16/02/2010 à 17h16

Abolir ou pas la prostitution, deux films pour en débattre

Camille | Mauvais genre

Tout le monde veut sauver les travailleu(r)ses du sexe, à tel point que ça s’étripe sur la prostitution dans les différents courants. Deux documentaires relancent le débat de la reconnaissance du « plus vieux métier du monde. »

A ma gauche le STRASS et le film de Jean-Michel Carré « Travailleu(r)ses du sexe » qui milite pour la reconnaissance d’un métier à part entière, dont on peut être fier. A ma droite, l’association québecquoise de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) propose aux écoles « Le plus vieux mensonge du monde », pour l’abolition de la prostitution.

J’ai pu voir et apprécier le premier film que je crois d’utilité publique... Le second est réservé à des fins scolaires, difficile de savoir ce qu’il raconte vraiment.

Si « Travailleu(r)ses du sexe » recueille d’assez bonnes critiques dans la presse cinéma, je crois qu’il le doit d’abord aux personnalités fortes du film, à leurs témoignages percutants. On va parler de copinage mais c’était pour moi une surprise de voir plusieurs ex-membres du jury des un an de Rue69 en particulier Maitresse Gilda que l’on voit aussi parfois dans les commentaires.

La thèse du film de Jean-Michel Carré est simple. Oui, on peut choisir d’être prostitué(e). Non, cela ne relève pas forcément de l’exploitation. (Voir la vidéo)

Une prostitution assumée et bien vécue. La thèse est développée en soulignant les compétences premières des prostitué(e)s : de l’écoute, un savoir-faire, une véritable relation humaine.

Quelques témoignages de clients aussi ne gâchent rien. Les travailleuses, elles, valorisent leur expertise tant en matière de sexualité qu’en matière de psychologie de la relation.

« Notre documentaire s’adresse principalement aux 14-19 ans »

Ainsi si le STRASS ou les personnes témoignant dans le film admettent l’existence de l’exploitation et le fait qu’il faille la combattre, les abolitionnistes, eux, n’acceptent jamais l’idée qu’il soit possible que
certaines femmes aient choisi la prostitution.

C’est ce que reprochent les prostituté(e)s du film de Jean-Marie Carré aux féministes qui parlent en leur nom, de ne montrer que des toxicomanes qui sont exploitées dans des conditions déplorables.

Lutter contre l’exploitation, c’est pourtant aussi ce que veut la CLES, mais en proposant une abolition :

« Notre documentaire s’adresse principalement aux 14-19 ans parce qu’il a une visée préventive. Par ailleurs, depuis quelques années le phénomène de gang de rue se répand au Québec. Ce phénomène a été documenté, désormais on connaît mieux les mécanismes de recrutement et de maintient dans les réseaux de prostitution juvénile ainsi que les mauvais traitements infligés aux jeunes femmes.

Le film fait prendre conscience de l’ampleur mondiale de l’industrie du sexe (traite de personnes, crime organisé, etc.) et de sa raison d’être (demande des clients, revenus, trafiquants, etc.) »

Si je doute qu’on puisse un jour faire disparaître la demande, et la lutte contre l’exploitation forcée est une cause partagée par ces deux courants. Ainsi, tous les acteurs du film « Les travailleu(r)ses du sexe » confirment qu’il faut se battre pour les femmes qui ne vont pas bien mais qu’il est urgent d’éviter les amalgames. Sonia, une des prostituées du film, déjà vue sur certains plateaux télé explique :

« Moi j’ai jamais été interrogée par une prohibitionniste, elles ne m’ont jamais demandé comment j’allais. Elles vont chercher des filles qui vont dans la drogue, des toxs, elles vont chercher des filles qui travaillent dans des conditions abominables dans la rue.

Alors effectivement elles en trouvent des femmes qui vont pas bien, et c’est uniquement sur cela qu’il faut se battre et ne pas faire un amalgame qui n’est que du populisme politique. »

Une prostituée : « Je ne pourrais jamais être infirmière »

Pour autant, on peut suivre la CLES lorsqu’elle reproche au film de Jean-Michel Carré d’éviter de montrer la part sombre de la prostitution. Difficile parfois (et les récents commentaires sur l’article d’Eco89 sur une actrice porno le prouvent) de concevoir que le travail du sexe puisse être choisi délibérément sans contraintes.

Sonia rappelle que le choix, c’est personnel « Je ne pourrais jamais être infirmière ». Tandis qu’une infirmière ex-prostituée explique qu’effectivement, faire des toilettes n’est pas toujours plus agréable. Isabelle, une autre prostituée explique :

« Le premier gros argument contre la prostitution, c’est la marchandisation des corps et le deuxième, incontournable, c’est l’esclavage.

C’est dommage, pour les esclaves économiques en général, au-delà de la prostitution, parce que lorsque des travailleurs et des travailleuses immigrés sont exploités dans des ateliers clandestins, il y a pas grand monde pour le dénoncer avec autant de force et sur la place publique que la prostitution. »

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  • Lurker
    Lurker
    Neant
    • Posté à 17h20 le 16/02/2010
    • Internaute 43564
      Neant

    « pour l’abolition de la prostitution »

    Oui, et l’abolition des drogues, pendant qu’on y est. On abolit pas un plaisir, on fait juste en sorte que chacun soit consentant et conscient des risques.

    • kebra
      kebra répond à Lurker
      Bisounours killa
      • Posté à 18h52 le 16/02/2010
      • Internaute 8550
        Bisounours killa

      On abolit une loi inique ou obsolète, on prohibe un plaisir conscient et responsable. Il semble que Camille souffre de confusion sur ces termes. Et aussi les militants de cette cause.

      • Camille
        Camille répond à kebra
        Auteur(e) de l'article Mauvais genre
        • Posté à 19h26 le 16/02/2010
        • Internaute 48427
          Mauvais genre

        Il faudrait que je change « abolition » par « prohibition » c’est ça ?

        Ca ne me pose aucun pb existentiel, mais c’est vrai que j’entends plus souvent « abolition de la prostitution » que « prohibition de la prostitution »... Je réfléchis à ta suggestion, je changerai peut-être tout à l’heure mes termes parce que tu as sûrement raison quoique le débat et ce que ça révèle me paraissent intéressant en soi.

         
        • Holocrate
          Holocrate répond à Camille
          Douteur plus que douteux
          • Posté à 20h45 le 16/02/2010
          • Internaute 97427
            Douteur plus que douteux

          Eh bien, disons que derrière le terme « abolition » - employé le plus souvent, en effet - on entend très bien le mot « prohibition », avec tout ce que cela suppose de déni, de mépris, d’amalgame (notamment avec l’esclavage) et enfin - surtout - de volonté de plus en plus acharnée d’un certain courant féministe d’éradiquer purement et simplement ce métier, au nom d’une vérité - la leur - intangible et irréfragable.
          Là, on est en plein dogmatisme.
          Soit la porte ouverte vers une dictature de plus.

        • kebra
          kebra répond à Camille
          Bisounours killa
          • Posté à 21h54 le 16/02/2010
          • Internaute 8550
            Bisounours killa

          Ceux qui utilisent le terme abolition de la prostitution cherchent l’amalgame glorifiant avec l’esclavage détecté par Holocrate . Cette pratique était régie par des Code Noir qu’il fallait abolir. la seule législation qui force à la prostitution est celle des stupéfiants qu’il faut abolir.

          Par contre les féministes pseudo-abolitionnistes sont de vraies prohibitionnistes. Elles veulent des lois pour interdire le travail sexuel et pénaliser la clientèle. Ce qui entraîne les mêmes ravages qu’avec les drogues, surtout le mélange.

          J’espère que le débat est mieux posé ainsi.

          • ysengrimus
            ysengrimus répond à kebra
            • Posté à 00h09 le 17/02/2010
            • Internaute 12674

            Oui à la prostitution adulte

            Lien

            Non à sa privatisation (plus exactement : au proxo privé), oui à son étatisation…
            Paul Laurendeau

            • kebra
              kebra répond à ysengrimus
              Bisounours killa
              • Posté à 00h25 le 17/02/2010
              • Internaute 8550
                Bisounours killa

              Non au kolkhoze du cul !

              Fondation faitière pour gérer le patrimoine immobilier et coopérative ouvrière de prostitution, c’est simple et efficace. Sinon travailleur indépendant reconnu et protégé comme tout entrepreneur.

        • Lady Principia
          Lady Principia répond à Camille
          Maîtresse
          • Posté à 01h05 le 17/02/2010
          • Internaute 82324
            Maîtresse

          Les dernières revendications des « abolitionnistes » françaisES demandent effectivement la prohibition du travail sexuel, à travers la punition de nos clientEs.

        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à Camille
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 16h26 le 17/02/2010
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          « Il faudrait que je change “abolition” par “prohibition” c’est ça ? “

          Oui Camille, parce qu’abolir, ça n’existe pas !

          Même l’abolition de l’escavage, ça n’a pas marché parce que tout le monde l’est encore un peu, sans savoir que ça s’appelle autrement !

          Prohibition ça sera dur aussi, car dans les deux termes, il y a une notion ‘d’interdit’...qui ne siera pas à ce qui nous appartient et sur lequel nous sommes les seuls à avoir encore des droits...
          ♦ Notre cul entre adultes consentants !

          A moins bien sur d’imaginer que l’Etat, encore lui, décide de s’en octroyer la propriété ! ...ce qui, tu l’avoueras, serait extrêmement grave !

        6 autres commentaires
  • numeroSeptduvillage
    numeroSeptduvillage
    media-citoyenne et ecologeek
    • Posté à 17h32 le 16/02/2010
    • Internaute 83942
      media-citoyenne et ecologeek

    Bonjour,

    C’est un débat qui me partage toujours. Déjà dépénaliser les travailleurs-ses du sexe et s’attaquer aux macs et réseau, serait un bon début. Décriminaliser les activités des travailleurs-ses du sexe et les clients auprès des publics jeunes mais aussi des adultes.
    Ici l’article présente un aperçu de tous les contrastes pour lancer le sujet : des travailleurs-ses du sexe volontaires et bien portant, des travailleurs-ses du sexe qui sont violentés et d’autres réduits en esclavage. Si l’on considère que ces 2 derniers sont des crimes envers la personne... je demeure très dubitative sur la volonté de devenir travailleurs-ses du sexe. Je n’ai jamais vu une étude (Camille, as-tu ça à nous présenter ? ce serait bien !) qui montre ces différentes portraits. Pour moi ce travail n’est pas un choix mais un non-choix : par manque de formation, d’éducation, de vision d’avenir, d’encadrement et de soutien familial, d’isolement. Je ne pense pas que dans 100% des gens de ce métier 100% qui sont bien portants et volontaires, aient choisis ces activités. On ne voit que des chiffres, des « décomplexés » qui parlent de business, de trafics mais jamais la réalité humaine, celle qui est brisée, non-dites. Je ne vois que des gouvernements, en plus, qui sont en train d’encourager vers ces modes de vie, pour choquer, pour briser inutilement... (et accessoirement leur rapporter des pépettes sur notre dos).

  • romi45
    romi45
    découvre l'information
    • Posté à 17h32 le 16/02/2010
    • Internaute 20205
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    je fais parti des gens qui pensent que :

    la prostitution permet d’eviter que beaucoup de gens se retrouvent violeurs en puissance, car les prostitués leurs permettront d’assouvir leurs besoin physique.

    • Maîtresse Gilda
      Maîtresse Gilda répond à romi45
      (STRASS)
      • Posté à 18h38 le 16/02/2010
      • Internaute 73007
        (STRASS)

      Cette idée « bien pensante » qui circule beaucoup est un faux-bon argument. Nos client-e-s, dans leur immense majorité, sont des « Monsieur(ou)Madame-tout-le-monde » : Non, ils ne vont pas se mettre à violer des petites filles s’ils ne viennent pas se « soulager » chez nous. Les violeurs sont des criminels et ne peuvent pas être rendus inoffensifs par la fréquentation de travailleu(r)ses du sexe. Et non : nous ne sommes pas là pour être les défouloirs de potentiels « violeurs en puissance » incapables de contrôler leurs pulsions physiques. Nous sommes aussi (et surtout) là pour répondre à un besoin humain, pas exclusivement physique, d’hommes (et de femmes) « comme tout le monde »

      • Holocrate
        Holocrate répond à Maîtresse Gilda
        Douteur plus que douteux
        • Posté à 21h06 le 16/02/2010
        • Internaute 97427
          Douteur plus que douteux

        Comme Romi, je pense que les prostituées permettent effectivement d« évacuer la pression » au niveau de la libido chez pas mal de mecs, diminuant d’autant les risques de dérapages (viols, pédophilie, etc...).
        J’en veux pour preuve (à contrario) le pourcentage anormalement élevé de faits de pédophilie chez les prêtres... sensés, précisément, contenir leurs pulsions sexuelles.

      • romi45
        romi45 répond à Maîtresse Gilda
        découvre l'information
        • Posté à 11h12 le 17/02/2010
        • Internaute 20205
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        je vais reformuler mon affirmation,

        je pense que les prostitués, ont un role a jouer dans la regulation des besoins que peuvent avoir des gens quel qu’ils soient.

        effectivement, et je suis completement d’accord avec vous, pas de prostitués ne rendraient pas violeurs tous les gens qui n’aurait pas de relations physique ou emotionnelles ou sociales ou que sais-je... quelqu’elles soient avec un prostitués.

        Mais je suis convaincu que sans prostitués, il y aurait probablement des gens bien sous tous rapport qui deviendraient un peu moins bien, voir carrement pas bien dutout du fait du devellopement d’une certaine frustration (aussi bien physique que morale que sentimentale et j’en oublie certainement).

      • Oodini
        • Posté à 15h31 le 17/02/2010
        • Internaute 30418

        Les violeurs sont également souvent des « Monsieur(ou)Madame-tout-le-monde ».

         
        • Maîtresse Gilda
          Maîtresse Gilda répond à Oodini
          (STRASS)
          • Posté à 02h50 le 18/02/2010
          • Internaute 73007
            (STRASS)

          Bien sûr : Tout le monde est « Monsieur ou Madame Tout-le-Monde » - violeurs inclus. et ça n’est pas le propos. Mais personne ne devient criminel par manque d’offre de services sexuel. Et pas plus que les medecins n’offrent de garanties contre les maladies, les travailleuses du sexe n’offrent pas de garantie d’absence de violences dans une société, ça se saurait.

          Il faut sortir du cliché érroné du client supposé « à pulsion sexuelle » qui - si elle n’était assouvie - se transformerait en violence. Cette vision déformée nous enferme dans un rôle faussé qui serait celui d’être les seules acceptant des relations avec des personnes violentes qui nous utilisent comme punching-ball.

          Cette image fausse nous maintient dans le rôle de victimes - plus ou moins consententes - et conforte les abolitionnistes qui de plus en plus voudraient rendre pénal l’achat de services sexuels (et donc nous priver de ressources et nous contraindre à nous « réinsérer » par la force des choses ou pire : nous clandestiniser encore plus et nous pousser dans les bras des proxos...

          Nous offrons des services sexuels, humains et d’une certaine façon, sociaux. Cela inclut la sexualité, le désir et le plaisir mais cela n’à rien à voir avec le rôle de « désarmorceu(r)ses » de violences qu’on voudrait bien nous faire jouer. Nos clients sont un éventail de la société, parmi lesquels il y n’y a pas plus de personnes violentes qu’ailleurs.

          Les violences sont partout, hélas, et c’est au sein même du couple qu’elles sont le plus fréquentes, c’est donc une lutte générale contre ce fléau qu’il faut mener et nous - professionnelles du sexe - devont prendre part dans cettte lutte, pour peu qu’on nous en donne les moyens : en aceptant de reconnaître le travail sexuel et en nous accordant des Droits.

          • Oodini
            • Posté à 10h54 le 18/02/2010
            • Internaute 30418

            > Il faut sortir du cliché érroné du client supposé
            > « à pulsion sexuelle » qui - si elle n’était assouvie
            > - se transformerait en violence. Cette vision
            > déformée nous enferme dans un rôle faussé
            > qui serait celui d’être les seules acceptant des
            > relations avec des personnes violentes qui
            > nous utilisent comme punching-ball.

            Il faut sortir du cliché du violeur intrinsèquement détraqué.

            Quelqu’un qui n’a pas la possibilité de se procurer des biens alimentaires, parce qu’on ne lui en offre pas et qu’une transaction financière sur ce sujet est interdite, sera amené à les voler. Ça n’en fait pas un kleptomane.

            Si on autorise les gens à vendre de la nourriture, cette personne en achètera, et basta.

            Il restera toujours des kleptomanes, mais tous les voleurs ne sont pas des kleptomanes. Loin de là.

            • Maîtresse Gilda
              Maîtresse Gilda répond à Oodini
              (STRASS)
              • Posté à 16h25 le 19/02/2010
              • Internaute 73007
                (STRASS)

              « Il faut sortir du cliché du violeur intrinsèquement détraqué. » : qui vous parle de cela ?

              Je crois que dans tous les cas, il est important de s’abstenir de ce genre de raisonnement fumeux consistant à lier une cause et une conséquence, puis en faire une généralité. Comparaison n’étant pas raison : comparer une personne ammenée à voler de la nouriture pour survivre et un violeur est absurbe. Je ne suis pas criminologue mais il ne me semble pas pertinent du tout de considérer que tous les violeurs le deviennent par frustration et que tous les mecs qui ne peuvent venir nous voir, vont aller violer quelqu’un à la place (bah oui, c’est moins cher) ! Encore une fois, ceci concerne la lutte contre les crimes et n’est pas le sujet de cette article.. Il s’agit de lutter pour obtenir des Droits des TravailleuSes du sexe, et arguuer avec ce genre de raisonnement est faible, bancal et innéficace : cela voudrait dire qu’on réclame le droit de servir de paillassons pour hommes violents, afin d’éviter qu’ils ne viennent violer vos filles, braves gens ! ... Cela sert bien plus les abolitionnistes que les travailleuses du sexe.

        3 autres commentaires
    • Instinct
      Instinct répond à romi45
      Assis
      • Posté à 00h30 le 17/02/2010
      • Internaute 92247
        Assis

      Mais bien sûr que non la prostitution ne diminue pas les viols ... Pour preuve, les viols de prostituées .

      Lien

      C’est comme dire que mettre un produit en vente, ça empêcherait des gens de le voler ! ... Ce n’est pas le même comportement . La démarche du client d’une prostituée diffère de celle d’un agresseur .

      -

    • Blinker
      Blinker répond à romi45
      Chercheur
      • Posté à 14h58 le 17/02/2010
      • Expert 52295
        Chercheur

      @Romi 45

      Il ne faut vraiment pas savoir ce qu’est un violeur pour sortir de tel idiotie. On est en l’an 2000 (2010 même) je croyais que même que même les piliers de bars avaient arrété de sortir cette phrase à la con

      1 : la majorité des violeurs, violent un proche (femme ou enfant) et qu’il y ait ou non des prostitué ne change rien. Dans leur tête ils ne se disent pas « tiens plutôt que de violer ma femme ou mon neveu je vais aller voir une prostitué » bien évidemment les choses ne fonctionnent pas comme cela

      2 : Viole (Violence) conjugale

      3 : Violeurs en série : qui n’éprouvent du plaisir qu’au travers de la violence sexuelle (ces personnes si ils vont voir des prostitués ce sera avant tout pour tenter de les violer (sinon pas de plaisirs). A savoir que certains violeurs de prostitués les tuent ensuite, pas nécessairement parce qu’il éprouve en plus du viol un plaisir à les tuer mais parfois, tout simplement pour éviter la justice (qui se soucie de la mort d’une « pute »...pas les politiques en tout cas, vous peut-être ?)

      4 : Un viol après avoir perdu la raison, folie passagère (ex : sa femme l’a trompé, il la viol et/ou la tue)

      5 : les violes dans les prisons

      6 : Violeur d’enfant (ce n’est pas en allant voir une prostitué qu’un pédophile perd ses pulsions)

      Ces 6 cas de figures représentent 99% des violes et hormis le cas N°5 qui est particulier. La seule chose qui arriver c’est que ce soit la prostituée qui prenne les coups à la place d’une autre. Pas très glorieux tout cela.

      Je ne dis pas que je soit pour ou contre la prostitution, ce que j’ai dit c’est qu’il ne faut pas prendre des vessies pour des lanternes.

      • Oodini
        Oodini répond à Blinker
        • Posté à 15h32 le 17/02/2010
        • Internaute 30418

        Vous avez des sources et des références sérieuses, pour toutes ces affirmations ?

         
        • Blinker
          Blinker répond à Oodini
          Chercheur
          • Posté à 17h21 le 17/02/2010
          • Expert 52295
            Chercheur

          Commencez ici-bas, sinon faites vos propres recherches, vous trouverez des informations sur des sites fiables asse facilement

          Lien

          • Oodini
            Oodini répond à Blinker
            • Posté à 10h47 le 18/02/2010
            • Internaute 30418

            J’ai (longuement) lu cette page, et je n’y ai retrouvé aucun des chiffres que vous avez mentionnés.

            Et je n’irai pas faire mes propres recherches pour étayer vos propres propos. C’est à vous de faire cette démarche, au lieu de balancer des affirmations péremptoires comme des vérités.

            • Blinker
              Blinker répond à Oodini
              Chercheur
              • Posté à 10h40 le 19/02/2010
              • Expert 52295
                Chercheur

              Tu dois probablement être le genre de personne à se laisser aller dans un escalator...

              =)

              • Oodini
                Oodini répond à Blinker
                • Posté à 10h53 le 19/02/2010
                • Internaute 30418

                PAs du tout. Je joue même des coudes pour griller tout le monde (je suis parisien : -) ).

                En revanche, je ne vais pas pousser les autres pour les aider à surmonter leur flemme et monter plus vite.

                • Blinker
                  Blinker répond à Oodini
                  Chercheur
                  • Posté à 12h15 le 19/02/2010
                  • Expert 52295
                    Chercheur

                  héhé ;)

        5 autres commentaires
      • romi45
        romi45 répond à Blinker
        découvre l'information
        • Posté à 15h42 le 17/02/2010
        • Internaute 20205
          découvre l'information

        Je vais vous repondre sur le meme ton :

        effectivement je dois etre idiot, mais au vu de ce que vous dites,il est sur que je ne sais pas ce qu’est un violeur.

        par contre vous, vous avez l’air de vous y connaitre en viol et en violeur !

        a bon entendeur

         
        • Blinker
          Blinker répond à romi45
          Chercheur
          • Posté à 16h59 le 17/02/2010
          • Expert 52295
            Chercheur

           ! ! !

        • Blinker
          Blinker répond à romi45
          Chercheur
          • Posté à 17h00 le 17/02/2010
          • Expert 52295
            Chercheur

          Vous ne répondez pas sur le même ton, mais ce n’est pas grave ce qui nous différencie au moins sur un point, c’est que je ne suis pas susceptible.

          Ma fille à subit les sévices de « Jean Luc Blanche », depuis j’ai appris pas mal de choses sur le sujet

        2 autres commentaires
    • aquoiboniste
      aquoiboniste répond à romi45
      • Posté à 16h42 le 17/02/2010
      • Internaute 1765

      Vous faites donc parti des gens qui pensent que le viol est naturel et qu’il ne peut être évité.

      Donc autant que cela tombe sur une pute, vous devez aussi faire parti des gens qui pensent qu’une prostituée ne peut pas être violée ?

      • romi45
        romi45 répond à aquoiboniste
        découvre l'information
        • Posté à 17h52 le 17/02/2010
        • Internaute 20205
          découvre l'information

        je crois en la fatalite,

        j’e respecte les travailleurs du sexe en toujours les nommant prostitués et pas pute comme vous le faites.

        ou-ai-je dis que le viol est naturel ?

        ou ai-je dis qu’il fallait que ca tombe sur un prostitué ? (pourquoi « une » les hommes sont trop superieure ou vous, vous le pensez pour ne pas faire ce metier)

        ou ai-je dis qu’un prostitué ne pouvait pas etre violé ?

        quand on ne sait pas lire (car interpréter est trop compliqué pour vous) on ferme sa g.... ca evite de dire des conneries.

        si je faisais comme vous j’en tirerais beaucoup des conclusions hatives et hasardeuse sur aquoitruc....

         
        • Blinker
          Blinker répond à romi45
          Chercheur
          • Posté à 09h59 le 18/02/2010
          • Expert 52295
            Chercheur

          @ Romi

          Pourquoi avez-vous une cervelle, une moelle épinière vous suffirait amplement.

        1 autres commentaires
  • armi11
    armi11
    Hôtelier
    • Posté à 17h42 le 16/02/2010
    • Internaute 55530
      Hôtelier

    Je pense que dans las relations entre humains, le respect et la dignité sont essentiels. Ces dames en sont l’exemple même !

  • personne
    • Posté à 17h44 le 16/02/2010
    • Internaute 21725

    Comme quoi le maternalisme de certaines féministes est aussi néfaste voire pire que le paternalisme.

  • condamned
    condamned
    Grolandaise
    • Posté à 17h47 le 16/02/2010
    • Internaute 64369
      Grolandaise

    Je ne crois pas que ces prostituées cherchent quelqu’un pour les sauver (je parle de celles qui exerce leur métier de travailleuses du sexe de leur plein grès bien entendu), rassurez vous elles vont très bien, elles veulent simplement la fin de l’hypocrisie ambiante et avoir les même droits de tout un chacun.

    Ce sont pour moi mes héroïnes et les véritables féministes du 21 ème siècle, j’ai énormément de respect pour ces nanas. Elisabeth Badinter et autre ni putes ni soumises n’ont qu’à aller se rhabiller !

    Ces travailleuses du sexe sont injustement traitées comme des victimes et des pauvres filles, est ce que les pseudo féministes ou même les politiques de ce pays se sont réellement intéressé à elles ? Leur a donné la parole ? Je ne le pense pas et pourtant elles en auraient des choses à dire à leur apprendre.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 17h51 le 16/02/2010
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)
  • Tariec
    Tariec
    « Radio Paris ment », « Radio (...)
    • Posté à 17h59 le 16/02/2010
    • Internaute 37287
      « Radio Paris ment », « Radio (...)

    L’Allemagne controle ses maisons de passes, et ça semble relativement bien fonctionner...

    Terrible cette société de + en + hyper individualiste à qui l’on refuse l’anti douleur pulsionnel : du sexe tarifé, à défaut de mieux (le grand amour)...

    Il faut canaliser les pulsions...
    Et la prostitution semble étre une voie, comme d’autres (l’art permet de sublimer, le sport aussi cf. le film avec Bacri sur son vélo une nuit ; o)

  • Waphy
    Waphy
    Intermittent du travail
    • Posté à 18h03 le 16/02/2010
    • Internaute 89688
      Intermittent du travail

    J’aime bien l’article, il balance la vision des 2 côtés de la barrière, c’est plutôt bien (cool, du vrai journalisme : D).

    Maintenant, en ce qui concerne mon vécu de mec de 25 piges, célibataire pendant des périodes bien trop longues... :

    J’ai payé 2 femmes qui faisaient le tapin. Pas le moindre plaisir, simplement du vide-burnes si je puis m’exprimer ainsi.

    Je préfères, et de loin, celles qu’on nomme pudiquement « escort-girl » (bien que le terme à l’origine, rappel plus les geisha nippones qui s’avèrent être des accompagnatrices, pas forcément des femmes que l’on allonge si on allonge les biftons).

    Généralement l’expérience était plutôt agréable, les femmes très à l’écoute, des envies niveau sexe, mais aussi possibilité de discuter de tout et de rien.

    J’en ai rencontré une récemment, du style de Judy Minx, 19 ans, faisant des études, ayant SON caractère bien affirmé. On a fait connaissance un peu sur le net voir si nous avions un bon feeling, puis nous nous sommes rencontré, à la base pour tourner une scène X en amateur (qui n’a finalement pas été tournée d’ailleurs).

    La rencontre ne devait durer qu’une heure, cela a en fait duré plus de 3h, pendant lesquelles nous avons couché ensemble, discuter politique, vie de tous les jours, boulot, études, couples, célibat, expériences de vie passées, etc... bref, un petit éventail de discutions.

    Je prévois de la revoir bientôt, elle est plutôt partante (bah ouais, d’un autre côté, tous les clients ne leur rendent pas la monnaie de leur pièce) et ça promet encore quelques agréables étincelles !

    Malheureusement , avec l’euro, les tarifs ont sacrément augmentés, du coup c’est un véritable luxe que de pouvoir s’offrir les services de ces dames -ou heureusement, puisque cela permet aussi de « filtrer » les clients-...luxe par forcément justifié au vu des prestations de certaines, qui finalement ont été sorties de la rue pour être mis dans des appart’ par leurs mac.

    • Camille
      Camille répond à Waphy
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 19h16 le 16/02/2010
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Témoignage intéressant dont je vous remercie par contre, je ne suis toujours pas journaliste.

      • Waphy
        Waphy répond à Camille
        Intermittent du travail
        • Posté à 19h20 le 16/02/2010
        • Internaute 89688
          Intermittent du travail

        Mais de rien :)

        Bah, pour faire du journalisme-citoyen il faut des journalistes-citoyens aussi, alors puis-je vous inclure là-dedans ? ; -)

    • aquoiboniste
      aquoiboniste répond à Waphy
      • Posté à 16h55 le 17/02/2010
      • Internaute 1765

      Mince tu vas être obligé de te payer des moches qui n’ont même pas le bac pour pouvoir te « vider les burnes »...

      Y’a les dominées et les indépendantes.
      On écrit deux lignes limite glauques sur les premières et on se passionne et on fantasme sur plusieurs paragraphes pour les secondes.

      J’aimerais bien savoir laquelle des deux catégories est la plus représentée et que ce soit la seconde...

      • Waphy
        Waphy répond à aquoiboniste
        Intermittent du travail
        • Posté à 13h50 le 19/02/2010
        • Internaute 89688
          Intermittent du travail

        Bof, ne dépensant pas des masses là dedans chaque année, j’ai généralement assez pour ne pas être obligé de payer la moche pas cher sans le bac pour me « vider les burnes » comme tu dis si bien.

        En outre, je ne fantasme pas vraiment sur la seconde catégorie. Un fantasme, par définition, c’est quelque chose dont on « rêve » mais que l’on a jamais réalisé.

        Je n’ai jamais rêvé d’aller me taper des prostituées, je l’ai simplement fait. Les paragraphes ne sont qu’une description de la dernière rencontre faite dans ces conditions. Ni plus, ni moins.

        Je pense que la première catégorie est malheureusement la plus représenté.

        Quand à la seconde, généralement, elle choisi de pratiquer cette activité, pas forcément en connaissance de cause au début. Après, il existe Doctissimo, il y a toute une section « prostitution » où il est possible d’en parler, de se renseigner sur les risques de cette activité, etc...

    • Blinker
      Blinker répond à Waphy
      Chercheur
      • Posté à 12h31 le 19/02/2010
      • Expert 52295
        Chercheur

      D’une manière ou d’une autre je trouve ce témoignage d’une tristesse sans nom.

      L’impossibilité de contrôler ses pulsions tout en en ayant conscience et quelque chose que j’espère qu’il ne m’arrivera jamais.

      De plus par déontologie, je ne pourrais payer une femme pour coucher avec elle. Il me parait tellement évident que toute jeune fille dans ce monde ne rêve jamais de finir prostituer, je préfère lui donner de l’argent pour qu’elle réalise ses rêves plutôt que d’assouvir mes tristes pulsions que je contrôlerais pas.

      Je trouve cela triste donc des deux bords, l’un qui ne se contrôle pas, l’autre qui ne se réalise pas.

      • Waphy
        Waphy répond à Blinker
        Intermittent du travail
        • Posté à 13h57 le 19/02/2010
        • Internaute 89688
          Intermittent du travail

        Impossibilité de contrôler ses pulsions ? ? Hum, faire appel aux services de ces femmes une ou deux fois par an, sans avoir eu de rapports sexuels entretemps, je n’appel pas vraiment cela être « dans l’impossibilité de contrôler ses pulsions ».

        Personnellement, je pense que le plus triste ce n’est pas de faire appel à des prostituées, mais ne pas avoir de sexe, de tendresse et d’attention pendant un an (j’ai pas fait voeu de célibat et encore moins de chasteté).

        Ma déontologie n’est pas la votre. Je n’ai aucunement l’intention de vous demander de comprendre ni même l’accepter. C’est ainsi. Ne pas payer une femme pour coucher avec ne fait pas parti de mes principes. S’en est un pour certains de mes amis, pas pour d’autres.

        J’ai peut être moi-même des principes qui ne sont pas les votres et vice versa.

        Il est évident qu’aucune jeune femme dans notre monde souhaite devenir prostituée, tout comme personne dans notre monde ne souhaite finir SDF ou travailleur pauvre. Pourtant...

         
        • Blinker
          Blinker répond à Waphy
          Chercheur
          • Posté à 21h24 le 19/02/2010
          • Expert 52295
            Chercheur

          Pourtant...

          Pourtant vous contribuez à cette misère.

          C’est comme le dealer de crack qui dit, ce n’est pas de ma faute si il en achète.
          (Ce n’est qu’une analogie et qui a ses limites car si on y réfléchit un instant, dans ce cas de figure, c’est vous le vendeur de crack… je vous laisse y songer)

          Je plain cette fille (et toute les travaille du sexe ( je ne les condamne en aucun cas)) et vous consommateurs, je vous condamne.

          Finalement une moelle épinière vous suffirait amplement à vous aussi…pas besoin de télencéphale hautement développé vu que vous ne le maîtrisé pas !

          Désolé pour le ton agressif mais la misère humaine couplé à la misère intellectuelle me fait toujours cet effet... j’ai une fille j’espère qu’elle ne rencontrera jamais de pauvre type comme vous.
          Certes c’est aussi à moi de faire en sorte qu’elle est toute les armes nécessaire pour éviter qu’elle de tomber dans ce genre de piège. De lui donner les armes afin de toujours éviter les miséreux dont vous faites a priori partit. Qu’elle se réalise et pas au travers de non-choix tel la prostitution. Comme toutes jeune fille je sais qu’elle n’a pas le désir de finir dans un bordel ou escorte girl à écouter des pauvres type en manque de ci ou de çà… en manque de chose tellement inintéressante comparé à tout ce que peut offrir ce monde.

          Mais bon, je sais qu’il faut se faire à cette idée ; beaucoup d’humain aurait pus se contenter d’une cervelle de cabot et que nous devrons toujours dealer avec. (et oui il y a 2000ans on aurait pus croire qu’en l’an 2010 tout le monde serrait aussi intelligent que…hmmm Platon, a bien y regarder ça n’a pas bougé d’un poil, hormis la technologie, c’est quasi du pareil au même)

        • Blinker
          Blinker répond à Waphy
          Chercheur
          • Posté à 21h41 le 19/02/2010
          • Expert 52295
            Chercheur

          Et il est vrai que je n’ai pas la même déontologie que les violeurs, pédophiles, esclavagistes, assassins, racistes,, homophobes, sexistes, dealer,...et autres consommateurs de sexe, contributeur de misère ambiante.

          L’association vous dérange ? Comme vous l’avez dit, nous n’avons pas la même déontologie et par définition nous ne percevons pas les choses de la même manière.

        2 autres commentaires
  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 18h03 le 16/02/2010
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)
  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 18h14 le 16/02/2010
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    c’est enfreindre la charte de demander c’est qui tout le monde

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