Vos réactions 18/02/2010 à 12h51

Je suis mère de famille et Elisabeth Badinter, c'est moi !

berengere1981 | Riveraine

Cette mère qui se force à allaiter alors qu’au fond elle déteste ca, cette mère qui après une journée de boulot s’épuise à faire des purée de brocolis bio car les petits pots sont interdits de séjour à la maison : c’est moi !

Depuis la sortie du livre d’Elisabeth Badinter « Le conflit, la mère, la femme », quand je l’entends interviewée, je suis prise d’une sorte d’extase : enfin quelqu’un me comprend !

Moi qui harcelée par toute cette pression si bien décrite par la philosophe, choisit petit à petit de me pourrir la vie !

Qu’une femme, philosophe, écrivain, mère de trois enfants et qui a su exister à coté d’un époux pourtant assez exceptionnel (un sujet dont Elsa Boublil a bien parlé), que cette femme soit de mon coté ça en jette sacrément plus qu’une Edwige Antier. Enfin une alliée de poids !

Merci madame

Alors merci Madame Badinter.

Merci d’avoir dit que concilier travail et vie de famille était épuisant, merci de rappeler que même devenues mère nous restons femmes. Merci de dire qu’une femme a le droit sans culpabiliser de détester l’allaitement.

Merci de dire que ce retour des femmes à la maison est plus le produit d’une crise de l’emploi qu’une réelle envie. Merci enfin de m’avoir rendu ma condition d’être humain et non plus d’animal primitif, censé avoir le même comportement que tout mammifère.

Paradoxalement la lecture du livre m’a déçue : je n’y ai fait aucune aucune découverte fondamentale. Nous savons toutes que la « Leche league » est un ramassis d’illuminées pour qui aucune raison ne doit empêcher l’allaitement, que sous des couverts écolo le retour des mères à la maison est un recul pour les femmes, que laisser son enfant dormir dans le lit parental n’aide pas à avoir une vie de couple…

Une philosophe s’intéresse à ma petite vie de mère de famille

Mais l’important est ailleurs : une femme, reconnue, ose briser le consensus entourant l’allaitement, le maternage et tout ce qui s’en suit… Une philosophe finalement s’intéresse à ma petite vie de mère de famille ayant choisie un 80% parental.

Grâce à ce livre, depuis quelques jours j’assume d’avoir envie de bosser et d’avoir une vie hors de ma famille, j’assume aimer boire un verre ou fumer, j’assume trouver les vêtements d’allaitement moches, j’assume aimer mes seins en tant qu’objets sexuels, j’assume aimer dormir pendant que mon mari donne un biberon, bref j’assume d’être une femme et pas seulement une mère.

Et j’assume que pour mon prochain enfant, je demanderai peut être une péridurale (refusée pour les deux premiers) et cet enfant sera directement
nourri au biberon sans aucun complexe. Enfin je l’espère !

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  • Lhem
    Lhem
    -
    • Posté à 10h57 le 19/02/2010
    • Internaute 90911
      -

    Tout est dans la nuance. Après la journée promotionnelle de Mme Badinter sur France Inter, nombreux étaient les auditeurs à s’insurger contre cette femme qui, selon eux, pronait le biberon, et les petits pots contre l’allaitement et les plats maison. Non, le propos de Mme Badinter n’était pas contre l’allaitement mais contre les pressions faites pour culpabiliser les femmes qui ne souhaite pas allaiter ou qui souhaite donner des petits pots tout pres à leurs enfants parce que c’est quand meme plus pratique. En gros et pour faire court, pas question de dire l’allaitement c’est pas bien, mais plutot n’allaitez que si vous voulez... Une petite nuance qui fait toute la difference.

  • Choutopia
    Choutopia
    étudiante et employée à temps (...)
    • Posté à 12h00 le 19/02/2010
    • Internaute 104245
      étudiante et employée à temps (...)

    Dommage qu’il ait fallu un bouquin et quelqu’un d’autre pour vous découvrir et vous aider à prendre conscience que vous n’aimiez pas votre vie. Dommage que vous vous connaissiez et respectiez si peu pour avoir fait ce que vous n’aimiez et ne pas avoir oser vous exprimez.

    Dommage...

    Mais inutile de venir conspuer ainsi les femmes qui aiment allaiter, qui aiment cuisinez, qui veulent accoucher sans épidurale par choix...

    Parce que moi, même si je n’ai pas d’enfants pour l’heure, je sais que j’allaiterais, c’est une envie et un désir certain, pas pour faire plaisir à je ne sais trop quel principe ou « obligation morale et sociale ».
    Parce que je sais que j’aime cuisiner, que tous les plats chez moi sont fait maison et qu’ils continueront à l’etre par la suite, et que je cuisine pour mon plaisir, pas pour satisfaire des normes érigées en dogme. Et que lorsque je suis trop crevée pour « faire la bouffe », je n’ai aucun scrupule à sortir le boite de ravioli ou de lentilles-saucisses...
    Parce que l’épidural me fait bien plus peur que la douleur de l’accouchement. Parce que je n’ai jamais vu la maternité comme une fin de la féminité, et qu’un corps de mère est à mon sens bien plus sexuel qu’un autre...

    Et que ça m’énerve royalement qu’on vienne me dire ce que je dois faire, ou que l’on tente de me culpabiliser avec des discours à la noix.

    Et ce n’est pas parce que je serais mère que j’ai l’intention de ne plus travailler, l’idée m’est même insupportable.

    Contente que vous vous soyez découverte, vraiment, mais cessez de vous en prendre à la société. Si vous n’aimiez pas ce que vous viviez, il fallait vous exprimer, pas subir en silence, pour ensuite sortir votre verve et tous le reste.
    Si vous n’exprimez pas vos gouts, envies... à votre entourage, je doute qu’il soit à même de le deviner...

  • Tango
    Tango
    Paysan et Parisien
    • Posté à 14h57 le 19/02/2010
    • Internaute 49230
      Paysan et Parisien

    E badinter doit être la cousine de son illustre mari , car je suppose qu’elle doit avoir gardé son nom de jeune fille. (Ce que j’approuve et recommande)
    Si tel n’est pas le cas, quelle coincidence ! ou alors je suis prêt a croire que Sarkozy est un communiste.

    • lilialbazar
      lilialbazar répond à Tango
      travailleure sociale à Toulouse
      • Posté à 00h24 le 20/02/2010
      • Internaute 36758
        travailleure sociale à Toulouse

      c’est quoi le nom de jeune fille ?
      c’est pas un peu ringard cette expression ?

      • Tango
        Tango répond à lilialbazar
        Paysan et Parisien
        • Posté à 11h54 le 21/02/2010
        • Internaute 49230
          Paysan et Parisien

        Tout à fait d’accord avec vous, on devrait dire : le nom.

        Et si on désire se faire appeler par un autre nom : appeler cela « le nom d’usage ».

        « Mademoiselle » aussi ca fait ringard. Je ne l’emploie que pour parler à des gamines, autrement c’est Madame. N’empêche que dans mon immeuble il y a une dame de 91 ans qui n’ayant jamais été mariée veut qu’on l’appelle Mademoiselle. Ca fait vraiment bizarre.

        Porter une alliance aussi c’est ringard, je n’en ai jamais porté. La Saint Valentin aussi, le 8 Mars on joue Don Carlo à Bastille, alors ca tombe bien, ca devrait plaire à mon épouse.

         
        • lilialbazar
          lilialbazar répond à Tango
          travailleure sociale à Toulouse
          • Posté à 12h14 le 21/02/2010
          • Internaute 36758
            travailleure sociale à Toulouse

          je « travaille » avec des personnes de tous âges et parfois très âgés mais je me refuse à dire mademoiselle , je ne cherche jamais à savoir la vie très intime des gens.
          pour en revenir à badinter c’est vrai ça, bizarre qu’elle porte un nom qui n’est pas le sien. la notoriété, à moins que le sien soit trop voyant et connoté.........
          je ne trouve pas le 8 mars ringard, j’aimerais bien un jour qu’il le fût. ! ! !
          cette année les femmes vont se rassembler internationallement grace à la « marche des femmes » orga qui a débuté en 2000........... sans que personne n’en parle dans les médias bien entendu.(c’est un groupement mixte).

        1 autres commentaires
  • La Ségaline
    La Ségaline
    écrivain public
    • Posté à 15h51 le 19/02/2010
    • Internaute 90768
      écrivain public

    Je ne comprends pas ce que ce livre apporte de nouveau concernant la condition féminine, il ne fait que ressasser des clichés et redire, mais c’est toujours mieux en le diant, toutes les inégalités qui demeurent entre les hommes et les femmes, ainsi qu’entre les pères et les mères. Je ne comprends pas non plus cette stigmatisation qui est faite à travers ce livre des mères qui ont choisi d’allaiter, ou d’arrêter de travailler, ou qui ont choisi des couches lavables ou encore des pots bio. Je suis sans doute naïve mais je ne crois pas qu’il y ait une pression telle que des mères se forcent pour allaiter alors qu’elles n’en ont pas envie ou détestent ça, ou qu’elles se fatiguent à cuisiner pour leur bébé au lieu d’acheter des petits pots. Je crois qu’on s’impose souvent beaucoup de choses et qu’on a toujours son libre arbitre pour décider de ce que l’on a envie de faire ou non. Bien sûr que chaque mère voudra ce qu’il y a de mieux pour ses enfants, mais ce dont un enfant a besoin c’est d’une mère épanouie et heureuse d’être avec lui, il se fiche pas mal de manger des petits pots ou de boire au bib.
    Si je suis bien ce que dit E. Badinter en fait les femmes seraient soumises à trop de pression, ne seraient pas capables de juger par elles-mêmes et se conformeraient à ce qu’on leur impose ? Joli discours pour une féministe, voilà qu’elle vient encore de faire passer les femmes pour de gentilles idiotes...ça va pas arranger notre situation ça...

    PS : J’ai CHOISI d’allaiter mes trois enfants, j’ai arrêté quand j’ai VOULU, je cuisine ET je donne aussi sans aucune culpabilité des petits plats tout prêts à la petite dernière, je ne me sonsidère surtout pas comme meilleure qu’une autre mais je vous dirai dans 15 ans si mes enfants ont été traumatisés par mes CHOIX.

    • lilialbazar
      lilialbazar répond à La Ségaline
      travailleure sociale à Toulouse
      • Posté à 00h27 le 20/02/2010
      • Internaute 36758
        travailleure sociale à Toulouse

      c’est exactement ce que j’ai ressenti en écoutant badinter mais elle est touours comme ça : moi je sais. moi je représente les femmes, moi je suis une vraie et la seule féministe. franchement heureusement que les femmes sont au-dessus de tout ce qu’on veut qu’elles soient ;

  • mariek
    mariek
    entreprenante
    • Posté à 16h57 le 19/02/2010
    • Internaute 90602
      entreprenante

    Madame,
    je suis sincèrement navrée d’apprendre que vous vous compliquez la vie en vous forçant à allaiter et à bouffer bio. Manifestement vous n’avez pas assez de volonté pour vous imposer vos propres choix, et vous laissez la société et les bien-pensants vous imposer les leurs.
    J’espère que pour vos prochains enfants, vous réfléchirez par vous-même.

  • alberte
    alberte
    Sage-femme retraitée
    • Posté à 18h08 le 19/02/2010
    • Internaute 60250
      Sage-femme retraitée

    Bérngère vous êtes formidables et c’ est une sage - femme à la retraite qui vous le dit. Je ne me suis jamais permis durant tout mon exercice professionel C A D 50 ans, d’ influencer et encore moins d’ obliger une femme à allaiter, et encore moins à lui conseiller comme Mme Antier de coucher son bébé entre elle et son mari. J’ ai subi cette dame sur France - Inter longtemps et suis très contente qu’ elle en ait disparu Une telle sufisance est obscène au plein sens du terme. Elle avait « réponse » à tout et elle débitait ses âneries avec un culot phénoménal. Elle était psychiatre gourou et avait fondé une nouvelle religion :
    « la mère » ! ! Ces gens là font beaucoup de mal. Maintenant,
    « il faut laver les couches en tissus, faire soi - même les légumes avec du frais etc etc, nourrir jusqu’ à 2 ans » Il n’ y a que les riches pourvues d’ une nounou à domicilme qui peuvent se permettre cela.
    Bérengère, croyez - en une sage - femme retraîtée, suivez et faites ce que vous jugez bien pour votre enfant et vous et votre couple. et ne vous préoccupez pas des modes, car elle changent comme le ciel en automne, et vous trouverez toujours des gens pour parler ex - cataedra, sans écouter au sens propre ce que vous dites sans le dire. Je sentais tout de suite lorsque je demandais à une maman si elle voulait allaiter, si son oui était sincère ou si c’ était contrainte et forcée par l’ entourage, souvent d’ ailleurs une belle - mère, et dans ce cas je la rassurais et lui disais qu’ elle ne nourisse pas si elle n’ en avait pas envie,
    qu’ elle était seule juge. Et je sentais dans son regard que nous nous étions comprises.

    • touk touk
      touk touk répond à alberte
      devant mon ordinateur
      • Posté à 20h51 le 19/02/2010
      • Internaute 105829
        devant mon ordinateur

      Je ne vois pas le rapport avec Antier. Vous ne l’aimez pas. Très bien. Je vous avoue que je ne l’ai jamais écoutée. En revanche, si on s’aventure sur ce terrain, Rufo préconise l’allaitement le plus court possible car les femmes y trouvent ensuite un plaisir pervers. Rufo a-t-il raison ? Je ne le crois pas non plus et vous non plus j’espère. Les pédopsy sont légions et donnent chacun leurs conseils. Très bien.
      Savoir s’ils « font beaucoup de ma“l : peut-être aux parents comme Berengère qui ne font pas leurs propres choix et s’imposent des choses qu’ils ne veulent pas.
      Je connais en revanche beaucoup de femmes qui ne sont pas ‘riches’ et n’ont donc pas de nounou à domicile et qui pourtant, en travaillant, cuisinent des légumes frais et allaitent leurs enfants. ’imagine que lorsque vous travailliez, vous ne mangiez pas le soir que des plats surgelés.Vous trouviez donc le temps de cuisiner. Préparer un repas pour un bébé ne prend pas beaucoup plus de temps.

      Par contre, je suis bien d’accord avec vous sur le fait qu’il faut agir selon son instinct, ses envies, ses capacités et son histoire.
      Et encore une fois, je connais beaucoup de femmes allaitantes (et aussi des femmes qui ont fait le choix inverse) et bien rares sont les belle-mères aujourd’hui qui insistent sur l’allaitement. Souvent, au contraire, elles ont donné le biberon (à la mode à l’époque) et aimeraient le faire rapidement avec leurs petit-enfants.

      Ne généralisons pas. Et que chaque femme se sente un peu libre d’être la mère qu’elle veut. C’est le seul conseil que l’on puisse donner à Berengère non ?

      • lilialbazar
        lilialbazar répond à touk touk
        travailleure sociale à Toulouse
        • Posté à 00h30 le 20/02/2010
        • Internaute 36758
          travailleure sociale à Toulouse

        vous avez de la chance si vous ne connaissez pas l’edwige antier ! ! ! ! ! ! !
        (et vous ne perdez rien).

  • alberte
    alberte
    Sage-femme retraitée
    • Posté à 20h23 le 19/02/2010
    • Internaute 60250
      Sage-femme retraitée

    bérengère si vous voulez communiquer avec moi je vous donne mon mail
    rue 89 ne peut pas le faire, mais moi je le peux
    champ.marie@orange.fr

    • Guillemette Faure
      Guillemette Faure répond à alberte
      Journaliste
      • Posté à 21h35 le 19/02/2010
      • Internaute 34
        Journaliste

      Les riverains peuvent communiquer de compte à compte en cliquant sur « contacte“r sur le profil d’un riverain.

  • MisterG
    MisterG
    joyeux
    • Posté à 23h22 le 19/02/2010
    • Internaute 105041
      joyeux

    Il y a quelque chose d’étrange dans ce monde...

    Je comprends tout à fait qu’une femme puisse se forcer, ne pas aimer ce qu’elle prodigue à ses enfants, qu’elle rêve de retourner travailler, qu’elle refuse de donner son corps pour l’allaitement et un cosleeping qui pourrait paraître pour le couple une totale hérésie dans leur vie sexuel...

    Mais ce que je ne comprends pas est cet acharnement à vouloir stigmatiser certains choix...
    il n’y a pas de raisons écolo qui ramènent les femmes dans une dépendance morbide : ces femmes, si elles l’assument complètement, font ce choix avec toute leur conscience. L’allaitement n’est pas pour elles une contribution aux retours des mères aux foyer, le cododo n’est pas une démarche qu’il les empêche d’avoir une vie sexuelle (pourquoi voir le lit toujours comme un lieu sexuel ?), le congé qu’elles prennent est souvent relativement court par rapport à l’ensemble de leur vie professionnelle....

    ces femmes font un choix, elles sont très nombreuses à pouvoir détailler précisément pourquoi elles le font, et de quelles façon elles assument leur choix. ces femmes font une recherche littéraire considérable et s’organise autour des vécus des autres femmes qui ont fait ce choix. bien souvent leurs compagnons ont eux aussi fait cette démarche, entrepris une réflexion sur ce que peut être l’accompagnement d’une femme allaitante, de la place qu’ils doivent alors trouver, d’une place d’homme qui est très peu commentée médiatiquement.

    Ce qui est assez compréhensible dans cette affaire est le lobbying qui peut s’exercer d’un côté comme de l’autre pour déplorer le choix qu’on pu faire les unes et les autres. Il y a un combat acharné que je déplore, car personne, même Mme Badinter peut imposer à l’ensemble des femmes et des hommes une manière de faire. La leche league devrait comprendre qu’une femme que l’on force à allaiter devient l’envers de ce que l’on veut créer.

    L’accompagnement à l’allaitement est art...
    tout comme l’accompagnement au CHOIX !

    Il est déplorable que nous soyons obligés de jouer aux modèles que l’on veut nous imposer. Le seul chemin à suivre est celui que l’on peut prendre, et que l’on peut assumer. il n’est pas alors dans notre obligation de cracher sur l’autre s’il ne fait pas le même choix que nous.

    Mme Badinter, de sa position sociale, fait une maigre analyse de la situation de la femme.
    Il serait important qu’elle rencontre les femmes,de les questionner, de savoir comme elles se réalisent dans leur travail, mais aussi dans l’accompagnement des premières années de leurs enfants. Mme Badinter pourrait questionner les hommes, être intriguer pas leur choix...

    Il n’y a pas UNE femme... il y a des femmes....Il n’y a pas UN homme, il y a des hommes.
    Toutes différentes, tous différents !
    Souvent en lisant Mme Badinter, j’ai l’impression qu’elle oublie cette simple vérité !

  • Anonyme

    Curieux, comment peut-on se laisser gruger à ce point à une époque où l’on a accès à toute l’information ? le mouvement féministe a laissé des traces, et enfin vous avez accès à internet... pour lire tout ce qu’on écrit les féministes ! !
    Nos grand-mères, elles, n’avaient rien de rien ; aucun droit ! que des devoirs : devoir conjugal et procréation obligatoire sous peine d’être bannies, classées « stériles=handicapées » ! !

    Merci A ma grand-mère : Elisabeth Badinter qui a su éduquer et éveiller sa fille : ma mère qui a su à son tour choisir son mode de vie et m’a fait naître moi en tant qu’individu libre au sein d’une société archaïque ! Elle a su laisser émerger et encourager mon libre-arbitre pour que je ne tombe pas dans les pièges de la maternité (au collège une amie est tombée enceinte à 16 ans... elle n’a pas avorté, on la fait traîner et à cause d’un médecin qui était contre, d’une mère qui était contre aussi ! ! Elle est traumatisée à vie par une grossesse imposée comme les femmes du siècle dernier, elle est incomprise lorsqu’elle ose (rarement) dire qu’elle hait son uterus...et qu’elle souhaite une ligature des trompes pour que plus jamais cela ne lui arrive à nouveau. Je vous fais l’impasse sur l’accouchement difficile par césarienne, et l’avenir insecure d’un gamin est plus que compromis. Elle est vendeuse à temps partiel, une stat de plus dans less 80% de pauvres femmes qui gagnent moins que le smic !
    A qui la faute ?
    A Une société qui développe la sexualité dès le plus âge (à la maternelle on vous posera la question « c’est qui ton fiancé » - à 12 ans si tu n’as pas roulé de pelle c’est que t’es nulle.... à 18 ans faut maîtriser un minimum les sextoys et le KamaSutra et suivre à la lettres tous les poncifs pubs loréal pour séduire, faire tomber ZE MEC).
    La faute aux revues spécialisées des stars qui tartinent et bavent dans les colonnes des journaux pour raconter n’importe quoi de flatteur sur bbattitude : comme cette tarte à la crème : les stars ont été sauvées par leur ventre difforme, leur mal de dos, les gaz, les vergetures, le bouffes frénétiques la nuit pour cause de grossesse ... ces affres ne sont jamais évoquées bien sûr !
    En lieu et place elles préfèrent raconter leur horrible et pénible job : mannequin, chanteuse, comédienne... et leurs maigres salaires comme les cachets de l’ex comédienne qui est devenue la pondeuse de Brad Pitt

    Internet 2010, lorsque l’on parle femme sur un forum, regardez un peu les pubs qu’on nous balance, c’est à gerber :

    Annonces Google
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  • berengere1981
    berengere1981
    Auteur(e) de l'article Riveraine
    • Posté à 07h50 le 20/02/2010
    • Internaute 84629
      Riveraine

    Puisque la question pourquoi se forcer a allaiter revient souvent en voici la réponse :

    - Parce que ma société donne un congés rémunéré à 100% supplémentaire QUE pour les femmes qui allaitent et que j’avais envie de profiter de mes enfants à ce moment la

    - Parce que si pour mon ainé j’avais assumé le bib dès le début et pas culpabilisé du tout malgré toutes les remarques pour ma seconde qui allait naitre après une longue hospi de ma part je ne me sentais pas prete à lutter

    - Parce que je lis, et que rationnellement j’en avais conclu que cela était le mieux et que je me devais de tenter de donner le mieux à mes enfants sans prendre en compte mes propres sentiments à ce sujet.

    Ainsi 2 raisons sur 3, pour moi, proviennent directement d’une pression sociale voir 3 puisque par extension j’avais integré le fait que je devais etre au top, sur tous les domaines, et que mon enfant était prioritaire sur tout et sur moi-même.

    • mish
      mish répond à berengere1981
      ça va, merci
      • Posté à 18h31 le 21/02/2010
      • Internaute 38002
        ça va, merci

      Arrêtez de lire les magazines/bouquins qui ne vous amènent que des doutes et de la culpabilisation supplémentaires, faites avec votre « bon sens » et selon vos envies aussi, vaut mieux une maman qui donne des petits pots qu’une maman qui cuisine des trucs super mais qui est exténuée à la maison et au boulot. Bon courage à vous, être parents c’est parfois difficile et on se sent souvent seul face à ses questions ;)

  • puceronde
    • Posté à 09h06 le 20/02/2010
    • Internaute 13359

    Et moi, je suis la mère qui allaite parce qu’elle aime ça et je suis aussi la femme qui rue dans les brancards parce qu’elle est fémininiste (contrariée par la vie moderne certes, mais féministe tout de même) ! !
    Il ya un (juste) milieu entre féministe anti-allaitement, anti- bio etc. et la bobonne coincée par l’allaitement obligatoire et la cuisine bio de rigueur !
    Je suis d’accord avec Badinter lorsquelle dit que les conditions des femmes dans le quotidiens ne se sont pas améliorées ces dernières années, je comprends qu’elle pense que ce « retour au naturel » porte surtout sur les épaules de la femme/mère de famille qui toutes les semaines va dans son AMAP pour nourrir ses petits avec des bons produits tout en étant dans une démarche sociale, qui se lève la nuit pour allaiter plus ou moins longtemps son petit, qui cuisine des purées bio...tout cela est vrai !
    Je ne suis pas d’accord lorsqu’on stigmatise cela au nom d’un féminisme des années 70, dont les valeurs sont un peu dépassées à mon sens.

    Je suis mère de famille et ce choix, je ne l’ai pas fait comme pour aller acheter un hamster : c’est un véritable engagement...et toute féministe que je suis, j’ai eu besoin d’être avec mon bébé et de passer du temps...oui, il y a quelques sacrifices...oui, on se fait avoir, car nos hommes profitent un peu de tout cela...
    mais à chacune d’entre nous de composer, de créer sa façon d’être mère de famille, d’être femme !

    J’assume d’avoir allaité 3 enfants jusqu’à 10 mois, de leur avoir donné soit des petits pots beurks, soit des purées maison selon mon humeur, d’avoir pris un mi-temps pendant 2 ans, de prendre une femme de ménage 2h/semaine, de faire la vaisselle si j’ai envie, et de cuisiner bio quand je veux...et de lire pendnat des heures sur mon canapé !
    En tant que femme, ce que je voudrais, ce n’est pas me battre sur les 2 premières années d’un bébé, on a la chance d’être dans un pays qui nous permet encore d’en profiter (congé mat, crèche...) mais c’est après quand il faut gérer les activités extrascolaires, les courses, les leçons... là, ce serait bien que les hommes (le mien en l’occurence) reprennent la main...
    quelque chose comme chacun son tour...

  • Cyhyraeth
    Cyhyraeth
    Esclave Moderne
    • Posté à 11h08 le 20/02/2010
    • Internaute 106044
      Esclave Moderne

    Et voila, la vieille polémique... on pourrait bien avoir tout les témoignages du monde concernant l’expérience de chaque femme et sa propre maternité, c’est un faux débat. Le livre de Mme Badinter s’inscrit dans l’incapacité des femmes à se poser la vraie question que cette polémique soulève : La parentalité dans sa globalité, le rôle du père et encore plus largement le Couple et le partage des tâches.
    Bérengère, interrogez vous plutôt sur le fait que ce soit vous même qui aillez préparé les purées de bébé, et plus généralement ce brocolis bio que votre conjoint a mangé sans que cela ne choque personne, vous la première, sur le fait que ce soit vous qui vous sentiez obligée de le préparer chaque soir. Vous aurez beau inculqué à votre enfant de belles théories sur l’égalité des sexes et le partage des tâches, vous lui donnerai toujours l’exemple contraire au quotidien.
    Au-delà d’assumer ses choix, il serait temps d’ appliquer de façon concrète ces convictions intimes.

  • mariebalise
    • Posté à 11h17 le 20/02/2010
    • Internaute 16398

    Je n’ai pas lu le livre d’Elisabeth Badinter mais plusieurs interviews.
    S’il y a d’évidentes discriminations à l’encontre des femmes dans le monde du travail, je ne ressentais pas une telle pression sur la façon de vivre la maternité en France. Il me semblait qu’en comparaison, la Suisse et l’Allemagne par exemple obligent les femmes à s’arrêter en l’absence de structures d’accueil pour la petite enfance. Bref, donc le propos m’a un peu surprise.
    J’ai ressenti aussi une forte critique des femmes qui allaitent ou qui prennent un congé parental (que prennent aussi parfois des hommes). Cela m’a gêné. On peut aussi vivre l’allaitement comme une facilité. Ne pas trimballer tout le matériel dès qu’on va quelque part, courir les pharmacies de garde le we parce qu’on est en rupture de lait maternisé, s’inquiéter par rapport à la dose bue ou non bue, se planter dans le nombre de doses de lait (j’en suis à 6 ou à 7 ? ... gros stress...) ; J’ai vécu les deux et l’allaitement m’a paru largement plus simple. J’ai aimé aussi prendre un congé parental, tout en faisant parfois garder le bébé pour avoir un peu de temps à autre chose.
    Par rapport à la leache league, je n’y ai pris que ce qui pouvait m’aider (j’ai appris par exemple à arrêter le repassage, je plie superbien le linge depuis 20 ans maintenant...). J’ai juste rigolé quand leurs conseils étaient comment dit-on ? too much ! (l’allaitement plus d’un an, les enfants dans le lit des parents, ce n’était pas pour moi).
    Ceci dit je pense que la façon dont on vit ce temps de la petite enfance est fondamental. Si on est hyperfrustré et stressé, il vaut mieux essayer de reconsidérer les choses. Mais il n’y a pas de solution universelle. Il devrait y avoir plus de souplesse, notamment dans le monde professionnel pour permettre des arrêts moins invalidants dans les carrières professionnelles des femmes. Mais de là à condamner les femmes qui allaitent et qui s’arrêtent... Oui si elles le font avec des pieds de plomb, non si elles y trouvent des joies ! Moi j’ai adoré ce temps de la vie.
    Je trouve anormale en revanche que mes trois enfants ne soient pas comptés dans ma retraite de fonctionnaire sous prétexte qu’ils sont nés avant que je rentre dans l’éducation nationale...

  • Benjisite
    Benjisite
    (entrepreneur)
    • Posté à 12h18 le 20/02/2010
    • Internaute 51820
      (entrepreneur)

    Soyez un peu autonome dans vos choix de vie, après on pense que les français sont des abrutis.

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