Recherche 21/02/2010 à 23h12

Plus l'encadrement est féminin, plus l'entreprise réussit

Michel Ferrary | SKEMA Business School

Ue étude montre que les entreprises ayant un taux de féminisation élevé obtiennent de meilleurs résultats que les autres. BNP Paribas, la banque qui a le mieux résisté à la crise, est aussi celle qui a l’encadrement le plus féminisé.

L’encadrement des entreprises du CAC40 est en moyenne féminisé à hauteur de 29,59% avec un minimum de 8% (EADS) et un maximum de 57% (LVMH et Hermès). Cette disparité des genres dans les entreprises est généralement appréhendée sous un angle moral pour dénoncer la discrimination à l’égard des femmes, notamment dans l’accès aux postes de management.

D’autre part, les politiques en faveur d’une plus grande égalité sont perçues par les décideurs économiques comme étant des actions sociales par nature contre-productives pour l’entreprise. Cette supposition ne s’appuie sur aucun élément tangible. Au contraire.

Ue étude réalisée sur les entreprises du CAC40 sur la période 2002-2006 montre que les entreprises ayant un taux de féminisation de leur encadrement supérieur à 35% ont des performances supérieures aux autres en matière de croissance, de rentabilité, de productivité du travail et de création d’emplois.

Le seuil de 35 % est déterminant

Le seuil de 35% est important car il a été identifié par des sociologues comme étant le seuil minimum pour qu’une minorité au sein d’une organisation influence le fonctionnement de celle-ci.

Sur la période 2002-2006, les 14 entreprises du CAC40 qui ont plus de 35% de femmes dans leur encadrement, ont connu en moyenne une croissance de 23,54% de leur chiffre d’affaires. Les 28 entreprises qui ont moins de 35% de femmes dans leur encadrement ont connu une hausse de leur chiffre d’affaires limitée à 14,61%. La différence de performance entre les deux groupes est de 61,12%.

En ce qui concerne la rentabilité (somme des résultats opérationnels sur 5 ans/somme du chiffre d’affaires sur 5 ans), les 14 entreprises à l’encadrement féminisé ont, en moyenne, une rentabilité de 19,55% contre 9,97% pour les 28 autres. La différence de performance entre les deux groupes est de 96,09%.

En matière de productivité du travail (moyenne sur cinq ans de la productivité annuelle des salariés), les 14 entreprises à l’encadrement féminisé ont une productivité du travail supérieure de 33,88% à celle des 28 entreprises dont l’encadrement est féminisé à moins de 35%.

En matière de création d’emplois, les 14 entreprises à l’encadrement féminisé ont connu en moyenne une augmentation de 18,88% de leur nombre d’emplois et les 28 autres n’ont connu qu’une augmentation de 7,36% de leur nombre d’emplois, soit une différence de 156,52%.

Les entreprises dont l’encadrement est le plus féminisé sont également celles qui ont les meilleures performances économiques.

Ainsi, Renault dont l’encadrement est féminisé à hauteur de 23% a connu une croissance de 11% sur la période 2002-2006 alors que celle de Peugeot, dont l’encadrement est féminisé à 18,5%, n’a été que de 4%

Les femmes ont un comportement différent face au risque

Les éléments d’explication relèvent de l’influence favorable que peut avoir une plus grande diversité des ressources humaines dans l’entreprise. Une entreprise qui recrute autant de cadres femmes que hommes accroît mécaniquement son vivier de talents.

La diversité des sexes apporte une diversité des systèmes de représentation des individus et donc des questionnements et des solutions différentes.

Plusieurs études américaines ont montré que les femmes et les hommes ont une approche et un comportement différent face au risque. La banque qui a le mieux résisté à la crise financière, en l’occurrence BNP Paribas, est également la banque dont l’encadrement est le plus féminisé (41,4%) alors que Dexia est la banque qui a essuyé les pertes les plus importantes, notamment à cause de ses investissements spéculatifs, n’a un encadrement féminisé qu’à 18,4%.

Des femmes chefs de projet chez Volvo

L’exemple de Volvo illustre l’intérêt de la diversité des sexes. Partant du constant que les femmes sont parties prenantes dans la décision d’achat d’un véhicule (elles représentent 54% des acheteurs de Volvo aux Etats-Unis), l’entreprise a lancé en 2002 un projet de concept car : « Your Concept Car » dont les neuf chefs de projet étaient des femmes.

L’idée était que les femmes ont des attentes différentes des hommes à l’égard de leur voiture et qu’un véhicule conçu par des femmes répondrait d’autant mieux aux attentes des clientes.

Ce concept car, finalisé en 2004, a conduit à des évolutions dans la conception des voitures en matière d’accessibilité, de rangement, de visibilité et d’entretien pour mieux répondre aux attentes des conductrices. La diversité des sexes au sein de l’encadrement constitue un avantage concurrentiel durable pour l’entreprise.

L’effort de féminisation ne doit pas se limiter aux conseils d’administration

S’il est facile d’accroitre la féminisation des conseils d’administration pour atteindre des quotas, féminiser l’encadrement demande plus d’efforts.

Par exemple, un conseil d’administration de 14 personnes qui comprend 2 femmes (féminisation de 14%) n’a à recruter que quatre femmes (et faire partir 4 hommes) pour atteindre le quota de 40% prévu par le projet de loi sur la féminisation des conseils d’administration.

En revanche, une entreprise qui emploie 10 000 cadres, dont 14% sont des femmes, devra recruter 2 600 femmes cadres et faire partir autant d’hommes pour atteindre une proportion de 40% de femmes cadres. Ce changement est irréalisable à court terme et confère de ce fait un avantage durable aux entreprises qui ont déjà ce niveau de diversité.

Ce texte est une synthèse des conclusions d’un article de recherche qui sera publié dans le numéro d’avril de la revue du CNRS Travail, genre et sociétés.

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  • Saloth Sar-
    Saloth Sar-
    Guerrier Rouge Brun
    • Posté à 23h59 le 21/02/2010
    • Internaute 58750
      Guerrier Rouge Brun

    Sortons de l’analyse boboïsante toujours trop simpliste et adoptons une vision marxiste du capitalisme.
    Oui, il est vrai que les femmes plient plus facilement l’échine. Elles ne rechignent pas sur les heures supplémentaires non payées et le salaire mensuel est bien plus faible que celui d’un homme. La femme salariée, cadre ou simple ouvrière est devenue une manne irrésistible pour tous les requins de la finance, d’ailleurs au même titre que les immigrés. L’exploitation par le grand capital des travailleurs(ses) est plus facile de nos jours.
    Est-ce vrai une victoire pour le genre humain ? J’en doute.

    PS : l’exemple de Renault repris par l’auteur est savoureux. A-t-il oublié la série de suicides des années précédentes ? Y-aurait-il aussi un fort taux d’encadrement féminin à France Telecom ? A creuser... je compte sur SKEMA Business School ...

    • San De-
      San De- répond à Saloth Sar-
      • Posté à 02h50 le 22/02/2010
      • Internaute 19339

      Y a t-il une étude statistique entre l’efficacité du S21 et les nombre de femmes au sein du personnel ?

    • Désinscrit le 15-6
      • Posté à 07h44 le 22/02/2010
      • Internaute 83404
        nc

      Saloth Sar

      [...]Oui, il est vrai que les femmes plient plus facilement l’échine. Elles ne rechignent pas sur les heures supplémentaires non payées [...]

      Je crois que si les gens plient l’échine comme vous dites, c’est surtout pour garder leur travail. Indépendamment des sexes.
      Il est notable que le courage des femmes peut impressionner bien des hommes.
      Donc laissons là ces à-priori périmés de guerriers ancestraux.

      Une femme dirigeante peut vous faire la pire saloperie sans même cligner de l’oeil et même avec une certaine jouissance.
      Le sexe à de moins en moins de rapport dans tout cela.

      Maintenant, l’article souligne une différence de comportement des femmes dans l’entreprise, je veux bien le croire, mais pas au sens négatif.
      L’enrichissement d’une entreprise vient de la multiplicité des cerveaux.

      • Jacques Bolo
        Jacques Bolo répond à Désinscrit le 15-6
        Auteur-Editeur-Libraire
        • Posté à 12h05 le 22/02/2010
        • Internaute 37329
          Auteur-Editeur-Libraire

        Ce n’est pas la peine de chercher des excuses plus ou moins sous-entendues fondées sur des clichés sexistes. En fait, une raison encore plus simple consiste à considérer que les femmes sont aussi des clientes. Une entreprise qui prend en compte cette réalité du marché est donc automatiquement plus performante !

         
        • ysengrimus
          • Posté à 13h07 le 22/02/2010
          • Internaute 12674

          Les femmes patronnes ne font pas mieux que les hommes patrons

          Lien

          pas pire non plus au demeurant. Les femmes patronnes confirment simplement qu’un(e) patron(ne) reste un(e) patron(ne)…
          Paul Laurendeau

          • Jacques Bolo
            Jacques Bolo répond à ysengrimus
            Auteur-Editeur-Libraire
            • Posté à 14h02 le 22/02/2010
            • Internaute 37329
              Auteur-Editeur-Libraire

            Ce n’est pas le sujet. 1) La question est le droit pour une femme d’être patronne. Ce qui est un point positif. Vouloir remettre l’égalité au calendes grecques (au lendemains qui chantent) est un critère vieux stal. 2) La véritable question était l’intérêt économique de l’égalité. C’est sur ce point que je soulignais l’intérêt de prendre en compte la représentativité de l’encadrement par rapport au clients (qui sont le but de l’entreprise - et donc la mesure de sa réussite). 3) En état socialiste, il y a aussi des cadres. Et la question se pose de leur représentativité sociale et de la satisfaction des clients-consommateurs. Ne pas raisonner ainsi montre qu’on a affaire à une dictature du parti (macho).

            • ysengrimus
              • Posté à 15h03 le 22/02/2010
              • Internaute 12674

              Le « sujet » reste l’interêt social et civique du capitalisme. Il est en solide capilotade et ce, quel que soit le sexe de ses petit(e)s satrapes...
              P.L.

        • Désinscrit le 15-6
          • Posté à 13h50 le 22/02/2010
          • Internaute 83404
            nc

          Des excuses pour quoi ?

          je ne comprends pas trop le début de votre phrase, a moins que vous ne répondiez au guerrier.

          Mais il n’y a aucune excuse de ma part, et si je plis l’échine c’est pour mieux atteindre le ventre de mon adversaire.

          Sinon, la presence de femmes clientes est une réalité qui existait des siecles avant que les femmes n’aient été au sein de l’entreprise.

          Le fait de prendre en compte le besoin des femmes, ce n’est pas cela qui est nouveau.
          C’est que des femmes soient à l’origine de ses décisions.

          Mais bon, le déclin de l’homme roi est en marche. Et personne ne pourra rien y changer, quand un système ne fonctionne plus, la civilisation s’oriente naturellement vers d’autres solutions.

          En l’occurrence, le règne masculin est déjà bien entamé, et touche même la fertilité.
          Bon, mais je suis certaine qu’on se passera des porches, des matchs de foot et des guerres.
          Quelques beaux éphèbes reproducteurs nous suffiront. :)

          • Jacques Bolo
            Jacques Bolo répond à Désinscrit le 15-6
            Auteur-Editeur-Libraire
            • Posté à 14h13 le 22/02/2010
            • Internaute 37329
              Auteur-Editeur-Libraire

            Je parlais en effet de l’ensemble et je considérais qu’il n’est pas besoin de chercher des excuses psychologisantes sexuées.

            Par contre, si les besoins des femmes étaient pris en compte (on imagine davantage dans le cas d’une clientèle féminine), il me paraît qu’il peut subsister un certain paternalisme qui biaise cette prise en compte quand ce ne sont pas les femmes elles-mêmes qui participent à la décision.

            Le vieux stal précédent pourrait dire que la défense des intérêts (consuméristes) des femmes sera l’œuvre de femmes elles-mêmes (par une meilleure représentativité à tous les niveaux de la hiérarchie - et à chaque stade de l’évolution des mœurs).

            • Désinscrit le 15-6
              • Posté à 19h55 le 22/02/2010
              • Internaute 83404
                nc

              Oui, je ne me situais pas à votre niveau d’analyse et je vous remercie pour votre réponse complémentaire.

          • ddh75
            ddh75 répond à Désinscrit le 15-6
            salarié
            • Posté à 15h45 le 22/02/2010
            • Internaute 89096
              salarié

            Bon, mais je suis certaine qu’on se passera des porches, des matchs de foot et des guerres.

            Mouais, prétendre combattre l’inégalité en balançant des clichés aussi pourris sur les hommes, c’est avoir autant de crédibilité qu’une huître.

            Comme quoi la connerie n’a pas de sexe, la preuve ...

            • anini
              anini répond à ddh75
              terrienne de souche !
              • Posté à 17h30 le 22/02/2010
              • Internaute 51759
                terrienne de souche !

              Bonne réponse , vous fonctionnez comme moi quand on me balance mes dépenses de coiffeur , de restos avec les copines ,mes salaires mirobolants pour le peu de bénéfices financiers , mes bouquins ridicules , des bisous et des calins pas rentables ,etc.....

              Les clichés , on passe notre temps à les entendre , à vrai dire , on n’y fait plus attention !

            • Désinscrit le 15-6
              Désinscrit le 15-6 répond à ddh75
              nc
              • Posté à 19h54 le 22/02/2010
              • Internaute 83404
                nc

              Une huitre peut être ...

              mais une huitre de bretagne bien juteuse.

              Et puis, j’attendais les réactions, un peu de provo de temps en temps c’est comme une bonne baffe, ca réveille un peu les messieurs qui s’attendait a de la douceur, parce qu’une femme, c’est doux et ca courbe l’échine...

              Ha oui juste un dernier mot, sans mec il n’y aurait quand même pas de foot, pas de porches et pas de guerres, ca je ne l’invente pas c’est juste une évidence, certes dur à avaler.

              Désolé messieurs que j’aime du fond du coeur.

          • France Fabay
            France Fabay répond à Désinscrit le 15-6
            créatrice d'entreprise
            • Posté à 02h11 le 23/02/2010
            • Internaute 56461
              créatrice d'entreprise

            Il faut qu’il soit encore bien vivace, le règne des hommes, pour que vous disiez de pareilles horreurs à leur propos (ce que je me refuse à penser, même si l’égalité reste un combat) ! Imaginez seulement un homme écrire sur ce site quelque chose comme : « Bon mais je suis certain qu’on se passera des talons aiguilles, des évanouissements devant les magasins le jour de l’ouverture des soldes, et des collègues qui fondent en larmes au bureau dès qu’elles sont contrariées. Quelques reproductrices bien carossées nous suffiront ».

            • Désinscrit le 15-6
              • Posté à 07h39 le 23/02/2010
              • Internaute 83404
                nc

              mais oui, mais oui

              si on n’a plus le droit de taper dans un tas d’homme pour rigoler

              d’ailleurs tantot je defend les hommes contre les excès de féminisme, tantôt je les abats à cout de râteau.

              Tout dépend du contexte, d’ailleurs je réserve le même traitement aux femmes.

              C’est le « courber l’echine » du guerrier qui m’a donner envie de couper quelques couilles aux passage.

              Mais heureusement vous êtes là, et on se dit que toute les femmes ne sont pas connes, merci, merci de leur part chere madame.

              Ouf le forum se porte mieux d’un coup.

    • La mouche du coche-
      La mouche du coche- répond à Saloth Sar-
      diptère
      • Posté à 09h34 le 22/02/2010
      • Internaute 45466
        diptère

      z
      z
      Moi j’ai plein de femmes dans ma boîte (une TPE) et je ne les ai pas mises en bas : j’avais compris cela depuis longtemps. Héhéhé pas folle la guêpe : -)
      z
      z

    • malpoli
      malpoli répond à Saloth Sar-
      Homme de paille
      • Posté à 21h33 le 22/02/2010
      • Internaute 37834
        Homme de paille

      Désolé mais votre analyse « marxiste » semble tout aussi simpliste

  • pachin
    pachin
    Etudiant
    • Posté à 23h51 le 21/02/2010
    • Internaute 90632
      Etudiant

    Bah on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres ! ! : P
    A part ça titre mensonger : « Plus l’encadrement est féminin, plus l’entreprise réussit »
    Rien ne prouve qu’avec un encadrement à 80% féminin les résultats seront meilleurs qu’avec un encadrement à 80% masculin, en revanche ces chiffres prouvent bien que la mixité des genres est un plus non négligeable pour l’entreprise.

    [Edit] On peut d’ailleurs dire aussi que c’est un plus pour le moral, la cohésion social et pour tout ce que vous voulez ^^

    • SuperResistant
      SuperResistant répond à pachin
      Etudiant(e)
      • Posté à 08h27 le 22/02/2010
      • Internaute 105866
        Etudiant(e)

      Tout à fait, l’article parle plus de mixité des genres que de la supériorité de la femme au travail. De la même façon que 100% d’hommes dans une entreprise est moins performant, 100% de femmes aussi (je pense même que c’est 10 fois pire mais c’est un avis personnel).

      • anini
        anini répond à SuperResistant
        terrienne de souche !
        • Posté à 09h11 le 22/02/2010
        • Internaute 51759
          terrienne de souche !

        Dix fois pire ?
        On est pas prêt d’y parvenir donc .......

         
        • SuperResistant
          SuperResistant répond à anini
          Etudiant(e)
          • Posté à 09h24 le 22/02/2010
          • Internaute 105866
            Etudiant(e)

          Bon je rectifie : 100 % d’homme ou 100 % de femmes c’est pareil : ça fonctionne mal. (je disais 10 fois pire du fait que j’ai expérimenté un groupe de travail avec presque 100 % de femmes et ce fut une catastrophe mais ce n’est en aucun cas une généralité).

        1 autres commentaires
    • philae
      philae répond à pachin
      • Posté à 14h32 le 22/02/2010
      • Internaute 6251

      On peut aussi ne rien comprendre à ces chiffres.....

      Le but n’est pas de renverser la vapeur et de prendre le pouvoir sur les hommes (comme c’est le cas sur les femmes depuis des siècles) en passant de 20%-80% à 80%-20% ! !

      Pour que l’entreprise soit au maximum de ses performances, un chiffre approximatif de 50%-50% serait l’idéal qui prendrait en compte les qualités de l’un et de l’autre genre.

      Çà tombe sous le sens

  • Gibert Because-Youno
    Gibert Because-Youno
    Kaléïdoscopique
    • Posté à 23h53 le 21/02/2010
    • Internaute 68955
      Kaléïdoscopique

    C’est assez amusant, si on résumait le contenu implicite de l’article (qui reste neutre hein, des chiffres, rien que des chiffres), ça donnerait une sorte de truc de comptoir du genre : un peu de tendresse dans ce monde de brutes.

    Si c’est pour nous montrer que le nombre de femmes auxquelles on confie des responsabilités augmente, Ok, très bien. On ne peut que s’en réjouir./

    Mais si c’est pour nous faire passer un message subliminal, en gros : les femmes, c’est bon pour la productivité, merci, mais ça nous fait une belle jambe.

    Pas plus que l’argent n’a d’odeur, il n’a de genre. Faire de l’argent, dans le cerveau d’un dirigeant du « Cac-truc », c’est faire plus d’argent. Dans un monde capitaliste, ce sont les entreprises les plus féroces qui s’en sortent le mieux - que leurs équipes soient composées de femmes, de cul-de-jattes ou de martiens.

    • tessnel
      tessnel répond à Gibert Because-Youno
      parce que fraise des bois
      • Posté à 00h14 le 22/02/2010
      • Internaute 102897
        parce que fraise des bois

      oui il y a bien un message derrière ces chiffres, les femmes c’est bon pour la productivité , mais pas que celui de son ventre.
      Alors est ce une critique...

      • anini
        anini répond à tessnel
        terrienne de souche !
        • Posté à 09h13 le 22/02/2010
        • Internaute 51759
          terrienne de souche !

        Comprends pas , développez ! ....

  • tessnel
    tessnel
    parce que fraise des bois
    • Posté à 23h58 le 21/02/2010
    • Internaute 102897
      parce que fraise des bois

    Je suis pas pour la libération de la femme ni pour celle des nains de jardins.mais quand même les mecs vous devriez écouter plus souvent vos mamans....

  • Camille
    Camille
    Mauvais genre
    • Posté à 23h59 le 21/02/2010
    • Internaute 48427
      Mauvais genre

    C’est surtout que si on enlève le genre comme critère de recrutement, on a 2 fois plus de choix et donc on peut potentiellement embaucher des personnes plus compétentes, indépendamment de leur genre...

    • pachin
      pachin répond à Camille
      Etudiant
      • Posté à 00h10 le 22/02/2010
      • Internaute 90632
        Etudiant

      Non pas que je sois pour pour une quelconque forme de discrimination mais cette habitude de ne voir qu’un coté des choses a tendance à me faire plisser les yeux (très fort).
      Admettons que si on enlève le genre comme critère de recrutement on a 2 fois plus de choix, donc autant d’hommes que de femmes qui veulent le job, alors qu’avec le critère de recrutement basé sur le genre nous n’avions que les hommes.
      Ça ne veut absolument pas dire qu’on peut potentiellement embaucher des personnes plus compétentes. Absolument pas ! Absolument pas !
      Il y a juste deux fois plus de candidatures à éplucher, ce qui demande deux fois plus de travail de recrutement aux ressources humaines. Alors oui ça permet de ne pas évincer bêtement une femme qui serait exceptionnel pour le job mais la perle rare est caché dans deux fois plus de cv. Selon moi ça n’est pas un argument très fort en faveur de l’égalité des genres heureusement les chiffres de cet article dans ce monde de capitalistes le sont.

      • Propergol
        Propergol répond à pachin
        Chasseur de troll
        • Posté à 01h41 le 22/02/2010
        • Internaute 24265
          Chasseur de troll

        Pour avoir bossé dans le recrutement :

        Justement, vous avez autant de probabilité de trouver la perle rare si vous doublez le nombre de candidatures, c’est mathématique. Car au sein du tas de candidatures hommes, vous avez une perle. Mais au sein du tas de candidatures femmes, idem, puisque c’est la probabilité qui veut ça (le hasard).
        Dans la pratique, l’équilibre se fait naturellement : certains postes seront préférés par une majorité de femme, et vice-versa. Et une bonne moitié sera indifféremment préférée par les hommes ou les femmes, et là aussi, le hasard fera qu’il y aura à peu près autant d’hommes que de femmes.

        Bref, pour prendre Murphy à contre-pied : si vous cherchez la perle rare, vous la trouverez, où que vous la cherchiez. Ca va juste vous prendre un peu plus de temps (pas deux fois plus puisque vous gagnez de plus en plus de temps au fur et à mesure que vous avancez).
        Donc c’est un « investissement ». C’est comme prendre 5 minutes de plus pour bien tout vérifier. Ca prend un peu de temps en plus, mais au final ça vous fait gagner un temps monstre derrière car vous aurez fait un bon choix.

      • anini
        anini répond à pachin
        terrienne de souche !
        • Posté à 09h25 le 22/02/2010
        • Internaute 51759
          terrienne de souche !

        J’ai une solution pour les DRH ! Ils font un tri systématique , les femmes , on met leurs cv à la poubelle ,ça fait tout de suite moins de travail ! ....
        Je constate que tout de suite , il y a plus de réponses d’hommes qui défendent leur place que d’hommes qui admettent la place des femmes dans la société actuelle !
        Et par expérience , je peux vous dire que cet état d’esprit commence dès le plus jeune âge !
        Les petits garçons détestent que les filles aient de meilleures notes qu’eux et si vous voulez un peu les secouer ,faites des concours , vous verrez comme ils se démènent !
        La compétition , ça marche !

         
        • Thalie 54
          Thalie 54 répond à anini
          rêveuse
          • Posté à 16h27 le 22/02/2010
          • Internaute 81894
            rêveuse

          En effet.
          A l’époque de ma scolarité (c’est bien loin), j’ai fait partie de classes « pilotes ». Les filles étaient séparées des garçons... Trois ans après, abandon de ces classes : les garçons n’arrivaient pas à suivre le programme !

        1 autres commentaires
    • kevangel
      kevangel répond à Camille
      Chercheur
      • Posté à 10h56 le 22/02/2010
      • Expert 24356
        Chercheur

      Oui je crois que la clé est effectivement là. Il ne s’agit pas de dire que les femmes sont meilleures que les hommes ou inversement. Il s’agit de dire qu’élargir l’horizon de ses recrutements augmente forcément la qualité du recrutement. Et c’est là justement qu’est un gros problème francais. Le problème n’est pas seulement le genre, mais aussi l’origine sociale. Si les cadres étaient recrutés parmi toutes les origines sociales et non pas parmi les 10% de la classe moyenne supérieure, nos entreprises seraient bien plus performantes. C’est un argument très important si on veut mettre fin à l’élitisme de notre enseignement supérieur et mettre en place une vraie politique d’égalité des chances.

    • Hatamoto
      Hatamoto répond à Camille
      Vendeur de temps de cerveau (...)
      • Posté à 12h32 le 22/02/2010
      • Internaute 29766
        Vendeur de temps de cerveau (...)

      Encore faut-il avoir le choix ... Beaucoup de postes auront des candidatures quasi exclusivement masculines et vis versa.
      Pour avoir bosser chez la boite citée, dans l’informatique, il y a facilement 80% voire plus d’hommes dans cette branche. Mais il y a bien plus de 50% de femmes à des postes d’encadrement dans cette même branche.
      Est-ce ça la justice ?

  • jeanphilippeperez
    jeanphilippeperez
    consultant formateur
    • Posté à 00h02 le 22/02/2010
    • Internaute 106211
      consultant formateur

    c’est une étude du CNRS qui démontre ça !
    « La diversité des sexes apporte une diversité des systèmes de représentation des individus et donc des questionnements et des solutions différentes. »

    C’est complètement ça.

    Quand a la représentation de la femme qui « courbe l’échine » et dont parle notre marxiste de service, je pense qu’à un niveau de responsabilité trés élevé c’est souvent le contraire.

    L’entreprise s’enrichie de la diversité. C’est une évidence.

    • anini
      anini répond à jeanphilippeperez
      terrienne de souche !
      • Posté à 09h27 le 22/02/2010
      • Internaute 51759
        terrienne de souche !

      La femme qui occupe un poste important se démène deux fois plus pour conserver son poste !
      Courber l’échine est pour elle un suicide professionnel !

  • Saheyus
    Saheyus
    Nightfall, quietly it crept and (...)
    • Posté à 00h03 le 22/02/2010
    • Internaute 28231
      Nightfall, quietly it crept and (...)

    « Les femmes ont un comportement différent face au risque »

    Mais oui, et les chou-fleur rebondissent d’une façon différente face à une surface octogonale.

    Pourquoi a-t-on besoin d’aller chercher si loin une explication à la réussite d’entreprises plus féminisées ? Si l’on considère que les employeurs ont tendance à chercher les gens les plus compétents (ce qui n’est pas toujours le cas mais passons), n’est-il pas logique qu’en supprimant la moitié de la population de ses choix, on se retrouve, globalement, avec des gens qui répondent moins aux attentes de ceux qui les ont choisies ?

    Après, si le seul intérêt de la « féminisation de l’encadrement », bref de l’élite, c’est de rendre le capitalisme plus performant... bof, bof.
    Les femmes peuvent exploiter leurs semblables aussi bien que les hommes, je suis heureux de l’apprendre.

    • Guillemette Faure
      Guillemette Faure répond à Saheyus
      Journaliste
      • Posté à 00h10 le 22/02/2010
      • Internaute 34
        Journaliste

      « Les femmes ont un comportement différent face au risque ». Je me souviens effectivement d’une tribune (dans les Echos je crois) qui faisait valoir qu’il y avait peu de femmes parmi les champions de poker et considérait que si plus de banques avaient été dirigées par des femmes, elles n’auraient pas pris de pareils risques.

      Cela rejoint aussi le raisonnement des associations de micro-crédit qui prêtent très majoritairement aux femmes.

      • Saheyus
        Saheyus répond à Guillemette Faure
        Nightfall, quietly it crept and (...)
        • Posté à 00h26 le 22/02/2010
        • Internaute 28231
          Nightfall, quietly it crept and (...)

        Peut-être parce que, globalement, on a tendance à priver autant que possible les femmes de leur droit de décision, et que pour aimer le risque, il faut être habitué au pouvoir, et ne pas connaître de situation trop précaire.
        Dès lors, prenez quelqu’un, quel qu’il soit, que vous avez habitué toute sa vie à l’idée qu’il ne sera jamais un dirigeant. Puis cette personne, par la force des choses ou de son caractère, se retrouve à un poste de décision. Quel est le résultat logique ? Cette personne sera prudente, de peur de chuter immédiatement.

        Ce ne sont pas les femmes qui sont prudentes, ce sont les gens qui connaissent des situations inhabituelles ou précaires. Et, coïncidence, il se trouve que dans notre société les femmes sont généralement moins bien traitées que les hommes.
        Mais ce n’est qu’une généralité grossière, et ce n’est qu’un fait à un instant T dans un lieu donné. Cela n’a rien à voir avec une quelconque nature des femmes.

        Pour traduire la chose simplement, dire « Les femmes sont plus prudentes que les hommes, il faut donc embaucher des cadres femmes pour limiter les risques » revient à dire « Il faut embaucher des gens dont la position n’est pas assurée, est inhabituelle, car si vous n’embauchez que des gens qui croient que tout leur est dû, ils feront n’importe quoi ».
        Bref, ça revient à miser sur un statut social.

         
        • philae
          philae répond à Saheyus
          • Posté à 14h46 le 22/02/2010
          • Internaute 6251

          Sans doute avez vous raison en partie, mais il ne faut pas oublier que la majorité des femmes sont « intrinsèquement » prudentes de par la maternité qui les oblige à cette prudence !

          • Saheyus
            Saheyus répond à philae
            Nightfall, quietly it crept and (...)
            • Posté à 16h34 le 22/02/2010
            • Internaute 28231
              Nightfall, quietly it crept and (...)

            Je ne vois pas en quoi la maternité obligerait à la prudence ? Sauf pour la contraception, mais ça me semble totalement mineur. De plus, la société pourrait très bien faire en sorte que les hommes soient considérés comme uniques responsables de la grossesse d’une femme, ou que le père soit considéré comme seul responsable de l’enfant (il existe de nombreux modèles de sociétés différents à cet égard).

            Je parle ici uniquement de différences purement biologiques, pour ne pas dire génétiques. Je ne nie pas leur existence, mais je crois leur impact limité.

            • philae
              philae répond à Saheyus
              • Posté à 13h24 le 23/02/2010
              • Internaute 6251

              Vous ne voyez pas ? ? ? ? ?
              c’est pourtant pas difficile à comprendre, même pour un homme qui ne portera jamais la vie dans son ventre !

              Il est plus qu’évident que la maternité invite à la prudence, et il n’y a pas besoin d’être une femme pour comprendre ça !

              mais vous avez quel age ?

              « De plus, la société pourrait très bien faire en sorte que les hommes soient considérés comme uniques responsables de la grossesse d’une femme »

              mais avez vous seulement relu votre phrase avant de la poster ?
              un homme comme UNIQUE RESPONSABLE DE LA GROSSESSE D’UNE FEMME ? ? ? ? ? ? ?

              incroyable et pathétique, je ne pensais pas que sur terre, un homme puisse penser déposséder une femme de la responsabilité de sa grossesse ! ! !

              • Saheyus
                Saheyus répond à philae
                Nightfall, quietly it crept and (...)
                • Posté à 15h30 le 23/02/2010
                • Internaute 28231
                  Nightfall, quietly it crept and (...)

                « ncroyable et pathétique, je ne pensais pas que sur terre, un homme puisse penser déposséder une femme de la responsabilité de sa grossesse ! ! ! »

                Vous êtes un marrant, vous.
                Allez, prenons un exemple. Un viol. La femme est-elle responsable de sa grossesse ? Vous avez dix secondes pour répondre.

                Par ailleurs, notez qu’il y a deux siècles, on avait tendance à penser que les femmes avaient la totale responsabilité de leur grossesse, et qu’un homme qui avait mis une femme enceinte ne pouvait jamais rien avoir à se reprocher.

                Tout a déjà été pensé, et la moitié de ces pensées a déjà été appliqué à grande échelle. Allez dans une société polygynique, et dites-lui « Et si nous avions une société polyandrique... » On vous dira : « Mais c’est impensable ! ». Hors, des sociétés polyginiques ont déjà existé par le passé à travers le monde.
                Pas que ce soit bien ou mal, ce n’est pas le sujet de mon propos. C’est une possibilité, tout simplement.

                Autrement dit, considérer qu’une femme est responsable de sa grossesse, c’est un fait culturel, ça n’a rien de biologique. C’est une *pensée* ça peut être changé sans intervention physique.

                « Il est plus qu’évident que la maternité invite à la prudence, et il n’y a pas besoin d’être une femme pour comprendre ça ! »

                En quoi ? A cause des 3-4 mois où la femme doit se montrer un peu prudente dans ses mouvements si (et seulement si) elle veut que l’enfant s’en sorte bien ?
                Ah, c’est sûr que ça va changer votre vie. Je suis d’ailleurs persuadé que les filles de 10 ans sont déjà obsédées par cette pensée.

                • philae
                  philae répond à Saheyus
                  • Posté à 16h21 le 23/02/2010
                  • Internaute 6251

                  Définition de la polygynie :
                  Cas particulier de la polygamie, dans lequel un homme peut avoir plusieurs épouses
                  Larousse, Lien

                  et voilà toute votre argumentation démontée

                  de plus vous confondez grossesse et fécondation....... un homme peut être responsable d’une fécondation, mais surement pas d’une grossesse !

                  • Saheyus
                    Saheyus répond à philae
                    Nightfall, quietly it crept and (...)
                    • Posté à 16h26 le 23/02/2010
                    • Internaute 28231
                      Nightfall, quietly it crept and (...)

                    « Définition de la polygynie :
                    Cas particulier de la polygamie, dans lequel un homme peut avoir plusieurs épouses
                    Larousse, Lien

                    et voilà toute votre argumentation démontée »

                    Merci, je sais ce qu’est la polyginie. Et où voulez-vous en venir au juste ? Je l’ai utilisé dans ce sens dans mon post.

                    « de plus vous confondez grossesse et fécondation....... un homme peut être responsable d’une fécondation, mais surement pas d’une grossesse ! »

                    Ah, parce que la fécondation n’a aucun rapport avec la grossesse maintenant ? Moi qui croyais que l’un provoquait l’autre !
                    J’ai encore beaucoup à apprendre, décidément.

                    • philae
                      philae répond à Saheyus
                      • Posté à 17h05 le 23/02/2010
                      • Internaute 6251

                      il peut très bien y avoir fécondation, et pas de grossesse, donc un homme peut être responsable de la fécondation sans rien à voir avec la grossesse. D’ailleurs, certains ne s’en privent pas.

                      Je vous conseille de revoir les définitions de :
                      Polygynie
                      Polyandrie
                      Polygamie
                      Matriarcat
                      Patriarcat
                      Matrilinéaire
                      Patrilinéaire

                      • Saheyus
                        Saheyus répond à philae
                        Nightfall, quietly it crept and (...)
                        • Posté à 19h23 le 23/02/2010
                        • Internaute 28231
                          Nightfall, quietly it crept and (...)

                        Oh, taisez-vous. Je vous demande de me dire en quoi il y aurait contradiction dans mon discours sur la question de la polyginie (dont je connais très bien la définition, MERCI), et vous n’êtes pas fichu de le faire, c’est tout ce que je vois.

                        Et il peut y avoir grossesse sans fécondation, peut-être ? Ah, oui, c’est vrai, c’est possible : Par immaculée conception ou parthogénèse peut-être...
                        Bon, vous me direz, il y a bien la fécondation in vitro, qui peut enlever à l’homme toute responsabilité. Comme certaines situations peuvent enlever toute responsabilité à la femme, c’est bien ce que je dis. Dans certains cas, l’homme peut être seul responsable, dans certains cas, la femme peut être seule responsable.
                        Dans les faits, dans 99% des cas, la responsabilité est partagée. Mais certaines sociétés peuvent parfaitement nier cette responsabilité partagée, ce n’est qu’une question de choix.

                        Mais vous, qui dites que la grossesse devrait rendre les femmes prudentes, dites-moi donc en quoi la femme serait plus responsable que l’homme de sa grossesse ? Elle ne l’est ni plus ni moins, dans l’absolu, et si elle en subit les conséquences directes, et ça ne la rend pas plus ou moins responsable.
                        La responsabilité est contenue dans un acte, pas dans un état.

                        Et quand bien même ! Untel vous dira qu’on n’est pas responsable quand on est mineur, un autre vous dira qu’on n’est pas responsable parce que c’est Dieu qui décide, et un dernier vous dira que la responsabilité n’existe pas puisque nous ne somme que le produit de notre environnement (et que n’étant pas responsable de ce que nous sommes, nous ne pouvons être responsables de ce que nous faisons).
                        La responsabilité est un concept, et si demain une société décide que seuls sont responsables les hommes entre 27 et 42 ans portant des chaussettes jaunes et parlant Chinois, il seront de fait considérés comme responsables, et les autres non.

                        • philae
                          philae répond à Saheyus
                          • Posté à 14h21 le 24/02/2010
                          • Internaute 6251

                          « Oh, taisez-vous. Je vous demande de me dire “ ................

                          Je n’ai pas écris : ‘Et il peut y avoir grossesse sans fécondation’ mais l’inverse ! ‘il peut très bien y avoir fécondation, et pas de grossesse’, tout simplement parce qu’IL NE PEUT PAS Y AVOIR DE GROSSESSE SANS FÉCONDATION

                          ‘Par immaculée conception ou parthogénèse peut-être’ : je pensais plutôt aux fausses couches ou avortements. En passant, je vous informe que le mot parthogénèse n’existe pas ! il s’agit de la parthénogenèse......

                          ‘dites-moi donc en quoi la femme serait plus responsable que l’homme de sa grossesse : mais tout simplement parce qu’elle le porte ! ! ! ! c’est pas compliqué à comprendre ! ! ! CHEZ LES POULES ON APPELLE ÇÀ COUVER
                          si une femme veut porter sa grossesse à son terme, elle a plutôt intérêt à être prudente ! ! ! bien s’alimenter, ne pas faire de sport trop brusque, etc etc etc... pourquoi voulez vous lui enlever cette part de responsabilité ? qui n’est pas opposé à celle d’un père, mais qui est différente ? ET QU’ON APPELLE AUSSI PORTER UNE GROSSESSE A SON TERME’

                          bon, et là dessus, j’arrête car vous manquez trop de rigueur intellectuelle

                          • Saheyus
                            Saheyus répond à philae
                            Nightfall, quietly it crept and (...)
                            • Posté à 15h16 le 24/02/2010
                            • Internaute 28231
                              Nightfall, quietly it crept and (...)

                            « mais tout simplement parce qu’elle le porte ! ! ! ! c’est pas compliqué à comprendre ! ! ! »

                            Encore une fois, vous confondez la responsabilité et l’état.
                            Faisons un parallèle : un individu handicapé est-il responsable de son handicap ?

                            Deux possibilités :
                            - Soit il n’est pas à l’origine de son handicap (par exemple pour un handicap de naissance), auquel cas sa responsabilité dans son handicap est nulle.
                            - Soit il est à l’origine de son handicap, par exemple suite à une conduite à risque, auquel cas sa responsabilité peut être plus ou moins élevée.

                            Seulement, de quoi est-il responsable au juste, dans ce deuxième cas ? De son handicap ? Ou plutôt de la conduite qui a provoqué ce handicap ? La seconde hypothèse est plus exacte, même si elle induit logiquement la première.
                            Pour une femme enceinte, on verra, plus ou moins de la même façon, trois cas :
                            - La fécondation a eu lieu contre sa volonté (par un viol par exemple), auquel cas sa responsabilité dans l’acte lui-même est nulle. Après, comme il existe des moyens d’interrompre la grossesse, il peut y avoir une reprise de contrôle, par un avortement. Cependant, pour qu’il y ait avortement, il doit d’abord y avoir grossesse. La responsabilité de la femme pour l’acte est donc nulle, pour la grossesse aussi, et pour le terme de la grossesse (à savoir la naissance) pourra être totale ou quasi-nulle (selon les lois du pays, notamment).
                            - Si la fécondation a lieu, comme c’est normalement le cas, d’un commun accord entre l’homme et la femme, alors la responsabilité est partagée. Considérant qu’il existe des moyens de contraception comme la pillule du lendemain, la femme peut reprendre du contrôle avant même la grossesse ; de ce point de vue là on peut considérer que la responsabilité de la grossesse est plus importante pour la femme que pour l’homme, mais c’est déjà un fait de société (il faut pouvoir se procurer les moyens, il faut que ce moyen existe). Ensuite, la femme peut acquérir encore plus de contrôle sur la dernière étape, celle de la naissance, en choisissant ou non d’avorter. Après, on en revient encore à un fait de société. Certains compagnons s’arrogent le droit de décider de l’opportunité ou non d’un avortement.
                            - Enfin, si la femme utilise la fécondation in vitro, elle peut exclure partiellement, ou complètement, l’homme de la responsabilité. On en reviendra à la partie plus haut pour ce que ça implique en termes de société.

                            Conclusion : Une femme peut être responsable d’une fécondation (autant que l’homme, totalement ou pas du tout selon la situation), mais elle n’est pas responsable de sa grossesse. Elle est responsable de l’arrivée à terme de cette grossesse, comme vous avez (enfin) fini par le dire.
                            Mais ça n’a rien à voir. Pour en revenir à mon exemple, c’est comme si vous disiez qu’un individu est responsable de son handicap parce qu’il ne l’a pas (ou pas encore) fait soigner. Non, il est responsable de ne pas l’avoir soigné, c’est tout, et c’est complètement différent.

                            Cependant, je crois qu’on utilise le terme responsable dans deux sens différents. Vous l’utilisez pour dire que la personne responsable est celle qui décide, je l’utilise pour dire que la personne responsable est celle qui est considérée comme moralement responsable de la situation (celui dont c’est « la faute », ou « le mérite »).
                            Mais dans un cas comme dans l’autre, ça ne change rien à mon propos. Il peut parfaitement y avoir une société où la femme décide seule de l’arrivée à terme ou non de la grossesse, et une autre où l’homme en décide seul. Et il peut parfaitement y avoir une société où la femme est considérée comme seule « fautive » de la grossesse, et une autre où l’homme serait considérée comme seul « fautif ».
                            Ce n’est qu’une question de culture.

                            « j’arrête car vous manquez trop de rigueur intellectuelle »

                            Mouahahahah !
                            Elle est forte, celle-là, Monsieur Points-d’exclamation-et-majuscules. Vous me la copierez cent fois.

                            « En passant, je vous informe que le mot parthogénèse n’existe pas ! »

                            En effet, j’ai tapé trop vite.

        • LienRag
          LienRag répond à Saheyus
          • Posté à 18h48 le 25/02/2010
          • Internaute 34767

          Cela n’a rien à voir avec une quelconque nature des femmes.
          Il ne faut pas confondre nature et culture... à partir du moment où l’on reconnaît l’existence d’une culture patriarcale, il faut envisager qu’en réponse une culture subalterne spécifique soit créée et entretenue.

          • Saheyus
            Saheyus répond à LienRag
            Nightfall, quietly it crept and (...)
            • Posté à 18h54 le 25/02/2010
            • Internaute 28231
              Nightfall, quietly it crept and (...)

            « à partir du moment où l’on reconnaît l’existence d’une culture patriarcale, il faut envisager qu’en réponse une culture subalterne spécifique soit créée et entretenue. »

            Alors, si j’ai bien compris, vous voulez qu’on réponde à une inégalité par une autre inégalité de même ampleur ?
            C’est du joli.

            Il serait beaucoup plus sain d’abolir l’inégalité en question. Ce n’est pas par un crime second que l’on peut réparer un crime premier.

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