens à s’interroger sur leur mode de vie. Et la politique, il y pense ?

« Non, c’est au niveau individuel qu’il faut changer notre façon de vivre, les Américains n’aiment pas la politique et les politiques ne disent pas la vérité, mais j’espère faire pression sur eux. »

No Impact Man de Colin Beavan - éd. Fleuve noir - 276 p. - 18,50€.

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  • jabier
    jabier
    consultant dans les Landes
    • Posté à 19h23 le 11/03/2010
    • Internaute 31087
      consultant dans les Landes

    Hé ! Ohé ! Ohé ! ... Les Trolls v’là un bobo. Un vrai de vrai

    • alberich
      alberich répond à jabier
      fumiste
      • Posté à 19h58 le 11/03/2010
      • Internaute 84604
        fumiste

      En chair et en os, on doutait du concept et v’là que ce mec remet une pièce dans le bouzin.

      • jabier
        jabier répond à alberich
        consultant dans les Landes
        • Posté à 22h42 le 11/03/2010
        • Internaute 31087
          consultant dans les Landes

        Cuilà c’est là de l’authentique de derrière les fagots. J’lais vu hier soir dans le grand journal de Canal+. Un vrai neuneu. Il faudrait un ethnologue pour analyser son cas.
        Son bouquin va se vendre c’est sur !

         
        • jeffouletofou
          jeffouletofou répond à jabier
          cddiste
          • Posté à 09h21 le 12/03/2010
          • Internaute 43444
            cddiste

          « Son bouquin va se vendre c’est sur ! »

          c’etais dailleurs la seule chose qu’il recherchait, faire un buzz et gagner a bloc de pognon.

          cette experience est vraiment a gerber.

          qu’il le fasse en foret, qu’il prenne exemple sur certains et la on pourra vraiment parler de No Impact MAn

          chercher des blog de mec qui vivent leur vie dans la decroissance, il y en a et ils sont tres bien foutu.

          • DBL8
            DBL8 répond à jeffouletofou
            Retraité
            • Posté à 09h26 le 12/03/2010
            • Internaute 19562
              Retraité

            C’est vrai qu’il y en a plein et il ne rabatte pas les oreilles des autres, mais là c’est clairement pour rentabiliser ce qu’il a fait. Sans ça, en parlerait-il ?

        2 autres commentaires
  • Lurker
    Lurker
    Neant
    • Posté à 19h24 le 11/03/2010
    • Internaute 43564
      Neant

    « Se passer de pizza ou d’obtenir du serveur qu’il la serve sans emballage jetable »

    L’emballage en carton serait un problème ? Et la pizza, elle est faite avec des produits frais qui viennent de la ferme d’à coté mon canard ?

    Il passe maintenant son temps a donner des conférences ? Et il y va en vélo peut-être ? Et il loge dans un sac poubelle quand il est en déplacement, probablement ?

    « Colin jure n’avoir pas cherché à devenir la mascotte des médias »
    ...
    « Une expérience déclinée en blog, livre, film, asso… »

    Ce monsieur me semble hautement critiquable. Peut-être ne l’est il pas, mais l’article est un peu succinct (en gros vous faites sa pub, ce n’est pas forcement négatif) pour savoir ce qu’il en est réellement.
    Ah et, être écolo, ce n’est PAS vivre comme au moyen-âge, contrairement a ce que ce monsieur démontre au monde entier. Pour preuve, son colibet de « l’homme sans papier toilette ». Merci pour l’image de l’écolo, monsieur. Il est certain que les masses vont maintenant être bien motivées.

    • rrrobotom
      rrrobotom répond à Lurker
      Sea lover
      • Posté à 07h44 le 12/03/2010
      • Internaute 70782
        Sea lover

      Il y’a des integristes partout même en écologie.

    • Donalduk
      Donalduk répond à Lurker
      épouvantail grimaçant
      • Posté à 08h16 le 12/03/2010
      • Internaute 82191
        épouvantail grimaçant

      Après un an a se passer de transport, le type fait tranquillement sa promo dans tous les pays du monde....

      Après un an a se passer de papier toilette, le type imprime sereinement un bouquin en en centaines de milliers d’exemplaires...

      Quel foutage de gueule

      • Sophie Verney-Caillat
        Sophie Verney-Caillat répond à Donalduk
        Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
        • Posté à 08h44 le 12/03/2010
          rédacteur
        • Journaliste 50753
          Journaliste

        - bouquin imprimé en papier recyclé
        - voyage compensé carbone et bien amorti : 25 interviews en 4 jours !

         
        • Donalduk
          Donalduk répond à Sophie Verney-Caillat
          épouvantail grimaçant
          • Posté à 10h13 le 12/03/2010
          • Internaute 82191
            épouvantail grimaçant

          Uhm... sauf que papier recyclé et compensation carbone (dont l’utilité ne fait pas l’unanimité) ou non, le mode de vie plutot austère qu’il s’est imposé pendant un an me semble étrangement contraster avec son mode de vie actuel (enchainement de voyages et de plateaux tv, diffusion d’un livre dans plusieurs pays du monde).

          J’ai du mal a n’y voir qu’un désir profond de clamer au monde « oui, c’est possible ! ».... et la « compensation » et « l’amortissement » de ses voyages me semblent bien + d’ordre financier qu’écologique.

        • Oli6er
          Oli6er répond à Sophie Verney-Caillat
          Cadre
          • Posté à 10h32 le 12/03/2010
          • Internaute 99281
            Cadre

          Question pour un néophyte : Quand on balance du CO2 dans l’atmosphère, CO2 supposé donc « détruire la planète », c’est quoi une compensation ? Un truc qui « reconstruit la planète » ? Ou bien il s’agit simplement de donner quelques dollars à une association ?

          Dans la théorie mise en avant, il ne peut pas y avoir de compensation à l’émission de CO2 à moins de « capturer le CO2 » de l’atmosphère.

        • Erg
          Erg répond à Sophie Verney-Caillat
          Citoyen malgré lui
          • Posté à 13h17 le 12/03/2010
          • Internaute 53895
            Citoyen malgré lui

          -Ça coute de l’énergie aussi d’imprimer/déplacer/faire vendre du bouquin.

          -Avions, aller retour, sans doute pour d’autres destination encore que la France. Je vois mal comment ce saint homme aurait pu polluer plus en vivant une vie normale de New-yorkais l’année dernière.

        3 autres commentaires
    • DBL8
      DBL8 répond à Lurker
      Retraité
      • Posté à 09h35 le 12/03/2010
      • Internaute 19562
        Retraité

      Le plus désolant est que des Bourg-Beauf vont le prendre en exemple et nous gonfler un max !
      J’ai bien souri au sujet de la pizza... merci en ses temps difficiles sourire de temps en temps est bénéfique.
      « L’énergie d’un panneau solaire pour alimenter son blog »
      Produire son électricité ?
      Et l’eau chaude ? Comment l’a-t-il produite ?
      Pas panneaux aussi ? Il y a des sites qui donnent des infos pour construire sa production d’eau chaude, en a-t-il construit un ?

    • SuperResistant
      SuperResistant répond à Lurker
      Etudiant(e)
      • Posté à 11h08 le 12/03/2010
      • Internaute 105866
        Etudiant(e)

      Ce type est un cas extrême qui ne représente pas les écolos comme vous dites.
      Ce que je trouve intéressant dans cette expérience c’est que l’on peu vivre « comme au moyen-age » tout en conservant sa situation. Ce type et sa femme continuent de bosser et de s’occuper de leur fille, ils continuent de vivre en plein New York, c’est énorme.

      Ça montre que, ce n’est pas parce qu’on change ses habitudes et son comportement que l’on est mi en dehors par la société.

    • Elma
      Elma répond à Lurker
      Out of office
      • Posté à 14h43 le 12/03/2010
      • Internaute 88758
        Out of office

      Votre discours est un peu contradictoire.
      Dans un premier temps vous fustigez ce monsieur parce qu’il est pas ecolo a 100%, mais aussi quand il experimente justement le respect de l’ecologie a 100%.

      Ce monsieur n’est absolument pas critiquable : a fait une experience extreme dont il tire les conclusions dans un livre.
      Conclusions qui sont justement que etre ecolo a 100% c’est un petit peu complique, mais que c’est pas une raison pour ne rien faire.

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 19h36 le 11/03/2010
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    Si c’est juste pour se rendre célèbre c’est nul
    s’eclairer à la bougie et tenir son blog en meme temps c’est limite caricature
    il n’a pas la télé mais il passe dans des emissions donc il est en parti responsable des emissions carbone de ceux qui le regardent.
    souffrir de ne plus consommer n’est pas une voie
    c’est se libérer de la surconsommation qui en est une

    le tout donne quelquechose de tres américain, surfait, inutile
    bref : du pret à consommer jetable pour les médias

    • Canuck
      Canuck répond à jyeden
      Autonome
      • Posté à 03h07 le 12/03/2010
      • Internaute 108008
        Autonome

      « souffrir de ne plus consommer n’est pas une voie
      c’est se libérer de la surconsommation qui en est une »

      Très juste, mais pour se libérer il faut être conscient d’être prisonnier... je crois que pas mal de gens vont souffrir ! (on arrive à la fin d’une époque, à terme la surconsommation deviendra tout simplement impossible faute de matières premières, on gratte déjà les fonds de tiroir alors qu’est-ce que ce sera dans 30 ans quand la population mondiale aura doublée ?)
      Concernant votre petit couplet anti-américain... Surfait oui, inutile non, ça a quand même le mérite de faire parler de ce sujet et d’atteindre un public pas forcément intéressé à la base. Et c’est justement le côté surfait qui lui donne cette visibilité. (le même principe que le cinéma hollywoodien, il faut que le paysan analphabète cambodgien puisse comprendre autant que le pauvre bobo parisien...)

  • Pi.K
    Pi.K
    Vilain Parisien
    • Posté à 19h45 le 11/03/2010
    • Internaute 105016
      Vilain Parisien

    Grosse farce. Son « expérience » repose sur l’idée que la pollution tient au « monde moderne » lui-même (télé, machine à laver, etc.), alors qu’en réalité la plupart des objets du quotidien deviennent de moins en moins polluants — au point qu’on est en droit d’espérer être encore en vie le jour où toutes les voitures de la planète réunies pollueront moins que le seul parc automobile américain de 1925 (l’espoir fait vivre, dit-on, à ce prix-là je serai au moins centenaire).

    • Elma
      Elma répond à Pi.K
      Out of office
      • Posté à 14h50 le 12/03/2010
      • Internaute 88758
        Out of office

      Ok, les objets consomment moins d’energie qu’avant.

      Mais quid de la pollution generee par la production des ces objets (transport, extraction de matiere premiere...) qu’on renouvelle de plus en plus souvent, du fait de la degradation de la qualite (Electro menager) ou des effets de mode (telephone portable) ?

  • Mikcey
    • Posté à 20h00 le 11/03/2010
    • Internaute 100537

    Je préfère manger de la viande, prendre les escaliers et faire du vélo ...
    Mais les gens susceptibles d’acheter ses articles sont en général herbivores donc c’est mieux pour le markerting ...
    Se passer de lave vaisselle ou de lave linge n’est pas non plus forcement écologique : de bons appareils gaspillent sans doute moins d’eau et d’énergie que nous pour faire leurs offices ...

    Je crois qu’il faut arrêter le délire, que les gens commencent par mettre des ampoules à économie d’énergie, laissent pas tous leurs matériels en veille, aille au boulot dans la mesure du possible en vélo (franchement à moins de 5-6km c’est largement jouable : c’est 15 minutes de vélo ...), arrêtent d’acheter de l’eau en bouteille (c’est une aberration), fassent un effort sur les bains-piscines-arrosages-lavagedevoiture, arrêtent aussi de balancer de la bouffe, et je ne parle pas des écrans plasmas ...

    Pour tout ce qui est énergie renouvelable, je pense que c’est pas à nous de faire les efforts mais à EDF et à l’Etat : mettre des panneaux solaires sur son toit (je le ferai quand j’aurais un chez moi, c’est vrai mais bon) : c’est pas le plus écologique : en mettre dans le désert là où il y a vraiment un bon rendement ça l’ai beaucoup plus ... pareil pour les transports en commun, des gens qui habitent dans des no man’s land de transports en commun peuvent pas vraiment faire autrement que de prendre leurs voitures, et les voitures électriques c’est encore très chère et faut les trouver ...

    Il y a des choses qu’on peut faire, et d’autres qui résultent plus d’un choix de société globale parce que nécessitant de très lourds investissements (transports en commun, énergies électriques propres, ...) : on ne peut tous pas rejeter sur les citoyens : les trucs d’écolos sont devenus un luxe encore bien trop chère

    • Elissa
      Elissa répond à Mikcey
      Etudiante
      • Posté à 20h31 le 11/03/2010
      • Internaute 102367
        Etudiante

      Je suis bien d’accord, mais je peux dire que le plus gros problème pour les gens qui veulent faire des efforts...c’est ceux qui n’en font pas.
      Mon trajet à vélo (6-7km), je pourrais le faire en moins de 20 min effectivement (contre 45min de transports en commun). Sauf qu’entre les pistes cyclables « ah bon, c’était pas une place de parking ? », les automobilistes qui considèrent que non, un vélo, c’est pas prioritaire, les petits vélos peints sur le trottoir (« votez pour moi, votez pour moi, regardez, je pense aux cyclistes, on a rajouté 10m de pistes cyclables »)...
      bah j’en ai pour minimum 40min.
      Et ce genre de truc ça décourage franchement, si on voulait que les gens se motivent pour agir « ecolo », il faudrait peut-être commencer par leur en donner un peu plus les moyens.

      Moi, ras-le-bol, je prends le bus.

      • manulechat
        manulechat répond à Elissa
        enseignant
        • Posté à 21h19 le 11/03/2010
        • Expert 60552
          enseignant

        je comprends ta frustration, mais je ne sais pas si tu as remarqué un truc, avec les automobilistes irrespectueux, il n’y a qu’un truc qui marche : si la caisse est sur la piste, je descends, je prends mon velo aux roues bien crades et je le passe sur la bagnole du coffre jusqu’au pare-choc avant, avec une petite bosse en prime, le mec ne se garera pas là deux fois ! et puis, c’est bien connu, les automobilistes à tout va sont de piètres sportifs (pareil pour les passages piétons, j’ai déjà marché sur des capots, mais là faut pas traîner et puis si le mec démarre t’es mal !). La première fois c’est sûr tu mettra 1 heure mais le temps se réduira avec l’éducation des porcs de la camionnette ! et puis, pourquoi tu prends la piste cyclables ? sauf perif il faut s’imposer dans la circulation, quitte à prendre toute la chaussée ! ils ne nous laissent pas le choix !

      • peixinho
        peixinho répond à Elissa
        cyclobotaniste
        • Posté à 23h45 le 11/03/2010
        • Internaute 77064
          cyclobotaniste

        « j’en ai pour minimum 40min ».
        En fait ce qu’il faut à vélo, pour aller vite, c’est pas tant des bonnes jambes et des bonnes pistes cyclables (à ce propos j’ai trouvé ça : Lien )
        c’est surtout qu’il faut savoir s’imposer, prendre rapidement les bonnes décisions (prendre rapidement les mauvaises décisions c’est plutôt un truc d’automobiliste), et faire fi du code de la route quand il est inadapté voir représente un danger pour le cycliste, ce qui est le cas à mon avis 50% du temps. Bon je sais que les bonnes gens trouvent ça scandaleux, mais voilà, j’ai raison, la preuve : je suis encore en un seul morceau en appliquant quotidiennement tous ces préceptes !

      • VinceDeg
        VinceDeg répond à Elissa
        • Posté à 09h22 le 12/03/2010
        • Internaute 36941

        Ca m’étonne, ton message... Je fais à peu près tout à vélo, et justement ce qui est pratique, c’est que le temps mis dépend peu de la circulation, si y’à des embouteillages on peut remonter les files. 6km, c’est la distance que j’ai pour aller étudier cette année, je les fais en 15mn en pleine heure de pointe à Paris (certes en appuyant bien fort sur les pédales et en faisant fi de certains feux rouges). Alors, plus de 40mn, c’est étonnant... Et puis, comme tu l’as dit, tu iras toujours plus vite en vélo qu’en bus ou en métro, surtout quand tu considères le trajet porte à porte.

        En fait, ce qu’il faut se mettre dans le crane, c’est qu’un vélo c’est un véhicule comme les autres, qui a toute sa place sur la chaussée. Je suis contre les pistes cyclables (sauf celles hors-agglomération, sur les routes limitées à 70 ou 90), ça « guettoïse » les vélos sur une petite portion de la chaussée quand ils ont le droit de se l’approprier en entier, et ça donne la fausse idée que si il n’y a pas de piste cyclable il est dangereux de circuler à vélo. Tu n’as pas besoin de petit vélo blanc peint par terre pour pouvoir pédaler !

        En plus, les pistes cyclables, telles que faites en France, sont super dangereuses et pas pratiques du tout, vaut mieux les ignorer, sauf quand il y a des embouteillages et qu’elles permettent de remonter les files. Une fois de temps en temps, on se fait engueuler par un automobiliste ou un flic pour « gêner la circulation » sur la chaussée alors que y’a une piste cyclable à côté, mais désolé, elles ne sont pas obligatoires (panneau carré au lieu de panneau rond). Franchement, rouler sur la chaussée normale, à vélo, ce n’est pas dangereux : les gens te voient et ne vont pas te percuter de derrière, par contre faut faire gaffe si tu doubles quelqu’un, surtout un bus ou un poids lourd, et être extrêmement vigilant aux intersections, mais là c’est la piste cyclable qui est dangereuse : les gens ont tendance à ne pas te voir et à te griller la priorité.

    • alaixih
      alaixih répond à Mikcey
      • Posté à 22h06 le 11/03/2010
      • Internaute 19775

      Le rendement electrique des panneaux solaires est il me semble moins bon quand il fait très chaud.... D’ou l’idée que les panneauxx solaires dans le désert est un peu stupide il me semble... Ensuite transporter de l electricité sur de longues distance signifie qu’il y aura des pertes d’energie. etc etc... Donc au final installer des panneaux solaires dans le desert est en théorie une idée fort séduisante mais selon moi un peu stupide... On pourrait aussi installer des usines de glace au pole nord.... qu’en pensez vous ?

      • DBL8
        DBL8 répond à alaixih
        Retraité
        • Posté à 09h40 le 12/03/2010
        • Internaute 19562
          Retraité

        Panneaux solaires dans le désert :
        Pourtant, une société allemande le fait en ce moment en Algérie.

         
        • alaixih
          alaixih répond à DBL8
          • Posté à 18h55 le 12/03/2010
          • Internaute 19775

          Il ne faut pas confondre panneau solaire et centrale solaire thermique.... Ce n’est pas la même chose...... Et il me semble que la société allemande en question ale projet de créer une centrale solaire thermique. ( voir lien ce dessous ). Les panneaux solaires ont leur rendement qui baisse lorsque le matériel est trop chaud, c’est le cas en france je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas le cas ailleurs...

          Lien

        1 autres commentaires
      • SuperResistant
        SuperResistant répond à alaixih
        Etudiant(e)
        • Posté à 12h19 le 12/03/2010
        • Internaute 105866
          Etudiant(e)

        En fait, le projet d’un immense panneau solaire dans un désert (chaud bien sûr) n’est pas stupide.
        Chaque année la Terre reçoit du soleil 8380 fois la quantité d’énergie dépensée annuellement par l’humanité. Il suffirait d’un panneau de 496,805 km2 dans le désert pour fournir toute l’énergie nécessaire à l’humanité en 2030. Un tel panneau aurait déjà été construit si il n’y avait pas un problème insurmontable inhérent à l’énergie électrique : l’effet Joule dont vous parlez en disant « pertes d’énergie ». En gros, une fois arrivé en Europe, il ne resterai rien de toute l’énergie capté dans le désert, tout se serait « échappé ».
        Malgré tout, cet effet Joule peut être entièrement supprimé en faisant passer le courant dans des matériaux supraconducteur, se pose alors un autre problème : le coût.

        Ce que j’en pense, c’est qu’il reste tout à découvrir de l’énergie électrique. On n’en exploite rien aujourd’hui, il y a trop longtemps que l’on a misé uniquement sur les énergies fossiles. On a plusieurs fois accomplit l’impossible grâce au pétrole notamment, mais c’est parce que l’on avait tout investit dedans.

        Pour accomplir l’impossible, il faut commencer par miser sur la recherche, or en période de crise, les politiques et les citoyens n’ont jamais comme préoccupation la recherche, puisqu’il faut être capable de voir sur le long et très long terme.
        On en viens même a récupérer de l’argent sur l’Éducation dans notre pays, pour dire comme on est dans le très très court terme.

         
        • alaixih
          alaixih répond à SuperResistant
          • Posté à 18h56 le 12/03/2010
          • Internaute 19775

          Il ne faut pas confondre centrale solaire thermique et centrale solaire photovoltaique. Cf ma réponse ci dessus.

        1 autres commentaires
    • emiboot
      emiboot répond à Mikcey
      No Homs land
      • Posté à 00h08 le 12/03/2010
      • Internaute 81944
        No Homs land

      A propos de machine à laver...
      La fabrication, la mise au point, la machinerie et l’électronique, les matériaux (extraction, traitement, transformation, peinture), le branding (communication, marketing), la pub, le transport, leur durée de vie qui raccourcissent, et finalement le recyclage problématique - ou anecdotique,
      j’oubliais les lessiviels, leur toute puissance sur un marché captif, énorme, le rejet dans les égouts, tout cela commence à faire entrer la pratique de « laver son linge dans ma machine et plus blanc que blanc » dans la catégorie du « presque plus nocif qu’utile ». Et pourtant je rechignerais ferme à m’en passer... évidement...

      Les énergie renouvellables, le recyclage, exiger des marchands plus de responsabilité et de transparence sur leur marchandise, cela relève aussi bien de l’état que des gens concernés : tout le monde.

      Et si je peux me permettre de réfuter le dernier point : le bio n’est pas plus cher. En tout cas, pas beaucoup à la production, sur le maraicher il a tendance à être tout à fait rentable, parce que des économies sur les semences (auto production) phytosanitaire (biocide, herbicide) et les engrais peuvent atteindre quelque milliers d’euro l’hectare.
      Après, la distribution... Avec le démantèlement-re-ment-tellement de la répression des fraudes... si c’est plus l’affaire de tous, alors ce ne sera sans doute pas celle non plus de ceux qui en tirent aujourd’hui profit.
      Logique.

    • casp
      casp répond à Mikcey
      Artiste
      • Posté à 00h43 le 12/03/2010
      • Internaute 51445
        Artiste

      Faut pas exagérer ....
       » les trucs d’écolos sont devenus un luxe encore bien trop chère »

      La chose la plus ecologique qui soit c’est la non-consommation, je pense que c’est pas trop chère .... Et la c’est pas société qui le fera mais l’individu.

      L

    • nicolas.boulay
      nicolas.boulay répond à Mikcey
      ingé
      • Posté à 10h02 le 12/03/2010
      • Internaute 94389
        ingé

      Un panneau solaire n’est pas neutre du tout, sa fabrication a aussi un impact. Créer un nouvel objet nécessite une période d’amortissement loin d’être nul.

      Créer des panneaux solaires dans le désert nécessite aussi une infrastructure délirante pour apporter l’énergie. Quel intérêt d’augmenter le rendement si c’est pour perdre 20% de l’énergie en transport ?

      La voiture électrique n’est pas non plus un produit zéro impact. Les batteries sont un énorme problème en soi.

      Tous ces outils sont surtout là pour diminuer notre dépendance au pétrole. En gros, l’argent reste dans le pays et ne sort pas. C’est important aussi pour nos emplois.

    • alexein
      alexein répond à Mikcey
      -
      • Posté à 13h13 le 12/03/2010
      • Internaute 54573
        -

      Eau en bouteille.
      Il faudrait peut-être aussi arrêter d’acheter de la bouffe qui pollue des tonnes d’eau pour la produire : pesticides et engrais.
      Habitant en Bretgane, je suis bien sensibilisé au problème. Et ce qui m’écoeure le plus, ce sont toutes ces personnes qui achètent leur petite bouteille d’eau pour éviter quelques résidus qu’ils ont bien contribué à déverser en achetant de la bouffe à la con.

      Energie renouvelable.
      Il n’y a pas qu’EDF. Il y a 2 ou 3 opérateurs sérieux qui proposent des offres 100% énergie renouvelable.
      C’est quoi qui empêche les gens d’y souscrire au juste ? Le prix ? Pourtant certaines sont au même prix qu’EDF. Bizarre.

      J’ajouterai une dernière remarque sur un sujet non abordé : la finance solidaire et éthique. La finance c’est un peu d’actualité avec les secousses que l’on connaît.
      Il existe 2 banques qui ne se servent de l’argent de leurs clients que pour financer des projets éthiques, solidaires, sociaux et environnementaux. C’est quoi qui empêche les gens d’y aller ?

      Y a des fois faut avoir le moral bien accroché face à l’inertie ambiante.

    • Jaïlou
      Jaïlou répond à Mikcey
      étudiante à oreilles
      • Posté à 13h53 le 12/03/2010
      • Internaute 62545
        étudiante à oreilles

      L’eau en bouteille est loin d’être une aberration partout : en Bretagne, si t’aime pas le nitrate, c’est pas tellement du luxe...

    • toutouneh
      toutouneh répond à Mikcey
      précaire par choix
      • Posté à 10h13 le 13/03/2010
      • Internaute 103555
        précaire par choix

      N’oubliez pas que le désert est habité. Ne soyons pas occidentalo-centré, ça fait perdre tout son sens à nos réflexions.

  • Hélène Crié-Wiesner
    • Posté à 19h59 le 11/03/2010
    • Internaute 57
      Binationale

    Il a raison : 50 000 dollars/an à New-York (s’il est bien dans Manhattan), c’est vraiment que dalle avec un enfant, vu le prix des logements, et de la vie en général. J’espère pour sa famille que sa femme gagne en plus de quoi payer l’assurance médicale.
    (Quand je dis que dalle, c’est évidemment mieux que si c’était encore moins.)

    • Hermes89
      • Posté à 20h13 le 11/03/2010
      • Internaute 103407
        ....

      Aux états unis l assurance medicale est payée par l employeur..

      • Hélène Crié-Wiesner
        Hélène Crié-Wiesner répond à Hermes89
        Binationale
        • Posté à 22h38 le 11/03/2010
        • Internaute 57
          Binationale

        Mouais... c’est plus compliqué que ça. QUAND on a un employeur qui fournit l’assurance (c’est pas obligatoire), celui-ci n’en paye que la moitié, l’autre est à votre charge (comme la Sécu en France, plus ou moins), et pour une famille de trois, la part perso oscille entre 300 et 1000 dollars/mois. Mais si l’employeur paye pas, ou si on est freelance, tintin ! En tout cas, quand on est à mi-temps, il n’y a jamais d’assurance payée par l’employeur.

    • A.V.
      • Posté à 22h04 le 11/03/2010
      • Internaute 24685

      L’article du Times indique que madame a acheté l’appart sur la 5e Avenue quand elle était encore célibataire. Une femme seule qui se saigne aux quatre veines pour avoir un logement, ça me donne envie de pleurer...

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à Hélène Crié-Wiesner
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 08h40 le 12/03/2010
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      bonjour Hélène,
      oui mais il dit aussi qu’il est à mi-temps... donc vraiment décroissant !
      sinon, sa femme a été licenciée hier de Business week, donc ça va être plus dur.... si quelqu’un entend parler d’un poste de journaliste à NYC, on transmettra !

  • Hermes89
    Hermes89
    ....
    • Posté à 20h49 le 11/03/2010
    • Internaute 103407
      ....

    Faut juste arreter de prendre les gens pour des cons,déja qu on arrive meme pas a tenir une semaine sans manger n’importe quoi,faire du sport régulièrement etc etc

    Donc le type il habite dans son appartement il allume sa bougie et a 2 metre de lui il a un interrupteur avec lequel il peut allumer la lumiere et fini la galere ..
    Une coupure de courant de 10 minutes et on pete tous les plombs,meme si celle ci a lieu a 15 heures ..

    Crédibilité a zero pour Colin

    A 0 : 42 sympa l’écharpe burberry a 200 euros ...

    a 1min 22 et 1min58 lampe allumée alors qu il fait jour ....lol mdr et tout le tralala...

  • cactusun
    cactusun
    retraité
    • Posté à 20h47 le 11/03/2010
    • Internaute 50486
      retraité

    Les défis de ce genre me font mal car ils rangent du côté de l’excentrique ce qui a été très naturel et non problématique.
    1) Cela fait croire que le seul comportement individuel de consommation est en cause. Or cela est faux. Ce qui est en cause, c’est l’ensemble des comportements, et notamment la culture sociétale. L’action collective, régissant les circuits de production et de consommation par la voie politique est essentielle. Les militants savent bien que les changements se font réellement lorsqu’il y a prise de conscience des politiques intègres.
    2) La présentation des éléments de la vie sont d’une nature autiste. La vision n’est pas globale mais sectorielle. « Je fais un blog, alors, je pose un panneau solaire pour compenser mon excès de dépense énergétique. “. La question de l’énergie n’est pas là. Elle ne se situe pas dans une notion de compensation mais de cycle. L’énergie que je consomme doit impacter le moins possible sur l’ensemble de la planète. Quand je consomme du bois, je libère une surface agricole qui peut permettre la croissance d’arbres consommateurs de CO2. Lorsque j’achète des panneaux solaires, j’utilise indirectement du pétrole comme source d’ extraction de matières premières et de fabrication de matériel.
    En réalité, les plaisirs les plus intenses sont souvent de nature gratuite. une bonne marche dans le froid et un réconfort devant l’âtre. L’écologie, c’est avant tout l’utilisation de l’intelligence humaine pour adapter son mode de vie et son action productrice à ses besoins réels.

    • emiboot
      emiboot répond à cactusun
      No Homs land
      • Posté à 00h10 le 12/03/2010
      • Internaute 81944
        No Homs land

      bien dit

    • Canuck
      Canuck répond à cactusun
      Autonome
      • Posté à 06h54 le 12/03/2010
      • Internaute 108008
        Autonome

      « Lorsque j’achète des panneaux solaires, j’utilise indirectement du pétrole comme source d’ extraction de matières premières et de fabrication de matériel. »

      Oui et c’est même pire que ça, le traitement du silicium qui compose les cellules photovoltaïque est très polluant (à base d’ acide sulfurique). Mais le problème vient du manque de moyens alloués à la recherche sur les énergies renouvelables (sans compter les bâtons dans les roues de la part de mafias/lobbys pétroliers etc... ).
      Avant de résoudre le problème de la production d’énergie, il faut commencer par la réduction de la consommation, les choses à faire dans ce domaine sont innombrables et applicables rapidement. Je me souviens aussi d’un vieux paysan qui disait qu’enfant il ne connaissait pas la notion de déchets, tout, absolument tout était recyclé, jusqu’à l’eau de vaisselle pour les cochons...

      • Oli6er
        Oli6er répond à Canuck
        Cadre
        • Posté à 10h39 le 12/03/2010
        • Internaute 99281
          Cadre

        L’intervention et votre réponse sont pleines de bon sens. Je vous suis pleinement dans vos analyses.

      • nicolas.boulay
        nicolas.boulay répond à Canuck
        ingé
        • Posté à 10h43 le 12/03/2010
        • Internaute 94389
          ingé

        Il ne faut pas croire non plus que les isolants à rajouter au maison pour ne pas gaspiller de chauffage, ne coute pas à fabriquer.

        Idem pour les ampoules à basse consommation néon, beaucoup plus couteuse (en € et pour l’environnement) à fabriquer qu’une ampoule « simple ».

        C’est un tout. Je pense que l’Europe avec sa classification A-B..F pour la consommation des produits à réussie à faire disparaitre tous les produits en dessous de B (frigo, chauffe-eau). La législation impose maintenant que les produits électroniques en veille consomment moins de 1W. Des appareils de seulement 5 ans, peuvent consommer autant éteint qu’allumer. Idem pour la consommation d’eau des chasse d’eau et autre lave-vaisselle/linge. il y a aussi une législation qui demande d’avoir des circuits fermé d’eau dans l’industrie.

        Raccourcir les réseaux en consommant local, n’a pas d’impact autre (moins de transport).

         
        • Canuck
          Canuck répond à nicolas.boulay
          Autonome
          • Posté à 16h17 le 12/03/2010
          • Internaute 108008
            Autonome

          le 100 % sans impact n’existe pas, le fait de respirer pollue... Il existe des isolants « bio » (à base de chanvre par exemple) très performant, mais encore une fois, ça ne cours pas les rues et sans volonté politique rien ne se fera. Mais quoiqu’il arrive on est gagnant à tous les niveaux sur le long terme en isolant convenablement... (2 m2 d’isolant haute performance autour d’un chaffe-eau c’est 18% d’énergie économisée...). Concernant la voiture, il y a des techniques de conduite qui réduise drastiquement la consommation d’essence (mon frère qui le pratique en calculant les résultats arrive à un peu plus de 4l au 100 km, avec une voiture qui est présentée comme consommant dans les 7l au 100). Concernant les circuits d’approvisionnement, il y a des abérations incroyables (un exemple : on cultive des fleurs dans le sud de la France, elles sont acheminées à Amsterdam (marché aux fleurs) puis réexpédiées partout en europe pour être revendus en détail par les grandes chaines de fleuristes : retour des fleur dans le sud de la France = 2000 km pour rien, elle pue la rose offerte à maman ! Un autre truc simple : consommer des produits de saison, ça évite de faire venir des tomates d’autres continents... Etc etc, je pourrais en remplir des pages...

        1 autres commentaires
    • Ehoarn
      Ehoarn répond à cactusun
      Botaniste en herbe
      • Posté à 11h26 le 12/03/2010
      • Internaute 108031
        Botaniste en herbe

      Ce qui « a été naturel et non problématique » l’était dans une société où la population citadine n’était pas aussi majoritaire que maintenant. Le mythe de la famille habitant à la campagne, réutilisant tout et ne gaspillant rien est aussi devenu un luxe en soi... tout comme une grande partie des comportements « écologiques » de ce monsieur.
      Pour l’excentricité, je suis d’accord : lire à la bougie et laver son linge en le piétinant de cire d’abeille dans sa baignoire, bon... il le dit lui-même, si l’absence totale de consommation d’énergie c’est revenir au moyen-age, c’est pas très funky non plus. (surtout que possédant un panneau solaire pour alimenter son pc, je vois pas pourquoi il pourrait pas alimenter une pauvre ampoule avec aussi...)

      Le problème, je pense, est bien plus basal que nous le pensons. La question n’est pas seulement « que faire pour consommer moins ? » mais bien avant cela « dans quelle direction aller ? »
      supprimer purement et simplement un type de consommation quitte à « régresser » ? Demandez aux partisans de la sacro-sainte croissance ce qu’ils en pensent.
      miser sur l’innovation technique pour consommer moins sans remettre en cause nos pratiques ultra-consommatrices ? Demandez aux partisans de la décroissance ce qu’ils en pensent.

      J’en viens au point principal : l’écologie (en tant que mode de vie, j’entends, pas en tant que science) n’est qu’une déclinaison d’un choix sociétal : croissance à tout prix, développement durable, ou décroissance. L’écologie n’est pas un domaine en tant que tel, c’est un volet de tous les domaines, et ne peut être traitée en tant qu’entité unique. Une personnalité politique ne doit pas « faire de l’écologie », elle devrait plutôt discuter de la dimension écologique de chaque sujet politique et sociétal.

      DONC : oui, certes, la mise en place de pratiques écologique devrait répondre à une incitation de nos gouvernements... car nous ne pouvons pas tout faire. Compensation financière pour l’installation de panneaux solaires, de chauffes-eau solaires, de doubles systèmes d’eau potable / non potable (n’oublions pas que l’eau des toilettes est potable...), pour l’isolation, pistes VRAIMENT cyclables, et caetera et caetera. Car sans incitations gouvernementales, ça reste effectivement un luxe.

      MAIS : quand même, n’abusons pas, il y a des choses que nous pouvons faire tout seul... baisser le chauffage et mettre un pull, manger local et de saison, consommer moins de viande, éteindre les veilles des appareils, etc etc...

      Nous pouvons réduire considérablement notre consommation d’énergie, mais il s’agit quand même dans beaucoup de cas de la remise en cause de pratiques et d’un mode de vie modelés historiquement par le besoin de tout avoir, tout le temps, à portée de main... qui a besoin de manger des tomates en février ? ? (en plus elles sont dégueulasses en février...)

  • plataneforever
    • Posté à 20h51 le 11/03/2010
    • Internaute 67389

    c’est au niveau individuel qu’il faut changer notre façon de vivre ...

    tout à fait d’accord pour tout ceux (dont moi) qui peuvent se permettre de
    se poser ses questions là ... et qui savent résister à toute les initiatives commerciales qui poussent à la sur-consommation et au matérialisme.

    au final pas grand monde ...

    croire qu’une somme d’initiatives individuel peut suffir est une erreur de fond.
    douter des politiques ne veut pas dire ne pas faire de politique ...
    Déclarer que « les américains n’aiment pas la politique » et donc ne pas s’y mettre, c’est juste stupide si il veut réellement faire avancer le schmilblick.

    Sinon on tiens effectivement un beau bobo, qui n’existerait pas sans la formidable propension des journalistes à se passionner pour ce genre de personnage ...

    • emiboot
      emiboot répond à plataneforever
      No Homs land
      • Posté à 00h15 le 12/03/2010
      • Internaute 81944
        No Homs land

      je nuancerais le « bobo » (qui est salement utilisé à toutes les sauces, ça en devient pénible) car le bonhomme a eu plusieurs mérites :
      1 - il est américain ! Mais
      2 - il l’a fait vraiment lui, et
      3 - il a finit à la bougie
      4 - au milieu d’un temple de la consommation
      5 - avec une femme ( 5 bis : branchée... )
      6 - américaine aussi
      7 - et un enfant
      8 - je rappelle qu’il est américain (gratuitement)

      Même si l’impact ne touche évidement que ceux qui n’ont jamais à s’éclairer à la bougie et à éteindre le chauffage...

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