Diaporama sonore 01/03/2010 à 11h33

Dans le chaudron de Barbès, la galère du vendeur de journaux

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

A Paris, le kiosque de Barbès-Rochechouart cohabite avec des dealers en tout genre. Diaporama sonore d’une lutte de territoire.



Jean-Michel Lechber, ancien propriétaire du kiosque de la station Barbès-Rochechouart (Audrey Cerdan/Rue89)

Qui n’y a jamais mis les pieds ne peut s’imaginer l’ambiance si particulière de la sortie du métro Barbès-Rochechouart (Paris XVIIIe). Jean-Michel Lebcher relevait le défi d’y tenir un kiosque à journaux depuis trente ans. Figure de ce quartier grouillant et populaire, il cède la place.

Fatigué d’être cerné par les revendeurs de cigarettes de contrebande, Jean-Michel allait baisser définitivement le rideau de son kiosque, mais son fils Samir a choisi de prendre la relève. « Pas grand monde d’autre que moi pouvait le faire », reconnaît « sans se vanter » le solide gaillard, âgé de 25 ans. Samir promet de lutter pied à pied pour son droit à commercer. Face à lui, des dealers de toutes substances : cigarettes, cachets, drogue... Il mènera contre eux une guerre -pacifique- de territoire.

« On n’a plus envie de travailler, on est dégoûtés ». C’est Azouz, le fidèle employé de Jean-Michel, qui souffle ces mots venus du fond du cœur. Il y avait pourtant tous les ingrédients pour réussir : la plus grande offre de presse maghrébine et africaine de Paris, une clientèle de quartier fidèle, des touristes nombreux en route pour Montmartre, et même une jolie échoppe agrandie par la mairie en 2006, quand Bertrand Delanoë promettait à l’axe Magenta-Barbès de devenir un « espace civilisé » plus accueillant pour le piéton.

Jean-Michel avait prévenu :

« Je le savais qu’agrandir le trottoir, c’était faire plus de place au trafic... j’avais raison. »

Le commerçant a vu depuis son chiffre d’affaires dégringoler et l’an dernier il en a perdu 60%, au point de finalement ne même plus se faire livrer les journaux et laisser dépérir son étalage. Fin décembre, sa table arborait des magazines périmés. Elle ne servait plus qu’à occuper le trottoir pour ne pas le céder aux trafiquants. (Voir le diaporama sonore)

Nostalgique, Jean-Michel aime se souvenir de sa belle époque :

« J’ai commencé avec une baraque en bois, un barnum ça s’appelait. On s’éclairait au gaz, on était considérés comme des camelots, des vendeurs à la criée. Je faisais 600 exemplaires de Paris Turf dans la journée, 300 du Monde, 800 de France Soir, je gagnais bien ma vie à l’époque.

Le jour où ils ont abattu Mesrine à la porte de Clignancourt, j’ai vendu 2 000 exemplaires. J’avais le seul quotidien algérien El Moudjahid, un jour de match de Coupe du monde de foot en 1982. J’aurais pu en vendre 10 000. »

Et puis il y a eu des célébrités. Sharon Stone, sur le chemin des puces de Clignancourt, avait surgi d’une Mercedes pour acheter un plan, mais aussi les Bashung, qui venaient en voisins, ou encore des footballeurs, comme Ibrahim Ba, dont le père était vendeur chez Tati.

« C’est la misère humaine, ils cherchent à survivre »

L’agrandissement de son trottoir a coïncidé avec l’envolée des prix du tabac et le développement du trafic de cigarettes de contrefaçon. Venues de Chine ou d’Europe de l’Est, elles sont vendues autour de 3 euros le paquet et font vivre des dizaines de jeunes gens.

Le kiosquier ne leur en veut pas, à ces « harragas », essentiellement des Algériens sans-papiers tout juste arrivés du bled et qui n’ont que ce trafic pour survivre : « c’est la misère humaine ». Il déplore juste que la police n’ait aucun moyen de les arrêter. (Ecouter le son)

Audio file

son cigarettes

Les « Marlboro Marlboro » ou « Legend Legend », comme on les appelle, semblent chaque jour plus nombreux aux abords du kiosque. « Jusqu’à 150 », a compté Jean-Michel. Parfois, il a droit à un court répit :

« On lit dans les journaux qu’il y a eu une grosse saisie à la douane, alors on en voit moins pendant une semaine. »

Ils font désormais partie de la légende de Barbès, tout comme les usagers de drogue, depuis longtemps présents dans le quartier voisin de la Goutte d’Or où de nombreuses structures d’accueil leur sont destinées. Habitant là depuis 2006, je me suis moi-même habituée à leur présence, lourde mais pas dangereuse.

La police a beau faire des rondes très régulières, elle ne gagne pas cette partie de cache-cache permanente. La mairie du XVIIIe arrondissement, pourtant tenue par l’ancien ministre de l’Intérieur de Lionel Jospin, Daniel Vaillant, semble avoir abandonné ce coin :

« Un jour, le maire est passé et il m’a dit “écrivez-moi”. Depuis, je lui ai envoyé quatre courriers, il n’a jamais daigné répondre. Pourtant, la mairie a intérêt à ce qu’on tienne le trottoir... »

« J’appelle la police, ça sert à rien »


Du matériel pour plastifier les documents (Audrey Cerdan/Rue89)

Par défi et parce que c’est toute son enfance, Samir, le fils de Jean-Michel, a repris l’échoppe fin décembre. Conducteur de bus à la RATP, il s’est mis en congé sans solde et se donne un à deux ans pour gagner sa vie. « Je veux pas broyer du noir pour lui », lance le tout jeune retraité, qui espère son fiston « solide ».

Samir quitte un emploi à 1 500 euros les 35 heures, mais « trop routinier » à ses yeux, pour un projet qui incarne « tous ses souvenirs d’enfance » et qu’il « ne pourrait pas ne pas tenter ».

Ouvert de 6h30 à 19 ou 20 heures, il s’accordera seulement deux demi-journées de repos par semaine (son oncle Jean-Louis le suppléera), et espère en tirer 1 700 à 1 800 euros. Il promet de mettre la police sous pression :

« L’autre fois, deux toxicos se sont bagarrés et ont failli renverser mon étalage. J’ai appelé la police, je les ai vus arriver, et puis ils ont fait demi-tour... »

Un jour de CAN, il a fallu fermer à 13 heures

La Coupe d’Afrique des nations a été un moment particulièrement chaud pour le quartier. Les supporters algériens se sont hissés sur le kiosque de Jean-Michel, l’ont redécoré, ont essayé de défoncer son rideau de fer.

Samir a mal digéré d’avoir dû fermer son kiosque à 13 heures, de peur de ne plus pouvoir contrôler la situation :

« Moi je paie des charges, et j’ai même pas le droit de voir mon commerce protégé. Les rangées de CRS étaient là, de l’autre coté du carrefour, et me disaient “tant que c’est festif, on laisse faire”. Le problème c’est que là, la police leur donne raison. »

N’allez pas vous imaginer pour autant que Samir, ni avant lui son père, sont en mauvais termes avec leurs voisins. Jean-Michel a évité quelques coups de couteau mais n’a presque pas connu de vol et se sentait « respecté ». Tandis qu’il se tenait toujours assis parmi la foule, sur un tabouret, son fils est posté derrière le comptoir, toujours un œil sur son ordinateur :

« Au début, j’ai mis les distances, genre “il faut pas m’emmerder”. Mais je fais attention car je sais que ça peut vite partir en embrouille. Je leur dis “vous me laissez travailler et je vous laisse travailler aussi”. Si je vois que le kiosque est irredressable, je laisserai tomber. »

Le jeune Samir fait du sauvetage de ce kiosque le combat de sa vie. Pour l’instant, papa accompagne ses premiers pas. Arrivera-t-il à voler tout seul dans la jungle ?

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  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 11h40 le 01/03/2010
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    et le kiosque de chateau rouge il en est ou

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à patrick du 14-
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 11h43 le 01/03/2010
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Bonne question car le deal est aussi localisé à Chateau-Rouge.
      Comme ci comme ça, il a récupéré une partie de la clientèle de Jean-Michel à un moment, et puis il est moins pris en étau.
      Il y a un effet goulet d’étranglement autour de celui de Barbès, et c’est là le vrai lieu de rendez-vous.

      • patrick du 14-
        patrick du 14- répond à Sophie Verney-Caillat
        de plus en plus naze
        • Posté à 11h57 le 01/03/2010
        • Internaute 40667
          de plus en plus naze

        si vous le dites

      • Sibyllin
        Sibyllin répond à Sophie Verney-Caillat
        Rien à dire mais je le dis (...)
        • Posté à 12h05 le 01/03/2010
        • Internaute 36016
          Rien à dire mais je le dis (...)

        Ce problème existe depuis les années 80.
        Pour l’anecdote, des habitants du quartier avaient été voir Mr Jospin lors de son élection pour soulever ces problèmes qui surgissaient et sa seule réponse fut « tant que le sang ne coule pas dans le caniveau il n’y a pas lieu de s’inquiéter ».
        Habitant du quartier, j’étais présent ainsi que d’autres membres de ma famille lors de cette funeste remarque et notre seule échappatoire fut... de déménager !
        Droite ou gauche, personne n’a rien fait pour nous à l’époque... et ça continue, ici comme ailleurs !

      • Ianeak
        Ianeak répond à Sophie Verney-Caillat
        escapiste
        • Posté à 12h07 le 01/03/2010
        • Internaute 104544
          escapiste

        Cherchez aussi le nombre de tabacs ouverts dans ce quartier... Aucun.
        Si vous cherchez des clopes sans foin à Barbès, il faut redescendre à gare du nord pour en trouver.

        Pour pouvoir foutre sur le trottoirs tous ces p’tits clopiers en maraudes (mahlboro, mahlboro rouges) il a fallu supprimer les commerces officiels alentours. Qui ? Comment ?

        Quelles sont aujourd’hui les solutions proposées pour lutter efficacement contre, non pas les p’tits revendeurs, mais les gros trafiques qui génèrent cette misère de bas d’échelle ? A part l’évacuation maniaque et inutile : rien.

        Tout le monde finis par payer les conséquence de cette politique de l’autruche, sur laquelle les dites autruches appuie leur politique répressive... c’est bien triste.

         
        • Sophie Verney-Caillat
          Sophie Verney-Caillat répond à Ianeak
          Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
          • Posté à 12h14 le 01/03/2010
            rédacteur
          • Journaliste 50753
            Journaliste

          C’est pas vrai, rue de Clignancourt il y a un tabac qui marche bien, il fait jeux aussi. Et oui tout le monde ne fume pas du foin à Barbès...

  • 14240
    14240
    retraité
    • Posté à 11h46 le 01/03/2010
    • Internaute 95774
      retraité

    Messieurs...Sarkozy...hortefeux...font quoi exactement...au gouvernement...à part recevoir leur fiche de paie ?

    • mauser
      mauser répond à 14240
      • Posté à 11h55 le 01/03/2010
      • Internaute 4683

      RIEN ou de la viande pour les loups

      • 14240
        14240 répond à mauser
        retraité
        • Posté à 13h31 le 02/03/2010
        • Internaute 95774
          retraité

        OUI...bien dit !

    • Yorgat
      Yorgat répond à 14240
      chef de projet
      • Posté à 14h49 le 01/03/2010
      • Internaute 59420
        chef de projet

      Monsieur Vaillant ne semble pas plus courageux, sans faire de mauvais jeu de mot.

      Je vais aller un coup d’oeil à ce kiosque. Je bosse pas très loin.

      Une action citoyenne serait d’aller y acheter régulièrement un magazine/journal.

      • 14240
        14240 répond à Yorgat
        retraité
        • Posté à 13h27 le 02/03/2010
        • Internaute 95774
          retraité

        J’habite la province ? ...pas facile d’aller voir ce qu’il en est ?

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 12h07 le 01/03/2010
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Face à lui, des dealers de toutes substances : cigarettes, cachets, drogue… Il mènera contre eux une guerre -pacifique-de territoire ».

    Pauvre Samir, (grand gaillard de 25 ans)

    Beaucoup de bonne volonté et le besoin de se sentir capable de vivre dignement de son travail ne lui suffiront probablement pas !

    Il existe des secteurs de France où la mafia a déjà mis le grappin...

    (et je ne crois pas qu’il puisse être fait une différence entre une Mafia qui serait autorisée, car tolérée par les pourris politiques, et une autre mafia qui serait interdite, parce que venant d’ailleurs !)
    Même dans la mafia, le racisme fait rage !

    ¤ Le plus simple, pour lutter contre ces déviances (et à l’extrême, que personne n’ait envie d’en faire son fond de commerce) est de donner l’exemple et de bannir le système d’injustice qui est la base d’une société soi-disant capitaliste....
    au mérite (tu parles !)

    Aujourd’hui, les gens désignés comme méritants par le pouvoir...
    (par exemple par l’attribution de médailles diverses)
    ...ont presque tous quelque chose d’insoluble sur le paletot !
    (je sais, les casserolles ne sont pas solubles - pas dans l’eau en tout cas !)

    Bizarre, non ?

    • copain.dabord
      copain.dabord répond à Yvon le Zébulon
      retraite
      • Posté à 13h33 le 01/03/2010
      • Internaute 66528
        retraite

      VOUS QUI SAVEZ TOUT : : que savez vous de La mafia chinoise a paris de leur main mise sur tous les tabacs paris banlieue et de l origine exacte des mal barrés qu ils vendent que savez vous de leur main mise sur les resto chinois obliges de vendrte des barquettes made mr chang ? ? ?

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à copain.dabord
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 13h38 le 01/03/2010
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        « VOUS QUI SAVEZ TOUT : : que savez vous de La mafia chinoise a paris de leur main mise sur tous les tabacs paris banlieue »

        Je n’en sais pas plus sur la Mafia chinoise que sur notre gouvernement !

  • Otreman
    • Posté à 12h04 le 01/03/2010
    • Internaute 45643

    Qui peut croire que la police n’a pas les moyens d’encercler puis d’arrêter ces « harragas » et les renvoyer au pays dans le premier navire de la CNAN ?

    Le contraire signifierait que la force publique serait aujourd’hui impuissante à défendre le territoire national contre un envahisseur... suisse ou belge ?

    Plus sérieusement : La France sert depuis 1962 de soupape de sureté aux dictateurs algériens qui détournent la manne gazière comme au meilleur moment de la FrançAfrique.

  • Wholovesduck
    Wholovesduck
    Théoricien de la vie des autres
    • Posté à 12h08 le 01/03/2010
    • Internaute 72570
      Théoricien de la vie des autres

    « Malboro Malboro »

    « Sub sub »

    Château-Rouge, Barbès, la Goutte d’Or, la rue Myhra...c’est le quartier de mon arrivée à Paris. Mais - sans racisme aucun messieurs les bien-pensants - nous ne sommes pas dans une occupation européenne de la rue mais véritablement dans un petit coin d’Afrique. Le seul avantage de ce quartier est une animation et un va-et-vient continu qui - paradoxalement - rassure. Mais lorsque des mecs dealent ou fument du crack dans votre cage d’escalier, quand on fait augmenter les prix parce que vous êtes blanc ou quand la police ne se déplace pas car votre situation n’est pas si grave par rapport à ce qu’elle peut traiter dans une nuit, on peut parfaitement comprendre ce pauvre kiosquier...

    Le boulevard Magenta a bien entendu été aménagé, Chateau Rouge également, des enseignes commencent à s’installer en pied d’immeuble mais cela reste le territoire des coiffeurs tresseurs et des boutiques de téléphonie.

    Je me rappellerai toujours cette nuit pluvieuse où j’ai traversé la rue Myhra « pour l’expérience », Les dealeurs et autres camés remontent sur le boulevard Barbès le soir venu, tels des zombies pour les uns et des chacals pour les autres, la pluie bâtait le pavé, là une descente de police dans un squat, ici des échanges de cam’ et de frics à travers une grille sous un porche, si la police arrive, elle n’aura pas le temps de retrouver les fuyards de l’autre côté...plus bas, la rue s’anime joyeusement pour les festivités du Ramadan...

    Il faut attendre encore 5 à 10 ans à mon avis pour voir ce quartier s’embourgeoiser.

    On dit de Paris que c’est une multitude de villages. C’est totalement vrai. Mais Barbès est vraiment une exception parisienne.

    • Tyb
      Tyb répond à Wholovesduck
      (par ici, par là)
      • Posté à 12h34 le 01/03/2010
      • Internaute 24914
        (par ici, par là)

      « nous ne sommes pas dans une occupation européenne de la rue mais véritablement dans un petit coin d’Afrique. »

      Il suffit de regarder de vieux films français des années 30-40-50 se déroulant dans Paris pour saisir à quel point ce commentaire est totalement à coté de la plaque.

      Le Barbès d’aujourd’hui, il est ce qu’il est, mais il est sans doute un des rares endroits restants d’un Paris populaire - qu’on aime ou pas, là n’est pas la question - aujourd’hui totalement disparu dans la capitale ayant laissé la place à une ville bien lisse et policée. on peut citer la destruction des Halles ou de Belleville par exemple.

      Alors évidemment ça fait anachronique voire tache pour ceux qui rêvent de voir les quartiers de Paris continuer à s’’embourgeoiser.
      Pour ceux qui ont connu cet embourgeoisement dans leur quartier ou qui constatent par exemple, à quel point la rive gauche est morte et pas d’une belle mort, on ne peut pas dire que l’alternative au Barbès d’aujourd’hui soit attendue comme le messie.

      • Wholovesduck
        Wholovesduck répond à Tyb
        Théoricien de la vie des autres
        • Posté à 12h40 le 01/03/2010
        • Internaute 72570
          Théoricien de la vie des autres

        Et allez, ça commence.

        Cher Tyb,

        je vous invite à lire le commentaire de « Henri_ » plus bas. je rejoins un peu son point de vue.

        Oui ce quartier est populaire, c’est clair. Comme l’est une partie des Hauts de Belleville encore (j’ai habité une cité minière du Nord, une cité de Noisy le Sec, Barbès, Alésia, les Hauts de Belleville et Montrouge, ça vous convainc que je ne suis pas du genre à apprécier l’aseptisation urbaine du XVIe ou d’un lotissement urbain, huh ?).

        Oui, Barbès est populaire, mais y vivre, ça peut parfois se révéler compliqué comme l’exprime Henri.

         
        • Tyb
          Tyb répond à Wholovesduck
          (par ici, par là)
          • Posté à 12h55 le 01/03/2010
          • Internaute 24914
            (par ici, par là)

          Mais je n’ai pas dit le contraire !

          Mon commentaire portait seulement sur votre délire d’Afrique.

          • Myna
            Myna répond à Tyb
            Héroine ordinaire
            • Posté à 13h39 le 01/03/2010
            • Internaute 94861
              Héroine ordinaire

            Non, ça c’est de l’hypocrisie.
            Ou alors vous n’avez jamais mis les pieds à Barbes.
            (Ca serait comme dire que le sud du 13è n’est pas un quartier chinois.)

            Et euh. Il y a une différence entre quartier « populaire » et quartier miséreux.

            Il y a un réel laisser aller politique dans ce quartier. Sans vouloir crier à la répression, si on donnait davantage de moyens aux travailleurs sociaux du 18è, sans doute que la situation serait largement différente.

            • Sophie Verney-Caillat
              Sophie Verney-Caillat répond à Myna
              Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
              • Posté à 15h06 le 01/03/2010
                rédacteur
              • Journaliste 50753
                Journaliste

              Les travailleurs sociaux ont pas mal de moyens, que je sache, et la misère sociale est assez bien jugulée.
              Il y a d’ailleurs des gens très riches aussi dans ce quartier, donc la mixité est là, et l’embourgeoisement aussi. Il y a juste un abandon de certains endroits, pas de l’ensemble.

              • Myna
                Myna répond à Sophie Verney-Caillat
                Héroine ordinaire
                • Posté à 15h13 le 01/03/2010
                • Internaute 94861
                  Héroine ordinaire

                Euh non, ils n’ont pas de moyens.
                Quand on se tape 100 familles en suivis par travailleur social, ça laisse juste le temps de remplir pour chacun une demande d’aide financière. Sans le travail social et éducatif derrière.
                Faut arrêter de déconner.
                Les moyens que demandent les travailleurs sociaux, c’est comme ailleurs : du temps pour faire convenablement son travail.

                Croyez moi : j’en suis une.

                • Sophie Verney-Caillat
                  Sophie Verney-Caillat répond à Myna
                  Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
                  • Posté à 16h13 le 01/03/2010
                    rédacteur
                  • Journaliste 50753
                    Journaliste

                  Ah, pardon, je ne savais pas que vous parliez de l’intérieur, du coup je veux bien en savoir lus : vous êtes dans le quartier ? voulez-vous nous écrire un témoignage un peu plus complet sur ce que vous voyez dans votre quotidien ?
                  Merci d’avance
                  Sophie

                  • Myna
                    Myna répond à Sophie Verney-Caillat
                    Héroine ordinaire
                    • Posté à 16h59 le 01/03/2010
                    • Internaute 94861
                      Héroine ordinaire

                    Je suis dans le 18è, Porte de la Chapelle pour être plus précise. Je travaille dans un centre d’hébergement inconditionnel (ce qui veut dire, en résumé, qu’on héberge ceux dont les autres centres ne veulent pas).

                    Au quotidien, c’est essayer de réinsérer des mecs qui ont parfois plus de dix ans de rue derrière eux, des anciens toxicomanes (voire polytoxicomanes), des alcooliques, des personnes handicapées, de lourds problèmes de santé (tuberculose, cancers...), des sortants de prison et des sans papiers (pour résumer.).

                    Ce ne sont pas exactement les mêmes problématiques que rencontrent les travailleurs sociaux dits « de secteur », mais beaucoup se ressemblent, et finalement, à travailler en étroite collaboration avec eux, on se rend compte qu’on a les mêmes manques :
                    -> Manque de temps pour s’occuper convenablement des personnes qu’on suit. Certaines personnes ont des problématiques très lourdes et qui demandent du temps (par exemple, un sans papier tuberculeux, c’est démarches à la préfecture + demande d’une couverture sociale + accompagnements multiples à l’hôpital).
                    -> En plus de ça, il y a le quotidien à gérer : les urgences de santé (arrêts cardiaques par exemple ou overdoses), les violences entre personnes hébergées mais aussi des personnes hébergées sur les travailleurs sociaux, les intrusions à l’intérieur du centre, ...
                    Le boulevard où se situe ce centre est peuplé entre autres de dealers de crack, de prostituées, de petits délinquants qui viennent racketter les mecs qui vivent dans le centre, etc. et mine de rien, ça complique largement le travail. D’autant plus que nous travaillons sur des plages horaires allant de 7h30 à 23h. (et qu’ils n’aiment pas trop qu’on se mêle de leur business et n’hésite pas à nous le faire sentir via des menaces verbales ou physiques)

                    -> A noter également le manque de moyens humains : 125 personnes hébergées, 8 travailleurs sociaux, 1 infirmier à 1/3 temps
                    Sachant qu’il y a de plus en plus de personnes dépendantes pour des gestes de la vie quotidienne (habillage ou toilette), il faudrait deux travailleurs sociaux supplémentaire et une équipe d’aides soignantes.
                    Au service social de la mairie ou du département, les manques sont les même, qu’on l’on peut également constater sur les services hospitaliers ou dans d’autres corps de métiers : nous ne sommes pas suffisamment pour répondre à une demande croissante.

                    Il est certain que s’il y avait davantage de personnel, les choses se passeraient différemment : au pôle emploi, les équipes auraient davantage le temps de réinsérer au mieux les chômeurs.
                    On se retrouve, dans ce genre de quartier ultra populaire avec des mères qui se sentent dépassées par leurs gosses et qui commencent à faire des conneries, des sans emploi qui par ennui et angoisse se mettent à boire, et la liste est longue.

                    Il ne faut pas de répression mais de l’éducation. C’est de là que découlent beaucoup de problèmes sociaux.
                    Le schéma est simple (mais idéaliste) : on cesse de coller dans des gardes à vue inutiles de petits délinquants pour les relâcher le lendemain, mais on prend le temps de les écouter, de discerner leurs envies, on les aide à aller vers ce à quoi ils tendent. Et tout ça se résorbe de soi même.

                    Voilà, en vrac, le portrait que je peux faire de tout ça. (s’il faut quelque chose de plus détaillé, c’est possible aussi)

                    • Wholovesduck
                      Wholovesduck répond à Myna
                      Théoricien de la vie des autres
                      • Posté à 17h14 le 01/03/2010
                      • Internaute 72570
                        Théoricien de la vie des autres

                      Votre récit d’expérience mériterait ici un article à lui tout seul Myna :)

                    • yoms
                      yoms répond à Myna
                      • Posté à 16h54 le 02/03/2010
                      • Internaute 67829

                      Merci pour le témoignage ! Je suis aussi dans le milieu « social » mais un peu plus en amont...

                      Bonne continuation !

                    • yoms
                      yoms répond à Myna
                      • Posté à 17h00 le 02/03/2010
                      • Internaute 67829

                      Un peu plus d’éducation, un peu plus de prévention, et un peu plus de compréhension surtout...

                      Comment la société peut-elle à la fois créer ses propres « monstres » (métaphore je précise pour les bien pensants) et les condamner ensuite à l’exil ?

                      • Myna
                        Myna répond à yoms
                        Héroine ordinaire
                        • Posté à 18h00 le 02/03/2010
                        • Internaute 94861
                          Héroine ordinaire

                        Je crois qu’elle espère qu’ils s’entretuent.

          • Henri_
            Henri_ répond à Tyb
            informaticien
            • Posté à 14h38 le 01/03/2010
            • Internaute 52443
              informaticien

            Quand vous parlez de « délire d’Afrique » on peut douter que vos semelles se soient un jour empoissées vers Château Rouge.

            Faites y un tour et vous verrez. C’est Yaoundé-sur-Seine. N’entendez aucune connotation particulière, c’est juste un fait, tout comme autour de la Gare Montparnasse les crêperies sont légion à Château Rouge ce sont les Africains qui ont pignon sur rue et ils donnent une ambiance spécifique à ce quartier.

            Profitez de l’occasion pour aller dîner pas loin de là, chez Arsène, un antillais qui –quand il a envie– tient restaurant à l’angle Doudeauville/Jean-Robert.

            • Tyb
              Tyb répond à Henri_
              (par ici, par là)
              • Posté à 15h52 le 01/03/2010
              • Internaute 24914
                (par ici, par là)

              bon, je faisais cette remarque parce que dans votre premier message vous sembliez poser l’équation « rue agitée et trafics en tout genre » = afrique c’est tout.

              si c’est pas le cas, on est d’accord.

        • soloon
          soloon répond à Wholovesduck
          _
          • Posté à 13h15 le 01/03/2010
          • Internaute 91630
            _

          pour ma part, j’ai vécu deux années durant au sein d’une collocation situé rue myrha, il y as 5 ans de cela.
          étant d’un naturel assé festif je rentrai souvent a pieds après l’heure du dernier métro. c’est certain dans le quartier y as une poulation qui pourrait paraitre de primes abord hostil. mais je n’ai jamais eu de problème dans ce quartier avec les mac, les dealers, les camé etc...
          tout blanc de peau que je suis, je garde un très bon souvenir du quartier.

        • Ginette Bouzigue
          Ginette Bouzigue répond à Wholovesduck
          concierge dans l'escalier
          • Posté à 21h32 le 01/03/2010
          • Internaute 102660
            concierge dans l'escalier

          Il n’y a plus de populaire, il n’y a plus que de la beauferie....

        14 autres commentaires
      • Atchoum44
        Atchoum44 répond à Tyb
        étudiant
        • Posté à 13h26 le 01/03/2010
        • Internaute 100730
          étudiant

        Vous êtes aussi un peu à côté de la plaque. Hors de tout délire Afrique / pas Afrique, qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que tous les quartiers populaires se ressemblent, vivent de la même manière et ont les mêmes problèmes ? Si ça c’est pas une jolie vision bien idéaliste. Certes Paris s’embourgeoise, et, à mon avis, devient très ennuyeuse, pas besoin néanmoins d’ériger Barbès ou la Goutte d’or en modèle.

        Croyez-vous réellement que les quartiers industrieux des Halles, ou que les banlieues rouges animés par le PC ds les années 50 (je simplifie), avec leur capacité de mobilisation, leur culture ouvrière etc... avaient strictement les mêmes problèmes que ces quartiers actuels de relégation et de concentration de la misère ?

        Ca n’est pas la culture populaire de ce quartier qui est critiquée dans cet article, mais la mort de ce tissu, étouffé par les trafiques et différents problèmes lié à l’exclusion massive des populations les plus fragiles.

         
        • Tyb
          Tyb répond à Atchoum44
          (par ici, par là)
          • Posté à 13h37 le 01/03/2010
          • Internaute 24914
            (par ici, par là)

          « Certes Paris s’embourgeoise, et, à mon avis, devient très ennuyeuse, pas besoin néanmoins d’ériger Barbès ou la Goutte d’or en modèle. »

          Je n’ai pas dit que c’était un modèle, j’ai dit que l’alternative n’était pas mieux.

          « Croyez-vous réellement que les quartiers industrieux des Halles, ou que les banlieues rouges animés par le PC ds les années 50 (je simplifie), avec leur capacité de mobilisation, leur culture ouvrière etc... avaient strictement les mêmes problèmes que ces quartiers actuels de relégation et de concentration de la misère ? »

          Ben... bien sur que oui ! La seule différence notable et elle est sociétale, pas locale, c’est que la société entre temps s’est largement dépolitisée et précarisée (donc plus de luttes ouvrières), et que la drogue a piqué la moitié des parts du grand marché de la défonce à l’alcool.

          • Ginette Bouzigue
            Ginette Bouzigue répond à Tyb
            concierge dans l'escalier
            • Posté à 21h41 le 01/03/2010
            • Internaute 102660
              concierge dans l'escalier

            Le probléme surtout, c’est que les populations précaires d’origine émigrées n’ont pas de culture ouvriére de lutte telles que l’orchestraient le PC et la CGT, n’ont pas de culture de classe d’où
            l’ achoppement entre prolos français et prolos d’origine émigrée avec un racisme des deux côtés. De même que l’ancien truand au code de l’honneur n’a plus rien avoir avec la racaille qui vole les pauvres et viole la fille du voisin.
            Je suis de la culture de la rue, des squats, des truands où on ne volait qu’aux riches. Une culture à part entière, ayant sa raison d’être son entité, sa fierté. Je ne supporte plus cette inculture, ce délabrement moral de ce « nouveau » populaire qui n’en est pas un, juste des bas fonds sordides, sans âme, pur produit d’un libéralisme paralléle.

            • Tyb
              Tyb répond à Ginette Bouzigue
              (par ici, par là)
              • Posté à 10h57 le 02/03/2010
              • Internaute 24914
                (par ici, par là)

              Mouais le code de l’honneur de l’ancien truand c’est bien souvent une de ses propres constructions mentales qui ne résiste pas à la lumière du jour, dans les faits, leur conduite était tout aussi sordide autrefois, mais les faits divers bien moins médiatisés, et la violence en tant que telle nettement plus tolérée.

              Pour la lutte de classe, oui effectivement un émigré récent n’a peut être pas tout le cheminement historique derrière lui que peuvent avoir les ouvriers français à travers leur famille. (et encore cette histoire a disparu ou est en train de disparaitre)

              Mais j’insiste c’est aussi une histoire de précarité, le simple fait d’avoir une carte de séjour plutot que la nationalité vous serre bien mieux à la gorge que les menaces patronales en ce qui concerne vos revendications... et c’est pareil en 2010, pour des intérimaires ou des salariés forcés à travailler en temps partiel, il n’est même plus possible matériellement de trouver les ressources pour faire valoir ses revendications.

              • Ginette Bouzigue
                Ginette Bouzigue répond à Tyb
                concierge dans l'escalier
                • Posté à 21h23 le 02/03/2010
                • Internaute 102660
                  concierge dans l'escalier

                Je ne suis pas d’accord sur la fin de votre post. Je suis moi même en trés grande précarité financiére ( RSA + petit salaire. ). De part ma culture politique, je sais me battre ! Et j’en connais plein d’autres comme moi. Ça me fait toujours sourire les commentaires bobos des Rue 89 sur la précarité ! Quant à Florence Aubenas, qui « descend » faire femme de ménage pendant 6 mois pour témoigner de ces pauvres, mon dieu comme ils sont pauvres, la société est méchante, et retourner ensuiste dans son loft du 11 éme, à gerber ces bourgeois de gauche, descendants de la bigote qui faisait la charité aux pauvres à la sortie des églises et traitait sa bonne comme de la merde !
                Pour la lutte des classe, ce qui se passe dans diverses entreprises ( Heuliez, Philips, Total ect) prouve qu’elle n’est pas morte mais orchestrée par des prolos bien de chez nous. Chez la CGT, principalement qui casse cette lutte et ces grêves.
                Par contre, la bataille des sans papiers employés dans la restauration a été admirable et exemplaire parce que trop de détresse. Ils n’avaient plus rien à perdre.

        4 autres commentaires
      • Yorgat
        Yorgat répond à Tyb
        chef de projet
        • Posté à 14h53 le 01/03/2010
        • Internaute 59420
          chef de projet

        On peut être un quariter populaire sans forcément avoir à être une plaque tournante pour la contrebande et la drogue, cependant.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 12h13 le 01/03/2010
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    ► Merci pour cet excellent reportage,

    criant de vérité,

    petit bout de France d’aujourd’hui

    qui nous décrit ce que sera la France de demain.

    ––––––––––

    ces « harragas », essentiellement des Algériens sans-papiers tout juste arrivés du bled et qui n’ont que ce trafic pour survivre : « c’est la misère humaine ». Il déplore juste que la police n’ait aucun moyen de les arrêter.

    –––––––––-

    Face à lui, des dealers de toutes substances : cigarettes, cachets, drogue… Il mènera contre eux une guerre -pacifique- de territoire.
    « On n’a plus envie de travailler, on est dégoûtés ». ».

    • Numerosix
      Numerosix répond à Pierrrrre
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 12h31 le 01/03/2010
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Mon cher Pierrre , je connais dans le quartier des couples de blancs avec enfants qui vous plairaient beaucoup ( par leurs apparences en tous cas , leurs idées c’est beaucoup moins sur ) qui y survivent très bien et même qui s’y plaisent . Les quartiers ou il y a du monde en couleur jour et nuit sont beaucoup moins dangereux , y compris pour les jeunes têtes blondes, que les quartiers pavillonnaires déserts avec des vieux paranoïaques anciens d’ Algérie planqués derrière leurs volets avec un fusil , figurez vous..

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à Numerosix
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 13h16 le 01/03/2010
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « des vieux paranoïaques anciens d’ Algérie planqués derrière leurs volets avec un fusil »

        ► C’est sympa, ce respect exprimé pour nos anciens combattants.
        C’est l’expression de la jeunesse de gauche ?

         
        • Numerosix
          Numerosix répond à Pierrrrre
          Prisonnier dans le village (...)
          • Posté à 14h05 le 01/03/2010
          • Internaute 14499
            Prisonnier dans le village (...)

          Non , c’est l’ expression de la jeunesse en général ..

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à Numerosix
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 14h36 le 01/03/2010
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            « l’ expression de la jeunesse en général .. »

            ► se foutant de la gueule de cette autre jeunesse en soldat deuxième classe,
            qui se battit pour que ses enfants puissent vivre librement.

            • Numerosix
              Numerosix répond à Pierrrrre
              Prisonnier dans le village (...)
              • Posté à 14h42 le 01/03/2010
              • Internaute 14499
                Prisonnier dans le village (...)

              Vivre librement en Algérie et en Cochinchine ? ? ? ! !

              • Pierrrrre
                Pierrrrre répond à Numerosix
                → → → → → → → le marché autant (...)
                • Posté à 14h49 le 01/03/2010
                • Internaute 23078
                  → → → → → → → le marché autant (...)

                « Vivre librement en Algérie et en Cochinchine »

                ► Ben évidemment, puisque ces pays ont été « libérés » par vos amis vietcongs et fellaghas...

                On comprend mieux encore la rage avec laquelle nos parents s’y sont battus.. pour leur éviter vos Pol Pot libérateurs

            • guerzit-
              guerzit- répond à Pierrrrre
              Incomprenant majeur
              • Posté à 15h24 le 01/03/2010
              • Internaute 28472
                Incomprenant majeur

              La guerre d’Algérie était donc une guerre de libération de la France contre l’envahisseur ?

              Puierrrrrrrrrrrrre va de plus en plus mal... Il va mal, très mal...

              • Numerosix
                Numerosix répond à guerzit-
                Prisonnier dans le village (...)
                • Posté à 15h30 le 01/03/2010
                • Internaute 14499
                  Prisonnier dans le village (...)

                Il s’enfonce dans les rizières ..

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