a debattre 27/02/2010 à 15h15

« Vive l'inflation ! » Le FMI ose toucher à un tabou économique

Pascal Riché | Redchef Rue89

Enfin, un débat sur l’inflation ! Et porté par qui ? Par le gardien de l’othodoxie financière, le FMI lui même. Son économiste en chef, Olivier Blanchard, a osé briser un tabou il y a quelques jours en écrivant qu’après tout, viser 4% d’inflation serait plus favorable à l’économie (actuellement, les banques centrales s’efforcent de ne pas dépasser 2%). Se fixer un objectif un peu plus lâche, à lire l’article publié sous son autorité (disponible en français), permettrait aux banques centrales de se décrisper un peu. L’objectif de 2% les paralyse en effet : si elles pouvaient baisser plus rapidement leurs taux d’intérêt, elles donneraient un peu plus d’oxygène à l’économie quand celle-ci en a besoin.

On a droit, depuis la publication de cet article, à un concert de protestations en provenance des grands argentiers de la planète. « Le FMI joue avec le feu » a déclaré le patron de la Bundesbank, Axel Weber, dans une tribune au Financial Times Deutschland publiée jeudi. Ce qui est menacé, selon, lui, c’est pas moins que « la crédibilité acquise depuis des décennies par la politique monétaire » !

Ben Bernanke, le grand manitou de la Réserve fédérale, s’est lui aussi étranglé devant le congrès américain : « 4%, pourquoi pas 5%, 6%, 7% ? »

Dès qu’il s’agit de l’inflation, on touche à une vache sacrée

Je connais Olivier Blanchard, je lui avait confié une chronique dans Libération, pendant quelques années. Ce n’est pas précisément un farfelu : c’est un professeur du MIT, libéral-keynésien, profil assez classique d’économiste aux Etats-Unis.

Le problème, c’est que dès qu’il s’agit de l’inflation, on touche à une vache sacré. Le souvenir de l’hyperinflation allemande des années 20 hante encore l’Allemagne et sa banque centrale, et celui de la « stagflation » (mélange de croissance faible et de forte inflation) des années 70 est encore présent dans bien d’autres pays.

Depuis lors, pourtant, les banquiers centraux ont fait beaucoup de progrès, et savent bien mieux piloter les évolutions de la masse monétaire qu’auparavant. (Voir le graphique)

1

Pourquoi l’inflation est-elle mauvaise pour l’économie ?

La question peut paraître naïve, mais la réponse est loin d’aller de soi. Imaginez que l’on multiplie par 100 tous les prix, tous les salaires, et la masse monétaire en circulation. Ce serait une simple convention, qui n’aurait aucune incidence pour l’économie (la France avait d’ailleurs réalisé l’opération inverse en 1958, en créant le
franc « lourd »).

Mais l’inflation n’est pas une simple convention orchestrée à l’avance. C’est un phénomène avec des gagnants et des perdants, où chacun -entreprise, salarié, épargnant, fournisseur-
essaye de garder son avance. Et ce phénomène a toujours tendance à s’emballer.

Tôt ou tard, la banque
centrale ou le gouvernement doit intervenir pour stopper cet emballement, par des hausses de taux d’intérêt douloureuses pour l’économie et/ou une politique d’austérité.

Le coût principal de
l’inflation, c’est ce retour de bâton, qui fait chuter la croissance. L’autre coût, c’est la déformation de la structure des prix relatifs. Les prix évoluent les uns par rapport aux autres. Si leur évolution est imprévisible, les entreprises prennent de mauvaises décisions. Ils renoncent par exemple à des projets d’investissements qui deviennent trop risqués.


L’inflation est-elle forcément mauvaise pour les salariés ?

C’est ce que suggère le bon sens (les prix grimpent, donc mon pouvoir d’achat baisse). Historiquement, pourtant, les salariés se sortent plutôt bien des périodes d’inflation. Car leurs salaires augmentent aussi. Le partage de valeur ajoutée de l’économie, pendant les années 1970, a ainsi évolué en faveur des salaires, et au détriment du capital. C’est pendant la désinflation que ce partage s’est déformé au profit du capital. (Voir le graphique : en bleu, les salaires ; en rouge, les profits, en vert, les impôts)

3

Quels sont les gagnants de l’inflation ?

L’inflation a-t-elle des vertus ? Elle ronge les créances, et donc est crainte par les épargnants. Mais symétriquement, elle est bénie par les ménages qui empruntent à taux fixe.

Normal : si votre salaire augmente (pour suivre les prix) mais que vos mensualités ne changent pas, vous faites une
très bonne affaire. De très nombreux Français sont ainsi devenus propriétaires à la faveur de l’inflation des années 70. Autre grand bénéficiaire de l’inflation, l’Etat, parce que sa principale ressource est la TVA, qui grimpe avec les prix.


L’inflation peut-elle aider à résoudre la crise ?

Il y a une chose que l’inflation pourrait aider à résoudre, c’est le casse-tête de la dette publique. Historiquement, lorsque la dette publique d’un Etat est devenue insupportable, cela s’est toujours terminé par de l’inflation (le roi frappait monnaie à tire-larigot...) ou par des révolutions (à commencer par celle de 1789).

L’inflation permet en effet de faire diminuer le poids relatif des dettes, à commencer par celle des Etats. Si tous les prix et les salaires doublent, mais pas la valeur des dettes, celles-ci deviennent plus facile à rembourser.

Jusque là, cependant, le FMI n’a pas encore osé prôner l’inflation comme outil pour alléger le fardeau des dettes. Dans son rapport sur les finances publiques, il met en garde les pays contre cette tentation :

« Une inflation plus rapide n’est pas une stratégie de réduction de la dette efficace. Faire passer l’inflation à 6% pendant cinq ans n’éroderait que de moins d’un quart les tendances prévisibles des ratios d’endettement. »

Un quart ? Ce serait déjà pas si mal ! Autrement dit, une inflation de 6% réduirait le ratio entre dette et PIB de 25% en cinq ans. Un calcul qui rejoint les recherches de deux professeurs, Joshua Aizenman et Nancy Marion, sur la dette publique américaine.

► Article nourri par un précédent texte publié sur Rue89 et recyclé.

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  • Thalie 54
    Thalie 54
    rêveuse
    • Posté à 15h27 le 27/02/2010
    • Internaute 81894
      rêveuse

    Il s’agit d’un problème très complexe et je ne m’aventurerai pas à juger tel ou tel argument.
    Toutefois, si les banquiers refusent si catégoriquement l’idée d’un inflation... je me dis qu’il doit y avoir quelque chose de bon pour nous autres dans cette perspective.

    • TheProuT
      TheProuT répond à Thalie 54
      Touche a ton C**, sens ton (...)
      • Posté à 15h39 le 27/02/2010
      • Internaute 80728
        Touche a ton C**, sens ton (...)

      « si les banquiers refusent si catégoriquement l’idée d’un inflation... je me dis qu’il doit y avoir quelque chose de bon pour nous autres dans cette perspective »

      +1 xD

    • Al nasr al tair
      Al nasr al tair répond à Thalie 54
      L'aigle en vol...
      • Posté à 17h19 le 27/02/2010
      • Internaute 69210
        L'aigle en vol...

      Non, le problème n’est pas complexe, se sont les conséquences des trois réponses possibles qui le sont.
      Une forte croissance dont les profits sont orientés en priorité vers le remboursement de la dette. ( Pas bon pour la redistribution équitable des richesses, augmentation des inégalités.)
      Là, la croissance, ça ne se décrète pas... même avec les dents...

      L’inflation : C’est le mode imposé par l’histoire. La grande trouille des économistes et des banquiers.
      L’idéal serait une inflation pensée et maîtrisée avec des mécanismes bien pensés également pour en sortir. ( ça bouffe l’épargne des petits et le capital des gros, personne n’aime mais ça reste la solution la moins pire en absence de croissance) Personne ne sait comment faire, c’est surtout ça le vrai problème.

      En troisième, t’as la guerre.... on ne s’occupe plus de la règle du jeu, on casse le jeu et on en recommence un autre...

      • jojo1er
        jojo1er répond à Al nasr al tair
        27 mars 2010 - No Sarkozy Day
        • Posté à 13h44 le 01/03/2010
        • Internaute 10521
          27 mars 2010 - No Sarkozy Day

        « ça bouffe l’épargne des petits et le capital des gros, personne n’aime mais ça »

        ça bouffe aussi la dette des gens endettés à taux fixe ou plafonné...

        La question à se poser c’est surtout : « vous avez plus de dettes ou d’épargne ? » (Et oui beaucoup de français ont les deux...)

        Jojo1er, ...inflationniste.

         
        • bozox
          bozox répond à jojo1er
          • Posté à 17h56 le 01/03/2010
          • Internaute 28752

          Oui et non.

          L’inflation bouffe toujours votre épargne, mais elle ne bouffe votre dette que si vos revenus grimpent avec l’inflation, sinon, votre dette est toujours la même, mais en plus vos frais quotidiens explosent !

          • jojo1er
            jojo1er répond à bozox
            27 mars 2010 - No Sarkozy Day
            • Posté à 07h34 le 02/03/2010
            • Internaute 10521
              27 mars 2010 - No Sarkozy Day

            Je ne parlais que de l’inflation, pas de la baisse de la part consacrée au revenu salarial dans le PIB.

            Prenez la chose comme « inflation générale ». Après si on y rajoute les malversations auxquelles sont prêts les puissants pour écraser encore plus les faibles il s’agit d’un autre phénomène que celui de l’inflation.

            Jojo1er, ...

        • Al nasr al tair
          Al nasr al tair répond à jojo1er
          L'aigle en vol...
          • Posté à 21h57 le 01/03/2010
          • Internaute 69210
            L'aigle en vol...

          Vrai, ça bouffe du positif comme du négatif.
          De toute façon, en l’absence de croissance, y a que ça comme solution.

        3 autres commentaires
    • Itaki
      Itaki répond à Thalie 54
      OnTheAirTonignt
      • Posté à 23h12 le 27/02/2010
      • Internaute 63001
        OnTheAirTonignt

      +2, il faut trouver comment reprendre de la tune aux banquiers...

  • sbastien
    • Posté à 15h38 le 27/02/2010
    • Internaute 8791

    Je cois qu’une inversion des partages de la valeur ajoutée entre salaire et capital serait bénéficiaire à tous.... sauf aux actionnaires, qui se sont déjà assez gavés depuis 40 ans.

    Une meilleure participation des richesses, arrêter les productions inutiles,t néfastes et développer les services publics sont sans aucun doute les meilleures solutions pour sortir de la crise et du désespoir où sont plongés des millions de personnes.

    Qui osera ? ? ?

    Pas nos politiques actuels, aux manettes depuis si longtemps, et qui attendent les élections pour nous donner un semblant d’espoir.

    Espoir déçu si rapidement et faisant le jeu du FN et de l’abstention.

    • elLolo
      elLolo répond à sbastien
      • Posté à 16h31 le 27/02/2010
      • Internaute 27714

      Et que sont les « productions inutiles » ? Et quelle est votre définition de service public ? Est-ce que vous mettez dans ce lot France Telecom et feu Thomson par exemple, c’est-à-dire des industriels, où vous vous limitez à l’éducation, à la santé, aux services régaliens et à l’administration ?

      • sbastien
        sbastien répond à elLolo
        • Posté à 19h04 le 27/02/2010
        • Internaute 8791

        Inutile... la pub 2% du pib en France.

        La banque, et notamment le crédit, les transports, l’énergie, l’eau, les semences, une grande partie du secteur industriel (automobile par ex)....peuvent être aussi inclus dans le service public.

        Attention service public ne veut pas dire contrôle par l’État, mais plutôt par les employés, les usagers, et les citoyens.

        L’État pouvant se comporter comme le pire des patrons.

    • chengyang
      chengyang répond à sbastien
      • Posté à 18h01 le 27/02/2010
      • Internaute 38622

      Oui, qui « osera » ?
      On sait qu’historiquement le capitalisme dans ce type de situation de crise systémique ne laisse aux Etats que 2 issues l’inflation (qui rogne le capital des banquiers et des spéculateurs) ou ... la guerre.
      On peut déjà entendre dans le monde les premiers bruits de botte annonciateurs de la tempête à venir (Iran, Afghanistan, Pakistan ...).
      Qui donc osera l’autre voie, celle de la confiance et de la paix, qui passera obligatoirement par la mise au pas de la finance internationale ?

  • Disciple ressucité
    • Posté à 15h41 le 27/02/2010
    • Internaute 71674

    Et les banquiers resteraient bras croisés, regardant fondre leurs profits ?

    • Pchaudard
      • Posté à 15h58 le 27/02/2010
      • Internaute 72946

      Leurs profits ne baisseraient pas forcément, ils augmenteront les taux d’intérêt, ce qui aura pour conséquence de limiter les investissements.

      Je vais rajouter une petite phrase pour faire plaisir aux mutins de Panurge de Rue 89 : les banquiers se sont que de méchants profiteurs !

      J’ai bon ?

      • Disciple ressucité
        • Posté à 16h30 le 27/02/2010
        • Internaute 71674

        Ah ?
        Eh ben j’suis bien content d’avoir une belle réponse. Faut dire que je me rendais anxieux pour les vertueux argentiers.

         
        • Pchaudard
          • Posté à 17h42 le 27/02/2010
          • Internaute 72946

          Ne vous inquiétez pas, je ne vais aller à l’encontre de la « foule » sur ce site en nuançant le discours sur les banquiers (pas les victimiser, juste nuancer). Je vais hurler avec les loups autour du comptoir ...

          On est entre nous sur ce site, on se congratule et on se valorise à montrant les banquiers du doigt et en les jugeant responsable de tous les maux (avec Sarko, faut pas l’oublié celui-là).

          Même si on ne comprend pas tout, on se rassure en trouvant un coupable !

          • Disciple ressucité
            • Posté à 18h25 le 27/02/2010
            • Internaute 71674

            J’irai même jusque dire que j’comprends rien à rien, mais bon j’essaye pas vraiment vu qu’je n’aime que les histoires

            Tiens en v’la une : de naïfs argentiers se sont laissés manipuler par de facétieux mathématiciens aux formules alambiquées. Vous verrez, vous verrez comme vous allez profiter de la volaille ! que les savants leur disaient. Tout allait mais... un jour tragique et funeste... la poule aux œufs d’or s’est mise à sortir autre chose de son cloaque. Et tous ces doctes de s’écrier : c’est la faute à la poule, c’est la faute à la poule, qu’on la plume pour faire un édredon !
            Et on pourrait aussi dire les honorables argentiers et leur gentille spéculation sur les céréales. Et le petit peuple qui ne comprenait rien des nécessités de la finance et qui râlait. Des émeutes de la faim qu’ils disaient. Les sots.
            Allons, tout ça c’est rien que des fables colportées pas des gens qui comprennent rien à rien, vu qu’ils n’aiment que les histoire.

        2 autres commentaires
  • Pchaudard
    • Posté à 15h55 le 27/02/2010
    • Internaute 72946

    C’est dommage de faire un article 100% pro-inflation, comme si mécaniquement tout serait facilité :
    - Baisse du ratio d’endettement,
    - Hausse des salaires
    - Favoriser l’accession à la propriété pour ceux qui ont des taux fixes.
    - etc...

    Plus de nuance aurait été pertinent.

    Mais si l’inflation décolle alors les taux d’intérêt le feront aussi, et les dettes publiques vont exploser ! !
    Et là, on aurait droit au 2ème effet Kiss Cool de la crise, et je pense que ce serait bien pire que les effets actuels, car ce sont les état,s à l’instar de la Grèce aujourd’hui, qui seraient touchés, sans organe derrière pour intervenir et sécuriser.

    Ce qui protège aujourd’hui les états d’une certaine manière, ce sont des taux d’intérêts très faibles, parce que l’inflation est justement très faible !

    Quant aux salaires, cela se sauraient s’ils pouvaient augmenter mécaniquement et suivre l’inflation.

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à Pchaudard
      Auteur(e) de l'article Redchef Rue89
      • Posté à 17h42 le 27/02/2010
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Ce n’est pas un article « pro-inflation » (lisez la réponse à la question 1). Mais c’est vrai qu’il invite à réfléchir à la question en sortant des dogmes.

      « si l’inflation décolle alors les taux d’intérêt le feront aussi, et les dettes publiques vont exploser ! ! »

      Ce n’est pas ce que dit le FMI : une inflation de 6% pendant 5 ans réduirait le ratio dette/PIB d’un quart...

      « Quant aux salaires, cela se sauraient s’ils pouvaient augmenter mécaniquement et suivre l’inflation »

      C’est une question encore controversée aujopurd’hui . Certains économistes jugent que les salariés ne devraient pas compter parmi les perdants. C’est le cas de la directrice des études économiques et de la stratégie des marchés de HSBC France, Mathilde Lemoine. Interrogée par Le Monde, elle parle d’une » corrélation positive » de l’inflation sur les salaires :

      Lien

      Je vous rappelle que le Smic est indexé sur l’inflation.

      • Pchaudard
        • Posté à 17h58 le 27/02/2010
        • Internaute 72946

        L’endettement se réduirait proportionnellement uniquement sur les emprunts à long terme, pas sur l’endettement à moins de 5 ans, puisqu’il faudrait se refinancer sur les nouveaux taux d’intérêt qui eux suivront l’inflation.
        Et je crois, mais je n’en suis pas sur, que l’endettement de l’état est plutôt sur des emprunts à court terme.

        Concernant la hausse mécanique des salaires, même si elle se vérifie, elle n’aura pas d’impact sur le pouvoir d’achat, puisque l’inflation la neutralisera.
        Par contre il faudra mesurer l’impact sur notre compétitivité à l’export, avec la hausse de nos prix à cause de l’inflation.

        De toute manière, on parle de manière hypothétique, car les allemands ne laisseront jamais faire, la maitrise de l’inflation est un de leur pilier.
        La France est une girouette en terme de politique économique, mais l’Allemagne ne transigera pas, cela ferait voler en éclat l’UE et sa monnaie.
        Et de se côté là, je soutiens les allemands.

         
        • someone
          someone répond à Pchaudard
          • Posté à 21h54 le 27/02/2010
          • Internaute 62773

          « si l’inflation décolle alors les taux d’intérêt le feront aussi, et les dettes publiques vont exploser ! ! »

          « puisqu’il faudrait se refinancer sur les nouveaux taux d’intérêt qui eux suivront l’inflation. »

          Vous partez du principe que les emprunts d’état sont indexés sur l’inflation, or cela ne concerne qu’un certain type de bons au trésor (TIPS pour les Etats-Unis et OATi pour la France).

          Les intérêts des bons au trésor sont déterminés par leur risque, comme tout autre actif financier, qui est nul ou presque. Et comme un minimum de risque entraîne un minimum de rendement, les intérêts sont et resteront faibles.

          • alaixih
            alaixih répond à someone
            • Posté à 23h16 le 27/02/2010
            • Internaute 19775

            Si effectivement le smic est indexé sur l’inflation tous les salaires ne sont pas indexés sur le smic.. donc mécaniquement dans un premier temps il y aura perte du pouvoir d’achat et donc de la demande.

            Cela signifie aussi que de plus en plus de personnes se retrouveront au smic.

            • someone
              someone répond à alaixih
              • Posté à 16h24 le 28/02/2010
              • Internaute 62773

              Pas totalement car l’inflation est d’abord le reflet d’une hausse de la demande : la baisse des taux d’intérêts entraîne une hausse des crédits et une baisse de l’épargne donc les gens consomment plus. Plus de pouvoir d’achat donc. Après tout dépend de savoir si ce sursaut de consommation sera utilisé à bon escient par les entreprises qui pourraient imiter Ford et augmenter le salaire de leurs employés pour continuer le cercle vertueux.

              Donc nécessairement, il y aura un laps de temps avec une baisse du pouvoir d’achat et d’une hausse de la consommation tirée par le crédit. Le tout est de savoir ce que vont en faire les entreprises.

              • alaixih
                alaixih répond à someone
                • Posté à 07h57 le 01/03/2010
                • Internaute 19775

                Hausse de demande ou surplus de monnaie et perte de la confiance dans sa valeur ?
                Le second cas est possible. Etant donné que les banques centrales ont largement généré de la monnaie il est évident qu’il y a une augmentation massive de la masse monétaire.

              • alaixih
                alaixih répond à someone
                • Posté à 07h57 le 01/03/2010
                • Internaute 19775

                Hausse de demande ou surplus de monnaie et perte de la confiance dans sa valeur ?
                Le second cas est possible. Etant donné que les banques centrales ont largement généré de la monnaie il est évident qu’il y a une augmentation massive de la masse monétaire.

          • xaxa
            xaxa répond à someone
            • Posté à 10h39 le 01/03/2010
            • Internaute 88669

            « Les intérêts des bons au trésor sont déterminés par leur risque, comme tout autre actif financier, qui est nul ou presque. »

            Pas uniquement.

            Les taux des OAT et des BTAN sont pilotés avant tout par les taux directeurs qui influence les taux obligataires. Ensuite, un ajustement selon le profil de risque, la volonté d’attirer plus ou moins d’investisseur est réalisé.

            S’il y a inflation, alors les taux directeurs monteront plus ou moins pour limiter l’inflation (la maintenir à moins de 3% comme actuellement, ou moins de 6 dans l’hypothèse de l’article), et mécaniquement les taux des OAT et BTAN suivront.

        • xaxa
          xaxa répond à Pchaudard
          • Posté à 10h32 le 01/03/2010
          • Internaute 88669

          « Et je crois, mais je n’en suis pas sur, que l’endettement de l’état est plutôt sur des emprunts à court terme. »

          75% de la dette publique est à terme supérieur à 10 ans.

      • kassis01
        kassis01 répond à Pascal Riché
        • Posté à 18h58 le 28/02/2010
        • Internaute 24687

        Cela fait 30 ans que l’inflation est basse. Cela fait 30 ans que les salariés s’appauvrissent. Cela fait 30 ans que le chômage de masse progresse.

        Je ne sais pas si les points 2 et 3 sont une conséquence du point 1, mais c’est le ressenti de beaucoup de monde.

        En revanche, l’absence d’inflation fait le bonheur des rentiers.

         
        • alaixih
          alaixih répond à kassis01
          • Posté à 07h59 le 01/03/2010
          • Internaute 19775

          Les chiffres qui servent de calcul à l’inflation ne prennent pas en compte les loyers....

          Alors quand on me dit qu’il n’y a pas d’inflation ou qu’elle est faible je ris...

          C’est faux.
          Le loyer est un des postes qui augmente le plus vite dans les ménages.

        1 autres commentaires
    • Iv
      Iv répond à Pchaudard
      Roboticien utopiste
      • Posté à 10h55 le 01/03/2010
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      Pour réduire les dettes publiques, je ne vois qu’une solution : qu’un parti prônant l’annulation unilatérale de la dette Française fasse 5% dans une élection. Là les prêteurs y réfléchiraient à deux fois avant de considérer la France comme fiable. Ne pouvant plus emprunter, les dirigeants devraient faire un budget à l’équilibre.

      • Pchaudard
        Pchaudard répond à Iv
        • Posté à 16h33 le 01/03/2010
        • Internaute 72946

        La France est un des pays au monde (avec le japon), où sa dette est détenue majoritairement par ses citoyens.
        C’est un avantage d’ailleurs !

         
        • Iv
          Iv répond à Pchaudard
          Roboticien utopiste
          • Posté à 18h10 le 01/03/2010
          • Internaute 39192
            Roboticien utopiste

          C’est chouette, mais ça ne fait pas de la dette une chose fantastiquement positive.

        1 autres commentaires
  • fantome de la nuit
    fantome de la nuit
    insomniaque
    • Posté à 15h55 le 27/02/2010
    • Internaute 50069
      insomniaque

    Il est intéressant de noter que c’est sous le règne de DSK au FMI qu’une telle prise de position est émise.

    Ce positionnement « pro-inflationniste » est un tournant dans la politique monétaire prônée par le FMI, habituellement très orthodoxe et très... monétariste (politiques d’ajustement structurel orientées, entres autres, sur une maîtrise de la masse monétaire).

    Il se passerait donc quelque chose dans le Nouvel Ordre Mondial ?

    • Numerosix
      Numerosix répond à fantome de la nuit
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 16h07 le 27/02/2010
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Non, rien . Tout va bien ..

      L’aggravation brutale de la crise systémique globale va ainsi être caractérisée par une accélération et/ou un renforcement de cinq tendances négatives fondamentales :

      . l’explosion de la bulle des déficits publics et la montée corollaire des cessations de paiement d’Etats
      . la collision fatale du système bancaire occidental avec la montée des défauts de paiement et le mur des dettes arrivant à maturité
      . l’inéluctable remontée des taux d’intérêts
      . la multiplication des sujets de tension internationale
      . l’insécurité sociale croissante.

      Lien ! -Second-trimestre-2010-Aggravation-brutale-de-la-crise-systemique-globale-Renforcement-de-cinq_a4288.html

      • fantome de la nuit
        fantome de la nuit répond à Numerosix
        insomniaque
        • Posté à 16h23 le 27/02/2010
        • Internaute 50069
          insomniaque

        Quand on voit la pelletée de richesses produites et l’incapacité à les distribuer , on se dit que le comportement des acteurs de la vie économique relève plus de la psychopathologie que du brave homo oeconomicus.

        Il faut une science politique des droits de propriété (et un art de les traficoter).

  • la_chose
    la_chose
    Salaud d'économiste
    • Posté à 15h58 le 27/02/2010
    • Internaute 74620
      Salaud d'économiste

    Vous passez a coté de l’argument de Blanchard. Son point est que sachant que l’on ne peut diminuer les taux d’intérêt en dessous de zéro, si l’on veut les baisser pour participer a la relance , plus on part de haut plus on peut descendre.

    Pour le reste, si la cible pour l’inflation deviens officiellement 4% au lieu de 2%, les taux d’intérêts vont augmenter d’autant. Même si comme vous le mentionnez on peu modifier des prix relatifs en jouant sur les différentes vitesse d’ajustement, assez rapidement les prix relatifs vont en revenir a leur équilibre d’antan.

    Concernant le partage salaire / profits, ce que vous faite c’est tout simplement confondre corrélation et causalité. Lien
    Il c’est passé beaucoup de chose dans les années 80 qui peuvent expliquer ce changement dans le ratio salaire profit (augmentation du chômage surtout)

    L’inflation peu apporter quelques bénéfices a très très court terme, mais rien de bon sur le plus long terme. Il n’y a pas de secret, pour augmenter la part des salaires dans l’économie, il faut augmenter l’emploi. Pour augmenter l’emploi il faut créer des richesses. Imprimer de la monnaie n’est pas créer de la richesse, c’est jouer avec le feu.

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à la_chose
      Auteur(e) de l'article Redchef Rue89
      • Posté à 18h23 le 27/02/2010
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Seriez vous le seul économiste à ne pas mettre la « bosse » du début des annes 70, sur la courbe du partage de la VA, sur le compte de l’inflation déclenchée par le choc pétrolier ?
      Les salaires, il est vrai, étaient alors bien plus indexés sur le taux d’inflation qu’ils ne le sont aujourd’hui. Et en période de chômage bas, les salariés étaient plus forts pour exiger des hausses de salaires réels...

      • la_chose
        la_chose répond à Pascal Riché
        Salaud d'économiste
        • Posté à 09h27 le 28/02/2010
        • Internaute 74620
          Salaud d'économiste

        Merci d’avoir pris le temps de me répondre. Du coup je me permet d’en remettre une couche...
        Si les salaires étaient bien plus rapidement ajusté a l’inflation a l’époque (ce qui est logique en période d’inflation forte), ils ont pu s’ajuster a une hausse de l’inflation plus rapidement que les taux d’intérêt, provoquant un hausse momentané de la part des salaires dans la VA. Mais pour que cela dure il ne suffit pas d’avoir un niveau d’inflation plus élevé, mais une inflation toujours croissante. Cela, d’après vos graph, a été le cas entre 72 et 80, mais on arrive assez vite a des niveau d’inflation très élevé. Cela ne peut etre une politique soutenable très longtemps.

        Désolé de faire le lourd, mais l’argument de Blanchard ne se base pas sur une augmentation de la part du travail dans la VA. Ce document est passionnant et aborde beaucoup de points intéressant concernant des politiques de redistribution ciblé contre cyclique. Mais concernant l’inflation,« Stable Inflation May Be Necessary, but Is Not Sufficient » et « Low Inflation Limits the Scope of Monetary Policy in Deflationary Recessions » me semble résumé le propos du document. Une inflation stable est désirable, mais fixé a un niveau légèrement plus élevé que maintenant elle donnerais plus de place a la politique monétaire en cas de crise déflationniste.

         
        • Pascal Riché
          Pascal Riché répond à la_chose
          Auteur(e) de l'article Redchef Rue89
          • Posté à 10h03 le 28/02/2010
            éditeur
          • Journaliste 7
            Redchef

          D’accord.
          Je n’ai jamais prétendu que Blanchard parlait de partage de la VA. Lui se borne à parler de souplesse et d’efficacité dans l’intervention des banques centrales en cas de crise.

          • -Candide-
            -Candide- répond à Pascal Riché
            Jardinateur
            • Posté à 13h20 le 02/03/2010
            • Internaute 40778
              Jardinateur

            J’ai vraiment du mal à comprendre comment dans la répartition de la valeur ajoutée vous passez aussi facilement de la notion d’ « Excédents Brut d’exploitation » à « profits »

            La majeure partie des excédents brut d’exploitation servent à financer l’amortissement.
            Une entreprise de Taxi peut très bien avoir une rentabilité nulle (pas de profit) tout en ayant un EBE suffisamment positif pour renouveler sa flotte.

            Vous tenter d’expliciter que la période de forte inflation concomitante avec la baisse de la part « des revenus du capital » dans la VA aurait été favorables aux salariés.
            (période des années 70 début 80)

            Etrange !
            Certains économistes expliquent tout simplement que l’investissement ayant baissé, il y a eu proportionnellement moins d’investissement à amortir.
            Pour ma part, je n’ai pas vraiment constaté que les années Giscard puis la période de rigueur du gouvernement Mauroy aient été vraiment favorable aux salariés.

            • Pascal Riché
              Pascal Riché répond à -Candide-
              Auteur(e) de l'article Redchef Rue89
              • Posté à 16h05 le 02/03/2010
                éditeur
              • Journaliste 7
                Redchef

              Je ne comprends pas votre raisonnement. Vous parlez d’une baisse de l’investissement pendant la « bosse » dans le partage de la VA au profit des salaires, alors qu’il a grimpé...

              • -Candide-
                -Candide- répond à Pascal Riché
                Jardinateur
                • Posté à 00h48 le 03/03/2010
                • Internaute 40778
                  Jardinateur

                A lire le nom du .gif, j’en déduis qu’il s’agit d’une courbe de croissance du FBCF.
                Cet agrégat est un indicateur très vague car il regroupe à la fois les investissements de capacité, de productivité, et de renouvellement (dont je parlais), ainsi que certains investissements immatériels.

                Néanmoins, on peut analyser un peu votre courbe.
                Pour voir l’évolution du FCBF, il faut intégrer sa courbe de variation.
                (soit la surface entre la ligne de 0 et la courbe)
                => ça me semble clairement négatif ! ! !

                Je vais reprendre mon exemple des taxis en me collant à votre courbe :
                - de 1960 à 1974, mon entreprise de taxis fait de la croissance (comme le pays), j’investis (en plus du renouvellement) et mon parc de taxi atteint 40 voitures.
                A cette date, je n’ai plus les moyens de faire de la croissance organique. L’obsolescence naturelle (disons qu’un un taxi dure en moyenne 4 ans) devrait me conduire à investir 10 taxis par an pour le renouvellement
                en 1974, A l’arrivée du 1er choc pétrolier et de la crise, je n’achète que 8 taxis. Bien entendu, ce déficit d’investissement, est en grande partie compensée par des surcoûts de maintenance puisque on supposera que je garde mon parc constant.
                Sur la courbe de VA, la part des salaires monte (même si je n’ai pas plus de salaire) parce que les investissements diminuent.
                en 1975, je ne renouvelle que 4 taxis,
                en 1976 j’en renouvelle 6
                en 1977 j’en renouvelle que 5
                en 1978 j’en renouvelle 7
                en 1979 j’en renouvelle 8

                A première vue, 78 et 79 sont des bonnes années puisque j’accrois mes investissements.
                Hors, mon besoin naturel d’investissement est de 10/an, ce qui fait que même si c’est moins pire qu’avant, je continue à ACCROITRE mon déficit d’investissement, en dépit du fait que mon investissement ait augmenté.

                Redit d’un point de vue économique : l’important n’est pas tant que mon taux d’investissement augmente mais qu’il soit au-dessus d’un certain seuil car tant que je suis en dessous, je baisse la valeur de mon capital fixe à cause de l’obsolescence de mes investissements précédents.

                Le FBCF a ceci de difficile à analyser : il est BRUT.
                C’est un peu comme analyser le remplissage des nappes phréatiques sur la seule base des précipitations.

        • Pascal Riché
          Pascal Riché répond à la_chose
          Auteur(e) de l'article Redchef Rue89
          • Posté à 10h04 le 28/02/2010
            éditeur
          • Journaliste 7
            Redchef

          D’accord.
          Je n’ai jamais affirmé que Blanchard parlait de partage de la VA. Lui se borne à parler d’efficacité dans l’intervention des banques centrales ...

        5 autres commentaires
    • A déménagé le 02-02-2012-2
      A déménagé le 02-02-2012-2 répond à la_chose
      non connue
      • Posté à 22h32 le 27/02/2010
      • Internaute 82025
        non connue

      « Imprimer de la monnaie n’est pas créer de la richesse, c’est jouer avec le feu »
      95% de l’argent créé est le fait de dettes, pas d’émissions monétaires. Ces dettes sont émises en prêt ou en emprunt par les banques.

      Il me semble que question jouer avec le feu, les banques ne sont pas en reste. Et elles sont « responsables » de l’essentiel des émissions d’argent.

      Le problème est que sans une croissance constante, le système est en train de s’écrouler. Alors on cherche des solutions, même jusque là « interdites » (par les banques).

    • foule_steakhaché_raidi
      foule_steakhaché_raidi répond à la_chose
      Concurrent de Full Hd Ready
      • Posté à 02h26 le 28/02/2010
      • Internaute 71648
        Concurrent de Full Hd Ready

      La richesse existe aujourd’hui, le problème est justement sa répartition.

    • CAUSTICUM
      CAUSTICUM répond à la_chose
      désabusé de plus en plus ...
      • Posté à 02h53 le 28/02/2010
      • Internaute 29966
        désabusé de plus en plus ...

      « Pour augmenter l’emploi il faut créer des richesses »
      - - - - -
      Oui, mais il faut aussi pouvoir les consommer ; car que je sache, les richesses, c’est pas ce qui manque, mais il est de plus en plus difficile de les faire circuler !

  • tweesty
    tweesty
    Gaucher et contrarié
    • Posté à 16h00 le 27/02/2010
    • Internaute 83901
      Gaucher et contrarié

    A un moment de l’histoire où on refuse aux salariés d’IKEA une augmentation de salaire de 4% (soit 40€ mensuels environ pour un smicard à plein temps, entre 60 et 80 pour son chef d’équipe qui gagne entre 1500 et 2000€/mois), où les dettes publiques n’ont jamais été aussi élevées et le ratio salaires/coût de la vie n’a jamais été aussi bas, il serait temps que ceux qui nous dirigent et les économistes qui les conseillent revoient urgemment leurs fondamentaux.
    Les salariés ont de plus en plus l’impression d’être insultés quand on leur propose une augmentation de 1% (10€, même pas de quoi se payer une place de cinoche...) tandis que les coûts de transports (par exemple) subissent eux, une inflation plus élevée. Et il serait sain de ne plus obéir aux dictats des banques avant que cela ne finisse en pugilat général.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 16h03 le 27/02/2010
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Bon sang mais c’est bien sur !

    Libérer l’inflation sur ce qu’on achète, tout en assurant la déflation des ressources des gens : en voilà une idée qu’elle est bonne !

    Car pour l’instant, c’est l’ordre donné au FMI
    à la Grèce, à l’Espagne, et au Portugal :
    - Diminuez les salaires de base, et grignottez le social et la santé !

    Ce sont des « gens bien »,.... depuis le temps qu’on vous le dit !

  • libermind75
    libermind75
    chercheur
    • Posté à 16h01 le 27/02/2010
    • Expert 53393
      chercheur

    je suis loin d’être un expert, mais il me semble que le problème se situe ailleurs : que ce soit une inflation de 3% ou 7%, c’est le différentiel avec le salaire qui importe. par exemple, si nous avons une inflation de 3%, comme ce fut plus ou moins le cas avant la crise, et que le salaire (tel que le smic) augmente de 1%, le pouvoir d’achat baisse de 2%, non ?

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à libermind75
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 16h09 le 27/02/2010
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Même si vous n’étiez pas un expert, vous auriez vite fait d’avoir
      confirmation de ce que vous dites en passant à la caisse !

      L’inflation « TRAITRE » peut aussi prendre un chemin plus insidieux :

      Vous mettre par exemple 650 gr. de produit au lieu de 750 gr. dans une boite de conserve, en gardant le visuel et le format de l’objet inchangé...
      ...Jusqu’au jour où on ne vous vendra que la boite de fer blanc vide !

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