Washington attend son « nouveau meilleur ami » : Sarkozy
Il y a quatre ans, Roy Blunt, parlementaire républicain du Missouri, plaisantait publiquement : « Vous savez combien il faut de Français pour défendre Paris ? Je ne sais pas, personne n’a jamais essayé. » Aujourd’hui, il demande à ses collègues du Congrès de mettre un point d’honneur à assister au discours de Sarkozy au Capitole :
« J’espère qu’on aura ici une présence qui témoignera de notre optimisme face au gouvernement Sarkozy. »

« Sarkozy aime les grandes balades à vélo, évite l’alcool et a fait une campagne électorale mettant l’accent sur le travail, la discipline et les baisses d’impôts. »
L’ambassade de France prépare la visite dans l’allégresse, quelqu’un y confie même au quotidien californien que tout cela semble trop beau pour être vrai. Attendez-vous, pour sa visite, à relire dans la presse américaine que le président français écoute Elvis dans son iPod et est surnommé « Sarko L’Américain » .

« La France se présente en nouveau meilleur ami de l’Amérique, pendant que la Grande-Bretagne, le grand copain de l’Amérique, se comporte comme un proche gêné. »
Peut-être qu’en lisant ça, vous vous dites : « Tiens je n’avais pas remarqué que la France avait changé de politique étrangère. » Le New York Times fournit plusieurs exemples de rapprochement entre politiques française et américaine :
« Bernard Kouchner a envisagé la possibilité d’une guerre contre l’Iran. M. Sarkozy parle de la France rejoignant la structure de commandement militaire de l’Otan après une absence de quarante ans, tandis que son ministre des Finances coupeur d’impôts, Christine Lagarde, cite la ’Démocratie en Amérique’ de Tocqueville et recommande aux Français de travailler plus, de gagner plus et de devenir riches. »
Que s’est-il donc passé ? Le porte-parole de l’Elysée, David Martinon, explique au New York Times que « sous la présidence [de Sarkozy], il n’est plus tabou d’être pro-américain et français » . En fait, assure t-il encore, les Français ont toujours aimé les films hollywoodiens et les Big Macs mais une élite de gauche « avait recours au snobisme anti-américain pour distraire l’attention des échecs français » .

La presse américaine a déjà demandé à la Maison Blanche si Nicolas Sarkozy viendrait avec une petite amie à Washington. Plutôt que de parler de lui comme d’un divorcé, les médias locaux pourraient faire comme le Washington Post , et considérer qu’il est « maritally challenged “ .
En tout cas, il ne pourra pas prendre la mouche sur le sujet comme il l’a fait lors de son interview à CBS. L’éditorialiste Maureen Dowd écrit qu’en avoinant son porte-parole face à la caméra avant de quitter l’interview, le président français n’avait peut-être pas réalisé que ‘ contrairement à ce qui se passe en France, il ne peut pas appeler ses amis puissants à la rescousse et faire supprimer le reportage’ .
- 9051 visites
- 129 réactions
















5








logique ! ! ! son père avait demandé l’asile aux usa ! ! ! REFUSE seule la france a accepté cette famille hongroise mrd pas de chance ! ! si il pouvait rester là bas 50 ans après l’échec de son père




Partager