Bonnes feuilles 10/03/2010 à 12h59

Leçon d'économie : pourquoi ne pas rentrer à pied quand on a bu

Zineb Dryef | Journaliste Rue89


Des talons perdus sur un trottoir (Kyz/Flickr)


« Superfreakonomics », un livre de Steven D. Levitt et Stephen J. Dubner (DR)

Quatre ans après leur premier best-seller, Levitt et Dubner récidivent avec « Superfreakonomics ». Dans ce petit précis de l’économie comme vous la vivez mais comme vous ne la lisez jamais, la volonté affichée des deux auteurs est d’« éclairer » par l’économie des « comportements humains réels ».

Les raisons pour lesquelles les dealers squattent chez leurs mères, les points communs entre les instituteurs et les sumo, comment le prénom donné à votre bébé va influer sur son environnement économique... Voici quelques-unes des pistes explorées par Steven D. Levitt, professeur à l’université de Chicago et Stephen J. Dubner, journaliste au New York Times dans « Freakonomics » en 2005.

Dans la version 2010, disponible en France depuis le 18 février aux éditions Denoël, « Superfreakonomics » s’attache à élucider de nouveaux mystères :

  • Quel est le point commun entre une prostituée et un Père Noël de grand magasin ?
  • Pourquoi souscrire une assurance-décès quand on s’apprête à commettre un attentat-suicide ?
  • Pourquoi les kangourous sont-ils plus efficaces qu’Al Gore pour sauver la planète ?
  • Pourquoi ne faut-il surtout pas rentrer à pied quand on a trop bu ?

Bien reçu par la presse américaine à l’automne dernier, l’ouvrage n’en a pas moins déchaîné une sacrée polémique. En cause, le dernier chapitre de l’ouvrage, consacré au climat. Intitulée « Quel est le point commun entre Al Gore et le mont Pinatubo ? », cette partie a été attaquée par plusieurs économistes et chercheurs de renom, dont Paul Krugman (prix Nobel d’économie) qui accuse Levitt et Dubner de raconter n’importe quoi :

« Le chapitre s’ouvre sur le refroidissement climatique. Il est dit qu’ il y a 30 ans régnait un consensus scientifique autour du refroidissement climatique comparable à celui sur son réchauffement.

[...] Dans les années 70, quelques scientifiques avançaient cette hypothèse et quelques articles, assez populaires, véhiculaient leurs théories [...] Ce que nous avons aujourd’hui, ce sont des programmes de recherches importants, impliquant des milliers de scientifiques, des publications dans plusieurs revues et des organisations internationales qui conviennent tous que le réchauffement climatique dû à l’activité humaine est réel. »

Des dizaines de blogs s’écharpent sur le sujet. Sur le blog de leur nouvel opus, Levit et Dubner recensent les critiques et y répondent. Autre sujet de controverse, signalé par le blogueur économiste Alexandre Delaigue, l’accusation de machisme concernant leur chapitre sur la prostitution.

Avant de vous plonger dans le remarquable chapitre consacré à l’économie de la prostitution (où l’on apprend qu’une prostituée a une probabilité plus forte de coucher avec un policier que de se faire arrêter par lui) ou dans celui qui traite des rapports entre pets de kangourou et sauvegarde de l’environnement, Rue89 vous propose de découvrir deux extraits de l’ouvrage.

Page suivante, extrait : « Pourquoi ne faut-il surtout pas rentrer à pied quand on a trop bu ? »

► Mis à jour le 10/03/10 à 14h20. Ajout de l’accusation de machisme.

Pourquoi ne faut-il surtout pas rentrer à pied quand on a trop bu ?

Cela fait maintenant des dizaines d’années que l’on essaie de nous faire prendre conscience du risque que représente la conduite sous l’emprise de l’alcool. On sait qu’un conducteur ivre a treize fois plus de risques de causer un accident qu’un conducteur sobre. Et pourtant, beaucoup de personnes continuent de conduire en état d’ivresse.

Aux États-Unis, plus de 30 % des accidents mortels impliquent au moins un automobiliste ayant trop bu, et en fin de nuit, quand les gens sont le plus imbibés, cette proportion s’élève à près de 60 %. Au total, un kilomètre sur 140 est conduit en état d’ivresse, soit plus de 33 milliards de kilomètres chaque année.

Pourquoi tant de conducteurs prennent-ils le volant alors qu’ils ont trop bu ? Peut-être -et c’est le plus inquiétant- parce qu’un conducteur ivre se fait rarement prendre : en moyenne, une fois tous les 43 400 kilomètres. Cela signifie que l’on peut espérer traverser quatre fois les États-Unis d’est en ouest et inversement, en sifflant des bières pendant tout le trajet, avant que la police vienne vous intimer l’ordre de vous garer sur le bas-côté.

Comme la plupart des mauvais comportements, la conduite sous l’emprise de l’alcool pourrait sans doute être éradiquée si l’on prenait des mesures suffisamment dissuasives -comme l’installation de barrages routiers aléatoires, avec exécution séance tenante des contrevenants-, mais il est fort douteux que nos sociétés y soient prêtes.

Revenons à la fête chez vos amis, où vous avez pris ce qui paraît la décision la plus simple : au lieu de conduire, vous allez rentrer chez vous à pied. Cela ne fait jamais qu’un kilomètre, après tout. Vous prenez donc congé de vos amis, vous les remerciez pour cette excellente soirée et vous leur faites part de votre sage décision.

Ils vous approuvent chaleureusement, mais ont-ils raison de le faire ? Il est de notoriété publique que conduire en état d’ivresse est terriblement dangereux, mais marcher en état d’ivresse l’est-il vraiment moins ? En d’autres termes, votre décision est-elle si sage que cela ?

Regardons les chiffres. Chaque année, aux États-Unis, plus de 1 000 piétons ivres sont tués dans des accidents de la circulation. Les uns (y compris en ville) marchaient sur la chaussée ; d’autres (à la campagne) s’étaient allongés au bord de la route pour se reposer ; d’autres encore voulaient traverser une bretelle d’autoroute. Parmi les quelque 13 000 personnes tuées chaque année dans des accidents de la circulation dus à l’alcool, la part des piétons ivres est relativement modeste.

Mais, lorsqu’il s’agit de choisir entre aller à pied et prendre sa voiture, ce ne sont pas les valeurs absolues qu’il faut considérer. La bonne question est la suivante : est-il plus dangereux, quand on a trop bu, de conduire un kilomètre ou de marcher un kilomètre ?

Chaque jour, l’Américain moyen parcourt ainsi environ 800 mètres, sans compter les pas qu’il fait à son domicile ou sur son lieu de travail. Étant donné que les Américains âgés de plus de seize ans sont quelque 237 millions 6, le nombre total de kilomètres parcourus chaque année par des personnes en âge de conduire est de 69 milliards. En considérant qu’un cent quarantième de cette distance est parcourue en état d’ivresse - soit la même proportion que pour les kilomètres parcourus en voiture, cela veut dire que, chaque année, 495 millions de kilomètres sont parcourus par des piétons ivres.

Une simple règle de trois suffit par conséquent à affirmer qu’un piéton ivre risque huit fois plus d’être tué qu’un conducteur ivre.

Il convient toutefois d’apporter immédiatement un correctif : la probabilité qu’un piéton ivre blesse ou tue quelqu’un est infime, ce qui n’est pas le cas d’un conducteur ivre. Dans les accidents mortels liés à l’alcool, 36 % des victimes sont soit des passagers, soit des piétons, soit d’autres conducteurs.

Mais, même en retranchant ces victimes innocentes, marcher en état d’ivresse comporte un risque mortel cinq fois supérieur à celui de conduire en état d’ivresse. Donc, au moment où vous prenez congé de vos amis, le choix semble sans équivoque : il est plus sûr de conduire que de marcher. (Ce qui serait encore plus sûr, évidemment, ce serait de boire moins, ou de rentrer en taxi.)

La prochaine fois que vous aurez sifflé quatre verres de vin dans la soirée, peut-être verrez-vous les choses un peu différemment. À moins que vous ne soyez hors d’état de voir quoi que ce soit, ou que vos amis ne se chargent de tout. Car un véritable ami ne laisse pas repartir à pied un ami qui a bu.

Publié avec l’autorisation des Éditions Denoël, traduit de l’anglais par Nicolas Wronski.
© 2009 by Steven D. Levitt et Stephen J. Dubner et pour la traduction française : © 2010, by Éditions Denoël.

►Page suivante, extrait : de l’importance pour un apprenti terroriste de souscrire à une assurance décès.

Pourquoi souscrire une assurance-décès quand on s’apprête à commettre un attentat-suicide ?

Le 7 juillet 2005, quatre terroristes islamistes ont commis une série d’attentats suicide à Londres, l’un dans un autobus bondé, les trois autres dans le métro.

Cinquante-deux personnes ont été tuées.

« Cet attentat m’a bouleversé personnellement, se souvient Horsley. Nous venions tout juste de lancer notre travail d’identification des terroristes et je me suis dit que si nous avions commencé seulement quelques années plus tôt, nous aurions peut-être empêché cela. »

Les auteurs des attentats du 7 juillet ont laissé derrière eux quelques traces d’activité bancaire, mais sans plus. En revanche, dans les mois qui ont suivi, une nuée de suspects ont collaboré, à leur corps défendant, à notre projet de détection des menées terroristes en se faisant arrêter par la police britannique. Certes, aucun n’était un terroriste avéré ; rien n’a d’ailleurs pu être retenu contre la plupart d’entre eux.

Mais, étant donné qu’ils ressemblaient suffisamment à des terroristes pour avoir été interpellés, ne pouvait-on exploiter leurs comportements en tant que clients de leur banque pour construire un algorithme exploitable ? Par chance, plus d’une centaine de ces suspects avaient justement leur compte dans la banque de Horsley.

Il convenait de procéder en deux temps. En premier lieu, il fallait réunir toutes les données disponibles sur les intéressés et élaborer un algorithme fondé sur les traits qui les différenciaient de la population générale. Ensuite, se servir de l’algorithme pour passer au crible la base de données de la banque en vue d’identifier d’autres terroristes potentiels.

Du fait que le Royaume-Uni combattait désormais, en priorité, les fondamentalistes islamistes (et non plus, par exemple, les terroristes irlandais), les suspects qui avaient été arrêtés portaient, par construction, des noms musulmans. C’était donc l’un des principaux marqueurs démographiques de l’algorithme. Une personne dont ni le nom ni le prénom n’avaient de connotation musulmane n’avait qu’une chance sur 500 000 d’apparaître suspect, contre une chance sur 30 000 pour le nom ou le prénom seul, et une sur 2 000 pour les deux à la fois.

Les terroristes présumés étaient essentiellement des hommes, pour la plupart âgés de vingt-six à trente-cinq ans. En outre, ils avaient une propension anormalement élevée à :

  • posséder un téléphone portable
  • être encore étudiant
  • être locataire plutôt que propriétaire.

Ces seuls traits ne suffisaient évidemment pas à justifier une arrestation. (On les retrouve chez tous les assistants de recherche que nous avons eus l’un et l’autre, et nous sommes absolument certains qu’aucun n’est membre d’un réseau terroriste.) Mais, combinées avec les marqueurs que sont le nom et le prénom, même des caractéristiques aussi banales commençaient à donner à l’algorithme une pertinence certaine.

D’autres caractéristiques, en revanche, se sont révélées neutres, c’est-à-dire non susceptibles d’étayer comme
d’écarter le soupçon de terrorisme. Ce sont notamment :

  • la situation au regard de l’emploi
  • le statut marital
  • le fait d’habiter ou non à proximité d’une mosquée.

Contre toute idée reçue, un homme de 26 ans, célibataire, sans emploi, habitant juste à côté d’une mosquée, n’était pas plus susceptible d’être un terroriste qu’un homme de 26 ans, marié, ayant un emploi et habitant à huit kilomètres de la mosquée la plus proche.

D’autres indicateurs, enfin, étaient clairement négatifs.

Il ressortait notamment des données disponibles qu’un terroriste en puissance avait une probabilité extrêmement faible de :

  • détenir un compte d’épargne
  • retirer de l’argent à un distributeur un vendredi après-midi
  • souscrire une assurance décès.

Le critère du retrait d’argent est évidemment lié à la participation, obligatoire pour un musulman pratiquant, à la prière du vendredi. Le cas de l’assurance décès est plus complexe. Imaginez que vous soyez un homme de 26 ans, que vous ayez une femme et deux jeunes enfants. Sans doute seriez-vous bien inspiré de souscrire une assurance décès pour que votre famille ait de quoi vivre si vous avez la malchance de mourir jeune. Mais les compagnies d’assurances refusent de verser le capital-décès en cas de suicide.

Un père de famille de 26 ans qui envisage de se faire exploser avec une bombe ne va donc probablement pas gaspiller son argent en souscrivant une assurance décès.

À moins qu’il ne veuille donner le change, auquel cas il lui faut passer au plus vite à son agence bancaire, faire changer le prénom figurant sur l’intitulé de son compte pour un autre qui n’ait rien de musulman (Ian, par exemple ) et, pour faire bonne mesure, souscrire une assurance décès. La banque de Horsley en propose justement à partir de quelques livres par mois.

Publié avec l’autorisation des Éditions Denoël, traduit de l’anglais par Nicolas Wronski.
© 2009 by Steven D. Levitt et Stephen J. Dubner et pour la traduction française : © 2010, by Éditions Denoël.

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  • kk
    kk répond à Hulk-
    au vert
    • Posté à 15h32 le 10/03/2010
    • Internaute 13480
      au vert

    Oui, mais pour monter une barricade efficace,il faut réfléchir.

  • ElRey-
    ElRey- répond à Hulk-
    ingénieur
    • Posté à 15h45 le 10/03/2010
    • Internaute 108080
      ingénieur

    « Vous êtes étudiante : il est temps d’apprendre de faire la part des choses entre vos croyances et idées d’une part, et la méthode scientifique d’autre part. »

    Il est temps aussi pour certains de faire des études et d’apprendre ce qu’est une « méthode scientifique ». Il ne s’agit pas en tout cas de faire des pseudo démonstrations basées sur des raisonnements complètement foireux (voir l’explication sur la proportion de kilomètres marchés en état d’ébriété plus haut).
    Et dire que beaucoup de gens naïfs vont croire à ces résultats et les répéter ...

     
    • Ludik69
      Ludik69 répond à ElRey-
      toxico de l'info
      • Posté à 15h49 le 10/03/2010
      • Internaute 48785
        toxico de l'info

      « Et dire que beaucoup de gens naïfs vont croire à ces résultats et les répéter ... »
      Ça va être un carnage, 100 000 morts au moins.

      • ElRey-
        ElRey- répond à Ludik69
        ingénieur
        • Posté à 17h03 le 10/03/2010
        • Internaute 108080
          ingénieur

        Pas 100 000 morts, mais ça va donner un prétexte à tous les beaufs pour justifier le fait de conduire bourré.
        Vu ton pseudo, tu dois en faire partie.

        • Ludik69
          Ludik69 répond à ElRey-
          toxico de l'info
          • Posté à 17h53 le 10/03/2010
          • Internaute 48785
            toxico de l'info

          Vous pensez sincèrement qu’un prétexte de plus va faire que « les beaufs » vont plus souvent conduire bourré ?

          Connaissez-vous la définition du mot « prétexte » ?

          Votre raisonnement est infantilisant, et votre vanne sur mon pseudo est vraiment puéril... J’ai l’impression qu’une enfant se cache derrière l’écran.

    3 autres commentaires
  • GwendalR
    GwendalR répond à Hulk-
    aide-soignant et étudiant
    • Posté à 22h58 le 11/03/2010
    • Internaute 25429
      aide-soignant et étudiant

    Je n’ai pas encore lu tous les commentaires mais vous sembler penser que l’hypothèse présentée est validée par les calculs statistiques.
    Or une grosse erreur est commise par les auteurs :
    ils supposent qu’un km sur 140 est parcouru ivre à pied comme en voiture.
    C’est imaginer que l’ensemble des américains sont assez suicidaires pour ne pas privilégier la marche à la voiture lorsqu’ils ont bu.
    Si non, la proportion de km parcouru à pied en état d’ivresse par rapport à l’ensemble des km parcourus à pied est mathématiquement plus importante !
    Les calculs présentés sont donc faux car le postulat de départ l’est aussi : la proportion de km parcourus à pied en état d’ivresse est plus importante qu’en voiture.
    Donc le risque est beaucoup moins fort que selon les auteurs.
    Il est par expérience et intuition beaucoup plus faible à pied qu’en voiture.
    Pour le vérifier, il faudrait connaître la proportions de km parcouru à pied en état d’ivresse.
    Kenavo

  • Edoz
    Edoz répond à Hulk-
    Os de l'Educ
    • Posté à 23h09 le 11/03/2010
    • Internaute 40092
      Os de l'Educ

    Toujours aussi con...et suffisant, et paternaliste.
    Ce bouquin ne repose PAS sur une méthode scientifique.
    Hypothèses fantaisistes, généralisations abusives, modèle plus qualitatif que quantitatif. C’est pas ça la méthode scientifique.
    Après, si c’est du 2nd degré, si c’est juste pour jouer à l’économiste, en ce qui me concerne, ça peut prêter à sourire.

  • Keldan
    Keldan répond à black_milly
    Now future & karpe diem
    • Posté à 14h25 le 10/03/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Mais boire c’est justement fait pour être totalement saoul et faire n’importe quoi, sinon ça sert à rien : D

  • Ludik69
    Ludik69 répond à black_milly
    toxico de l'info
    • Posté à 14h50 le 10/03/2010
    • Internaute 48785
      toxico de l'info

    « le mieux c’est de ne pas boire au point de perdre la maîtrise ce que l’on fait » Quel intérêt ?
    Et je suis désolé mais mourir dans son vomi est une mort plutôt sympathique, c’est un peu comme mourir de vieillesse dans son lit ... C’est le vomi qui vous dégoute ? ? ? ?

  • alberich
    alberich
    fumiste
    • Posté à 13h36 le 10/03/2010
    • Internaute 84604
      fumiste

    Bof ... Il vaut mieux rouler bourré que dormir à jeun dans son lit, les statistiques sont formelles .

  • Brainwasher
    Brainwasher
    Beauf de France
    • Posté à 13h47 le 10/03/2010
    • Internaute 97205
      Beauf de France

    Pourquoi les hommes trompent t-il leurs femmes ?

    Je me suis posé cette question lorsque cela m’est arrivé, jamais avant cette question ne m’avait perturbé, puis j’ai succombé, et pourquoi avoir succombé ? La question me hante, tout les jours.
    Je l’ai trompé avec une de mes patientes, alors que j’aurais tout à fait pu resister à ces attentes, son regard. Depuis je ne dors plus, une voix me hante, jour après jour, heure après heure : « Pourquoi as-tu fait cela ? Tu aimais ta femme et tu es tombé dans cette tromperie de bas étage.. »

    Puis inlassablement, une deuxième ajoute toujours : » En plus t’es veto... « 

    • Pseudo
      Pseudo répond à Brainwasher
      Enfin libre : -)
      • Posté à 13h58 le 10/03/2010
      • Internaute 25947
        Enfin libre : -)

      Elle avait du chien ?

    • Keldan
      Keldan répond à Brainwasher
      Now future & karpe diem
      • Posté à 14h28 le 10/03/2010
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      Parce que baiser avec seulement la même meuf pendant des décennies, ce n’est pas envisageable quand on sait qu’il y a plusieurs milliards d’autres femmes sur cette planète.

  • Brainwasher
    Brainwasher
    Beauf de France
    • Posté à 13h46 le 10/03/2010
    • Internaute 97205
      Beauf de France

    Pourquoi les hommes trompent t-il leurs femmes ?

    Je me suis posé cette question lorsque cela m’est arrivé, jamais avant cette question ne m’avait perturbé, puis j’ai succombé, et pourquoi avoir succombé ? La question me hante, tout les jours.
    Je l’ai trompé avec une de mes patientes, alors que j’aurais tout à fait pu resister à ces attentes, son regard. Depuis je ne dors plus, une voie me hante, jour après jour, heure après heure : « Pourquoi as-tu fait cela ? Tu aimais ta femme et tu es tombé dans cette tromperie de bas étage.. »

    Puis inlassablement, une deuxième ajoute toujours : » En plus t’es veto... « 

  • Sacha_49
    Sacha_49
    pro du bilboquet
    • Posté à 13h55 le 10/03/2010
    • Internaute 33469
      pro du bilboquet

    C’est vrai qu’il ne faut pas prendre ça au premier degré. Mais franchement l’intérêt mathématique est quand même assez intéressant. Ca fait relativiser sur certains de nos comportements ou sur les politiques publiques que l’on instaure pour, normalement, « l’intérêt général »...
    Apparemment ils ont quand même basé tout ça sur des algorithmes pertinents...

    Et puis après tout on a aussi tous tendance à se rassurer avec ce genre de raisonnement ! Moi quand je prends l’avion, j’ai bien plus peur quand dans le train ou dans ma voiture. Mais je me rassure avec les probabilités !

    • Le Provençal
      Le Provençal répond à Sacha_49
      Cadre
      • Posté à 15h33 le 10/03/2010
      • Internaute 61202
        Cadre

      Le dire......c’est bien, mais le fer.......c’est mieux !

  • kio
    kio
    urbain
    • Posté à 14h18 le 10/03/2010
    • Internaute 63657
      urbain

    ouais… de la stat, des probabilités, une calculette et le tour est joué. Aucun intérêt. Non, je ne lirai pas la page suivante sur l’apprenti terroriste.

  • SuperStat
    SuperStat
    Assis/Debout/Couché
    • Posté à 14h20 le 10/03/2010
    • Internaute 108069
      Assis/Debout/Couché

    Cette deuxième démonstration est toujours aussi drôle, mais toujours aussi foireuse.

    1er point : Des nuées de suspects c’est ambigu. Et dans le cas de modèles logistiques (des modèles économétriques qui semblent avoir été utilisés par la suite), le nombre d’observations est primordiale.

    1er point bis : Ce sont des suspects et par définition pas des kamikazes, ils sont venus au commissariat après l’attentat. Il n’y avait dans ce cas que 4 terroristes, ce qui est loin d’être suffisant pour déterminer des caractéristiques communes

    2e point : La plupart des critères retenus sont intrinsèquement liés. Ils sont jeunes, 26 ans, donc ont un portable et ne sont pas propriétaires comme la majorité des jeunes de 26 ans. Alors que cyniquement le nom compte pour beaucoup, on n’a pas de détail pour le reste, ce qui pourrait laisser penser que c’est bien plus faible.

    3e point : La conclusion est plus que foireuse. En effet cela ne marche que si personne n’utilise régulièrement la même méthode et que si les terroristes sont au courant que l’on utilise cette méthode, ce qui introduit une boucle en théorie des jeux mais on dépasse un peu mon domaine de compétence.

    • bibimbap
      bibimbap répond à SuperStat
      en travaux
      • Posté à 15h20 le 10/03/2010
      • Internaute 86441
        en travaux

      Merci pour vos éclaircissements. Ces types sont des charlots qui nourrissent les sentiments vaguement poujadistes de la plupart des gens vis à vis de l’économie et des probas (« ils disent n’importe quoi, ils prouvent tout et son contraire, blablabla).
      C’est juste de la sophistique...

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 14h30 le 10/03/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Mais si je comprends bien, rentrer à pied en étant bourré n’est dangereux que si on est stupide.
    Si on est pas idiot, on ne traverse pas une bretelle d’autoroute et on ne marche pas sur la rue. On ne traverse même pas au rouge, même si l’on ne voit pas de voiture, vu que notre vision est un peu foireuse.

    En fait les gens qui se font écraser quand ils sont saouls sont naturellement suicidaire. L’instinct de survie est toujours là et l’alcool ne fait que débrider des pulsions existantes mais n’en créer pas de nouvelles.

    Quant à l’oussama avec l’assurance-vie, ça peut paraitre con mais c’est vrai que ça doit bien étoffer la couverture.

  • mythomane
    mythomane
    quelconque
    • Posté à 14h30 le 10/03/2010
    • Internaute 108073
      quelconque

    mais au fait, les amis, personne ne se demande combien de gens on peut tuer ou blesser en rentrant chez soi bourré dans sa voiture ? Même au quatrième degré, ces stats sont l’oeuvre d’esprits égoïstes.

    • Hulk-
      Hulk- répond à mythomane
      Gros con de droite
      • Posté à 17h23 le 10/03/2010
      • Internaute 107791
        Gros con de droite

      Aux heures auxquelles je rentre bourré au volant, les honnêtes citoyens dorment monsieur. Ce qui fait que s’il m’arrive d’écraser un passant, c’est forcément un délinquant, un pervers ou un sans-papiers. Vous voyez, ce n’est donc pas si grave que cela.

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 15h08 le 10/03/2010
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Coluche le disait dans un de ses sketches : « Et pourtant, ils le savent qu’on roule bourré... ! » A l’époque, cela me faisait rire, mais depuis que la police a ses chiffres à faire, ses objectifs à atteindre, bref depuis que nous vivons dans une société sécuritaire où le politiquement correct a pris le dessus, c’est beaucoup moins drôle. Sans vouloir plomber l’ambiance festive des internautes, combien de jeunes et moins jeunes ont vu leur vie basculer, celle de leurs proches idem parce qu’ils n’avaient pas su faire le choix entre boire ou conduire. Dans cette histoire, n’oublions pas le destin de chacun qui peut être prépondérant. Le premier ne se fera jamais arrêté avec plus de 0,50 et le deuxième va se faire chopper avec un taux de 0,60 (Quand on sait qu’une bière, c’est 0,15... !) et va devoir subir le parcours de la justice et en même temps perdre son boulot.... !

    Lien

    • phidoma1
      phidoma1 répond à Phil2922
      cadre
      • Posté à 15h38 le 10/03/2010
      • Internaute 102564
        cadre

      Vous devriez publier ce texte d’hommage à Coluche (mort sur la route) sur ce blog : Lien
      C’est sure. Ces victimes nous rendent la vie beaucoup moins drôle.

  • Le Provençal
    • Posté à 15h26 le 10/03/2010
    • Internaute 61202
      Cadre

    Je me suis reveillé un matin chez moi avec les vitres du salon cassées, la porte d’entrée grande ouverte, la voiture garée au milieu de la route la porte conducteur grande ouverte aussi.
    La voiture cabossée de partout !

    En fait, la soirée avait commencée la veille au matin pour dépanner l’antenne télé d’un copain (Directeur chez France Télécoms). On a commencé par l’apéro car il n’était pas loin de midi, mangé un bout et beaucoup blagué. Bref, ça nous a pris tout l’après-midi et je ne sais toujours pas si la télé fonctionne.
    Le soir, au resto, je me rappelle que les apéros étaient de plusieurs couleurs sans se mélanger ( le vert et le bleu c’est génial). On a mangé du poisson, normal au bord de la mer du côté de Sanary sur Mer, on a blagué avec les potes.
    En rentrant, je me souviens que des gens me gueulaient dessus dans la rue en traversant le port (les propriétaires des voitures endommagées). Normal, c’était une nouvelle voiture qui ne connaissait pas le chemin et moi j’avais déjà les yeux fermés.
    N’ayant pas trouvé les clefs, restées sur la voiture, pour rentrer chez moi, j’avais dû casser la vitre du salon.

    Bref, une grosse cuite dans les années 80, pas de blessé heureusement et l’engeulade du commissaire quelques jours plus tard.

    A pied, j’aurais pu me noyer dans le port ! ! ! ! !

    PS : s’il vous plaît, ne me faîte pas la morale, il y a prescription et c’est juste un témoignage pour la thèse du Monsieur.

  • phidoma1
    phidoma1
    cadre
    • Posté à 15h29 le 10/03/2010
    • Internaute 102564
      cadre

    La suite à cette question est :
    Quelles sont les chances d’un conducteur ivre de tuer quelqu’un avec sa voiture comparé à celles d’un piéton ivre de tuer quelqu’un ?

  • GabeCooper
    GabeCooper
    random stranger
    • Posté à 17h06 le 10/03/2010
    • Internaute 108084
      random stranger

    Ce livre montre surtout qu’on peut faire dire n’importe quoi aux statistiques.

    Ils montrent qu’on a 5 fois plus de chances d’être tuer par KILOMETRE parcouru. Est que ce chiffre est vraiment significatif ?

    Supposons que je calcule la chance d’être tuer par TEMPS de trajet ? Il suffit pour cela de multiplier par la vitesse :
    Supposons qu’une voiture roule à 50 km/h (supposition basse si vous êtes ivres...) et un pieton à 5 km/h (suppostion haute....), on obtient que vous avez 2 fois plus de chance d’être tuer dans votre voiture à un instant donné...

    Bref, bourré au volant vous avez 5 fois moins chance d’être tuer à chaque KILOMETRE parcouru, mais 2 fois plus de chance d’ être tuer à chaque minute qui passe. A vous de voir ce que vous préférez.

    • Christophe_06
      Christophe_06 répond à GabeCooper
      Informaticien
      • Posté à 22h26 le 10/03/2010
      • Internaute 52570
        Informaticien

      Très d’accord
      L’auteur compare le risque à kilomètrage équivalent.
      Mais c’est envisageable de faire 30 km en voiture, mais pas à pied.

      De plus il donne le résultat ’brut’ qui choque, mais il faudrait comparer à la donnée ’de base’ : à jeun quel est le rapport de risque entre se déplacer à pied et en voiture ?

      Et si on veut vraiement minimiser ces chances de mourir, il suffit de rentrer à 30 km/h en voiture, ou à une vitesse où on ne peut pas se tuer

      Sinon je suis d’accord avec les cyclistes, le vélo la nuit bourré, c’est vraiement grisant (surtout en ville), par contre je trouve pas ça très sur.

  • Poilagra
    • Posté à 17h37 le 10/03/2010
    • Internaute 103441

    Faut pas déconner : rentrer à pied ça ne serait pas si dangereux si on n’avait pas supprimé tous les réverbères, on n’a plus rien pour s’accrocher .

    Le réverbère c’est la bouée de sauvetage du....bourré !

  • Désinscrit le 15-6
    • Posté à 18h49 le 10/03/2010
    • Internaute 83404
      nc

    Dans le film Fight club

    le héros explique comment il diagnostique les origines des accidents pour une grosse compagnie de voiture.
    Puis il est calculé le nombre de mort sur la route due a cette défaillance technique et ce que cela coute aux compagnies d’assurance ;
    Le chiffre est comparé avec le prix d’un rappel du fabriquant

    Si le cout du rappel est plus grand, la voiture avec ses défaillances mortelles est laissée sur le marché.

    On peut tout voir comme cela, il s’agit d’une vision assez paranoïaque mais sans doute vraie.
    Il n’est pas prouvé que l’aspartame est dangereux pour la santé, qu’est ce que cela couterait à l’industrie agro allimentaire qui utilise l’aspartame, et qu’est ce que cela coute aux services de santé ... etc

    Comparer les chiffres de manière froide comme il est fait ici parait logique.
    Mais au fond cela ne l’est pas
    les morts innocents tués par les chauffards ayant bu comptent infiniment plus que les morts qui ayant bu de l’alcool en excès ont choisit délibérément la possibilité de mourir.

    Cela me rappelle aussi
    « Ma logique est indiscutable »
    « Oui, mais elle manque un peu de coeur... »

  • Stenka Razine
    Stenka Razine
    à la cosaque
    • Posté à 19h25 le 10/03/2010
    • Internaute 107122
      à la cosaque

    Je résiste pas ! (Avec une putain de guest star à la 48° seconde ! ! !)

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  • Co co
    Co co
    heureuse de vivre
    • Posté à 23h18 le 10/03/2010
    • Internaute 108136
      heureuse de vivre

    Quelle excellente façon de lier questions loufoques et économie. J’ai adoré le premier, intéressement écrit, léger, drôle et cultivant. Une autre façon de voir le monde grâce a des calculs mathématiques et une réflexion sur des questions qui sortent des sentiers battus.

  • karlsquell
    karlsquell
    légèrement décalé
    • Posté à 07h45 le 11/03/2010
    • Internaute 82948
      légèrement décalé

    Cette histoire de rentrer à pied quand on a trop picoler me rappelle une anecdote.

    J’habitais dans une petite ville de province et le boucher du coin avait l’habitude de se prendre une murge tout les soirs dans un troquet situé à 500 mètres de de sa boutique .

    C’était devenu une habitude pour lui et tout les soirs, je dis bien tout les soirs le petit boucher rentrait chez lui à pied avec 2 grammes dans chaque poche.

    Faut dire que le trottoir de taille standard n’était pas assez large et qu’au lieu de faire 500 mètres en ligne droite, il devait se taper son Kilomètre tellement il avait du vent dans les voiles.

    Un soir, en titubant comme à son habitude à partir d’une certaine heure, rentrant chez lui comme il pouvait, il croise une ronde de Police.

    Contrôle d’identité et suppression de Permis de Conduire alors qu’il était piéton.

    Pas de chance ; il aurait peut du rentrer en voiture tant qu’à faire.

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 07h55 le 11/03/2010
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    con’rie pour con’rie,

    pourkoi lorsqu’on décède c pour la vie ?

    poukoi il est impossible de se mettre à plat ventre sur le dos

    pourkoi on ne peut pas s’assoir sur ses genoux ?

    pourkoi lorsque vous vous grattez l’cul , vous grattez vot falzard ?

    ect ect ect ect ect .....................

  • BobLaMouche
    BobLaMouche
    subversion+construction= (...)
    • Posté à 11h04 le 11/03/2010
    • Internaute 29754
      subversion+construction= (...)

    Déjà, l’exemple choisi part mal : pourquoi s’embêter à aller à une soirée en bagnole quand on s’estime capable de rentrer à pied, même bourré-e ? Un kilomètre, c’est un quart d’heure de marche douce. Alors que bon, prendre les clés, les papiers, trouver la caisse, faire le trajet, trouver où se garer, et refaire un bout de chemin à pied pour arriver à destiation, c’est quand même nettement plus stressant.

    Et puis tenter de simplement ouvrir la portière de ta caisse quand t’es bourré-e, vu de l’extérieur ça ressemble un peu à la scène de la voiture dans Red is dead...

  • manasté
    manasté
    Candide à ressort
    • Posté à 13h15 le 11/03/2010
    • Internaute 98911
      Candide à ressort

    On ne sait toujours pas Pourquoi ne faut-il surtout pas rentrer à pied quand on a trop bu ?

    C’est de la pub cet article non ?

    Indépendant R89 ? !

    • Edoz
      Edoz répond à manasté
      Os de l'Educ
      • Posté à 23h30 le 11/03/2010
      • Internaute 40092
        Os de l'Educ

      Ahah ! Allez, je te donne un indice...
      Si tu lis l’article, tu devrais trouver la réponse à ta question (attention, ce n’est pas écrit en toutes lettres)
       ;)
      un vrai candide.

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