la marmite de l'info 05/11/2007 à 21h40

Vendus à LVMH, les Echos absents des kiosques mardi


Le comité d’entreprise des Echos a été débouté, lundi après-midi, de sa demande de poursuivre la procédure de consultation sur la vente du journal. LVMH a annoncé qu’un accord de vente avait été signé avec le groupe Pearson, propriétaire du titre. Et dans la foulée, la rédaction a voté la non-parution de l’édition de mardi.

Le tribunal de grande instance de Paris a estimé que le groupe Pearson, avait fourni des « informations importantes en quantité et en qualité ». Les élus du comité d’entreprise avaient décidé de faire appel de l’ordonnance de référé rendue aujourd’hui : « Nous espérons que la direction de Pearson choisira d’attendre le jugement d’appel, comme elle l’avait fait pour l’ordonnance de référé. » Un voeu non exaucé, donc.

Par ailleurs, le comité d’entreprise des Echos a envoyé ce lundi une lettre à la ministre de l’Economie, Christine Lagarde. Les élus du quotidien l’avertissent sur les conditions du portage prévu par LVMH.

Pour éviter de se retrouver en situation de monopole sur le marché des quotidiens économiques, le groupe de Bernard Arnault -qui possède actuellement La Tribune- envisage de confier Les Echos à la banque d’affaires Calyon, dès que la vente sera signée avec Pearson. Une solution de transition, le temps de trouver un repreneur pour La Tribune.

Mais selon le CE des Echos, la Commission européenne conteste cette pratique, et n’autorise le portage qu’une fois que les autorités de la concurrence ont accepté la vente.

Le nom du nouveau propriétaire de La Tribune, avec qui LVMH veut entrer en négociations exclusives avant mercredi soir, sera dévoilé jeudi, selon l’AFP. Quatre offres fermes ont été présentées aux représentants des salariés : celle du PDG de NextRadioTV Alain Weill, du patron de la régie publicitaire Hi-Media Cyril Zimmermann, de l’ancien dirigeant du quotidien Philippe Micouleau et enfin de l’ancien PDG de DI Group (pôle médias de LVMH) Fabrice Larue, associé à Class Editori et à la société financière Viel et Cie.

Dans un entretien au Monde, le nouveau président du Forum permanent des sociétés de journalistes, Jean-Michel Dumay, considère que cette double cession « est la caricature ultime d’un système à bout de souffle » :

« Pourtant, peu de gens, notamment chez les politiques, semblent s’étonner que le principal quotidien économique tombe dans les mains de la plus grande fortune de France, Bernard Arnault. Et qu’il soit en mesure de choisir le propriétaire de son futur concurrent ! “

Lire aussi : Vente des ‘Echos’ à LVMH : le silence des politiques
Lire aussi : Tous les articles de Rue89 sur Les Echos

Augustin Scalbert

Titre rectifié le 05/11/2007 à 22h10. ‘Vendus à LVMH’ et non ‘à Pearson’.

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  • 47 réactions
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  • Anonyme

    Pourquoi les journalistes des Echos, déjà porte-paroles de la pensée unique libérale, et par conséquent vendus aux capital, se choquent-ils de voir fonctionner le système dont ils sont les apologues ?

    • Anonyme

      Y a qu’à voir celle qui tient un blog « Innovation » et dit qu’elle s’est abonnée (30 euros) au nouveau site de Daniel Schneidermann...
      Lien

    • organe_dhonneur
      • Posté à 01h11 le 06/11/2007
      • Internaute 12689

      Les « journalistes des Échos » sont des individus de qualité, pas une secte monomaniaque.

      Ces individualités, ces talents, souvent, sont de sensibilité libérale.

      Le libéralisme, c’est pas que recommander le marché pour tous. En matière économique, c’est surtout L’EFFICIENCE du marché qui est traitée. Et puis fondamentalement, c’est une philosophie en plus d’être un ancêtre des sciences économiques contemporaines. Dans les valeurs du libéralisme, beaucoup d’importance est donnée à l’idée de contre pouvoir, d’équilibre, ce qui donne par exemple les checks and balances aux USA ou l’obligation faite aux medias de se financer uniquement sur des activités medias pour renforcer leur indépendance.

      Bref, des principes assez forts et constructifs auxquels vous pourriez penser de temps à autre au lieu de balancer des généralités sur un quotidien que vous n’avez probablement jamais lu.

      un libéral de gauche.

      • Anonyme répond à organe_dhonneur

        Un nouveau titre pour les anciens Échos : L’Écho de LVMH, qu’au moins ce soit visible, puis qu’il s’agit désormais d’un quotidien de com’.
        Mais que fait Pinault, le concurrent historique, que font les autres ? Silence bizarre impressionnant. Collusion ?

         
        • DBL8
          DBL8
          Retraité
          • Posté à 14h50 le 06/11/2007
          • Internaute 19562
            Retraité

          Depuis quand les ouvriers donnent leurs avis sur la vente de l’entreprise ou ils travaillent ?
          Ce ne sont pas eux les propriétaires, s’ils ne sont pas content du nouveau patron, qu’ils laissent la place à ceux qui n’y vairait pas d’inconvéniant ! et il y en a ! !

          • AE35
            AE35 répond à DBL8
            • Posté à 22h22 le 06/11/2007
            • Internaute 14197

            Ah oui, mince... des ouvriers qui pensent !

        2 autres commentaires
      • Anonyme répond à organe_dhonneur

        les contres pouvoirs et l’indépendance des médias de l’Empire ! qu’est ce qu’il ne faut pas entendre ! Bush sort son veto pour priver les enfants pauvres de couverture maladie et Fox News Murdoch est la chaine la plus regardée et donc la plus copiée des etats-unis !
        il va quand même falloir prendre le libéralisme pour ce qu’il est : la plus garnde arnaque de tous les temps, doublé de la plus grand machine à virer les gens !

      • Anonyme répond à organe_dhonneur

        on ne peut pas être de gauche et libéral.

    • compte supprimé14
      • Posté à 01h17 le 06/11/2007
      • Internaute 19130

      Ben oui. Des années de désinformation. Et ils vont venir s’en plaindre. Comment cela ? J’entendais il y a quelques semaines, le représentant des journalistes des Echos dire qu’il avait une telle admiration pour les prouesses de Bernard Arnault qu’il ne pourrait jamais le critiquer et que c’est pour cela qu’il en était tout marri. Pauvre chat.
      Mais, pas de souci, de nouveaux « rédac’chefs » doivent se presser à sa porte. On parle du retour de Nicolas Beytout (héritage quand tu nous tiens)...
      Demain, Sarko va renconter les marins bretons avant de rencontrer son ami Bush. Cela ne vous fait pas marrer ?
      Merdum ! je n’ai pas mon smiley mdr de Msn, celui qui se gondole ! Rue89, faites quelque chose pour ces nouvelles ponctuations. Cela nous ferait du bien de respirer, de rire un peu.

    • Anonyme

      C’est exactement ce que je pense

  • Anonyme

    Ah ! ça fait plaisir de voir ces journalistes ne pas se laisser faire.
    Et comme la valeur de ce journal sont ses journalistes, je leur propose un pas de plus : ils démissionnent tous en bloc et refond un autre journal. LVMH se retrouve avec une coquille vide à 240 million d’euros (probablement pas grand chose pour eux).
    Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire, mais pourquoi pas ? S’il a une valeur ce journal c’est bien grâce à eux ; et ils sont libres. Trouver des fonds ça doit être faisable.

    Propositions de nom pour ce nouveau journal : « L’indépendant » ou « Libre Eco »

    • Anonyme

      oui qu’ils rachetent 1€ la tribune

    • Anonyme

      Les journalistes crient très fort, pour la forme, mais ils ne se risqueront surement pas à démissioner .
      Pas de c...lles .
      Les chiens aboient, la caravane passe .
      Laissont les crier et rigolons un bon coup de leur « indignation » .....
      travaillant dans la presse quotidienne depuis 13 ans, je sais ce que valent les journalistes et leurs indignations, achetables avec des augmentations ....
      Valent pas mieux que les autres, et en plus ils sont nombrilistes .Ce qui explique le déclin de la PQ (presse quotidienne)

  • thierry reboud
    • Posté à 21h58 le 05/11/2007
    • Internaute 20923

    Contrairement à l’avis anonyme qui ouvre les débats, il me semble que cette affaire, somme toute, révèle plus un défaut de libéralisme qu’un excès.
    Quoi qu’on pense du libéralisme (je présume qu’il s’agit du libéralisme économique), ce à quoi nous assistons évoque plus la ploutocratie.
    Ce qui, du reste, n’est guère plus rassurant...

    • Anonyme répond à thierry reboud

      Ah... En quoi le libéralisme économique se distingue-t-il de la ploutocratie, puisqu’il y mène directment ?

      (signé : l’auteur de l’avis anonyme qui « ouvre les débats »).

      • thierry reboud
        • Posté à 22h42 le 05/11/2007
        • Internaute 20923

        Eh bien,par exemple, une politique libérale conséquente (je veux dire : qui assume les conséquences de sa philosophie) préconiserait plutôt de décourager la transmission de patrimoine ou l’héritage, alors que la ploutocratie (le gouvernement des plus riches) l’encouragerait plus volontiers.
        D’une manière générale, une politique réellement libérale favorise la circulation des richesses quand la ploutocratie favorise l’accumulation.

        Quoique ceux qui se réclament du libéralisme ne soient pas vraiment ma tasse de thé, il m’arrive de me demander si un libéralisme abouti ne serait pas préférable à la situation que nous connaissons. Je n’ai pas de réponse...

         
        • Anonyme répond à thierry reboud

          « décourager la transmission de patrimoine ou l’héritage »

          vous appelez ça de la philosophie ?

          ouarf !

          • thierry reboud
            • Posté à 20h46 le 06/11/2007
            • Internaute 20923

            J’appelle cela une politique et une doctrine économique qui assument les conséquences de leur philosophie.
            Si toutefois vous pouvez aller au-delà de « ouarf », je vous suggère de lire les mots dans l’ordre où ils se présentent, c’est plus commode.

        2 autres commentaires
  • Anonyme

    commentaire technique :
    y en a marre de voir ce « courageux anonyme » à longueur de temps. Le webmaster pourrait-il avoir l’amabilité de mettre un champ où l’on puisse mettre son pseudo ou son nom ? histoire de personnaliser et distinguer un peu les commentaires

    Merci d’avance,

    Chris

    • Pierre Haski
      Pierre Haski
      Cofondateur Rue89
      • Posté à 22h18 le 05/11/2007
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      C’est très simple, il suffit de s’inscrire, sur la colonne de gauche sur la page d’accueil, et vous deviendrez Chris et non plus « courageux anonyme ». Ca prend une minute (quand ça marche bien !).

    • Julien Martin
      Julien Martin
      Ex-Rue89
      • Posté à 22h17 le 05/11/2007
      • Internaute 14
        Ex-Rue89

      Vous avez la possibilité de vous inscrire en cliquant sur « nouveau compte », en haut à gauche de toutes les pages. En espérant vous compter bientôt parmi les riverains de Rue89.

      • Komoku
        Komoku répond à Julien Martin
        • Posté à 22h33 le 05/11/2007
        • Internaute 21249

        C’est ce que je viens de faire (je ne suis pas l’auteur des posts ci-dessus), mais c’est lourd quand même...

  • Anonyme

    La presse quotidienne française n’a qu’un besoin : du pognon, et beaucoup !

    • Tophee
      Tophee
      en haut a gauche
      • Posté à 22h52 le 05/11/2007
      • Internaute 2159
        en haut a gauche

      La presse francaise a besoin d’une seule chose : de l’ethique !

      A force de nous prendre pour des imbecile, on se detourne d’elle. Apres les journaliste qui font la leche au puissant viennentse plaindre qu’il n’y as plus perssonne pour lire leur feiuille de chou imssipide.

  • Daniel R
    Daniel R
    Visiteur d'entreprise
    • Posté à 23h53 le 05/11/2007
    • Internaute 6667
      Visiteur d'entreprise

    Le chroniqueur « économique » bien connu de France inter, Sylvestre, rencontra un jour la Sécurité Sociale lors d’une très grave maladie. Une fois rétabli, il vécut une sorte d’état second pendant lequel il se félicitait publiquement de vivre dans un pays où la solidarité n’était pas un vain mot. Rassurez-vous, aujourd’hui il est tout à fait guéri et il déblatère de nouveau sur notre système social décadent.

    Les journalistes « économiques » des Echos ont toujours mis en avant le « Marché » comme étalon de toute chose. Cette douche froide va certainement les amener à penser que quelque chose ne tourne pas rond dans ce concept. Leur santé mentale va vaciller. Peut-être défileront-ils dans la rue avec des pancartes « Nous ne sommes pas des marchandises ».

    Mais je parie que d’ici à pas longtemps, il retrouveront eux aussi leur belle santé et que nous pourrons de nouveau lire dans les Echos les belles histoires de fusion-acquisition qui rendent leur monde si intéressant, ainsi que les milliers de licenciement qui en découlent, provoquant mécanique la hausse du cours de l’action.

  • Anonyme

    rue 89 on du voir le coup venir un vrai journalisme d’investigation ou du pif à vous de decider ( voir article Qui contrôle les médias en Europe ?) je veux dire aussi à tous ceux qui se réjouissent de cette situation, en cette periode de crise qui se prepare il faut ranger au placard toutes ses rancunes et ressentiments (je sais c’est dur) pour faire frond commun .employes des Echos il n’est jaimais trop tard pour se rendre comptes qu’on sait trompé donc rendez vous le 13 novembre dans la rue ou au moins j’espere que vous aurez la plume un peu moins dur contre les grevistes le 14 de ce meme mois, à bien y réfléchir on est tous egaux face aux problemes
    Beeks

  • loloster
    • Posté à 01h14 le 06/11/2007
    • Internaute 9467

    les stratèges de LVMH on réussi à blinder pour un bon moment la sécurité de leurs actionnaires de toutes parts et en profondeur médiatiquement, économiquement et politiquement : qui pourra contester au groupe sa victoire totale ? Sarkozy ? Cecilia ? Rue89 ? H.Clinton ? Le Figaro ? Dieu ?

    « business as usual » ?

  • Anonyme

    Si en plus les nouveaux patrons annoncaient des licenciements de journalistes, je crois que ce serait un signal pour acheter des actions des Echos (C’est une leçon que ces mêmes journalistes nous ont apprise par le passé)

  • Anonyme

    Les journalistes ont récoltés ce qu’ils ont semmaient , la Sarkosiene . Ils savaient que dans le monde du fric les copains coquins sont unis par le renvois d’ascensseurs . Maintenant il vous restent de embrasser les mains de Sarkosy pour continuer de gratter des articles si vous voulez manger et dormir toute l’année. Vous voilà des ladres .

  • Anonyme

    Critiquer les journalistes, les traiter de vendus, paresseux et je ne sais quelle autre amabilité, c’est facile et ça soulage. Mais s’interroger sur les conditions dans lesquelles ils peuvent exercer leur métier en tout indépendance est autrement plus difficile.
    Les rédactions des Echos et de la Tribune ont déployé des arguments simples et concrets - compréhensibles par un enfant de 10 ans - pour expliquer qu’un quotidien économique appartenant à Bernard Arnault n’est pas plus crédible qu’un Argus de l’auto appartenant à Renault. Les Français (élus ou simples citoyens) ont décidé de s’en foutre. Tant pis pour eux. Tant pis pour nous.

    • anonyme courageux
      • Posté à 11h09 le 06/11/2007
      • Internaute 21271

      Ah Bon ça gene les journalistes des Echos, mais dites nous a qui appartient mediametrie ? vous savez l’organisme qui mesure les audiences (et donc €€) des chaines de télé ou il y a aussi des journalistes.
      Cela ne semble pas gener les journalistes des Echos ni les elus et ni les citoyens...

  • Anonyme

    Ces sales grévistes prennent les usagers en otage et empêchent les autres de travailler. C’est un scandale, c’est inadmissible. Il faut leur imposer le service minimum. La France n’est plus socialiste que diable. Mais que fait la presse économique ? Sylvestre, au secours !
    C’est vrai que c’est assez jubilatoire de les voir se plaindre de ce qu’ils ont vendu et vanté pendant des années. Dommage que certains individus ne redeviennent des citoyens mobilisés que quand ils sont eux-mêmes touchés par l’horreur économique et les associations malsaines entre pouvoir et argent. Le PPA (parti du pouvoir et de l’argent dans toute sa splendeur ! Vive le PLAN B.

    • anonyme courageux
      • Posté à 11h27 le 06/11/2007
      • Internaute 21271

      ’tain coment je vais pouvoir spéculer aujourd’hui sur les différents marchés si j’ai pas accès au analyses financières des Echos. Suis pris en Otage. y en a marre. Un service minimum obligatoire, une loi vite, un decret , un 49-3... Mon Président à l’aide...( ’tain qu’est qui fout chez ces c... de Breton)

    • Anonyme

      ils ont qu’à prendre que des stagiaires.

  • Anonyme

    bah oui ils sont libres de faire grève... et alors ?
    ils s’arrêteront bien un jour.

    les journalistes ont un privilège : la clause de conscience.
    que ceux qui ne sont pas d’accord la fasse jouer et qu’ils laissent travailler les autres.

  • Anonyme

    Ce qui signifie que cela ne choque personne chez les politiques, ou qu’ils sont soumis à la loi du marché. Qui ne dit mot consent.
    Je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec un autre rachat, survenu en août dernier : celui du Wall street journal par Rupert Murdoch. Ou : comment être juge et partie.
    Donc, un journal est racheté contre l’avis de l’ensemble de ses salariés, dont la parole pèse moins lourd que celle de la première fortune de France, ami du premier personnage de l’Etat. On appelle ça la démocratie.
    Bravo.

    Thomas GREDAT

    • Anonyme

      Désolé T.G, mais j’ai envie de vendre une voiture qui m’appartient, ceux qui la conduisent n’ont rien à dire .
      Elle m’appartient et je la vends à qui je veux .
      Valable pour un achat bien évidemment .

      • Anonyme

        allons allons, toi tu sais très bien que tout s’achète. « tout homme à un prix » comme dit le Medef aux syndicalistes.

         
        • Anonyme

          Pas comme le dit le MEDEF aux syndicalistes, ce sont les syndicalistes qui fixent leur prix ....
          Même toi tu as un prix ...
          Réfléchis ! ! ! !
          Tu es comme les autres, esclave du système, seulemnt tu ne veux pas le reconnaitre et tu n’as le courage de t’en affranchir ...

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    ça va me changer la journée ça !
    je vais être tout déboussolé. Mais comment vivre normalement après une telle nouvelle ! ?

  • Anonyme

    En entendant ce matin une journaliste des Echos (je n’ai pas retenu son nom) s’inquiéter de sa perte de capacité pour exercer son métier : « je ne vais pas pouvoir écrire honnêtement sur la main qui me nourrit ? » j’ai eu envie de partager les quelques réflexions ci-dessous.

    Ne faut-il pas déjà lire avec suspicion les écrits d’une journaliste qui envisage de s’autocensurer. Ne le fait-elle pas déjà ?

    La valeur des Echos est-elle autre chose que celle que lui donne le lecteur pour l’information qu’il y trouve. Que fait un lecteur rationnel doutant de la sincérité de son journal ?

    Presse nationale, PQR, sites internet, presse étrangère, Financial Times (grpe Pearson), La Tribune demain... ne peut-on pas accéder dès maintenant à des sources d’informations diverses qui rendent Les Echos non nécessairement nécessaire ?

    Le désengagement de PEARSON n’interpelle-t-il pas sur l’importance que donne un groupe à l’ambition international à un média en langue française ?

    L’avenir n’est-il pas un enjeu plus important que la lutte pour la préservation de situations acquises elles mêmes issues de transformations parfois contestées dans le passé ?

    Un (ex ?) abonné

  • Madiran
    Madiran
    (Business Analyst)
    • Posté à 10h56 le 06/11/2007
    • Internaute 16911
      (Business Analyst)

    Logique...
    Le journal les Echos a toujours présenté le rachat de sociétés comme allant de soi ! ! Ce qui en notre monde n’a rien de surprenant.
    Par ailleurs, les « Echos », présentent la contestation sociale comme intolérable, et en ce sens je ne comprend pas la raison de leur désaccord avec ce changement de capitaine ! !
    Les changement de structures ne sont pas toujours pour « les autres »... Qui ne le savait pas ?
    Les modèles économiques changent, et les Echos étaient de ceux qui le savaient très bien.

    Il ne faut pas confondre l’économie et la finance.
    Industrie ou presse, Les « Echos », sont comme un « Alcan », ou un « Alcatel »...
    Et ne parlons pas de « liberté » de presse,ou de « groupe » national »... Car en industrie comme dans les médias, c’est le marché qui pilote.

  • Anonyme

    Je ne comprends pas les journalistes des échos ils devraient jubiler !

    A force de se palucher sur le marché, ils sont en plein dedans. Bon, c’est sur ils vont perdre un peu de pouvoir, mais quelle joie ils devraient ressentir a servir LVMH le temple du luxe et du bon gout ! Et puis l’éthique ça se monnaye... et en général dans ces grands groupes on aime bien rémunérer la vassalité...

  • joachim qqch
    • Posté à 13h34 le 06/11/2007
    • Internaute 18689

    Peut-être faudrait-il quand même émettre quelques réserve quant à l’amalgame qu’on retrouve beaucoup ci-dessus.

    Dire que les journalistes des Echos n’ont fait que défendre les fusions-acquisitions, c’est un fait.

    Mais de là à dire qu’ils contestent ce qu’ils ont toujours défendu, et que du coup « bien fait pour eux ! ! », il y a une marge.

    Les Echos, ce n’est pas Alcan, ou Alcatel. ça reste un journal. C’est précisément là que se situe le malaise dans la presse française : vouloir à tout prix faire d’une entreprise de presse une entreprise comme les autres.
    Mais non ! ! !
    Même si je ne suis pas très adepte des opinions que ce journal véhicule, je trouve leurs craintes plutôt très légitimes : je ne vois pas comment pouvoir comparer une grève SNCF et autres avec une grève les Echos.
    Entre la liberté de la presse (compromise par le fait de dire que c’est comparable), et les régimes de retraites, les deux sont très importants, mais n’ont pas grand chose à voir ensemble.
    L’enjeu n’est pas du tout sur le même territoire, ça me parait clair.

    Même s’il faudrait qu’il soit urgemment actualisé, un statut « entreprise de presse » existe (voir le site de la CPPAP).

    Les Echos ne sont pas victimes de ce qu’ils prônaient. Ils sont victimes de l’amalgame que beaucoup font ici. (A l’instar des B. Arnault, A. Minc ... mais peut-être pas pour les même raisons)
    Un peu de pédagogie, et une modernisation des statuts s’imposent. (L’idée d’un grenelle de la presse (J.-M. Dumay) serait une formidable opportunité ! !)

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 15h00 le 06/11/2007
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    tous les journaux francais sont « juge et parti » du fait de son propriétaire.
    belle democratie, beau contre pouvoir, bonjour les lobbies

  • Jonathan Balsamo
    Jonathan Balsamo
    Bloggeur http://jojo13.over- (...)
    • Posté à 18h43 le 06/11/2007
    • Internaute 1561
      Bloggeur http://jojo13.over- (...)

    Quoi de plus influent que d’acheter le journal concurrent de La Tribune tout en choisisssant le repreneur de La Tribune . Il a donc toutes les cartes du paysage de la presse quotidienne économique .

    Le nom du repreneur devraît êtree choisi par les salariés .

  • compte supprimé14
    • Posté à 00h14 le 07/11/2007
    • Internaute 19130

    Question n°1 : avez-vous déjà lu une seule critique de LVMH dans les colonnes des Echos ? Naturellement non, puisque la réussite de cet homme est « exemplaire » et ne peut que forcer l’admiration des journalistes du quotidien économique.
    Question n°2 : avez-vous lu une seule critique de LVMH dans les colonnes de La Tribune ? cf. réponse à la question n°1.
    Il ne s’agit donc ni de flagorneries, ni d’autocensure. Juste du « respect ».
    Question n°3 : Les journalistes des Echos étaient favorables à leur rachat par Fimalac. Certes, Ladret de La Charrière est un peu moins riche qu’Arnault. Certes, c’est un vrai homme de presse : il s’est occupé un temps de Valeurs Actuelles, une vraie référence d’impartialité journalistique...
    Ce n’est pas le loup et le chien, c’est le loup et le loup.
    Même si je ne m’en réjouis pas, les journalistes des deux titres vont peut-être avoir du temps libre. Je leur recommande - entre autres - la lecture d’Alternatives Economiques. Ils découvriront peut-être que l’on peut parler d’économie autrement. Etre critique peut-être ?
    Et peut-être vont-ils monter un site économique « collaboratif » vraiment très méchant, où les petits actionnaires pourront expliquer comment ils se sont faits rouler dans la farine. On peut rêver.