Tribune 11/02/2010 à 12h44

Polémique sur le Giec : ne jouons pas à la roulette russe avec le climat

Laurent Pellegrin | géologue flâneur

Le dernier article sur la polémique sur les erreurs du Giec a généré 326 commentaires : un débat souvent passionné entre ceux qui croient au changement climatique global et ceux qui restent sceptiques. Certains riverains comme Slovan ou Pinaillou accusent Rue89 de surfer sur « la vague détestable du “tous pourris” ». Pour leur répondre, nous donnons la parole à un riverain, qui rappelle avec bon sens que l’on n’a pas intérêt à jour à la roulette russe avec un tel sujet.

Lorsque l’on discute d’un résultat scientifique, il est élémentaire de savoir à quelle question on veut répondre. Les récents débats autour du « réchauffement climatique » et du rôle du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) en sont une illustration parfaite. La question est la suivante : l’action de l’homme a-t-elle un impact dangereux sur le climat ?

Pour ne pas être hors sujet lorsque l’on tente de répondre à cette question malgré les apparences, il est bon de rappeler quelques faits trop souvent oubliés :

  • Le Giec fait une synthèse des conclusions de milliers de spécialistes dans le monde. Ce n’est pas un organisme de recherche.
  • Le monde scientifique est un monde de compétition. Les intérêts personnels des chercheurs passent souvent par réfuter les thèses concurrentes. Vu le nombre d’intérêts divergents, ce qui au final fait consensus émane d’une « sélection darwinienne » qui ne laisse jamais longtemps de place aux vices de recherches. Ce système fonctionne, et le Giec en fait partie.
  • Les médias ont des impératifs propres. Ils vulgarisent tout en se restreignant en volume. On appelle souvent cela des « mensonges pour enfants », ils sont nécessaires mais ne permettent pas de vrai réflexion. Il ne faut jamais l’oublier (ceci étant valable pour ce présent texte bien sûr.)

Le climat est un équilibre qui peut devenir instable

Voici pour la forme. En ce qui concerne le fond, certaines évidences sont trop souvent oubliées.

Selon les cycles de variation climatique dits de Milankovitch, on entre en période glaciaire. Or, si l’on observe la situation actuelle, au regard de ces cycles une énorme anomalie apparaît : après avoir a priori commencé à se refroidir comme à n’importe quel autre période passée se trouvant au même point de ces cycles, la terre recommence à se réchauffer depuis peu.

Le climat est un équilibre dynamique. Un changement extérieur peut donc le rompre en conséquence de quoi il devra se modifier afin de trouver un autre d’équilibre incluant ce changement. Se demander si par exemple la concentration de CO2 suit ou précède un changement de température est pertinent pour la recherche climatique elle même, mais pas lorsqu’il s’agit dévaluer l’impact de l’homme.

La question importante est : qu’arrive-t-il à cet équilibre si l’on relâche de grandes quantités de composés qui n’y figurent pas normalement ? Ce n’est pas du tout la même chose.

Du point de vue du climat, le C02 est relativement mineur comparés à d’autres molécules. Par contre il est plus simple à expliquer. On en parle plus en public que dans les recherches.

Nous causons la plus grave crise que la vie sur terre ait jamais connu

L’idée de « réchauffement climatique » est une approximation. On devrait parler de dérèglement provocant une hétérogénéité climatique, conduisant à terme à un point de température moyenne plus élevé. Cela fait une plus longue phrase, mais une différence aussi.

Il existe un réchauffement actuel mais il est difficile de l’attribuer à un « re-calibrage » de la nature ou à une simple variation due au dérèglement. Dans les deux cas, il est anormal.

On ne parle que de l’atmosphère. Elle est en interaction avec tout le vivant. Nous causons actuellement la plus grave crise que la vie sur terre ait jamais connu, avec des conséquences imprévisibles. Or l’atmosphère a été forgée par le vivant qui la régule en permanence. C’est un fait. Personne ne remet en cause la responsabilité de l’homme. Seulement son importance relative.

Manipuler, sans doute, pour éveiller au danger

Maintenant, au sujet des éventuelles dissimulations, soyons indulgents avec ceux qui ont la tâche d’expliquer. Ils savent qu’une catastrophe arrive par un moyen que seul un pair peut comprendre. Des gens qui n’y comprennent rien sont prêts à agir, mais pour d’autres intérêts. Des parasites vont venir invalider les explications par des successions de résumés et d’approximations, chacun pour des raisons que l’on peut résumer ainsi : se montrer, ça rapporte.

Que doivent faire les experts pour ne pas entacher leur travail d’inexactitudes ? Rien ?

Quand on roule à 150km/h dans une voiture qui fonce dans un mur avec un Saint-Thomas aveugle au volant, on préfère lui donner une raison de tourner, valable ou non, tant qu’il tourne.

Alors, de la manipulation ? Sans le moindre doute. Parce qu’en pratique il n’y a souvent pas moyen de faire autrement. Parce que sinon le danger n’en serait pas moins réel mais personne n’agirait.

Dans le cas présent, ne pas agir reviendrait à parier sur une erreur de la communauté scientifique, à miser l’existence de l’humanité sur un jet de dé.

Je vous laisse le soin d’évaluer la sagesse de jouer à la roulette russe avec l’équivalent d’une bombe atomique dans le barillet.

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  • hiaw
    hiaw
    Sur Terre
    • Posté à 14h13 le 11/02/2010
    • Internaute 79779
      Sur Terre

    « Des mensonges pour enfants »

    Si on disait à la télé que finallement ce n’est pas l’homme qui provoque le changement de climat, tous le monde se remettrais à consommer un maximum (bien que certains n’on pas arreté)

    Nous sommes dans un monde de gamins débiles

    Changement climatique ou pas, ça empeche pas de réflechir à notre mode de vie imbécile de gaspillage

    Personellement je suis certain que ce n’est pas l’homme qui a provoqué le réchauffement, et pourtant je trouve qu’on détruit tout de meme la planete pour notre bon confort et que ça reste intolérable

  • jma14
    • Posté à 14h59 le 11/02/2010
    • Internaute 31729

    Très bon raisonnement « scientifique » et étaillé qui élève le niveau de débat souvent à la hauteur des comptoirs de café.
    .
    Il va falloir le répéter souvent pour que cela rentre dans les esprits. C’est d’autant plus important que ce raisonnement là, peut-être appliqué à bon nombre de sujet de société.

  • damienl
    damienl
    Chercheur
    • Posté à 15h12 le 11/02/2010
    • Expert 101560
      Chercheur

    Le monde scientifique un monde de compétition ? En voilà une vision bien naïve. Comme toutes les visions naïves, elle est bien sur vraie jusqu’à un certain point. Oui, il y a une certaine compétition entre chercheurs et on peut se faire un nom en réfutant une théorie fausse.

    Cependant, il ne faut pas aller trop loin. Dans la majorité des disciplines, il y a une certaine idéologie dominante et celui qui s’en écarte risque de voir ses idées bien vite rejetées. C’est très visibles dans les sciences dites « molles » (il n’y a pas si longtemps, il aurait été impossible de vous faire un nom en analyse littéraire sans incorporer des éléments marxistes à votre réflexion ; à d’autre moments, il s’agissait de la psychanalyse, etc.). Mais cela affecte aussi les sciences plus rigoureuses (essayez de publier un article remettant en cause la conception actuelle de la Macroéconomie dans un des meilleurs journaux).

    Les scientifiques ne sont pas des surhommes et les PhDs n’apparaissent pas de nul part. Des articles non-conventionnels auront moins de chance d’être publiés et, partant, les chercheurs ont intérêt à ne pas trop dévier de la norme. Le « climategate » n’a fait que souligner ce point. Lorsque des sommités dans leur domaine déclarent vouloir redéfinir ce qu’est la « peer-reviewed literature » pour exclure certains points de vue, on peut comprendre qu’un jeune chercheur y réfléchira à deux fois avant de critiquer le consensus. Quant aux chercheur plus expérimentés, ce n’est jamais simple de dire que l’on s’est trompé. Surtout après une vie de sacrifices, dédiée à la recherche.

    N’oublions pas non plus que, pour survivre, les centres de recherche ont besoin d’argent. Si vous acceptez le consensus, vous recevrez des financements importants. Si vous le rejetez, vous n’aurez accès qu’à des ressources TRES limitées (quelques compagnies pétrolières peut-être ; et encore, elles savent que cela passe mal dans la presse et aiment maintenant se donner une image verte, préférant financer la recherche dans les énergies renouvelables).

    • yamato
      yamato répond à damienl
      • Posté à 00h51 le 13/02/2010
      • Internaute 21748

      Bonjour Damien,
      « Mais cela affecte aussi les sciences plus rigoureuses (essayez de publier un article remettant en cause la conception actuelle de la Macroéconomie dans un des meilleurs journaux ».

      La macroéconomie comme science rigoureuse...L’application systématique de modèles mathématiques et d’approches statistiques peut se faire sur n’importe quoi, on tirera toujours une indication de ce modèle, genre ; si vous avez la tête dans le four et les peids dans le frigo, en moyenne, vous êtes bien ».

      Votre intervention est pertinente, ceci dit, la rigeur d’une approche scientifique ne se mesure pas uniquement à l’aune des méthodes qu’elle utilise mais aussi des principes qui la fondent. (Vous savez, Rabelais et sa science sans conscience »)

  • ThePhysicist
    ThePhysicist
    Critique avisé
    • Posté à 18h24 le 11/02/2010
    • Internaute 40931
      Critique avisé

    « Le Giec fait une synthèse des conclusions de milliers de spécialistes dans le monde. “
    Faux cf contributeurs du WG1 (ça se compte en dizaine, pas plus).

    ‘Vu le nombre d’intérêts divergents, ce qui au final fait consensus émane d’une sélection darwinienne ’ qui ne laisse jamais longtemps de place aux vices de recherches. Ce système fonctionne, et le Giec en fait partie.”
    Faux, cf manipulation du peer review de GRL & co

    “Nous causons actuellement la plus grave crise que la vie sur terre ait jamais connu, avec des conséquences imprévisibles. ‘
    Faux

    Selon les cycles de variation climatique dits de Milankovitch, on entre en période glaciaire.’
    Faux, le ‘on entre’ signifie en fait d’ici 50 000ans cf travaux de André Berger & al.

    ‘Du point de vue du climat, le C02 est relativement mineur comparés à d’autres molécules.’
    Faux, cf le GIEC.
    figure2.1 le forçage radiatif du CO2 est la plus grande contribution avec 1.7W/m² contre 0.9W/m² pour le CH4.
    figure 9.9 pour leurs scaling.

    ‘conduisant à terme à un point de température moyenne plus élevé.’
    Savez vous définir la notion de température moyenne de la Terre ? A-t-elle un sens (rappel : la température est une grandeur intensive). Ce qui a un sens est la température effective moyenne (moyenne des T^4).
    De plus, les gens se contrefichent de la ‘température globale’ puisque jusqu’à preuve du contraire un être humain est localisé en un point précis du globe. Et ceux-ci vivent sans encombre de -10°C à 40°C grosso modo.

    ‘Dans les deux cas, il est anormal.’
    Faux, on en sait rien tout simplement car le GIEC ne prend pas en compte les cycles (PDO, AMO, NAO,...), et que les reconstructions par proxy ne recoupent pas les courbes instrumentales.

    ‘ Dans le cas présent, ne pas agir reviendrait à parier sur une erreur de la communauté scientifique, à miser l’existence de l’humanité sur un jet de dé.’
    Où avez vous lu que l’existence de l’humanité est menacée ? !
    Dans le rapport du GIEC et la montée du niveau de l’eau de 60cm sur 100ans malgré une multiplication du PIB mondial par 20 et une division par 10 des inégalités ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? (cf scénario A1F1).

    ‘Je vous laisse le soin d’évaluer la sagesse de jouer à la roulette russe avec l’équivalent d’une bombe atomique dans le barillet.’
    Réduire nos émissions de CO2 de 50% en 2050, ça implique freiner le développement économique de nombreux pays, donc laisser dans la misère des centaines de millions de personnes !
    Avez vous lu un quelconque article scientifique sur le cout du RC et les mesures à mettre en oeuvre.
    A part le rapport Stern (discrètement modifié il y a quelques semaines en divisant par 10 le cout du RC), aucun ne juge crédible de lutter contre les effets du RC par une lutte contre les gazs à effet de serre : il faut lutter contre les problèmes ACTUELS et REELS que le RC, si il y en a un, peut peut-être aggraver dans certains endroits bien localisés de la planète.

    Cet article est du grand n’importe quoi.

    J’attends encore que l’on m’explique :
    *pourquoi les reconstructions par proxy ne retrouvent pas la montée des températures post-1960 ce qui prive toute reconstruction d’un validation period donc ne permet pas de connaitre la ‘robustesse’ de ces courbes ? cf chapitre 6
    *pourquoi les projections d’émission de CO2 se basent sur des réserves énergétiques imaginaires ?

    Je suis scientifique, et j’ai lu l’intégralité des rapports du GIEC ainsi que le NAS et le rapport Wegman.

    • ThePhysicist
      ThePhysicist répond à ThePhysicist
      Critique avisé
      • Posté à 00h55 le 12/02/2010
      • Internaute 40931
        Critique avisé

      C’est quand même dommage de ne pas avoir de réponse de la part de l’auteur de l’article....

      Bon alors, comment on définit la température globale annuelle moyenne de la Terre ?

  • damienl
    damienl
    Chercheur
    • Posté à 15h17 le 11/02/2010
    • Expert 101560
      Chercheur

    En relisant l’article, je trouve qu’il s’agit d’un raisonnement dangereux. « Mentez, mentez, c’est pour une bonne cause » ? Lorsque l’on en arrive à ces extrémités, on peut commencer également à douter de sa capacité à évaluer les données de manière objective. Cela veut dire que l’on est tellement convaincu de la véracité de ce que l’on dit que, même lorsque les données ne sont pas suffisantes pour « alarmer » les gens, on va tout de même le faire, en rajoutant une couche parce que l’on sait que l’on détient LA Vérité. C’est une démarche qui est plus proche du fanatisme religieux que de la science. Quel crédit accorder à ce genre de personnages ?

  • Duc du Granlac
    Duc du Granlac
    Républicain
    • Posté à 15h29 le 11/02/2010
    • Internaute 86373
      Républicain

    « Le monde scientifique est un monde de compétition. Les intérêts personnels des chercheurs passent souvent par réfuter les thèses concurrentes. Vu le nombre d’intérêts divergents, ce qui au final fait consensus émane d’une “ sélection darwinienne ” qui ne laisse jamais longtemps de place aux vices de recherches. Ce système fonctionne, et le Giec en fait partie. “

    Je vais juste repondre à ce paragraphe.

    Effectivement le débat scientifiques est un combat mais c’est un combat avec des regles où les seules armes sont les arguments scientifiques.

    Quand des membres du GIEC empechent (le climatgate l’a montré) un sceptique de publier dans une revue scientifique il n’est pas dans le fonctionnement normal de la science

    Quand un scientifique du GIEC utilise le mot négationniste pour désigner un sceptique il n’est plus dans le domaine normal de la science.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 15h59 le 11/02/2010
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Il en va avec le climat comme avec d’autres sujet de socièté comme les OGM, le nucléaire, la nanotechnologie, .....
    Les sujets sont difficiles à aborder car hermétiques pour le citoyen lambda. Avec leurs vocables abscons à souhait, leurs experts fiers de leurs prérogatives, ils ne sont compréhensibles que par quelques initiés et peuvent donc être interprétables, donc sujet à polèmiques.
    Le GIEC n’est que le reflet de cette perception, c’est à dire une tour de Babel d’experts sans hiérarchie et qui doit remettre un rapport de synthèse sur des réflexions parfois contradictoires. Comme tout comité théodule ; il n’a le pouvoir que de proposer la vision de ses membres, c’est ensuite aux politiques de prendre leurs responsabilités.
    Copenhague n’est pas la faillite du GIEC,, c’est la faillite de nos dirigeants, ceux à qui l’on donne le pouvoir de décider si nous devons être prudent en matière environnemental et de gestion des ressources de notre planète.
    Même en l’absence de professeurs Tournesol, il est évident que nous marchons sur la tête et il ne faut pas sortir de Central ou de Polytechnique pour comprendre que nous aurons épuisé toutes nos ressources naturelles avant que le climat nous grille dans les feux de l’enfer.

    • ThePhysicist
      ThePhysicist répond à padiran
      Critique avisé
      • Posté à 16h56 le 11/02/2010
      • Internaute 40931
        Critique avisé

      « Même en l’absence de professeurs Tournesol, il est évident que nous marchons sur la tête et il ne faut pas sortir de Central ou de Polytechnique pour comprendre que nous aurons épuisé toutes nos ressources naturelles avant que le climat nous grille dans les feux de l’enfer. »

      Et il ne faut pas non plus sortir de Centrale ou X pour savoir que les énergies fossiles sont l’une des plus grandes et l’une des plus bénéfiques découverte de l’humanité.

      Il suffit de regarder autour de soi pour s’en rendre compte. Il y en a un peu marre des bilans qui ne dressent que les points négatifs.

      • padiran
        padiran répond à ThePhysicist
        Chroniqueur Grolandais
        • Posté à 18h08 le 11/02/2010
        • Internaute 5159
          Chroniqueur Grolandais

        « Et il ne faut pas non plus sortir de Centrale ou X pour savoir que les énergies fossiles sont l’une des plus grandes et l’une des plus bénéfiques découverte de l’humanité ».
        Les énergies fossiles sont le passé, elles ont permis de mettre en œuvre l’ère industrielle. Il ne faut pas négliger leur impact environnemental avec le charbon et le pétrole. Paix à leurs âmes noires..

         
        • ThePhysicist
          ThePhysicist répond à padiran
          Critique avisé
          • Posté à 18h18 le 11/02/2010
          • Internaute 40931
            Critique avisé

          Si les énergies fossiles sont le passé, alors on peut arrêter de parler de RC....

          Les « âmes noires » ont construit le monde qui vous entoure.

          • padiran
            padiran répond à ThePhysicist
            Chroniqueur Grolandais
            • Posté à 18h50 le 11/02/2010
            • Internaute 5159
              Chroniqueur Grolandais

            « Les “âmes noires” ont construit le monde qui vous entoure. »
            mais il aurait pu être construit à partir du silicium à la place du carbone, ce n’est pas le sable qui manque
            La fin du carbone est programmée

            • ThePhysicist
              ThePhysicist répond à padiran
              Critique avisé
              • Posté à 19h09 le 11/02/2010
              • Internaute 40931
                Critique avisé

              Faux, le silicium n’est pas une source primaire et n’existe pas libre à l’état naturel. Pour traiter le sable afin d’obtenir du silicium, il faut de l’énergie.

              Et qu’allez vous faire du silicium ? Des panneaux solaires ? C’est bon pour l’électricité (avec un rendement pourri, et que la journée), par pour les transports.

              « mais il aurait pu être construit à partir du silicium à la place du carbone »
              Ce que vous dites est aussi absurde car c’est historiquement faux.
              Et si il était rentable énergétiquement de passer au silicium, ça fait longtemps qu’on l’aurait fait (comme on l’a fait pour le bois au charbon (houille) ou le charbon au nucléaire).

              « La fin du carbone est programmée »
              Ça, c’est une évidence.

              • padiran
                padiran répond à ThePhysicist
                Chroniqueur Grolandais
                • Posté à 20h44 le 11/02/2010
                • Internaute 5159
                  Chroniqueur Grolandais

                Le silicium peut être une source d’énergie incommensurable, il suffit de mélanger judicieusement 1 tonne de sable et 2 Kg de plutonium pour obtenir une source d’énergie inépuisable.

                • ThePhysicist
                  ThePhysicist répond à padiran
                  Critique avisé
                  • Posté à 21h00 le 11/02/2010
                  • Internaute 40931
                    Critique avisé

                  Apparemment, vous n’avez aucune notion d’énergétique....

                  • padiran
                    padiran répond à ThePhysicist
                    Chroniqueur Grolandais
                    • Posté à 21h54 le 11/02/2010
                    • Internaute 5159
                      Chroniqueur Grolandais

                    « Apparemment, vous n’avez aucune notion d’énergétique.... »
                    Apparemment vous n’avez aucun sens de l’humour.
                    Comme je l’ai précisé dans d’autres discutions, j’ai passé mes 35 dernières années à travailler dans l’énergie nucléaire, mais cela ne justifie pas pour autant d’avoir « raison » dans mes choix et mes préférences. Toujours prêt pour l’échange d’idées, je ne rejette que le polémiste et le « curé », celui qui au nom de la foi qu’il s’est choisie ou qu’on lui a imposé se bat pour une idéologie et ne peut en démordre.

        6 autres commentaires
    • jyeden
      jyeden répond à padiran
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 18h32 le 11/02/2010
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      il faut dépasser cette question des spécialistes

      déjà hulot et compagnie voudrait nous déposséder de la démocratie pour reserver le pouvoir a certaines ong ou a ceux qui « savent »

      mais le bon sens et la chose au monde la mieux partagé, il faut se méfier de ces sachants qui veulent confisquer le pouvoir

      • padiran
        padiran répond à jyeden
        Chroniqueur Grolandais
        • Posté à 18h41 le 11/02/2010
        • Internaute 5159
          Chroniqueur Grolandais

        « il faut se méfier de ces sachants qui veulent confisquer le pouvoir »
        Les « sachants » ne sont pas les pires car ils n’ont aucuns pouvoirs de décisions, tout juste celui de persuasion. Le véritable pouvoir est celui des lobbys qui « éclairent » judicieusement les hommes politiques en leur apportant des projets de lois clé en main afin que leurs intérêts ne soient pas toucher.
        Hulot and Co ne sont là que pour amuser la galerie.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h13 le 11/02/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Je suis tout à fait d’accord, vu la gravité des enjeux, il faut que les gens puissent comprendre, quitte à simplifier un peu trop.
    Mais il faut quand même bien séparer celui qui fait l’étude complète et sérieusement du mec qui comprend l’étude et doit l’expliquer à la masse.
    Entre comprendre et faire comprendre il y a un monde.

    Les climatologues, météorologues et autres savants impliqués dans ce truc analysent et calculent, et il arrive plus qu’on n’ose le dire qu’ils ne soient pas d’accord, sur des détails ou même sur l’ensemble. C’est normal, c’est comme ça que ça marche, et c’est un excellent carburant pour la motivation.
    Mais il ne faut pas que la foule le sache, car dans sa tête de moineau, il sera tout embrouiller et sortira tout de suite des grands mots comme manipulation, mensonge, complot.

    Après il doit y avoir des gens qui synthétisent tout cela, montrant les grandes options et passant sous silence les divergences les plus complexes pour ne pas embrouiller l’esprit.
    Et ces types fileront l’info aux relais que sont les politiciens, les journaleux et les amuseurs comme Gore ou Hulot qui feront des jolis films pour faire comprendre le problème au grand public.

    J’aime bien le terme « mensonge pour enfants », car c’est exactement ça. Dites aux gens qu’il y a un réchauffement, et tout de suite ils s’imaginent passer Noël sur la plage et rétorquera que c’est faux car aujourd’hui il fait -3°.
    Commencez à leur expliquer que c’est une réduction de la baisse de température, ayant pour conséquence une sécheresse en Inde, une inondation au Brésil et de la neige en Australie, et là il sera totalement embrouillé et soit lâchera l’affaire, soit commencera à copier-coller des liens et des vidéos vers tous les trucs qui lui tombent sous la main, sans trop se poser la question de la validité de ce qui y est énoncé.

    Évidemment dans le meilleur des mondes les gens seraient cultivés, même sans être des experts, suivraient le raisonnement scientifique et interprèteraient les conclusions de manière posée.
    Sauf que dans le monde réel, les gens regardent des jeux télévisés où un candidat peut gagner 200 000€ en disant combien il y a de planètes dans le système solaire, et non seulement il se plante lamentablement mais en plus le présentateur lui donne une mauvaise réponse.
    Alors tant que ça durera, il n’y a pas d’autres moyens que de les traiter comme des gosses trop immatures pour supporter la vérité nue.

    • Ishtar
      Ishtar répond à Keldan
       ? ?
      • Posté à 16h52 le 11/02/2010
      • Internaute 26226
         ? ?

      « entre comprendre et faire comprendre il y a un monde »

      C’est sans doute cela qu’on appelle la pédagogie et c’est un métier.Métier menacé par les temps qui courent.

      Pour ce que vous dites sur la « masse » qui ne comprend pas tout et qui se réjouit même parfois bêtement du réchauffement climatique,il y a par exemple les débiles qui osent encore aujourd’hui dire que c’est cool car ils aiment la chaleur et qu’il ne faudra plus aller bien loin pour avoir des plages écrasées de soleil.J’entends encore ces discours même après les reportages qui visent pourtant à faire flipper tout ce petit monde.

      Les gens peuvent se planter sur le nombre de planètes,ce n’est pas cela qui est important sauf si on veut se mesurer aux candidats des jeux télévisés.Avoir un regard critique sur ce qui se dit dans les magazines et à la télé sur le climat ou le reste reste le défi principal d’une bonne éducation dans le monde ultra médiatisé d’aujourd’hui.En dépit des efforts des pouvoirs publics et des médias pour fabriquer une belle bande de crétins subordonnés à leurs litanies.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 16h55 le 11/02/2010
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Au moins ces contestations officielles vous auront obligés à nous parler un cran en dessous , au lieu de piailler comme des hystériques à la moindre observation n’allant pas dans votre sens , les khmers verts..

    Encore un petit effort de votre part , et on va peut être commencer à pouvoir discuter sérieusement , maintenant..

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 17h02 le 11/02/2010
    • Internaute 82025
      non connue

    Pas d’accord, mais alors absolument pas d’accord.
    En gros, vous nous dites : « Vulgariser, c’est mentir ».

    Heureusement que vous avez tord.
    Car les connaissances humaines étant limitées, et chaque scientifique mettant un certain temps avant d’accéder à l’intégralité de ces connaissances, dans un domaine pointu et limité, on pourrait résumer ainsi les choses :
    Toute formation scientifique est basée sur la transmission d’une succession de mensonges.

    Vulgariser, ce n’est pas mentir, même par omission. C’est projeter dans un domaine grand public les concepts d’un domaine d’élites.
    Jamais cela n’inclut de mensonge ou de manipulation.

    D’autre part, je suis loin d’être convaincu que ces mensonges étaient pieux, c’est à dire destinés à influencer le grand public.

    Influencer les financiers qui fournissent les crédits de recherche, par contre...

  • Enki
    Enki
    alchimiste
    • Posté à 17h04 le 11/02/2010
    • Internaute 9562
      alchimiste

    Si on démonte une pièce d’une machine pour la remonter ailleurs sans avoir bien compris à quoi elle servait, il ne faut pas être docteur es science pour savoir que même si la machine fonctionne encore, on a peu de chances de ne pas avoir de problème.

    N’importe quel aborigène à qui l’on explique que le cycle du carbone est un des cycles du vivant planétaire, qu’il y en avait des millions d’années stockées sous terre, et que l’on a tout vaporisé en deux siècles est susceptible de se dire, sans gros effort, que ça ne ressemble pas à une bonne idée.

    Que l’on lance un objet en l’air, bravant les lois de la gravitation, ou qu’on le plonge dans la poussée d’Archimède, les suites sont prévisibles sans longues démonstrations.

    Nous sommes, involontairement mais inéluctablement en train de fabriquer la génération du pire.

    Une génération où il suffit d’acheter du light pour surconsommer, où il suffit de payer une taxe pour pouvoir polluer, où il suffit de faire un don charitable pour s’éxonérer de vivre des fruits de l’exploitation d’autrui est déja là.

    Action-réaction, la loi vaut pour la culture aussi.

    Parce que la communication prime sur l’éducation, parce que les fausses solutions dispensent de la cessation des causes, parce que la politique du court terme prime sur la conscience scientifique, nous sommes en train de fabriquer les générations du pire, celles dont les gamins nous diront :

    « Rien à foutre ! De toutes façons ce monde est foutu, pourri, alors moi tant que j’y suis, je pense à ma gueule. »

    Yes we can

    • ThePhysicist
      ThePhysicist répond à Enki
      Critique avisé
      • Posté à 17h19 le 11/02/2010
      • Internaute 40931
        Critique avisé

      « N’importe quel aborigène à qui l’on explique que le cycle du carbone est un des cycles du vivant planétaire, qu’il y en avait des millions d’années stockées sous terre, et que l’on a tout vaporisé en deux siècles est susceptible de se dire, sans gros effort, que ça ne ressemble pas à une bonne idée. »

      Je vous invite à réfléchir sur les points suivants :
      *la consommation des ressources fossiles n’a pas été un bien pour l’humanité.
      *les aborigènes refusent les modes de vie et technologies modernes. Vous verrez vite que le « mythe du bon sauvage » ne tient pas et ça répond au premier point. Ca n’est pas sans raison que dans l’écrasante majorité des cas les jeunes générations partent à la ville et quittent leur mode de vie ancestral.

      « Rien à foutre ! De toutes façons ce monde est foutu, pourri, alors moi tant que j’y suis, je pense à ma gueule. »
      Désolé de vous réveiller, mais ça a toujours été que comme ça.
      Il n’y a qu’à notre époque, et grâce à la technologie que nous a conféré nos ressources énergétiques, que nous pouvons nous permettre de faire attention et d’aider nos voisins ! (tsunami en asie du sud-est, haiti, ....).

      • Enki
        Enki répond à ThePhysicist
        alchimiste
        • Posté à 17h53 le 11/02/2010
        • Internaute 9562
          alchimiste

        - Si nous (nos pays), n’avions pas racketté L’Asie du Sud-Est et saigné Haïti pour lui faire payer son indépendance et assurer notre domination mondiale, ces pays auraient-ils jamais eu besoin de notre charité en guise de fraternité ?

        - Les aborigènes sont profondément aculturés depuis longtemps. J’ai pris cet exemple au hasard quoiqu’il nous soit permis de réfléchir sur la mythologie du dreamtime qui a intégré une perception spirituelle de l’univers à une culture qui s’est maintenue en toute symbiose avec son environnement pendant plusieurs dizaines de milliers d’années.

        Je ne souscris pas au « mythe du bon sauvage ». Un aborigène et un biologiste ont deux voies différentes pour savoir qu’ils perturbent quelque chose quand ils retournent une pierre.

        - La consommation des ressources fossiles a t’elle été un bien ou non pour l’Humanité ? sommes nous, vous et moi, ici et maintenant, en mesure de répondre à cette question ? Le bénéfice en est-il aussi étendu à l’ensemble de l’Humanité, présente et à venir, que le sont ses conséquences ?

        « Rien à foutre ! De toutes façons ce monde est foutu, pourri, alors moi tant que j’y suis, je pense à ma gueule. »
        Vous dites :
        « Désolé de vous réveiller, mais ça a toujours été que comme ça. »

        - C’est un gros sujet désagréable à méditer. L’ambivalence socio-individuelle est une caractéristique de notre espèce et de notre conscience. Mais le rapport groupe/individu devenu individu/espèce date d’une Humanitée globalisée. Je ne suis pas sûr, en outre, que les mythologies monothéistes ne soient associées à l’individualisme tout-puissant que nos enfants ont des difficultés culturelles à dépasser.

        Pour en revenir concrètement à mon propos :
        Si le vert est une mode, il sera has been bientôt.

         
        • ThePhysicist
          ThePhysicist répond à Enki
          Critique avisé
          • Posté à 18h27 le 11/02/2010
          • Internaute 40931
            Critique avisé

          « Si nous (nos pays), n’avions pas racketté L’Asie du Sud-Est et saigné Haïti pour lui faire payer son indépendance et assurer notre domination mondiale, ces pays auraient-ils jamais eu besoin de notre charité en guise de fraternité ? »
          Ca n’a aucun rapport, et je ne vois pas en quoi nous avons « racketté l’asie du sud-est ».

          « l’univers à une culture qui s’est maintenue en toute symbiose avec son environnement pendant plusieurs dizaines de milliers d’années. »
          Jusqu’à ce que ces mêmes aborigènes découvrent le pétrole et l’utilisent ! Les « bons sauvages » n’ont pas disparu : c’est nous !

          « sommes nous, vous et moi, ici et maintenant, en mesure de répondre à cette question ? Le bénéfice en est-il aussi étendu à l’ensemble de l’Humanité, présente et à venir, que le sont ses conséquences ? »
          Pourtant la réponse coule de source.... !

        1 autres commentaires
      • Tokani
        Tokani répond à ThePhysicist
        Oldmole
        • Posté à 18h11 le 11/02/2010
        • Internaute 71184
          Oldmole

        Il y a sur ce file « un net réchauffement des Esprits “ Vos avis respectifs en témoignent , et cela élève un peu le niveau du débat... Je suis comme la plupart bien incapable de comprendre quoique ce soit à cette polémique scientifique , et je note qu’elle traîne avec elle une peur de l’avenir en Occident et une angoisse un peu millénariste....

         
        • ThePhysicist
          ThePhysicist répond à Tokani
          Critique avisé
          • Posté à 01h19 le 12/02/2010
          • Internaute 40931
            Critique avisé

          « Je suis comme la plupart bien incapable de comprendre quoique ce soit à cette polémique scientifique »

          Je comprends que le débat soit difficile à comprendre.
          Mais par exemple, peut-être pouvez vous comprendre qu’une température globale n’a pas de sens. En effet, la température est une grandeur intensive (caractéristique d’une grandeur physique), et ceci implique qu’on ne peut parler de température que pour un système homogène.

          Exemple concret avec la vitesse, qui est aussi une grandeur intensive :
          Quelle est la vitesse moyenne de la voiture ET de la route ?

          Si vous trouvez que la question n’a pas de sens, c’est normal.
          Et c’est pareil pour la température, faire la moyenne de températures différentes n’a aucun sens physique.

          Donc une température globale n’est pas définissable, c’est à dire que ça n’existe pas, physiquement.

          Maintenant vous me direz, on peut juste faire la somme des stations, diviser par le nombre de stations et c’est bon on obtient une « pseudo température moyenne » (qui je le rappelle n’est pas une température). Sauf qu’en physique, on a plusieurs moyens de faire des moyennes :
          *harmonique ((1/Ta + 1/Tb)/2 )^-1
          *linéaire (Ta+Tb)/2
          *RMS ((Ta²+Tb²)/2 )^1/2
          *quartique ((Ta^4+Tb^4)/4)^1/4

          Ces quatres facons de moyenner des quantités sont couramment utilisées en physique.
          La première pour l’entropie (grandeur conjugée à la température)
          La deuxième dans la vie de tous les jours
          La troisième pour l’energie cinétique (grandeur liée à la température)
          La quatrième pour la température du corps noir (donc aussi une température).

          Les quatres façons de moyenner donnent quatres moyennes différentes et surtout des VARIATIONS qui sont différentes.
          En clair calculer une « montée de la température globale » peut aussi vouloir dire une « baisse de la température globale », selon la façon dont vous avez moyenné.

          Et comme rien ne vous dit comment moyenner, puisque la moyenne des températures n’existe pas, et bah vous pouvez faire tout et n’importe quoi.

          Ça avait notamment été montré par Bjarne Andresen (Niels Bohr Institute) et Christopher Essex (UWO) en 2006.
          Plus de détails dans leur papier :
          Lien

          « Distinct and equally valid statistical rules can and do show opposite trends when applied to the results of computations from physical models and real data in the atmosphere. A given temperature field can be interpreted as both “warming” and “cooling” simultaneously, making the concept of warming in the context of the issue of global warming physically ill-posed. »

          « Since arbitrary indexes are being used to measure a physically non-existent quantity, it is not surprising that different formulae yield different results with no apparent way to select among them.
          The purpose of this paper was to explain the fundamental meaninglessness of so-called global temperature data. The problem can be (and has been) happily ignored in the name of
          the empirical study of climate. But nature is not obliged to respect our statistical conventions and conceptual shortcuts. »

        1 autres commentaires
      • DV8
        DV8 répond à ThePhysicist
        Expat
        • Posté à 13h49 le 12/02/2010
        • Internaute 61123
          Expat

        Pitié, laissez les aborigènes en dehors de tout cela.

        THE Physicist (visiblement il n’y en aurait qu’un) devrait délaisser un peu les rapports du GIEC et prendre un peu de temps pour (re ?) lire Lévi-Strauss.

  • miniTAX
    miniTAX
    chasseur de pigeon
    • Posté à 18h38 le 11/02/2010
    • Internaute 85156
      chasseur de pigeon

    Au journaliste qui a inventé cette histoire de roulette russe :
    le changement climatique, un pléonasme, a toujours existé et existera toujours. Nos sociétés se sont toujours adaptés, on a pas attendu l’appel « aux arbres citoyens » de la Fraternité des Alarmistes du RC Exagéré (la FARCE) pour « agir ».
    La menace du changement climatique, pour un hypothétique réchauffement de quelques degrés, est juste une hystérie écologique de la FARCE, une autre, après la fin des ressources, le printemps silencieux, la bombe démographique, l’hiver nucléaire, les pluies acides, le trou dans la couche d’ozone, j’en passe et des meilleures.

    Vous vous êtes bien fait entubé par les communicants de chez Greenpeace et autre professionnels de l’industrie de la peur.
    Mais le vent a tourné, la farce a été éventée, alors soyez un journaliste « in » comme Sophie, ne vous entartez plus davantage, passez votre chemin et surfez sur une autre panique planétaire. Dans très peu de temps, la menace du changement climatique sera aussi à la mode que Tino Rossi.

  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 19h09 le 11/02/2010
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    Parmi « les faits qui sont oubliés », en particulier parmi ceux qui mettent en place « le mensonge pour enfants », il ne faut pas oublier certains gouvernements et certains lobbys.
    Et sans doute est-ce parmi ceux-là qu’il faut trouver l’origine de ce mouvement « anti-GIEC » tant leur façon de mettre en avant leurs pions et faire valoir leurs intérêts a été flagrante.
    Personnellement, je ne me soucie pas de cette querelle de scientifiques sur le réchauffement, et je ne jouerai donc à la roulette russe ni pour les uns ni pour les autres.
    En effet, il me suffit de savoir qu’on épuise les ressources naturelles en créant de plus en plus de pollutions pour faire des efforts en direction d’un mode de consommation plus raisonnable.
    Je n’ai pas besoin qu’on me définisse au microgramme près la teneur en polluants de l’atmosphère alors que je commence à être pris de migraines dès que je m’approche d’un site industriel, qu’il m’est impossible de passer plus d’une douzaine d’heures à Paris.

  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 19h17 le 11/02/2010
    • Internaute 47359
      Retraité

    Ailleurs, dans les Andes notamment, la situation est mieux connue. Et plus alarmante. ’Dans la Cordillère blanche, par exemple, entre 1970 et 1997, les surfaces glaciaires ont perdu 16 %. Puis encore 11 % entre 1997 et 2003, poursuit le glaciologue Robert Gallaire, de l’Institut de recherche pour le développement. C’est un phénomène qui accélère. Sur les 720 glaciers recensés en 1970, 142 avaient disparu en 2003.’ ’En 1999, nous avions fait un forage de 16 mètres dans le glacier de Chatalcaya, en Bolivie, explique-t-il. Nous avions prévu qu’il disparaîtrait dans les dix à quinze ans, et nous l’avons en effet vu disparaître.’ Selon le glaciologue, il n’est pas alarmiste d’affirmer que ’tous les glaciers andins en dessous de 5 500 mètres d’altitude auront disparu d’ici à une quinzaine d’années tout au plus’.

  • A déménagé le 13-01-2012 5
    • Posté à 19h21 le 11/02/2010
    • Internaute 98137
      non connue

    L’explication de fond était intéressante, on lit rarement cela dans la presse grand public.

    Ensuite, j’ai sursauté en lisant la justification du mensonge dans l’acte de vulgarisation.

    Puis j’ai carrément bondi en lisant ceci :

    « Maintenant, au sujet des éventuelles dissimulations, soyons indulgents avec ceux qui ont la tâche d’expliquer. Ils savent qu’une catastrophe arrive par un moyen que seul un pair peut comprendre. Des gens qui n’y comprennent rien sont prêts à agir, mais pour d’autres intérêts. Des parasites vont venir invalider les explications par des successions de résumés et d’approximations, chacun pour des raisons que l’on peut résumer ainsi : se montrer, ça rapporte. »

    Donc, si on a des doutes, étayés par les travaux de scientifiques qui ont eux-mêmes des doutes, on est un « parasite » selon vous. Eh bien, le parasite vous emmerde cher monsieur, et dites-vous bien que vous ne convaincrez personne au moyen d’arguments d’autorité. Surtout si vous prenez les gens pour des ignorants et des abrutis irresponsables comme vous le faites dans la seconde partie de ce texte.

    Avec ce genre de raisonnement, vous justifiez d’un coup le mensonge en politique, savez-vous ? La population est trop débile pour savoir ce qui est bon pour elle, mais nous on sait, alors on va leur raconter des bobards puis on fera autre chose.

    Félicitations.

  • Nurbs
    Nurbs
    Crash JP Morgan, buy silver
    • Posté à 20h36 le 11/02/2010
    • Internaute 88089
      Crash JP Morgan, buy silver

    Si Milankovitch a raison et que la retranstricption graphiques des 5 variables qu’il utilise reproduisent bien la forme graphique des précedentes grande glaciation alors oui effectivement nous risquons d’avoir de sérieux souci, heureusement pour nous la principale d’entre elle n’est pas encore réuni même si le cycle solaire 24 a mit du temps à montrer un signe d’activité éruptive.

    Enfin celà fait beaucoup de si, comme dit plus haut, pas besoin d’avoir un énemi « gazeux » pour commencer à changer ses habitudes.

  • Sancelrien-
    • Posté à 16h45 le 12/02/2010
    • Internaute 100811

    Quand la presse cessera d’être couchée en France, quand le Réchauffement Climatique ne sera plus en France une Religion d’Etat, quand l’Europe Unie ne sera plus vendue au super-capitalisme international comme elle l’est depuis le premier jour de son existence et voudra bien ne plus traiter les citoyens comme de la m..., quand les écolos voudront bien considérer qu’ils ne possèdent peut-être pas la Seule et Unique Vérité Révélée, ne plus traiter les autres citoyens, pourtant leurs égaux, comme de la m... et réaliser enfin que la Décroissance ( qui arrive, pas besoin de l’appeler !) ne sera peut-être pas très rigolote, nous en reparlerons.

  • expat
    • Posté à 13h32 le 13/02/2010
    • Internaute 25627

    Peut-etre est-il plus facile a ceux qui vivent dans les regions alpines ou nordiques de rendre compte qu’en 50 ans le climat a change qu’a ceux qui ne vont jamais au ski et qui ne se sont pas apercu que de plus en plus on va au ski et il n’y a pas de neige.

    On peut visiter aussi les glaciers alpins qui ont recule de centaines de metres depuis le debut du XXe siecle, par exemple le glacier du Rhone
    Lien

    En plaine ou l’hiver dans les annees 60 commencait fin novembre et durait au moins jusqu’a fin fevrier (avec neige au lieu de pluie) on a une saison des pluies de novembre a mars, avec parfois des averses de neige.

    On peut lire le tres mauvais roman de Michael Crighton (et rire sous cape de sa description apocalyptique des ouragans cree par des conspirateurs eco-terroristes un an avant l’arrivee catastrophique et (non declanchee par des terroristes) des ouragans Katrina et Rita) ou on peut regarder autour de nous. Se souvenir que le trou d’ozone qui s’etendait de facon dangereuse des poles ne devait rien a l’activite humaine, pourtant on a constate une amelioration avec l’interdition des CFC (malgre ls cri d’orphraie des producteurs en tous genres force de s’adapter pour le bien general .

    Notre follie et notre aveuglement sont presents partout, les banquiers et les economistes, les politiciens, les dirigeants (incompetents) des grosses multinationales nos « superieurs » savent mieux, quelques soient les preuvent de leur incompetences nous les croyons, si ils nous disent de consommer d’acheter des voitures, de construire des centrales nucleaires, d’envahir l’Asie et de detruire l’Islam (quel fratras) nous ne faisons pas confiance a notre bon sens et a nos propres yeux !