Vie de bureau 17/01/2010 à 21h42

Vols au bureau : ces employés qui chipent sans chipoter

Anna Benjamin | Rue89

Utiliser un stylo du bureau, glisser son courrier perso dans celui de l’entreprise pour gratter quelques timbres, rapporter des ramettes de papier à la maison, où s’arrête la rémunération légitime et où commence le vol en entreprise ?

Une étude a été menée en Grande-Bretagne pour tenter d’évaluer le degré d’honnêteté des gens. Sur les 15 000 personnes interrogées, deux tiers des individus avoue avoir déjà volé des fournitures de bureau au travail. Et les exemples ne manquent pas.

« Un moyen politique de résistance contre l’injustice au travail »

Le sociologue François Bonnet a mené des travaux sur « le vol en interne » et a décortiqué les différentes approches sur le sujet :

« Il existe un grand débat. Pour la littérature économique et de management ces vols sont considérés comme de la délinquance. Au contraire, pour la littérature sociologique, c’est une façon pour les salariés de contester une situation, c’est un moyen politique de résistance contre l’injustice au travail »

Lui explique ces vols comme des actes avant tout routiniers, qui se produisent au sein de toutes les entreprises :

« Dans des enquêtes par autorévélation (on demande aux enquêtés eux-mêmes de rapporter leurs crimes) qui ont été mené en France, en Chine ou aux Etats-Unis, les salariés sont plus ou moins un tiers à avouer voler, alors qu’on sait qu’ils sous-déclarent leurs vols [ils les dissimulent au moins en partie, ndlr].

Je pense que c’est plutôt un acte purement automatique, qui se fait en fonction des opportunités et de la surveillance, et non une déviance par rapport à une norme. On vole donc ce qui est le plus facile à voler.

C’est quelque chose de routinier et intégré au monde de l’entreprise et à la société de consommation. La surveillance du vol par les entreprises se fait plus dans une logique de tolérance et d’acceptation, afin d’éviter de plus gros vols. »

« Il faut que je me rémunère d’une façon ou d’une autre »

José, en stage dans une agence d’évènementiel, avoue s’être allègrement servi :

« Je prend des stylos qui valent cher, pour écrire sur des CD par exemple, des ramettes de papier, du beau papier aussi. Je me sers des machines à relier, je fais beaucoup de photocopies et j’imprime beaucoup de documents personnels.

Je considère qu’il faut que je me rémunère d’une façon ou d’une autre. Donc ça ne me pose pas de problème dans la mesure où c’est justifié. »

En juin, Eco89 publiait un article sur ce sujet, et dans les commentaires, Sarko...file semblait trouver ça plutôt normal lui aussi : « Quand je bossais l’été a la voirie de la ville de rennes, oui tout le monde se servait plus ou moins pour ses petits travaux a faire chez soi, et je ne trouve pas ca inadmissible. »

Dans l’entreprise de Yémi, « tout le monde se sert » :

« Ramettes de papier, fournitures diverses, ordinateurs portables, matériel et périphériques informatique (ça va du cable RJ45 [qui sert à connecter un ordinateur à un réseau, ndlr] à l’onduleur ou unité centrale). Des projecteurs disparaissent, et bien d’autres choses encore (produits d’entretien, sans parler de la cantine). »

Magenta explique avec humour que « Moi, quand j’emportais rien, j’avais l’impression d’oublier quelque chose. »

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  • Daniel Zéro-
    Daniel Zéro-
    Re - traité
    • Posté à 21h52 le 17/01/2010
    • Internaute 96621
      Re - traité

    Les patrons voleurs volés !

    C’est légitime sinon légal.

    • Fredo.
      Fredo. répond à Daniel Zéro-
      Un peu à côté
      • Posté à 22h19 le 17/01/2010
      • Internaute 64833
        Un peu à côté

      Ouiiii, bien sûr. Vous êtes du genre à vous faire prescrire du coton chez le médecin. Parce que le trou de la sécu n’est pas de votre faute, alors il faut en profiter. C’est du vol, pur et simple.

      • Daniel Zéro-
        Daniel Zéro- répond à Fredo.
        Re - traité
        • Posté à 22h28 le 17/01/2010
        • Internaute 96621
          Re - traité

        Pas d’amalgame.

        La sécu c’est « notre » argent.

        L’argent des patrons c’est celui gagné (volé en fait) avec la force de travail des salariés.

         
        • Fredo.
          Fredo. répond à Daniel Zéro-
          Un peu à côté
          • Posté à 22h46 le 17/01/2010
          • Internaute 64833
            Un peu à côté

          Alors pourquoi aller bosser chez un truand ?

          • Daniel Zéro-
            Daniel Zéro- répond à Fredo.
            Re - traité
            • Posté à 22h51 le 17/01/2010
            • Internaute 96621
              Re - traité

            Il faut bien gagner sa vie !

            • Fredo.
              Fredo. répond à Daniel Zéro-
              Un peu à côté
              • Posté à 22h59 le 17/01/2010
              • Internaute 64833
                Un peu à côté

              Mais c’est ce que se dit le patron.

              • Daniel Zéro-
                Daniel Zéro- répond à Fredo.
                Re - traité
                • Posté à 23h44 le 17/01/2010
                • Internaute 96621
                  Re - traité

                Le patron dit ce qu’il veut.

                Il n’en reste pas mois que c’est un adepte de la profitation comme le disent si justement nos cousins guadeloupéens.

                • Fredo.
                  Fredo. répond à Daniel Zéro-
                  Un peu à côté
                  • Posté à 02h13 le 18/01/2010
                  • Internaute 64833
                    Un peu à côté

                  Si je suis bien la logique :
                  Il faut se débarrasser des patrons. Pas de patron, pas d’employés. Pas d’employés, pas de travail. Pas de travail... pas de travail.

                  Tout le monde devient son propre patron, qui fait ce qu’il veut, se vole lui-même et se persuade que ça va fonctionner comme ça...

                  • Daniel Zéro-
                    Daniel Zéro- répond à Fredo.
                    Re - traité
                    • Posté à 08h20 le 18/01/2010
                    • Internaute 96621
                      Re - traité

                    Le patron n’est pas indispensable au contraire il joue un rôle de parasite.

                    Avez-vous entendu parler de l’autogestion et d’une de ses applications les SCOP ?

                    Voir à ce sujet :

                    Lien .

                    Contrairement à ce que vous dites on peut très bien se passer de patrons

                    • Strelok
                      Strelok répond à Daniel Zéro-
                      Humain
                      • Posté à 11h53 le 18/01/2010
                      • Internaute 51074
                        Humain

                      Si le patron est un parasite, pourquoi tu n’as pas créé ta propre boite ?

                      Ah oui, en fait c’est pas si facile on me dit à l’oreillette...

                      • Daniel Zéro-
                        Daniel Zéro- répond à Strelok
                        Re - traité
                        • Posté à 13h44 le 18/01/2010
                        • Internaute 96621
                          Re - traité

                        N’ayant pas l’esprit autoritaire, je n’ai pas voulu exploiter les autres ni même m’auto-exploiter !

                    • Fredo.
                      Fredo. répond à Daniel Zéro-
                      Un peu à côté
                      • Posté à 13h03 le 18/01/2010
                      • Internaute 64833
                        Un peu à côté

                      Je connais bien le principe tout à fait louable. Malheureusement, ça ne fonctionne pas. Vous connaissez le Familistère à Guise ? Bien que la notion de patron n’y soit pas évoquée, la coopérative avait quand même un « Chef ». Une démocratie pure relève de l’utopie sociale et beaucoup de rêveurs s’y sont cassés les dents. C’est imaginer que tout le monde est d’accord, qu’il n’existe pas de consensus ou de compromis. Certaines personnes auront toujours l’impression d’être lésées. Et ces mêmes personnes, qui placeront l’intérêt personnel au dessus de l’intérêt collectif, finiront par voler leur communauté, leur chef, leur gourou ou leur patron.

                      C’est le paradoxe de la nature humaine : La nature humaine est imparfaite, la vouloir parfaite est contre nature.

                      • Daniel Zéro-
                        Daniel Zéro- répond à Fredo.
                        Re - traité
                        • Posté à 13h38 le 18/01/2010
                        • Internaute 96621
                          Re - traité

                        « Un peu à côté » ? Totalement !

                        Vous citez un seul exemple, ancien par ailleurs.

                        Bien d’autres entreprises fonctionnent actuellement très bien sous cette forme.

                        A titre de documentation :

                        Lien

                        Pour ne pas vous faire perdre votre temps et pour ne pas perdre le mien, je ne répondrai plus à vos posts sur cet article, nos positions ne pouvant se concilier.

                        • Fredo.
                          Fredo. répond à Daniel Zéro-
                          Un peu à côté
                          • Posté à 14h02 le 18/01/2010
                          • Internaute 64833
                            Un peu à côté

                          Alors ne répondez plus ! C’est votre droit sacré. Ne me dites pas que je perds mon temps : vous vos auto-proclamez Vox Dei.

                          Et bien sûr que vous aller me lire et me répondre, vous avez bien trop de fierté. Mais vous ne m’empêcherais pas de dire ce que j’ai à dire. Mais le fait de mettre fin au débat en se levant, en partant et en disant qu’on ne sera jamais d’accord est très évocateur. Alors quittez maintenant l’assemblée et allez pleurer et vous lamenter avec ceux qui sont d’accord avec vous.

                          Votre exemple est criant : La coopérative affiche un taux de croissance, donc de l’embauche. A l’infini ? Que se passera-t-il le jour ou la coopérative cessera de grandir ? qu’il n’y aura plus de pays à conquérir ? Personne dans cette coopérative utilise internet pour consulter ses mails privés ? Envoyez vite votre CV, on a trouvé la panacée !

                          Un vol est un vol, rien ne le justifie. Sauf pour les étroits d’esprit qui pensent que parce qu’il n’en perçoivent pas l’impact sur leur propre personne.

                          • kikekoi
                            kikekoi répond à Fredo.
                            toujours de bonne foi
                            • Posté à 20h06 le 18/01/2010
                            • Internaute 29279
                              toujours de bonne foi

                            Un vol est un vol, rien ne le justifie
                            certes mais la nature humaine est imparfaite
                            dans un système de vol généralisé rien ne le justifie sinon le système lui même

                          • Léon_
                            Léon_ répond à Fredo.
                            Chef d'entreprise
                            • Posté à 06h36 le 20/02/2010
                            • Internaute 104078
                              Chef d'entreprise

                            Merci Frédo.
                            Tu as tout à fait raison sur le fond. D’une part un vol est un vol, et si les patrons volent le produit du surtravail des employés, ce n’est pas en chipant 20 feuilles A4 qu’on va changer quoi que ce soit. La posture pseudo-romantique de Daniel Zéro, en robin des bois de la mesquinerie, est affligeante.
                            D’autre part, tu as encore raison de dire que la coopérative n’est pas la panacée : comme toute entreprise, elle est forcément limitée. Dans le temps, comme tu le dis, mais aussi dans « l’espace » des marchés qu’elle peut atteindre.
                            Daniel Zéro qui se drape dans sa dignité et ne te répond plus, c’est le fanatisme des branleurs qui refusent à la fois de se lever le fion pour mettre leurs idées en oeuvre, et aussi d’admettre que ce sont des branleurs et qu’ils ont tout à fait le droit de l’être, mais qu’il faut être conséquent : quand on est branleur, on branle, on donne pas des leçons de morale.
                            Pardon d’être véhément (et grossier) : je dirige une coopérative, le quotidien est vraiment dur, et les Daniel Zéro, j’en ai ma claque. Les limites, c’est tous les jours que je me les prends dans la gueule. On est 25 employés, et l’échelle des salaires entre la femme de ménage et moi est de 2 : 1. Et ben tu me croiras ou pas, cher Frédo, dans ma boîte il y a des gens qui chipent des feuilles, qui photocopient des livres, qui tirent au flanc dès qu’ils peuvent, et y en a aussi des qui pérorent comme notre Daniel Zéro, à partir de positions de principe qui ne tiennent pas la route 2 secondes quand ils sont sortis de leur monde playstation. Heureusement, ils sont une minorité. Mais ils causent la majorité des problèmes.
                            Ces types se font enfler toute leur vie durant, et ce qu’ils trouvent de mieux à faire c’est de pontifier des préceptes de vie ultra-libérale (il n’existe pas de chose publique, chacun pour soi, baise ton voisin dès que tu peux, faut jamais rendre service, etc) en étant persuadés qu’ils sont de gauche ! ! ! Ah les pignoufs inconscients ! Ah les abrutis complices d’un système qu’ils croient mépriser !

                            Rhâ, je m’étais pourtant juré de rester calme et poli avant de faire mon commentaire.

                    • Sébastien H
                      Sébastien H répond à Daniel Zéro-
                      Daf à Rouen
                      • Posté à 00h29 le 19/01/2010
                      • Internaute 35428
                        Daf à Rouen

                      parasite, le patron, vous y allez un peu fort !
                      pour ma part, je suis salarié d’une petite scop de 15 salariés, dont le statut présente l’avantage de mieux distribuer la valeur ajoutée que l’on créée chaque année : grosso modo, un tiers des bénéfices va à l’ensemble des salariés sous forme de participation, le 2ème tiers aux actionnaires (collège de salariés), le 3ème tiers est gardé en provision pour les investissements futurs. Cette répartition est d’ailleurs très règlementée et encadrée.
                      c’est donc vrai que la richesse créée est mieux répartie, contrairement à une sarl ou SA classique où quasi 100% du bénéfice revient à l’actionnaire qui va décider seul d’une éventuelle distribution.
                      L’un des points noirs de la scop est que si en tant qu’actionnaire vous achetez une part sociale 1 euro, vous la cèderez qq années plus tard le même prix sans pouvoir la valoriser. La conséquence est une sous capitalisation chronique des scop, et induit de ne pas constituer un gros patrimoine (immobilier ou mobilier) appartenant à l’entreprise.
                      Quant aux patrons parasites, il faut éviter de généraliser, notamment dans les petites sociétés, où le patron a une gestion souvent très humaine, voire paternaliste.
                      Les ouvriers ont besoin d’un patron au quotidien, d’un repère ou d’un guide référent, et le patron a réciproquement besoin de ses ouvriers.
                      Pour terminer, l’autogestion, c’est pour les sociétés avec une seule personne, mais c’est très utopique concrètement dans une scop ou une coopérative qui vont fonctionner au quotidien comme une entreprise à statut classique. Il faut un leader et pas une assemblée de chefs qui vont se marcher sur la queue constamment, sinon c’est rapidement le foutoir.
                      puis pas de patron ? j’imagine le bordel rapidement, il suffit qqfois de voir le comportement des gens quand le boss s’absente...
                      quand le chat n’est pas là....

                    • ourston
                      ourston répond à Daniel Zéro-
                      retraité
                      • Posté à 13h13 le 19/01/2010
                      • Internaute 92733
                        retraité

                      Le patron qui crée son entreprise, engage ses biens personnels dans son affaire, crée des emplois et fournit des biens et services est-il un parasite ?

                  • romi45
                    romi45 répond à Fredo.
                    découvre l'information
                    • Posté à 18h32 le 19/01/2010
                    • Internaute 20205
                      découvre l'information

                    ca fait un peu anarchique comme propos non ?

                    • Fredo.
                      Fredo. répond à romi45
                      Un peu à côté
                      • Posté à 18h45 le 19/01/2010
                      • Internaute 64833
                        Un peu à côté

                      Tout à fait. C’est ce que pensent certains esprits bien pensants qui, dans leur vision utopiste de la société, voudraient que les hommes s’affranchissent de la hiérarchie.

                      • Léon_
                        Léon_ répond à Fredo.
                        Chef d'entreprise
                        • Posté à 11h48 le 19/02/2010
                        • Internaute 104078
                          Chef d'entreprise

                        Eh les gars, il y a un type qui a dit des choses tout à fait définitives sur le sujet, et qui s’appelait Karl Marx : d’un côté, le capitaliste qui domine ses employés parce qu’il possède les outils, et qui « profite » du travail (c’est-à-dire qu’il joue sur le fait de posséder les outils pour taper dans la poche de ceux qui bossent), c’est un exploiteur. C’est pas très joli. Sa domination n’est pas légitime. De l’autre, le cordonnier qui dit à son apprenti « c’est pas comme ça qu’on ressemelle une chaussure, c’est comme ça », c’est aussi un patron qui domine un employé, mais c’est pas du tout pareil. Dans le premier cas, le patron ne sait rien, ne fait rien. Si, soyons juste, il risque. Enfin, il risque dans une PME, parce que si c’est une entreprise cotée en bourse et qui appartient à 15% au fonds de pensions Machin, le dit fonds de pension (qui est donc un patron), ne risque rien du tout : il dit je veux 20% de bénefe tous les ans, sinon je vais tout faire produire par des enfants en Inde. Le « pacte » capitaliste (je risque - tu bosses) n’est pas un truc à honnir totalement, il peut être très efficace et très honnête dans certains cas (création de PME essentiellement). Par contre dans les grandes boîtes c’est très largement un marché de dupes.
                        Mais confondre d’une part les PME et les grandes boîtes, et d’autre part la domination économique (je possède alors tu fais ce que je dis) avec la domination technique (je sais alors tu fais ce que je dis), c’est vraiment avoir la vue très courte.
                        Donc : gueuler contre tous les patrons au prétexte que ce seraient tous les mêmes, c’est idiot. Il faut au minimum distinguer celui qui sait quelque chose de celui qui ne fait que posséder, et aussi celui qui risque quelque chose de celui qui ne fait qu’exploiter.
                        Mais en même temps : défendre la domination des patrons de manière tout aussi globale en disant que l’homme a besoin d’être guidé, euh... les ceusses qui écrivent ça, vous êtes des curés ou bien ? Perso, j’ai vraiment du mal à imaginer à quoi pourrait bien me servir le guidage (la guidance ? le guidement ?) d’un Calvet ou d’un Dassault (pour ne parler que des dinosaures). J’ai du mal à voir en quoi ils peuvent contribuer à ma réalisation personnelle.

        • ourston
          ourston répond à Daniel Zéro-
          retraité
          • Posté à 13h06 le 19/01/2010
          • Internaute 92733
            retraité

          « la sécu c’est notre argent » Et alors ? Ca donne le droit de voler la sécu ?

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 22h13 le 17/01/2010
    • Internaute 7659
      oiseau

    Un des grands maux des travailleurs, c’est celui d’avoir le sentiment que leurs efforts ne sont pas reconnus.

    Pour les patrons, payer les employés suffit pour les « reconnaître », tandis que souvent, le travailleur veut faire son travail « bien », il fait alors plus que ce qui lui est prescrit et il en espère une reconnaissance qui n’arrive jamais.

    De fait, si le travailleur peut profiter un peu du système, il se dédommage ainsi car pour lui il ne se sent pas payé selon ses mérites.

    De plus, c’est d’autant plus facile de se dédommager ainsi, que tout le monde le fait. Il ne se sent donc pas particulier ou coupable. Il est même probable qu’il mette cela sur le compte de quelques menus avantages du métier. Le cordonnier se chausse gratuitement, le boulanger a son pain gratuitement et la secrétaire se fait ses photocopies perso au bureau.

    Enfin, comme ce n’est pas forcément de grosses sommes, les travailleurs n’ont pas l’impression de voler et d’être voleurs.

    Et puis, il faut savoir ce qu’on veut. Si les patrons aiment à ce que les employés emmènent du travail à la maison en soirée ou en weekend, cela créée une confusion entre la vie privée et professionnelle. Ce ne peut pas être que positif (pour lui).

    • KfC
      KfC répond à Tita
      struggling for life
      • Posté à 22h46 le 17/01/2010
      • Internaute 84462
        struggling for life

      On peut aussi prendre en compte la connotation sociale.
      Il est courant de voir le management tenter d’impliquer les salariés avec l’esprit d’entreprise, et autres foutaises idéologique du capitalisme.

      Or le fait d’impliquer socialement, j’oserai même de l’ordre affectif, les employés créée une forme de lien qui dès l’instant où il est brisé creuse un déficit de confiance, l’employé se sent floué, et se venge en quelque sorte
      Lien
      pour en savoir plus, très intéressant :)

      • Tita
        Tita répond à KfC
        oiseau
        • Posté à 23h20 le 17/01/2010
        • Internaute 7659
          oiseau

        Vous pouvez aussi ajouter au phénomène normatif, celui de la gestion de la motivation (intrinsèque et extrinsèque).

    • SB68
      SB68 répond à Tita
      • Posté à 10h07 le 19/01/2010
      • Internaute 24192

      Parce que vous pensez qu’il n’y a QUE les secrétaires qui font des copies perso au bureau ? J’ai vu un cadre photocopier les TD de toute la classe de son fils aussi, et ce, pendant toute l’année scolaire. Et vous, non, vous ne le faîtes jamais ?

      Signé, une secrétaire

      • Tita
        Tita répond à SB68
        oiseau
        • Posté à 10h18 le 19/01/2010
        • Internaute 7659
          oiseau

        Ma bonne dame, vous avez tort de vous sentir visée.

        En effet, c’est un aspect de communication. Si un argument se doit d’être le plus complet possible, un exemple n’a pas à être exhaustif, il ne le peut pas non plus. J’ai pris l’exemple de la secrétaire car il me semble que l’association sémantique secrétaire-photocopieuse est plus forte dans l’imaginaire des gens que l’association cadre-photocopieuse... même si les cadres peuvent bien-sûr utiliser la photocopieuse.

         
        • romi45
          romi45 répond à Tita
          découvre l'information
          • Posté à 18h34 le 19/01/2010
          • Internaute 20205
            découvre l'information

          beuh non un cadre ca ne sait pas se servir d’une photocopieuse

          sinon a quoi serviraient les assistantes

        1 autres commentaires
      • Tita
        Tita répond à SB68
        oiseau
        • Posté à 10h24 le 19/01/2010
        • Internaute 7659
          oiseau

        doublon, désolé

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 22h05 le 17/01/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    La rémunération légitime, c’est celle que se donne le patron.

    Au-dessus, c’est tendancieux...

  • freaky
    freaky
    plasticien
    • Posté à 22h08 le 17/01/2010
    • Internaute 89974
      plasticien

    quien roba a un ladron ,cien anios de perdon

    • Anonyme répond à freaky

      Ou : Qui vole un ladre n’a rien de perdu ?

    • Tita
      Tita répond à freaky
      oiseau
      • Posté à 22h16 le 17/01/2010
      • Internaute 7659
        oiseau

      Se habla francés por favor

      mais le proverbe est joli.

      • vodkaboy
        vodkaboy répond à Tita
        Ex Socialiste encore de gauche
        • Posté à 22h35 le 17/01/2010
        • Internaute 11134
          Ex Socialiste encore de gauche

        Pour moi si on peut « excuser » les petits coup de fils perso , ou les photocopie , le vrai vol n’est pas tolérable.

        Car comment croyez vous que les entreprises se remboursent ? elles augmentent leurs prix , et au final c’est tout le monde qui raque !

        En France , on as une mentalité pitoyable du « c’est pas moi qui paye donc rien a foutre ! »
        J’ai été estomaqué d’une discutions avec une cliente a mon boulot (je vendais des imprimentes) elle me demande : « elle fonctionne avec les cartouches XXX ? ?
        -Pourquoi ?
        -Je peu en avoir a mon travail , puis bon c’est pas comme si tout le monde le faisait... »

        affligeant !

         
        • Tita
          Tita répond à vodkaboy
          oiseau
          • Posté à 23h33 le 17/01/2010
          • Internaute 7659
            oiseau

          Mais mon bon monsieur, il en va bien pour tout le monde ainsi et tout le monde est d’accord : « le vrai vol n’est pas tolérable. »

          Reste que tout dépend du sens mis derrière les mots « vrai vol ». Pour certain, le vrai vol est un vol de principe. Que ce soit une simple agrafe ou une liasse de billets ne change rien à l’affaire. Pour d’autres, faire une photocopie perso au bureau, c’est se payer (et non voler), la notion de voler apparait pour des objets plus gros. Mais tous dénonceront les « vrais vols » sachant qu’ils ne s’incluent jamais dedans.

          Qu’est-ce donc qu’un « vrai vol » ? Et bien, c’est un concept subjectif (car chacun y met sa définition) et c’est bien pour cela que c’est intéressant à étudier.

        • BILOU
          BILOU répond à vodkaboy
          • Posté à 13h00 le 18/01/2010
          • Internaute 9373

          Tout dépend de la définition de ce que vous qualifiez de « vrai vol ».
          A quel niveau placez-vous le curseur entre ce qui est tolérable et ce qui ne l’est plus ?
          Pour ma part, je comprends certaines attitudes de collègues qui sont frustrés, peu reconnus, fortement pressurés ; alors qu’ils observent que les hauts cadres et dirigeants abusent de prérogatives ! !
          Ce qui se passe en France se produit partout dans le monde et si, vous affirmez le contraire, je dirais que vous vivez dans le monde des bisounours. Il n’y a pas plus de vols dans les entreprises françaises qu’ailleurs ; ces actes sont acceptés par la hiérarchie comme constitutif d’une rénumération occulte.

        2 autres commentaires
  • LeLapin
    LeLapin
    Infopigiste
    • Posté à 22h21 le 17/01/2010
    • Internaute 31149
      Infopigiste

    Il me semble tout à fait normal qu’un employeur soit mis à contribution pour permettre à ses employés qui font des heures-sups gratuites soirs et week-ends (une bonne partie du tertiaire) d’avoir de quoi bosser chez eux.

  • Guillemette Faure
    Guillemette Faure
    Journaliste
    • Posté à 22h21 le 17/01/2010
    • Internaute 34
      Journaliste

    Que ce soit faire affranchir un courrier perso avec le courrier de l’entreprise ou utiliser le chauffeur de l’entreprise pour faire conduire ses enfants à l’école, j’ai l’impression que c’est la même logique à tous les niveaux hiérarchiques (pour schématiser « avec ce que je fais pour cette entreprise, j’y ai bien droit »). On s’en rend compte dans les affaires d’abus de biens sociaux, les défenses des personnes mises en cause s’appuient souvent sur l’idée qu’au vu de ce qu’elles ont apporté à leur entreprise, ce qu’elles ont pris était juste un arrangement pratique.

    • Tita
      Tita répond à Guillemette Faure
      oiseau
      • Posté à 23h54 le 17/01/2010
      • Internaute 7659
        oiseau

      Je suis d’accord. Il y a néanmoins un phénomène à rajouter. Ces « petits riens » dont on abuse ou détourne du poste occupé (qu’on soit secrétaire, balayeur ou ministre) sont des « petits riens » presque insignifiants pour le bénéficiaire. On s’habitue vite à pouvoir faire ses photocopies au bureau, à utiliser le chauffeur de l’entreprise pour conduire ses enfants à l’école ou bien encore à utiliser la carte de crédit de ministre de sa femme pour louer des dvd porno.
      Cependant, plus on a un poste élevé, plus ces « petits riens » peuvent paraître énormes pour ceux qui sont plus bas que nous sur l’échelle sociale. Les petits riens des puissants représentent des « gros beaucoup » pour les petites gens. Et c’est bien ainsi que certains faits scandalisent toute une population.

    • pablico
      pablico répond à Guillemette Faure
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 12h02 le 18/01/2010
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      J’ai vu un scandale un jour.

      Un cadre de haut niveau s’est fait choppé après enquête, il volait le papier hygiénique..pour sa maison...(ce n’est pas une galéjade). il y a pleins de formes de cleptomanie.

      partir avec son stylo, ou sa gomme (à l’époque) cela arrive à tout le monde.
      et souvent il revient au point de départ le lendemain.
      l’agrafeuse, c’est déjà plus délicat.

      maintenant on part avec son ordi sous le bras.. et c’est normal..on est souvent obligé de bosser à la maison.. ou surfer.. au choix.

      mais si l’on doit imprimer de chez soi, pour son boulot.. qui paye les feuilles et surtout l’encre ? ?

      nB :
      il y avait un terme que je ne retrouve plus pour décrire les vols et les évaluer : ’la deuxième usine, ou l’usine souterraine...(un truc comme cela, je ne me souviens plus)

  • Caparut
    Caparut
    Mécréant de la pire espèce
    • Posté à 22h29 le 17/01/2010
    • Internaute 58093
      Mécréant de la pire espèce

    Moi-même, suis un voleur. L’autre jour j’ai piqué une vingtaine de feuilles de papier pour mon imprimante perso.
    Encouragé par l’exemple venant d’en haut, j’ai décidé de devenir délinquant et de me payer désormais sur la bête.

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 22h33 le 17/01/2010
    • Internaute 45067
      Littéral

    La reprise, aussi individuelle qu’elle soit, c’est une méprise terrible !

    Si les employés ne volaient pas, même le moindre, ils seraient beaucoup plus libres. Et les DRH déploieraient des ruses insidieuses pour tenter les salariés à la petite rapine.

    On mesure, ainsi à ce qu’on «  reprend  » à quel point on est aliéné par son emploi.

    On «  attend  » pour rien.
    Soyez fiers de vous !
    Osez vous gratifier vous-même selon votre propre estime !

    Pourquoi une organisation cupide qui ne fonctionne que par le biais d’une violence certes très régulée et licite dans ses effets vous offrirait une estime qui n’a de valeur qu’en terme de productivité supérieure et d’intensité au travail ?

    Personnellement, je suis très jaloux de mon indépendance et n’emprunte rien à tort et à travers.

  • ApollonduRéverbère
    • Posté à 22h36 le 17/01/2010
    • Internaute 15757

    Depuis quelques années, j’use des bénéfices que mon employeur omet de me remettre sur mon bulletin de paye comme il le devrait puisque je le fais vivre et lui permet de prospérer. J’emporte donc ce qui m’est strictement nécessaire quand je le peux mais jamais de l’inutile : carnets de timbres, cartouches pour mon imprimante quitte à les commander quand elles ne sont pas en stock, papier sopalin, savon pour les mains (du bon en passant), des stylos à plume (les autres sèchent rapidement). Pour le reste, je me paye en heures sur internet.
    C’est très peu de choses en regard de ce que mon employeur me doit, très peu croyez moi.
    Ai-je honte ? Oui pour mon employeur. Autrefois il y avait l’arrêt maladie, on se disait que c’était un moyen de faire travailler d’autres personnes et de récupérer l’indu, maintenant j’ai des besoins à satisfaire et les scrupules m’ont abandonné. Seules les crapules réussissent, c’est le secret. MDR

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 22h39 le 17/01/2010
    • Internaute 82025
      non connue

    N’empêche que ce genre de petite compensation tend à développer une société de compensation, donc de victimes.

    J’ai vu des salariés virés pour raison économique trouver à travers des vols, plus conséquents que le stylo ou la photocopie, une bonne raison de moins se battre pendant les négociations. C’est dangereux, donc.

    En adoptant l’identité d’un voleur frustré, on perd celle d’un travailleur qui a des droits. On appelle ça un bénéfice secondaire. Mais parfois, il faut laisser monter la niaque, et lâcher son énergie au bon moment, et si possible de manière collective.

    On peut se faire spolier sur tout, sauf sur l’image qu’on a de soi-même.

    • Citoyen Omega
      Citoyen Omega répond à A déménagé le 02-02-2012-2
      Ingénieur et peintre
      • Posté à 20h05 le 18/01/2010
      • Internaute 59249
        Ingénieur et peintre

      J’ai fini par me formuler la même remarque : compenser de cette manière est une forme d’aliénation. Je m’astreins donc à me conformer à mon éthique et, ainsi, à ne pas avoir le sentiment de devoir quelque chose à mon entreprise. Cela se sait et me donne plus de force quand je dois obtenir ce à quoi j’estime avoir droit. Il est vrai que, contrairement à beaucoup d’autres, j’ai toujours la possibilité d’aller voir ailleurs en cas de blocage.

  • _nb
    _nb
    Clown 2.0
    • Posté à 22h50 le 17/01/2010
    • Internaute 92578
      Clown 2.0

    Euh… après avoir vu l’article (et les réactions, qui vont dans le même sens), j’ai l’impression de vivre sur une autre planète…

    Voler des timbres pour son usage personnel ? ? Il y encore des gens qui envoient plus de 3 lettres par mois ? C’est quoi le délire ?
    Pareil pour les ramettes de papier, ça coûte que dalle à Carouf ! Et c’est super pratique à ramener du boulot en métro !

  • A déménagé le 13-10-2012 3
    • Posté à 22h58 le 17/01/2010
    • Internaute 98068
      non connue

    Quand j’emmène rien , j’ai l’impression d’oublier quelque chose .

  • ruffryders
    ruffryders
    Jusqu'a la mort - La vie ne (...)
    • Posté à 22h59 le 17/01/2010
    • Internaute 99399
      Jusqu'a la mort - La vie ne (...)

    dès que l’on vole en quantité au bureau c’est la preuve d’un malaise sur le lieu de travail et il faut penser a s’enfuir de la , moi meme j’ai travaillé dans le hard selling et ca se passait mal l’entreprise ou je travaillais payait en retard les bonus ou pas du tout et donc je m’étais fixé comme regles de voler une chose au minimum chaque jour de travail , mais cela n’est pas sain autant aller voir ailleurs un endroit ou l’on est respecté et ou l’on respecte son materiel,

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