Enquete 25/02/2010 à 15h43

Mais pourquoi ça pue autant dans le métro parisien ?

Megalopolis | Le journal du très grand Paris


Arrêtez d’accabler votre voisin de rame ! Ce n’est pas seulement sa faute. Dans le métro parisien, les mauvaises odeurs sont plus subtiles :

« Odeur de soufre, d’œufs pourris, de chaussettes très sales, de pipi de chat, camouflée par un emploi excessif de parfum à l’odeur de muguet et de pamplemousse. »

Nez et parfumeur de métier, Céline Ellena décrit avec une précision chirurgicale la palette d’odeurs que les 750 000 voyageurs quotidiens de Châtelet-Les-Halles subissent toute l’année.

La plus grande interconnexion de transports en commun d’Europe est l’une des lauréates au concours de la puanteur. Mais chacune des 300 stations du métro parisien a une atmosphère unique. A Opéra/Havre Caumartin, c’est « crotte de souris et plastique chaud, surtout en fin de journée, conséquence du freinage ».

Les matières des fauteuils et des sols peuvent tout changer

Du côté de Cité, ça fleure plutôt « le champignon. Moisissure agréable, car fleurie ». Quant à Abbesses, c’est tout un poème : « Odeurs acides d’urine mélangées à celles de désinfectant et de poussières grasses -peut-être du cambouis, des huiles utilisées pour les rouages et les câbles de l’ascenseur. »


Dans le métro parisien (Earcos/Flick)

Mais pourquoi ça pue donc tant ? Pour comprendre l’odeur du métro, « il faut considérer la qualité des trains, s’ils sont neufs ou récents, sur quels types de rails ils circulent, la vitesse, le moteur, les différents détergents, la colle des immenses panneaux d’affichage », souligne notre guide. Bien senti.

Emmanuelle Lorans a consacré une thèse à la qualité de l’air dans les sous-sols de la RATP. Elle a identifié cinq sources principales d’odeurs : les produits d’entretien, les installations fixes, les usagers, le sous-sol et la qualité du mobilier dans les trains.

Entre le RER ou le métro, les matières utilisées ne sont pas identiques d’une rame à l’autre. La matière des fauteuils (sky, tissu ou plastique) ou les revêtements au sol peuvent tout changer.

Œuf pourri sur la ligne 14 ou Chanel N°5 sur les Champs

Dans chaque cas, la molécule coupable est identifiée et analysée. Exemple sur la ligne 14. Dès sa mise en service en 1998, on met en évidence dans deux stations -Pyramides et Madeleine- la présence d’hydrogène sulfuré (H2S), un gaz qui dégage une désagréable odeur d’œuf pourri.

Principale raison : l’enfouissement de la 14, située sous une nappe phréatique. Avec l’infiltration et la composition du sous-sol, les éléments réagissent et dégagent du H2S, qui donne ce parfum caractéristique à la ligne violette.

Mais les odeurs racontent aussi des histoires. « Elles changent selon les saisons, les horaires (matin ou soir) et les quartiers traversés : quartier de bureau, quartier populaire, quartier touristique », rappelle le nez Céline Ellena.

Preuve par l’exemple : porte de Clignancourt, Céline relève « l’odeur de poulet, à cause du Kentucky Fried Chicken en surface. Epices mélangées, graisses cuites et recuites ».

En revanche, du côté de Champs-Élysées-Clemenceau, c’est plutôt raffiné :

« Chanel N°5. Sans rire ! Les parkings attenants sont désodorisés avec un mauvais parfum du type Chanel N°5 ou Rive Gauche d’Yves Saint Laurent. Ce qui donne le sentiment que la station est fréquentée par du beau monde. »

Les moments les plus dramatiques de la vie souterraine ont aussi leur identité olfactive. Conducteur sur la ligne A du RER, Jean-Pierre se souvient encore de cette atmosphère étouffante le jour où un homme s’est jeté sous ses roues. « L’odeur des freins qui chauffent, du sang quand les pompiers ont remonté le corps sur le quai, de la chaleur de la foule. »

Mais que fait la RATP ?

Les mauvaises odeurs rendent... de mauvaise humeur. Ce n’est pas Barbara Bonnefoy, maître de conférences en psychologie à l’université Paris X, qui dira le contraire : « Cela renforce chez les usagers des sentiments d’anxiété, de fatigue et de tristesse. »

Et puis, « la puanteur, c’est pas très bon pour l’image de la maison », analyse finement un membre du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de la RATP.

Surveillée par le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif), la RATP dépense chaque année 65 millions d’euros pour lutter contre ce phénomène récurrent. Question de confiance : les voyageurs ont tendance à assimiler odeurs et qualité de l’air, d’après une étude interne.

Le programme dure depuis un bail. Dès les années 50, les wagons sont équipés de pulvérisateurs diffusant des essences naturelles auxquelles on attribuait, en plus d’une odeur agréable, un effet bactéricide.

Depuis les années 90, la RATP fait appel à des nez spécialisés. Au sein du département « Environnement et Sécurité » de la RATP, Anne Garrot est responsable du « plan d’aménagement de l’ambiance olfactive » de la ligne 14. Principale observation : il ne faut pas tout masquer :

« Non seulement le parfumage possède des effets pervers -il empêche la perception d’un départ d’incendie ou d’un gaz toxique- mais il peut aussi créer une gêne olfactive s’il ne se répartit pas de manière homogène. »

« Un usager attend la présence de certaines puanteurs »

Trois modes de diffusion du parfum ont été adoptés. La plus simple : on nettoie avec du M. Propre saveur lavande, plutôt que de passer de la Javel. Plus roots, on pulvérise des huiles essentielles dans les espaces trop vastes pour la traditionnelle serpillière. Enfin, plus technique, le micro-encapsulage. Le parfum est contenu dans des billes invisibles à l’œil nu qui éclatent sous les pieds des voyageurs, ce qui permet de prolonger la diffusion de l’odeur.

Mais, paradoxalement, le parfum ne doit pas cacher les odeurs caractéristiques du fonctionnement des rames, selon Anne Garrot : « Un usager attend la présence de certaines puanteurs liées au matériel, qui font partie de l’identité du métro. »

Eh oui, les Franciliens sont attachés à l’odeur de leur moyen de transport. « Ça ne pue pas vraiment, ça sent le croissant gare du Nord le matin, ça sent le McDo, l’aftershave et la transpiration, bref ça sent les gens, le taf, le chien mouillé », raconte Johanna, fleuriste, originaire du Nord :

« Quand je vivais en province, et que je me promenais à Paris, je rêvais à l’odeur de tabac dans la rue l’hiver, à l’odeur de la Javel dans les cafés vers onze heures, et aussi à l’odeur du métro, grasse, entêtante, écœurante et troublante à la fois. Pour moi c’était ça la vie à Paris. »

Mélissa Bounoua

Un article publié initialement dans le magazine Megalopolis, le journal du très grand Paris numéro 1 - en vente dans les kiosques d’Ile-de-France - 3€

En partenariat avec Megalopolis


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  • nahkira
    nahkira
    dessinateur
    • Posté à 15h48 le 25/02/2010
    • Internaute 71810
      dessinateur

    élevons ce débat un peu ... enterré :

    ...les forêts, les pâturages, l’odeur sternutatoire du métro, la poussière des grandes villes (Cendrars, Homme foudr., 1945, p. 50).

  • Fck83
    Fck83
    Payé
    • Posté à 15h50 le 25/02/2010
    • Internaute 97139
      Payé

    Tiens je m’étais toujours demandé d’où venais cette horrible odeur à la Madeleine justement ! ! !

    • Intendant Zonard
      Intendant Zonard répond à Fck83
      • Posté à 22h40 le 25/02/2010
      • Internaute 26612

      La mado, ça ressemble à une agréable plaisanterie pour qui fréquente la ligne 13 : on y traverse une nappe permanente et bien épaisse de sulfure d’hydrogène entre les stations Pleyel et Porte de Paris. Le train a beau foncer à toute allure sur cette interstation très longue, impossible d’y échapper.

    • Stephane MOT
      Stephane MOT répond à Fck83
      Author & Chief AtoZ Officer
      • Posté à 08h18 le 26/02/2010
      • Internaute 17943
        Author & Chief AtoZ Officer

      a une consonne pres, c’etait la Madeleine de Proust.

  • romi45
    romi45
    découvre l'information
    • Posté à 15h51 le 25/02/2010
    • Internaute 20205
      découvre l'information

    Hier dans le metro une jeune fille s’etait lavé la tete avec un shamppoing odeur cheveux sales....

    super bien imité l’odeur.

    • Fck83
      Fck83 répond à romi45
      Payé
      • Posté à 15h54 le 25/02/2010
      • Internaute 97139
        Payé

      Oui, on a beau dire que les métros puent, les gens aussi. Combien ne se lavent jamais le matin ?

      Par moment quand je monte sur la ligne 13 j’ai envie de vomir ... Pourtant ce n’est pas l’eau qui coûte chère en France ...

      • romi45
        romi45 répond à Fck83
        découvre l'information
        • Posté à 16h04 le 25/02/2010
        • Internaute 20205
          découvre l'information

        et comme malheureusement on a tendance a etre collé les un contre les autres, de plus en plus souvent ca n’arrange rien.

        je plains encore plus les gens petits.

         
        • Fck83
          Fck83 répond à romi45
          Payé
          • Posté à 16h52 le 25/02/2010
          • Internaute 97139
            Payé

          Oh oui, et les pauvres enfants.

          • Lapocompris
            Lapocompris répond à Fck83
            étudiant
            • Posté à 23h49 le 25/02/2010
            • Internaute 87066
              étudiant

            Je me venge en pétant discrètement au moment de sortir de la voiture.

        • Jaydi
          Jaydi répond à romi45
          Sûr de ne pas être certain
          • Posté à 09h33 le 26/02/2010
          • Internaute 79502
            Sûr de ne pas être certain

          Ben c’est un théorème ça, vous ne le connaissez pas ?
          Dans un wagon/bus, si vous êtes collé à quelqu’un, il pue toujours.
          S’il ne pue pas, posez-vous des questions...

          • romi45
            romi45 répond à Jaydi
            découvre l'information
            • Posté à 11h10 le 26/02/2010
            • Internaute 20205
              découvre l'information

            je comprend pas : ((

            vous pouvez develloper le theoreme ?

        4 autres commentaires
      • TienTien
        TienTien répond à Fck83
        impavide devant les ruines de (...)
        • Posté à 18h15 le 25/02/2010
        • Internaute 86881
          impavide devant les ruines de (...)

        « L’eau ne coûte pas cher en France “ : Ah bon, qu’est-ce qu’il vous faut alors....

      • lifka
        lifka répond à Fck83
        • Posté à 13h52 le 27/02/2010
        • Internaute 37623

        Je prends le train ou le métro en marche, mais le pire, ce n’est pas les odeurs corporelles (et moi qui suis petite, je m’en prends plein le nez sous les aisselles des uns et des autres - mais après tout c’est la nature et on transpire tous, même si on se lave).

        Le pire c’est ce qui est fait pour les masquer : les odeurs de patchouli que certaines femmes (ou hommes) se déversent dessus abondamment, parfois même les odeurs de maquillage, sont franchement écoeurantes le matin après le petit déjeuner ;

        Pire encore, à toute heure, les haleines avinées ou « bierrisées » de nos concitoyens, y compris parfois de « bourgeois(es) » très propres sur eux, sont franchement insupportables.

  • DOMIE
    DOMIE
    vieille chômeuse de 50 ans !
    • Posté à 15h58 le 25/02/2010
    • Internaute 51449
      vieille chômeuse de 50 ans !

    J’ai vécu plus de 20 ans à Paris et c’était les odeurs accompagnées de cette impression de manque d’air qui me pesaient le plus. Aujourd’hui je vis en Bretagne et les rares fois ou je vais à Paris, je confirme : ÇA PU ! ! C’est la première chose que je remarque en arrivant. Je m’y attends, comme lorsque vous savez que vous allez recevoir une baffe et que vous vous y préparez. Il faut vraiment être parisien dans l’âme pour accepter cette puanteur, je n’ai jamais pu m’y faire !

    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à DOMIE
      Fonctionnaire. A voté!
      • Posté à 16h58 le 25/02/2010
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire. A voté!

      En tant qu’altoséquanaise accrochée à ma banlieue comme la patelle bretonne à son rocher, je me vois obligée de prendre les choses à l’envers (autrement dit de positiver par la négative, si j’usais de ce genre de langage) : quand j’arrive à Figeac ou au Châtelard-en-Bauges je constate que ça ne pue plus (ouh ! en revanche, c’est cacophonique). Toutefois le grand air réserve parfois d’intéressantes surprises : les Iles Lofoten, on ne peut guère faire plus sain, plus aéré et plus rustique, et pourtant cette odeur de morue...

      Et les rives de la Liffey à Dublin, où pourtant on est censé respirer le bon air marin ! Il y a même une chanson :

      I remember that summer in Dublin,
      And the Liffey as it stank like hell,
      And young people walking down Grafton Street,
      Everyone looking so well.

      (et encore la chanson date d’avant les bus au colza).

      Mais finalement l’odeur de Dublin, on s’y attache.

      • Gontran Abdelkader-Kowalski
        Gontran Abdelkader-Kowalski répond à We want a shrubbery
        explorateur prolétaire
        • Posté à 19h34 le 26/02/2010
        • Internaute 104077
          explorateur prolétaire

        Bon Dublin c’est pas le pire...

        Le pire en Europe parmi les grosses métropoles c’est peut être Barcelona, le centre historique de Barcelona (odeur nauséabonde de pisse/excréments (de chien, de gens), de vomi, de canabis et tabac, odeurs de junk food américaine, espagnole, turc, mexicaine, italienne (si vous voyez se que je veux dire) toutes ces odeurs étant mélangées pour faire un ensemble irrespirable l’été, surtout dans les rues les plus étroites.

        Ok, à Madrid nous sommes certainement snob...mais la ville est propre et les odeurs, même en août sont supportables.

        Bon pas la peine d’en rajouter avec le métro de Paris, c’est pas non plus insupportable comme ça peut l’être pour les métro de New-York ou de Montréal en plein été...

    • LeTicien
      LeTicien répond à DOMIE
      Informaticien
      • Posté à 17h08 le 25/02/2010
      • Internaute 91779
        Informaticien

      Exact ca pue mais surtout on respire mal. Et puis il y en a qui se lachent...

    • enfumage
      enfumage répond à DOMIE
      parti de rien pour arriver (...)
      • Posté à 17h41 le 25/02/2010
      • Internaute 97031
        parti de rien pour arriver (...)

      « Il faut vraiment être parisien dans l’âme pour accepter cette puanteur “ pooovre chochote ! Le métro sent les bas fonds quoi de plus normal vous voudiez en plus qu’on déplace votre viande dans un parfum de roses ...le vrai parisien sait depuis des lustres que le métro pue comme les vespasiennes sentent la pisse et les mcdos la frite rance mais on est content d’y rentrer quand il pleut et il fait froid et content d’en sortir quand le soleil brille ...

      • DOMIE
        DOMIE répond à enfumage
        vieille chômeuse de 50 ans !
        • Posté à 23h30 le 25/02/2010
        • Internaute 51449
          vieille chômeuse de 50 ans !

        Ce n’était pas un reproche enfumage, juste la façon dont moi j’ai vécu ces 20 années de vie parisienne à me coltiner mes 2 à 3 h de transports en commun par jour, baignée dans une puanteur qui m’étonnait toujours ! Au passage merci à rue 89 d’avoir éclairée ma lanterne sur l’origine de ces odeurs.
        Et comme le dit We want a shrubbery chaque lieu possède ses odeurs. Ici en Bretagne entre la vase verte qui pourrit et le lisier des cochons en batterie c’est parfois pas triste, mais c’est très fugace, juste le temps de traverser une route malencontreusement placée devant une de ces usines d’agro-alimentaires qui sont en train de tuer nos sols et nos rivières. Et puis il y en a qui aime ces odeurs parisiennes, pour certains comme dit dans l’article, elles sont indissociables de cette ville, toute magique qu’elle soit !

  • Guy Valte
    Guy Valte
    Parisien abonné au gaz
    • Posté à 16h04 le 25/02/2010
    • Internaute 24462
      Parisien abonné au gaz

    J’ai eu longtemps la naïveté de croire que l’odeur de merde provenait de l’extérieur du wagon, qu’on devait être proche des égouts, ce genre de choses, non, il y a des gens qui pètent sournoisement, profitant de l’anonymat et du bruit de roulement pour expulser haineusement leurs gaz puants.

  • Gibert Because-Youno
    Gibert Because-Youno
    Kaléïdoscopique
    • Posté à 16h06 le 25/02/2010
    • Internaute 68955
      Kaléïdoscopique

    Très intéressant, l’avis d’un « nez »... Et très impressionnante sa finesse d’analyse.

    Ah ! Si l’on pouvait aussi analyser l’odeur du pouvoir !

    • confortablynumb-
      confortablynumb- répond à Gibert Because-Youno
      le monde tel que nous le (...)
      • Posté à 19h38 le 25/02/2010
      • Internaute 67096
        le monde tel que nous le (...)

      alors là il faudrait le masque à gaz style 14/18, les tranchées en somme ; -)

  • bleuet1
    bleuet1
    espère malgré tout
    • Posté à 16h06 le 25/02/2010
    • Internaute 65892
      espère malgré tout

    Au-delà du métro, c’est la ville entière qui pue !
    Moi qui suis provinciale qui le revendique, chaque fois que je suis à Paris je suis frappée par l’absence totale de parfums autres qu’urbains, ce qui donne une sensation d’oppression. Pourtant je suis citadine, mais je trouve toujours que ça pue dans Paris, où qu’on se situe.
    Et le métro, n’en parlons pas...

    • Dudesque
      Dudesque répond à bleuet1
      généralement sur mon séant
      • Posté à 16h36 le 25/02/2010
      • Internaute 2716
        généralement sur mon séant

      sans faire mon parisianno-parisien, certaines villes sont tellement p lus désagréable niveau odeurs...
      Londres, odeurs de friture/mcdo constante, Amsterdam itou (de ce que j’ai pu remarqué des villes des pays « du nord », cette odeur de friture est omniprésente). Bon si ça sent pas la lavande au petit matin claire à paris, c’est tout de meme supportable (hors grands axes)

      • Megalopolis
        Megalopolis répond à Dudesque
        Auteur(e) de l'article Le journal du très grand Paris
        • Posté à 16h48 le 25/02/2010
        • Internaute 106711
          Le journal du très grand Paris

        Londres, Berlin, Washington... Chacun ses problèmes d’odeurs. On en parle aussi dans Megalopolis (en kiosque !).

      • geff
        geff répond à Dudesque
        www.ecapote.com
        • Posté à 17h30 le 25/02/2010
        • Internaute 17855
          www.ecapote.com

        Effectivement aux US il y a dans beaucoup d’endroits une odeur constante de nourriture, en particulier de fritures, à toute heure.

      • dricks
        dricks répond à Dudesque
        Géologue
        • Posté à 14h53 le 26/02/2010
        • Internaute 106409
          Géologue

        A chaque fois que je retourne à Paris, ce qui me choque (agréablement d’ailleurs), c’est la ville qui est devenue bien plus propre que cela pouvait être il y a 10 ans... Il y a encore de gros efforts à faire, mais l’amélioration est notable. Et au détour des rues, il peut y avoir une jolie odeur de restaurant, de kebab, de charcuterie, de boulangerie, de café. Ca change d’un quartier à l’autre, un peu comme la puanteur du métro (pourtant, le métro, c’est pour moi le dépaysement absolu et je ne le déteste pas tant que cela ! Ni lui, ni ses odeurs. Les Parisiens devraient s’estimer chanceux là-dessus !).

        Ce que je déteste par contre le plus à Paris, ce sont les gaz d’échappement, la foule incroyablement tournée sur elle même, l’absence de vent et le bruit constant... Il n’y a pas un endroit où on puisse oublier qu’on est en ville, sauf peut-être au Jardin des Plantes en milieu d’après-midi. Je n’ai rien vu de tel dans toutes les capitales européennes que j’ai pu visiter ! Et en plus, à Paris, ils ont inventé la pluie qui arrose sans mouiller et ne nettoie rien de rien !

        Et quand je suis à Paris, ce qui me manque le plus, c’est l’odeur sucrée de l’épandage dans les champs pour annoncer la pluie (attention, il ne faut pas habiter à côté du taré du coin qui met plus qu’il ne faut par tous les temps ! ! !) et l’odeur de la mer, du goémon, du sable et de la boue, des rochers, des coquillages. Sans parler du champs des bateaux, des goëlands, des sternes, des vagues et du vent. Ca, c’est où j’ai grandi, sur la pointe de Bretagne... et presque rien ne vaut cela !

        A Dublin, en journée, on a une odeur charactéristique qui vient du produit utilisé par le City Council pour nettoyer les trottoirs. Dans le centre-ville, ça se mèle souvent aux huiles (souvent animales) utilisés pour bouillir les patates et les frittes, l’odeur des pubs aussi et parfois l’odeur de vase qui vient de la Liffey et de la Dublin Bay à marrée basse. Ailleurs dans la ville, on retrouve l’odeur de vase mais cela se mèle souvent aux odeurs des transports ou, si on est plus chanceux, des grands parks qui s’accumulent ça et là.
        En fin de journée, il y l’odeur des poubelles dégueulantes suivant le passages des différentes compagnies. Ca ne reste jamais longtemps, la ville est plutôt propre.
        Et du jeudi au dimanche soir, tout se mélange à l’odeur de sueur, de vieille pisse, de bière ou mauvais vin, de vomis et de parfum bon marché.

        Les odeurs dublinoises, je les aime le matin lorsque sur mon vélo pour aller au boulot. Et le soir, quand cela se mèle aux échappements, je finis franchement par les détester. Les échappements, c’est le pire de tout ! Mais souvent, après quelques jours passer sur le continent, ça me manque presque.

    • Bergerpi
      Bergerpi répond à bleuet1
      Etudiant
      • Posté à 16h49 le 25/02/2010
      • Internaute 72538
        Etudiant

      Peut-on enfin arrêter avec cette guerre Paris-Province absolument ridicule ?
      Paris est tellement cosmopolite que faire des généralités sur ses habitants est totalement absurde.
      La France sans Paris ne peut pas se résumer au seul terme « Province », pas besoin d’argumenter, c’est une évidence.

    • monchhichigirl
      monchhichigirl répond à bleuet1
      infirmière (psychiatrie)
      • Posté à 19h17 le 25/02/2010
      • Internaute 74135
        infirmière (psychiatrie)

      Je suis provinciale aussi, et je préfère amplement les odeurs urbaines de Paris, à celle, omniprésente, d’urine et d’excréments, qui règne dans ma ville : Aix en Provence... Berk ! ! !

  • Pollo
    Pollo
    sort de chez Volkswagen
    • Posté à 16h19 le 25/02/2010
    • Internaute 49935
      sort de chez Volkswagen

    C’est les Auvergnats...

    • spartak
      spartak répond à Pollo
      (comité libertaire lyophilisé)
      • Posté à 22h24 le 25/02/2010
      • Internaute 84113
        (comité libertaire lyophilisé)

      Non, les Auvergnats ne vont pas dans le metro : ils ne comprennent rien au plan et aux changements, ils ont peur des pick-pockets, sont claustrophobes et trouvent que c’est trop cher. Ils marchent, car « au moins on profite le prix du voyage »

      • Pollo
        Pollo répond à spartak
        sort de chez Volkswagen
        • Posté à 16h04 le 26/02/2010
        • Internaute 49935
          sort de chez Volkswagen

        Je pensais aux autres Auvergnats... vous savez, ceux de Mr Hortefeux :)

         
        • spartak
          spartak répond à Pollo
          (comité libertaire lyophilisé)
          • Posté à 16h21 le 26/02/2010
          • Internaute 84113
            (comité libertaire lyophilisé)

          J’évite quant à moi de penser dans les cadres imposés par ce triste sire, mais d’accord.
          Insondable est néanmoins la détresse du rouergat qui débarque à Austerlitz pour la première fois : déjà il faut monter des escaliers, ce qui est anormal pour aller sous terre. Ensuite, au premier changement on prend le bon numéro de ligne, mais dans le mauvais sens. Personne ne vous dit bonjour, et personne ne lit Centre-Presse (« Le journal de l’Aveyron »).
          Enfin, bon, vous avez du voir « Borat »...

        1 autres commentaires
  • PIT LE CHIEN
    PIT LE CHIEN
    Wouaooouh!
    • Posté à 16h24 le 25/02/2010
    • Internaute 25924
      Wouaooouh!

    Qui a déjà pris la ligne 14 ? !

    • Bergerpi
      Bergerpi répond à PIT LE CHIEN
      Etudiant
      • Posté à 16h47 le 25/02/2010
      • Internaute 72538
        Etudiant

      moi

    • Fck83
      Fck83 répond à PIT LE CHIEN
      Payé
      • Posté à 16h54 le 25/02/2010
      • Internaute 97139
        Payé

      Moi justement, tous les jours, et à la Madeleine c’est vraiment infect comme odeur !

    • shillom
      shillom répond à PIT LE CHIEN
      • Posté à 17h35 le 25/02/2010
      • Internaute 22134

      Je la prends tous les jours, mais pas jusqu’à la Madeleine.
      Au départ d’Olympiades, tout va bien : p

      Par contre, c’est vrai qu’à Madeleine c’est pas top, mais pas horrible, faut pas exagérer non plus. C’est juste un peu soufré.

    • Tropicaleyes
      Tropicaleyes répond à PIT LE CHIEN
      Jean-Christophe, En Slim, (...)
      • Posté à 10h21 le 26/02/2010
      • Internaute 95001
        Jean-Christophe, En Slim, (...)

      La 14 je crois que c’est une des seuls à pas fouetter. Par contre les autres, la 4 ça fouette grave j’ia vu un mec pissé une fois. Je te raconte même pas à 6h du mat les bonnes odeurs vomies lol

      Mon best of, dans le rer, y’avait un mec qu’avait chié une montagne de merde, c’était pas humain, c’était animal. Depuis ce jour, je me dit que on a un service des transports publics de merde

  • in_rainbows
    in_rainbows
    suspect de souche
    • Posté à 16h34 le 25/02/2010
    • Internaute 19473
      suspect de souche

    « Ça ne pue pas vraiment, ça sent le croissant gare du Nord le matin, ça sent le McDo, l’aftershave et la transpiration, bref ça sent les gens, le taf, le chien mouillé »,

    Si c’était que ça...viendez à Madeleine, ligne 14, c’est horrible

  • balala
    • Posté à 16h34 le 25/02/2010
    • Internaute 3552

    Je me souviens du métro 1968 !
    Longue grève long arrêt... lors de la remise en route, sans y penser, je descends prendre le métro avec ma mère.
    On passe le portillon, on attend la rame, et soudain on se tourne l’une vers l’autre, et on dit ensemble « c’est drôle, ça sent pas » !
    Ca n’a évidemment pas duré, mais nous avons toutes les deux encore le souvenir de cette « non-odeur »

    • petitmatou
      petitmatou répond à balala
      Ingénieur en roue de brouette
      • Posté à 19h42 le 25/02/2010
      • Internaute 102508
        Ingénieur en roue de brouette

      C’est normal ce n’est pas le métro qui pue, ce sont les parisiens.

      Même quand ils sont en province ils puent de leur prétention et de leur supériorité sur les pauvres bouseux de la province.

      Ils pensent tous que Paris est le centre du monde, mais en réalité la France provinciale se passerai facilement de Paris mais pas le contraire !

      Allez les rats continuez de vous enterrer et de vous empuantir les uns les autres.

      Pensez à passer aux UV dans les salons de beauté pour ne pas avoir trop l’air d’albinos.

      • Gauvain de Lantenac
        Gauvain de Lantenac répond à petitmatou
        Situationniste
        • Posté à 08h38 le 26/02/2010
        • Internaute 105086
          Situationniste

        Oui..... Et apres comme nous sommes francais on va s’acheter une baguette , on met notre beret et on va chercher un bon vieux camenbert qui pue. Non mais franchement Paris c’est plein de gens differents c’est pas les memes dans le 16eme ou a barbes..Tu vois j’habite en proche banlieue, une grande partie de ma famille est en bretagne(pres de plancoet) donc je n’ai aucun sentiments de superiorité envers les « bouseux » comme tu les appelles, et je n’ai absolument pas l’argent pour me faire des UV(et je n’en ai aucune envie)Donc tes prejugés de merde tu les gardes, je ne te dis pas que les juifs sont radins, que les noirs pue ou que les provinciaux regardent tous Jean Pierre Pernaut

         
        • petitmatou
          petitmatou répond à Gauvain de Lantenac
          Ingénieur en roue de brouette
          • Posté à 19h15 le 26/02/2010
          • Internaute 102508
            Ingénieur en roue de brouette

          Mes propos un tantinet provocateurs vous ont irrités ?

          Peut-être êtes vous encore un peu jeune, ou faite vous partie d’une frange de parisiens qui sont plus provinciaux que parisien, il est bien connu que les parisiens sont tous provinciaux d’origine.

          Personnellement j’ai travaillé 20 ans pour une société ayant un siège parisien et cela me forçait à me déplacer à Paris pour des réunions plus inutiles les unes que les autres, ma seule envie quand j’étais à Paris c’était de rentrer au plus vite. Ce n’est pas que le métro qui pue c’est toute la ville, quand on habite au bord de la mer on « sent » à plusieurs kilomètres qu’on arrive dans ce cloaque. Cela m’a d’ailleurs valu d’être licencié de cette société pour refus de mutation en région Parisienne (et oui on a toujours le choix de ne pas vivre à Paris).

          Mes propos ne se voulaient absolument pas racistes, les mauvaises odeurs sont hélas liées à la loi des grands nombres.
          Si 10% des gens ne se lavent pas tous les jours, mais si ces 10% correspondent à 1 millions de personnes qui passent dans un même lieu il est évident que cela ne sente pas la rose (une vache seule dans un pré ne sent pas mauvais mais un troupeau de vaches oui). Etes vous jamais rentré dans une salle de réunion ou une vingtaine de personnes ont séjourner 3 à 4 heures ? Cela pue tout autant que le métro.

          Quant à mon coup de gueule contre les parisiens c’est évident que vu de province les parisiens (encore une fois il y a des exceptions et tant mieux si vous en faite partie) se comportent comme des nuages de sauterelles quand ils sont en province à la moindre période de vacances scolaire, encore une fois malheureusement c’est la loi des grands nombres qui prime.

          L’autre point concernait l’hégémonie de Paris sur le reste de la France qui est fatigante à la longue (cela ne concernait pas les individus lambda) : si on veut aller d’un point A à un point B par le train il faut obligatoirement passer par Paris, idem pour l’avion, hors de Paris pas de centres de décision, les meilleurs hôpitaux sont à Paris, hors de Paris pas de culture etc etc ... La France ne se résume pas à ce qui se passe à Paris.

          Quant à JP Pernaud et ses pseudo reportages du terroir il ne sont là que pour renforcer le parisianisme de cette chaîne pourrie qu’est TF1.

          Je réitère mon opinion que la province aurait tout à gagner de se passer de Paris mais pas le contraire.

          Bien cordialement.

        1 autres commentaires
      • balala
        balala répond à petitmatou
        • Posté à 09h55 le 26/02/2010
        • Internaute 3552

        Les parisiens puent peut-être, mais le métro a aussi une odeur : étincelles, freins, air des tunnels, etc.
        Par ailleurs, je ne vois pas ce qui dans mon post devait susciter un tel débordement de haine.
        Je ne sais pas quelle est votre province, mais j’espère que ses habitants n’ont pas tous cet esprit puant !

         
        • petitmatou
          petitmatou répond à balala
          Ingénieur en roue de brouette
          • Posté à 19h30 le 26/02/2010
          • Internaute 102508
            Ingénieur en roue de brouette

          Voir ma réponse plus haut à Gauvain de Lantenac

        1 autres commentaires
      • Caillera
        Caillera répond à petitmatou
        Gibier de gibet
        • Posté à 10h43 le 26/02/2010
        • Internaute 83736
          Gibier de gibet

        Une petite précision qui me semble nécessaire suite à la lecture de votre commentaire : 80 % environ de la population parisienne (et d’IDF) est constituée de provinciaux « montés » à Paris...
        Et pour rester dans le sujet, je trouve votre antienne sur les parigots-têtes-de-veaux-qui-se-la-pètent assez nauséabonde.
        Ah, les vieux clichés ont la vie dure !

         
        • petitmatou
          petitmatou répond à Caillera
          Ingénieur en roue de brouette
          • Posté à 14h21 le 27/02/2010
          • Internaute 102508
            Ingénieur en roue de brouette

          Voir ma réponse plus haut à Gauvain de Lantenac.

          Les vieux clichés ont la vie dure mais le sans gêne des parisiens aussi !

          J’y vois une explication toute simple :

          Les parisiens sont de plus en plus nombreux et par conséquent ils ont de moins en moins d’espace vital ce qui les obligent à lutter sans cesse tout au long de l’année pour trouver leur place, comme les brebis dans un troupeau qui se pressent les unes contre les autres et qui vont même jusqu’à se marcher dessus.

          Dans cette lutte incessante de tous les jours il n’y a plus d’interdits tout est permis.

          Ce qui fait que quand ils ne sont plus à Paris ils continuent malgré eux à se comporter comme d’habitude, seul problème ils faudrait qu’ils pensent que ceux qui les entourent ne sont pas soumis aux même régime de fou qu’eux !

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