bonnes feuilles 07/03/2010 à 20h21

Banlieues : l'appel au secours de collégiens d'Aubervilliers


Dans son livre, le journaliste Luc Bronner publie des lettres d’élèves qui témoignent de leur sentiment d’insécurité. Extraits.


Le couloir d’un collège aux Etats-Unis (House of Sims/Flickr)

En 2008, un professeur de collège d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) a proposé à ses élèves d’écrire chacun une lettre à l’inspecteur d’académie, juste après un incident (une bande avait fait une « descente » dans l’établissement). Le journaliste Luc Bronner, qui suit l’actualité des banlieues depuis 2005 au Monde, évoque cette histoire dans son livre « La Loi du ghetto », paru le 3 mars, dont Rue89 publie des extraits.

Luc Bronner, 36 ans, est le seul reporter de la presse nationale à consacrer tout son temps de travail aux « quartiers » des banlieues françaises, de l’Ile-de-France à la Drôme ou à la Haute-Marne. Il a reçu en 2007 le prix Albert Londres pour ses articles sur ce sujet, notamment les émeutes de Villiers-le-Bel.

Avec « La Loi du ghetto, enquête dans les banlieues françaises », Luc Bronner digère, synthétise et met en perspective les histoires humaines qui ont fait l’objet de dizaines de reportages dans Le Monde ces dernières années. Ecrit à la première personne, le livre y ajoute son ressenti de journaliste.

Il rencontre des ados, des policiers, des élus, des dealers, des acteurs associatifs, des sociologues, des ministres.

Il explore les échecs des politiques de la ville, les tares de l’urbanisme, les « tabous de l’immigration », les frontières physiques, temporelles et sociales qui « ghettoïsent » ces pans entiers de la société française -il s’explique sur le choix de ce terme dans une interview aux Inrockuptibles, et sur la référence à « Gomorra », un livre sur la mafia italienne.

Le jeu de dupes entre médias et politiques

Son livre est aussi particulièrement intéressant sur la description du jeu de dupes entre les médias (qui ne couvrent les banlieues qu’épisodiquement, en cas d’incident « chaud ») et les politiques (qui profitent de la présence à éclipse des premiers pour présenter les événements sous un jour favorable, mais sont aussi obligés de réagir en fonction de la couverture médiatique).

Chaque chapitre est introduit par des citations de Nicolas Sarkozy qui montrent qu’au fil des années (2002, 2005, 2009...), le discours ne change pas. Pas plus que la réalité.

Loin du faisceau des projecteurs de l’agenda médiatique, il y a le travail quotidien de dizaines d’acteurs de terrain. Comme ce professeur d’un collège de banlieue parisienne, à l’origine d’une initiative très parlante sur l’état d’esprit de ceux qui grandissent dans cet univers très particulier. Augustin Scalbert

Les prénoms des élèves, mineurs, ont été modifiés. Les fautes d’orthographe et de conjugaison n’ont pas été corrigées.


En avril 2008, je rencontre un professeur de collège, Emmanuel Tridant, 38 ans, au cours d’une manifestation d’élèves et de professeurs devant un collège d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Avec ses collègues, l’enseignant défile contre les réformes dans l’Éducation nationale, notamment les suppressions de postes.

En marchant, il me raconte qu’il vient de réaliser une expérience étonnante : demander à ses élèves de témoigner par écrit sur leur sentiment d’insécurité après un incident grave dans leur établissement. En l’occurrence, l’intrusion violente d’une dizaine de jeunes, en marge de manifestations contre les réformes.

Soixante élèves écrivent à « Monsieur l’inspecteur d’académie »

Rassemblé devant les grilles, le groupe avait d’abord tenté de bloquer l’établissement pacifiquement. Sans succès. Ils étaient alors devenus beaucoup plus agressifs, jetant des bouteilles contenant de l’acide et de l’aluminium -un mélange explosif dont la recette circule sur Internet. Deux bouteilles avaient explosé au milieu des élèves, provoquant un nuage de fumée blanche. Dans la confusion, les assaillants étaient montés au premier étage du collège, avaient ouvert des portes et jeté des œufs dans les salles de classe, devant des élèves paniqués.

Face au choc de ses élèves de quatrième et de troisième, Emmanuel Tridant leur propose d’écrire, chacun, une lettre à « Monsieur l’inspecteur d’académie » pour l’alerter sur la gravité de la violence à l’école. Pas seulement sur l’épisode exceptionnel de la veille. Mais sur leur quotidien d’adolescents de banlieue.

Une soixantaine d’élèves de quatrième et de troisième prennent la plume. En deux lignes, parfois. Sur une page pleine, pour d’autres. Avec, presque toujours, une orthographe et une syntaxe hésitantes -une formule diplomatique pour dire que l’écriture est catastrophique.

« Si cela continue les élèves n’auront plus d’avenir »

Mais toutes les lettres témoignent, avec une franchise rare, de la dureté des conditions de vie dans un établissement de ZEP marqué par des épisodes de violence. Comme un cri de colère. Comme un appel au secours de collégiens d’une banlieue difficile. Avoir 15 ou 16 ans dans une ZEP peut se révéler extrêmement difficile -et les premières victimes en sont bien les élèves eux-mêmes, bien avant les enseignants ou les policiers.

« Monsieur l’inspecteur, commence ainsi Géraldine, élève de troisième, décrite comme “très timide” par ses enseignants. La situation du collège Jean-Moulin est devenu très grave. On ne peut plus travailler dans de tel condition, les éleves perturdateurs nous laisse plus travailler. [...] Cette situation n’est plus acceptable. Si cela continue comme sa les élèves n’auront plus d’avenir. »

Une de ses camarades de classe, Jenny, excellente élève, qui s’occupe de tout à la maison pour seconder sa mère handicapée, écrit sa colère et son inquiétude. Elle recense les actes de violence subis : jets de projectiles, agressions physiques et verbales, perturbations des cours, salle de permanence dégradée, etc. « Moi, personnellement, je ne peux plus travailler dans ces conditions et je vous informe que j’ai un avenir devant moi, que j’ai un brevet, un bac et un métier à obtenir ! » La jeune fille désigne les responsables :

« Dans ce collège, des élèves s’amusent à interrompre les cours d’autres élèves et de perturber les cours. D’autres sèchent leurs cours et trainent dans les couloirs, se mettent à crié comme des sauvages. »

« Tout le matériel scolaire est dégradé chaque jour »

« Nous les élèves, on en a raz-le-bol de ces situations depuis quatre ans. Réagissez vite s’il vous plait Mr l’inspecteur pour trouver des solutions », ajoute Charlotte, d’origine turque, qui rêve de devenir architecte mais ne dépasse pas 10 en maths. « Elle est désespérée parce qu’elle ne peut pas aller en première scientifique », glisse son professeur.

Chose exceptionnelle, les garçons se livrent aussi. Eux qui joueraient probablement aux petits « caïds » si on les interrogeait au pied de leurs immeubles.

Mike, par exemple, élève de troisième. D’origine chinoise, passionné par l’informatique mais en grande difficulté scolaire, il est « souvent sur la défensive », selon son professeur. Dans sa lettre, il témoigne de son inquiétude :

« Notre éducation est systématiquement perturbé par les violences. Notre avenir n’est donc pas assuré avec certitude [...]. La situation actuelle du collège est très désespérante, car les tables, les chaises, et tout le matériel scolaires est dégrader chaque jour par tout les élèves perturbateurs. »

Une partie des violences sont provoquées par d’anciens élèves, qui reviennent sur les lieux de leur échec ou de leur souffrance scolaires. Dont beaucoup de jeunes qui ont été exclus pour des problèmes de comportement : « On a eu jusqu’à trente conseils de discipline dans l’année. C’est devenu une procédure de gestion comme une autre. Mais les conséquences sont catastrophiques parce que, faute de suivi, les gamins en question sont rapidement déscolarisés », témoigne un enseignant.

« Il ne faut plus dissoudre de postes de professeur »

Les autorités ont commencé par installer un muret autour du collège dans les années 1990. Puis des grilles de cinquante centimètres. « C’était grand ouvert. Aujourd’hui, on monte à 1,2 ou 1,5 mètre. Jusqu’où il faut aller ? » interroge Emmanuel Tridant.

Les attentes de ces adolescents sont clairement sécuritaires, au grand dam des enseignants. Une élève demande « plus d’autorité » de la part des surveillants, des professeurs, des policiers, bref de tous les adultes.

Un autre propose de remonter la grille qui ceinture le collège. Un troisième suggère d’installer des caméras de vidéosurveillance.

Mike : « Il ne faut plus dissoudre de postes de professeur car sinnon l’éducation des élèves est très menacée. Il faut renforcer la sécurité des élèves et des enseignants du collège grâce à des vigiles, et un plus grands nombres de surveillants. »

Géraldine : « Je sais que ce que je vais vous demandé vas vous paraître abusif mais sa serait bien s’il y avait des policiers civils qui surveilleraient le collège le temps de calmé tous sa ! Aidez-nous Monsieur, sacher que notre avenir est entre vos mains. »

« La Loi du ghetto » de Luc Bronner, Calmann-Lévy, 3 mars 2010, 264 pages, 17 euros.

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  • Gauvain de Lantenac
    Gauvain de Lantenac répond à jenesuispaspaulricoeur
    Situationniste
    • Posté à 10h45 le 08/03/2010
    • Internaute 105086
      Situationniste

    Il y a de tout dans l’educ. nat., bien sur, mais je suis heureux que vous parliez des bons profs qui vous donnent le gout des choses( j’en ai eu en histoire ou en Francais , dont celle qui m’a fait lire 93, ca m’a marqué) parce que c’est ceux dont on ne parle jamis. On ne parle pas des trains qui arrivent a l’heure et c’est bien dommage. Et on oublie peu a peu Hugo : » construire une ecole , c’est fermer une prison ». Creer des postes de profs c’est economiser de l’argent partout ailleurs...mieux vaut prevenir que guerir.

  • Chandrakhala
    • Posté à 10h50 le 08/03/2010
    • Internaute 577

    Une chronique intéressante de Guillaume Duvval à ce sujet, assez édifiante, sur france Inter le 18 février met cet article en perspective :

    Lien

    Par ailleurs, pour compléter, avec le volet pédagogique, cet article d’hier dans marianne2.fr, écrit par ANne Frémaux, professeur de philosophie : :
    Lien

    • lancetre
      lancetre répond à Chandrakhala
      • Posté à 21h15 le 08/03/2010
      • Internaute 18658

      Merci pour ces liens pertinents.

      Toutefois, « compost » ne me parait pas un terme bien choisi.

      Du compost nait la vie.

      C’est à l’incinérateur que Meirieu et les ultra-libéraux veulent envoyer l’école publique et républicaine.

      • Chandrakhala
        Chandrakhala répond à lancetre
        • Posté à 00h23 le 09/03/2010
        • Internaute 577

        Le cumul des articles et des témoignages divers donne froid dans le dos, surtout quand on entend les discours des IA-IPR lors des grand-messes, comme celle à laquelle j’ai assistée la semaine dernière, au sujet du socle commun de compétences : baisse des exigences minimales aux fameux 7 piliers, afin, dixit l’IPR, « d’obtenir 100% de réussite pour tous, et donc de rétablir l’égalité » ( !)
        Quelle égalité ? Puisque bien sûr, les exigences ne seront plus les mêmes d’un établissement à un autre en fonction de l’environnement social : en banlieue, justement, on essaiera déjà d’atteindre tant bien que mal les 100%, tandis qu’à Henri IV (exemple cité dans un autre post, mais il pourrait s’agir de n’importe quel collège de centre-ville ou collège privé), on pourra se concentrer sur le reste, puisque ce genre de compétences est déjà acquis dans les classes sociales plus élevées.
        Egalité ? Mon oeil, reproduction sociale des élites aidée par l’école, outil du pouvoir, et non plus (si elle l’était encore, ce dont je doute) ascenseur social grâce à la transmission des savoirs. Je ne suis pas gauchiste fanatique et révolutionnaire, mais cette perspective est loin de m’enchanter.
        Et en ce qui concerne le compost, j’avoue que la métaphore m’a aussi interloquée.
        Cordialement.

  • tweesty
    tweesty
    Gaucher et contrarié
    • Posté à 11h13 le 08/03/2010
    • Internaute 83901
      Gaucher et contrarié

    M. Chatel et quelques uns de ses prédecesseurs au même poste de ministre n’ignorent pas la réalité. Celle qui voit toute une partie de la jeunesse jetée aux encombrants par les tenants de l’administration.
    J’ai moi-même été élève, puis enseignant en ZEP (alors que mon premier passage dans ces établissements ne laissaient pas augurer ce type de trajectoire) et il y a toujours eu cette forme de malaise latent depuis le développement des banlieues et l’accroissement spectaculaire de leur population.
    Les banlieues ont toujours dû faire face à des problématiques insolvables sans l’octroi de moyens (financiers et humains) conséquents. L’horizon est encore plus trouble aujourd’hui car cette situation perdure depuis tellement longtemps que presque tout le monde s’est résigné à l’accepter.
    En tant qu’élève, mon catapultage dans un lycée parisien (à la « côte » pourtant assez moyenne) m’avait fait prendre conscience du fossé entre les ZEP et les lycées « normaux ». Au 1er trimestre, le quasi-ensemble de mes moyennes avait été dIvisé par 2.
    En tant que prof, je disais toujours à mes élèves que réussir en banlieue ne passait pas obligatoirement par devenir Rohff, Zidane ou Jamel Debbouzze, qu’il y avait d’autres manières de « réussir » mais qu’ils allaient sans doute devoir fournir plus d’efforts que d’autres jeunes pour atteindre leur but. Ce que les élèves percevaient souvent comme une injustice primaire.
    Et encore, c’était avant que l’état ne leur tape trop sur le tête...
    Parce que là, j’en connais qui doivent friser l’overdose.

  • jabier
    jabier
    consultant dans les Landes
    • Posté à 11h49 le 08/03/2010
    • Internaute 31087
      consultant dans les Landes

    Comme Ariel Sharon qui a déclenché la seconde intifada après sa visite sur l’esplanade des mosquées/mont du Temple à Jérusalem. Sarko a déclenché le déchainement des banlieues après sa visite sur la dalle d’Argenteuil. Comme Ariel Sharon, le petit Nicolas n’a rien résolu. Comme Ariel Sharon il a soufflé sur les braises et comme Ariel Sharon les conséquences de son geste populiste sont hyper graves.

  • Ganesh13
    Ganesh13
    Grouillot en informatique
    • Posté à 13h10 le 08/03/2010
    • Internaute 45212
      Grouillot en informatique

    Vous pouvez toujours sanctuariser les bahuts, mais le chemin entre le métro, le bus et le ’sanctuaire’ peut s’avérer être un vrai calvaire pour certains enfants.
    Avoir peur, tous les matins, en se rendant au collège, ce n’est pas idéal pour étudier sereinement.

    C’est la société, dans son ensemble, qui est malade.
    S’il y avait du boulot, les jeunes dé-scolarisés seraient occupés et ne viendraient pas casser les couilles aux autres, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur des établissements scolaires.

  • Bernard Girard
    Bernard Girard
    Enseignant blogueur
    • Posté à 12h55 le 08/03/2010
    • Expert 31637
      Enseignant blogueur

    Qu’y a-t-il vraiment de « catastrophique » dans l’écriture de ces collégiens ? Quelques fautes d’accord et d’orthographe qui n’appauvrissent en rien la force de leurs témoignages. On peut inversement écrire sans fautes mais n’avoir rien à dire. Ces jeunes ont appris à s’exprimer et si c’est grâce à l’école, ce n’est déjà pas si mal.

    Un prof de collège

    • lancetre
      • Posté à 21h23 le 08/03/2010
      • Internaute 18658

      Ah, quand même !

      Ce silence devenait inquiétant.

      Je craignais qu’il ne fût mort, le meirieulâtre !

      Donc, il ne juge pas du tout problématique l’orthogaphe de ces jeunes.

      Pitoyable, mais attendu.

      Dans le combat entre pédagogols et républicains,chacun peut maintenant juger sur pièces et choisir son camp en toute connaissance de cause.

      Si vous voulez des enfants qui écrivent comme ceux dont on cite les textes, et si vous souhaitez que le prof vous explique que ce n’est pas grave du tout (tout en mettant son gamin à lui à Henri IV, bien entendu), votez Meirieu !

      Sur le fond, par contre, le pédagogue sans élèves ne répond rien.

      Dérangeant de constater que ce sont les élèves eux-mêmes qui demandent la sûreté, troisième des droits garantis à tout être humain en...1789 !

  • Pouffpouff
    Pouffpouff
    En activité
    • Posté à 13h58 le 08/03/2010
    • Internaute 27937
      En activité

    Au lieu d’écrire à monsieur l’inspecteur d’académie, il serait plus efficace pour ces enfants de demander à leurs parents de déménager vers un quartier plus sympa.

    • Ganesh13
      Ganesh13 répond à Pouffpouff
      Grouillot en informatique
      • Posté à 14h08 le 08/03/2010
      • Internaute 45212
        Grouillot en informatique

      Et c’est toi qui paie ?
      Tu en as d’autres comme ça ?

      • Pouffpouff
        Pouffpouff répond à Ganesh13
        En activité
        • Posté à 14h14 le 08/03/2010
        • Internaute 27937
          En activité

        Bien sûr via les cotisations urssaf CAF. C’est la CAF qui paie les déménageurs sais-tu ?

         
        • Ganesh13
          Ganesh13 répond à Pouffpouff
          Grouillot en informatique
          • Posté à 14h22 le 08/03/2010
          • Internaute 45212
            Grouillot en informatique

          C’est pas bon de payer pour les autres, hein ?
          salaud de pauvres ! ! !

        1 autres commentaires
  • spidermoon
    spidermoon
    célibataire endurci
    • Posté à 15h04 le 08/03/2010
    • Internaute 42835
      célibataire endurci

    Définition d’une prison :

    Endroit clos, entouré de haut mur et de barbelé, surveillé par une équipe de gardien et dans lequel on enferme les individus ayant contrevenu aux loi de la société.

    Définition d’un collège de banlieue

    Endroit clos, entouré de haut mur et de barbelé, surveillé par une équipe de gardien et dans lequel on enferme les individus afin de leur inculquer les lois de la société.

    • Ganesh13
      Ganesh13 répond à spidermoon
      Grouillot en informatique
      • Posté à 15h13 le 08/03/2010
      • Internaute 45212
        Grouillot en informatique

      Et puis, il faut pouvoir y arriver.
      Tu peux te faire agresser avant le portail.
      Sanctuariser les écoles ne résoudra pas le problème.

      La société est trop injuste et corrompue

      • spidermoon
        spidermoon répond à Ganesh13
        célibataire endurci
        • Posté à 18h42 le 08/03/2010
        • Internaute 42835
          célibataire endurci

        Mais la solution existe, des crs dans les bus, accompagné par une escorte. C’est déjà le cas pour certains bus en banlieue. Au fond, c’est le même principe que pour convoyer un grand bandit de la prison au tribunal, un convoi avec escorte. Bientôt, on viendra chercher les enfants chez eux en convoi blindé, pour les déposer dans une école de haute sécurité, à l’abri des hordes de sauvageons qui viennent dans nos campagnes égorger nos fils et nos compagnes.

  • sylvain.75
    sylvain.75
    entepreneur
    • Posté à 16h17 le 08/03/2010
    • Internaute 106760
      entepreneur

    Le jeu de dupes c’est surtout au niveau des médias et de l’opinion qu’il s’opère car la violence est la même dans les banlieues depuis les années 80 ; la différence c’est juste qu’aujourd’hui on a des chaînes d’information en continu qui sont là pour passer des reportages sur la violence toute la journée pour alimenter leurs journaux.

    • Chandrakhala
      • Posté à 00h31 le 09/03/2010
      • Internaute 577

      Autre différence, me semble-t-il, c’est que les établissements scolaires étaient encore épargnés (mais il faudrait des chiffres prévus pour étayer cette impression) par cette violence extérieure : il y avait certes des problèmes à l’intérieur, mais je n’ai pas le souvenir qu’il y ait eu autant d’intrusions d’éléments extérieurs violents. Même si les établissements n’étaient pas étanches au climat général de leur quartier, il y avait encore ce que certains appellent une certaine sanctuarisation.
      La raison de ce déplacement de la violence au coeur de l’école vient entre autres de la suppression des personnels de surveillance, disparus à la fin de leurs CDD et de moins en moins renouvelés. (cf. chronique de G. Duval du 18 février 2010 sur france inter, citée précédemment)

  • mona84
    mona84
    Vendeuse
    • Posté à 16h35 le 08/03/2010
    • Internaute 106763
      Vendeuse

    Je ne vois rien d’écrit sur les parents ? A quel moment on leur demande de se mobiliser pour remettre leurs enfants dans le droit chemin ? C’est quand même après les cours qu’ils ne sont plus encadrés et sont soumis à de mauvaises influences.

  • Usul
    Usul
    Auvergnate attitude
    • Posté à 18h00 le 08/03/2010
    • Internaute 92077
      Auvergnate attitude

    J’en ai fréquenté des lycée de ce type et j’ai l’impression de revenir quelques années en arrière.... Rien à changé et j’ai l’impression que la situation ce dégrade !

    Effectivement dans certaines classes le niveau est bien faible. Mais faut-il en vouloir aux professeurs qui cumulent les fonctions de surveillant, assistante sociale et éducateurs.

    Le budget du ministère de l’éducation national devrait être le plus important de l’état. L’éducation devrait être la priorité des priorités.

    Hélas nos politiques (de tous bords) sont plus enclins à ce soucier de leurs réélections qu’à l’avenir du pays.

    • Georges D.-
      Georges D.- répond à Usul
      ok
      • Posté à 00h58 le 09/03/2010
      • Internaute 104005
        ok

      « Le budget du ministère de l’éducation national devrait être le plus important de l’état. »

      Il l’est.

      • Usul
        Usul répond à Georges D.-
        Auvergnate attitude
        • Posté à 10h35 le 09/03/2010
        • Internaute 92077
          Auvergnate attitude

        autant pour moi, toutefois ont n’a pas l’impression que l’éducation soit une priorité...

  • Lola48
    • Posté à 18h54 le 08/03/2010
    • Internaute 89855

    Une partie des violences sont provoquées par d’anciens élèves, qui reviennent sur les lieux de leur échec ou de leur souffrance scolaires. Dont beaucoup de jeunes qui ont été exclus pour des problèmes de comportement : « On a eu jusqu’à trente conseils de discipline dans l’année. C’est devenu une procédure de gestion comme une autre. Mais les conséquences sont catastrophiques parce que, faute de suivi, les gamins en question sont rapidement déscolarisés », témoigne un enseignant.
    l

  • IvanleFou-
    IvanleFou-
    Un travailleur
    • Posté à 00h48 le 09/03/2010
    • Internaute 107064
      Un travailleur

    Je demanderai une seul chose aux gens qui visitent ce site et ce genre d’article sur les banlieux et ce qui y est associés :

    Allez voir ça : Lien

    Regardez comment vivaient les gens, des français de souche, des italiens et autres immigrés européens, regardez dans quelle merde ils étaient, regardez maintenant tout ce qu’on donnent pour vos putains de banlieux actuellement, des millions, que dis-je, des milliards d’euros qu’on vous donne...

    Regardez mon lien, et dite vous qu’à l’époque, y’avais pas la haine contre les vil français racistes (haha..) y’avais pas la haine de l’état, des flics, à l’école, y’avait pas de criminalité comme aujourd’hui. Pourtant, ces derniers vivaient dans une merde PIRE que la pire merde qu’un immigré ne pourra jamais connaitre dans notre pays d’assistés...

    Regardez ça, et si vous faite encore mine de comprendre la réaction légitime de nos banlieusards arabes/noirs/musulmans/and co d’aujourd’hui.. C’est que vous êtes des abrutis.

    - Un français qui aime son pays mais pas la racaille qui y squatte et pompe notre argent, notre culture, nos droits, nos libertés.

    • ocelote
      ocelote répond à IvanleFou-
      Casseur de tête indigné
      • Posté à 13h11 le 09/03/2010
      • Internaute 44437
        Casseur de tête indigné

      Le problème n’est pas le racisme...
      Mais quand on est con, je peux comprendre les difficultés liées à la compréhension d’un article.

  • ocelote
    ocelote
    Casseur de tête indigné
    • Posté à 13h08 le 09/03/2010
    • Internaute 44437
      Casseur de tête indigné

    pour des élèves de troisième, qui jouent sur msn tous les soirs avec du langage sms, ils écrivent bien et sans fautes ^^

  • Buggy
    • Posté à 17h38 le 11/03/2010
    • Internaute 31158

    On redécouvre l’eau tiède à chaque publication.
    40 ans que ça commencé.
    Il est trop tard, c’est le sang qui va parler.

    Bug, Cafard échappé du ghetto

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