06/03/2010 à 16h18

Paradis fiscaux : les entreprises profitent, les politiques esquivent

David Servenay | Ex-Rue89


Xavier Harel à la réunion des amis de Botul, février 2010 (Audrey Cerdan/Rue89)

Voici un livre qui ne fera pas plaisir aux responsables du Medef et aux locataires du ministère des Finances. Journaliste à la Tribune, Xavier Harel passe au tamis l’activité des paradis fiscaux dans « La Grande évasion, le vrai scandale des paradis fiscaux ». Où l’on découvre un manque à gagner d’impôts de 20 milliards d’euros par an, à cause des pratiques des plus grandes multinationales. Un chantier sur lequel le gouvernement ferme les yeux.

Les grandes entreprises aussi veulent payer le moins d’impôt possible

Nicolas Sarkozy l’a dit : les « paradis fiscaux, c’est fini » ! C’était en septembre 2009, en pleine bourrasque financière. Le Président français cherchait à forcer le destin face à ses homologues du G20. Coup de génie ou coup de bluff ? Observateur précis des circuits financiers, Xavier Harel penche pour la seconde hypothèse. Preuves à l’appui.

La plus convaincante est celle qui repose sur l’analyse de l’activité des places off-shore. Car contrairement aux idées reçues, ces pays à très faible imposition vivent surtout grâce aux grandes entreprises et non aux particuliers fraudeurs du fisc. Exemple (p. 85) avec l’industrie des trusts de Jersey :

  • 903 sociétés de trusts installées sur l’île anglo-normande en 2007 ;
  • Fin 2006, le think tank Tax analysts évalue leurs encours à 450 milliards de dollars ;
  • Seul un tiers de ces investissements, 138 milliards de dollars, est le fait de particuliers.

Autre exemple : aux Etats-Unis, sur les 700 milliards de bénéfices engrangés à l’étranger en 2004, les entreprises ont payé 16 milliards de dollars d’impôts, soit un taux réel d’imposition de 2,3% ! Contre un taux d’imposition normal de 35%... cherchez l’erreur.

« C’est le vrai scandale, car c’est celui dont on ne parle pas, est l’utilisation par les grandes entreprises des paradis fiscaux pour y loger leurs bénéfices et payer le moins d’impôt possible. » (Voir la vidéo)

La moitié du commerce mondial s’articule autour du prix de transfert

Première technique utilisée par les entreprises : celle du prix de transfert. Concrètement, cela revient à utiliser au mieux les facilités des places off-shore pour organiser le commerce entre entités d’un même groupe, comme dans l’exemple présenté autour de la vente d’un stylo. (Voir le schéma)

Si le phénomène n’est pas nouveau (les empires coloniaux, comme celui de la banque Rivaud, connaissent bien ce genre de montages), il connaît depuis quelques années un regain de fortune. La moitié du commerce mondial serait aujourd’hui structurée autour des échanges liés au prix de transfert.

Pour Xavier Harel, certaines PME sont régulièrement sollicitées par la Suisse ou le Luxembourg, pour délocaliser leurs activités.

Autre technique : la délocalisation pure et simple du siège social de l’entreprise... Ine pratique dénoncée par des permanents de la CFDT. En vain. (Voir la vidéo)

Les politiques français ne veulent pas aborder le sujet

Au cours de son enquête, le journaliste économique a pu constater que ces enjeux ne mobilisent pas les politiques. Eric Woerth, le ministre du Budget si prompt à dénoncer le laxisme helvétique, tourne négligemment la tête lorsque Xavier Harel l’interroge sur les entreprises et l’optimisation fiscale. ‘ Ce n’est pas le problème ’, répond le ministre. Commentaire du journaliste :

‘ Remettre en cause ce genre de pratiques semble gêner beaucoup de monde. En tout cas, les syndicalistes que j’ai pu rencontrer sont persuadés qu’il y a une volonté délibérée de ne pas gêner les amis du pouvoir et le CAC 40. Cela fait quatre ou cinq ans qu’ils frappent à toutes les portes et que cela ne débouche sur rien. ’ (Voir la vidéo)

Dernier point noir : la grand corruption des dictatures du Sud. Xavier Harel révèle le cas de Denis Christel Sassou Nguesso, le fils du Président congolais. Un jeune homme dont le train de vie fait le bonheur des commerces de l’avenue Montaigne, où il adore dépenser son argent de poche.

Plusieurs dizaines de milliers d’euros, réglés par une carte bancaire adossée à un compte de l’Eastern Asian Bank, compte alimenté par des commissions pétrolières versées à... Anguilla (comment, vous ne connaissez pas ce paradis fiscal ?). Mais là aussi, personne n’y trouve rien à redire.

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  • Disciple ressucité
    • Posté à 16h37 le 06/03/2010
    • Internaute 71674

    Sarko semble plutôt mal côté par « La Tribune » ces jours-ci.

  • Valdo Lydeker
    Valdo Lydeker
    journaliste, auteur
    • Posté à 16h39 le 06/03/2010
    • Journaliste 7922
      journaliste, auteur

    Diantre ! Mais qu’arrive-t-il à La Tribune ? Un article comme ça, après « Sarkozy créé un job » ? Encore un effort pour libérer les cerveaux disponibles du néolibéralisme, et ils fusionnent avec Siné -Hebdo !

  • tweesty
    tweesty
    Gaucher et contrarié
    • Posté à 16h55 le 06/03/2010
    • Internaute 83901
      Gaucher et contrarié

    « “ Remettre en cause ce genre de pratiques semble gêner beaucoup de monde. En tout cas, les syndicalistes que j’ai pu rencontrer sont persuadés qu’il y a une volonté délibérée de ne pas gêner les amis du pouvoir et le CAC 40. Cela fait quatre ou cinq ans qu’ils frappent à toutes les portes et que cela ne débouche sur rien. ” »
    Le jour où ce type de discours sortira de la bouche d’un politique au pouvoir ou proche de celui-ci, on aura déjà bien avancé.
    C’est intéressant de vouloir stigmatiser la corruption qui gangrène l’Afrique (volonté parfois animée, hélàs de relents néo-coloniaux qui tendent à infantiliser les nations africaines) alors que les instigateurs de cette corruption se trouvent en Europe et en Amérique du nord.
    Les tenants du néo-libéralisme doivent être révisés d’urgence car les prochaines crises financières et économiques risquent bien de se terminer dans la violence.

    • David Servenay
      David Servenay répond à tweesty
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 18h18 le 06/03/2010
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Dans son livre, Xavier Harel ne stigmatise pas la « corruption qui gangrène l’Afrique ». Le passage sur M. Nguesso est d’ailleurs très court et à la fin de l’ouvrage.

      En revanche, il explore de long en large les réseaux qui permettent, en Europe, en Asie et aux Etats-Unis, d’échapper à l’impôt...

    • Anarchosaurus
      Anarchosaurus répond à tweesty
      râleur à plein temps
      • Posté à 20h18 le 06/03/2010
      • Internaute 9849
        râleur à plein temps

      Et n’est-ce pas infantiliser les nations africaines que de toujours trouver des excuses à certains de leurs dirigeants effectivement très corrompus ?

      « Ah ! ces présidents Africains, de grands enfants irresponsables manipulés par les méchants Occidentaux... »

      La corruption est hélas universelle. Mais en même temps, il existe des dirigeants africains plus intègres que d’autres : il me semble, mais je peux me tromper, que le Bénin ou le Botswana, par exemple, sont à peu près correctement gouvernés (si tant est que cela soit possible dans notre monde mais cela est un autre problème).

      Alors, assez utiliser l’argumentaire colonial à tort et à travers...

    • Ukkel
      Ukkel répond à tweesty
      • Posté à 21h16 le 06/03/2010
      • Internaute 13161

      Xavier Harel a publié un autre excellent ouvrage en 2006 (NB : avant que La Tribune ne change de propriétaire) Afrique pillage à huis clos montrant la responsabilité des dirigeants occidentaux dans le pillage et la corruption en Afrique.

      Extrait de présentation de l’ouvrage :

      Au Congo, au Gabon, au Nigeria, en Angola ou en Guinée équatoriale, on peine à découvrir à quoi a servi la manne pétrolière. Pauvreté, guerres civiles, maintien au pouvoir de régimes dictatoriaux, tel est le bilan peu glorieux de l’exploitation pétrolière en Afrique.

      La précieuse huile nourrit surtout une corruption débridée. Au Congo-Brazzaville, le président Denis Sassou Nguesso a mis en place une kyrielle de sociétés écrans qui lui ont permis de détourner des centaines de millions de dollars. Mais il bénéficie pour cela de l’« expertise » occidentale. Certaines entreprises françaises, et non des moindres, ainsi que de prestigieux cabinets d’avocats, ont mis leur savoir-faire au service de ce pillage à huis clos.
      Ne nous y trompons pas. La mobilisation des pays riches (G8) en faveur de l’Afrique ressemble surtout à une opération de communication. Le locataire de l’Élysée amuse la galerie avec sa taxe sur les billets d’avion mais il couve affectueusement une poignée de régimes kleptocrates. George W. Bush prétend s’attaquer aux « postes avancés de la tyrannie » mais il reçoit à la Maison-Blanche les pires dictateurs pourvu qu’ils aient quelques barils à offrir. Tony Blair bataille pour passer la dette du continent à l’ardoise magique mais il ferme les yeux sur le rôle des banques britanniques dans le recyclage de l’argent de la corruption.

      Il est temps de mettre fin au bal des hypocrites. Si Jacques, George et Tony se soucient réellement du continent, qu’ils contraignent leurs compagnies pétrolières à faire la lumière sur ce qu’elles versent aux États africains. La transparence reste le meilleur antidote contre la corruption.

      Lien

  • jma14
    • Posté à 17h09 le 06/03/2010
    • Internaute 31729

    Les syndicats ne descendront pas dans la rue pour cela, ils sont trop bien vérouillés et il n’y a pas d’argent à tirer dans l’immédiat comme ils le font sur les indemnités de licenciement.

    Quand on voit qu’ils ne sont pas descendu contre le banques !

    Quant aux Français, ils regardent « la ferme célébrités ».

    Pour les TPE et benh comme d’hab, on ferme notre gueule et on paye nos 35%.

    Normal quoi ! ! !

  • ricasse
    ricasse
    Etudiant
    • Posté à 17h41 le 06/03/2010
    • Internaute 44551
      Etudiant

    Article intéressant, mais je me pose deux questions :
    Une fois que les bénéfices sont dans un paradis fiscal, comment sont-ils récupérés en France, sans payer d’impots ? Les transferts doivcent bien apparaître quelque part dans un bilan ? Parce que c’est bien gentil de faire des bénéfices sans payer d’impots, mais si ils sont inaccessibles ?
    Aussi, j’ai un voisin allemand résidant aux Etats-Unis. Il m’a dit qu’il est obligé de déclarer tout l’argent qu’il se ferait éventuellement en Allemagne, y compris les livrets A ou équivalent. Le IRS (fisc américain) a accès aux données des comptes bancaires allemands, autrement dit si on triche, il y a de bonnes chances que l’on se fasse prendre. Et c’est sûrement pareil pour les français résidant aux USA, sauf que je ne gagne pas d’argent du tout en France donc je ne me suis pas intéressé au problème. Enfin tout ça pour dire que pour un particuler, si on gagne de l’argent à l’étranger, on est obligé de payer des impôts.

    • tlaloc
      tlaloc répond à ricasse
      Retraité
      • Posté à 18h13 le 06/03/2010
      • Internaute 47359
        Retraité

      Cela sert pour les investissements en Chine Afrique Inde etc

    • alberich
      alberich répond à ricasse
      fumiste
      • Posté à 10h14 le 07/03/2010
      • Internaute 84604
        fumiste

      Très très grossièrement le schéma est le suivant :

      Vous avez une société A qui vend un produit 100 €, pour ce faire elle a besoin de fournitures d’une société B d’une valeur de 50 €.

      L’astuce est de faire intervenir une société C domiciliée dans un paradis fiscal qui va acheter les fournitures à B au prix de 50 € et les revendre à A pour 95 €. Le profit est délocalisé (bien entendu la marchandise ne circule pas, seules sont passées des écritures).

      Le rapatriement se fait tout simplement par le jeu de la consolidation des comptes, les profits « déjà imposés » dans le paradis fiscal ne pouvant être taxés une deuxième fois ... Vous aurez compris que A, B et C appartiennent au même groupe.

  • ardisson
    ardisson
    révolté
    • Posté à 17h56 le 06/03/2010
    • Expert 71726
      révolté

    Trop, c’est trop.

    STOP ! ! !

    La Suisse n’est pas un paradis fiscal. Combien de fois faudra-t-il vous le répéter ? ? ? ? Les Suisses paient presque autant d’impôts qu’en France. Enfin, cela dépend des cantons.

    Par contre, la Suisse est un Etat libéral et fiscalement attractif. A l’image des Etats Unis. Ce que raconte ce Monsieur est en partie vrai, car les cantons suisses essayent non seulement d’attirer des sièges sociaux d’entreprises, pour les raisons évoquées, mais la Suisse ne se résume pas à l’évasion fiscale et la finance.

    De très nombreuses entreprises viennent s’établir en Suisse pour la très haute qualité de sa main d’oeuvre, soit pour y produire qqchose, à l’exempe de Google, qui s’est établi à Zurich, parce que cette ville dispose de l’une des meilleures universités du monde. Il faut arrêter de croire que la Suisse ne produit rien et qu’elle ne fait que capter les sièges sociaux d’entreprises étrangère.

    La Confédération helvétique est plus industrialisée que la France proportionnellement à son nombre d’habitant. La Suisse dispose d’une quantité incommensurables de PME actives dans des secteurs à très haute valeur ajoutée, tels les microtechniques, la biotechnologie, les techologies médicale, la pharmacie, l’électronique, la chimie etc. Sans compter ses multinationales d’origine suisses, qui produisent également en Suisse, comme Novartis, Roche, Schindler, Mettler Toledo, Leica Geosysem, ABB, Syngenta, Kudelski, Logitech, Nestlé et bien d’autres encore.

    Tout cela pour vous dire chers amis gaulois, que vous commencez à nous gonfler sérieusement avec vos perpétuelles attaques fondées sur des clichés qui datent de la préhistoire ou alors carrément sur des fantasmes.

    Je vous rappelle que nous sommes dans une économie capitaliste et non soviétique. Donc, les entreprises cherchent à maximiser leurs profits, ce qui est dans l’ordre naturel des choses. Il s’agit de pure concurrence fiscale. Vaut-il mieux récupérer l’impôt des entreprises pour engraisser la République bananière de France, ou attirer fiscalement des entreprises pour créer des emplois ? ? ? La est la question. Rappelez-moi... Quel est le taux de chômage en France déjà ? ? ?

    Vive la concurrence fiscale qui existe entre la Suisse et ses voisins, car sans elle, le gouvernement des pays de l’UE auraient déjà augmenté les impôts. Sachez par ailleurs que cette concurrence existe également entre les cantons suisses et le système fonctionne.

    Quant est-ce que la France va se remettre en question une bonne fois pour toutes ? ? ? ? Votre pays se désindustrialise, principalement pour des raisons de fiscalité des entreprises, alors que ce pays dispose de beaucoup de talents qui ne demandent
    qu’à s’exprimer.

    Aujourd’hui et ne vous en déplaise, la petite Suisse est le pays le plus compétitif du monde et l’un des plus innovants.

    Bonne soirée

    A.

    • tlaloc
      tlaloc répond à ardisson
      Retraité
      • Posté à 18h17 le 06/03/2010
      • Internaute 47359
        Retraité

      Les étrangers qui se déclarent fiscalement en Suisse payent moins d’impôt que les suisses Federer l’a fait remarquer . Les suisses commencent à protester contre ce fait.

      • DeSuisse-
        DeSuisse- répond à tlaloc
        Je pense donc je gêne !
        • Posté à 22h24 le 06/03/2010
        • Internaute 101756
          Je pense donc je gêne !

        Seuls les étrangers bénéficiant du ’forfait fiscal’ paient moins d’impôt proportionnellement que les Suisses.

    • David Servenay
      David Servenay répond à ardisson
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 18h20 le 06/03/2010
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Question, cher riverain helvète : si vous la France devient aussi fiscalement « attractive » que la Suisse, comment fera-t-elle pour financer ses écoles, ses routes, ses universités, son système social ?

      • migloo
        migloo répond à David Servenay
        anarcho-élitiste de pacotille
        • Posté à 19h07 le 06/03/2010
        • Internaute 90438
          anarcho-élitiste de pacotille

        Comment fera-t-elle ?
        Comme la Suisse pardi !
        Mais elle n’en a pas le courage.
        L’économie française est malade du parasitisme, l’évasion fiscale est le seul antidote.

         
        • Valdo Lydeker
          Valdo Lydeker répond à migloo
          journaliste, auteur
          • Posté à 19h16 le 06/03/2010
          • Journaliste 7922
            journaliste, auteur

          En effet, elle est malade du parasitisme de ces entreprises dont Xavier Harel décrit les mécanismes d’évasion fiscale, des actionnaires qui exigent des rendements délirants, des banksters, des « forces vives “ qui n’en finissent plis de geindre ‘trop de charges gnagnagna’ travail trop cher lalalère alors qu’une baisse ininterrompue des charges n’a pas permis de créer le moindre emploi, des gargotiers qui profitent de la baisse de la TVA sans baisser leurs prix et ne créent pas d’emplois non plus...
          Je m’inquiéterai peut-être (et encore !) du coût des services publics et du soi-disant parasitisme de ceux qu’on décrit comme ‘assistés’ quand on aura éradiqué les parasitismes ci dessus et euthanasié les rentiers...

          • migloo
            migloo répond à Valdo Lydeker
            anarcho-élitiste de pacotille
            • Posté à 21h34 le 06/03/2010
            • Internaute 90438
              anarcho-élitiste de pacotille

            Je ne dois sans doute pas maîtriser les subtilités du langage politiquement correct. Dans mon esprit simpliste, le « parasite » désigne celui qui prélève (l’Etat, les assistés), pas celui qui se fait plumer (le contribuable).

            • chengyang
              chengyang répond à migloo
              • Posté à 22h13 le 06/03/2010
              • Internaute 38622

              Rien à voir avec un quelconque « politiquement correct » : votre langage s’inscrit une tradition bien ancrée en France, avant guerre le discours des ligues d’extrême droite et après celle-ci le poujadisme et de son avatar le plus récent, le lepénisme ...

        3 autres commentaires
      • A déménagé le 04-03-2012
        • Posté à 19h43 le 06/03/2010
        • Internaute 89071
          non connue

        Et à votre avis, comme l’Helvétie finance ses routes, ses écoles, ses universités et son système social ? Abracadabra et voila ?

        Les impôts existent aussi en Suisse, devenir attractif ne signifie pas supprimer.

      • ardisson
        ardisson répond à David Servenay
        révolté
        • Posté à 02h51 le 07/03/2010
        • Expert 71726
          révolté

        Votre Etat est mal géré, c’est un fait. Vous pourriez économiser des milliards d’Euros en dépensant mieux l’argent public sans diminuer le nombre et la qualité de vos infrastructures. Premièrement, allégez votre fonction publique de manière drastique ! J’ai lu récemment une enquête sur les hauts salaires et autres avantages des parlementaires ou élus locaux en France. Je n’en croyais pas mes yeux. C’est de la science fiction. Quant à la dilapidation des deniers publics pour des projets inutiles là aussi, vous êtes champion du monde. En Suisse, les parlementaires ne sont pas des professionnels et sont donc peu rétribués. Ils ont tous une profession à côté.

        Oui, je sais, je suis un méchant Suisse arrogant.

        Bien à vous

        A.

         
        • malthus2050
          malthus2050 répond à ardisson
          touriste perpétuel
          • Posté à 09h13 le 07/03/2010
          • Internaute 66869
            touriste perpétuel

          Bjr Ardisson,merci pour votre contribution .Dire les choses comme elles sont ,ce n’ est pas de l’ arrogance.
          Je partage votre constat sur l’ état de la France,mais tout changement ici est impossible ; la classe politique tient le volant et a su verrouillé toutes issues démocratiques.Au fil du temps elle a su installer ,corporatismes,syndicats complaisants,qui mangent dans la main du pouvoir,inégalités publique/privé,systèmes électoraux qui favorisent toujours les mêmes,cumul des mandats,contrôle de fait des médias,la liste est longue...Bref ,les politiciens ici divisent pour mieux régner et tiennent les rênes essentiels du pouvoir sans partage.A moins d’ un séisme,électoral,il n’ y a point de salut ici.

        • gesualdo1
          gesualdo1 répond à ardisson
          Zicos
          • Posté à 11h55 le 07/03/2010
          • Internaute 83677
            Zicos

          « En Suisse, les parlementaires ne sont pas des professionnels et sont donc peu rétribués. Ils ont tous une profession à côté. “

          C’est à mon avis la clé d’une gestion RESPONSABLE.

        • Naoned
          Naoned répond à ardisson
          Compta
          • Posté à 11h58 le 07/03/2010
          • Internaute 107682
            Compta

          Je comprends que les juristes travaillent plus avec des textes que des chiffres mais faut quand même en apporter un minimum pour étayer les contributions. Les comparaisons entre pays sont délicates. Pour ce qui est de la fonction publique, la France en a beaucoup : 5 millions Etats/Collectivités/Hopitaux. Un emploi sur 5. Le poids du secteur public en Suisse : 15% à case de l’empilement Etat fédéral / Cantons / Communes (Allemagne 19%) : 532000 temps pleins. Source BADAC qui ajoute « Les emplois du secteur public et les salaires par fonction dans les cantons sont encore insuffisamment documentés » mais apparemment c’est la santé (Hôpitaux ?) qui coûte.
          Un conseiller national lui touche 100000 CHF par an (en France aussi un député €6000 / mois + €6000 de frais (assistants parlementaires ?)). Il n’est pas à plein temps, dixit peut comme Blocher être industriel donc conflit d’intérêt.
          En fait tout le monde répète comme des moutons tout le temps : la France mal gérée, la Suisse démocratique bien gérée sans preuves concrètes...

      • viva zebda
        viva zebda répond à David Servenay
        Ni maître, ni croquettes
        • Posté à 16h18 le 07/03/2010
        • Internaute 25029
          Ni maître, ni croquettes

        comme sarko nous l’explique régulièrement,dassault se propose pour les prisons et les services d’ordres.
        Pour l’education,cocacolos et macbo
        carrefour a la santé
        pour règler la crise (le social donc ! ?), j’entends souffler par la droite du président,la création de camp d’entrainement au travail avec l’aide d’aréva
        ...

        et donc plus besoin d’état...
        les polititchiens deviennent hypnotiseur

         : o(

      • neopingouin
        neopingouin répond à David Servenay
        seul
        • Posté à 01h50 le 08/03/2010
        • Internaute 40173
          seul

        Vous semblez ignorer qu’en dépti de son niveau de fiscalité qui resete très élevé, la France voit pourrir son système éducatif, constate la quasi-faillite de son système social -assurance maladie, retraite- afferme le réseau routier, brade sa justice mise à la portion congrue d’une manière indécente, est totalement incapable d’entretenir correctement un parc carcéral qui nous place au rang de pays du tiers monde, entre autres succès. Alors, cette pression fiscale élevée, elle a servi à quoi ? En comparaison, la Suisse, avec une ponction fiscale nettementplus faible, dispose encore d’un excellent système scolaire, d’universités de très bon niveau dont le financement est essentiellement assuré par les pouvoirs publics (voir Lien
        Les routes n’ont rien à envier aux nôtres, également entretenues par les contribuables, la justice fonctionne bien, la police est assurée de manière satisfaisante, et le système social ne semble pas catastrophique du tout même si les retraites ont sérieusement baissé depuis quelques temps ! Si vous me demandez comment ce pays, avec une fiscalité relativement faible par rapport à ses voisins européens, peut assurer son fonctionnement, il faudrait peut-être s’interroger sur la structure de la dépense publique, sur le sérieux avec lequel cette dépense est engagée et notamment sur le niveau remarquablement faible de certaines dépenses, dont celles de défense ou de prestige, du haut en bas de l’échelle, un pays qui s’interdit tout gâchis.... Le coq gaulois aurait peut-être quelque leçon à tirer de l’exemple suisse !
        Ceci étant, je m’interroge sur votre livre, que je vais lire ; tout cela me semble aller un peu trop dans le sens du poil d’une opinion publique qu’on a largement conditionnée à se focaliser sur des problèmes secondaires, comme ces paradis fiscaux dont tout le monde crie sur les toits qu’il faut en purger le monde, pour détourner son attention de vrais problèmes de société. Mais je ne vous ferai vraisemblablement pas part de mon point de vue ici, Rue89 ayant l’habitude de jeter de pavés dans la mare sans assurer le suivi des informations « choquantes » qu’elle livre ; mais cette fois encore, l’effet d’annonce est réussi, voyez la plupart des commentaires....

    • ima
      ima répond à ardisson
      Parisianiste exacerbé
      • Posté à 19h11 le 06/03/2010
      • Internaute 100729
        Parisianiste exacerbé

      Logitech sur la moitié de leur produit y a marqué made in china !
      roche a racheté genetech qui est aux Etats-Unis et c’est eux qui leur assurent leur benef des prochaines années ! ! Et nestle à part le Milka je vois pas trop ce qu’ils produisent vraiment en Suisse.

      Je voudrais de meilleurs exemples pour être convaincu.

      • dekox
        dekox répond à ima
        • Posté à 19h56 le 06/03/2010
        • Internaute 37800

        C’est pas la production qui compte, on n’est plus en 1909. Ce qui compte c’est le management, la R&D, la comptabilité, le département des finances, etc. Et je peux vous assurer que ces jobs là sont en Suisse et pas en Chine, donc ne vous inquiétez pas trop pour les Suisses, Nestlé leur fournit bien assez de travail.

      • ardisson
        ardisson répond à ima
        révolté
        • Posté à 01h22 le 07/03/2010
        • Expert 71726
          révolté

        Logitech est un mauvais exemple, car cette entreprise ne fait plus que de la recherche et du développement en Suisse, je vous le concède. Mais elle est bien d’origine suisse. Roche emploie à peu près 9’000 personnes en Suisse. Elle y fabrique de nombreux médicaments, possède d’importants labos de recherche et fabrique la plupart des appareils sophistiqués de Roche diagnostics, qui est une unité très importante. Je vous invite à aller visiter son siège de Bâle. Qant à Nestlé, elle a son plus important centre de recherche près de Lausanne, quelques unités de fabrication, dont les produits Nespresso, qui sont entièrement élaborés en Suisse.

        Mais ce ne sont que de petits exemples de tout ce qui est produit en Suisse.

         
        • chengyang
          chengyang répond à ardisson
          • Posté à 09h13 le 07/03/2010
          • Internaute 38622

          La Suisse produit-elle des avions, des voitures ?

          • malthus2050
            malthus2050 répond à chengyang
            touriste perpétuel
            • Posté à 09h18 le 07/03/2010
            • Internaute 66869
              touriste perpétuel

            non, mais ils ont les moyens de les acheter .

          • ardisson
            ardisson répond à chengyang
            révolté
            • Posté à 10h55 le 07/03/2010
            • Expert 71726
              révolté

            Bonjour chengyang,

            Non, la Suisse ne produit pas de voitures, mais il existe bon nombres de PME suisses qui fournissent les grands constructeurs en pièces détachées, puces électroniques, etc. Par contre, des entreprises suisses comme Rinspeed, Green GT et Protoscar, produisent des protoypes de voitures électriques, qui ne demandent qu’à être produits. Le marché suisse est toutefois trop petit pour lancer une production à grande échelle.

            Pilatus, entreprise suisse, produit des petits avions à élices pour passagers, ainsi que pour l’entraînement des pilotes d’avions de chasse.

            Cordialement

            A.

            • chengyang
              chengyang répond à ardisson
              • Posté à 13h33 le 07/03/2010
              • Internaute 38622

              Oui, mais Pilatus, c’est quand même très petit par rapport à Airbus Industrie ... Et puis, par les temps qui courent, en être réduit à faire de la sous-traitance pour les grands constructeurs automobiles allemands ou français, ça ne doit pas être une sinécure !
              Ce que je voulais vous montrer par cette question, c’est que - sans pour autant être méprisant à l’égard de la Suisse et de ses habitants - le tissu industriel suisse manque de très grandes entreprises pour pouvoir être comparé à la France dans ce domaine.

              • Lemanic
                Lemanic répond à chengyang
                • Posté à 14h34 le 07/03/2010
                • Internaute 26767

                Dans une économie moderne (et non polluante)le rapport se fait sur les produits à forte valeur ajoutée , les services et l ’innovation plus que sur l’industrie lourde,modèle des siècles passés.

                • chengyang
                  chengyang répond à Lemanic
                  • Posté à 14h44 le 07/03/2010
                  • Internaute 38622

                  Donc, pour vous, un pays « moderne », serait un pays sans industrie ?
                  Il me semble que nombres d’analystes sont en train de revenir sur cette idée, car la délocalisation de ces activités (y compris de l’industrie lourde) implique un coût écologique encore plus élevé !

              • ardisson
                ardisson répond à chengyang
                révolté
                • Posté à 14h55 le 07/03/2010
                • Expert 71726
                  révolté

                Excusez-moi de vous répondre à nouveau,

                Il est clair que l’on ne va pas comparer Pilatus à Airbus, qui je me permets de vous le rappeler ne constitue pas une entreprise franco-française, mais européenne. Par ailleurs, l’ensemble des entreprises suisses ne sont pas réduites à faire de la sous-traitance. A titre d’exemple, la Suisse produit de machines servant à produire d’autres biens. Les robots ABB qui sont utilisés pour assembler certaines marques de voitures françaises.

                S’agissant du manque de très grandes entreprises industrielles en Suisse, je vous renvoie à vos copies. ABB, Schindler, Nestlé, Novartis, Roche, Syngenta, Mettler Toledo, Syngenta, sont des grandes multinationales présentes sur les cinq continents. Elles sont certes actives dans des domaines moins bling bling que l’automobile ou l’industrie aéronautique, mais ce ne sont pas des sous-traitants et je ne vois pas en quoi on ne pourrait pas les comparer à Peugeot, Renault, Thalès, Dassault, etc.

                Par ailleurs, ce ne sont pas les grandes entreprises sclérosées qui créent les richesses et produits innovants de demain. Et là aussi, la France à beaucoup de soucis à se faire. La création de start up françaises innovantes est très faible, en comparaison avec la Suisse, bien entendu, proportionnellement au nombre d’habitants.

                C’est incroyable ce mépris et cette ignorance crasse de la Suisse.

                • chengyang
                  chengyang répond à ardisson
                  • Posté à 16h14 le 07/03/2010
                  • Internaute 38622

                  Permettez moi de trouver la « gué-guerre », que vous voulez entretenir ici, consistant à opposer à tout prix la Suisse à la France (j’ai bien pris le soin dans ma réponse précédente de déclarer ma considération pour le peuple helvète, en pure perte à ce qu’il semble ...) totalement stérile, étant donné l’importance des échanges économiques entre les 2 pays (la France est à la fois le 2ème client et le 2ème fournisseur de la Suisse, non ?).
                  Non, l’aéronautique et l’automobile, ce n’est pas « bling-bling » : cette affirmation est un véritable contresens historique, car il s’agit d’industries stratégiques qui, jusqu’à plus ample informé, ont été à la pointe de la 2ème révolution industrielle !
                  Ce qui fait à la fois la force et la faiblesse de l’économie suisse, c’est justement son tissu industriel : 99% des entreprises suisses ont moins de 250 salariés, donc peu de grands groupes, ce qui un peu le négatif de la situation française (où l’on déplore en effet le nombre insuffisant de PME).
                  Pour finir sur ce sujet, la conclusion d’une fiche de synthèse produite par le ministère des affaires étrangères consultable sur le net : « Ainsi, même si la Suisse est l’un des pays les plus riches du monde, elle reste dans les dernières places des pays industrialisés en termes de croissance économique et elle est le seul pays de l’OCDE à ne pas avoir accru son PIB par habitant durant la dernière décennie. »
                  Lien

                  • ardisson
                    ardisson répond à chengyang
                    révolté
                    • Posté à 16h38 le 07/03/2010
                    • Expert 71726
                      révolté

                    Je suis mort de rire.

                    Vous plaisantez j’espère ? ? ?

                    Certes la Suisse a eu des périodes mornes en matière de croissance économique dans les années 90. Toutefois, depuis 2005, le taux de croissance suisse est plus élevé que la majeure partie des pays de l’OCDE (en moyenne de 3% par année). Pour l’année 2009, il a baissé de 1.5%, ce qui représente également la plus faible baisse des pays de l’OCDE. Notre taux de chômage se situe à 4.5%.

                    L’art de la désinformation a encore de beaux jours devant elle.

                    Par ailleurs, je suis prêt à parier que la croissance suisse sera supérieure à la croissance française en 2010.

                    S’agissant de l’industrie automobile et aéronautique, elle est certes stratégique, mais ne suffit pas au développement d’un grand pays comme la France.

                    Si la France veut survivre et rester une « grande puissance » elle se doit d’investir beaucoup plus dans des secteurs innovants et dans ses grandes écoles.

                    Encore une chose, je ne cherche pas à opposer la Suisse et la France, deux pays que j’aime profondément, mais à expliquer aux Français des faits et non des clichés ou des fantasmes concernant la Suisse afin que leur connaissance de ce pays ne se résume pas à TF1, M6 et compagnie, ou le gouvernement français. Il y a aujourd’hui une campagne de désinformation à l’encontre de ce pays qui est absolument abjecte. Elle provient comme par hasard de pays qui sont dans la m....

                    Il est clair que le succès économique de la Suisse dérange l’UE, vu qu’elle réussit mieux économiquement que l’ensemble des pays la composant, alors qu’elle se situe en dehors.

                    • Sébastien H
                      Sébastien H répond à ardisson
                      Daf à Rouen
                      • Posté à 08h16 le 09/03/2010
                      • Internaute 35428
                        Daf à Rouen

                      vous avez raison, Ardisson, en France, nous avons pleins de tares et de problèmes que nous avons du mal à résoudre et qui sont des freins à notre croissance.
                      On préfère niveller par le bas (comme le bac), on a trop de fonctionnaires, on laisse notre industrie s’installer ailleurs, on tolère le cumul des mandats chez nos politiques, on laisse faire les financiers dans le pillage des entreprises (fonds de pension hyper gourmands, évasion fiscale).
                      Les grandes puissances de ce monde sont responsables de ce dernier constat, tous les pays ont leur paradis fiscal préféré, les dirigeants politiques ne sauront pas s’entendre pour éradiquer ces paradis fiscaux (les listes noires ou grises m’ont bien fait rire).
                      il n’en reste pas moins que la Suisse est un pays égoïste, qui ne veut pas s’agglomérer au reste de l’Europe ou simplement pour ce qui l’intéresse, qui fait son possible pour attirer les sièges sociaux européens (pour héberger la crème de la crème...) et les plus riches (industriels fortunés, sportifs,...), qui a su faire sa richesse sur le dos de fortunes diverses plus ou moins douteuses, qui est souvent arrogant (il suffit de voir la tête de vos douaniers), bref qui sait gagner en attirant les meilleurs talents étrangers par son pognon (america’s cup).
                      je rêve beaucoup mais j’aimerais que les grands dirigeants de ce monde rétablissent une forme d’harmonie fiscale et excluent tous les paradis qui exagèrent, avec pour objectif que les bénéfices créés dans un pays y restent en grande partie. C’est de l’utopie pure, je sais. Nos politiques français font mine de s’intéresser à un meilleur partage de la richesse, à la limitation de l’évasion fiscale, mais ça reste de la poudre au yeux électoraliste, car ils ne peuvent pas faire grand chose sans une volonté commune et réelle des grandes puissances mondiales.

                      • ardisson
                        ardisson répond à Sébastien H
                        révolté
                        • Posté à 09h52 le 09/03/2010
                        • Expert 71726
                          révolté

                        Cher Sébastien H,

                        Vous avez également raison. Malgré ses qualités plus économiques que morales, la Suisse est largement perfectible. Ce que je voulais démontrer par mes posts, c’est que ce pays est différent de ce que le peuple français imagine, et qui est véhiculé par vos médias, c’est-à-dire, une sorte de banque sans âme dont les habitants, tous riches, ne paient pas d’impôts et dont l’économie est uniquement basé sur la finance et l’attraction des sièges sociaux d’entreprises.

                        D’ailleurs, c’est intéressant que vous abordiez le sujet des sièges sociaux d’entreprises étrangères, car l’arrivée de ces derniers en Suisse ne fait de loin pas que des heureux. En effet, ces entreprises viennent s’installer avec une partie de leurs employés. Le logement de ces expatriés est souvent pris en charge par ces mêmes entreprises, qui sont alors prêtes à payer n’importe quel prix. Conséquences, se loger coûte de plus en plus cher dans la région de Genève-Lausanne, qui accueille bon nombre de ces sièges sociaux. Aussi, une partie de la classe moyenne suisse vivant dans cette région tire de plus en plus la langue et préférerait que l’on cesse cette pratique.

                        S’agissant de l’Europe, la raison principale pour laquelle les Suisses ne souhaitent pas adhérer à l’UE, est que cet organisme est en déficit profond sur le plan démocratique. Moi-même, j’étais profondément pour l’adhésion à l’UE, dans les années 90. Pourtant, aujourd’hui, lorsque je vois ce que l’UE - qui ressemble de plus en plus à l’Union soviétique - est devenue, je suis heureux que la Suisse n’en fasse pas partie.

                        Pourtant, je reste persuadé qu’à long terme, la Suisse fera pleinement partie de l’Europe, qui aura peut-être un autre visage qu’actuellement.

                        Par ailleurs, ce n’est pas la faute de la Suisse - ce que voudrait faire croire votre gouvernement français - si la France a des difficultés financières et économiques. La France a depuis très longtemps fait des mauvais choix, dans un certain nombre de domaines. C’est cela qui lui coûte très cher aujourd’hui. La Suisse n’est qu’un bouc émissaire, qui permet à votre gouvernement d’esquiver les déficits structurels de votre pays.

                        Au risque de vous choquer, je pense que lors de chaque crise, on pointe du doigt un coupable idéal, car différent et isolé, responsable de tous les maux. Dans les années trente, on montrait du doigt le « juif » et aujourd’hui, c’est le « Suisse ».

                        Lorsque vous dites que la Suisse profite de l’UE sans en faire partie, je vous rappelle que l’UE profite aussi de la Suisse, c’est du gagnant-gagnant. Par exemple, 100’000 frontaliers français travaillent en Suisse, en outre, la Suisse verse 1 milliard d’Euros par année à l’UE, pour l’accueil des nouveaux pays membres, sans faire partie de l’UE. Enfin, la Suisse, malgré sa petite taille est le deuxième client de l’UE.

                        La Suisse n’est pas non plus responsable de la crise économique mondiale, qui nous vient des USA, le monde a tendance à l’oublier.

                        Oui, la Suisse cherche à attirer les meilleurs talents chez elle. Doit-on pour autant lui jeter la pierre ? ? ? Je me permets de vous faire remarquer que nous ne vivons pas dans le monde des bisounours. Nous sommes en guerre... Sur le plan économique.

                        Moi aussi je voudrais vivre dans un monde d’amour et de partage.

                        Bien à vous

                        A.

        11 autres commentaires
    • LeTicien
      LeTicien répond à ardisson
      Informaticien
      • Posté à 19h13 le 06/03/2010
      • Internaute 91779
        Informaticien

      Vous avez raison on est tous des cons et en plus 53% des ces cons comptaient sur le genie de Neuilly pour resoudre tout ca en 3 coups de braguete magique. Mince alors les cons sont decus !
      Ca pour une surprise c’est achement decevant. Je suis depite.

      • malthus2050
        malthus2050 répond à LeTicien
        touriste perpétuel
        • Posté à 09h51 le 07/03/2010
        • Internaute 66869
          touriste perpétuel

        53% des suffrages @ exprimés@, nuance,ça ne fait pas une majorité de « cons » comme vous dites ; quant à certains,la famille,les copains ,la« clientèle » de sarkozizi ,ils trouvent que la gamelle est bonne,n’ est-ce pas ?
        sarkozizi ne fait que profiter d’ un système que la droite et le ps ont mis en place,sans jamais chercher à l’ amender démocratiquement ; beaucoup d’ électeurs de sarkozizi sont d’ abord des victimes de l’ incurie dans laquelle les politiciens ont mis la France depuis 30 ans.
        Salut.

         
        • LeTicien
          LeTicien répond à malthus2050
          Informaticien
          • Posté à 21h20 le 07/03/2010
          • Internaute 91779
            Informaticien

          Je suis desole mais on ne comprend pas ou vous voulez en venir en fait. Je dois etre con mais moi je suis clair dans mes propos.

          • malthus2050
            malthus2050 répond à LeTicien
            touriste perpétuel
            • Posté à 00h49 le 08/03/2010
            • Internaute 66869
              touriste perpétuel

            c’ est clair et net : sarkozizi en trois coups de braguette magique a mis le pays à poil ; c’ est l’ effet magique du travaillerplus, ça caillera encore quelques temps pour cause de dénuement ,mais la conjoncture s’améliorera avec les beaux jours du printemps 2012 .
            non vous n’êtes pas con,c’ est moi qui suis confus ; dans mon commentaire aussi sans doute.je voulais souligner que les résultats des élections , ne représentent qu’ une partie de la population(,non prise en compte des abstentions,ceux qui ne votent pas,ceux qui n’ ont pas le droit de vote etc..) .Et qu’ objectivement quelques uns bénéficient de l’ élection de sarkozizi,donc du point de vue de leurs intérêts,ils ont voté en connaissance de cause,et ne font donc pas non plus partie des 53% de cons.Résultat des courses ,c’ est du pareil au même,sauf que ça fait moins de cons quand même,il y a encore des réserves ; et des raisons d’ espérer plus de cons ou moins de cons ? je ne sais plus,j’ espère ne pas avoir été trop clair.

        2 autres commentaires
    • LeGnoll
      LeGnoll répond à ardisson
      • Posté à 19h26 le 06/03/2010
      • Internaute 34286

      Réponse intéressante qui a le mérite dans son argumentaire de prouver le contraire de ce qu’elle souhaite démontrer.

      Prenons en premier lieu l’argument le plus sot :

      -La Suisse serait plus industrialisée que la France comparée à son nombre d’habitant.

      Explication : Ce n’est qu’une question de taille et de démographie. Personne ne prends pour modèle l’urbanisation maltaise ou sa démographie sous pretexte qu’elle a la plus forte densité d’habitant / km² de toute l’Europe tout de même !

      Mais cela ne s’arrête pas là :

      -La Suisse attirerait les plus grandes compagnies non pour sa fiscalité avantageuse mais pour sa main d’oeuvre.

      Explication : Il suffit de constater quelles sont les plus grandes entreprises en terme de chiffre d’affaire et on s’aperçoit tout de suite que ce n’est vraiment pas la « main d’oeuvre » que ces gens sont venus chercher.
      Dans l’ordre selon le classement de 2005 des plus grandes entreprises suisses classées par chiffre d’affaire :
      Glencore, société américaine dont le siège social est en Suisse. Spécialisée dans le courtage des matières premières, au passé (et même l’actif) plus que sulfureux (déportation manu militari de population indigène pour accéder aux ressources du sous-sol, alourdissement de la dette de pays africain par le système de pétrole-dette où ces derniers payez avec du pétrole pas encore produit).

      Mais ce doux pays abrite également le siège de Cargill International SA, 9° compagnie au classement de 2005. Le géant de l’agro-alimentaire pointé du doigt pour ses responsabilités dans les crises alimentaires. Il est évident que ce géant américain cherche une main d’oeuvre particulière en Suisse...(ironie) les banquiers ? Le cas de Cargill est flagrant, ce dernier n’emploie que 475 employés en Suisse, uniquement dévolue à ce siège international.

      Mieux même ! La Suisse est manifestement plus avantageuse que certains états à l’opacité réputée. Il faut bien le croire en tout cas quand on constate que la société Hilti (outillage pour le batiment) qui est une société du Lichtenstein est tout de même basée en Suisse !

      Enfin c’est évidemment pour sa main d’oeuvre qu’Adecco, fusion d’une société française et d’une société suisse est partie aussitôt se réfugier dans le nid douillet de la fiscalité montagnarde. Alors que Ecco (le groupe français du travail temporaire) était déjà avant la fusion le n° 2 mondial avec un chiffre d’affaire mirobolant.

      Au profit de la Suisse on pourrait ajouter bon nombre d’implantation des grands pétroliers. Shell, BP pour ne citer que ces deux là.

      Mais après que ne faut il pas entendre de la part d’ardissonjuriste...La France république bananière pas capable de s’abaisser au niveau de la Suisse dans le grand jeu mondial de cache-cache entre les entreprises et le fisc...

      Alors un taunt en vaut un autre : Dis moi, vers qui vient pleurer la Suisse quand elle peine diplomatiquement avec la famille Khadafi ?

      Merci ardissonjuriste de nous avoir prouvé que la Suisse est bel et bien un paradis fiscal vérolé.

      • A déménagé le 04-03-2012
        A déménagé le 04-03-2012 répond à LeGnoll
        non connue
        • Posté à 20h07 le 06/03/2010
        • Internaute 89071
          non connue

        Votre commentaire m’a arraché un grand sourire. Suisse, paradis fiscal, paradis des entreprises méchantes et pas gentilles.

        Et la poutre dans l’oeil ? Total qui exploite sans retenue les ressources naturelles de nombreux pays africains, en encourageant sans scrupule la corruption et causant de fait la famine ? C’est aussi la faute des suisses ? Et avant de remmetre en cause l’humanisme des suisses, je vous invite à relire les bouquins d’histoire concernant le génocide Rwandais ou encore les magnifiques discours à l’assemblée nationale sur la Colonisation.

        Que vous fassiez le procès du capitalisme et de ses dérives, pourquoi pas. Mais ne mettez pas la Suisse sur le banc des accusés sous le prétexte qu’elle est un rouage du système, parce que la France risque d’avoir un acte d’accusation plus long.

        Fiscalité avantageuse soit, mais pays leader sur les questions écologiques, les meilleures universités d’Europe continentale bien devant les françaises, paix sociale (jamais vous ne verrez des employés prendre en otage leur patron) et stabilité politique (pas de Sarko en herbe).

        Et on parle toujours de la méchante Suisse, mais vous oubliez votre voisin, le Luxembourg qui lui aussi est fiscalement bien avantageux. Pourquoi vous n’en parlez pas ? Parce que vos médias (Rue89, Libération, Figaro sans compter le magnifique reportage de M6 Enquête Exclusive) ont déjà trouvé le méchant dans l’histoire. Le petit pays au milieu de l’Europe, concurrent très important, que ce soit au niveau du secteur tertiaire ou secondaire.

        Et vu votre amour pour les clichés, je suis même étonné que vous n’avez pas évoqué l’histoire des minarets pour traiter les suisses et les suissesses de raciste, Messieurs FN 28,40 % en 2002 et Identité Nationale.

        Allez, c’est l’heure de rentrer dans la bergerie et de rallumer la tv. Chasse d’eau.

         
        • Naoned
          • Posté à 21h43 le 06/03/2010
          • Internaute 107682
            Compta

          Total a un CA de 131 milliards d’euros dont quand même une majeure partie doit être légale. La Suisse gère un tiers de la fortune privée mondiale (qui donc n’inclut pas les montages + / - opaques des entreprises) càd 3800 milliards de dollars. Après, la spécialiste suisse Myret Zaki estime 30% sont non déclarés. La Deutsche Bank et le parlement français penchent eux pour 70% et 90%. Le Luxembourg gère quelques 18%, les Caraïbes (Caymans...) 14%. Après vous pouvez refuser le mot rouage ou autre, les chiffres parlent d’eux-mêmes eux.

          A part ça oui, les Unis (EPFL...) sont bien (plus chères...), certaines infrastructures, mais c’est pas le sujet. Quoique, c’est grâce à l’argent des impôts, dont donc une partie est d’origine étrangère...Cela dit, 40% du personnel académique est étranger aussi (allemand et Français), 61% pour la 1ère EPFZ
          (NB : Le Pen a fait 18% en 2002)

          • A déménagé le 04-03-2012
            A déménagé le 04-03-2012 répond à Naoned
            non connue
            • Posté à 01h47 le 07/03/2010
            • Internaute 89071
              non connue

            Faites d’abord la distinction entre paradis fiscal et paradis bancaire avant de rentrer dans une conversation pareille. Il est vrai que Rue89 et l’auteur ne fait pas la distinction pour ne pas désorienter le lecteur, qui lui est très orienté à gauche, mais il n’empêche qu’il y a une différence.

            Parlons donc alors des actifs bancaires gérés par la Suisse, 1/3. Et les deux tiers restant ? En majorité sous juridiction britannique et américaine. Deux pays qui ne se sont pas retrouvé sur la liste de l’OCDE. Bien entendu, la liste a été mise à jour sous l’impulsion du G20. Et c’est bien connu, la morale s’arrête ou commencent nos propres intérêts.

            Quant à la question des fonds non déclarés, la variation de 30 à 90% ne permet pas de dire que les chiffres parlent d’eux-même. 90% c’est impressionnant quand même, non ? Ou comment justifier à l’opinion publique française qu’on peut violer le droit international et encourager l’espionnage économique en volant des listes avant de les vendre à son voisin germain. Elle est belle la moralisation de la finance...

            Bref, je réagissais surtout aux propos de votre camarade qui souhaitait (et je reprend ses mots) prouver que la Suisse est un état vérolé. Alors moi je vous le dit, la petite vérole est bien plus importante quand on traverse la frontière direction Annemasse, la Manche et l’Atlantique. Et l’hypocrisie, ca va deux minutes. Et à ce que je sache, les entreprises ne s’installent pas dans un pays uniquement pour les conditions fiscales, sinon la majorité d’entre elles seraient déjà en Angola ou plus sérieusement, à Beyrouth. Les conditions cadres suisses sont en général, selon de WEF, les plus intéressantes au monde.

            Quand aux universités suisses, elle ne sont pas plus chères que les universités françaises si on tien compte du pouvoir d’achat. Et il y a pas mal d’étranger qui paient des impôts en France aussi, peut-être même plus qu’en Suisse, surtout depuis Schengen. Alors bon, le mythe du vampirisme helvète...

            La Suisse, coupable facile...

            • Naoned
              • Posté à 12h25 le 07/03/2010
              • Internaute 107682
                Compta

              peu m’importe de jouer sur les mots : paradis, pas paradis. Oui, on ne saura jamais précisément combien est non déclaré en Suisse car c’est secret, tabou, caché, sous le tapis. Mais votre compatriote spécialiste Myret Zaki toujours invitée au Téléjournal dit que c’est bien la Suisse qui gère un tiers de la fortune privée, et qu’au minimum un tiers est non déclaré. Ne serait-ce que cette fourchette basse est assez parlante... C’est déséquilibré...Les autres 2/3 sont au Lux, Caymans... Pour les bénéfs des sociétés, c’est apparemment les Pays-Bas (avec €36 milliards /an qui sont français). Source SOMO. Cherchez et regardez vous-mêmes un peu.
              Après jouer sur l’illégalité pour vouloir garder des données dont on sait qu’elles sont che-lous....Peut-on dire que c’est plus illégal que les conseilleurs bancaires suisses arrêtés aux States, Brésil et qui prennent le TGV Geneve-Paris avec un air innocent ?
              Pour ce qui est des sociétés : la Suisse compte 30,000 holdings sans activités propres. Mais là elle se fait tailler des croupières par la Hollande avec 20000 boîtes aux lettres. Surenchère dans ce qui se fait de pire...
              Appelez ça comme vous voulez, vampirisme, syphonage, aspirateur....ce ne sont que des mots qui cachent bien une réalité...
              Ouais, pas sûr que la France gagne dans cette jungle. Donc ouais, j’imagine que certains quartiers d’Annemasse vous dégoûtent...

              • ardisson
                ardisson répond à Naoned
                révolté
                • Posté à 12h47 le 07/03/2010
                • Expert 71726
                  révolté

                Cher Monsieur,

                Ce que dit surtout Myret Zaki, c’est que la Suisse est un enfant de coeur par rapport aux paradis fiscaux anlo-saxons, comme Londres, Delaware, Nevada, Jersey, etc., qui disposent du trust, institution bien plus opaque que le secret bancaire suisse. Pourquoi personne ne dénonce ces entités ? ? ? ?

              • A déménagé le 04-03-2012
                A déménagé le 04-03-2012 répond à Naoned
                non connue
                • Posté à 13h16 le 07/03/2010
                • Internaute 89071
                  non connue

                Et les îles Anglo-Normandes, et le Delaware et Hong-Kong ? Blanc comme neige n’est ce pas ? Le secret bancaire est mort, vive le secret fiduciaire, le attorney-client privilège.

                Vu que vous appréciez le tsunami de chiffres, en voici quelques un. Selon le Sénat américain UBS gérait 1.25% des avoirs non-déclarés américains. Et les 99% restants ? L’activité qui a presque couté la peau à la première banque Suisse, l’activité transfrontalière américaine représentait uniquement 0.8% des avoirs totaux. Selon le Sénat américain, les évadés fiscaux représentant 500’000 comptes, alors qu’UBS en gérait 52’000, dont la majorité est en règle avec le fisc. Je vous pose la question, que font les USA pour récupérer, toujours selon les estimations du Sénat, les 5000 milliards de dollars soustrait ?

                Selon des estimations datant de 2005, si on prend compte les actifs, titres et cie, Tax Justice Network estime l’évasion fiscale à 11’500 milliards de dollars. Vu les hausses d’impôts qui se préparent, on se retrouve plutôt aujourd’hui avec 13’500 milliards. Et je vous le donne en mille, ce sont les juridictions anglo-saxonnes qui dirigent l’essentiel du marché de l’évasion fiscale.

                Vous le dîtes vous même, la Suisse gère, ou gérait une grande partie de la fortune mondiale déclarée, ce qui permettait aux banquiers Suisses de jouer dans la même cour que les banquiers anglais et américains. Le Secret Bancaire est tout d’abord un avantage concurrentiel (je vous l’ait déjà dit avant, la majorité des fraudeurs savaient que la protection américaine et anglaise était le meilleur choix), un élément psychologique qui encourageait une majorité de clients -en règle avec le fisc, eux- à venir ouvrir un compte à Genève. Ce que l’ont veut récupérer aujourd’hui, c’est ces parts de marché que les concurrents traditionnels de nos amis britanniques ou américains apprécient tant. La France et l’Allemagne -l’UE- complice ? D’une certaine façon oui, les pays anglo-saxons sont beaucoup plus importants au niveau politique, militaire et économique que la Suisse, le Liechtenstein ou le Luxembourg. Sans compter que les clients Français déclarés qui reviennent en France, c’est des parts de marché supplémentaire pour la France. De plus, ne dit-on pas que l’Europe est le caniche des USA ?

                Ensuite, jouer sur la morale pour justifier qu’on viole le droit international, c’est inacceptable. Malheureusement, on assiste à ce genre d’illégalité depuis la seconde guerre en Irak. Mais lorsque qu’on aborde le sujet, l’opinion française est révolté de constater que les américains ont violé le droit international. Par contre, lorsque leur propre gouvernement -votre gouvernement- fait de même contre la Suisse, on n’y voit aucun problème. Le droit devrait primer sur la morale et sur l’usage de la force, c’est d’ailleurs pour ça que l’ONU existe, c’est d’ailleurs pour ça qu’il y a un TPI. Si vous récusez ça, comme vous le faites lorsque il s’agit de listes volés, je compte sur vous pour garder la même ligne lorsque la morale invoquée ne sera plus la vôtre.

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