Tribune 17/02/2010 à 13h36

Six personnalités au secours d'une association agricole basque


L’association basque Euskal Herriko Laborantza Ganbarra, qui défend l’agriculture « paysanne et durable » et l’idée d’une institution agricole spécifique au territoire basque, risque l’interdiction. Dans un bras de fer avec le préfet des Pyrénées-Atlantiques qui l’accuse d’entretenir la confusion « avec l’exercice d’une fonction publique », l’association passe ce jeudi devant la cour d’appel de Pau.

Rue89 a reçu cette lettre signée de six personnalités (le président du syndicat des avocats de France, le président de la Ligue des droits de l’homme, Eva Joly, Corinne Lepage, Danielle Mitterrand et un ambassadeur) qui s’inquiètent de la liberté d’association et demandent que le harcèlement contre cette association cesse.

L’article 20 de la déclaration universelle des droits de l’homme énonce le principe de la liberté d’association dans les termes suivants. « Toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifiques ».

Le harcèlement exercé depuis plus de cinq ans maintenant par les pouvoirs publics à l’encontre de l’association Euskal Herriko Laborantza Ganbara (EHLG), régie par la loi de 1901 et créée en 2005 par le dépôt en sous-préfecture des statuts constitue la négation de ce principe.

Les faits et actes relevant de cet harcèlement sont innombrables. La répétition de ces attaques et leur caractère systématique à l’encontre de la seule association EHLG, à laquelle il est reproché somme toute d’exister, constitue une atteinte caractérisée à la liberté constitutionnelle d’association.

Une telle situation est particulièrement grave et alarmante, notamment parce qu’elle est le fait de la puissance publique, dont le rôle devrait au contraire être de protéger et défendre les libertés publiques dont la liberté d’association.

Une association dont le travail est soutenu par les élus locaux

Cette attitude est d’autant plus à rejeter que l’association Euskal Herriko Laborantza Ganbara dont l’objet est de « contribuer au développement d’une agriculture paysanne et durable », dans le cadre d’un développement local concerté sur le territoire pays basque poursuit au quotidien un travail souvent donné pour exemple consistant à promouvoir une agriculture respectueuse des hommes et de l’environnement.

Ce travail est soutenu par la majorité des élus locaux quelle que soit leur sensibilité politique de même que dans le monde paysan et la population locale, au point que le conseil régional d’Aquitaine et le conseil général des Pyrénées Atlantiques encouragent son action par des subventions.

Cette association devrait donc non pas être combattue mais encouragée par les pouvoirs publics. La crise écologique actuelle, l’état du monde que nous allons léguer aux générations futures sont un motif supplémentaire pour laisser aujourd’hui l’association EHLG vivre et travailler en paix.

C’est pour défendre la liberté d’association, revendiquée depuis plus de cinq ans par cette association, dont le fonctionnement démocratique, pluriel et pacifique n’est contesté par personne, que nous demandons aujourd’hui la cessation immédiate de toute forme de discrimination ou de harcèlement à son encontre.

Jean Louis Borie, président du syndicat des avocats de France

Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l’homme

Stéphane Hessel, ambassadeur de France

Eva Joly, députée européenne et ancienne magistrate

Corinne Lepage, députée européenne et ancienne ministre de l’Environnement

Danielle Mitterrand, présidente de la fondation France libertés.

  • 4301 visites
  • 32 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • flixp
    flixp
    Aboyeur
    • Posté à 13h43 le 17/02/2010
    • Internaute 34063
      Aboyeur

    rien de compréhensible ni ici ni sur le site de EHLG, quel est le conflit avec l’état ?

    • alberich
      alberich répond à flixp
      fumiste
      • Posté à 13h58 le 17/02/2010
      • Internaute 84604
        fumiste

      D’entretenir une confusion dans son appellation avec une chambre consulaire. Rien de plus.

      Lien

      En aucun cas l’existence de l’association n’est remise en cause, les autorités lui demandent juste de lever l’ambiguïté de son appellation.

      Pas de quoi de fouetter un chat mais ça suffit pour occuper une bande de bobos.

      • Vincent45
        Vincent45 répond à alberich
        Artisan
        • Posté à 14h49 le 17/02/2010
        • Internaute 105604
          Artisan

        Une bande de bobos : il y avait 2500 personnes, paysans, travailleurs, élus, responsables associatifs et syndicaux, devant le tribunal de Bayonne lors du premier procès le 29 janvier 2009
        L’association a eu le soutien de la majorité absolue des maires et conseillers généraux du Pays Basque.
        La plainte du préfet et le mandement de citation visent l’activité de l’association, son objet, ses missions, son organisation, et sa dénomination.
        Et les articles visés par le mandement de citation font encourir à l’association la fermeture pour 5 ans ou plus , c’est-à-dire l’interdiction pure et simple, et la condamnation de son président à un an de prison ferme. A part ça l’existence de l’association n’est pas remise en cause .....

      • MartinePB
        MartinePB répond à alberich
        Infirmière
        • Posté à 23h36 le 17/02/2010
        • Internaute 105691
          Infirmière

        Je lis avec surprise que l’existence de cette association ne serait pas remise en cause ? ? C’est ignorer que dans l’assignation du Préfet l’objet et les missions qu’EHLG (euskal herriko laborantza ganbara) s’est donné , sont bien remis en cause. A savoir la promotion d’une agriculture durable et de qualité au Pays Basque. EHLG forme des centaines de paysans, des recherches sont effectués pour produire d’une façon plus respectueuse de l’environnement. Les attaques préfectorales contre l’association ont amené une mobilisation exceptionnelle de la population qui a bien compris les enjeux de cette lutte, qui n’est pas celle des seuls paysans mais aussi de consommateurs qui veulent bouffer sain, tout simplement. La confusion ne peut exister et elle n’a jamais existé sauf dans la tête de commis de l’Etat venus prêter main forte à la « Chambre officielle » qui elle ne veut promouvoir qu’une agriculture productiviste et bien subventionnée ! ! Derrière se cache un vrai débat de socièté et nous en sommes bien conscients. A savoir aussi en Pays Basque, la Confédération paysanne est largement majoritaire.
        Lors du premier procès , il y a un an, le tribunal de Bayonne a prononcé la relaxe de Michel Berhocoirigoin président de l’association et mis fin aux pousuites... Il y a eu appel et le procès aura lieu demain à Pau. Ce sont des centaines de personnes qui vont s’y rendre (autant de bobos ? ? ?) pour soutenir ceux qui n’ont d’autre prétention que de rendre sa noblesse au métier de paysan. Vivre de la terre en la respectant !

    • Vincent45
      Vincent45 répond à flixp
      Artisan
      • Posté à 15h11 le 17/02/2010
      • Internaute 105604
        Artisan

      l’association loi 1901 Euskal Herriko Laborantza Ganbara (EHLG) défend l’agriculture paysanne et écologiquement responsable en Pays Basque contre le modèle d’agriculture productiviste promu par la Chambre d’agriculture des Pyrénées-Atlantiques. Son travail est qualifié d’exemplaire par la majorité des élus locaux, elle est subventionnée tant par le Conseil Régional (PS + Verts) que par le Conseil Général (UMP-Modem).
      Des centaines de personnalités socialistes locales ou nationales (D’Olivier Besancenot à François Hollande, d’Albert Jacquard à José Bové, d’André Chassaigne à Marc Dolez, de Susan george à Sorj Chalandon, de Dominique Voynet à Marc Dufumier etc...) ont déja apporté leur soutien à cette association.

      Cette association est victime depuis sa naissance il y a 5 ans d’un harcèlement ubuesque de la part des pouvoirs publics et de l’administration visant à la faire disparaître. Cet acharnement liberticide est décrit dans ses grandes lignes dans la lettre ci-jointe et à fait l’objet d’un Livre Noir de 680 pages préfacé par Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme consultable sur le site EHLGdoitvivre : Lien .

      Elle multiplie actuellement les actions pour demander la fin de ce harcèlement attentatoire à la liberté d’association.

      Ce jeudi 18 février, cette association loi 1901 employant 10 salariés sera jugée à la Cour d’Appel de Pau et au vu des articles visés par le mandement de citation y risquera une interdiction pure et simple et la condamnation de son président, Michel Berhocoirigoin, paysan à Gamarthe, ancien Secrétaire général de la Confédération Paysanne, à un an de prison ferme ! (Pour « confusion avec l’exercice d’une fonction publique ou d’une activité réservée aux officiers publics ou ministériels, et en l’espèce une confusion avec la chambre d’agriculture des Pyrénées-Atlantiques »). Parmi les avocats de l’association, on comptera la présence de Corinne Lepage, et parmi ses témoins l’ancien vice-président du Parlement Européen Gerard Onesta.

      La première audience qui s’est tenue à Bayonne le 29 janvier 2009 en présence de 2500 sympathisant(e)s de l’association a vu les juges donner raison à cette dernière sur toute la ligne (délibéré intégral consultable sur : Lien ), et donc tort au Préfet des Pyrénées-Atlantiques auteur de la plainte à l’origine de ce procès (et au gouvernement, qui est évidemment le donneur d’ordre).

  • fdrebin
    fdrebin
    Dilettante doué
    • Posté à 14h14 le 17/02/2010
    • Internaute 78377
      Dilettante doué

    Tribune partielle et partiale, sans aucune mise en perspective.

    Cette association est poursuivie par le préfet des Pyrénées-Atlantiques pour une raison juridique simple : elle entend représenter les seuls agriculteurs basques en lieu et place de la chambre d’agriculture des Pyrénées-Atlantiques, seule habilitée à le faire.

    Le nom et les missions de l’association, précisés dans les statuts, semblent poser problème. Euskal Herriko Laborantza Ganbara = « Chambre d’Agriculture du Pays Basque » en langue basque. La plainte du préfet précise que le nom - c’est-à-dire la traduction en français d’Euskal Herriko Laborantza Ganbara - et les missions d’EHLG « sont de nature à créer dans l’esprit du public une confusion avec l’exercice d’une fonction publique ou d’une activité réservée aux officiers publics ou ministériels, et en l’espèce une confusion avec la chambre d’agriculture des Pyrénées-Atlantiques ».

    Cette association est née de la volonté de membres de la Confédération paysanne, mise en minorité lors des élections à la Chambre d’agriculture, de créer une structure concurrente, pour le seul Pays Basque.

    Au lieu de se draper dans la défense des libertés fondamentales menacées par un préfet aux ordres, il eût été plus honnête de faire connaître toutes les données de cette affaire.

    • Vincent45
      Vincent45 répond à fdrebin
      Artisan
      • Posté à 15h01 le 17/02/2010
      • Internaute 105604
        Artisan

      Une grande partie de ces affirmations sont fausses : l’association est poursuivie par le Préfet des Pyrénées-Atlantiques (qui se rend également célèbre pour son zèle inhumain contre les sans papiers, ses manoeuvres contre la Cimade ou contre des associations de défense de l’environnement) parce que ses fondateurs « très ostensiblement entrepris de développer, au titre des libertés associatives, une activité qui vise clairement à concurrencer la chambre d’agriculture des Pyrénées-Atlantiques, établissement public de l’Etat, et son service d’utilité agricole territorial (SUAT). » EHLG est née pour continuer à revendiquer pacifiquement une chambre d’agriculture du Pays Basque et pour défendre un modèle d’agriculture paysanne et durable contre le modèle d’agriculture industrielle et productiviste promu par la chambre d’agriculture des Pyrénées-Atlantiques, tenue par les grands céréaliers de la FNSEA.
      Si la confédération paysanne est minoritaire, ce que vous oubliez de préciser, c’est que sa branche basque ELB est passée devant la FNSEA et est majoritaire en Pays Basque.
      EHLG n’a jamais prétendu « entend représenter les seuls agriculteurs basques en lieu et place de la chambre d’agriculture des Pyrénées-Atlantiques, seule habilitée à le faire. » Ce sont là les arguments du Préfet (êtes vous son porte-parole officiel) à qui les juges ont donné tort sur toute la ligne en première instance : lire le délibéré intégral sur Lien
      Et ce qui est dénoncé n’est pas seulement ces procès à répétition mais un harcèlement ubuesque et clairement attentatoire à la liberté d’association qui est exercé à son encontre depuis 5 ans. Il a fait l’objet d’un livre noir de 680 pages consultable sur : Lien

      • Karg se
        Karg se répond à Vincent45
        Ingénieur agronome vendu à une (...)
        • Posté à 15h18 le 17/02/2010
        • Internaute 9172
          Ingénieur agronome vendu à une (...)

        C’est lamentable cette affaire, les bobos écolo ont tendu un perche qu’un préfet zélé a attrapé. C’est débile d’appeler une association avec un nom qui se confond avec les chambres d’agricultures. C’est de la provocation gratuite.

         
        • Vincent45
          Vincent45 répond à Karg se
          Artisan
          • Posté à 15h48 le 17/02/2010
          • Internaute 105604
            Artisan

          Personne ne confond ni l’association ni le nom avec la chambre d’agriculture. Au premier procès, après 4 ans d’activité de l’association , aucun cas de confusion n’a été cité, ce que les juges ont souligné dans leur délibéré relaxant entièrement l’association. Le nom de l’association est le fruit d’une longue histoire, et d’une revendication appuyée par 70 % des maires du Pays Basque et la majorité des paysans d’ici, qui sont en grande partie en zone montagne et sur des petites exploitations. Pourquoi les traiter de bobos ?
          Le travail de l’association est qualifié d’exemplaire par la plupart des acteurs locaux, on peut en avoir une idée sur le site de l’assoc : Lien
          Le salon de l’agriculture paysanne et durable qu’elle organise à Bayonne est visté par 30 000 personnes chaque année et ses 4 éditions successives ont été parrainées par Edgar Pisani, Jacques Testart, Albert Jacquard et Marc Dufumier

          • Karg se
            Karg se répond à Vincent45
            Ingénieur agronome vendu à une (...)
            • Posté à 21h00 le 17/02/2010
            • Internaute 9172
              Ingénieur agronome vendu à une (...)

            Jacques Testart, Albert Jacquard, intéressant, des anti OGM ou biotech en général, thérapie génique compris.

        • L-oiseau-sur-la-branche
          L-oiseau-sur-la-branche répond à Karg se
          grain de poussière
          • Posté à 16h44 le 17/02/2010
          • Internaute 105620
            grain de poussière

          Ainsi donc, les paysans de l’association EHLG seraient des « bobos »...

          Dans ce cas un ingénieur agronome est un...

          • Karg se
            Karg se répond à L-oiseau-sur-la-branche
            Ingénieur agronome vendu à une (...)
            • Posté à 21h01 le 17/02/2010
            • Internaute 9172
              Ingénieur agronome vendu à une (...)

            Pour appeler les assos chambre d’agriculture oui, c’est un comportement boboisant.

            • Sowinski
              Sowinski répond à Karg se
              • Posté à 11h34 le 18/02/2010
              • Internaute 45555

              Décidément le champ « bobo » s’étend chaque jour.
              Tout initiative sociale progressive, maintenant, c’est « bobo ».

              Plus ça va plus je me dis que ça devient un terme flatteur, vu que le seul moyen d’être sûr de pas être bobo, c’est d’être cadre homme blanc bossant 50 par semaine pour enrichir des gros plein de fric et de rater sa vie en maudissant la terre entière depuis sa grosse berline (seul plaisir dans la vie) en allant au boulot. Y’a un nom pour ça ?

        5 autres commentaires
      • fdrebin
        fdrebin répond à Vincent45
        Dilettante doué
        • Posté à 15h44 le 17/02/2010
        • Internaute 78377
          Dilettante doué

        Navré de vous contredire mais si EHLG revendique la création d’une Chambre d’agriculture du Pays-Basque, c’est justement pour que les agriculteurs basques soient spécifiquement représentés. Dès lors que les statuts de cette association ne permettent l’adhésion que des agriculteurs basques, en excluant les autres agriculteur du département, elle les représente spécifiquement de fait.

        En attendant la création d’une hypothétique chambre d’agriculture du Pas Basque, EHLG agit par substitution mais sur des champs de compétences qu’elle estime délaissés par la chambre d’agriculture des Pyrénées-Atlantiques. C’est d’ailleurs là qu’est la finesse juridique car, en ne se positionnant pas sur le champ d’action de la chambre d’agriculture des Pyrénées Atlantiques, EHLG évite un conflit d’intérêt qui serait tombé sous le coup de la loi.

        Au-delà des arguments du seul préfet, il s’agit d’une position assumée par l’association et reprise par certains de ses soutiens, dont Gérard Onesta :

        Lien

        « L’association se met à travailler et à faire ce qu’aurait dû faire la Chambre d’Agriculture du Pays Basque si le gouvernement l’avait créée : développement de systèmes autonomes et économes, développement de circuits courts de commercialisation, promotion de pratiques culturales moins consommatrices en engrais et en pesticides, politique visant à favoriser la transmission des fermes à des jeunes (et non leur concentration progressive) etc. etc. EHLG édite un journal Izar Lorea envoyé régulièrement aux 5000 fermes que compte le Pays Basque. »

        Si vous lisez bien le rendu du jugement, le tribunal rejette la plainte du préfet en arguant justement sur le fait que les deux instances ont des actions différentes :

        - l’association n’exerce pas de prérogatives de puissance publique, contrairement à la « vraie » chambre d’agriculture. C’est l’absence d’actes positifs de l’association en la matière qui ne permet pas de qualifier un délit.

        - l’absence d’objectifs communs - exception faite de la promotion du développement durable - entre EHLG et la chambre d’agriculture. Logique, vu qu’EHLG assume le fait d’agir sur des dossiers ou la chambre d’agriculture n’agit pas

        - le nom en basque évite la confusion avec l’expression « chambre d’agriculture » en français

        - l’absence d’ambiguïté entre les localisation et logos des deux organisations

        - pas d’activités d’EHLG en secteur concurrentiel ou dans le domaine réservé de la chambre d’agriculture

        Le tribunal a estimé en première instance qu’il n’y avait pas de raison juridique de dissoudre l’association même si, de fait, EHLG joue de rôle d’une chambre d’agriculture pour le Pays Basque, mais selon le modèle de ce qu’elle estime être une bonne chambre d’agriculture et non sur les compétences régaliennes de l’actuelle chambre. A mon sens, la cour d’appel de Pau rendra le même jugement.

        Pour finir, concernant l’argument électoral, je ne savais pas qu’être majoritaire sur une partie d’une circonscription électorale, mais minoritaire sur l’ensemble, créait des droits. Si on suit votre raisonnement, Ségolène Royal aurait du demander la sécession des régions ayant majoritairement voté pour elle.

        PS : Dire de cette tribune qu’elle est partiale par nature et demander à ce que les lecteurs puissent avoir toutes les infos pour se faire une opinion ne signifie pas épouser le point de vue de l’adversaire, soyez moins parano...

         
        • Vincent45
          Vincent45 répond à fdrebin
          Artisan
          • Posté à 15h56 le 17/02/2010
          • Internaute 105604
            Artisan

          Je n’ai pas répondu à votre argument de partialité mais rectifié les choses fausses que vous affirmez. A nouveau, vous inventez de toutes pièces certaines choses, par exemple : « Dès lors que les statuts de cette association ne permettent l’adhésion que des agriculteurs basques, en excluant les autres agriculteur du département, elle les représente spécifiquement de fait. » où avez vous vu ça, plein de paysans béarnais travaillent avec l’association dont Michel Erbin le porte-parole de la Confédération Paysanne Béarn, et l’association aide à l’installation de jeunes qu’ils soient basques ou non basques.

          • fdrebin
            fdrebin répond à Vincent45
            Dilettante doué
            • Posté à 16h19 le 17/02/2010
            • Internaute 78377
              Dilettante doué

            Que disent les statuts de l’association ?

            Lien

            « Article 7 : L’Assemblée plénière

            L’Assemblée Plénière est l’instance souveraine de Euskal Herriko Laborantza Ganbara. Les membres de Euskal Herriko Laborantza Ganbara sont représentés à l’assemblée plénière à travers sept collèges.

            7.1 Collège des exploitants agricoles
            Il comprend de 11 à 21 sièges, répartis entre les organisations syndicales représentatives du Pays Basque. La désignation des représentants de ce collège se fait selon des modalités définies dans le règlement intérieur. Auprès de chaque titulaire pourra être désigné un suppléant au sein du collège. »

            L’association représente bien les agriculteurs basques et eux seuls. Qu’elle travaille avec des agriculteurs non basques - béarnais en l’occurrence - est une autre chose. Béarn et Pays Basque sont deux entités différentes géographiquement et historiquement.

            Lien
            Lien

            • Vincent45
              Vincent45 répond à fdrebin
              Artisan
              • Posté à 16h47 le 17/02/2010
              • Internaute 105604
                Artisan

              Oui, donc on est d’accord, cela n’a rien à voir avec votre affirmation erronnée : » Dès lors que les statuts de cette association ne permettent l’adhésion que des agriculteurs basques, en excluant les autres agriculteur du département, elle les représente spécifiquement de fait. » Les paysans Béarnais qui le souhaitent peuvent -et c’est le cas dans les faits- bénéficier des services de l’association et travailler avec elle.
              L’association n’exclue personne, elle se bat juste pour défendre un modèle d’agriculture paysanne et durable qui est majoritairement soutenu en territoire Pays Basque, et qui ne jouit pas du même appui majoritaire en Béarn, où ce sont le point de vue des grands céréaliers de la FNSEA qui est hélas majoritaire.
              Cela ne donne aucun privilège aux paysans d’EHLG, mais ils ont quand même autant le droit que quiconque de revendiquer ce que bon leur chante du moment que c’est démocratique et pacifique, et de créer une association pour défendre le modèle agricole auquel ils croient !

              • fdrebin
                fdrebin répond à Vincent45
                Dilettante doué
                • Posté à 16h58 le 17/02/2010
                • Internaute 78377
                  Dilettante doué

                Mon affirmation n’a rien d’erronée et je la maintiens. Je parle de conditions d’adhésion et de représentation au sein des instances de l’association, pas de travail sur le terrain

                Qu’ai-je écrit ? « Dès lors que les statuts de cette association ne permettent l’adhésion que des agriculteurs basques, en excluant les autres agriculteur du département, elle les représente spécifiquement de fait. »

                Si l’association travaille avec des agriculteurs béarnais et les fait bénéficier de ses services, comme vous l’écrivez justement, elle les exclu de ses structures représentatives car ne peuvent adhérer que des agriculteurs basques. Un peu comme des étrangers qui peuvent envoyer leurs enfants à l’école mais pas élire le maire...

                • Vincent45
                  Vincent45 répond à fdrebin
                  Artisan
                  • Posté à 17h31 le 17/02/2010
                  • Internaute 105604
                    Artisan

                  C’est vraiment n’importe quoi. Alors toute association locale est excluante ? et la chambre d’agriculture des pyrénées-atlantiques elle-même exclue les paysans Landais ou Bigourdins ?

                  Et pourquoi pinailler sur tout ça alors que le fond de l’affaire est qu’une association pacifique, plurielle, démocratique et réalisant un travail considéré par la majeure partie des acteurs locaux comme exemplaire en faveur de l’avenir de l’agriculture, de l’environnement, du développement local, est aujourd’hui harcelé par les pouvoirs publics et menacée d’interdiction. Il faut raison garder. Quand on menace de tuer quelqu’un, on ne passe pas dix heures à débattre pour savoir s’il s’est montré bon élève à l’école ou gentil avec le voisin du dessous. ou alors, c’est qu’on est ok pour fermer les yeux et d’accord avec le fait de faire couler une association dont l’objet ne plait pas au préfet ou à fdrebin.

                • Reliblique
                  Reliblique répond à fdrebin
                  blique
                  • Posté à 20h08 le 17/02/2010
                  • Internaute 105672
                    blique

                  Je vous rejoint sur ce point fgredin.
                  N’oublions pas également de préciser que les statuts de la Chambre d’Agriculture des Pyrénées-Atlantiques ne permettent l’adhésion que des agriculteurs basco-béarnais, à l’exclusion des autres agriculteurs de la région. Les Chalossais, par exemple, sont exclus de ses structures représentatives. Un peu comme des étrangers qui peuvent envoyer leurs enfants à l’école mais pas élire le maire...
                  Comme quoi le communautarisme est trés prisé dans cette région.

                  • fdrebin
                    fdrebin répond à Reliblique
                    Dilettante doué
                    • Posté à 20h52 le 17/02/2010
                    • Internaute 78377
                      Dilettante doué

                    Ne mélangeons pas tout. Une association accueille qui elle souhaite en son sein, contrairement à un établissement chargé d’un service public comme une chambre d’agriculture.

                    Les chambres d’agriculture sont des établissements publics agissant dans chaque département sur tout le territoire français, les agricultueurs chalossais dépendent de la chambre d’agriculture des Landes ou de celle des Pyrénées Atlantiques, selon la commune ou se situe leur exploitation.

        7 autres commentaires
    • MartinePB
      MartinePB répond à fdrebin
      Infirmière
      • Posté à 23h47 le 17/02/2010
      • Internaute 105691
        Infirmière

      Non , la Confédération Paysanne est majoritaire en Pays Basque... les faits sont têtus. Mais la représentation à l’officielle chambre les rend minoritaires puisque cela inclu le Béarn ! Le souci demeure, nous tenons nous - les consommateurs - à une agriculture saine et de qualité ce qui ne semble pas à ce jour être la préoccupation première de la FNSEA. Dommage, il y a du boulot !

  • Lairderien
    • Posté à 16h36 le 17/02/2010
    • Internaute 22751

    Le nom de cette association est pour moi incompréhensible.
    Il est écrit dans une langue qui n’est pas une langue officielle de la République Française, utilisée dans les documents officiels,, lois, décrets, règlements, qui ne peuvent être rédigés qu’en français (et en allemand ( !) dans les 3 département d’Alsace-Moselle)
    Donc, pour moi ce n’est qu’un sigle du même genre que Vivendi ou véolia sans plus.

    Dans la mesure ou cette association ne traduit pas dans ses courriers, documents etc, son nom en français, je ne pourrais comme tous les français non basques et pas plus que le préfet, jamais la confondre avec une chambre d’agriculture officielle. Et il faut toute la mauvaise foi d’un préfet plus que probablement actionné par les lobbys de l’agriculture productiviste, pour s’acharner ainsi.

    Pour ce qui est de son objet, compte tenu de la liberté d’association, personne ne peut reprocher à celle ci d’édicter un règlement intérieur définissant de façon restrictive qui elle accepte ou non en son sein, tant qu’elle respecte par ailleurs les lois de la République.

    C’est comme toujours un fait du prince qui veut faire plaisir à ses courtisans.

    • fdrebin
      fdrebin répond à Lairderien
      Dilettante doué
      • Posté à 16h51 le 17/02/2010
      • Internaute 78377
        Dilettante doué

      Pour ce qui concerne l’Alsace-Moselle, ce que vous écrivez est faux, aucun texte législatif ou réglementaire n’est rédigé en allemand.

      Vous confondez sans doute avec la propagande électorale qui était envoyée en français et en allemand, une partie de la population ayant été scolarisée exclusivement en allemand durant les deux périodes d’occupation allemande.

      Cette pratique bilingue a été supprimée en 2007.

      • Lairderien
        Lairderien répond à fdrebin
        • Posté à 17h14 le 17/02/2010
        • Internaute 22751

        Je n’ai pas dit qu’ils sont écrits en allemand, mais qu’ils peuvent l’être et qu’ils l’ont été écrits dans le passé ou traduits en allemand pour tout demandeur. Et cela résultait du droit local particulier de 1920.
        Que cette disposition ait été supprimée pour simplifier la vie de l’administration en 2007, ne change rien au fait que c’était la légalité pendant 87 ans et qu’il ne s’agissait que d’illustrer, précisément l’absence de légalité officielle de la langue basque.

         
        • fdrebin
          fdrebin répond à Lairderien
          Dilettante doué
          • Posté à 17h27 le 17/02/2010
          • Internaute 78377
            Dilettante doué

          Non, aucun texte législatif ou réglementaire ne peut être écrit ou traduit en allemand en Alsace-Moselle pour quelque demandeur que ce soit.

          Aucune disposition du droit local ne prévoit une telle chose et je vous met au défi de me trouver un texte qui prévoirait cela.

          Lien

        1 autres commentaires
  • nanabel
    nanabel
    1ère version
    • Posté à 17h44 le 17/02/2010
    • Internaute 97292
      1ère version

    Si j’ai bien compris, ce qui est reproché à l’association c’est son appellation : Euskal Herriko Laborantza Ganbarra. Qui veut dire en français : Chambre de Développement de l’Agriculture des Pyrénées Atlantiques.

    D’après la préfecture, cette appellation pourrait porter à confusion avec la Chambre d’Agriculture des Pyrénées Atlantiques. La préfecture rappelle que la loi interdit l’utilisation d’un nom d’organisme public à l’usage d’une association privée.

    Ceci dit, l’appellation est en langue régionale, donc la confusion est impossible puisque qu’aucun organisme public ne porte un nom régional.

    A mon avis, ils ont dû énerver quelqu’un qu’il ne fallait pas.

  • Xavier.pays-basque
    Xavier.pays-basque
    éducateur
    • Posté à 18h07 le 17/02/2010
    • Internaute 105641
      éducateur

    Une association bien nécessaire qui arrive à allier des actions raisonnées à l’échelle d’un territoire aux problématiques spécifiques, avec une pensée globale qui replace le respect de l’homme et de son environnement au cœur des préoccupations de production et de consommation. Ceci dans un secteur agricole en crise et une planète oh combien victime du système capitaliste dominant.

    Cette association a justement le mérite de ne pas être défaitiste, d’être force de propositions et de tenter de dépasser les clivages politiques en rassemblant le plus largement possible les personnes de tous horizons (ruraux ou non, élus ou simples citoyens...).
    C’est certainement ce qui fait sa force... et ce qui peut faire peur.

    Comme le dit si bien Albert Jacquard :
    « Vous n’allez pas gagner parce que vous êtes les plus forts, mais vous allez gagner parce que votre combat est juste. »

  • Cédric de La Seuva
    Cédric de La Seuva
    animateur agricole
    • Posté à 18h09 le 17/02/2010
    • Internaute 105653
      animateur agricole

    sous couvert de légalité, l’Etat s’acharne contre cette associtation solidaritat dab laborantza ganbara

  • Remutx
    Remutx
    Journaliste
    • Posté à 19h30 le 17/02/2010
    • Journaliste 35696
      Journaliste

    On n’en peut plus de ce préfet Philippe Rey. Comme si au Pays Basque, le gouvernement mettait en action un super préfet, comme les turcs le font au Kurdistan. Lien

  • femmedesbois
    femmedesbois
    dans sa forêt
    • Posté à 22h42 le 17/02/2010
    • Internaute 93115
      dans sa forêt

    A ce sujet, il y a un article interessant dans le dernier Politis (semaine du 11 au 17 fév) sur les déboires rencontrés par cette assoc’ basque

  • LienRag
    • Posté à 23h34 le 17/02/2010
    • Internaute 34767

    J’avais lu je ne sais plus où qu’il s’agissait moins d’un acharnement de l’Etat que de celui du préfet qui en fait une affaire personnelle...
    Quelle est la bonne version ?