bonnes feuilles 07/03/2010 à 20h21

Banlieues : l'appel au secours de collégiens d'Aubervilliers


Dans son livre, le journaliste Luc Bronner publie des lettres d’élèves qui témoignent de leur sentiment d’insécurité. Extraits.


Le couloir d’un collège aux Etats-Unis (House of Sims/Flickr)

En 2008, un professeur de collège d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) a proposé à ses élèves d’écrire chacun une lettre à l’inspecteur d’académie, juste après un incident (une bande avait fait une « descente » dans l’établissement). Le journaliste Luc Bronner, qui suit l’actualité des banlieues depuis 2005 au Monde, évoque cette histoire dans son livre « La Loi du ghetto », paru le 3 mars, dont Rue89 publie des extraits.

Luc Bronner, 36 ans, est le seul reporter de la presse nationale à consacrer tout son temps de travail aux « quartiers » des banlieues françaises, de l’Ile-de-France à la Drôme ou à la Haute-Marne. Il a reçu en 2007 le prix Albert Londres pour ses articles sur ce sujet, notamment les émeutes de Villiers-le-Bel.

Avec « La Loi du ghetto, enquête dans les banlieues françaises », Luc Bronner digère, synthétise et met en perspective les histoires humaines qui ont fait l’objet de dizaines de reportages dans Le Monde ces dernières années. Ecrit à la première personne, le livre y ajoute son ressenti de journaliste.

Il rencontre des ados, des policiers, des élus, des dealers, des acteurs associatifs, des sociologues, des ministres.

Il explore les échecs des politiques de la ville, les tares de l’urbanisme, les « tabous de l’immigration », les frontières physiques, temporelles et sociales qui « ghettoïsent » ces pans entiers de la société française -il s’explique sur le choix de ce terme dans une interview aux Inrockuptibles, et sur la référence à « Gomorra », un livre sur la mafia italienne.

Le jeu de dupes entre médias et politiques

Son livre est aussi particulièrement intéressant sur la description du jeu de dupes entre les médias (qui ne couvrent les banlieues qu’épisodiquement, en cas d’incident « chaud ») et les politiques (qui profitent de la présence à éclipse des premiers pour présenter les événements sous un jour favorable, mais sont aussi obligés de réagir en fonction de la couverture médiatique).

Chaque chapitre est introduit par des citations de Nicolas Sarkozy qui montrent qu’au fil des années (2002, 2005, 2009...), le discours ne change pas. Pas plus que la réalité.

Loin du faisceau des projecteurs de l’agenda médiatique, il y a le travail quotidien de dizaines d’acteurs de terrain. Comme ce professeur d’un collège de banlieue parisienne, à l’origine d’une initiative très parlante sur l’état d’esprit de ceux qui grandissent dans cet univers très particulier. Augustin Scalbert

Les prénoms des élèves, mineurs, ont été modifiés. Les fautes d’orthographe et de conjugaison n’ont pas été corrigées.


En avril 2008, je rencontre un professeur de collège, Emmanuel Tridant, 38 ans, au cours d’une manifestation d’élèves et de professeurs devant un collège d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Avec ses collègues, l’enseignant défile contre les réformes dans l’Éducation nationale, notamment les suppressions de postes.

En marchant, il me raconte qu’il vient de réaliser une expérience étonnante : demander à ses élèves de témoigner par écrit sur leur sentiment d’insécurité après un incident grave dans leur établissement. En l’occurrence, l’intrusion violente d’une dizaine de jeunes, en marge de manifestations contre les réformes.

Soixante élèves écrivent à « Monsieur l’inspecteur d’académie »

Rassemblé devant les grilles, le groupe avait d’abord tenté de bloquer l’établissement pacifiquement. Sans succès. Ils étaient alors devenus beaucoup plus agressifs, jetant des bouteilles contenant de l’acide et de l’aluminium -un mélange explosif dont la recette circule sur Internet. Deux bouteilles avaient explosé au milieu des élèves, provoquant un nuage de fumée blanche. Dans la confusion, les assaillants étaient montés au premier étage du collège, avaient ouvert des portes et jeté des œufs dans les salles de classe, devant des élèves paniqués.

Face au choc de ses élèves de quatrième et de troisième, Emmanuel Tridant leur propose d’écrire, chacun, une lettre à « Monsieur l’inspecteur d’académie » pour l’alerter sur la gravité de la violence à l’école. Pas seulement sur l’épisode exceptionnel de la veille. Mais sur leur quotidien d’adolescents de banlieue.

Une soixantaine d’élèves de quatrième et de troisième prennent la plume. En deux lignes, parfois. Sur une page pleine, pour d’autres. Avec, presque toujours, une orthographe et une syntaxe hésitantes -une formule diplomatique pour dire que l’écriture est catastrophique.

« Si cela continue les élèves n’auront plus d’avenir »

Mais toutes les lettres témoignent, avec une franchise rare, de la dureté des conditions de vie dans un établissement de ZEP marqué par des épisodes de violence. Comme un cri de colère. Comme un appel au secours de collégiens d’une banlieue difficile. Avoir 15 ou 16 ans dans une ZEP peut se révéler extrêmement difficile -et les premières victimes en sont bien les élèves eux-mêmes, bien avant les enseignants ou les policiers.

« Monsieur l’inspecteur, commence ainsi Géraldine, élève de troisième, décrite comme “très timide” par ses enseignants. La situation du collège Jean-Moulin est devenu très grave. On ne peut plus travailler dans de tel condition, les éleves perturdateurs nous laisse plus travailler. [...] Cette situation n’est plus acceptable. Si cela continue comme sa les élèves n’auront plus d’avenir. »

Une de ses camarades de classe, Jenny, excellente élève, qui s’occupe de tout à la maison pour seconder sa mère handicapée, écrit sa colère et son inquiétude. Elle recense les actes de violence subis : jets de projectiles, agressions physiques et verbales, perturbations des cours, salle de permanence dégradée, etc. « Moi, personnellement, je ne peux plus travailler dans ces conditions et je vous informe que j’ai un avenir devant moi, que j’ai un brevet, un bac et un métier à obtenir ! » La jeune fille désigne les responsables :

« Dans ce collège, des élèves s’amusent à interrompre les cours d’autres élèves et de perturber les cours. D’autres sèchent leurs cours et trainent dans les couloirs, se mettent à crié comme des sauvages. »

« Tout le matériel scolaire est dégradé chaque jour »

« Nous les élèves, on en a raz-le-bol de ces situations depuis quatre ans. Réagissez vite s’il vous plait Mr l’inspecteur pour trouver des solutions », ajoute Charlotte, d’origine turque, qui rêve de devenir architecte mais ne dépasse pas 10 en maths. « Elle est désespérée parce qu’elle ne peut pas aller en première scientifique », glisse son professeur.

Chose exceptionnelle, les garçons se livrent aussi. Eux qui joueraient probablement aux petits « caïds » si on les interrogeait au pied de leurs immeubles.

Mike, par exemple, élève de troisième. D’origine chinoise, passionné par l’informatique mais en grande difficulté scolaire, il est « souvent sur la défensive », selon son professeur. Dans sa lettre, il témoigne de son inquiétude :

« Notre éducation est systématiquement perturbé par les violences. Notre avenir n’est donc pas assuré avec certitude [...]. La situation actuelle du collège est très désespérante, car les tables, les chaises, et tout le matériel scolaires est dégrader chaque jour par tout les élèves perturbateurs. »

Une partie des violences sont provoquées par d’anciens élèves, qui reviennent sur les lieux de leur échec ou de leur souffrance scolaires. Dont beaucoup de jeunes qui ont été exclus pour des problèmes de comportement : « On a eu jusqu’à trente conseils de discipline dans l’année. C’est devenu une procédure de gestion comme une autre. Mais les conséquences sont catastrophiques parce que, faute de suivi, les gamins en question sont rapidement déscolarisés », témoigne un enseignant.

« Il ne faut plus dissoudre de postes de professeur »

Les autorités ont commencé par installer un muret autour du collège dans les années 1990. Puis des grilles de cinquante centimètres. « C’était grand ouvert. Aujourd’hui, on monte à 1,2 ou 1,5 mètre. Jusqu’où il faut aller ? » interroge Emmanuel Tridant.

Les attentes de ces adolescents sont clairement sécuritaires, au grand dam des enseignants. Une élève demande « plus d’autorité » de la part des surveillants, des professeurs, des policiers, bref de tous les adultes.

Un autre propose de remonter la grille qui ceinture le collège. Un troisième suggère d’installer des caméras de vidéosurveillance.

Mike : « Il ne faut plus dissoudre de postes de professeur car sinnon l’éducation des élèves est très menacée. Il faut renforcer la sécurité des élèves et des enseignants du collège grâce à des vigiles, et un plus grands nombres de surveillants. »

Géraldine : « Je sais que ce que je vais vous demandé vas vous paraître abusif mais sa serait bien s’il y avait des policiers civils qui surveilleraient le collège le temps de calmé tous sa ! Aidez-nous Monsieur, sacher que notre avenir est entre vos mains. »

« La Loi du ghetto » de Luc Bronner, Calmann-Lévy, 3 mars 2010, 264 pages, 17 euros.

  • 32816 visites
  • 234 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Usul
    Usul
    Auvergnate attitude
    • Posté à 17h51 le 08/03/2010
    • Internaute 92077
      Auvergnate attitude

    Faites un tour dans ces collèges et lycée et vous m’en direz des nouvelles...

    Vous êtes prompt à la critique mais en ce qui concerne l’analyse, Quid ?

  • Kekevara
    • Posté à 20h33 le 07/03/2010
    • Internaute 54906

    Ah ouais, quand même. Faire autant de fautes quand on est en 3e, c’est quelque peu hallucinant. Rassurez-moi : on les a fait entrer directement en 3e ? Ah non, ils ont fait les autres classes avant. Ah... Ben alors, ils y ont fait quoi ?

    Cela dit, cette élève est encore bien naïve pour écrire : « Si cela continue les élèves n’auront plus d’avenir ». Parce que ça fait belle lurette que c’est le cas pour la plupart des gens...

    Par contre, ce qui est intéressant, c’est de voir à quel point ils répètent ce qui se dit à la télévision. J’ai un frère qui est surveillant en collège, il me dit souvent que quand les élèves lui parlent, il a l’impression d’être devant le 20 h...

    • The_Fox_27
      The_Fox_27 répond à Kekevara
      Un simple mouton
      • Posté à 20h51 le 07/03/2010
      • Internaute 81255
        Un simple mouton

      Il n’y a rien d’hallucinant.

      Le fait de ne pas savoir écrire en 3e doit être perçu comme un appel au secours pour améliorer les conditions d’enseignements dans les ZEP pendant les cursus primaire et secondaire.

      Tout le monde n’a pas accès à la même éducation.

      • alberich
        alberich répond à The_Fox_27
        fumiste
        • Posté à 21h35 le 07/03/2010
        • Internaute 84604
          fumiste

        « Tout le monde n’a pas accès à la même éducation. »

        Ah bon ... dites nous donc où sont les différences ^^

         
        • Squall Lionheart
          Squall Lionheart répond à alberich
          Un message que les riverains (...)
          • Posté à 22h02 le 07/03/2010
          • Internaute 103509
            Un message que les riverains (...)

          Relisez donc l’article, peut être que vous remarquerez des éléments qui pourraient rendre l’éducation de ces collégiens différente de celle donnée dans un établissement de bourges.
          Je suis sure que vous pouvez y arriver.

          • alberich
            alberich répond à Squall Lionheart
            fumiste
            • Posté à 22h05 le 07/03/2010
            • Internaute 84604
              fumiste

            Alors ces différences sont-elles exogènes ou endogènes ?

            Réfléchissez je suis sûr que vous pouvez y arriver ^^

            • Bobus Trucus Bidulus Maximus-
              Bobus Trucus Bidulus Maximus- répond à alberich
              Gros con de droite
              • Posté à 22h13 le 07/03/2010
              • Internaute 96637
                Gros con de droite

              Trop compliqués les mots !

              Merci de rester dans le lexique des 300 mots nécessaires à la conversation cultivée.

              • alberich
                • Posté à 22h20 le 07/03/2010
                • Internaute 84604
                  fumiste

                La faute à l’appel à la réflexion qui conduit à utiliser des mots dont on ignore le sens ^^

                spa moi ka komensé ! ! !

              • DBL8
                DBL8 répond à Bobus Trucus Bidulus Maximus-
                Retraité
                • Posté à 14h31 le 08/03/2010
                • Internaute 19562
                  Retraité

                300 mots ?
                Vous plaisantez ?
                Avec 50 il y en a de trop pour eux !
                Même des « dit » primitifs en ont plus.

        • sevinilud
          sevinilud répond à alberich
          GAULOIS
          • Posté à 09h01 le 08/03/2010
          • Internaute 27066
            GAULOIS

          dans le fait de venir tous les matins avec une matraque et un gilet pare-balles !

        • The_Fox_27
          The_Fox_27 répond à alberich
          Un simple mouton
          • Posté à 13h12 le 08/03/2010
          • Internaute 81255
            Un simple mouton

          Mon cursus primaire et secondaire c’est déroulé dans une ZEP.

          Donc pendant les cours, quand un groupe d’élèves a décidé de perturber le cours, l’enseignant est dans l’impossibilité de faire quoi que se soit, hélas, ça commence dès la primaire.

          On voyait beaucoup de jeunes de 15-20 ans à ne rien faire de la journée, disant que les cours ne servent à rien, qu’il n’y a pas de travail pour « nous », ect...
          Donc quand t’as 8-10 ans, tu es influencé par les plus grands, et tu sombres facilement dans le pessimisme que tu fais ressortir en cours.

          De plus l’éducation est différente, en milieu populaire, on a peu de moyens financiers, qui est primordiale pour accéder à la culture. On ne peut pas beaucoup compter sur l’aide parentale. La TV était quasiment l’unique source de culture à notre disposition (avant l’arrivée d’internet), bien sûr, ça nous décultivé plus qu’autre chose.

          Je ne méprise nullement les milieux aisés.
          Mais quand tu as des sous, c’est largement plus facile d’accéder à une meilleure éducation.

        7 autres commentaires
      • Kekevara
        Kekevara répond à The_Fox_27
        • Posté à 22h02 le 07/03/2010
        • Internaute 54906

        Oui, m’enfin, j’étais en ZEP aussi (à Rillieux-la-Pape). L’école n’était pas terrible, le matériel électrique volé à chaque vacances, mais voilà : locaux délabrés ou pas, l’instit’ nous apprenait l’orthographe et la grammaire. Si les instituteurs et les professeurs ne veulent pas apprendre le français aux élèves, qu’ils le disent, ça ira plus vite.
        Moi aussi, j’ai eu des profs à la noix qui nous faisaient bosser sur des publicités pour nous faire travailler sur le « message », l’« interlocuteur » et toutes ses conneries. Et puis j’ai eu un prof qui nous filaient trois exercices de grammaire à la fin de chaque cours pour le prochain. ZEP ou pas ZEP.
        Quand je suis arrivé au lycée (et à la fac), j’ai vu la différence avec ceux qui n’avaient pas eu de profs comme lui, qui lisaient un texte mais n’y comprenaient rien, qui ne savaient pas si on écrivait « le poing fermé » ou « le point fermé » (alors qu’il suffit de n’être pas trop con et de penser au mot « poignée »), qui se retournaient vers moi en amphi, quand le prof disait : « Rousseau publie L’Emile », pour me demander : « Euh, dis, mille, c’est invariable ? » (1. Ne pas connaître L’Emile. 2. Ne pas savoir que mille est invariable...). Des débiles en somme, bac en poche et en 2e année d’histoire.

         
        • freakfeatherfall
          freakfeatherfall répond à Kekevara
          moonchild
          • Posté à 05h45 le 08/03/2010
          • Internaute 21024
            moonchild

          ne pas connaitre l’émile & pas savoir que mille est invariable, ça fait d’eux des débiles ? ? ?
          bien con comme opinion...

          • Kekevara
            • Posté à 09h20 le 08/03/2010
            • Internaute 54906

            A 20 ans oui ! Ne pas savoir écrire « mille » à 20 ans, excusez du peu !

            • The_Fox_27
              The_Fox_27 répond à Kekevara
              Un simple mouton
              • Posté à 13h22 le 08/03/2010
              • Internaute 81255
                Un simple mouton

              Moi non plus je ne connais pas l’Emile,
              Ca fait donc de moi un débile.

              Je suis d’accord avec freakfeatherfall, révisez votre jugement.

              • Kekevara
                Kekevara répond à The_Fox_27
                • Posté à 14h30 le 08/03/2010
                • Internaute 54906

                Sans déconner ? Vous ne connaissez pas « L’Emile » ? Vous n’avez jamais entendu parler de ce livre ? Allez, avouez : surprises sur prise ? Caméra cachée ? Vous me faites marcher, avouez-le. Ca ne prend pas avec moi...

                Le Petit Prince, Germinal, Les Misérables, La peste et Les lettres persanes, ça vous dit quelque chose ?

                • shillom
                  shillom répond à Kekevara
                  • Posté à 15h36 le 08/03/2010
                  • Internaute 22134

                  Pas mieux, et aucune honte à l’avouer. Du coup j’ai appris un truc aujourd’hui, et ça me fera un classique à lire un de ces jours, ça rattrapera peut-être les Confessions qu’on m’a fait lire au Lycée.

                  Par contre, Le Petit Prince, je connais, j’ai lu aussi Terre des Hommes de St Ex. Germinal est un excellent roman, mais chiant à mourir comme tous les Zola que j’ai lu.
                  Les misérables, j’ai lu aussi merci.

                  La peste de Camus, pas lu, les lettres persanes non plus.

                  J’ai lu aussi quelques romans de Jules Verne, d’Alexandre Dumas ; et plus récents, Barjavel, Vian... Sans compter les anglo saxons. Tous vos classiques ne sont pas les miens. Pourtant j’ai eu la chance d’aimer lire dans mon enfance et mon adolescence. D’ailleurs j’aime toujours mais je suis plus difficile et plus occupé. Mais peut-être que votre côté écrivain vous pousse à penser que tout le monde devrait avoir la même culture littéraire que vous ? On est tous un peu pareil remarquez...

                  La motivation à se cultiver vient le plus souvent de la prime enfance, une question d’habitude probablement. Peut être qu’à force de voir ses parents lire, s’intéresser, débattre, on en vient à faire la même chose par la suite. Certaines activités construisent surement des personnalités plus riches que d’autres.

                  • Kekevara
                    Kekevara répond à shillom
                    • Posté à 16h16 le 08/03/2010
                    • Internaute 54906

                    Vous savez, j’ai lu mon premier livre (en dehors des lectures imposées de l’école) à l’âge de 20 ans. Avant, j’avais autre chose à faire, de l’énergie plein les jambes et rien à cirer qu’il fasse beau, qu’il pleuve ou que la température soit en-dessous de zéro. Très peu pour moi de rester à l’intérieur alors que j’avais la force de m’amuser. Par ailleurs, je lis assez peu.

                    Vous êtes dur avec Zola. OK, « La faute de l’abbé Mouret » est long, très long. Ok, les description de « Le ventre de Paris » sont surtout de l’épate (on le critiquait, disait qu’il ne savait pas écrire, il a tenu à prouver le contraire et en a fait des tartines), mais pour le reste (hormis une certaine faiblesse de « Au Bonheur des Dames »), les Rougon-Macquart ne peuvent pas être présentés comme des livres ennuyeux.
                    Cela dit, je place Victor Hugo bien plus haut que Zola. Les francophones ont la chance de pouvoir lire le plus grand écrivain (à la rigueur, on peut mettre Tolstoï à sa hauteur) directement, sans traduction. Quelle chance.

                    J’ai toujours pensé que les programmes de lecture au collège et au lycée avaient surtout pour résultat de dégoûter beaucoup de monde des livres. Balzac, Les Confessions, Zola ou Flaubert sont d’immenses auteurs et d’immenses oeuvres. Mais balancer ça dans la tronche d’un ado, qui n’y comprend pas grand’chose d’ailleurs, n’a pas beaucoup d’intérêt. Il y a bien des auteurs adaptés à des collégiens et lycéens sans être obligé de leur mettre sous le pif des oeuvres monumentales qui nécessitant des connaissances historiques et littéraires qu’on n’a pas à ces âges pour pouvoir les apprécier.

                • The_Fox_27
                  The_Fox_27 répond à Kekevara
                  Un simple mouton
                  • Posté à 19h47 le 08/03/2010
                  • Internaute 81255
                    Un simple mouton

                  Je n’ai jamais lu un seul de ces livres.
                  Même si j’en connais les grandes lignes, sauf l’Emile, enfin on ne fait pas mon procès.

                  Après est-ce un crime de ne pas s’intéresser à la littérature française ?

                  • Kekevara
                    Kekevara répond à The_Fox_27
                    • Posté à 22h53 le 08/03/2010
                    • Internaute 54906

                    Mais je n’ai pas lu « L’Emile » non plus. Et n’ai jamais dit que je l’avais fait.
                    Pour autant, je sais que cet ouvrage existe. Tout comme je sais qu’existe « Cromwell » de V. Hugo, « Le lys dans la vallée » de Balzac, « Les noces de Figaro » de Mozart (que je n’ai jamais écoutées) et « Metropolis » de Fritz Lang (que je n’ai jamais vu).
                    Etre en 2e année d’histoire et ne pas connaître le titre même de « L’Emile », c’est complètement impensable. Un peu comme si un étudiant en lettres modernes ne connaissait pas le romantisme.

                    Ne pas s’intéresser à un sujet ou à une oeuvre, c’est une chose. En ignorer jusqu’à son existence même, c’en une autre. Cela dénote souvent une concentration exclusive sur quelque chose (la télévision par exemple, ou la musique, que sais-je encore ?). Je ne me suis jamais intéressé à la Macédoine mais je sais que sa capitale est Skopje. Il m’a suffi pour cela de simplement regarder, pendant un cours, la carte présente dans mon manuel de géographie.

        • vaugoubert
          vaugoubert répond à Kekevara
          • Posté à 08h15 le 08/03/2010
          • Internaute 31921

          J’enseigne en fac, notamment dans une filière professionnalisante com/marketing, et je suis amené à faire le même constat que vous. La syntaxe de mes étudiants pourtant sélectionnés, après un L2 ou une licence, est absolument catastrophique.

          Scolarisé dans le privé en primaire, j’ai eu droit à des tonnes d’exos de Bled chiants comme la pluie, à des tables d’addition ou de multiplication copiées 10 fois quand on ne les connaissait pas. Moyennant quoi, la plupart de mes camarades savaient écrire et ne faisaient certainement pas de « phonétique » comme mes étudiants (et, est, ai, aie, ait, pour certains, c’est du pareil au même ; quand il faut lire une phrase à haute voix pour en comprendre le sens car il y a trop d’approximations, ça le fait pas...).

          Don DeLillo a de très belles belles pages dans Underworld sur la récupération du narrateur, qui a grandi dans une banlieue défavorisée de NYC, par des profs jésuites qui lui apprennent à mettre des mots sur les objets de la vie courante puis à conceptualiser.

          Pour répondre à votre contradicteur, oui, on ne comprend pas un texte dès lors qu’on ne comprend pas le sens des mots ou d’une expression. Et de même, il est difficile de mener un raisonnement lorsque les marqueurs d’articulation logique ne sont pas maîtrisés.

          J’ai eu la chance d’avoir d’excellents profs dans mon lycée bourgeois de centre-ville, j’aimerais que tous les gamins où qu’ils soient scolarisés aient eux-aussi la chance d’avoir des enseignants ayant les mêmes ambitions pour eux.

          Quant à l’orthographe, je pense que je vais filer des exos de Bled l’an prochain quand je tombe sur des énormités. Parce que quand je visite mes étudiants en stage, leurs tuteurs me disent que cette lacune rend impossible le fait de les laisser travailler en autonomie.

        • Yakulu
          Yakulu répond à Kekevara
          Etudiante rapatriée
          • Posté à 14h37 le 08/03/2010
          • Internaute 107829
            Etudiante rapatriée

          C’est être débile si l’on fait une faute à : « toutes ses conneries » ou encore « un prof qui nous filaient » ? ?

          (Voici le premier message d’une étudiante nulle en orthographe. J’espère ne pas avoir fait de fautes, car critiquer l’orthographe des autres et faire soi même des fautes c’est un peu la honte quand même ! !)

          • Kekevara
            Kekevara répond à Yakulu
            • Posté à 15h27 le 08/03/2010
            • Internaute 54906

            Il y a une grande différence entre écrire et taper. C’est un principe de base que toute personne utilisant un ordinateur à clavier connaît.
            Je dois par exemple systématiquement vérifier l’orthographe du mot « utilité » quand je le tape, car je ne parviens jamais à l’orthographier (je viens de le faire donc) alors qu’il ne me pose aucun problème à l’écrit. Idem pour le mot « millionnaire ». Un n ou deux ? Sur l’ordinateur, je n’en sais jamais rien. A l’écrit, je ne me trompe jamais.

            En revanche, écrire « ses » à la place de « ces » tout simplement parce qu’on a commencé une phrase, qu’on a ensuite modifiée et qu’on ne s’est pas relu, bof, pas de quoi fouetter un chat. Idem pour le « filaient » qui suivait dans le message original un pluriel, changé par la suite en singulier pour faire une phrase qui coulait mieux. Ca n’a aucune commune mesure avec les lettres caffies de fautes de ces collégiens, et qui sont pour tout dire tout à fait désespérantes. Leur grammaire est d’un niveau, CE2, CM1 à tout casser, il faut voir les choses en face.

            Cela dit, vous avez fait une faute dans votre message. Enfin, au moins une. D’autres ont pu m’échapper. Je ne crois pas pour autant que vous deviez vous en sentir honteuse.

            Amicalement.

            • Monard
              Monard répond à Kekevara
              • Posté à 19h17 le 08/03/2010
              • Internaute 19095

              Arrêtons de parler de fautes...Des erreurs....Ayant été enseignant , j’ai gardé le souvenir que la systématique,( le Bled,le Guillon ou la semaine de Français) était mal vue par la hiérarchie...Et pourtant combien efficace !

              Une erreur facile à éviter : la répétition...Dans votre texte un « en » aurait aéré . Bon, je suis retraité , mais j’ai du mal à me remettre de toutes les horreurs que j’ai plus ou moins corrigées ...Amicalement.

              • Kekevara
                Kekevara répond à Monard
                • Posté à 22h47 le 08/03/2010
                • Internaute 54906

                Je vous suis totalement sur l’utilisation du mot « erreur » plutôt que « faute ». « Faute » est hérité de l’époque où les enfants apprenaient à lire sur des livres religieux. Du coup, toute erreur était une faute religieuse.
                Le français est la seule matière dans laquelle on parle de « fautes ». Dans toutes les autres, on dit « erreurs »

        13 autres commentaires
      • framboise92
        framboise92 répond à The_Fox_27
        je choisis la campagne, la (...)
        • Posté à 07h15 le 08/03/2010
        • Internaute 24519
          je choisis la campagne, la (...)

        Bien sûr,
        Mais ici, certains corrigent devant leur ordi, ce n’est pas la même chose que devant une classe de ce genre. J’aimerais les y voir avec leur stylo, leurs « taisez-vous », etc....
        Un forum se vit que si on connaît ou si on écoute.
        Ici, on juge souvent. Pourtant, de nombreux articles sur les différences sociales, d’accessibilité au langage, au vocabulaire, à la culture dans les familles, les pbs de chômage, la culture tf1 des parents...etc....fourmillent dans l’actualité.

        Alors, il est plus facile de se défouler sur les professeurs que sur le contexte général et les institutions, leurs moyens, leur avenir . Cette géraldine demande une aide et ne sait pas laquelle : une aide, tout simplement. Une aide maladroite vue d’après ce qu’elle a entendu, une demande qui serait formulée avec plus d’analyse critique si elle avait plus d’ acquis. Triste ! Poignant !

        Si elle savait que les RRS vont avoir de moins en moins de moyens, que les parents de plus en plus de difficultés, les professeurs de moins en moins d’aide....
        En maternelle le langage écrit et oral est une priorité, en élémentaire aussi. Croyez-moi, tout est mis en oeuvre par les professeurs qui n’ont pas de baguette magique mais beaucoup d’abnégation, pourtant.
        Pauvre monde où l’injustice génère l’injustice.

         
        • jma14
          jma14 répond à framboise92
          • Posté à 10h26 le 08/03/2010
          • Internaute 31729

          « Un forum se vit que si on connaît ou si on écoute.
          Ici, on juge souvent. “
          Ah ah ah, j’ai déjà eu l’occasion de débattre avec vous, vous êtes blindés de préjugés et de dogmes. Balayez devant votre porte.
          Un citoyen qui a de la mémoire.

          • framboise92
            framboise92 répond à jma14
            je choisis la campagne, la (...)
            • Posté à 18h15 le 08/03/2010
            • Internaute 24519
              je choisis la campagne, la (...)

            plaît-il ?

          • framboise92
            framboise92 répond à jma14
            je choisis la campagne, la (...)
            • Posté à 18h18 le 08/03/2010
            • Internaute 24519
              je choisis la campagne, la (...)

            alors, évitez-moi, mon brave.

            • framboise92
              framboise92 répond à framboise92
              je choisis la campagne, la (...)
              • Posté à 19h10 le 08/03/2010
              • Internaute 24519
                je choisis la campagne, la (...)

              merci à celui oucelle qui m’a « topée » car je n’ai pas le moral.
              Les dogmes, je m’ asseois dessus.
              Par contre, je ne postes que ce qui est réel et chiffré, démontré ....mais par par l’ump.

          • framboise92
            framboise92 répond à jma14
            je choisis la campagne, la (...)
            • Posté à 19h26 le 08/03/2010
            • Internaute 24519
              je choisis la campagne, la (...)

            en tout cas, vous ne m’avez pas marquée !
            je ne me souviens absolument pas de vous !

            • jma14
              jma14 répond à framboise92
              • Posté à 09h48 le 09/03/2010
              • Internaute 31729

              On ne dit pas « vous ne m’avez pas marqué », on dit « je vous ai oublié ». Pourquoi rejeter la faute sur moi. Je n’ai pas l’ambition de « marquer » les gens , tout au plus de transmettre un savoir, une expérience. Libre à vous de la rejeter, de la méditer, de la valider...
              Même votre pire ennemi à quelle chose à vous apprendre dans la vie.

              • framboise92
                framboise92 répond à jma14
                je choisis la campagne, la (...)
                • Posté à 18h06 le 09/03/2010
                • Internaute 24519
                  je choisis la campagne, la (...)

                pff

              • framboise92
                framboise92 répond à jma14
                je choisis la campagne, la (...)
                • Posté à 18h06 le 09/03/2010
                • Internaute 24519
                  je choisis la campagne, la (...)

                Laisse béton. Oublie moi ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

                • jma14
                  jma14 répond à framboise92
                  • Posté à 19h37 le 09/03/2010
                  • Internaute 31729

                  Comme d’hab, vous êtes très ouverte. J’ai toujours remarqué que les gens les plus fermés dans les soirées était des profs, des artistes... Dans le milieu commercial on est peut-être « tous des salauds » mais au moins on écoute. C’est d’ailleurs la base de toutes les techniques de vente ! Pour une fois qu’elles nous servent dans la vie de tous les jours, on ne va pas s’en priver.

                  • framboise92
                    framboise92 répond à jma14
                    je choisis la campagne, la (...)
                    • Posté à 06h57 le 10/03/2010
                    • Internaute 24519
                      je choisis la campagne, la (...)

                    Je viens de reprendre l’école et je me suis couchée comme les poules. .Je connais le milieu commercial.
                    J’évite les soirées, ça me fatigue. Je perds mon temps à discuter avec vous. Dîtes moi de quoi on avait parlé, ce sera plus facile pour que je vous en touche un mot, plutôt....Je viens ici pour me changer les idées, pas pour me les noircir.
                    Je travaille ce matin, et oui, les profs travaillent aussi ....
                    Alors, qu’ ai-je dit de si dogmatique tic tic ? ? ?

                    • jma14
                      jma14 répond à framboise92
                      • Posté à 10h02 le 10/03/2010
                      • Internaute 31729

                      « Je viens ici pour me changer les idées, pas pour me les noircir. »
                      Ah la société de loisir : la distraction ! C’est bien que je vous reproche : Rue89 est à mon sens un formidable outil démocratique et vous vous venez pour vous distraire.
                      C’est pour cela qu’on peut vous retourner comme des crèpes sur vos idées : parce que vous venez les mains dans les poches, sans argumentation avec plein de dogme, de pérjugés et de doctrine.

                      Nous nous sommes croisé sur le thème : « faut-il envoyer les profs faire des stages en entreprise ? »
                      Je vous mets les noms d’oiseaux auquels j’’ai eu droit de votre part :
                      - « pauvre gosse »
                      - « cheptel que vous avez éduqué »
                      - « petit mec »
                      Et après les profs comme vous se plaignent du phrasé de leur élève.

                      Et surtout en substence (dogme, préjugés...) : l’entreprise s’est pas bien, les patrons des salauds qui font des profits.

                      • framboise92
                        framboise92 répond à jma14
                        je choisis la campagne, la (...)
                        • Posté à 06h59 le 11/03/2010
                        • Internaute 24519
                          je choisis la campagne, la (...)

                        Vous l’avez ressenti ainsi.

                        Dommage pour vous.
                        –-Pardon, je ne voulais pas vous blesser ––. Mettons cela sur le compte d’un ras-le-bol, je ne suis pas méchante. Je ne passe mon temps ici pour écrire , je viens pour me défouler, à présent et poster quelques liens sur l’enseignement. J’ ai beaucoup trop à faire.
                        ciao et bon courage à vous.

        17 autres commentaires
  • algerien musulman-
    • Posté à 20h32 le 07/03/2010
    • Internaute 106282
      ici

    tu rigoles , je me sens comme un palestinien dans mon quartier les drones tournent de temps en temps , les helicos avec phare .
    y a pas plus grandes securite dans mon quartier qu’ailleurs , je dis ca j’ai vécu ailleurs . si les jeunes ont peur de l’insécurité , sarkozy doit apporte l’armée dans les écoles ou la police , comme cela ils seront tous en sécurité .a un môme qui a le cerveau a moitie fait les professeurs et les politiques peuvent leur faire ceux qu’ils veulent .
    plus besoin de prof remplacer les profs par des adjudants et des maréchal des logis (sergents) a leur place .il y aura la sécurité et l’éducation .

    si les mômes et les politiques n’ont pas d’idées j’en ai pleins des idées pour faire de la répression si ils aiment cela , il suffit de demander .

    • jolithorax
      jolithorax répond à algerien musulman-
      terrien
      • Posté à 22h06 le 07/03/2010
      • Internaute 98560
        terrien

      Algérien musulman né en France qui ne connaît pas grand chose à l’islam et rien à l’arabe : je ne suis pas loin hein ?
      Ah ! La nostalgie des origines : elle vous empêche de vivre.

      • algerien musulman-
        • Posté à 00h15 le 08/03/2010
        • Internaute 106282
          ici

        tu dois tout connaitre mieux que moi ,c’est sur si tu le dis j’en suis sur .je ne suis pas arabe mais berbère d’Algérie en résumer kabyle , mais tu sais tout mieux que moi je ne t’apprends rien.

        je suis sur que tu dois être plus que moi sur tout ce que tu veux , si ca te fais plaisir d’être persuade ,
        je sais que je ne sais rien , mais je ne savais pas que RU89 est un journal communautaire destiner uniquement aux français de souche .

        « Ah ! La nostalgie des origines : elle vous empêche de vivre. »

        merci ,a force de me rappeler mes origines , je sais qui je suis et je sais ou je vais .au contraire a force de renier ses origines c’est la que tu ne peux te construire , j’ai pas besoin de me mettre des lentilles de contacts ou de me teindre les cheveux en blond si tu vois ce que je veux dire .

        josephine baker c’est pas moi .

         
        • Gontran Abdelkader-Kowalski
          Gontran Abdelkader-Kowalski répond à algerien musulman-
          explorateur prolétaire
          • Posté à 01h35 le 08/03/2010
          • Internaute 104077
            explorateur prolétaire

          Ouai bon...pas la peine d’en faire tout un fromage.

          J’ai vécu 11 ans dans un « quartier », je viens d’où je viens et je ne juge pas nécessaire de clamer mon « background » sur tous les toits.

          La plupart des gens (en tout cas en Europe) jugent d’abord et avant tout leur prochain d’après leurs paroles et leurs actes (et non pas d’après leur prétendue ou supposée appartenance à telle obédience religieuse, politique, socio-économique, corporatiste).

          « josephine baker c’est pas moi » : Dommage que vous n’ayez pas compris les choix de vie de Joséphine et à travers eux le message qu’elle voulais (en tout conscience je pense) faire passer.
          Ou peut être ne connaissez vous tout simplement pas la vie de Joséphine Baker ? Ni de Marija Curie, Léon Blum, Eugène Ionesco ou encore Najat Belkacem-Vallaud par exemple...

          Cordialement, Gontran.

        3 autres commentaires
  • barbouille
    barbouille
    surfeuse
    • Posté à 20h38 le 07/03/2010
    • Internaute 62861
      surfeuse

    leurs propos sont étranges, ils sont très stéréotypés. Ils n’ont pas eu un petit coup de main ?
    enfin il faut qu’ils tiennent jusqu’au lycée, les troubles fêtes n’y accèdent pas. Dommage d’en arriver là.

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3
  • 5