A DEBATTRE 11/02/2010 à 20h02

Elisabeth Badinter, actionnaire féministe d'un Publicis sexiste ?

Soline Ledésert | Journaliste

Elisabeth Badinter, philosophe qui lutte contre la « victimisation du genre féminin », est (aussi) la première actionnaire de Publicis, producteur de pubs (parfois) sexistes. Comment le vit la présidente du conseil de surveillance du quatrième groupe mondial de communication ?

Confusément, si l’on en croit ses propos le 11 février sur France Inter. Quand une auditrice a demandé « Ne pourrait-on pas réglementer la publicité pour lutter contre le sexisme ? », Elisabeth Badinter a éludé la question. Confusion ensuite quand on lui a demandé la responsabilité de Publicis dans le « publisexisme ».

Elisabeth Badinter « défend-elle la pub sexiste » ?

Cécile Duflot, par ailleurs énervée de voir la philosophe opposer écologie et féminisme, a interprété un peu vite les propos de la philosophe le 11 février à la radio. « Donc E. Badinter défend la pub sexiste » réagit-elle sur Twitter quand Elisabeth Badinter élude la question d’une auditrice sur le « matraquage publicitaire tous les jours à la télévision [qui] empêche un certain féminisme masculin de se développer ». (Voir la vidéo)

Question de l’auditrice :

« Quand on entend qu’une marque de bouillie pour bébé est “du côté des mamans” ou que tel assouplissant est “doux comme maman” [...], est-ce que ce ne serait pas très urgent que les autorités règlementent ce genre de messages publicitaires pour que les hommes se sentent un peu plus concernés par toutes ces questions ? »

Réponse d’Elisabeth Badinter : « La publicité ne reflète que les stéréotypes sociaux. On peut aussi changer [ces stéréotypes, ndlr] avec une autre présentation » mais « ce n’est pas l’arme principale » pour lutter contre le sexisme : « l’arme de la culpabilisation (des pères) » est « beaucoup plus efficace que la publicité le soir. »

Que faut-il en conclure ? Qu’utiliser l’arme de la publicité est une condition nécessaire mais non suffisante pour lutter contre les représentations sexistes ? Une condition carrément non nécessaire ? Nous avons tenté de joindre Elisabeth Badinter aujourd’hui via son attaché de presse. À l’heure de la publication de l’article, nous étions en attente d’une réponse.

« Aucune fonction opérationnelle » chez Publicis... mais actionnaire numéro 1

La question aurait moins d’importance si Elisabeth Badinter n’était pas l’actionnaire principale de Publicis, agence fondée par son père Marcel Bleustein Blanchet, et ce depuis des années. Interrogée dans l’émission Service Public plus tard sur sa latitude dans le groupe pour faire valoir ses convictions anti-sexistes, Elisabeth Badinter a précisé qu’« elle n’avait aucune fonction opérationnelle chez Publicis ».

Puis a parlé des conditions de travail des femmes chez Publicis (et chez Elle, dont la directrice de rédaction était aussi invitée de l’émission)... autant dire à côté de la question. (Ecouter le son)

Audio file

Extraits de « Service Public », émission de France Inter produite par Isabelle Giordano, 11.02.2010, invitée : Elisabeth Badinter

Pourtant, comme le faisait remarquer Acrimed en 2003, « en tant que présidente du conseil de surveillance de Publicis, Elisabeth Badinter est la garante morale du quatrième groupe mondial de publicité ». Et son pouvoir décisionnel, en termes de responsabilité sociale d’entreprise notamment, ne doit pas être maigre, vu les 10,16% d’actions qu’elle détient dans le groupe.

Publisexisme, Publicis et Badinter : les précédents

Mais Elisabeth Badinter a rarement été interviewée sur Publicis et sur la façon dont elle concilie son poste avec ses convictions personnelles. Arrêt sur Images le rappelle et précise :

« Ce double statut a toujours généré, dans la production philosophique badinterienne, un point aveugle : la violence de l’injonction publicitaire faite aux femmes. »

Pourtant, la question a déjà dû se poser à la philosophe féministe. Des polémiques sur le sexisme de certaines publicités ont déjà secoué Publicis, notamment au sujet de spots de 2006 pour une pommade ou pour une cocotte minute. (Voir la vidéo)

En 2003, La Meute, association luttant contre la publicité sexiste, lançait une « alerte » sur une publicité conçue par Publicis. On y voyait un homme avoir le pouvoir de tout changer dans sa vie : il changeait donc tout -sauf sa Clio-, y compris sa copine, contre une femme en bikini.

Maurice Lévy, aujourd’hui président du directoire de Publicis, alors PDG, avait répondu à La Meute :

« [...] Il n’y a nulle intention désagréable ou maligne et encore moins du mépris pour les femmes dans le spot créé par notre agence pour la Clio. Je vous accorde bien volontiers que le comportement du personnage -s’il devait être réel- n’est pas très sympathique. [...] L’humour (qui peut froisser certains ou certaines) n’est que de l’humour. »

La seule trace que nous avons retrouvée d’une invitation d’Elisabeth Badinter à réagir sur le sujet remonte à 2004 : « interpellée sur le sexisme des publicités par l’association Les Amis de la Terre, Madame Badinter préfère garder le silence ».

[Le service presse de Publicis recommandait jeudi de formuler nos questions par mail, ce que nous avons fait. Pas de réponse à l’heure actuelle, ndlr.]

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  • daniele.calvet
    daniele.calvet répond à tlaloc
    retraitée
    • Posté à 18h02 le 14/02/2010
    • Internaute 34434
      retraitée

    bonjour , vous dites que madame Badinter à eu trois enfants , cela reforce mon argument ! ayant moi même eu trois enfants , et sans le sous à l’époque je connais le problème !
    Il y à une marge entre avoir trois enfants avec où sans moyens pécuniers !
    et avoir trois enfants , travailler en les élevant , courrir de la
    du travail à la crèche et pour la têtée , laver les couches etc etc en plus compter l’argent se trouver un logement décent etc etc .
    c’est ce qui se faisait le plus à notre époque .aussi ne revenons pas sur l’acqui de nos filles pour des prétextes fallacieux , car si l’amour maternel est encore en débat , ne pas oublier que les perssonnes fragiles sont les femmes et les enfants ’’’d’abord pour la galégade )))
    cela fait la diférence sur la manière d’interpréter !
    que madame Badinter continue la libération de la femme , surtout dans le partage équitable des taches, celà ne fera que conforter son action première !

     
    • tlaloc
      tlaloc répond à daniele.calvet
      Retraité
      • Posté à 18h59 le 14/02/2010
      • Internaute 47359
        Retraité

      Je donnais une information je comprends tout à fait votre message

      • daniele.calvet
        daniele.calvet répond à tlaloc
        retraitée
        • Posté à 14h58 le 15/02/2010
        • Internaute 34434
          retraitée

        bonjour : sacré problème que la libération des femmes , sans laiser la famille !
        Il me semble quand même que la situation pécunière de chacune , rend ce problème « quasiment » insoluble sans crèer de culpabilité .
        La socièté avance , le frein reste les inégalités .

    2 autres commentaires
  • bewally
    bewally
    barmaid
    • Posté à 18h01 le 12/02/2010
    • Internaute 94150
      barmaid

    ah, c’est ambigu.Comme on aimerait que cette grande dame soit blanche comme neige, qu’il serait doux de pouvoir gratter sans trouver d’incohérence chez elle....mais ce n’est pas le cas. Une fois ce constat établi, que devons nous faire ? Remettre en question l’ensemble de son propos et ne plus l’écouter qu’à travers le prisme de cette erreur idéologique, ou alors fermer gentiment les yeux sur cet écart de conduite et continuer à lui accorder notre confiance ?
    Quel dilemme...

  • bewally
    bewally
    barmaid
    • Posté à 18h01 le 12/02/2010
    • Internaute 94150
      barmaid

    ah, c’est ambigu.Comme on aimerait que cette grande dame soit blanche comme neige, qu’il serait doux de pouvoir gratter sans trouver d’incohérence chez elle....mais ce n’est pas le cas. Une fois ce constat établi, que devons nous faire ? Remettre en question l’ensemble de son propos et ne plus l’écouter qu’à travers le prisme de cette erreur idéologique, ou alors fermer gentiment les yeux sur cet écart de conduite et continuer à lui accorder notre confiance ?
    Quel dilemme...

  • HORCHANI salah
    HORCHANI salah
    universitaire
    • Posté à 18h07 le 12/02/2010
    • Expert 99535
      universitaire

    Lettre ouverte à Mesdames Elisabeth Badinter, Rama Yade,... !

    Remarque préliminaire :

    Le texte qui suit a été, initialement, adressé à Isabelle Adjani, en tant que « Lettre ouverte » ; mais, en réalité, il pourrait avoir comme destinataires tous les défenseurs des Droits Humains et/ou Féministes, femme ou homme (hommes féministes, oui, ils existent ! En général leur engagement est soit politique soit découlant d’une prise de conscience personnelle), qui ont évité de mouiller leur chemise en se montrant frileux dans leur engagement concernant les deux débats, en vérité non éloignés, qui dominent, largement, l’espace politico-médiatique actuel, à savoir les débats sur le Voile et L’Identité Nationale. Il peut leur être adressé tel quel mais « mutatis mutandis » (en faisant les changements nécessaires). Ainsi, pour Elisabeth Badinter, il faut, changer, entre autres, l’expression « Cérémonie des Globes de Cristal 2010 » par l’expression « Séances de promotion de votre dernier livre intitulé “ Le conflit, la femme et la mère ”, paru chez Flammarion, où vous développez la thèse selon laquelle l’allaitement est un nouveau fléau machiste engendré par un “ nouveau naturalisme ” qui veut “ culpabiliser ” les femmes et les enfermer dans leur rôle de mère ». Pour Elisabeth Badinter, la citation d’Averroès (1126-1198, réel précurseur de la Défense des Droits des Femmes), contenue dans ladite « Lettre ouverte », tombe, vraiment, à pic, puisqu’il y parle, aussi, d’allaitement, et développe la même thèse, mais huit siècles avant ! Pour Rama Yade, il faut changer, par exemple, le mot « Algérie » par « Sénégal », etc.

    Le débat sur le voile, en France, vient d’envahir cette semaine, par votre bienveillance, Madame, la sphère où, avec grâce, vous évoluez. Et c’est tant mieux. En effet, lors de la cinquième cérémonie des Globes de Cristal 2010, prix artistiques décernés, comme vous le savez, par la presse française, vous avez été désignée « meilleure actrice » pour « la Journée de la jupe », film de Jean-Paul Lilienfeld. A cette occasion, vous avez rendu hommage, Madame, « aux femmes qui se battent contre l’ignorance et la violence », en vous concentrant, essentiellement, sur le problème actuel de la burqa, et ce en déclarant , le lundi 8 courant, sur la scène du Lido à Paris : « Cette jupe, c’est celle que portent des milliers de jeunes filles et de femmes pour affirmer qu’elles refusent que l’on confonde l’Islam, avec l’aliénation et l’assujettissement des femmes ! (…) Une jupe, ce n’est qu’un bout de tissu, mais qu’elle soit courte ou qu’elle soit longue, ce symbole peut nous aider à gagner une bataille contre l’obscurantisme, et même contre ce qu’il convient d’appeler, la haine des femmes. Cette jupe, c’est l’anti-niqab, c’est l’anti-burqa… ». J’aurais aimé, Madame, que vous rappeliez, devant ce parterre écoutant et écouté, que cette violence est, aussi, d’actualité pour toutes les femmes du monde entier avec sa triple tête : violences des mâles, violences de la loi et violences de la société ! J’aurais , également aimé, que vous, Madame, la franco-algérienne, vous parliez aussi, de l’Algérie de vos ancêtres, martyrisée et encore sous la menace de l’obscurantisme le plus extrême, aboutissement, dans ces contrées, de l’absence de démocratie et de l’étouffement de la société civile , situation, Madame, dont nous ne sommes pas à l’abri, mais qui serait, dans nos contrées, l’aboutissement de l’entretien de la stigmatisation et du climat de méfiance à l’égard des populations des banlieues , dites difficiles, et principalement de ses composantes immigrées ou musulmanes , qui n’arrivent pas, déjà, à se faire une place au sein de la société. J’aurais aimé, Madame, que vous parliez de l’exclusion et de la discrimination dont sont victimes vos compatriotes dans cette France éternelle des Droits et des Libertés ! J’aurais aimé, Madame, que vous condamniez, fermement, au soir de son enterrement de seconde classe, cet exécrable débat sur la supposée Identité Nationale, qui aurait dû être celui de la Fraternité Nationale, débat imaginé initialement pour raffermir un lien social distendu, mais qui a manqué, entièrement, sa cible en se transformant, n’en
    déplaise à ses initiateurs, en un débat de division nationale qui risque de mettre à mal l’unité de la nation française. Cette transformation, Madame, est l’aboutissement de la sortie du Débat du cadre républicain en se focalisant sur l’immigration et sur l’islam , et en ouvrant, grandement, les vannes à toutes les horreurs xénophobes et islamophobes, avec ses couacs , ses dérapages, ses vociférations et ses polémiques, allant en crescendo, et qui ont atteint toutes les sphères médiatiques et politiques. J’aurai aimé, Madame, que vous marquiez votre désarroi de voir la France, pencher, à la suite de ce débat, vers la logique du rejet des autres et le repli sur soi, plutôt que vers le « bien-vivre-ensemble », cette France qui s’est toujours targuée, Madame, d’avoir un message universel à apporter au monde. Les mesures qui figurent dans la synthèse de ce débat, enterré ce même lundi 8 courant, se sont limitées, Madame, à des gestes symboliques, mais aucune mesure ni recommandation pour éradiquer, du moins atténuer, cette tendance du « mal-vivre-ensemble » qu’a révélé ce débat.

    Etant donné que le prix artistique que vous avez obtenu, Madame, vous a été décerné par la presse française, je suppose qu’elle était nombreuse lors de votre intervention sur les femmes, l’Islam et la burqa.
    Dans ce contexte, si j’avais eu le privilège d’être informé de ladite intervention, je vous aurai communiqué, Madame, trois petites idées d’actualité que vous auriez pu exposer devant cette presse afin qu’elle les transmette auprès de ses lecteurs et auditeurs :

    La première idée, Madame, concerne le fait que, non seulement le port du voile n’est pas une prescription du Coran ( comme je l’ai montré dans un article paru sur AgoraVox, vous savez ce media en ligne, 100% citoyen et 100% participatif , qui nous permet de nous exprimer, librement, et de nous informer, autrement, et dont les principales missions sont l’information à l’égard du public et le soutien à la liberté d’expression), mais en plus, le Coran n’interdit pas le port du bikini, comme le montre un de mes commentaires associé au dit article.

    La deuxième idée, Madame, est la citation (que j’ai traduite spécialement pour vous), reproduite ci-dessous, d’Averroès (1126-1198), philosophe, médecin et juriste arabe, contemporain de Moïse Maïmonide (1138-1204) et presque contemporain de Thomas d’Aquin (1224-1225), trois figures emblématiques de la tolérance et de l’ouverture dans le domaine religieux. Cette citation, Madame, démontre qu’Averroès est, sans aucun doute, le précurseur de la Défense des Droits des Femmes :
    « Nous ne faisons pas assez pour l’épanouissement des femmes. Les considérer comme étant seulement aptes à enfanter et allaiter peut nuire à notre prospérité, alors qu’elles ont d’énormes capacités que nous avons étouffées par la situation de dépendance dans laquelle nous les avons mises, et qu’elles peuvent contribuer efficacement à la vie de la cité.
    N’oublions pas qu’elles constituent les deux tiers de l’humanité : si on laisse ces deux tiers vivre comme des plantes ou vivre en parasite sur le compte du tiers restant, cela ne peut que conduire nos cités à la ruine et au malheur ».

    La troisième idée, Madame, c’est un petit extrait d’un poème d’Ibn« Arabi (1165-1241), prestigieuse figure du soufisme et l’un des plus grands visionnaires de tous les temps, poème, intitulé “La religion de l’amour ”, qui montre ce que devrait être toute spiritualité respectueuse de l’autre :

    La religion de l’Amour
    …“ O merveilles, un jardin parmi les flammes !
    Mon coeur devient capable de toute image :
    Il est prairie pour les gazelles, couvent pour les moines,
    Temple pour les idoles, Mecque pour les pèlerins,
    Tablettes de la Thora et livre du Coran.
    Je suis la religion de l’amour, partout où se dirigent ses montures,
    L’amour est ma religion et ma foi ”

    Permettez-moi, Madame, de joindre, à cette Lettre Ouverte, l’assurance de mes sentiments respectueux et dévoués.

    HORCHANI Salah

    • Ishtar
      Ishtar répond à HORCHANI salah
       ? ?
      • Posté à 21h33 le 12/02/2010
      • Internaute 26226
         ? ?

      Très bonne idée de citer ce texte admirable d’Averroès.

      Tous ceux qui font leur fond de commerce de critiques sur un islam qui serait avilissant pour les femmes depuis des siècles,pourraient s’inspirer de phrases comme celles de ce philosophe.Cela leur permettrait outre le fait d’être un peu plus instruits du rôle de l’islam au Moyen Age,de ressasser moins souvent leur ressentiment.

  • Weekiwachee
    Weekiwachee
    Tallahassee
    • Posté à 18h28 le 12/02/2010
    • Internaute 956
      Tallahassee

    Belle recup de chez Arret sur Images....

  • Tactus
    Tactus
    Anti platonicien
    • Posté à 18h48 le 12/02/2010
    • Internaute 103464
      Anti platonicien

    À propos du gars qui change tout dans sa vie, sauf sa clio, dans une pub réputée sexiste, je considère qu’elle donne une piètre image de l’homme, irresponsable, infidèle et immature pour tout dire.
    De même cette pub d’ouverture de cocotte inflige une image extrêmement réduite de l’homme (autant que de la femme bien entendu)

    La pub joue sur les tropes, autrement dit des lieux communs sous forme d’images, directes ou indirectes par comparaison ou par opposition.

    Plutôt que de vouloir réglementer le contenu des publicités, il vaudrait peut-être mieux qu’on apprenne aux enfants et adolescents à lire ces types d’image, à les comprendre et à les laisser là où elles devraient rester, c’est-à-dire une manipulation plus ou moins fine pour provoquer l’achat d’un produit en particulier plutôt qu’un autre.

    En tout cas, je ne crois pas à l’éducation par la vision des bonnes images ou bien des belles images, sans moyen de les comprendre.

    Quant à Mme Badinter, autant lui demander d’arracher les plants de patates que Publicis cultive pour elle, lorsqu’on espère lui soutirer le moindre début de réflexion sur le message publicitaire dit sexiste qui enferme finalement tout le monde, aussi bien les hommes que les femmes.

    Néanmoins, voici un article qui aide à relativiser la portée de certains, voire la totalité des propos de Mme Bad(france)inter.

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 19h58 le 12/02/2010
    • Internaute 53186
      inconsolable

    des Françaises
    Lien

    • Lozardèche
      Lozardèche répond à Anastaze
      Musicien
      • Posté à 10h23 le 14/02/2010
      • Internaute 100487
        Musicien

      Cette phrase pompeuse n’a strictement aucun sens !

      • Anastaze
        Anastaze répond à Lozardèche
        inconsolable
        • Posté à 11h31 le 14/02/2010
        • Internaute 53186
          inconsolable

        C’est le lot des phrases sans sens de faire réagir les grands phraseurs ☺

  • France Fabay
    France Fabay
    créatrice d'entreprise
    • Posté à 20h00 le 12/02/2010
    • Internaute 56461
      créatrice d'entreprise

    C’est vrai qu’elle doit assumer et trouver quelque chose de cohérent à dire à propos de sa casquette de patronne de pub, et c’est vrai aussi que Badinter est de cette génération post-Mère Denis qui considère que consumérisme et libération de la femme sont deux variables corrélées à 100%.
    Mais je me méfie des discours bien-pensants qui s’indignent à tous propos sur la façon dont la femme est représentée dans la pub et qui voudraient la censurer à tout propos.
    J’ai remarqué que les censeurs les plus sévères de la pub « dégradant l’image de la femme » sont souvent des hommes, qu’ils le font souvent à côté de la plaque, fustigeant des pubs humoristiques évidentes plutôt que des allusions plus insidieuses. Et pour ceux que je connais, ce ne sont généralement pas les moins machos... Le genre intello qui s’attarde en grande discussion sur le féminisme au café, pendant que sa jeune maman de femme en plein baby blues l’attend désepérée pour qu’il prenne le relais.

  • Ishtar
    Ishtar
     ? ?
    • Posté à 21h09 le 12/02/2010
    • Internaute 26226
       ? ?

    Ah l’indignation sélective de E Badinter !
    Elle n’a de cesse de dénoncer les interdits qui pleuvent sur les femmes iraniennes.Cela est un juste combat mais pourquoi ne parle t-elle jamais des femmes saoudiennes ?
    Elle est tellement à l’affût de ce qui se passe à Téhéran que le reste du monde importe peu.

    • anini
      anini répond à Ishtar
      terrienne de souche !
      • Posté à 23h28 le 12/02/2010
      • Internaute 51759
        terrienne de souche !

      Vous pouvez me raconter la vie des femmes inuit ?

      • Ishtar
        Ishtar répond à anini
         ? ?
        • Posté à 03h00 le 13/02/2010
        • Internaute 26226
           ? ?

        pas de problème

        je me renseigne et je vous fais un topo.
        avec un parallèle sur la vie des femmes dans tous les pays du monde,avec comparaison sur le mode de vie et la condition féminine dans chaque pays.

        J’oubliais, si je trouve plus simplement des similitudes avec les régimes iranien et saoudien je commencerais pas là.

  • poppa
    poppa
    pas papop
    • Posté à 21h53 le 12/02/2010
    • Internaute 75123
      pas papop

    Tâches ménagères : La flemme reste l’avenir de l’homme.

    • anini
      anini répond à poppa
      terrienne de souche !
      • Posté à 23h27 le 12/02/2010
      • Internaute 51759
        terrienne de souche !

      Vous avez ajouté un l exprès ?

      • poppa
        poppa répond à anini
        pas papop
        • Posté à 04h10 le 13/02/2010
        • Internaute 75123
          pas papop

        pour l’ironie.

  • femmedesbois
    femmedesbois
    dans sa forêt
    • Posté à 22h28 le 12/02/2010
    • Internaute 93115
      dans sa forêt

    Je n’ai pas écouté hier Mme Badinter hier sur France Inter mais si j’en juge par le nombre de posts sur ce sujet sur « rue89 », elle semble obsédée par l’allaitement qui serait, selon elle, serait une régression pour les femmes. Pourtant, il semblerait que ce soit une obsession 100% française. Il est des pays où l’allaitement est vécu comme le plus naturel qu’il soit, et n’est pas vu comme synonyme de régression notamment en Scandinavie ou 90% des mères allaitent et où il y a beaucoup plus de femmes menant une carrière politique qu’en France. Je pense en particulier à cette ministre suédoise, malheureusement assassinée il y a quelques années (je ne me souviens plus de son nom).
    Qu’est-ce qu’on a dans la tronche dans notre pays, est-on atteint de névrose ?

    Ah oui, j’oubliais, naïve que je suis, il y a la pression des multinationales du lait en poudre ! !

  • spartak
    spartak
    (comité libertaire lyophilisé)
    • Posté à 22h54 le 12/02/2010
    • Internaute 84113
      (comité libertaire lyophilisé)

    Disons que le fond du problème, c’est qu’Elisabeth Badinter se bat pour que les femmes n’aient pas à faire passer leur carrière d’avocate, de chercheuse, de DRH ou de psychanalyste après les servitudes familiales et maternelles.
    Que la plupart des femmes qui travaillent aient des boulots cons et mal payés elle s’en cogne, ou elle l’ignore.
    Que ces dernières, ouvrières ou employées soumises au joug massif de leur contrat de travail profitent de la grossesse et de la maternité (temps où elles n’ont pas à vendre leur force de travail grâce aux allocations de la société) pour retrouver des gestes et des sentiments qui leur appartiennent, c’est inaccessible pour la haute culture de E. Badinter.
    Que beaucoup de femmes aspirent à cesser de travailler pour cesser de vivre l’exploitation chaque jour, c’est impensable pour le féminisme bourgeois.
    L’aspiration à la sortie de la condition salariée est autrement plus émancipatrice que le dogme conformiste de l’autonomie par le travail. Ceci est vrai pour les hommes (et pas mal commencent aussi à s’en rendre compte), et encore plus pour les femmes, victimes d’un surcroît d’exploitation impossible à nier.
    Simone de Beauvoir ne suffit pas, il faut lire aussi Rosa Luxemburg (dont le destin pourtant exceptionnel n’en a jamais fait une icône du féminisme grand public, curieusement...).

    • femmedesbois
      femmedesbois répond à spartak
      dans sa forêt
      • Posté à 23h00 le 12/02/2010
      • Internaute 93115
        dans sa forêt

      Oui, et je crois que la plupart des jeunes mères d’aujourd’hui s’en rendent compte, et ce que E.Badinter prend pour de la régression l’allaitement et le fait de tout simplement s’occuper de ses enfants qu’on soit homme ou femme, est peut-être un ras-le-bol du travail obligatoire et de ce féminisme « productiviste » dont on nous rebat les oreilles depuis plusieurs décennies et pour qui, le fin du fin, c’est la caissière de chez Auchan qui « case » son nourrisson de 2 mois 1/2 à la crèche pour faire augmenter les profits de Mr Mulliez !

      • spartak
        spartak répond à femmedesbois
        (comité libertaire lyophilisé)
        • Posté à 23h13 le 12/02/2010
        • Internaute 84113
          (comité libertaire lyophilisé)

        Bien d’accord, surtout avec « qu’on soit homme ou femme » : statistiquement l’égale répartition des tâches n’est pas encore réalité, mais nous y allons.
        Il est autrement plus épanouissant de s’occuper de ses enfants que de trimer au profit d’un autre : ce qu’il fallait gagner, le droit des femmes à travailler, voter... étant acquis, le rôle historique du féminisme bourgeois est terminé - à moins qu’il ne se mette à revendiquer la répartition radicale des richesses et la rotation des tâches, mais ça nous n’y allons pas.

         
        • femmedesbois
          femmedesbois répond à spartak
          dans sa forêt
          • Posté à 23h30 le 12/02/2010
          • Internaute 93115
            dans sa forêt

          J’ai lu des posts où des personnes s’offusquent que des femmes choisissent de s’arrêter de travailler quelques mois ou quelques années pour s’occuper de leur(s) enfant(s) sans s’interroger sur ce système qui marche sur la tête...
          De plus, les femmes ont une espérance de vie de 82 ans je crois alors quelques années à s’occuper de leurs bébés, ce n’est vraiment pas une affaire. Celà laisse des décennies en plus pour non seulement travailler mais aussi s’instruire, étudier, voyager.... Ce que je dis est évidemment valable aussi pour les hommes !

        • France Fabay
          France Fabay répond à spartak
          créatrice d'entreprise
          • Posté à 00h09 le 14/02/2010
          • Internaute 56461
            créatrice d'entreprise

          bien d’accord avec votre conversation avec la femme des bois, et c’est frappant de voir que ce que vous dites qui paraît si évident quand on l’entend, lui soit si peu reproché.
          De plus il faut entendre (ou lire) l’usage qu’elle fait du « on » pour mettre tout lecteur, voire toute la société dans une position de censeur rétrograde, à la morale unique, pour ensuite dire ses quatre vérités à ce « on » et l’enjoindre de comprendre la diversité de la gent féminine. C’est elle qui est ultra-moralisatrice...
          En fait son « féminisme » consiste à aider les femmes à devenir des hommes, à embrasser des carrières d’hommes, faites par et pour les hommes. Le mien préfèrerait à adapter le travail qu’il soit « d’élite » ou « de petite main » à la femme, plutôt que l’inverse...

        2 autres commentaires
  • Yzadangers
    Yzadangers
    Féministe convaincue
    • Posté à 23h55 le 12/02/2010
    • Internaute 104950
      Féministe convaincue

    Badinter : féministe ou lobbyiste ? ? ?

    La hargne avec laquelle Elisabeth Badinter fustige l’allaitement est-elle sincèrement féministe ?
    On peut en douter quand on sait que cette dame est actionnaire du groupe Publicis qui a pour client Nestlé ...
    C’est donc clairement du lobbying qu’elle fait en pourfendant les défenseurs de l’allaitement (dont l’OMS et l’Unicef, rien que ça !).
    Le pire, c’est de constater qu’elle est reçue en grande pompe dans tous les média, jusqu’à être l’invitée d’honneur de France Inter, une journée entière avec tous les journalistes à ses pieds !

  • w111
    w111
    9y5z
    • Posté à 00h06 le 13/02/2010
    • Internaute 39511
      9y5z

    C’est bizarre que tout ceux qui nous font la morale sont toujours ceux qui contournent cette morale quand leurs intérêts financiers sont en jeux.
    J’ai toujours su qu’elisabeth badinter avait un air d’hypocrite et en voici une preuve et là ou il y a une preuve il y a beaucoup.
    L’argent et la morale n’ont jamais fait bon ménage alors moi quand je croise un moralisateur aisé je me dis qu’il y en a un des deux qui ment.

  • kutabali62
    kutabali62
    militaire
    • Posté à 00h34 le 13/02/2010
    • Internaute 57719
      militaire

    est ce interdit d’’avoir des contradictions ? que je sache , elle n’a jamais dit être parfaite ;
    je m’en tiens a ce qu’elle dit , et le jeune duflot est pleine de certitude ; ca lui passera avec l’age .

  • Lauvergnate
    Lauvergnate
    Gardienne du bon goût
    • Posté à 01h28 le 13/02/2010
    • Internaute 99381
      Gardienne du bon goût

    je pense plutôt que celles qui ont fait ce choix « contre nature » ou plutôt « contre modernité » sont très mal perçues parce que justement il y a une normalisation de la féminité et de la maternité.

    tout se passe comme si il n’y avait plus qu’un seul modèle disponible et que tout (média, littérature, publicité, politique) tendait à atteindre cet idéal féminin en s’appuyant sur la libération de la femme.

    les femmes qui font le choix de rester à la maison pour s’occuper de leur enfant, qui décident d’avoir plusieurs enfants, qui décident d’allaiter, de préparer leurs repas etc..sont vues comme des arriérées qui n’auraient rien compris à la libération de la femme.
    parce que nos mères ont enfin eu accès au travail, à la contraception, au port de la mini jupe, à l’égalité des sexes (ahumm) choisir un mode de vie plutôt inverse serait une trahison envers leurs luttes.

    moi je pense qu’elles ont enfin obtenu le droit de disposer de leur propre corps et les mères/femmes qui ne souhaitent pas suivre ce choix de vie ne font que réclamer la même chose : le droit de disposer de son propre corps.
    ce n’est pas une trahison, un revirement, c’est dans l’exacte continuité avec des choix personnels différents.

    il n’y a pas de recette magique pour créer un enfant équilibré, même si certaines études viennent appuyer les bienfaits de ci ou de ça.
    les femmes doivent pouvoir faire leurs choix en connaissance de cause.
    on est pas des débiles, on sait nous-mêmes ce qui est bon pour nous.
    estimer qu’il n’y a qu’une seule façon de faire, c’est prendre la femme pour une écervelée incapable de faire ses propres choix.
    badinter ne vaut pas mieux que les gens qu’elle accuse.

    comparer une mère qui allaite à un chimpanzé, faut le faire Lien
    et après on me dira que les mères allaitantes sont considérées comme des mères parfaites..
    pour avoir allaité mon fils, des réflexions comme la sienne j’en ai beaucoup plus entendu que pour les biberonantes.
    la morale on me l’a faite des centaines de fois.
    sans compter que la mère qui allaite doit se cacher et qu’elle n’est pas représentée dans notre imagerie (films, publicités, livres etc..).

    elle ne fait pas mieux que tout ceux qui veulent imposer l’allaitement.
    elle ridiculise, tente de faire culpabiliser, estime qu’il y a « un meilleur choix ».
    elle tente de s’approprier le corps de la femme.

    que ce soit pour l’allaitement, la grossesse, le travail, la tenue, l’avortement, la pornographie, la prostitution, la contraception, il y a toujours des gens mieux renseignés que nous, qui savent mieux que nous ce qui est bon pour notre corps et pour notre image.

    simone veil disait « notre corps nous appartient » c’était en 75.

    • framboise92
      framboise92 répond à Lauvergnate
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 08h25 le 13/02/2010
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Personnellement, je me suis rallongé mes congés avec un l’aide d’un médecin assermenté et j’ai repris le boulot, satisfaite d’avoir bien goupillé mes vacances de profs avec mes congés de maternité plus un mois.
      Un vrai bonheur !

  • franc parleur
    franc parleur
    anarchieevangelique.wordpress. (...)
    • Posté à 04h04 le 13/02/2010
    • Internaute 75335
      anarchieevangelique.wordpress. (...)

    Le sexisme publicitaire est un viol visuel légal.
    Pub/Burqa, même cause, mêmes méfaits.

    « Avant de porter un jugement aussi lapidaire »...
    Lien

  • antonh
    antonh
    curieux
    • Posté à 09h50 le 13/02/2010
    • Internaute 50096
      curieux

    opposer l’homme et la nature tient d’une idéologie judéo-chrétienne qui vise à faire croire que dieu a créé la planète pour que l’homme la détruise.
    étant plutot darwinien, je rapelle à cette dame que dieu n’existe pas et que l’homme, d’un point de vue biologique est un mammifère comme les autres.
    on devrait déclarer les gens « philosophes » 200 ans après leur mort, ça nous éviterez de laisser une tribune libre à des idéologues qui avancent masqués, drappés dans un savoir qu’ils estiment au dessus du commun des mortels.
    alors qu’au final...

  • zorbeck
    • Posté à 10h23 le 13/02/2010
    • Internaute 9110

    Alors là chapeau Rue89 ! Ceci est une mise en évidence éclatante d’une contradiction flagrante dans la posture de Madame Badinter : elle a beau être féministe convaincue, elle tire profit de la propagation du sexisme. Un peu comme si un activiste pacifiste était actionnaire d’une usine de fabrication de mines anti-personnel. Ou en d’autres termes : faites ce que je dis, pas ce que je fais. Et elle pousse le culot à vouloir culpabiliser les hommes, comme si tous les hommes étaient d’accord avec ce que propage la publicité dont elle est actionnaire...

  • bart94
    bart94
    technicien
    • Posté à 10h40 le 13/02/2010
    • Internaute 47630
      technicien

    des expressions comme « Aucune fonction opérationnelle » , qu’on a aussi entendu pour Proglio, me fascinent.

    des gens qui sont rémunérés à n’exercer aucune fonction.....

    ça ne serait pas de l’emploi fictif ? ?

  • martinjo
    martinjo
    SARKOPHOBE
    • Posté à 11h09 le 13/02/2010
    • Internaute 38872
      SARKOPHOBE

    J’ai pris soin de tout relire.
    Outre le fait qu’un psy y trouverai quelques années de travail, le sort que l’on y réserve aux femmes est inquiétant.
    J’ai la conviction que l’auteure de cet article n’avait pas d’autre but que de décrédibiliser le combat que mênent les femmes en atteignant Mme Badinter.
    Pourquoi ? Allez savoir...
    Nombreux sont ceux qui, frustrés sans doute, se sont répandus en vélléité sur ce combat de libération.
    Très peu se sont élevés contre le fond réactionnaire de cet article.
    Le voile n’est pas l’expression de la laïcité, il est islamique.
    L’allaitement n’est pas l’expression de la maternité, il n’est qu’une forme naturelle de vie qui ne devrait pas préter à débat.
    Les femmes sont libres de leur corps, n’en déplaise aux hommes !

  • A déménagé le 27-12-2011
    • Posté à 13h07 le 13/02/2010
    • Internaute 93166
      non connue

    Étonnant, Élisabeth Badinter, philosophe et femme érudite, généralement considérée comme « de gauche » ne croit pas à l’éducation, à l’incitation, bref ne croit pas à la philosophie.
    Elle ne voit, pour convaincre les hommes de changer de comportement que « la culpabilisation », snas toue grâce à la pub ?
    Génial ! Sarkozy n’eut pas trouvé mieux !
    Il est à craindre que la publicitaire ait désormais pris le pas sur la philosophe....
    Porte-monnaie, quand tu nous tiens.....

  • HORCHANI salah
    HORCHANI salah
    universitaire
    • Posté à 15h44 le 13/02/2010
    • Expert 99535
      universitaire

    Jamais deux sans trois !
    Cette semaine, ils sont devenus fous les philosophes ! :
    Le premier nous a trompés.
    La deuxième nous a déçus.
    Demain, qui sera et que fera le troisième ?
    HORCHANI Salah

  • petitepluie
    • Posté à 16h38 le 13/02/2010
    • Internaute 105010
      8

    Elisabeth Badinter qui a réussie en tant que femme (héritière certes, mais peu importe) à accéder à un véritable lieu de pouvoir et n’en prend pas la pleine mesure en tant que levier pour ré-asseoir l’équilibre entre les hommes et les femmes dans la société, cause qu’elle semble pourtant défendre ; Cela est tout à fait paradoxal.......

    Admirée par son père, pourquoi ne l’a-t-elle donc pas culpabilisé puisqu’il s’agirait selon elle du seul moyen de faire évoluer les choses........l’influence sur les messages publicitaires n’étant que pécadilles.....(toujours selon ses dires)..et faire partie de pôle décisionnel muni d’un carnet d’adresses étoffé sans doute aussi ....

    E B. a en main toutes les cartes pour influencer très fortement le débat et les faits...alors (ironie) effectivement c’est à l’ordre du jour ’ instinct maternel’.... oui, non, oui, oh ben non .....
    Ne serait ce pas l’arbre inconscient qui cache sa forêt........ Décevant

  • Agnès Lenoire
    Agnès Lenoire
    Enseignante blogueuse
    • Posté à 07h58 le 14/02/2010
    • Expert 59943
      Enseignante blogueuse

    Bonjour,
    ben oui, je suis déçue moi aussi de cette collusion d’une féministe, que j’apprécie par ailleurs, avec la pub, laquelle est, malgré ce que madame Badinter peut déclarer pour minimiser son impact, est réellement un vivier de comportements sexistes.
    A signaler, sur Charlie hebdo, une rubrique qui s’appelle « A bas la pub ! “ et qui s’attaque souvent aux pubs sexistes. Comme quoi, on peut n’avoir l’air de rien, ou même avoir l’air de gros cochons (dans les dessins) et être aussi les défenseurs des femmes.
    Agnès
    Lien

  • samia
    • Posté à 14h49 le 14/02/2010
    • Internaute 50499

    Ras le bol du politco-sexualo-raço-etcetero-ment correct ! Je suis féministe, mais je serais vraiment navrée si on en arrivait à interdire les pubs présentées dans cet article. Ok, c’est une vision qui n’est pas la mienne, la notre de la société, et puis ?
    Même si ce n’est pas la société dont on rève, si on aimerait tantque ça change, est-ce vraiment une raison pour interdire aux pubs de montrer ce qui est d’ailleurs du quotidien de beaucoup ?
    Heureusement pour eux, Coluche et Desproge ne sont plus là, à notre époque ils auraient été baillonnés et montrés du doigts par les mêmes bien-pensants qui voudraient faire interdire ces pubs.

  • luminalbe
    luminalbe
    L'inconnu n'est pas dangereux, (...)
    • Posté à 17h25 le 14/02/2010
    • Internaute 68745
      L'inconnu n'est pas dangereux, (...)

    Autre fois les philosophes et les écrivains faisaient ça :
    Lien

    Aujourd’hui il n’y a plus ni des philosophes ni des écrivains capables de protester ! On les voit sur les plateaux télés, ils se bagarrent entre eux, ils se balancent des méchancetés, ils se pavanent d’un média à l’autre avec leur discours creux ! Comment leur faire confiance ?

  • Alexandrassis
    Alexandrassis
    Journaliste
    • Posté à 20h20 le 14/02/2010
    • Journaliste 52381
      Journaliste

    Cette femme est malfaisante.Cette grande bourgeoise assène avec assurance des contre-vérités. Les publicités avilient les femmes et modèlent les jeunes esprits pour perpétuer cette image de la femme, combattue dans les années 70’, l’image de femme-objet soumise au « sexe-fort », comme l’ont prouvé de nombreuses enquêtes psycho-sociales.
    Je ne possède pas de téléviseur, mais je suis quotidiennement agressée par des images de femmes dans des positions suggestives sur les pubs du métro et de la rue. C’est humiliant ! C’est abject !
    Par ailleurs, si l’idée de non-universalité de « l’instinct maternel » m’avait plu, j’ai fortement déchanté quand j’ai compris que cette position était destinée à faire vendre les « mères-porteuses » ! Certaines « féministes » ne serait-elles finalement que des « mères maquerelles » ?

  • Vudesuisse
    Vudesuisse
    analyste
    • Posté à 13h19 le 15/02/2010
    • Internaute 82224
      analyste

    Bonjour,
    Pourquoi et à quel titre Mme BADINTER peut-elle intervenir sur France Inter pour faire la promotion de son livre ? Comment se passe en interne à France inter ce genre d’invitation ? C’était néanmoins intéressant.
    ST

  • MRS NOBODY
    • Posté à 10h56 le 16/02/2010
    • Internaute 105399
      xxx

    J’ai entendu E. Badinter hier sur canal + et elle m’a paru quelque peu anachronique. Après avoir rappelé très justement que la crise économique touchait durement les femmes - on sait en effet que la pauvreté se féminise - elle a évoqué le travail comme un « choix » pour les femmes ayant des enfants. Si cette possibilté de choix concernait un plus grand nombre de femmes au temps de la prospérité et lorsque le niveau de vie était plus élevé, qui peut maintenant avoir ce privilège ? A qui s’adresse-t-elle ?
    Mme Badinter me semble une digne représentante de ce que j’appelle les féministres caviar, cf les chiennes de garde dont le haut fait est d’avoir obtenu le droit pour les femmes d’aller boire un verre seules au Fouquet’s. Je me sens pas vraiment concernée.

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