a debattre 06/11/2007 à 13h56

Double meurtre de Pau : Romain Dupuy au tribunal mercredi

Nathalie Gathié | Journaliste

Mercredi, Romain Dupuy, 23 ans, quittera l’Unité pour malades difficiles de l’hôpital psychiatrique de Cadillac, en Gironde. L’après-midi même, l’auteur présumé des meurtres d’une infirmière et d’une aide-soignante paloises en décembre 2004, comparaîtra face aux magistrats de la chambre d’instruction de la cour d’appel de Pau.

A charge pour eux de confirmer ou d’annuler le « non-lieu psychiatrique » prononcé envers ce jeune schizophrène le 28 août. Quatre jours plus tôt, lors d’une visite au pays basque, Nicolas Sarkozy avait pris quelque liberté avec l’indépendance de la justice, en envisageant « de faire évoluer la loi pour qu’un procès puisse avoir lieu, y compris en cas d’irresponsabilité ».

Et d’évoquer très précisément les faits reprochés à Romain Dupuy, en prévenant : « Je ne suis pas sûr que le mot non-lieu soit compréhensible pour un mari dont on a égorgé l’épouse ou pour une femme dont on a décapité la soeur. » Si ces sarkozystes pressions n’ont pas eu d’effet sur le juge d’instruction, les familles des deux victimes, elles, ont fait appel de ce non-lieu.

Amené au tribunal par des policiers, encadré à l’audience par des infirmiers

Le parquet de Pau a alors sollicité le médecin en charge de Romain Dupuy à Cadillac,pour savoir si son état permettait sa présence à l’audience, qui s’achèvera le 9 novembre. Réponse positive, le temps d’« une demi-journée », est-il précisé.

C’est sous escorte policière que Romain Dupuy, interné d’office à Cadillac depuis sa mise en examen en janvier 2005 pour « meurtres sur professionnels de santé », rejoindra le tribunal. Mais dans le prétoire, ce sont deux infirmiers qui encadreront celui dont l’abolition du discernement au moment des faits a été établie par huit des neuf experts requis lors de l’instruction. Le neuvième évoquant lui une simple altération de sa raison.

« Il ne faut pas s’y tromper, c’est la voix d’un malade, fût-il stabilisé par les médicaments, qui résonnera dans la salle d’audience », souligne Christian Saint-Palais, son avocat. Il ajoute :

« Nous sommes là dans une procédure d’appel normale. Il ne s’agira pas lors de ces trois jours de juger mon client, mais d’examiner la réalité de son irresponsabilité pénale. Et ce, sur la base des expertises judiciaires, qui occuperont l’essentiel des débats. »

« Les temps ne sont plus à exhiber les fous ! “

Des débats dont Christian Saint-Palais regrette ‘le caractère très probablement public’ :

‘A la demande des parties civiles qui, elles, seront dans le prétoire, la cour d’appel de Pau a prévu une retransmission vidéo dans une salle annexe. J’espère pouvoir m’opposer à cette publicité car, encore une fois, il s’agit d’un malade mental. Les temps ne sont plus à exhiber les fous ! .

Fou justement, Romain Dupuy n’a plus l’air de l’être grâce aux traitements qui lui sont administrés’, poursuit son avocat. :

‘Il n’a ni les attributs ni les propos d’un monstre, c’est pourquoi il est important que cette audience soit conduite par des professionnels de la justice : il faut avoir la formation et la disponibilité intellectuelle pour se mettre à bonne distance, et concevoir que ce garçon-là est psychotique et peut, en situation de crise, perdre tout sens commun.’

Autrement dit, il est préférable que l’émotion, ces temps-ci très en vogue, soit contenue hors des murs de la chambre d’instruction. Christian Saint-Palais insiste :

‘Ces trois jours d’audience peuvent avoir des vertus s’ils sont pédagogiques et écartent la tentation de juger mon client. La justice n’est pas thérapeutique : sa vocation est de sanctionner les troubles causés à la société et non d’accompagner les victimes dans leur travail de deuil.’

‘La schizophrénie de Romain l’empêche d’exprimer l’once d’un regret’

Un point de vue rejoint par l’Union syndicale des magistrats, le Syndicat de la magistrature ou encore l’Association nationale des psychiatres hospitaliers experts judiciaires, qui rappelle que ‘depuis l’Antiquité, les malades mentaux ne relèvent pas de la sanction pénale’. Christian Saint-Palais enfonce le clou :

‘Vouloir juger Romain serait inepte, c’est un malade dont les propos n’aideront en rien à la résolution de l’affaire, pas plus qu’ils n’apaiseront les familles : sa schizophrénie l’empêche d’exprimer l’once d’un regret.’

Reste l’air du temps politique et son corollaire, l’opinion publique. Le ‘non-lieu psychiatrique’ de Romain Dupuy a renforcé la ‘victimite aigüe’ du gouvernement. Nicolas Sarkozy y a réagi en confiant à Rachida Dati une mission de réflexion sur ‘la mise en place d’une audience spécifique pour les prévenus reconnus irresponsables’.

Le 9 octobre, alors qu’elle recevait des associations de victimes à la Chancellerie, la Garde des Sceaux a annoncé la prochaine émergence d’un procès particulier ‘pour les personnes atteintes de troubles psychiques’ :

‘Pour ceux qui ont perdu un proche dans des circonstances dramatiques, pour ceux qui ont souffert dans leur chair, l’annonce du mot non-lieu’ au tribunal est une cruauté de plus.”

Les associations de victime plaident pour une réforme de la procédure

Si le non-lieu de Romain Dupuy est confirmé, comparaîtra-t-il face à cette nouvelle instance ? Dans l’hypothèse d’une annulation, sera-t-il jugé aux assises ? A ce jour, l’article 122.1 du code pénal protège les malades mentaux de toute comparution pénale, mais les associations de victimes plaident activement pour sa réforme. Et ont l’oreille du gouvernement. L’avocate Françoise Cotta a confié à Politis :

“Le Président est prêt à tout pour aller dans le sens de ce qu’il pense être la volonté populaire. D’après lui, il faut juger le malade mental quelle que soit sa compréhension de la situation pour rassurer sa victime. Cela veut dire que la justice n’est plus là pour faire la justice mais pour servir de psychanalyse.”

Le 24 septembre, dans l’émission Complément d’enquête sur France 2, Marie-Claire Dupuy, la mère de Romain, déplorait que l’audience qui va s’ouvrir soit publique :

“Peut-être s’attend-on à voir un monstre, ce qu’il n’est pas. C’est un beau jeune homme qui est schizophrène et qui a été abandonné. Personne ne voulait entendre parler de lui, et aujourd’hui on exhibe le fou.”

Si elle “comprend la souffrance des familles”, Marie-Claire Dupuy ne “croit pas qu’un procès ou un succédané de procès puisse avoir l’effet cathartique, dont on parle” :

“La justice est conçue pour dire la loi, pas pour être au services des victimes. Les victimes, il faut les accompagner, le travail de deuil n’appartient pas à une catégorie de personnes : j’ai moi aussi un travail de deuil à faire. Tout ce chemin vers la résilience se fait avec des professionnels, pas dans une salle de tribunal.”

Lire aussi : Sarkozy veut juger les fous, les magistrats s’insurgent
Lire aussi : Pourquoi le système judiciaire refuse de juger les fous

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  • Anonyme

    Les fous sont jugés : ils sont jugés fous par les expertises psychiatriques. Leur peine et celle de leurs proches, outre celle de leurs victimes est immense. Gardons dignité et humanité parmi les effets de la folie, ne cédons pas à la maladie de la vengeance qui n’est pas la justice. CT

    • Anonyme

      si vous avez assisté à ces auditions vous auriez compris que c’est pas le malade qui a tué mais le drogué. Apres une rupture amoureuse, il y a quelques années, il s’est mis à se droguer massivement. là, il avait réduit mais bon, il n’en est pas moins un gros consommateur. il consommait 10 joints par jours minimum et avant de passer à l’acte il en a fumé deux pour se donner du courage. Dans quel état était-il à votre avis avec ce qu’il avait dans le sang ? Il avait acheté pour 150 euros de drogue la veille, de substances qui sont psycho-actives. Qui ne connait pas les effets de prises massives et régulières de drogue à long terme ? N’est-il pas responsable de son comportement agressif, de la modification de la persécution qu’il a de l’extérieur ? D’être devenu insociable ? Des hallucinations si elles ont bien existé ? 1 drogué sur 5 développe des maladies mentales, comme la schizophrénie. Mais ces gros drogués sont impliqués par leur propre toxicomanie. Pour moi, Romain Dupuy, et il y a de multiples preuves, est conscient des conséquences de ces actes. A de multiples fois il s’est caché pour éviter d’être pris ( avant de passer à l’acte et après). Alors comment peut il être totalement inconscient de l’acte aux moments des faits et être conscient qu’il risquait la prison.les psy qui l’ont vu en premiers n’ont pas entendu d’idées d’extraterrestres, Bizarre, non ? La parano dt il faisait preuve après avoir tiré sur des flics était logique : il avait assassiné deux personnes et encourait la perpétuité. Je pense que l’avocat général a travaillé avec la défense pour arriver à convaincre qu’il était totalement irresponsable. Mais cette audience ne me paraissait pas neutre et honteusement dejà jouée. La vérité sera enfouie par de la lâcheté.
      Vous ne connaissez du dossier que ce que les médias vous ont apporté. Attention au coté spectaculaire qui grossit volontairement tout. L’acte est fou et tous les type de criminels le sont aussi, pourtant, le psychopathe, le serial killer, le pédophile pris par une pulsion incontrôlable, tout ce beau monde va en prison. Pour moi, Romain Dupuy est un psychopathe averti des failles de la psychiatrie. Il veut éviter la pertet. et préfère qq mois (6) d’internement en hôpital psychiatrique. A Cadiallac, il a vu des malades assassins sortir au bout de 6 mois, il a compris la recette. Pas si fou ! ! ! ! ! ! ! !

      • Anonyme

        vraiment excellent, si c’était mon fils je serai rassurée qu’il soit enfermé de façon à n’avoir plus la possibilité de recommencer. Et bien sûr la réponse est la même si les victimes auraient été une de mes filles. Alors pour moi pas de doute il est pas si fou que ça ! ! ! !

  • Anonyme

    Avec ce genre de nouvelle, j’ai la sale impression de reculer de plusieurs siècles d’un coup.
    A quand le retour des jeux du cirque ? Ah pardon, où avais-je la tête, c’est déjà fait avec la télé réalité et autres émissions douteuses mettant en scène des particulier avides de .. ( de quoi au fait ?)

    Plus sérieusement, je compatis à la douleur des familles des victimes, mais elles se trompent de route pour faire leur deuil. A moins que dans leur idée, les psy, ce soit pour les fous. ( ce que pense encore une partie de la population, à mon grand regret. )

    Ce jeune homme, ça n’est pas sa faute. Ben non. En revanche, que dire d’un état qui coupe les crédit aux institutions psychiatriques, les force à travailler avec 2 bouts de ficelle, avec des équipes réduites, des locaux inadaptés, donc mal, forcément mal, et de ce fait ne pouvant pas correctement pas prendre en charge les personnes dont ça n’est pas la faute.

    Le problème pour moi est du côté de l’état, pas des gens comme Romain, ni des personnes censées les soigner qui la plupart du temps, font ce qu’ils peuvent avec pas grand chose.

    Qu’en pensez-vous ?

    DelphineD

    • Anonyme

      Je suis assez d’accord avec vous sur la responsabilité de l’Etat.

      Ce qui me trouble, c’est que les familles des victimes, qui rappelons-le personnels hospitalier en psychiatrie, devraient savoir (un peu) ce qu’est cette maladie qu’est la schizophrénie, non ?

      Je comprends tout à fait leur peine, leur désarroi, mais ils ne devraient pas vouloir qu’on juge un malade. Ce serait comme de juger quelqu’un qui ne se savait pas tuberculeux pour avoir toussé devant vous et vous avoir contaminé (ne parlons pas des cas de transmission de Sida en connaissance de cause qui ont été jugés il y a quelque temps, c’est un peu différent).

    • Anonyme

      Ce que j’en pense, chère Delphine, c’est que la situation est d’une ironie qui confine à l’humour noir. Quand l’Etat dénonce les insuffisances d’une institution, alors qu’il en est en partie responsable et ne fait rien pour y pallier, son attitude porte un nom : ça s’appelle de la schizophrénie.
      Bien à vous,

      Thomas GREDAT

      • Anonyme

        lefred thouron dans le canard enchainé : comment juger un irresponsable ? le faire juger par des juges fous.

         
        • Servais-Jean
          • Posté à 02h44 le 07/11/2007
          • Internaute 4591
            43

          Des juges fous ? Lacan en avait trouvé un en Allemagne : Le Président Schreber.Mais il n’était que Président d’un tribunal,Lui.

          Pour en revenir au sujet,le malade en question est soigné à Cadillac et il est,selon toute probabilité,correctement soigné donc bourré de neuroleptyques et de correcteurs.

          Les « victimes » en le voyant ou en l’entendant se trouveront face à quelqu’un de « normal » sauf s’il a été « shooté » avant sa comparution ce que je lui souhaite parceque si tel n’est pas le cas,l’enfer s’ouvre devant lui.

          Sarkozy en croyant bien faire va obliger la société française,magistrature et législateur compris, à refaire le chemin parcouru depuis deux cents ans et ce n’est pas Rachida Dati qui sera capable,si elle est consciente du problème posé,de le faire changer d’avis.

          Le signal de ces dérives avait été donné lorsque le futur président avait parlé de gène du pédophile.Il est clair que Sarkozy a manqué beaucoup d’épisodes du film où nous (les français) jouons.

        1 autres commentaires
      • Anonyme

        Cher Thomas Gredat,
        Ce débat illustre bien à propos que nous souffrons tous d’une manière ou d’une autre de phénomènes de dédoublement de la personnalité.
        Ne voilà-t-il pas, alors même que que vous développez une fois de plus autour de thème toute la logique et la sensibilité que nous apprécions tant sur ce site, qu’un sous-off primaire vient vous jeter au visage sans le moindre ménagement un passé de guerrier et de baroudeur que vous tentez à tout prix d’occulter.
        Troublant, n’est-ce pas ?
        Bien cordialement,
        Guy M.

    • Anonyme

      Tout à fait d’accord.
      Le rôle de l’État n’est pas d’opter pour une cécité instinctive devant la maladie mentale, mais d’agir : - pour mettre la société à l’abri des crises de schizophrénie qui peuvent être meurtrières ; - pour financer convenablement les soins aux malades, qui vont de l’hospitalisation à la réinsertion, en passant par un suivi de chaque malade dans son cheminement vers une vie sociale apaisée ; - pour une prévention de la maladie dans un environnement social tolérant et soucieux de la personnalité de chacun... mais ça, c’est une autre histoire, car elle concerne les fondements-mêmes de notre société, et, si l’on en juge par la progression exponentielle de la maladie mentale, ça n’est pas prêt de s’arranger.
      Tant que l’on ne s’attaquera pas courageusement à ces trois problèmes, en continuant à jouer les autruches, il y aura des crimes, tous plus scandaleux les uns que les autres. Et si M. Sarkozy veut juger équitablement ces criminels, il faudra juger toute la chaîne des responsabilités, à commencer par celle de l’État

  • Anonyme

    je suis en total accord avec cette analyse.

  • Anonyme

    Ou : comment on entretient les familles des victimes dans leur souffance en la flattant et en exaltant leur statut de victimes, au lieu de les aider à surmonter l’épreuve qu’ils ont subie.
    Le travail de la justice est de dire : il y a eu préjudice, ceux qui l’ont subi doivent obtenir réparation par la sanction de l’auteur ; celle-ci doit être en proportion avec le méfait et le degré de responsabilité du malfaiteur.
    Si l’état psychique de Romain Dupuy l’empêche d’éprouver et d’exprimer des regrets, pourquoi infliger aux familles des victimes l’épreuve d’une confrontation dont il ne ressortira nulle parole d’apaisement ? Qui a parlé de « cruauté de plus » ?
    La justice, par définition, doit être impartiale pour être équitable. Elle ne doit prendre aucun parti, fût-ce celui des victimes. Si elle prend une sanction partisane, elle devient la vengeance. Elle exerce des représailles au nom d’un camp, au détriment d’un autre. Elle cesse ainsi d’être la même pour tous, et n’a plus aucune légitimité.
    Détestable dérive initiée par un personnage dont l’indécence n’est plus à prouver. Nicolas Sarkozy a ici une attitude nauséabonde, en encourageant les fureurs partisanes au lieu d’imposer la sérénité de la justice. Ce n’est pas moi qui insulte le chef de l’Etat, c’est lui qui insulte la justice et les justiciables.
    D’ailleurs, désolé pour son amour-propre, mais ce qu’il a dit, je l’ai entendu à la radio, c’est : « une soeur dont on a décapité la soeur ».
    Quand on ne se contrôle pas, on n’est pas à même de rendre la justice.

    Thomas GREDAT

    • Anonyme

      Vous délirez, vous avez fumé ? Allez prendre une douche froide ! Impliquer Sarko dans cette affaire, c’est de la démagogie de bas étage. Le président aurait été fautif (selon votre vocabulaire « nauséabond ») d’avoir exprimé sa compassion à l’égard de la victime. Votre dogmatisme vous aveugle, c’est vous qui inspirez la nausée !

      • Anonyme

        Je n’implique pas Sarkozy dans cette affaire, pour la simple raison qu’il a été assez grand, si j’ose dire, pour s’y impliquer tout seul. Quand on est chef de l’Etat, on ne jette pas un accusé en pâture à la vindicte sous couvert d’exprimer sa compassion aux victimes. Imaginez-vous De Gaulle hurlant avec les loups ?
        Sarkozy aurait dû recevoir ces personnes après le jugement, quand la justice aurait rendu son verdict. Et non, comme il l’a fait, avant, attisant ainsi les passions, dans la foulée du viol du petit Enis, comme par hasard. Oui, cette façon d’exploiter des sentiments de vengeance est nauséabonde. Et j’ajoute : irresponsable. Comment un chef de l’Etat peut-il substituer la vengeance, qui est un excès commis par quelques-uns, à la justice, qui est l’affaire de tous ?
        Si le fait que j’essaie de tenir un discours de raison vous fait gerber, allez-y, ne vous gênez pas. Quant au « dogmatisme », consiste-t-il à s’inquiéter de voir le chef de l’Etat sortir de son rôle et troubler l’impartialité de la justice ? Ou à le soutenir aveuglément, même dans ses errements ?

        T. G.

         
        • Anonyme

          C’est votre propos qui est nauséabond. Vous vous complaisez dans votre démagogie répugnante et ce rôle de bouffon de la gauche qui est le vôtre sur ce site. Dans votre pitoyable suffisance vous n’avez plus le moindre fond d’humanité ni un minimum de compassion pour la victime. Je vous plains.

          • Anonyme

            au C.A. de 20h17,
            au lieu de dire n’importe quoi, essayez de comprendre ce qu’ecrit thomas Gredat. le « moindre fond d’humanite » comme vous dites est certainement plus present chez ceux qui considerent qu’une personne irresponsable ne doit pas etre jugee, mais soignee. vous vous laissez berner par ce discours actuel qui consiste a dire « grace au proces et a la punition qui l’accompagne, les victimes feront leur deuil » . c’est totalement absurde ! ! imaginez, un de vos proches meurt d’un cacer. fauut il faire un proces au cancerologue qui soignait cette personne pour faire le deuil de votre proche ? ? ! !
            en tous cas, j’approuve totalement les propos thomas ainsi que le contenu de l’article, en particulier cette phrase de l’avocat de romain :
            « Ces trois jours d’audience peuvent avoir des vertus s’ils sont pédagogiques et écartent la tentation de juger mon client. La justice n’est pas thérapeutique : sa vocation est de sanctionner les troubles causés à la société et non d’accompagner les victimes dans leur travail de deuil. »

            Alain pacifique

            • zorbeck
              • Posté à 21h35 le 06/11/2007
              • Internaute 9110

              « une personne irresponsable ne doit pas etre jugee ».
              Faux ! Toute personne est responsable de ses actes. Si ce n’est pas le cas, la vie en société n’est pas possible. Point barre.

              • Anonyme répond à zorbeck

                Et bien vous devez ignorer ce qu’est la folie : une maladie .Et non, un fou n’est pas responsable de ses actes, sinon il ne serait pas fou.Le propre de la folie , c’est de ne pas pouvoir répondre de ses actes.Quant à la prise en charge d’un psychotique, c’est un parcours du combattant souvent perdu d’avance.Les familles sont très seules et se débrouillent comme elles peuvent avec très peu d’aide et d’informations.Quant aux places dans des établissements spécialisés,il n’y en a pas ou si peu. Un malade ne peut effectivement pas vivre en société s’il ne bénéficie pas de soins appropriés. La société doit s’occuper de ce problème au lieu de vouloir des procès inutiles.
                Au lieu d’écrire bêtement « point barre », allez à la rencontre des familles et des malades, vous comprendrez peut-être que la détresse et les victimes ne sont pas que d’un côté et que l’intolérance n’est pas de mise dans ce domaine.

              • Anonyme répond à zorbeck

                à Zorbek. Vous avez tort. Il y a des personnes irresponsables, vous en croisez tous les jours, porteurs de cette maladie mentale et ni soigné, ni suivi, ni pris en charge. Les responsables « irresponsables » ce sont ceux qui il y a quelques années ont décidé de fermer des services psys dans de nombreux hôpitaux sans mettre en place, avant de prendre la décision, des secteurs de remplacement et en coupant la presque totalité des crédits de ceux qui existaient. Suzb.

              • Ferdinand.Bardamu
                • Posté à 18h24 le 07/11/2007
                • Internaute 2975

                Vous êtes donc responsable de ce que vous dites et je vous plains. Plaise à dieu que vous releviez, vous aussi de la psychanalyse, ce que je pense.

          • Alexad
            • Posté à 01h53 le 07/11/2007
            • Internaute 8145

            Vous semblez n’avoir aucune connaissance de ce que sont le droit et la justice, au sein de la cité.
            Vous opposez vengeance à justice et vous vous permettez de porter des jugements de valeur sur des personnes qui réfléchissent avant de penser.
            Tentez l’exercice !

            • Alexad
              Alexad répond à Alexad
              • Posté à 01h55 le 07/11/2007
              • Internaute 8145

              A 20h17 bien entendu.

          • Anonyme

            Vous avez raison de me plaindre : c’est dur de voir le chef de son pays exploiter sans vergogne, et sans compassion aucune, la douleur des victimes, et remettre en question l’action de la justice.
            Vous n’êtes pas le premier à m’insulter sur ce site en raison de mes seules opinions, ce qui en dit long sur votre propre humanité.
            Il m’est difficile d’avoir de la compassion pour « la » victime, vu qu’elles sont deux. Ces personnes ne méritaient pas ce qui leur est arrivé, et leurs proches ne méritaient pas non plus cette terrible épreuve. Savez-vous pourquoi ? Parce que personne ne mérite ça, et que même à vous, avec qui j’ai ce petit échange un peu vif, je ne souhaite de vivre une chose pareille.
            Et Romain Dupuy ne méritait pas d’être en proie à des souffrances psychiques qui l’ont poussé à tuer, alors que la surveillance autour de lui s’était relâchée.
            Si vous tuez froidement, en connaissance de cause, vous devez en répondre devant la justice, vous devez affronter le regard des proches, et vous leur devez la vérité. Si vous êtes fou, quelle vérité leur apporterez-vous ? Quels regrets pourrez-vous leur exprimer afin de les aider dans leur travail de deuil ? Les familles des victimes de Romain Dupuy verront tout à l’heure l’assassin de leurs proches, et leur douleur sera plus vive encore, parce qu’elles n’ont rien à attendre de cette confrontation qui ne les éclairera pas. Elles vont donc supporter une épreuve inutile. Comment s’appelle le fait d’infliger à un innocent une souffrance inutile ? Il me semble que cela s’appelle la cruauté.
            Merci à Alain et à Alexad, qui réfléchissent avant de parler, et qui s’efforcent de garder les pieds sur terre. Ils sont dans l’esprit de justice.

            T. G.

            • Anonyme

              Votre réponse est carrément abjecte et témoigne du caractère de son auteur : un personnage falot qui se prête de bonne grâce au rôle de brebis bêlante au sein du troupeau.

              • Anonyme

                Plutôt bêler avec le troupeau que hurler avec les loups.
                Vous dites que je suis « abject », sans répondre sur le fond, sans le prouver, sans même le démontrer. L’abjection consiste-t-elle à refuser un discours de haine ? Et c’est vous qui me dites « dogmatique » ? Et c’est vous qui me plaignez ?
                Je ne vous souhaite toujours pas de souffrir comme les familles des victimes de Romain Dupuy.
                « La vérité appartient à ceux qui la cherchent, non à ceux qui croient l’avoir trouvée » (Condorcet).

                T. G.

                • Anonyme

                  « Heureux les simples d’esprit car le royaume des cieux leur appartient » conviendrait mieux à vous décrire à mon avis.

                  • Anonyme

                    C’est en vain que vous cherchez à me provoquer pour m’énerver et me faire quitter le terrain de l’argumentation. Ce qui tend à prouver que vous n’avez aucun argument à m’opposer.
                    Puisque vous aimez les paroles évangéliques, je vous conseille d’enlever la poutre qui est dans votre oeil, avant de vous soucier de la paille que vous supposez dans le mien.

                    T. G.

                • Anonyme

                  Vous souffrez de cette extraordinaire carence mentale qui porte l’extrême gauche à inverser l’échelle des valeurs morales : les agresseurs deviennent des victimes (d’une société injuste, de Sarko etc.) et les victimes sont des coupables qui s’ignorent (d’appartenir au « système » ou de ne l’avoir pas combattu). Oui, je vous plains et je crains pour l’avenir de notre pays face à la menace d’une telle idéologie.

                  • Anonyme

                    Où voyez-vous que j’inverse les rôles ? Où ai-je fait des victimes de Romain Dupuy et de leurs proches des coupables ? Citez, je vous prie, vous serez plus convaincant.
                    Si je voulais commettre un amalgame semblable au vôtre, je vous répondrais que votre rhétorique, à base de sophismes et de mélanges, me rappelle celle de l’extrême-droite. Mais, ne vous connaissant pas, je ne me permettrai pas de préjuger de vos opinions politiques. Contrairement à vous, à qui quelques lignes suffisent pour me classer à l’extrême-gauche.
                    Il y a des gens avec qui il suffit de ne pas être d’accord pour être à gauche. En faites-vous partie ?
                    Au fait : pourquoi persistez-vous, alors qu’il est évident que nous n’avons pas grand’chose à nous dire ?
                    Le terrain glisserait-il vers la politique ? Oublieriez-vous les victimes de Romain Dupuy, que vous prétendez défendre ? Où est votre compassion pour elles ? Quels mots avez-vous pour parler de leur souffrance ? De leur désarroi ? D’une douleur qui demande justice ?

                    T. G.

                    • Anonyme

                      Ne comptez pas sur moi pour laisser le dernier mot à votre rhétorique répugnante. Vous ne savez pas encore à qui vous avez affaire.

                      • Anonyme

                        Arrêtez ! J’ai peur !
                        L’intimidation, maintenant ? De mieux en mieux...
                        Je ne veux pas être médisant, mais elle aussi fait partie des méthodes de l’extrême-droite.
                        Je constate une fois de plus que les victimes, au sort desquelles vous prétendez compatir, sont le cadet de vos soucis, et ne font que vous servir de prétexte.
                        Par conséquent, vous avez raison de parler d’abjection et de répugnance : on reconnaît la parole d’expert.
                        Merci, donc, de m’avoir mieux montré à qui j’avais affaire. Vous m’avez suffisamment éclairé sur votre nature.
                        Vous voulez le dernier mot ? Je vous le laisse.

                        T. G.

                        • Anonyme

                          Caporal G., au rapport !
                          C’est l’adjudant B., votre supérieur au « 3 ». Je suis passé major depuis. Je vous ai bien eu, hein ? Je vous en fait faire des pompes dans la cour de la caserne Laperrine. Faut dire que vous n’étiez pas très doué pour une carrière chez les marsouins ou chez les paras. Mentalement non plus : déjà à l’époque on se disait que vous aviez de drôles d’idées. Mais là, vous m’en bouchez un coin. Des gauchistes au « 3 », on en a jamais eus. C’est vraiment désolant de vous voir atterrir dans un tel milieu. Vous feriez mieux d’écrire sur le site des anciens du « 3 » et de rejoindre l’Amicale des anciens pour resserrer les liens de camaraderie et de solidarité avec vos camarades ayant servi dans les Troupes de Marine. C’est J.M. qui m’a conseillé de venir voir sur ce site en me disant qu’il y avait un ancien cabot du « 3 » en difficulté qui s’y exprimait. On vous attend fraternellement à l’Amicale.

                          • Anonyme

                            Si c’est bien vous à qui je pense, je vous ai connu sergent-chef. Oui, vous m’en avez fait baver, mais je ne vous en veux plus, il y a prescription.
                            Vous avez raison : je n’étais pas doué. Ce n’est pas moi qui ai voulu venir. Nous avons chacun fait notre vie, la mienne n’était pas à l’armée.
                            Vous m’avez bien eu, en effet. Je ne retire pas ce que j’ai dit, mais en souvenir du « bon vieux temps », je n’ai pas envie de polémiquer avec vous. Vous savez ce que je pense, vous avez vos propres idées. Sans rancune. Et mes félicitations pour votre promotion.

                            T. G.

                    • Ferdinand.Bardamu
                      • Posté à 18h40 le 07/11/2007
                      • Internaute 2975

                      Cher Thomas,
                      je ne vois pas pourquoi vous vous efforcez de répondre à ce simple d’esprit. Vous ne voyez pas qu’il a du fromage blanc dans la tête ? Vous dites, à juste titre, qu’il ne faut pas juger quelqu’un qui n’est pas responsable de ses actes, alors pourquoi discuter avec lui ? Aucune pensée cohérente (avec la réalité du monde) ne peut l’atteindre, puisque son univers est déformé par la fausse « humanité » ambiante, dont le détonateur fut la TV réalité (ah voir à la TV quelqu’un en larme se « confesser » de ses fautes ou exhiber des sentiments intimes que l’on ne montre en principe, qu’à ses intimes, précisément, cela c’est la nouvelle « humanité ». C’est ce qu’on voit tous les jours à la TV américaine et ca y est, on y est nous aussi. Cela me fait gerber), et n’est donc pas le vôtre.

                      • Ferdinand.Bardamu
                        • Posté à 18h46 le 07/11/2007
                        • Internaute 2975

                        Oups, je crois bien que j’aurais du tourner mes doigts sur le clavier avant d’écrire mon post ci-dessus moi...peux pas l’effacer...tant pis...(même si sur le fond, il y a des gens qui « pensent » comme cela et que c’est dans l’air du temps).

                        • Anonyme répond à Ferdinand.Bardamu

                          Toi le pékin, coince ta bulle ! C’est une affaire entre hommes, entre marsouins. Allez dégage !

                      • Anonyme répond à Ferdinand.Bardamu

                        Cher Ferdinand,
                        Si j’ai répondu, c’est précisément que j’avais de quoi répondre, contrairement à mon interlocuteur, et que j’étais donc parfaitement à mon aise. Du reste, cette personne vient de m’avouer m’avoir fait une blague : elle appartient au régiment où j’ai fait mon service militaire. Et comme je comprends la plaisanterie...
                        Bien à vous,

                        Thomas

              • Anonyme

                à CA du 7/11/07 - 10h20. - Vous avez bien de la chance de vivre dans un monde aseptisé... si ce n’est pas le cas, comment pouvez-vous juger de ce que vous ignorez et ne voulez pas connaître... T.G. n’est ni falt, ni brebis bêlante... Je me permettrai de penser que vous êtes de cette catégorie moutonnière qui a pu être non seulement aveugle et mais surtout aveuglée par les discours de Sarko et qui ont voté pour lui. Suzb.

          • Anonyme

            à CA du 06/11/07 - 20h17- Je prends seulement connaissance de ce qui se passe aujourd’hui au sujet de l’appel concernant la tragédie de Pau... Et donc des commentaires des internautes. Et c’est à vous que je réponds car vous semblez totalement ignorer ce qu’est un malade mental frappé de schizophrénie. C’est une maladie qui est il faut le dire, très mal connue des psys de tous genres... Car elle ne peut être étiquetée... il y a autant de schizophrénies que de porteurs de cette maladie ce qui est totalement déroutant pour les psys plus habitués à ranger les « cas » mentaux dans des tiroirs ou dans des classeurs plutôt que de vraiment étudier et surtout s’intéresser au malade et à cette maladie. Ceci est valable pour la France pas pour les pays anglo-saxons ...ni pour la Belgique (chercher à schizophrénie sur google ou le web et vous y trouverez une étude remarquable d’un médecin belge qui vous aidera peut-être à comprendre) Il y a une chose qu’on oublie de mentionner : c’est que la mère de ce garçon, sentant que son fils allait très mal, est allée trouver le psy qui suivait son fils... qui, comme c’est TOUJOURS le cas, l’a renvoyée dans son foyer en lui disant que du moment que ce n’était pas le patient qui venait le voir il ne pouvait tenir compte de ce qu’elle lui « racontait »... Ce qui me choque voyez-vous c’est qu’on ne met jamais en cause la responsabilité du psy... on met en cause tel ou tel spécialiste pour telle ou telle erreur... JAMAIS UN PSY... rappelez-vous le drame de la Municipalité de Nanterre où plusieurs conseillers municipaux ont été tués ou gravement blessés par un schizophrène porteur d’armes à feux avec permis... Alors que quelques temps avant il avait menacé avec un revolver une des psys qui le suivait... et qui n’a rien dit. Bon ! je vais m’arrêter là car depuis 20 ans que je vois un très proche aux prises avec cette maladie et l’indifférence de ceux qui devraient l’aider je vais me lancer dans le procès de la médecine psy... On ne prend pas au sérieux les maladies mentales dans notre pays car - comme le disait un chef de service psy il y a quelques années quand on a commencé à fermer des unités dans les hôpitaux - « les maladies mentales ne sont pas contagieuses... alors on les nie et on les abandonne ». Mais s’il vous plait Monsieur, ne tenez plus les propos révoltants qui viennent de me faire réagir.Suzb.

            • Anonyme

              tout à fait d’accord avec suzb, jamais un psy n’est mis en cause et combien de fois Madame dupuy a due etre « “renvoyée” » et je pèse mes mots, dans ces foyers, sont fils etant majeur ? ? ? ? ? ? en gros de quoi ce mele telle ? ? ? ? ? ? déjà entendue dans la bouche de psy ! ! ! ! ! il faut avoir déjà vue la tete d’un psy privé en lui annoncant qu’ont va se diriger vers le public, pas des philantropes

        • Anonyme

          Merci Monsieur Gredat de vos commentaires et analyses. Je vous approuve entièrement.Suzb.

          • Anonyme

            Je suis très sensible à votre réaction, Suzb. Je ne fais qu’essayer d’y voir clair, et de ne juger personne dans cette douloureuse affaire. Il me semble que c’est aussi votre cas. Vous m’en voyez ravi.

            T. G.

            • Anonyme

              Asinus asinum fricat !
              (un ancien séminariste défroqué comme TG comprendra)

              • Anonyme

                Pauperitas litterarum tuarum id mostrat : « abyssus abyssum invocat ».
                Facilis est legendum latinas sententias dictionnari ! Probas dictionnarus habes. Latine leges ?

                T. G.

                • Anonyme

                  Graviu’st malum comi quod aspecio latet. Aegre reprehendas, quod sinas consuescere. Animo imperabit sapiens, stultus serviet.

                  • Anonyme

                    Bene ! Illum responsum melior est ! Risi !

                    T. G.

              • Anonyme

                Pauperitas litterarum tuarum id mostrat : « abyssus abyssum invocat ».
                Facilis est legendum latinas sententias dictionnari ! Probas dictionnarus habes. Latine leges ?

                T. G.

                • Anonyme

                  Cé quoi cette soupe ? MDR

          • Anonyme

            PS : j’ai lu votre post où vous parlez d’un de vos proches qui souffre de cette maladie. Vous êtes donc très bien placée dans ce débat pour y ramener un peu de raison. Me permettez-vous, concernant votre proche, de vous exprimer ma sympathie ?

            T. G.

            • Anonyme

              à T.G. - 12h59 ce 7/11/07. Merci. Je vous l’ai dit déjà aujourd’hui (peut-être l’avez-vous lu) : j’apprécie tous vos commentaires, réflexions, suggestions. Et c’est une des choses positives de Rue 89 cette possibilité d’échanges... et de soutien. Suzb.

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