droit de suite 10/11/2007 à 17h45

Dopage et cocaïne : pourquoi le flou règne


Après la joueuse de tennis Martin Hingis et l’équipier du voilier Alinghi (vainqueur de la Coupe de l’America), Simon Daubney, c’est au tour d’Ivan Paprari, un joueur de water polo, d’être contrôlé positif à la cocaïne. La liste s’allonge, mais le statut de ce produit reste ambigu.

A ce jour, aucune étude scientifique validée n’a été réalisée permettant de quantifier les effets ergogéniques (augmentation de la force, de l’endurance ou de la taille du muscle) de la cocaïne sur les performances sportives. Or, souvent, pour asseoir leur jugement péremptoire, les experts mettent en avant certains travaux scientifiques qui nient la pertinence de telle ou telle substance dopante.

Afin de permettre à chacun d’aiguiser son sens critique sur la fiabilité des études scientifiques, nous leur soumettons les résultats d’un cas exemplaire. Douze volontaires, conducteurs d’automobiles expérimentés, se sont prêtés à une intéressante expérience : ils ont reçu soit un placebo, soit un antihistaminique à des doses de 25, 50, et 100 mg.

En fait, ils ont fait tout cela deux fois, soit dans des conditions de laboratoire, avant d’être soumis à divers tests de performance et de vigilance, soit dans des conditions normales, avant de conduire sur un circuit.

Leurs performances ont été beaucoup plus altérées au laboratoire que dans les conditions réelles de conduite. Cela signifie qu’en choisissant bien ses tests, plus ou moins sensibles, on peut prouver ce que l’on veut... Méfiance donc, avant d’interpréter des résultats de laboratoire, positifs ou négatifs, concernant les effets d’une substance sur la performance sportive.

Entre un placebo et de la cocaïne, les cobayes font vite la différence

Revenons à la « blanche » : il est impossible, dans une étude la plus rigoureuse possible, en « double aveugle », que le groupe sous cocaïne ignore très longtemps s’il prend le placebo (substance pharmacologiquement inactive) ou, réellement la drogue. Voilà de quoi biaiser forcément les résultats.

En revanche, on peut comparer les progrès chez un même sportif, même si dans ce cas, il est difficile d’évaluer la part due à l’effet placebo. C’est ce qu’a fait en 1884 Sigmund Freud. Le fondateur de la psychanalyse a montré que la force musculaire mesurée par un dynamomètre et le temps de réaction étaient améliorés après quelques minutes et que l’effet positif persistait pendant plus de trois heures.

D’autres se sont intéressés aux effets secondaires. Il ressort que pour de faibles doses correctement choisies, l’augmentation du tonus et de la vigilance semble dénuer d’effets perturbateurs au plan sportif. Comme toujours avec les drogues de la performance, il faut respecter la règle : « L’important, c’est la dose. »

Les avis d’experts divergent, ce qui ajoute à la confusion

Deuxième difficulté, les avis divergents des experts sur les qualités sportives de la coke. Là aussi, il est facile de comprendre que ce sont des journalistes incompétents notoires sur ces questions (ils n’ont jamais fait d’études de pharmacologie, de médecine, de psychologie etc.) n’appliquant jamais à leur encontre la « présomption d’ignorance », qui sélectionnent les experts ! Inévitablement, ils vont choisir par le bouche à oreille ceux qui argumentent dans le même sens que leur papier.

Au final, c’est le journaliste incompétent qui crédibilise l’expert. La chose écrite devient, pour la masse des lecteurs, parole d’évangile.

Qui croire, un spécialiste des addictions ou un médecin du sport ?

Troisième paramètre favorisant le doute, les spécialistes des addictions sont consultés par des sportifs toxicomanes qui n’ont plus rien à voir avec des sportifs de haut niveau tandis que, dans le camp d’en face, les médecins du sport, dans leur cursus, n’ont jamais eu d’enseignement pointu sur la pharmacologie des substances dopantes.

Inévitablement, le discours est contradictoire entre les spécialistes des neurones et les experts des muscles. Pour noyer le poisson, s’ajoute le témoignage des sportifs en activité et dopés à la coke qui n’ont que leur propre expérience et en font une règle générale.

On comprend mieux alors pourquoi les déclarations des uns et des autres sur le sujet puissent être à ce point contradictoires, comme le prouve ce florilège :

  • Dr Christian Bagate, président de la commission médicale de la FFR : « Et bien que les effets de ce produit stupéfiant n’aient pas un grand intérêt pendant un match de rugby, cette substance peut en revanche permettre de soulever des tonnes de fonte beaucoup plus facilement lors des séances de préparation physique. » [Sport et Vie, 2007, n° 104, septembre-octobre, p 67]
  • Mr Briant, « vétérinaire parisien bien connu » : « La cocaïne est la meilleure ; elle transformerait en Bucéphale un vieux cheval d’omnibus, mais à la condition d’être donnée deux heures avant la course. » [La Dépêche de Toulouse, 21.10.1912]
  • Bernard Brisset, journaliste sportif : « Grant Fuhr a été le gardien par excellence du circuit du hockey sur glace au milieu des années 80. Il a tout gagné. Et il a été à son mieux, selon sa confession, à une époque où il a été un actif consommateur de cocaïne. » [Journal de Montréal, 10.09.1990]
  • Dr Jean-Pierre Cousteau, cardiologue du sport, médecin des équipes de France de tennis : « A ce propos, ne pas confondre drogue et dopage. Ainsi, le monde du tennis a-t-il été l’objet de remous médiatisés lors de certaines déclarations (Yannick Noah) ou de certitude (Mats Wilander) de l’usage de drogues sociales -haschisch, cocaïne- dont on sait que ce sont en fait des antidopants au sens physique du terme. » [Le Figaro, 11.09.1998]
  • Dr Michel d’Hooghe, président de la Commission médicale de la Fifa depuis dix-huit ans : « Les statistiques plaident en notre faveur. Nous faisons le plus grand nombre de contrôles antidopage, plus de 25 000 l’an passé. Et nous sommes en-deçà de 1% de cas positifs, la grande majorité concernant des drogues sociales comme la marijuana et la cocaïne. » [Le Journal du Dimanche, 10.12.2006]
  • Dr Jean-Jacques Issermann, médecin fédéral du sport automobile : « Il ne faut pas comparer le cannabis avec des drogues plus dures comme la cocaïne ou l’héroïne. Ces dernières entraînent souvent l’onirisme, un sentiment de surpuissance, de facilité, de calme. On prend donc de la cocaïne pour améliorer ses capacités, ce qui n’est pas forcément le cas du cannabis. » [Caradisiac.com, 18.04.2007]
  • Dr William Lowenstein, directeur de l’institut Maurice de Rothschild pour la recherche et le traitement des addictions : « Là où l’héroïne et même l’alcool ont des conséquences ralentissantes ou déséquilibrantes sur les mouvements, la cocaïne leur donne de l’amplitude. Pour des sportifs qui, par définition, font du mouvement au quotidien une des nécessités de leur vie, c’est une substance qui s’inscrit dans cette addiction. » [Le Monde, 10.11.2004]
  • Paul Merson, footballeur d’Arsenal : « Au début (en janvier dernier) c’était par curiosité et pour oublier mes problèmes sur le terrain. Et puis j’y ai pris goût parce que la cocaïne me permettait de me sentir plus sûr de moi. Dans tous les cas, je n’ai jamais cherché à améliorer mes performances. » [L’Equipe, 26.11.1994]
  • Claude Olievenstein, psychiatre, spécialiste des addictions : « Bien sûr ! La cocaïne a un effet excitant et défatigant. Lorsque l’intoxication n’est pas dans sa phase avancée, elle donne des réflexes mieux ajustés. Elle procure une euphorie qui se double d’un sentiment de toute-puissance et d’invulnérabilité. Elle augmente la clairvoyance. En cela, ses effets sont assez comparables à ceux des amphétamines. J’ai été, en tennis, surpris plus d’une fois par les dilatations des pupilles.. C’était visible à la télévision ! “ [L’Equipe, 29.08.1980]
  • Jérôme Potier, 6e tennisman tricolore en 1985 : ‘Qu’on puisse imaginer une seconde qu’un type joue bien parce qu’il prend de la coke, ça me fait mourir de rire... La drogue, ça tue un individu, ça ne peut pas l’aider à bien jouer.’ [Tennis de France, 1986, n° 393, janvier, p 44]
  • Art Rust, basketteur professionnel : ‘Si la cocaïne était de l’hélium, la NBA s’envolerait.’ [Pickering D. .- Cassell’s Sports Quotations .- Croydon (GBR), Bookmarque Ltd, 2002 .- 399 p (p 135)]
  • Dominique Sappia, préparateur physique des pilotes Arrows : ‘Auparavant des pilotes prenaient de la cocaïne comme stimulant. Aujourd’hui dans le sport de manière générale, on parle d’amphétamines. Le revers de la médaille ? Ce sont des euphorisants. Or, un pilote ne peut pas se permettre de prendre un produit qui le rendrait trop sûr de lui à 350 km/h. La sortie de route serait immédiate.’ [Le Soir, 03.08.1998]
  • Martial Saugy, directeur du laboratoire suisse d’analyse du dopage à Lausanne : ‘L’aspect stimulant qui augmente le fighting spirit dépend de la personne et de la dose et n’apparaît qu’à un moment bien précis après la prise de la substance. S’il veut l’utiliser comme dopant, l’athlète doit être très doué en pharmacologie pour prévoir quand elle fera le bon effet. Mais, dans la majorité des contrôles positifs, il s’avère que le sportif a consommé cette drogue dans le cadre de sa vie privée et non dans le but de se doper.’ [Le Matin, 02.11.2007]
  • Jean Texier, ancien culturiste et collaborateur de la revue spécialisée Le Monde du Muscle : ‘Il y a une dizaine d’années, de nombreux bodybuilders californiens marchaient à la cocaïne. On extrait la cocaïne de feuilles de coca que les Indiens d’Amérique du Sud mâchent pour augmenter leur force et leur endurance. La cocaïne permet de mieux supporter les sensations douloureuses au cours des dernières répétitions des séries très intenses, ce qui aide le bodybuilder à se dépasser. De plus, elle sensibilise les muscles à l’action du système nerveux, ce qui augmente la force.’ [in ‘Tout savoir sur les anabolisants’. – Paris, éd. Jibena, 1988. – 317 p (p 257)]

Jean-Pierre de Mondenard (Médecin du sport)


Article suivi : Cocaïne : les joueurs de tennis se dopent-ils ou se droguent-ils ?

►Rectification 06/09/2011  : Suppression de la mention dans la liste de José Touré, footballeur international de 1983 à 1989 (16 sélections) qui écrit dans son livre : ‘L’effet fut immédiat (cocaïne), j’ai eu l’impression d’être un surhomme. Je me suis senti invincible.’ [in ‘Prolongations d’enfer’ .- Paris, éd. J.-C. Lattès, 1994 .- 301 p (p 211)] Il nous a en effet précisé qu’il n’avait pris de la cocaine qu’après la fin de sa carrière.

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  • Anonyme

    c’est normal mr laporte à ces athétes français de haut niveau de leur attribuer 27000 euros chacun alors que l’on ferait mieux avec cet argent de subventionner le sport amateur et de développer la recherche sur le dopage,c’est bien beau de récompenser ses amis avec l’argent du contribuable. Encore un bel exemple du nouveau secrétaire d’état aux sports

    • Anonyme

      il faudrait faire des controles anti-dopage au sein du gouvernement,notamment le chef de l’état.
      Je parle de cocaine bien sûr,c’est le sujet !

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 18h23 le 10/11/2007
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    En raison de ce flou, une « mise au point » s’impose.
    A quand des tests pour dépister les bons tests ?
    Cela constituerait indéniablement un vrai « sport »… stupéfiant !
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  • Anonyme

    Olievenstein, Lowenstein, ils sont tous d’accord pour dire que la coke est bien un dopant. La question ne se pose même plus. Il faudra, en dehors de cette question largemen secondaire dans la société contemporaine, redonner la place qu’il mérite au Docteur Olievenstein qui a sauvé beaucoup de drogués et aidé beaucoup de gens en dérive, en dehors de toute drogue, dont votre serviteur.

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  • Anonyme

    Et si simplement ces sportifs étaient de gros tefeurs ? ce sont tous des stars, ils font la fête souvent et rentre partout sans pb. La cocaïne étant la drogue des fêtard qui cherchent à aller au bout de la nuit plusieurs fois de suite il leur faut un peu de « carburant ». maintenant, de là à en utiliser en compétition ? Je ne crois pas qu’un contrôle anti-dopage soit nécessaire pour toper un sportif sous coke. N’importe quel videur de boite de nuit peut les repérer rien qu’en regardant leur yeux et leur comportement plus ou moins fébrile. Et quel sportif serai assez bête pour gâcher sa carrière en prenant de la coke avant une compète. Au rugby encore, avec la distance et le monde qui se tape dessus je ne dis pas mais au tennis avec les caméras qui décèleraient un poile au menton franchement ? ? Le pb c’est que les contrôles montrent bien qu’on peu être positif plusieurs jours après une prise de coke ou de cannabis. d’où les pb pour les sportifs et les automobilistes fêtard et les prises nocturnes ; -) mais là il faut avouer qu’on prend de la drogue pour le plaisir et pas pour battre des records...

  • Anonyme

    Merci pour cet article, interessant déjà en ce qu’il apporte nombre de points de vue du monde des sportifs. je ne connaissais pas l’expression « drogue sociale », sauf dans un emploi elliptique pour parler...de l’alcool, qui nécessite toujours de faire des contorsions langagière quand il s’agit de l’inscrire dans la liste des substances modificatrices de l’état de conscience. La cocaïne est une sorte de dopant psychique, subsumant la cognition, et accordant celle-ci à une humeur embellie, et procurant beaucoup de confiance. Y parait que c’est cher ; mais c’est surtout très cher à la longue, quand, le gong de minuit ayant sonné la fin du spectacle, la magnificence de la prestation s’envole aux quatre vents, telles des cendres.

    • Anonyme

      Pourquoi ne stigmatiser que les sportifs ? On est dans un système sélectif où seule la performance individuelle compte. La dope c’est l’alcool aussi, les amphés aussi. Combien de patrons, de chefs d’agence de cadres se dopent ? car il faut tenir sous le stress. Des gens qui n’en prennent pas se suicident. Comment pouvez-vous d’un jour sur l’autre être au Tchad, aux US, en Bretagne, à Dakar ou en Russie et à la TV sans pharmacie ?
      Arrêtons l’hypocrisie tout le monde se dope.

  • Anonyme

    J’ajoute qu’il y a peut-être deux problèmatiques : celle certes du sportif qui se doperait à la coke pour se sentir au top en étant sur la ligne ( !) de départ ; mais il y a aussi que par certains points (appétence pour des conduites adrénalisantes répétées ; hyperinvestissement de la pratique sportive, etc) le sport ressemble parfois à un comportement droguant (recherche d’un bien-être et d’un état de conscience modifié par la pratique). Du coup, place du produit droguant là-dedans : Un dopant motivationnel, un décupleur de « force », ou aussi un conservateur du feu sacré en dehors des vécus extrèmes de la pratique proprement dite ?

  • Anonyme

    Ils prennent de la coke avant le match pour pas avoir peur du mec en face tout simplement. Et parce qu’ils peuvent se permettre d’en acheter vu leur portefeuille ;)

    • Anonyme

      Chere ? ? ? A 40 euros le gramme et les effets, c’est moins chere que de boire des bieres un soir en club a Paris.
      Toujours aussi ignare ici

      • Anonyme

        Encore faut-il être assez con pour aller en club et consommer sur place vu les prix qui sont pratiqué....

        Et oui, la coke comparé à du cannabis, exta, champi, keta c’est cher tu m’excuseras : c

      • Anonyme

        40 euros le G ? vite, vite, l’adresse de ton vendeur ! compte 70 à 100 plutôt ... ou alors, c’est que tu achète en gros ...

      • Anonyme

        40 euros le G ? vite, vite, l’adresse de ton vendeur ! compte 70 à 100 plutôt ... ou alors, c’est que tu achète en gros ...

  • soffi
    soffi
    là bas, trés loin...
    • Posté à 21h38 le 10/11/2007
    • Internaute 2096
      là bas, trés loin...

    Nous dévions !

    Peu importe ! Nic est aussi un grand sportif, j aimerai connaitre son fournisseur officiel, c est de la bonne de la pure de la blanche, du grand art !

    Ou bien s est il fait cloné, mince alors, on le voit partout, au Tchad, aux USA, avec les bretons et j en passe...

    Il a copié Dolly !

  • Anonyme

    Mais qu’on les laisse tranquilles, ils font rien de mal apres tout.

  • Anonyme

    Les pauvres ont le pastis, les riches la coke s’est plus « noble“pour ce qui des sportifs ,des hommes politiques, du monde du spectacle, TV, la coke est présente mais comme les sportifs servent de cobails c’est eux qui morflent ! pratiqu’on donc un controle surprise dans le millieu poltique on aurait des surprises

  • alzaz
    • Posté à 13h06 le 11/11/2007
    • Internaute 15310

    Il faudrait aussi un détecteur de grattage de cul. Car ça aussi c’est du dopage. Tout ce qui génère du plaisir est dopage. Paradoxalement, se faire souffrir génère des endorphines. Se faire mal est du dopage. On ne s’en sort plus.

  • Anonyme

    Ivan Paprari, joueur de water-polo, est plutôt méritant : sniffer dans l’eau, pas évident.

  • alzaz
    • Posté à 13h48 le 11/11/2007
    • Internaute 15310

    Depuis longtemps notre civilisation est schizophrène. Elle pratique le darwinisme social (compétition, élitisme, eugénisme... struggle for life) en même temps qu’elle prolonge la vie des plus faibles (handicapés, malades, vieux...).
    Chez le sportif, être LE meilleur demande souffrance et abnégation mais, comme le plus commun des mortels, sa quête est le bonheur. Apparemment sport et bonheur (artificiel ou sexuel) ne vont pas bien ensemble.
    Depuis des lustres on combat le dopage mais tous (presque) se dopent (amateurs compris). Comment expliquer, sinon, le progrès continu des records mondiaux. La technicité ? Pas suffisant.
    Grande consommatrice de psychotropes licites et illicites, la société occidentale se targue d’être LA meilleure. Elle se dope mais ne se l’avoue pas.
    La société est hypocrite mais elle aime se contredire. Le sport de tous les jours ? La guerre économique. Alors dopons-nous.

  • Anonyme

    Je trouve très triste le faite que Hingis ce soit dopé !

    Mais je pense que la cocaïne est un produit (dopant) comme plein d’autre et peut-être plus facile à trouver !

    Enfin je me pose beaucoup de questions...

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  • Anonyme

    pour info allez consulter l’article
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    et le travail original des italiens

    CONCLUSIONS des auteurs :

    « From both an ethical and a semantic perspective, it is worth emphasizing that the present work, with its experimental approach and its legal/ethical implications, shows how the neurobiological approach to the investigation of the placebo effect is paying dividends, both as new knowledge of its mechanisms and as implications for the clinic and the society. Doping is a matter of great public concern today, and we should be aware that, if a procedure like that described in the present study is performed, illegal drugs in sport would be neither discoverable nor would they violate the antidoping rules. »

    JFS

  • vinnybuitoni
    • Posté à 18h37 le 12/11/2007
    • Internaute 21891

    La cocaïne est-elle vraiment considérée comme un produit dopant ou plutôt comme un produit interdit ?
    Son usage doit être plus souvent un usage social qu’un usage strictement sportif.
    Bien que ses effets soient totalement différents de ceux du cannabis, les sportifs contrôlés positifs à l’une de ces deux substances doivent avoir eu recours, dans une très grande majorité, à l’une de ces substances pour un plaisir personnel et non dans une recherche de résultat sportif.

    Pour ce qui est du cannabis, il est considéré comme produit interdit et non comme produit dopant (et fort heureusement d’ailleurs). Qui aura de meilleurs résultats sportifs après avoir fumé du cannabis ? ? ? Très peu de gens à mon avis.
    D’ailleurs, n’ayant aucun effet positif sur les résultats sportifs et n’étant pas foncièrement dangereux, il ne devrait même être recherché dans les contrôles anti-dopage.

    Quant à la cocaïne, à part sur le plan mental, elle ne doit pas avoir d’aspects positifs sur le plan de la performance à proprement parlée.
    Les sportifs ne doivent pas l’utiliser pour la performance. Les contrôlés positifs à ce produit doivent juste avoir en eux quelques restes de soirées festives entre amis...