A la Une 04/03/2010 à 21h16

Poursuivie pour avoir situé son polar au Marché Saint-Pierre

Zineb Dryef | Journaliste Rue89

Jusque-là, aucun cinéaste ou romancier n’avait été attaqué parce qu’il faisait sauter son héros du haut du pont de la Tournelle avant d’assassiner la moitié de ses personnages à la gare de l’Est.

Dans le « Da Vinci Code », le conservateur du musée du Louvre se fait assassiner. Le film de Jean Mitry, « Enigme aux Folies Bergères », raconte des meurtres mystérieux dans la salle de spectacle du même nom et Gaston Leroux transforme l’Opéra Garnier en « maison hantée » dans son roman « Le Fantôme de l’Opéra ». Le point commun de ces trois œuvres et d’une centaine d’autres se déroulant dans des lieux réels : aucune n’a été attaquée en diffamation.

Lalie Walker, auteure de roman noir, elle, se voit poursuivie pour diffamation et injure pour avoir situé l’intrigue de son dernier polar au Marché Saint-Pierre, dans le XVIIIe arrondissement de Paris.


Couverture du polar Au malheur des dames de Lalie Walker

« Aux Malheurs des dames », publié à l’automne 2009, débute avec la disparition de Violette, une caissière du Marché Saint-Pierre. Une curieuse odeur de brûlé, une autre disparition, des poupées vaudous clouées aux portes du magasin, le comportement étrange de ses directeurs... Telle est l’étrange atmosphère qui règne dans ce vieux marché parisien.

Atmosphère imaginée par Lalie Walker qui prend soin, en ouverture de son roman, d’avertir :

« Si le Marché Saint-Pierre existe bel et bien, si certains éléments proviennent de flâneries et de rencontres sur le terrain, tout ici est fiction, car seul l’espace de la fiction pouvait me permettre d’aller fouiller dans certains recoins de la psyché humaine.

C’est donc ma vision du Marché Saint-Pierre, lieu hautement réputé et visité, que je livre ici, et qui me sert d’unité de temps et de lieu romanesque. »

« C’est de la diffamation ! »

Village d’Orsel, gestionnaire du Marché Saint-Pierre (propriété de la famille Dreyfus), ne l’entend pas ainsi. Les propriétaires de la marque « Marché Saint-Pierre » ont fait citer à comparaître le fondateur des éditions Parigramme, François Besse, ainsi que Lalie Walker. Ils réclament l’arrêt de toute distribution de l’ouvrage, son retrait de chaque point de vente, et deux millions d’euros de dommages et intérêts.

Contacté par Rue89, Robert Gabbay, directeur général de la société, s’est montré très agacé :

« Ce livre cite notre marque ! C’est une marque déposée ! Ce site est protégé ! On ne touche pas et on ne parle pas du Marché Saint-Pierre sans l’autorisation du propriétaire et du dirigeant. C’est n’importe quoi, c’est de la diffamation. »

Une vengeance ?

La longue lecture de la citation directe devant le tribunal correctionnel nous apprend que la direction du Marché Saint-Pierre n’attaque pas uniquement l’auteure et son éditeur mais également deux anciens salariés de l’entreprise, Philippe et Hélène Madgelonnette.

Licencié en 2006, ce couple a manifesté quotidiennement devant le magasin pour protester contre son licenciement durant trois ans. Selon l’assignation, il ne fait pas de doute aux yeux de la direction que :

« L’auteur est manifestement téléguidé par Monsieur et Madame Magdelonnette, animés d’un sentiment de haine et de vengeance à l’endroit de Messieurs Elbaz et Gabbay et du désir de voir péricliter le magasin. »


Lalie Walker (DR)

« Je ne les ai jamais rencontrés, je ne connaissais même pas leur histoire », répond Lalie Walker. Son éditeur, François Besse, confirme :

« Ce rapprochement est abusif. Ni l’auteur, ni moi ne les connaissons. Nous ne les avons jamais vus. Et puis il ne s’agissait pas de l’intention du livre. Ce n’est pas une enquête journalistique sur la situation sociale du Marché.

C’est un polar, une fiction ! Un tel mécanisme, écrire un livre téléguidé par d’anciens salariés pour se venger, supposerait une mécanique incroyable ! »

Une fiction peut-elle être injurieuse ?

A cette accusation s’ajoute celle d’avoir écrit un livre à charge contre le magasin de tissus à cinq étages et ses patrons. S’appuyant sur des passages du roman totalement fictifs, Village d’Orsel accuse :

« Cela constitue une diffamation comportant un aspect aggravant, consistant à atteindre l’honneur et la considération des requérants et dont l’objectif est de nouveau de chercher à faire fuir la clientèle. »

A titre d’exemple, cet extrait est considéré comme injurieux :

« Des bruits couraient chaque jour avec un peu plus de frénésie et de virulence, à propos d’étranges poupées en tissu clouées aux portes et contre les bois des étagères. Les frères Michel auraient reçu des lettres anonymes et des menaces de mort. Violette Margelin aurait été kidnappée pour leur faire cracher leurs supposés millions... »

Plus loin, lorsque Lalie Walker faire dire à l’un de ses personnages que les frères Michel, propriétaires fictif du magasins, seraient les kidnappeurs, les propriétaires réels s’offusquent :

« Ces faits d’enlèvements de femmes imputés aux dirigeants de la société Marché Saint-Pierre sont des propos diffamatoires, ruinant à l’honneur et la considération des requérants. »

Il serait trop long de citer tous les extraits reprochés à l’auteur, tant ils sont nombreux.

Pas de confusion possible

Guillaume Sauvage, avocat spécialisé en droit de la communication, se dit très surpris :

« Le livre a été publié chez Parigramme, dans la collection Noir 7.5. Comme le nom de la collection l’indique, il s’agit bien évidemment d’un thriller fictionnel. Un avertissement le rappelle au début de l’ouvrage.

Il peut y avoir diffamation, y compris dans la fiction mais le critère, c’est quand il peut y avoir confusion entre le réel et la fiction. Quand on lit le livre, il ne peut pas y avoir de confusion possible. Aucun nom de personne réel n’est donné. Les dirigeants du magasin sont frères, ce qui n’est pas le cas dans la réalité.

Deux millions d’euros, c’est démesuré. Ça ne correspond ni à ce qu’on réclame, ni à ce qu’on reçoit dans des affaires de diffamation. »

Les références à des lieux dans des fictions doivent-elles être soumises à l’approbation de leur propriétaire ? Pour pouvoir citer le Marché Saint-Pierre, faut-il n’en dire que « du bien » comme nous l’a suggéré un des directeurs ?

Lalie Walker se dit sonnée :

« Je suis allée au Marché Saint-Pierre quelques fois mais j’ai écrit un roman. C’est entièrement fictif. J’ai installé mon imaginaire au Marché Saint-Pierre et à Montmartre. C’est comme si on reprochait à Léo Malet les histoires de Nestor Burma à Paris.

Je ne comprends vraiment pas ce que je viens faire là-dedans, à une telle hauteur financière. Cette histoire menace les auteurs, on va avoir du mal à faire notre boulot si on nous attaque pour nos fictions. »

Rue89 a lu le roman. Aucun rapport avec la réalité, même implicite, ne saute aux yeux. Sauf le lieu. François Besse (le fondateur de Parigramme) et Lalie Walker doivent se présenter devant les juges de la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris le 9 avril prochain.

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  • Psyfou
    Psyfou
    pas glop
    • Posté à 21h25 le 04/03/2010
    • Internaute 102931
      pas glop

    Espérons qu’ils seront déboutés.
    Sinon, si ils ont réagis avec autant de virulence, peut-être qu’après tout se sont-ils reconnus quelque part ?

    • yoms
      yoms répond à Psyfou
      • Posté à 14h01 le 05/03/2010
      • Internaute 67829

      Oui peut-être... Un article sur leurs pratiques réelles celles là !

      Lien

      • Psyfou
        Psyfou répond à yoms
        pas glop
        • Posté à 14h25 le 05/03/2010
        • Internaute 102931
          pas glop

        Vu.
        Ben oui, visiblement, la méthode est la même donc, cqfd, ils se sont effectivement reconnus. Pas encore lu le bouquin mais les patrons de la fiction doivent avoir un vieux fond parano.
        En tout cas merci à eux, et à rue 89, pour la pub autour du bouquin.

      • yoms
        yoms répond à yoms
        • Posté à 14h31 le 05/03/2010
        • Internaute 67829

        Un petit extrait :

        « Le magasin de tissus Déballage du Marché Saint-Pierre, créé en 1912 et célèbre pour son style “ à l’ancienne ”, est la propriété d’une vieille famille bourgeoise richissime, qui possède en outre de multiples immeubles à Montmartre, des hôtels et de vastes propriétés dans toute la France.

        Ces capitalistes de bonne tradition paternaliste ont pourtant su se mettre au goût du jour en matière de méthodes capitalistes de management. En 2004, alors que l’entreprise reste prospère, ils mettent en place un nouveau PDG, issu du milieu du Sentier, lequel, dès son arrivée, entreprend de licencier, par des moyens et sous des prétextes divers, le tiers des salariés du magasin. Rien que de très banal ?

        Peut-être. Mais ce qui l’est moins, c’est que deux des salariés licenciés ont refusé de se résoudre à accepter l’inacceptable. Depuis mai 2006, Hélène et Philippe Magdelonnette virés , à un âge où l’on est trop vieux pour retrouver un travail et trop jeune pour avoir droit à la retraite viennent exiger leur réintégration . »

         
        • yoms
          yoms répond à yoms
          • Posté à 14h34 le 05/03/2010
          • Internaute 67829

          Un autre :

          « Et les faits leur donnent raison. Leur présence a stoppé radicalement le flux des licenciements dans le magasin.

          Mais surtout, tout au long de ces presque 3 ans d’action prolongée, ils ont obtenu des milliers de marques de soutien (11.000 signatures sur leur pétition à ce jour !) et sont devenus un point de résistance :
          -ils ont discuté avec des centaines de personnes, parfois étonnées, souvent solidaires, toujours admiratives ;
          -ils ont amené des dizaines de gens à repenser de façon critique leur absence de réaction face à leur propre licenciement, vécu dans la solitude et la honte.

          Leur lutte est pacifique, mais elle est efficace : tous les jours, leur présence fait reculer un peu plus la résignation. »

        1 autres commentaires
  • GaspL
    GaspL
    Fils à papa.
    • Posté à 21h34 le 04/03/2010
    • Internaute 40412
      Fils à papa.

    Deux millions d’euros, je ne sais pas si les plaignant se rendent comptent de ce que représente cette somme à l’échelle d’un éditeur comme Parigramme... Sinon, le motif est ridicule, tout simplement.

    • Edouard Chastagnier
      Edouard Chastagnier répond à GaspL
      Bogue la galère
      • Posté à 22h31 le 04/03/2010
      • Internaute 101113
        Bogue la galère

      Comme il y a toutes les chances pour que les proprios du Marché Saint-Pierre® soient déboutés, ça fait une publicité gratuite à Parigramme et Lalie Walker.

      Faut voir les choses du bon côté.

      • A déménagé le 8-10 2
        • Posté à 23h45 le 04/03/2010
        • Internaute 41917
          nc

        Et on peut améliorer le bon côté en boycottant le Marché qui marchera bien moins !

         
        • Edouard Chastagnier
          Edouard Chastagnier répond à A déménagé le 8-10 2
          Bogue la galère
          • Posté à 23h49 le 04/03/2010
          • Internaute 101113
            Bogue la galère

          Je n’ai pas attendu cette fâcheuse affaire pour le boycotter.

          [odeur de confit d’oie et de châtaignes grillées]

        1 autres commentaires
      • Gibert Because-Youno
        Gibert Because-Youno répond à Edouard Chastagnier
        Kaléïdoscopique
        • Posté à 00h14 le 05/03/2010
        • Internaute 68955
          Kaléïdoscopique

        C’est d’ailleurs là où on voit que les gérants sont C*** comme des bigorneaux intoxiqués au mazout.

        Quelle que soit l’histoire décrite dans le roman, le nom était cité, cela leur faisait de la pub. Ils ont réussi à retourner de la pub gratuite en - comment on appellerait ça ? Anti-pub ?

        De l’art et la manière de se tirer une balle dans le pieds...

      • geff
        geff répond à Edouard Chastagnier
        www.ecapote.com
        • Posté à 09h37 le 05/03/2010
        • Internaute 17855
          www.ecapote.com

        Ca fait une bonne pub pour le roman, et une mauvaise pour le magasin, je ne suis pas juge mais je serais bien étonné qu’ils ne soient pas renvoyé dans leurs pénates.

  • mass0
    mass0
    athée et citoyen du monde
    • Posté à 21h40 le 04/03/2010
    • Internaute 21240
      athée et citoyen du monde

    Je serais la justice je mettrais une amende de quelques milliers d’euro à la famille Dreyfus, cela éviteras dans le futur , l’abus de connerie de la part de nantis, qui espèrent faire couler une petite maison d’édition.

    En soutien je vais acheter le livre.

    • Bigorneau-Masqué
      Bigorneau-Masqué répond à mass0
      Enfileur de perles
      • Posté à 22h43 le 04/03/2010
      • Internaute 34771
        Enfileur de perles

      Moi, c’est fait et vive Zola : -)

    • ChatNoir
      ChatNoir répond à mass0
      • Posté à 23h45 le 04/03/2010
      • Internaute 41122

      Il existe une notion de procédure abusive et ce serait bien de les condamner à ce titre, à un euro symbolique et à la parution de la condamnation dans quelques journaux.
      Sinon il ne reste plus qu’à condamner l’ORTF pour avoir diffamé le Louvre avec « Belphégor », Agatha Christie pour avoir diffamé « l’Orient Express », les « croisières sur le Nil », Victor Hugo pour avoir diffamé l’archevêque de Paris dans « Notre-Dame » ...

      • Ishtar
        Ishtar répond à ChatNoir
         ? ?
        • Posté à 12h03 le 05/03/2010
        • Internaute 26226
           ? ?

        Et bien sûr Zola pour son épisode des Rougon Macquart ,« au bonheur des Dames ».

        D’ailleurs il n’est pas impossible que la procédure abusive soit retenue,s’agissant d’un exemple parfait de perte de temps pour l’institution judiciaire qui a d’autres choses à faire qu’engraisser des nantis sur des motifs farfelus.

        Pas sûr par contre que seule la parano maladive motive ces gens-là.Il doit y avoir aussi une bonne dose d’arrogance.Non seulement ils ne doutent pas un seul instant que le rôle premier de la justice de la république soit de faciliter leurs manoeuvres grossières mais ils ont assez de toupet pour réclamer des sommes complètement exorbitantes.

    • tobernite
      tobernite répond à mass0
      • Posté à 12h21 le 05/03/2010
      • Internaute 13822

      Moi aussi, ça me donne envie de le lire. Je vais l’acheter non seulement pour soutenir Lalie Walker et son éditeur, mais encore pour mon plaisir de lecture !

  • Erka
    • Posté à 21h42 le 04/03/2010
    • Internaute 5196

    ouah, ils ont besoin d’argent, je suppose...
    C’est tellement pathétique que tant de bêtise est triste a pleurer. J’espère que ce n’est qu’un épiphénomène sans conséquence... je vois bien l’évêché de paris réclamer du fric aux ayants droits de Victor Hugo (si il y en a !) pour l’image abominable de notre dame de Paris qu’il donne dans le roman éponyme...
    Ou alors, pourquoi pas n’importe quel roman a deux balle citant n’importe quel lieu existant ou ayant existe. J’ai du mal a croire a cette histoire, et encore plus a la stupidité du nomme Orsel. On reconnait vite ceux qui osent tout, parce qu’ils sont en général chefs d’escadrille.

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 21h51 le 04/03/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Le harcèlement juridique pour écraser les petits, c’est l’essence du droit.

    Les avances de frais de justice vont couler parigramme, même si dans dix ans st-pierre doit les rembourser parce que débouté en cassation...

    • Argos
      Argos répond à Autist Reading -
      • Posté à 08h03 le 05/03/2010
      • Internaute 17902

      Oui ... ça commence par un « petit » trop célèbre qui n’hésite pas à trainer les malheureux en justice tout en se sachant intouchable ! ! !

  • N.Ivanov
    N.Ivanov
    flamme de chambre
    • Posté à 21h52 le 04/03/2010
    • Internaute 31200
      flamme de chambre

    Je repense à ce riverain qui m’a traité de fasciste parce que je lui ai opposé des questions rhétoriques. « Le fascisme en marche ».
    Comme si NS avait inventé la rhétorique.
    Libre à lui. Pour ma part, je pense que les formes du totalitarisme se mettent en place dans ce genre d’occasions apparemment anodines,
    on appelle les flics quand quelqu’un consomme quelque chose qui n’est pas vendu par le ciné ou il se trouve. L’oeuvre littéraire, quoiqu’elle vaille doit se soumettre aux intérêts de la propriété « intellectuelle ».
    L’on parle aujourd’hui de breveter la vie, breveter des noms de lieu est du même ordre. Derrière la liberté de la création, sont à défendre la liberté d’expression, et finalement la liberté tout court...

    • Juggernaut
      Juggernaut répond à N.Ivanov
      intello précaire ?
      • Posté à 00h17 le 05/03/2010
      • Internaute 93472
        intello précaire ?

      Ami, entends-tu le vol des corbeaux sur nos plaines....

    • Ellington
      Ellington répond à N.Ivanov
      • Posté à 08h48 le 05/03/2010
      • Internaute 27898

      +1 

      La justice qui croule sous les dossiers devrait pouvoir faire le tri et se focaliser sur les dossiers qui le méritent.

      Quand au fond de l’affaire, il pue aussi fort que des méthodes d’un autre temps, à quand des chemises brunes et des beaux autodafés ?

    • CAUSTICUM
      CAUSTICUM répond à N.Ivanov
      désabusé de plus en plus ...
      • Posté à 14h33 le 05/03/2010
      • Internaute 29966
        désabusé de plus en plus ...

      Y en a même qui brevètent des plantes, au prétexte qu’ils leur ont découvert des vertus médicinales, pourtant connues depuis des millénaires par les populations locales.
      Du coup, ces populations n’ont même plus le droit de ramasser ces plantes pour faire leurs propres tisanes, et encore moins d’en faire le commerce.

    • rahaan
      rahaan répond à N.Ivanov
      situation
      • Posté à 16h14 le 05/03/2010
      • Internaute 79188
        situation

      Ok, mais si on va au bout de votre discour sur la liberrté

      ils ont la liberté d’engager une action contre ce livre

      Souhaitons que ca n’aboutisse pas..

      Mais quand on parle de liberté, il faut enlever ses oeilleres idéologiques...

  • touk
    touk
    Retraité
    • Posté à 21h55 le 04/03/2010
    • Internaute 24844
      Retraité

    Tout est bon pour faire du fric....

    • puresonic
      puresonic répond à touk
      Contempteur irascible
      • Posté à 19h48 le 05/03/2010
      • Internaute 55211
        Contempteur irascible

      ben oui.......diffamer une boutique et une marque.......

  • Lucien_de_Rubempré
    Lucien_de_Rubempré
    Splendeur et misère des court- (...)
    • Posté à 22h01 le 04/03/2010
    • Internaute 50016
      Splendeur et misère des court- (...)

    Mon dieu, quand donc cette descente dans les abysses de la bêtise s’arrêtera-t-elle ? Tous les jours on croit avoir touché le fond, mais non, on continue à descendre, encore et encore.

    • Ishtar
      Ishtar répond à Lucien_de_Rubempré
       ? ?
      • Posté à 08h59 le 05/03/2010
      • Internaute 26226
         ? ?

      « on croit avoir touché le fond mais non on continue à descendre encore et encore »

      Logiquement pour pouvoir remonter il faut avoir touché le fond.Il y a fort à parier que l’un des chefs d’escadrille de ces explorateurs des profondeurs ne touchera jamais le fond de sa bêtise incommensurable.Certains cas ne présentent aucun espoir de guérison et pour éviter toute contagion mieux vaut qu’ils restent dans les abysses par principe de précaution.

    • puresonic
      puresonic répond à Lucien_de_Rubempré
      Contempteur irascible
      • Posté à 19h53 le 05/03/2010
      • Internaute 55211
        Contempteur irascible

      une marque déposée est protégée par la loi c’est bon à savoir.
      C’est exactement comme écrire un roman sur les voitures « BMW »
      qui auraient des accidents en série du à leur conception.
      Ou un roman sur le « coca cola » mystérieusement empoisoné.

      Humm...ça fait réfléchir ça......non ? ? ?

  • anini
    anini
    terrienne de souche !
    • Posté à 22h01 le 04/03/2010
    • Internaute 51759
      terrienne de souche !

    Qui veut écrire un roman chez moi , je prête ma maison !

    • N.Ivanov
      N.Ivanov répond à anini
      flamme de chambre
      • Posté à 01h04 le 06/03/2010
      • Internaute 31200
        flamme de chambre

      C’est dans quelle région ? :)

  • Alain Pacifique
    Alain Pacifique
    enfin!! ça marche !
    • Posté à 22h04 le 04/03/2010
    • Internaute 24637
      enfin!! ça marche !

    Village d’Orsel aurait au moins pu avoir l’élégance de demander un euro de dommages et interets. mais bon, tout pour le fric ! ! ( qu’ils n’obtiendront pas , j’espère)

  • républic1
    républic1
    Fièrement laïque
    • Posté à 22h12 le 04/03/2010
    • Internaute 100854
      Fièrement laïque

    Aristophane disait déjà qu’une civilisation procédurière est une civilisation sur le déclin. J’espère qu’il n’y aura qu’à en rire...

    • KfC
      KfC répond à républic1
      struggling for life
      • Posté à 23h05 le 04/03/2010
      • Internaute 84462
        struggling for life

      ça me fait penser à cette américaine qui a intenté un procès à un fabricant de four micro-ondes parce que la notice de l’appareil ne précisait pas qu’il ne pouvait servir à faire sécher son chat, pratique qu’elle avait bien entendu tentée et qui s’était soldée par la mort du félidé.
      Il me semble qu’elle a gagné son procès.

      Triste monde.

      Mais ces crétins vont se couler tout seul sur ce coup. Dommage pour les employés.

      • Guillemette Faure
        Guillemette Faure répond à KfC
        Journaliste
        • Posté à 23h29 le 04/03/2010
        • Internaute 34
          Journaliste

        C’est une légende urbaine.
        Lien

         
        • KfC
          KfC répond à Guillemette Faure
          struggling for life
          • Posté à 23h42 le 04/03/2010
          • Internaute 84462
            struggling for life

          Ah : /
          Autant pour moi, ça remonte à un ptit bout de temps, et j’étais jeune à l’époque.

        • Ellington
          • Posté à 08h49 le 05/03/2010
          • Internaute 27898

          Même si celui ci est bidon, les décisions des tribunaux américains regorgent d’attendus complètement sur-réalistes du même style !

        2 autres commentaires
  • Anonyme

    Décidément, entre les commissaires politiques bornés qui veulent nuire aux éditions Baleine et ces avides d’argent de la société St Pierre qui veulent couler Parigramme, l’édition est cernée par les cons !

    j’ai retrouvé un petit article sur les deux personnes qui manifestaient et M. Salomon Elbaz qui semble aimer la procédure...

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  • Fernand Buron
    Fernand Buron
    touche-moi pas tu me salis !
    • Posté à 22h16 le 04/03/2010
    • Internaute 66510
      touche-moi pas tu me salis !

    Samedi, mon épouse Odette (qui m’a accompagné à Paris pour le salon de l’Agriculture), doit justement se rendre au Marché Saint-Pierre pour acheter des coupons de tissu.

    Je vais lui dire de demander aux caissières s’ils ont le livre de Madame Walker, ça leur fera les pieds !

  • un punk
    un punk
    travailleur indépendant
    • Posté à 22h18 le 04/03/2010
    • Internaute 84513
      travailleur indépendant

    Ah oui, trop trop forts, ils ont réussi un truc énorme, les intellos du Marché St Pierre :

    je ne connaissais pas ce lieu, maintenant oui - ça c’est pour le côté « on fait du buzz » - sauf que s’il m’arrive de passer devant, je suis certain que je n’y mettrais jamais les pieds, quelque soit son côté attrayant !
    S’ils avaient ravalés leur connerie, ils auraient peut être gagné un client. Là, ils en ont perdu un.

    Conclusion : le buzz, ce n’est pas toujours bon !

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à un punk
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 20h08 le 05/03/2010
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      [ « S’ils avaient ravalés leur connerie, ils auraient peut être gagné un client. Là, ils en ont perdu un ».]

      Votre conclusion me fait penser à une bonne blague :

      C’est un mec un peu paumé qui entre dans une charcuterie :

      - Bonjour, je voudrais d’une baguette et de deux croissants s’il vous plait...
      - Nous n’avons pas de baguettes monsieur, ici vous êtes dans une charcuterie !
      - Ah bon, ? ...et bien tant pis pour vous : Vous perdez un client !

  • Pi.K
    Pi.K
    Vilain Parisien
    • Posté à 22h20 le 04/03/2010
    • Internaute 105016
      Vilain Parisien

    Le pire dans tout ça, c’est que ce genre d’affaire complètement futile, et même carrément grotesque, contribue à occuper le système judiciaire inutilement. Ça coûte bêtement de l’argent à tout le monde, y compris à l’État, qui a pourtant, me semble-t-il, des postes de dépense bien plus légitimes qu’une affaire judiciaire aussi ridicule.

  • LIVIA
    LIVIA
    intermittente du spectacle
    • Posté à 22h22 le 04/03/2010
    • Internaute 32798
      intermittente du spectacle

    Pour aller très régulièrement au Marché St Pierre et chez Dreyfus, le magasin dont il est question et que personnellement j’aime beaucoup, je suis très surprise et très déçu de l’attitude des patrons du lieu..... C’est nul et ça n’a pas lieu d’être..... Un roman est un roman, point !
    J’espère vraiment qu’ils seront déboutés.... et du coup, je sens que je vais beaucoup moins avoir envie d’aller chez eux me fournir pour mon boulot......

    • catseyes
      catseyes répond à LIVIA
      correctrice
      • Posté à 18h41 le 07/03/2010
      • Internaute 103850
        correctrice

      Vous pouvez toujours aller chez « Reine » qui est à côté et qui,selon information,aurait maintenant plus de choix et à meilleur rapport qualité/prix..

  • brazil
    brazil
    employé de nuit
    • Posté à 22h24 le 04/03/2010
    • Internaute 42541
      employé de nuit

    Moi qui voulait écrire une polar qui se passe au Fouquets, faudra que je le situe au Flunch alors ?

    • Felo
      Felo répond à brazil
      Graphiste à Tokyo
      • Posté à 06h21 le 05/03/2010
      • Internaute 47909
        Graphiste à Tokyo

      Pour faire un buzz de fou, il serait préférable de situer a l’Élysée, avec, pareil, une histoire de poupée vaudou. Les risque sont minimes car la personnes qui pourrait se sentir concernée n’est que le locataire temporel des lieux. Donc allons y gaiment !

      • A déménagé le 2 mai 2011
        A déménagé le 2 mai 2011 répond à Felo
        Délinquante au coin de la rue
        • Posté à 06h44 le 05/03/2010
        • Internaute 26137
          Délinquante au coin de la rue

        Fait.
        « Meurtre à l’Elysée » de de Jean Duchateau

        Par contre, je ne l’ai jamais lu. Pourtant j’ai souvent failli le prendre à la bibliothèque, mais j’avais peur d’être déçue.... Il ne parle pas du « bon » locataire du moment ; -)

         
        • 2Base
          2Base répond à A déménagé le 2 mai 2011
          Financier gentil
          • Posté à 11h11 le 05/03/2010
          • Internaute 100943
            Financier gentil

          Je sais pas si vous vous rendez compte de ce que vous dites...

          • A déménagé le 2 mai 2011
            A déménagé le 2 mai 2011 répond à 2Base
            Délinquante au coin de la rue
            • Posté à 12h58 le 05/03/2010
            • Internaute 26137
              Délinquante au coin de la rue

            Ah excusez moi ! je ne savais pas que vous étiez concerné par ce roman...

            Tenez, pour le commander s’il vous intéresse :
            Lien

            Quant à savoir si je me rends compte de ce que je dis : oui, toujours, le plus souvent avec le sourire, parce que sinon, y a plus qu’à aller se jeter du pont de Martigues (heu.... ça j’ai droit de le dire ?)

            • 2Base
              2Base répond à A déménagé le 2 mai 2011
              Financier gentil
              • Posté à 13h58 le 05/03/2010
              • Internaute 100943
                Financier gentil

              Soit je n’ai pas du tout compris ce que vous dites, et dans ce cas là je retire mon commentaire, soit vous sous-entendiez que ca vous ferait plaisir de voir le président se faire tuer, ce qui me semble légèrement extrémiste.

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