08/11/2007 à 21h30

Le fils de deux mères françaises est-il français ?

Florent Daudens | Journaliste

Lucien, 18 mois, a officiellement deux mères, des Françaises vivant au Québec. Le consulat refuse de lui accorder la nationalité.


Un bébé et sa tétine (dao hodac/Flickr).

(De Montréal) Mathilde et Séverine vivent en union civile (l’équivalent du Pacs) depuis 2005. Elles sont les mères de Lucien, 18 mois, né d’une procréation « amicalement assistée » . Ce terme, issu du code civil québécois, signifie que l’un des deux parents est la mère biologique. Au mois de septembre, elles décident de dresser leur testament, au cas où, et tentent dans la foulée de faire naturaliser leur fils auprès du consulat général de France à Montréal.

Si la demande de naturalisation est déposée plus de trente jours après la naissance de l’enfant, la procédure prévue est la suivante : le consulat ne peut pas émettre de certificat de naissance français, mais il doit transcrire l’acte de naissance québécois :

« Avant ou après trente jours, il n’y avait pour nous aucune différence. On pensait qu’il s’agirait d’une simple formalité dans la mesure où nous étions prêtes à accepter d’inscrire Lucien uniquement sous le nom de Mathilde [la mère biologique, ndlr] » , précise Séverine.

Quelques jours après avoir envoyé leur dossier au consulat, le couperet tombe : « Le consulat général de France à Montréal ne peut transcrire l’acte de naissance de votre enfant, car les énonciations figurant dans son acte québécois sont contraires à l’ordre public français » , écrit le consul dans une lettre adressée aux deux parents. En clair, leur demande de naturalisation pose problème à l’état civil.

La raison ? L’acte de naissance de Lucien stipule qu’elles sont les deux mères de l’enfant. Or, selon le code civil français, « est réputée mère la personne qui a accouché » , déclarent les services consulaires pour justifier leur refus.

« Tout ce qu’on demande, c’est qu’il soit inscrit à l’état civil »

Une décision que refuse Séverine : « Dans tous les cas, il est français. Tout ce qu’on demande, c’est qu’il soit inscrit à l’état civil. » Les deux mères ont dressé un testament : « Au cas où on décéderait toutes les deux, on souhaite que Lucien soit rapatrié en France auprès de nos familles respectives. »

Elles sont prêtes à accepter que seule la mère biologique ne soit mentionnée sur l’acte, le père étant noté « inconnu ». Selon l’article 18 du code civil : « Est français l’enfant dont l’un des parents au moins est français. » Mais même dans ce cas, il est impossible de rayer le nom de l’une des deux mères, l’acte devant être transcrit en bonne et due forme.

Le consulat a donc transmis le dossier pour instructions au procureur de la République du tribunal de Nantes, qui exerce la tutelle en matière d’état civil pour les expatriés. « On se trouve devant un vide juridique » , estime Séverine. Et sa compagne d’ajouter : « Une telle injustice, ça ne devrait pas exister. C’est une aberration. » Le code civil québécois accorde quant à lui le droit aux couples homosexuels de s’engager en union civile et d’avoir ainsi les mêmes droits et devoirs que les couples mariés depuis 2002 -le Québec a ensuite reconnu le droit au mariage gay en 2004.

Ils peuvent aussi avoir un enfant, que ce soit par adoption, procréation médicalement assistée ou avec « les forces génétiques d’un tiers » (un contrat de mère porteuse n’est toutefois pas reconnu). Dans tous les cas, le code civil québécois est formel : la filiation est légalement identique à la filiation par le sang.

A l’époque, certains estimaient que ces changements apportés au code civil étaient précipités, notamment Alain Roy, professeur de droit à l’Université de Montréal. Aujourd’hui encore, il se montre critique de cette disposition légale :

« Ce n’est pas une question de droit de l’enfant, mais plutôt de droit à l’enfant. Il s’agit d’une perversion des concepts alors que l’acte de naissance est le document fondateur d’un enfant. »

Malgré ces réserves, la société québécoise semble avoir accepté cette nouvelle définition de la famille.

Sarkozy : « Les enfants ont besoin d’un père et d’une mère »

De l’autre côté de l’Atlantique, la classe politique est divisée. En 2006, 174 députés UMP et UDF ont signé une entente parlementaire contre l’adoption homosexuelle , que ce soit un enfant extérieur au couple ou l’enfant d’un deux conjoints. Une position reprise par Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle, dans une interview au Figaro Magazine :

« Aujourd’hui, il est nécessaire d’aller plus loin que le simple Pacs. Mais le modèle qui est le nôtre doit rester celui d’une famille hétérosexuelle : les enfants ont besoin d’un père et d’une mère. »

A l’opposé, Ségolène Royal s’est prononcée en faveur de l’homoparentalité par l’adoption, « sur la base de la qualité du projet familial » . Mais les avis sont partagés au PS, comme en témoigne la position de Lionel Jospin :

« La construction de la personnalité d’un enfant. Elle se fait dans l’altérité, dans le rapport aux deux genres, masculin et féminin, donc à un père et à une mère. »

Le couple a demandé l’aide des deux sénateurs des Français établis hors de France représentant le Parti socialiste, Richard Yung et Monique Cerisier-ben-Guiga. Cette dernière a d’ailleurs adressé une lettre à la Garde des Sceaux, afin d’appuyer leur cause.

Son collègue précise toutefois que leur démarche ne vise pas la reconnaissance des deux mères, mais seulement de la mère biologique. « En droit français, les parents c’est un père ou une mère » , précise-t-il. Les sénateurs sont habilités à saisir la Halde, un recours qu’ils n’excluent pas.

L’intérêt supérieur de l’enfant doit primer

Côté justice, une récente décision pourrait faire pencher la balance du côté des parents de Lucien. Un couple hétérosexuel s’est battu sept ans pour faire naturaliser leurs enfants, deux jumelles nées aux Etats-Unis d’une « gestation par autrui » (mère porteuse). Comme le révélait Libération, la cour d’appel de Paris a tranché en leur faveur à la fin du mois d’octobre. « La non-transcription des actes de naissance aurait des conséquences contraires à l’intérêt supérieur des enfants » , a jugé le tribunal.

Cette décision fera-t-elle jurisprudence ? « Trop tôt pour le dire » , affirme une source bien au fait de ces causes. Chose certaine, ce jugement reste sous le joug d’un éventuel pourvoi en cassation.

Quant aux droits des familles homoparentales, ils restent à définir. La Cour de Cassation a émis un arrêt en 2006 autorisant la délégation de l’autorité parentale au sein d’un couple homosexuel. Un an plus tard, elle a toutefois rejeté une demande d’adoption déposée par la compagne d’une mère biologique.

Mathilde et Séverine se déclarent prêtes à affronter les démarches judiciaires, mais elles craignent les frais d’avocat. « On n’a pas des milliers de dollars à dépenser en recours » , précise Séverine :

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  • Anonyme

    « Mathilde et Séverine se déclarent prêts à affronter les démarches judiciaires, mais ils craignent les frais d’avocat. » elles, pas ils. petite bourde, surtout quand il s’agit d’un couple de deux femmes, non ?

    • Florent Daudens
      Florent Daudens
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 22h42 le 08/11/2007
      • Journaliste 10181
        Journaliste

      Corrigé. Le sujet était « parents ».Merci pour votre vigilance.

      • Anonyme répond à Florent Daudens

        Moi je ne comprends pas la patience des homosexuels, pourquoi quémandent-ils encore la tolérance ? L’Egalité leur est due, et pour moi, le débat ne doit plus porter sur l’ouverture du mariage aux couples homos ou l’adoption, que la République leur doit, mais sur les compensations financières à verser aux couples homosexuels, discriminés depuis toujours. Combien de conjoints veufs virés de chez eux, ruinés par des familles sans scrupules, surtaxés à la mort de l’un ?
        En ferait-on un tel débat si c’était les Noirs, les Juifs, ou qui sais-je, que l’on excluait de l’Egalité (un mot qui, en France, mérite de moins en moins son « E » en majuscules).
        Courage les filles !
        Bruno.

         
        • Anonyme

          Au lieu de raocnter n’importe quoi : Ca n’est pas de la discrimination c’est juste un simple principe logique : un enfant ne peut pas avoir 2 mères !
          Un enfant ça n’est pas le résultat de 2 ovules et ça même si ça te pose un problème !

          Un enfant c’est un spermatozoïde + un ovule !

          • Anonyme

            Il faut venir équipé de son cerveau quand on lit, même si c’est un texte de quelques lignes, les problèmes que rencontrent ces deux femmes sont étroitement liés aux discriminations indiscutables subies par les homosexuels !
            Des civilisations plus anciennes avaient des modèles de familles plus « compliqués » que ceux auxquels vous vous référez.
            Il n’y a sans doute plus que pour les gens comme vous qu’un enfant n’est que le résultat d’un spermatozoïde et d’un ovule. Le plus souvent c’est vrai, mais on n’envoie pas à la gueule d’un gamin !
            La République doit protéger les citoyens, pas édicter des règles de vie, dans ce domaine au moins.
            Votre argument est un peu celui des homophobes qui invoquent l’homophobie pour se battre contre l’Egalité accordée aux homos.
            Bruno.

          • robertparis
            • Posté à 21h53 le 10/11/2007
            • Internaute 21749

            Pour faire un enfant c’est facile : un ovule + un spermatozoide OK mais pour en faire un homme ou une femme il faut 20 ans d’amour et là peu importe le sexe des parents. Demandez aux enfants élevés dans des familles homoparentales.

          • Anonyme

            c’est :
            1) Biologiquement le résultat de la rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule, et de neuf mois de gestation au sein d’un utérus
            2) Humainement le rejeton d’une éducation, d’un milieu, d’une culture, d’un pays, des personnes qui s’occupent de lui, de celles qui l’entourent, de celles qui l’aiment et qui lui apportent protection, soutien, écoute et éducation.
            On peut gloser sur la primauté du biologique sur l’humain, on ne déferra jamais ce que l’histoire des uns et des autres a été. Ma meilleure amie a été élevée par sa grand mère à la mort de sa mère, un autrei a grandi en tête à tête avec son père, un qui a été élevé par un beau-père, un dont le frère et la soeur sont des enfants adoptés, ou mon fils cadet, né d’une union homosexuelle, qui n’est pas mon fils biologique et qui en ce moment me tire la jupe en disant : maman, tu m’aides à faire mon coloriage ? et qui attend avec impatience l’arrivée de son grand frère (mon fils ainé, né avec sa soeur d’une relation hétérosexuelle) pour lui fêter son anniversaire.

          • mathieu-s2
            • Posté à 19h27 le 11/11/2007
            • Internaute 18461

            A CA de 19H03
            Vous écrivez, » un enfant, c’est un spermatoroïde+un ovule »...

            Quelle triste représentation de l’enfant !

            Un enfant est une personne née du fait du hasard biologique et social et qui se construit en interaction avec ceux qui l’accueillent comme avec ceux qui ne l’accueillent pas.

            Cette interaction et la liberté de cette personne sont bien plus importantes que votre équation simpliste.

            D’ailleurs, le plus souvent un spermatozoîde+un ovule ça ne donne rien...

            La démarche du journaliste qui monte en épingle cette affaire franco-canadienne doit certes être critiquée et dénoncée, pour ses erreurs logiques, les failles de sa démonstration et son titre racoleur, bref la manipulation médiatique à laquelle il se prête, à tort selon moi.

            Ce n’est pas une raison pour dire n’importe quoi sur les enfants !

            D’ailleurs, le cas concret montre bien combien ce que vous dites est loin de la réalité. Il est en effet évident que si ces deux femmes n’avaient pas eu un projet de maternité partagée, cet ovule et ce spermatozoide ne se seraient jamais rencontrés !

            Avez vous remarqué que le « père biologique » est absent du débat... Ce qui indique clairement que le fournisseur du « spermatozoïde » n’est pas trop impliqué dans cette rencontre.

            Il faut critiquer ce qui est criticable, mais il ne faut pas réduire les êtres humains à un statut de molécules de laboratoire. Vous vous trompez de combat.

            • Anonyme répond à mathieu-s2

              Bonjour,

              J’espère que tout le monde a compris que ce n’est pas moi, Bruno, qui fait ce type d’addition idiote, je répondais à un courrier de « Courageux anonyme » qui s’exprimait ainsi, et je citais sa formulation dans ma réponse.
              J’aime bien ce lieu de débat, mais la mention en haut de texte du nom de l’auteur du message auquel on répond peut prêter à confusion. D’ailleurs pourquoi cette remarque à laquelle je répondais a-t-elle disparu ?
              Bruno.

        6 autres commentaires
    • Anonyme

      Ah, frinchemint ces Frinçais...

  • boboétie
    • Posté à 22h34 le 08/11/2007
    • Internaute 2816

    Dieu reconnaîtra les siens ?
    « Un jour, mon berceau
    fut placé à côté de celui d’un autre enfant.
    L’un de nous deux mourut.
    Depuis, je ne sais pas
    lequel est vivant :
    lui ou moi ? » de Mark Twain ?

    La question est toujours la même : pourquoi faire simple, quand on peut s’amuser à faire compliqué !

    à lire ceci, on se prend à aimer Le Meilleur des Mondes !

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à boboétie
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 00h10 le 09/11/2007
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      Pratiquement.

      1. Si « les énonciations figurant dans son acte québécois sont contraires à l’ordre public français », l’acte québécois en France est nul de nullité absolue. IL N’EXISTE PAS. Autrement, on reconnaitrait des effets juridiques à un acte contraire à l’ordre public.

      2. En l’absence de la meilleure preuve - « un acte de naissance » - et étant établi qu’il n’en existe pas, une preuve secondaire est admise.

      3. On peut accepter un test ADN, ou même une preuve testimoniale... qui indiqueront la mère biologique.

      4. La mère biologique ayant la nationalité française, l’enfant y a droit aussi...

      Il serait temps que se tranchent quelques noeuds gordiens et que se distribuent quelques paires de baffes...

      Pierre JC Allard

      Lien

      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à pierrejcallard
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 00h13 le 09/11/2007
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        corriger le lien : Lien

         
        • pierrejcallard
          pierrejcallard répond à pierrejcallard
          http://www.nouvellesociete.org
          • Posté à 16h57 le 10/11/2007
          • Internaute 3366
            http://www.nouvellesociete.org

          Je ne comprend pas pourquoi, au milieu de commentaires de qualité fort inégale, on ferme celui ci-dessus qui offre une approche tout à fait concrète et sans partisanerie. Simple photophobie des cloportes ?

          Pierre JC Allard Lien

        1 autres commentaires
      • pablico
        pablico répond à pierrejcallard
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 14h50 le 09/11/2007
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        On nous rabat les oreilles avec les enfants des homos, enfants qui n’ont comme parent des gens du même sexe.
        On nous dit qu’il faut un père et une mère.
        Mais quid des orphelins de père ou de mère, des enfants de ’fille mère’, des enfants élevés que par leur grande mère, que par leur grand père ? ?
        Eux ils ont le droit, on ne les plaint pas. Eux ils vont être équilibrés, pas les enfants d’homo, et pourtant c’est le même cas de figure.

         
        • Luk
          Luk répond à pablico
          • Posté à 15h27 le 09/11/2007
          • Internaute 13394

          Je suis bien d’accord avec vous. On se demande d’où vient cette idée que les enfants qui n’ont pas un père et une mère ne grandissent pas normalement, deviennent des gens bizarres et malheureux.

          Et pourquoi cet argument n’apparait que lorsqu’il s’agit de l’adoption par un couple homosexuel, et jamais quand il s’agit de famille recomposée (l’enfant se retrouve soudainement avec 2 pères et 2 mères, par exemple) etc.

          Je pense qu’on sous-estime gravement l’intelligence et l’adaptabilité des enfants. Pour peu qu’ils soient aimés et qu’ils grandissent dans un environnement stable, il y a peu de chance pour voir apparaître des déséquilibres terribles chez les enfants de couple homosexuel.

          • Anonyme répond à Luk

            famille recomposée, 2 Pères 2 Mères
            il y a père et mère, même si c’est en double
            environnement stable :
            qui est papa qui est maman ?
            on ne doute pas de votre amour........
            je suis dépassé par tout ça
            mariage entre deux femmes, deux hpmmes ?
            tout vpus est dû
            à quel titre ?
            pour passer à la télé si tu n’es pas homo aujourd’hui, tu ne passes pas
            il n’y en a que pour eux
            ils commencent à nous fatiguer ces homos

          • Anonyme répond à Luk

            famille recomposée, 2 Pères 2 Mères
            il y a père et mère, même si c’est en double
            environnement stable :
            qui est papa qui est maman ?
            on ne doute pas de votre amour........
            je suis dépassé par tout ça
            mariage entre deux femmes, deux hpmmes ?
            tout vpus est dû
            à quel titre ?
            pour passer à la télé si tu n’es pas homo aujourd’hui, tu ne passes pas
            il n’y en a que pour eux
            ils commencent à nous fatiguer ces homos

        • Anonyme répond à pablico

          Quel rapport ?

          Le fait est que cet enfant n’a pas 2 mères, il n’a qu’une mère.

          • Anonyme

            Vaut mieux deux que rien du tout ...

            Moi j’ai une mère, un père, et je suis loin d’avoir eu des parents parfaits ! J’estime d’ailleurs qu’ils ont été de très mauvais parents, malgré tout le respect que je dois à mes géniteurs. Oui géniteurs, ils ne sont que cela à mes yeux.
            Et si ce petit Lucien reçoit tout l’amour de ses DEUX MAMANS que je n’ai eu ni de mon père, ni de ma mère, dans 20 ans il sera le plus heureux et le plus parfait des hommes !

            • Anonyme

              rendez-vous dans 20 ans
              un homo de plus ! ! ! ! ! ! ! !

              • robertparis
                • Posté à 22h05 le 10/11/2007
                • Internaute 21749

                Si les enfants d’homos devenaient homos, je suppose que les enfants d’hétéros seraient hétéros ? Alors pourquoi y a t il tant d’hétéros qui ont des enfants homos ?

                Non Lucien n’a pas plus de chance qu’un autre d’être homo. Mais probablement il sera plus ouvert à la différence, ce qui est une qualité qui manque à beaucoup de nos concitoyens.

                Et puis si la France ne veut pas lui donner la nationalité française malgré la nationalité de ses deux mamans, rien de l’emp^chera d’être heureux avec un passeport canadien.

                Mais si les mamans décident de revenir vivre dans notre beau pays de France, faudra t il à Lucien une carte de séjour ?

              • manshivas
                • Posté à 11h48 le 11/11/2007
                • Internaute 9968

                Et vous vos parents étaient-ils de gros d’intolérants dénues de toutes intelligence ?

                J’ai eu un amis (de sexe masculin) qui a une maman lesbienne, il a été élevé par deux femmes. Cela a du avoir une certaine influence, il ne couchait qu’avec des filles... lol

        • Anonyme répond à pablico

          Quelle hypocrisie de la part des politiques de mettre en avant la nécessité pour un enfant d’avoir une mère et un père puisque depuis 1966 la loi française autorise une personne célibataire à adopter, donc à créer une famille monoparentale et qui le restera du point de vue légal car un enfant adopté une fois ne peut pas l’être à nouveau par un éventuel deuxième parent.

          Les familles monoparentales font peur, mais la plupart des familles homoparentales sont composées de deux parents et demandent justement à être reconnues comme telles.

          Quand c’est possible, il est certainement plus sûr pour un enfant d’avoir plus d’un seul parent, mais aucune famille homoparentale n’a la folie de tenter de faire croire à un enfant qu’il a été conçu à partir de deux ovules ou de deux spermatozoïdes ( j’ai l’audace d’affirmer cela après dix ans d’action au sein de l’Association des Parents et futurs parents Gais et Lesbiens).

        9 autres commentaires
  • Anonyme

    ou burlesque, au choix
    y compris le laïus de Jospin
    une telle connerie ambiante, c’est génétique ou quoi ?
    non excusez moi, je voudrais vraiment m’exprimer de façon polie mais là c’est au-dessus de mes forces

  • Anonyme

    Tous ces nouvelles parentalités, homoparentalité, avec mère porteuse, insémination avec donneur inconnu, procréation « amicalement assistée », ne sont pas encore légiférées dans tous les pays de la même façon : ces femmes qui vont se faire inséminer en Belgique, les couples d’homosexuels qui vont payer une mère porteuse aux Etats Unis, etc... Tout celà pose des problèmes d’homologation dans ces pays. Ce sont des situations qui n’ont pas été prévues et évidemment posent problème. Pour l’instant, aux parents. Mais dans dix ou vingt ans, celà posera certainement problème aux enfants : « d’où je viens, quelles sont mes origines, où sont mes racines » ? et de nombreux problèmes psychologiques suivront avec ces questions. Déjà un enfant adopté, même par une famille parfaite se pose des questions sur sa filiation, alors imaginons seulement ce que pourra penser un enfant né outre-atlantique, enfant d’une mère porteuse inconnue (et payée pour son travail) et affublé de deux pères ? Même avec des explications et beaucoup d’amour, comment pourra-t-il se construire ? Moi, je me pose beaucoup de questions. L’Homme a souvent joué l’apprenti sorcier sans penser à l’avenir de ses créations. Le débat est ouvert ?

    Mon-Al

    • Anonyme

      Comme toi je me pose des questions ...cela ressemble un peu au club med « quand je veux, où je veux, comme je veux “....le libéralisme et l’individualisme sont devenus la règle

      JJA

    • A déménagé le 8-10-2011
      • Posté à 10h21 le 09/11/2007
      • Internaute 13512
        nc

      « Déjà un enfant adopté, même par une famille parfaite se pose des questions sur sa filiation »

      qu’est-ce qu’une famille « parfaite » pour vous ? !

      hétérosexuelle ? blanche ? française ? ... ?

      • Anonyme répond à A déménagé le 8-10-2011

        Une famille « parfaite » pour un enfant adopté, est une famille aimante. La couleur n’a rien à voir, la nationalité non plus. Quant à l’hétérosexualité, là se pose le seul problème que selon vous j’ai l’outrecuidance de suggérer ! ! ! ! Ne mélangez pas, s’il vous plait, une arrière-pensée raciste à mon post. Ce n’est pas le sujet et votre essai de polémique est absolument stérile.

        Mon-Al

      • Anonyme répond à A déménagé le 8-10-2011

        Et bien une famille parfaite c’est la mère biologique et le père biologique et l’amour de leur enfant.

        Ca n’est pas très « branché » mais pourtant c’est la réalité même si ça ne plait pas à certains.

         
        • Anonyme

          Et vous, vous estimez-vous parfait ? Fils ou fille de famille parfaite ? Parent parfait ? Allez, mettez-vous encore 5 beaux points rouges parfaits pour noter vos propos parfaits.

          Quelle misère ...

          • Anonyme

            Je reponds pour le CA 23 : 33 : personne ne peut s’estimer « parfait ». Ce serait d’une prétention insupportable. Par contre, chaque parent, faute d’être parfait, s’efforce de faire de son mieux. Le mieux n’est pas toujours jugé « parfait » par les enfants, car malgré la meilleure volonté du monde on fait toujours des erreurs. Mais la moindre des choses à offrir à ses enfants, biologiques ou adoptés, est de l’amour, une éducation correcte, et surtout un encadrement de tout moment. Les créations modernes de familles spécifiques, homo, mono, sont à la mode dans une partie de la population, en général branchée, urbaine. Mais le commun des mortels forme des familles ordinaires, avec papa, maman et enfants. C’est la normalité. Les différences sont toujours difficiles pour les enfants, car malgré l’évolution des moeurs (un enfant sur trois a des parents divorcés, ce qui il y a une dizaine d’années n’était pas le cas), les enfants sont cruels entre eux et ils aiment se fondre dans l’uniformité. Il faudra encore quelques décennies pour que les spécificités entre dans la « normalité ».
            Quant à vos histoires de points rouges, je n’y comprends absolument rien, et en plus m’en désintéresse complètement. C’est votre post qui est misérable.

            Mon-Al

            • Anonyme

              Ces quelques mots me choquent dans votre discours. Parler de « mode » pour une « partie de la population, en général branchée », de « création moderne »... on dirait que vous parlez du dernier téléphone portable.

              Que veut dire « le commun des mortels forme des familles ordinaires, avec papa, maman et enfants »... Les familles monoparentales sont aussi ordinaires.

              Les familles homo, les familles hétéro, recomposées ou non, avec ou sans enfants... tout cela existe et est aussi ordinaire que votre image « contes de fées » de la famille.

              • Anonyme

                Familles recomposées, ... ne sont pas de véritables familles, elles reflètent surtout la médiocrité de certains parents.

                • Anonyme

                  familles parfaites = famille d’homos
                  c’est çà ? j’ai bien compris ?
                  on en apprend tous les jours
                  pôvres malheureux que ces homos
                  ils sont homos car ils n’ont eu que des familles détestables
                  heureusement qu’il y a des gens plus costauds qui savent se refaire sans pour celà devenir homo
                  salut

            • Anonyme

              bien d’accord avec CA de 23h58

          • Anonyme

            Qu’est ce que ça viens faire là ?
            Une famille c’est un père biologique et une mère biologique que ça vous plaise ou non.

            • mathieu-s2
              • Posté à 15h04 le 10/11/2007
              • Internaute 18461

              Là, vraiment cette affirmation péremptoire,

              « Une famille c’est un père biologique et une mère biologique que ça vous plaise ou non. »,
              frise l’idiotie complète ! ! !

              Une personne veuve avec ses enfants, ce n’est pas une famille ?
              Une famille ayant adopté un ou des enfants, ce n’est pas une famille ?

              Des grands-parents prenant en charge des enfants après le décès accidentel de leurs parents, ce n’est pas une famille ?

              Une famille recomposée, où vivent ensemble des enfants de parents différents, ce n’est pas une famille ?

              Une personne veuve ne pourrait pas se remarier et avoir avec un nouveau conjoint de nouveaux enfants et que cela fasse une famille ?

              Une telle épaisseur d’oeillères, ça fait un peu peur...
              Il faut réfléchir un peu avant d’écrire !

            • Anonyme

              tout à fait ok avec le CA de 12h11

    • Anonyme

      Bonjour.

      Peut être un peu vieux jeu à ce sujet, il est vrai que je fais un blocage avec l’idée de l’homoparentalité. Mais on a aujourd’hui un gosse qui va subir tout ça alors qu’il n’a rien choisi. Je souhaite donc que la législation s’adapte (prenne le temps de s’adapter) à la réalité d’aujourd’hui (existence de couple homo et souhait de transmettre/partager avec amour une éducation et des valeurs) afin de ne pas laisser les gamins dans le brouillard, et ce sans à priori, ni discrimination (donc faire abstraction de ce coté vieux jeu). Le gamin est là ; n’en faisons pas une bete de foire.

      Je trouve qu’à cette question, on s’attache beaucoup trop à la situation présente des parents, alors que le principal, à mon point de vu, c’est la situation future des enfants. Ne les rendons pas victimes de la discrimination de leurs parents.

      Stouve.

      • Tophee
        Tophee
        en haut a gauche
        • Posté à 11h38 le 09/11/2007
        • Internaute 2159
          en haut a gauche

        Prennons le mal a la racine : Ne pas faire de duiscrimination a l’encontre des parents est le meilleur moyen d’assurer que leur enfant ne soit pas victimes de cette discrimination.

         
        • Anonyme répond à Tophee

          Vous avez entièrement raison (et je ne me suis peut être pas exprimé très clairement).
          Utopiquement, ce serait bien, mais dans la réalité, même quand le mariage homosexuel et l’homoparentalité sera officiellement reconnu, il restera le regard des gens que ça choque (l’avortement, le porno, McDo sont autorisés, ce qui n’empeche pas de choquer certains). C’est ce regard qui, je le souhaite, ne doit pas atteindre l’enfant... C’est peut être utopique aussi...
          Stouve

          • Charles Mouloud
            Charles Mouloud
            Bras gauche de la Vénus de (...)
            • Posté à 14h45 le 09/11/2007
            • Internaute 12542
              Bras gauche de la Vénus de (...)

            J’aimerais pas habiter dans te tête ! ! !
            C’est le bordel , c’est pas rangé....Fais du rangement , un peu de ménage ...pose des étagères...tout traine au même niveau..
            « ...homo, mac do,avortement,porno,.. »
            Ce qui me choque , moi , c’est le foutoir de ton esprit ! ! !

          • Anonyme

            Avortement, porno, Mac Do : lol lol lol

            Sarko, Platon, Marilyn même combat

        • Anonyme répond à Tophee

          Ca n’est pas de la discrimination à l’encontre des parents puisque l’une d’elles n’est pas parent de cet enfant c’est pourtant pas compliqué !

          Cet enfant n’a pas 2 mères il n’en a qu’une.

        6 autres commentaires
      • Anonyme

        Il n’y a pas de discrimination !

        Il est né canadien, c’est simplement un problème de double nationalité !

        La société canadienne est très ouverte et je vois pas pourquoi il le vivrait mal.

         
        • Anonyme

          Je ne parler de discrimination à la nationalité, mais de discrimination à la sexualité des parents.
          Stouve

        1 autres commentaires
      • mathieu-s2
        • Posté à 18h10 le 09/11/2007
        • Internaute 18461

        Il ne faudrait pas trop baratiner... Cet enfant n’a aucun problème. C’est un enfant d’état - civil canadien reconnu par celui-ci comme ayant deux mères françaises.

        Ce sont les deux mères en question qui s’énervent - pourquoi, on aimerait le savoir ! - pour repasser en droit français, alors qu’elles ont délibérément choisi d’agir en droit canadien parce que celui-ci est plus favorable à leur façon de concevoir la filiation.

        Quelqu’un fera-t-il ici la démonstration qu’avoir un état-civil canadien est gravement attentatoire aux droits de l’enfant ?

        A quels problèmes s’attend-on ? Les grands-parents vont-ils le déshériter ?
        La France lui refusera-t-elle le droit de vivre en France...

        Qu’on nous dise quel est le problème.

        Ce sera plus intéressant de discuter ensuite.

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