a debattre 07/11/2007 à 18h44

Au Congrès américain, Sarkozy dit I love you

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

Ovationné à plusieurs reprises, le président français a servi aux parlementaires le discours qu’ils voulaient entendre.



Nicolas Sarkozy devant Nancy Pelosi et Robert Byrd au Congrès américain (Jim Young/Reuters).


Nicolas Sarkozy est allé dire aux Américains tout ce qu’ils avaient envie d’entendre. Et ils ont a-do-ré. Le président français a été ovationné mercredi par les membres des deux Chambres du Congrès à Washington -là même où les « french fries » avaient été symboliquement remplacées en 2003 par les « freedom fries » .

Au passage, il a pris le risque -délibéré, calculé, assumé-, d’apparaître comme aligné sur la diplomatie de l’administration Bush, au moment où celle-ci est au plus bas, à la fois dans l’opinion mondiale et dans celle du pays, la faute à la guerre en Irak, aux abus de la lutte contre le terrorisme, à ses échecs à répétition. L’Irak dont, là encore délibérément, Nicolas Sarkozy n’a pas dit un mot.

Sur le fond, qu’il s’agisse du refus d’un Iran nucléarisé, de l’engagement des troupes françaises en Afghanistan, de la « guerre contre le terrorisme » , des perspectives de retour de la France dans les structures militaires de l’Otan, ou même des réformes en France, Nicolas Sarkozy a épousé les thèses américaines. On a entendu quelques nuances, en revanche, sur la faiblesse du dollar, et surtout sur l’environnement, au plus grand plaisir de Nancy Pelosi, la présidente, démocrate, de la Chambre, lorsqu’il a appelé les Etats-Unis à prendre la tête de la lutte contre le réchauffement climatique, plus proche d’un Al Gore que d’un George Bush.

Mais, en fin de discours, comme pour balayer par avance les critiques de soumission à Washington qui ne manqueront pas d’apparaître en France, il s’est décrit comme un « ami » et un « allié » des Etats-Unis, mais un ami et un allié « debout » , « indépendant » , « libre » . Dans Le Monde de mercredi, un « officiel » français soulignait à la veille de la visite : « Sarkozy caniche de Bush, c’est un écueil qu’il faut éviter » . (Voir la vidéo.)


A y regarder de près, ce discours portait d’ailleurs la « patte » de deux hommes de l’entourage du Président : Henri Guaino, le « speechwriter » dont le lyrisme a fourni quelques passages, et Jean-David Levitte, le diplomate, ancien ambassadeur aux Etats-Unis, chargé de tracer cette voie étroite qui consiste à montrer aux Américains que l’ » ère Chirac » est bien terminée sans tomber dans cet « écueil du caniche » .

Le « caniche » , on s’en souviendra, c’était le surnom qui collait à la peau de Tony Blair pour avoir suivi George Bush en Irak. Nicolas Sarkozy cherche assurément à occuper sa place de « meilleur ami » européen des Etats-Unis, profitant du fait que Gordon Brown, le successeur de Blair, a besoin de montrer de la distance. Ça passait assurément par une opération séduction à Washington, et un numéro « l’Amérique que j’aime » devant le Congrès...

Lire aussi : le texte du discours de Nicolas Sarkozy devant le Congrès américain, avant lecture.


Notre ami Justin Vaïsse, chercheur à la Brookings institution de Washington et blogueur à Rue89, a réagi à l’article de Pierre Haski dans les commentaires. Voici leur échange.

22h00, Justin Vaïsse : Hum hum hum... le problème de cette analyse, c’est que « sur le fond, qu’il s’agisse du refus d’un Iran nucléarisé, de l’engagement des troupes françaises en Afghanistan, de la “ guerre contre le terrorisme” , des perspectives de retour de la France dans les structures militaires de l’Otan [...], Nicolas Sarkozy a épousé la politique » ... de Jacques Chirac. Pierre Haski se trompe : c’est sur la forme que Nicolas Sarkozy a adopté le discours qui plaît aux Américains. Sur le fond, la continuité l’emporte largement, sur tous les dossiers mentionnés : c’est sous Chirac qu’une ligne dure a été adoptée et que les investissements en Iran ont chuté (2004-2006), sous Chirac que la France a envoyé des troupes en Afghanistan, sous Chirac que la France a été la meilleure alliée des Etats-Unis dans la guerre contre Al-Qaeda (Sarkozy a parlé du « combat contre le terrorisme » , pas de la « guerre » , il ne fallait donc pas mettre de guillemets), sous Chirac que la France a essayé de revenir dans le commandement intégré de l’OTAN -sans poser le préalable du renforcement de la PESD comme le fait à présent Sarkozy. Bref, c’est tentant de prendre Sarkozy au mot, de le peindre en vilain Atlantiste, en passant rapidement sur les désaccords nombreux qu’il mentionne (renforcement PESD, réchauffement climatique, dollar fort, etc.) ou pas (Turquie dans l’UE, discussions avec Damas), mais c’est prendre la forme pour le fond. Ah, la magie du verbe...

22h26, Pierre Haski : Je veux bien confondre le fond et la forme, cher Justin Vaïsse, mais pour ma part je vois plus d’inflexions que de continuité. L’Afghanistan ? La France avait entamé un désengagement, et Sarkozy lui-même avait dit pendant la campagne que l’armée française n’avait pas vocation à y rester éternellement : disparu. L’Iran ? Chirac n’a-t-il pas confié au NYT et au Nouvel Obs que ça ne serait pas un drame si l’Iran était doté de l’arme nucléaire ? L’Otan ? Le petit tour de piste chiraquien a vite été abandonné, et il y a donc tournant à se remettre en piste, non ? Mais aussi, il y a tout ce qu’il n’a pas dit : comment se dire un allié « libre et indépendant » et ne rien dire de ce qui fâche (sauf le réchauffement climatique et le dollar), Irak, Guantanamo, voire même la peine de mort puisqu’on parle de valeurs. Forme, fond ? la magie du verbe...sarkozien (ou levittien !), assurément, à laquelle les membres du Congrès ont été sensibles. Mais vous aussi, semble-t-il...

22h51, Justin Vaïsse : Il y a eu une inflexion sur l’Afghanistan -une très légère augmentation des forces françaises (50 formateurs) a remplacé les hésitations en effet mentionées durant la campagne. En revanche, sur les autres dossiers, je maintiens que la rupture est jusqu’à présent toute rhétorique (certes la rhétorique compte en diplomatie).

Sur l’Iran, Chirac a fait ses remarques en off, et Elaine Sciolino a décidé de les diffuser ; mais ça ne veut pas dire que Chirac a infléchi sa ligne dure qu’il a prise en 2002, et qui a résulté dans des signaux très concrets (mais moins trompettés) aux entreprises françaises. On est dans une négociation, et tous les signaux comptent, donc personne ne souhaite dire ce qu’il pense vraiment (Chirac ne le souhaitait pas), et parmi ceux qui estiment qu’une bombe iranienne ne serait pas la fin du monde, nombreux sont ceux qui ne le disent pas pour ne pas faire baisser les enchères. Quand bien même on pense que l’Iran finira pas avoir la bombe, il y a de bonnes raisons pour ne pas lui faciliter la tâche (nommément, le TNP).

Le « petit tour de piste » de Chirac dans l’idée de revenir dans le commandement intégré a duré en réalité... deux années complètes, de mai 1995 à mai 1997, il a été interrompu par la dissolution. Il était tout près d’aboutir, et les conditions actuellement évoquées par Sarkozy sont bien plus ambitieuses -puisque le renforcement de la PESD ne passe pas par les Etats-Unis seulement mais aussi (surtout) par les partenaires européens.

Oui, il y a ce qu’il n’a pas dit, mais on retombe dans la forme -et Chirac, dans un discours au Congrès, n’aurait pas mentionné la peine de mort ou l’Irak, par exemple (il aurait pu mentionner Guantanamo. D’ailleurs, si vous connaissez la différence entre la postion de Sarkozy et celle de Chirac sur l’Irak à présent (pas dans le passé), cela m’intéresserait. Le voyage de Bernard Kouchner a-t-il changé la politique française ? A ma connaissance non. Bref, je maintiens qu’à ce stade, l’inflexion est essentiellement rhétorique, pas politique, qu’elle a beaucoup impressionné les Américains (trop je le crains : la chute sera plus dure), mais aussi les commentateurs en France. Bon signe des temps : les médias de masse font leurs choux gras de la visite de Sarko, les photos à Mount Vernon, mais la NewsHour with Jim Lehrer, une émission de PBS très sérieuse, a décidé de supprimer son segment sur Sarko, puisque la visite n’est accompagnée d’aucune inflexion diplomatique substantielle...

06h44, Pierre Haski : Cher Justin, vous me parlez de continuité, mais lorsque vous parlez de l’Otan, vous évoquez les années 95-97, c’est-à-dire l’immédiat après-guerre froide, sous administration démocrate, et avant le 11 Septembre. C’est-à-dire, littéralement, siècle dernier. Vous admettrez quand même que tout a changé depuis, et que rejoindre de manière permanente les structures militaires de l’Otan aujourd’hui, ce n’est plus la même chose que dans les années 90. Difficile dès lors de parler de continuité avec la fin de la période Chirac. S’il y a rupture, c’est bien là qu’elle se produit, et qu’elle comporte une dimension de pari. Surtout que, avant le départ de Bush, il y aura une épreuve iranienne à surmonter : attention danger ! Justin Vaisse, vendredi :

Là encore, cher Pierre, je ne peux que constater de la continuité avec la période Chirac. Certes l’environnement géopolitique a en partie changé, mais c’est bien Jacques Chirac qui a engagé, depuis 2001 et avec une administration républicaine, dans le nouveau contexte géopolitique donc, une coopération au sein de l’OTAN qui est allée loin. Outre la participation active à la force de réaction rapide de l’OTAN, pour laquelle la France est une contributrice majeure, et son rôle dans la transformation des forces de l’Alliance, il y a eu surtout la décision fondamentale de laisser l’OTAN intervenir hors-zone – et de s’engager activement dans cette opération au sein de l’OTAN parce qu’elle était justifiée et dans nos intérêts –, du vrai hors-zone pour le coup, bien plus que les Balkans, puisqu’il s’agit de l’Afghanistan. Bref, non seulement je ne vois pas (encore – c’est toute la question) de rupture autre que rhétorique, mais par surcroît je crois que cette question de la réintégration va prendre beaucoup de temps si elle intervient jamais, et que ce n’est certainement pas sous Bush qu’elle se fera. Parmi les raisons qui expliquent ce délai, la nécessité de ne pas brusquer les Anglais avant la ratification de Lisbonne, et l’inertie des partenaires européens qui sont après tout les premiers concernés par le préalable de renforcement de la PESD ! Quant à l’Iran, il s’agit d’une question séparée de l’OTAN, et l’on ne sait pas si l’épreuve interviendra avant janvier 2009.

L’édito de Rue89 : le pari atlantiste risqué de Nicolas Sarkozy

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  • Jonas2
    Jonas2
    Les mouches ne me trouveront (...)
    • Posté à 19h21 le 07/11/2007
    • Internaute 19359
      Les mouches ne me trouveront (...)

    Qu’ils se méfient les Américains. Il en a abusé 53 % chez nous de la même manière.
    M’enfin ! ! ! ! On va pas les plaindre non plus.

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à Jonas2
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 00h15 le 08/11/2007
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      Bien joué. Ca ne coûte pas plus cher se dire « je vous adore » et, en occupant la place du meilleur ami au moment où on ne se bouscule pas au portillon pour être copain des USA, il s’assure qu’on lui donnera tout ce qu’on pourra raisonnablement lui donner pour ne pas perdre ce seul appui. La France retirera plus de cette gentillesse bien placée, que Blair de tous ses morts en Irak... Diplomatie comme savate sont des arts de combats bien français. Lien

      Pierre JC Allard

      • Anonyme répond à pierrejcallard

        Diplomatie et savate , pourquoi pas , en plus ca ne deplaira pas a notre president comme metaphore .
        Et pour ceux qui ne connaisse pas encore la saavate , c’ est a redecouvrir :

        Lien

    • Anonyme répond à Jonas2

      Pourvu qu’il n’envoye pas nos troupes en iran......

      • Anonyme

        Malheureusement oui mais il n’enverra pas de troupes en Iran mais des bombes oui. Sarkozy avant d’être l’ami des américain il est avant tout l’ami des israéliens !

        Knight

    • Anonyme répond à Jonas2

      T’es un pote à Besancenot pour ne pas t’apitoyer sur le sort des Américains ou quoi dear Jonas ?

    • cooper59
      cooper59 répond à Jonas2
      nazer c pueril et con
      • Posté à 12h51 le 08/11/2007
      • Internaute 18535
        nazer c pueril et con

      en tout cas Sarkosi est malin mais au moins il ne s’est pas elire sur une tricherie , bush lui , a truqué les elections notamment en floride , on peux parler de coup d’etat vu que les plus hautes autorités sont mouillées ! un petit mot aussi pour dire que je trouve que Sarko parle beaucoup de la politique interieure de la France , helas il en parle a l’etranger ,c’est tout a fait nouveaux mais personne ne releve cela ! moi ca m’emmerde .

  • Marx Du_Veuzit
    • Posté à 19h30 le 07/11/2007
    • Internaute 6218

    Les UMP chiraquiens peuvent maintenant se demander s’ils ont bien fait de voter NS.

    • domino78
      • Posté à 19h52 le 07/11/2007
      • Internaute 14379

      Pas seulement les UMP chiraquiens mais tous les Gaullistes doivent se demander s’ils ont bien fait de voter NS.

      Imaginez un seul instant le Général de Gaulle tenir un tel discours devant le congrès américain, impensable ! !
      Et pourtant de nombreuses personnes se réclamant du Gaulisme ont voté NS, y compris Dupond Aignan.

      • Anonyme répond à domino78

        D’un autre coté on peu voir ceci comme un pari astucieux de la part de Sarkosy.

        Il est indéniable que la France et l’occident à besoin des USA. Il est aussi indéniable dans le fond que nous devons lutter contre le changement climatique ( et non rechauffement ce serait trop simple) ; ainsi que contre le terrorisme.

        Accepter ces faits ne veux pas dire que l’on vas pour le futur forcément adopter une position impérialiste et folle.

        Je ne jettes donc pas encore Sarkosy en enfer... j’attend de voir ; Le fait de déclarer qu’on ne veux pas d’un Iran nucléaire ; même si je déteste ce qui est en train de se passer autour de cette histoire ; dans le fond est un consensus ; la chine et la russie il me semble sont d’accord.

        Pour l’instant Sarkosy n’as pas réellement franchis la ligne rouge.

        Le tout est de savoir si dans sa tête ses discours signifie un réel alignement sur la politique néocon et la principe de guerre préventive.

        Auquel cas j’espere que le peuple francais saura faire respecter la loi internationale sur son territoire.
        Si nos dirigeant ne respecte pas la loi nous avons le devoir citoyen de réagir !

        Mais il se peux aussi qu’au prochaine élections la politique internationale US change et alors Sarkosy se retrouve en bon terme directement avec l’opinion américaine et peu prendre un role européen.

        Si les US ne changeaient pas de politique et voulaient entamé une nouvelle action illégale il serait toujours temps de retourner sa veste...

         
        • zorbeck
          • Posté à 06h42 le 08/11/2007
          • Internaute 9110

          Si je suis d’accord avec le fait qu’il est dans l’interet de la France de ne pas etre percue comme l’ennemi de l’Amerique, cette visite, aujourd’hui et non pas apres un changement de president, est une enorme connerie : celle de donner du credit à Bush/Cheney au moment où ce duo infernal s’apprete à attaquer l’Iran :

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      • Anonyme répond à domino78

        de gaulle se retournerait dans sa tombe ou est l’otan

         
        • Anonyme

          Son pro-américanisme, – effectivement « remarquable et étrange », – est à la fois le côté le plus intéressant comme une passion enfiévrée qui emporte le sentiment et le jugement, et le côté le plus déroutant comme une montagne accouchant d’une souris de Nicolas Sarkozy. Ce pro-américanisme est remarquablement primaire, inculte, complètement attaché aux seules apparences (les apparences de l’apparence puisque l’américanisme est lui-même fait d’une construction d’apparences). La pensée sarkozyste est à cet égard confondante par sa vacuité et son primarisme, – pour ne pas dire sa primarité pour user de termes savants et tenter de faire contraste. (De « primarisme » : « Caractère (d’une personne, d’une pensée) primaire » à « primarité » ; « Modalité du retentissement dans laquelle prédominent les réactions immédiates mais superficielles et éphémères »). Un « ado » du temps courant, format standard entre Coca light et Ecstasy, hors-banlieue pour ne pas choquer, ne ferait pas pire…

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        1 autres commentaires
      • Anonyme répond à domino78

        Comment faire autrement au deuxième tour ? La candidate socialiste ? Non merci. Et quand on est Gaulliste, on ne s’abstient pas. Voter est un devoir. Le Général doit faire des bonds dans sa tombe...mais je suppose que s’il voyait ce que les Français sont devenus, il ne serait pas surpris : le respect absolu et orgueilleux pour une France grande et puissante ne s’appliquait absolument pas à ses habitants ! Si Sarko, pour « arriver » s’est un jour dit Gaulliste, c’était une supercherie de plus. Il n’a jamais caché son atlantisme et il s’applique à mettre à terre la politique étrangère de la France.

        Mon-Al

         
        • Ferdinand.Bardamu
          • Posté à 07h17 le 08/11/2007
          • Internaute 2975

          Ben fallait voter Bayrou au premier tour, le deuxième aurait alors coulé de source et on n’aurait pas à subit tout cela....

          • Anonyme répond à Ferdinand.Bardamu

            Voter Bayrou, non, car Bayrou n’est rien sauf bayrouïste ! Il ne représente que lui-même et son programme n’était rien d’autre qu’un culte à sa personalité. Et que ferait Bayrou comme président ? Est-il Gaulliste ? Non, vraiment, entre la peste et le choléra, il a boire la coupe jusqu’à la lie. Sarko nous entrainera dans le mur.

            Mon-Al

            • Anonyme

              Je vous invite à lire son programme (TOUT son programme et ses propositions et dans le moindre détail ! ! !). cliquez sur un sujet au hasard et comparez... OSEZ, au lieu de critiquer sans savoir !

              Lien

              LE SEUL a penser au-delà de sa propre personne, LE SEUL... c’est François BAYROU ! Mais encore fallait-il lire SON programme (le seul a avoir osé parler de diminution du train de vie de l’Etat) au lieu de le critiquer bêtement. La critique n’est pas constructive lorsqu’elle est véhiculée par l’ignorance. Intéressez-vous donc aux projets des candidats du Mouvement Démocrate (MoDem) lors des prochaines élections, écoutez-les, intérrogez-les, échangez vos points de vue... OSEZ ! et vous saurez en-fin.

        • Anonyme

          De grace ; ..de grace laissez le Général de Gaulle en paix avec son Gaullisme. C’est fou cette propension que les gens ont de lui faire les poches à chaque fois qu’ils n’ont rien à dire ! on nous rabat les oreilles avec le Gaullisme en 2007. Il y a belle lurette que cette façon de concevoir la politique n’est plus à l’ordre du jour !
          Vivez decomplexé car ensemble tout est possible (même pas mal) Merci

        4 autres commentaires
      • Anonyme répond à domino78

        Et pourtant de nombreuses personnes se réclamant du Gaulisme ont voté NS, y compris Dupond Aignan.
        =========================================================

        Gaulisme des cons-plexés alors ? ? ?

        Kawaayi (Lui meme)

      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à domino78
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 00h20 le 09/11/2007
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        Jouvet n’aurait pas joué les rôles de Gabin. Pensez une peu plus « anglais » pour quelques temps...

        Lien

        Pierre JC Allard

    • Anonyme répond à Marx Du_Veuzit

      Et qui vous dit qu’ils ont voté NS ? ? ?

    • Anonyme répond à Marx Du_Veuzit

      Sarkozy c’est dur avec les faibles
      faible avec les durs

      impossible de respecter celui qui se couche devant le plus puissant
      la verité finit par eclater
      ecraser le rmiste
      se coucher devant le bushiste

      • Anonyme

        Il devait y avoir une rencontre avec les grands écrivins et le gota du people , et Elvis , pas de bol .
        Deux autres rencontres avec Bruce Willis et Arnold le costaud de Californie étaient prévues .

        Mais ces deux la, aprés avoir visionné la cassette de Douarnenez ou il traite un pauvre Marin de Batard et l’invite à venir se battre à Mais nues , bien à l’abri derriere ses gorilles .

        Bruce et Arnold ont pris peur et se cachent .
        A l’heure actuelle , l’armée Américaine les cherche

        Il paraitrait que le sous marin nucléaire français serait envoyé sur place ?

    • ART MONIKA
      • Posté à 22h12 le 07/11/2007
      • Internaute 10855

      He loves Bush’s America, no comment.

      • Anonyme répond à ART MONIKA

        But in french, just in french, and in a bad french. What a shame for us, when he talks about « John Ouainn » or « Duque Ellington » ! If you are in love with America, you have to tell the words of this love, no ?

    • Anonyme répond à Marx Du_Veuzit

      Mais Sarkozy se fout royalement de l’UMP, il à pris la tête de ce parti, uniquement parce qu’il y avait du fric, et permettre ainsi son élection à la tête de l’état ! ! !

  • Anonyme

    Sarko : Le meilleur ami de l’homme !

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 19h39 le 07/11/2007
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    Sarkozy présidant... aux USA !
    Lien

    • Anonyme répond à Infovite

      A la fin de la deuxième guerre mondiale, son père s’est engagé dans la Légion Etrangère. Mais pourquoi n’a pas-t-il choisi d’émigrer aus US ? Fiston Nicolas serait probablement président des US et nous serions, le coeur léger, les meilleurs amis du peuple Américain !
      Mais pourquoi papa n’a-t-il pas vu plus loin pour mon avenir ?
      Etait-il obligé de rallier la Légion ?
      Sérieusement, un point d’histoire à éclaircir.

      • Anonyme

        Etes-vous sûr que son père était à la Légion ?
        Je ne pense pas

         
        • Philippe Madelin
          Philippe Madelin
          Journaliste
          • Posté à 10h43 le 08/11/2007
          • Journaliste 6366
            Journaliste

          Pal Sarkozy s’est bien engagé dans la Légion en 1945, mais il n’a pas été jugé apte à partir en Indochine, donc il n’a pas combatu et a été libéré de façon prématurée. Réponse d’expert.

        1 autres commentaires
      • Anonyme

        le père sarkozy avait fait une demande de refugié REFUSE et ils sont restés en France pas de pot

    • Anonyme répond à Infovite

      On fait pas de pub pour un blog lorsqu’on sait même pas écrire « président » correctement !

      • Infovite
        Infovite
        info-espress.over-blog.com
        • Posté à 21h23 le 07/11/2007
        • Internaute 8783
          info-espress.over-blog.com

        Définition du participe présent mais pour vous certainement du « participe président ».

      • Anonyme

        On Ne fait pas et on NE sait même pas.

  • Anonyme

    Position pas très surprenante de sa part, il a toujours assumé son atlantisme. Et puis la posture « d’allié de Bush » va durer au maximum 1 an, les élections présidentielles américaines se rapprochant. Avec des chances de voir un(e) Démocrate élu(e). Alors, Obama ou Clinton ? ?

    • Anonyme

      Tu crois vraiment qu’il y a une réelle différence entre les démocrates et les néo-con ?
      La seule différence est une différence de méthode, brutale pour les unes et soft pour les autres, mais l’objectif reste le même.
      Rappellez vous que seul 1 représentant à la Chambre a voté contre la guerre en Irak.
      Et croyez moi, les démocrates ne sont pas des idiots, ils savaient parfaitement que Bush racontait des bobars sur les armes de destruction massive.
      Un homme politique sans ses réseaux d’informations fiables est comme un coureur aveugle.
      Ils ont voté en âme et conscience en étant parfaitement éclairé sur la situation.
      Ils ne sont pas contre la guerre, mais contre la « façon » dont elle est menée. C’est à dire dans l’impasse.
      Sarkozy quand à lui est au garde à vous. Pour qui que se soit, même s’il préfèrerais que ce soit les néo-cons, c’est pour ça qu’il les aide alors qu’ils sont au plus mal.

    • Anonyme

      Pourquoi refaire l’histoire ! !
      Sarkosy c’est bien que les jours sont comptés à cet alcoolo-dépressif de Buch (Bretzel à la bouche ; -). Il marque le coup (Sarkosy) et ne sachant pas sur qui compter comme futur(e) president(e)americain(e), veut émouvoir les chambres du congrés et faire renaitre dans la tete du peuple americains un espoir de revoir enfin leur pays rattaché au « vieux continent“( on ne peu pas leur en vouloir), puisque ni Blair , ni Aznar (pire que tout celui là,ressemblant à Charlie Chaplin ‘de la politique’ mais sans talent) ni Berlusconi, sont là pour redoré le ‘blason’ de l’Amerique encore une fois orpheline de soutien.
      Le dollar faible, la polution, l’économie mondiale autant de sujet qui sont à la mode (meme de chez nous) ; Pouvons-nous le blamer notre président de renoué des liens avec l’Amerique... Pour moi c’est oui, il pourrait attendre 1 an et Hop ! ! ! fini, plus de Bush. Mais une question me viens à l’esprit que vont faire le ou la president(e) suivant l’apres Bush ? L’Iran, L’Irak le dollar faible, l’économie..... Pleins de sujets restent en suspends. Qu’on le veuille ou pas Sarkosy est là et nous devons etre attentif à ce qu’il va faire dans 1 ans. Sur un autre Blog parlant de Sarkosy et de Bush, j’avais fait une remarque qui me parrait toute à fait d’actualité. Si M. Sarkosy avait été élu 4 ans plus tot, juste au moment ou il aurait fallu prendre la decision de partir en Irak ou pas, combien de soldat Français aujourd’hui serait mort pour ‘RIEN’ (on ne meurt jamais tout à fait pour rien, dixit mon ancien colonel du 21 RIMA). Alors pour vous combien ? ? ? ?

  • Daniel R
    Daniel R
    Visiteur d'entreprise
    • Posté à 20h04 le 07/11/2007
    • Internaute 6667
      Visiteur d'entreprise

    Lorsque Bouvard rencontre Pécuchet, les ennuis ne sont pas loin.

    « Leur incapacité à comprendre va n’engendrer que des désastres. De la même manière, ils vont s’intéresser à la médecine, à la chimie, la géologie, la politique avec les mêmes résultats. Lassés par tant d’échecs, ils retournent à leur métier... »

    Voilà ce qu’on peut lire à propos de ces 2 huluberlus sur Wikipédia.

    Tout est déjà écrit, on vous dit.

  • Anonyme

    bin ecoutez super ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
    ca c’est une bonne nouvelle ! ! ! ! !
    bon bin on va aller se preparer pour la guerre alors.....
    Mince faut que je retrouve mon famas.....

  • zorglub
    zorglub
    insulaire en exil
    • Posté à 20h24 le 07/11/2007
    • Internaute 3665
      insulaire en exil

    Le kid de Neuilly est dans son milieu en fréquentant les Bush.

    Il rebat Bush de ses exploits franchouillards en lui confiant qu’il est le 1er depuis lui à faire ce qu’il n’avait jamais fait avant lui.

    Il est inimitable, malheureusement il est de chez nous ! ! ! !

  • Fabitto
    • Posté à 20h30 le 07/11/2007
    • Internaute 21428

    Quel talent monsieur 206%

  • A déménagé le 8-10-2011
    • Posté à 20h37 le 07/11/2007
    • Internaute 13512
      nc

    apparemment il n’y a que le congrès qui l’a trouvé fréquentable ....
    Jean-Philippe Immarigeon dans un article de l’Express n’est pas de cet avis :
    Lien
    ça va mieux là ?

  • Anonyme

    |France à vendre|

    Petit propriétiaire vend petit pays mais grande histoire au plus offrant à un tout petit prix, de préférence américain.

  • Anonyme

    Le fichier PDF du discours del grande presidente doesn’t work for me Street89 ! ! ! !
    Is it normal ? ? ?

  • Anonyme

    sarko les caresses dans le sens du poil ! ! ! ... mais caresse de chien donne des puces ! ! ! ...rebelle

  • Anonyme

    Si Nicolas Sarkozy clame qu’il aime les Etats-Unis et y débarque pour une visite d’Etat de deux jours, les internautes américains ne le lui rendent pas bien. Les vilains ! Et pour cause : ils ne le connaissent pas. Nicolas Sarkozy aime les Etats-Unis et le crie sur tous les toits. Mais qu’en pensent les internautes américains ? À vrai dire pas grand-chose… Les déclarations énamourées du président français sur le « made in America » ne traversent pas l’Atlantique ! Autant les grands médias nord-américains sont friands de Sarkozy —rebaptisé « le french Rudy », en hommage à Rudolph Giulani, ex-maire de New York et candidat à l’investiture du parti républicain — autant le président français est à peu près inexistant sur la blogosphère américaine. Excepté bien sûr les blogs des adeptes de la « french touch » et des intellectuels de la côte Est... Lien

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