L'Inde adopte dans la douleur le quota de femmes au parlement
(De Delhi) Empoignades, documents déchirés, agression du vice-président de l’assemblée. Une atmosphère anti-démocratique a envahi lundi le Parlement indien, où devait être votée la « Women Reservation Bill ». Une loi accordant un tiers des sièges de députés aux femmes dans l’hémicycle, tant au niveau fédéral que régional.
Des députés de trois partis régionaux minoritaires ont en effet empêché le vote de se dérouler comme prévu le jour symbolique de la journée internationale de la femme, le 8 mars, obligeant la chambre haute du Parlement à le repousser à ce mardi. La loi a finalement été adoptée à une large majorité et sept députés ont été suspendus pour avoir perturbé l’assemblée. (Voir la vidéo)
Rien ne laissait toutefois présager une amélioration de la situation. Les leaders des trois partis, Rashtriya Janata Dal (RJD) Samajwadi Party (SP) et Janata Dal United (JDU), ont réaffirmé leur ferme opposition à la loi.
Le « trio Yadav », du nom du leader du RDJ, s’est entretenu avec le Premier ministre Manmohan Singh à sa résidence dans la matinée, réitérant sa position : « Nous avons demandé au Premier ministre de repousser le vote. Nous avons fait une demande pour réunir tous les partis sur la question », a déclaré à la chaîne CNN-IBN Lalu Prasad Yadav.
L’ex-ministre des chemins de fer et ses deux soutiens du moment contestent la résolution, affirmant qu’ il serait mieux qu’elle profite aux « femmes dans le besoin », c’est à dire les plus défavorisées de la société indienne. Sharad Yadav déclare pour sa part :
« Nous avons exprimé notre opinion, ce que nous ressentons pour les femmes musulmanes et celles appartenant aux basses castes ».
Mais cet argument est perçu avant tout comme une simple excuse pour enrayer le vote, d’autant que ces éventuels quotas accordés aux « minorités » sont inexistants pour les députés masculins.
Pour l’instant, les femmes occupent 10% des sièges
Le Parlement indien est pour l’heure dominé par les hommes. Les femmes n’occupent que 10% des sièges. Une nouvelle résolution pour leur assurer une meilleure représentation avait été proposée dès 1996 mais n’avait pas passé le test du vote. Trois ans plus tôt, une représentation de 33% de femmes au niveau local (Local bodies- conseils de villages ou Panchayats) avait été votée.
Les circonscriptions étant accordées aux candidates femmes de manière rotative, les députés régionaux et fédéraux qui s’opposent à la « Women’s Reservation Bill » craignent désormais aussi que la nouvelle loi les oblige à renoncer -du moins momentanément - à leur mandat.
Le projet d’augmenter le nombre de sièges pour les femmes de 59 -actuellement elles sont 181 sur 545 députés- bénéficie désormais du soutien de la coalition gouvernementale menée par les partis du Congrès, du Bharatiya Janata Party (BJP), le principal parti d’opposition, et ses alliés, ainsi que des partis de gauche.
Le BJP et le parti communiste (CPI-M) affirment cependant maintenant que le vote doit être précédé par un débat. L’amendement doit être approuvé par les deux tiers des députés pour être validé.
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anarchieevangelique.wordpress. (...)
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L’iNDE a une magnifique culture libératrice des femmes !
On connait tous Gandhi, mais qui connait Abdul Ghaffar Khan ?
Ghaffar Khan, musulman pieux pensait que c’était sa mission de sauver son peuple de sa propre violence. Il ouvrit la première école non britannique en 1910, acquit sa notoriété comme réformateur social. Agissant lui-même directement, il allait de village en village, conseillant les adultes, construisant des écoles pour éduquer les enfants, des équipements sanitaires pour améliorer les conditions d’hygiène.
Il travaillait en même temps à la libération de son peuple du colonialisme de l’empire britannique, essayant de monter des groupes politiques d’opposition. Pour ces agissements politiques il fut emprisonné à maintes reprises et torturé par les britanniques.
Les serviteurs de Dieu (encore appelés les chemises rouges parce qu’ils portaient des chemises couleur brique) continuèrent à pratiquer la résistance non-violente face aux britanniques, et obtinrent finalement gain de cause : leur liberté.
Mais l’effet le plus profond de ce revirement non-violent fut certainement sur le quotidien de la vie pashtoun. Tout fut modifié en positif dans leur vie, leur façon de se traiter avec respect et dignité dans leurs relations interpersonnelles, la façon de traiter ceux parmi les pashtouns qui s’étaient livrés des combats sanglants pendant longtemps. Leurs ennemis, les soldats britanniques, leurs familles furent également traités avec compassion.
Ghaffar Khan vit dans cette solidarité la réussite de cette réforme sociale qu’il avait lui-même amorcée.
Il fut attentif à ce que l’égalité homme-femme soit respectée, à ce que celles-ci soient intégrées au combat non-violent qu’il menait avec les serviteurs de Dieu.
Cette égalité est le fondement de toute culture non-violente, Ghaffar Khan le savait et il a oeuvré dans ce sens tout comme Gandhi d’ailleurs avec qui il va développer des liens très étroits.
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