a la une 12/02/2010 à 11h32

Moozar.com veut « indemniser » les artistes que vous avez piratés

Nicolas Gauduin | Journaliste


Amis téléchargeurs, Moozar mise sur votre mauvaise conscience. Celle qui vous étreint parfois lorsque vous parcourez votre bibliothèque musicale à zéro euro. A partir du 26 février, le site proposera aux internautes de dédommager les artistes dont ils ont téléchargé les oeuvres. Au passage, il touchera 20% de commission sur les montants versés.

Par défaut, Moozar vous proposera de verser 1 euro par chanson. Les artistes pourront fixer un « prix d’indemnité » à leur convenance. Vous pouvez verser moins -à partir de 30 centimes- mais vous n’obtiendrez alors aucune contrepartie, et votre copie sera toujours considérée comme illégale.

Le créateur du site, David Brami, se base sur deux sondages commandés à l’Ifop et à l’institut américain Zogby. La totalité des internautes français posséderaient des fichiers musicaux téléchargés illégalement, et 60% d’entre eux se diraient prêts à indemniser les artistes. Plus exactement, la moitié des personnes interrogées affirment en posséder moins d’une dizaine. Mais cela n’empêche pas David Brami de mettre en avant les 80% d’internautes « intéressés » par le principe de Moozar.

Payer la musique a posteriori

Selon lui, les utilisateurs attendaient depuis longtemps la possibilité de payer la musique a posteriori, non plus pour le support en lui-même, mais pour le plaisir qu’ils en ont tiré. Le rêve d’un idéaliste ? Pas vraiment. David Brami, juriste de profession, se veut pragmatique :

« Moozar est une initiative libérale, qui vise à rémunérer l’artiste en fonction de ses performances. L’accord sera noué soit avec la maison de disque, soit avec l’artiste lui-même. Si la maison de disque joue le jeu, l’internaute versera une “indemnité”. Sinon, rien n’empêche légalement de faire un “don” directement à l’artiste... »

En 2006, David Brami avait déjà essayé de monter ce projet en fédérant des internautes. Il avait présenté son projet à la Sacem et s’était vu répondre qu’il était en possession d’un fichier de contrefacteurs. Aujourd’hui, il inverse donc le processus :

« Dans un premier temps, notre site sera essentiellement tourné vers les artistes. Lorsque notre fichier sera assez fourni, nous nous tournerons vers le grand public. Nous négocions également avec des sites comme Youtube, Deezer, ou les concepteurs du lecteur Windows Media, pour qu’un message propose de dédommager l’artiste sur notre site. »

La perspective d’une association avec Deezer laisse perplexe. Le site musical compte faire payer les utilisateurs avec sa version premium : va-t-il continuer à proposer d’écouter de la musique gratuitement en encourageant ses internautes ailleurs ? On attend la réaction de Deezer.

Le contre-exemple de Radiohead

Pour l’instant, la proposition n’a pas l’air d’enthousiasmer les maisons de disque. A commencer par les « majors » telles que Sony, Warner, EMI ou Universal : elles l’ont immédiatement rejetée, car elles considèrent que ce serait un encouragement à la copie illégale.

Quant aux labels indépendants, dont la distribution sur l’ensemble du territoire est moins évidente, on aurait pu les croire davantage intéressés. Mais les responsables que nous avons contactés ne sont pas ravis par l’idée de David Brami.

A l’image de Stéphane Laick, co-fondateur du label At(h)ome, qui produit notamment le métal de Lofofora, la pop de Kaolin ou le hip hop des Svinkels :

« Cette proposition ressemble un peu à de l’aumône, ce côté me gène. Il est positif que le public soit sensibilisé à ce problème... Mais accepter ouvertement que les gens vous copient, en espérant que ceux qui ont bien aimé feront un geste pour vous rétribuer, c’est de l’ordre de la croyance. Moi, je veux juste vivre de mon travail.

Souvenez-vous de Radiohead, avec leur album In Rainbows, en 2007... Ils avaient laissé le choix aux internautes. Ils ont essayé, ils en sont revenus. »

62% l’avaient téléchargé sans rien payer en retour, selon une étude de l’institut Comscore. Et encore, il faut y ajouter les 2,3 millions de copies téléchargées sur les réseaux de partage peer-to-peer, d’après une autre enquête menée par la société d’auteurs britannique MCPS-PRS. Le groupe avait indiqué qu’il ne retenterait pas l’expérience pour son prochain album.

  • 18933 visites
  • 117 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Bouddha pourpre
    Bouddha pourpre répond à 100 000 d entre nous
    sage parmi les sages
    • Posté à 12h20 le 12/02/2010
    • Internaute 58954
      sage parmi les sages

    L’honnêteté des téléchargeurs ? ? haha

    Votre argument « je télécharge pour écouter puis ensuite j’achète si ça me plait » ne tient pas. Il existe des sites tels que deezer, musicme,... qui proposent à l’écoute les pièces musicales. Le téléchargeur est bien un individu qui veut s’accaparer l’œuvre d’un artiste pour son propre usage interne. C’est donc bien un voleur.

    • Lictor
      Lictor répond à Bouddha pourpre
      informaticien
      • Posté à 23h48 le 12/02/2010
      • Internaute 68450
        informaticien

      Justement, comme vous dites, il y a Deezer. Ou mieux : Spotify.

      Par exemple, je suis abonné à Spotify Premium. J’ai également une carte Le Pass pour le cinéma. Et je paye un vidéo-club par Internet.
      Dès lors, quel est le problème quand je « vole » (puisque vous tenez à ce terme même s’il ne correspond pas à la réalité judiciaire) une oeuvre ? Le film que je télécharge, j’aurais tout aussi bien pu aller le voir forfaitairement au cinéma ou l’emprunter (et le copier - plus légalement depuis la DADVSI hélas) via mon vidéoclub. La musique que je télécharge, j’aurais tout aussi bien pu me la procurer via Spotify - qui permet le stockage « offline ».
      Je ne fais qu’accéder par un autre moyen à un bien que je pourrais de toute façon consommer d’une autre façon. J’ai en fait déjà payé ce que je pirate...

      C’est le coeur du problème : la culture librement accessible et forfaitisé ou gratuite est le modèle dominant. C’est celui qu’on trouve à la télévision (redevance ou pub), dans le théâtre de rue ou les festivals (impots -> subventions), en partie dans le cinéma (taxe finançant le CNC), dans les musées, au cinéma avec Le Pass... Et même, depuis l’Hadopi, avec le financement par l’impôt de vendeurs comme iTunes. La vente de support enregistré à l’unité est plutôt une exception dans l’accès à la culture en fait.

      De toute façon, toute l’usine à gas de l’Hadopi fait fausse route, parce qu’elle ne traite pas le problème mais se focalise sur l’accessoire. Mais c’est parce que l’UMP n’en a rien à faire des artistes : il suffit de voir comment elle traite depuis des années l’intermittence, l’enseignement artistique ou le financement de la création. L’Hadopi sert avant tout à sauver la Fnac et les maisons de disque. Elle ne s’occupe pas de la rémunération des artistes : ils ont déjà le RMI pour ça (consulter les statistiques de l’ASSEDIC sur les revenus des artistes, c’est édifiant).

      Le piratage n’est pas incompatible avec le financement des artistes. Pas plus que ne l’ont été avant la K7 audio ou les radios libres... Simplement, il faut raisonner en terme de financement et non s’obnubiler sur une technologie de stockage ou de diffusion qui par nature même est destinée à devenir obsolète.

  • Saheyus
    Saheyus
    Nightfall, quietly it crept and (...)
    • Posté à 12h18 le 12/02/2010
    • Internaute 28231
      Nightfall, quietly it crept and (...)

    20% de commission ? ? ?
    On nous prend vraiment pour des pigeons. Pauvres artistes aussi, soit dit en passant...

    J’ajouterai, pour le « contre-exemple de Radiohead » qu’un exemple n’a jamais fait de généralités, et qu’il est bien peu sérieux de la part d’Eco89 de conclure sur ce genre de démonstration.

    • Nicolas Gauduin
      Nicolas Gauduin répond à Saheyus
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 12h39 le 12/02/2010
      • Journaliste 103630
        Journaliste

      C’est bien pour cela qu’il est désigné comme un « contre-exemple », et non comme une généralité. Et qui en prime, était régulièrement cité par les labels contactés.

      • Saheyus
        Saheyus répond à Nicolas Gauduin
        Nightfall, quietly it crept and (...)
        • Posté à 13h52 le 12/02/2010
        • Internaute 28231
          Nightfall, quietly it crept and (...)

        Si vos contacts se sont tous raccrochés au même exemple, cela met d’autant plus en doute sa possible généralisation. Pourquoi ne pas avoir fait une petite recherche pour voir combien d’autres contre-exemples peuvent être trouvés, et combien d’expériences ont réussi ?
        Vous auriez pu en tirer un petit bilan en quelques lignes, et ça aurait été une intéressante étude de modèle économique. Certes, le fait que vous mettiez ce contre-exemple en conclusion ne signifie pas que vous y adhérer, mais s’arrêter dessus sans aller plus loin, je trouve ça un peu court.

        Ce n’est pas un reproche spécialement à votre encontre, mais ce n’est pas la première fois qu’un article de Rue89 me laisse cet arrière-goût... d’inachevé.
        Et je trouve cela bien dommage, car une réflexion inaboutie est une invitation à tirer des conclusions erronées.

      • Bouddha pourpre
        Bouddha pourpre répond à Nicolas Gauduin
        sage parmi les sages
        • Posté à 14h54 le 12/02/2010
        • Internaute 58954
          sage parmi les sages

        Félicitation pour la qualité de votre sélection de commentaires.
        Vous faites preuve d’une remarquable partialité et d’un sens de l’équité confondant. Un beau métier que le votre.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 12h25 le 12/02/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Ça sert à quoi cette merde à part à que dalle ?
    Quitte à payer un mec pour sa zik, je l’achète... J’ai pas besoin d’un sphincter qui dit quoi pour faire le coursier...
    De toutes manières, rien qu’au nom du site, on sent l’odeur de moisi.

    Et pour être honnête, mais je nierais ça en présence d’un juge, car sur le net on ne raconte que mensonge et exagération, je pense que 70% de ma discothèque ( ?) est piratée.
    Il faut dire que certains artistes qui ont fait beaucoup de disque il y a longtemps sont pour une bonne part responsable de ce pourcentage. Avoir l’intégrale de AC/DC, des Beatles, de Satriani ou de Sonic Youth, ça augmente vite fait le ratio.

    C’est même pas en pensant à mal que je les télécharge, juste un matin j’ai envie d’essayer un groupe, je télécharge sa dicografia completa, et quand ça fait 15 albums...
    Parce si ça me plait, ensuite j’achète les albums qui sorte, genre j’ai acheté les deux derniers de Sonic Youth alors que tous le reste est en copie. Et je préfère acheter ce qui sort plutôt que racheter ce que j’ai déjà.

    • Lictor
      Lictor répond à Keldan
      informaticien
      • Posté à 23h51 le 12/02/2010
      • Internaute 68450
        informaticien

      Mais tu es fou toi ! En piratant, tu tues la création ! Imagine, si à cause de gens comme toi les Beatles ne gagnent plus d’argent avec leur création, ils seront obliger d’aller bosser chez MacDo pour vivre et ne pourront plus sortir de nouveaux albums !

  • Lemmy_Nothor
    Lemmy_Nothor
    - Gone fishing !
    • Posté à 12h26 le 12/02/2010
    • Internaute 12434
      - Gone fishing !

    Moi je propose ceci......
    Si on telecharge un film, que l’on regarde sur son ordi....le producteur du dit film, me paye une partie de mes lunettes, et me rémunère a un tarif syndical juste...disons, 40€ de l’heure....

    De nuit, c’est plus cher.

    Pareil pour la zizique.....du MP3 sur mon ordi.....je veux être payé pour l’écouter....

  • Radiateur
    Radiateur
    Nihiliste
    • Posté à 12h27 le 12/02/2010
    • Internaute 104570
      Nihiliste

    Mouarf des vautours autour d’un bon gros cadavre... Si certains pensent qu’Hadopi va doper les ventes des maisons de disques, certains comme Moozar se jetent immédiatement sur les miettes...

    Lorsque que la culture devient un luxe, la contrefaçon devient un droit !

    40€le DVD pour exemple alors que sans intermédiaires et à droits partagés ils seront à 5€ sur CDiscount... Hem... on se fout de qui...

    Le piratage ne tue pas les artistes, il tue les majors et c’est tant mieux.

  • kemkem
    kemkem
    pigiste
    • Posté à 12h29 le 12/02/2010
    • Internaute 97685
      pigiste

    Étant partisan de la licence globale, je trouve que c’est une idée intéressante !

    Par contre, il se gave, 20%, c’est juste n’importe quoi.

    Qu’il prélève 5% paraitrait plus juste !

    • Troll-en-folie
      Troll-en-folie répond à kemkem
      Parano chronique
      • Posté à 14h27 le 12/02/2010
      • Internaute 87214
        Parano chronique

      La licence globale, outre qu’elle n’aurait rien de globale, vu qu’elle ne concernerait que la musique, ne serait qu’un racket organisé pour assurer une rente de situation à « l’industrie » de la musique.

      Il y aura ensuite une licence « globale » pour le cinéma, pour les livres, les photos, les jeux vidéo, les logiciels, sans oublier la presse comme l’a déjà proposé Joffrin de Libération.

      Bref, un abonnement internet multiplié par deux ou trois, afin que des entreprises privées prospèrent sans jamais se remettre en cause.

      Ce jour là, je me passerai d’internet.

      • Lictor
        Lictor répond à Troll-en-folie
        informaticien
        • Posté à 23h56 le 12/02/2010
        • Internaute 68450
          informaticien

        La licence globale, c’est juste un concept. Comme tous les concepts, on peut en faire n’importe quoi ou en faire un système vertueux. Il y a de nombreux moyens d’envisager la distribution de la licence globale et de savoir à qui on la distribue...

        C’est d’ailleurs pour ça que je suis assez content que l’UMP ait refusé la LG... Une LG sauce UMP, ça aurait été 99% des sous à destination des majors et des artistes suisses... Si on veut une LG qui remplisse son rôle, il faut financer la création et non les industriels du secteur ou les artistes les plus populaires. En gros, il faut assoir la LG sur le même principe que le système social français : tu payes tes impôts parce que tu es finalement redevable de l’Etat depuis ton passage à la maternité. De même, le système de la LG sera justifié et accepté quand il aura fait vivre la prochaine génération d’artistes, pas quand il aura assuré une retraite dorée à la génération précédente.

    • A déménagé le 13-01-2012 5
      A déménagé le 13-01-2012 5 répond à kemkem
      non connue
      • Posté à 23h28 le 13/02/2010
      • Internaute 98137
        non connue

      Si vous pensez que ça ne vaut pas ces 20%, personne ne vous empêche de lancer un site concurrent à 5% de commission. Et on verra.

  • Moksha
    Moksha
    Liberté chérie
    • Posté à 12h32 le 12/02/2010
    • Internaute 50250
      Liberté chérie

    C’est vrai nous devons nous inquiéter, j’ai entendu dire que plusieurs grands noms du showbiz seront bientôt SDF à cause des téléchargements.

  • Contestatairieux
    Contestatairieux
    (un de ces fameux travailleurs (...)
    • Posté à 12h40 le 12/02/2010
    • Internaute 37969
      (un de ces fameux travailleurs (...)

    Mais c’est juste un moyen de racketter les gens ! 20 % de com’ ! Eux s’indemnise bien le porte-monnaie !

  • Philippe Leclercq
    Philippe Leclercq
    dilettante
    • Posté à 12h45 le 12/02/2010
    • Internaute 64790
      dilettante

    Y’a un concours des baltringues ? Parce que là, on tient un champion !

  • Wholovesduck
    Wholovesduck
    Théoricien de la vie des autres
    • Posté à 12h47 le 12/02/2010
    • Internaute 72570
      Théoricien de la vie des autres

    Vol, contrefaçon, qu’importe le terme, aux yeux de la loi la pratique est illégale.
    Après, la copie musicale existe depuis la K7 mais il est vrai que la dématérialisation de l’œuvre conduit à une incidence sans précédent sur l’industrie musicale.

    Soit, le p2p c’est le mal et copier est illégal.

    Mais - j’interroge la nature humaine - comment procéder autrement quand le piratage se définit par :

    1- j’installe Utorrent ou Vuze
    2- je tape « radiohead torrent » dans google
    3- je télécharge.

    Malgré les gadgets qu’on est en train de mettre en place, on ne peut aller contre le progrès technologique. Et l’Homme ira toujours vers la facilité.

    @ Bouddha, quand vous nous dites d’interroger notre conscience, vous avez parfaitement raison, mais sur cette question du téléchargement, pour moi ça revient à se dire « non, ne télécharge pas, c’est mal. Oui mais d’un autre côté, très peu de chances d’être pris et j’aurai cet album dans 5 min en écoute sur mon pc ».

    Vous vous doutez que pour ma part, la réflexion est vite prise.

    Le débat sur l’industrie musicale est pour moi le même que pour celui de la presse. Les ténors traditionnels se rendent compte qu’ils n’ont pas pris le virage technologique et stigmatisent le grand fléau qu’est Internet.

    Certes, tout n’est pas rose sur la toile.
    Mais diabolisez entièrement Internet et ses dérives, c’est un argument propre à ses gros porcs qui ont monopolisé les ressources pécunières qu’ils ont tiré de l’information et de la musique.

    Et à eux aussi je répondrai :

    « On arrête pas le progrès, adaptez vous, ou mourrez. »

  • tr4nz1t
    • Posté à 12h47 le 12/02/2010
    • Internaute 36584

    ah bon, l’hadopi n’a rien réglé ?

    • Otsu
      Otsu répond à tr4nz1t
      Orang-outang à la recherche de (...)
      • Posté à 13h03 le 12/02/2010
      • Internaute 89908
        Orang-outang à la recherche de (...)

      Elle n’a rien réglé à part vouloir menacer notre vie privée comme ACTA, le traité secret qui vise à contrôler tout Internet...

  • ksournave
    ksournave
    musicien
    • Posté à 12h53 le 12/02/2010
    • Internaute 88302
      musicien

    Musicien moi même, je suis sur une toute autre posture que celle du « vol » lorsque l’on télécharge.

    C’est toute la chaîne de rémunération et de production discographique qu’il faudrait revoir.

    J’aime à rappeler le mythe fondateur de la SACEM : « trois auteurs mangeaient au restaurant et ont entendu leurs chansons interprétées sur la scène qui se trouvait là. A la fin du repas, ils ont refusé de payer l’addition, car leurs oeuvres étaient exploitées sans qu’ils ne perçoivent rien. La Sacem est née peu après... ».

    Depuis que je connais la SACEM (des côtés de la barrière : je suis sociétaire et parfois aussi organisateur de spectacle), cela a toujours été le diffuseur qui devait payer pour l’usage de l’oeuvre (organisateur du spectacle, producteur du disque, radio, etc...), jamais le public. En quel honneur le public accédant à une oeuvre sur internet devrait payer à présent ? Lorsque dans un commerce on entend de la musique, le commerçant paye (en théorie...) une redevance à la Sacem, on ne met pas un compteur sur les oreilles des auditeurs !

    Pour moi cette nuance est primordiale, car la création culturelle n’est pas un « bien » comme les autres. Son accessibilité et sa diffusion auprès du public sont une priorité, tant pour le créateur que pour le public.

    En l’état actuel et à mon sens, la seule justification du droit d’auteur est qu’à partir du moment où un tiers gagne de l’argent par l’exploitation de mon oeuvre, il est légitime qu’il me rémunère. Ce ne sont pas les internautes qui font leur beurre avec les morceaux diffusés que je sache, mais les FAI, les industriels fournissant le matériel, les annonceurs de pub... c’est à eux de payer (et sur leurs bénéfices de préférence, pas en répercutant le coût sur leurs clients !)

    Se pose ensuite le problème du producteur phonographique. Celui qui a payé pour que l’enregistrement existe et qui est lésé s’il ne vend rien. Il serait peut-être temps d’imaginer d’autres modes de production non ?

    J’ai commencé une réflexion, dans un cadre associatif. Sans vouloir squatter ce forum voici un lien :

    Lien

    Ce texte est une ébauche présentant mon projet personnel. Je recueille de nombreux retours d’artistes et d’auditeurs dans l’optique de publier le fruit de nos réflexions.

    Quelques pistes sont déjà données d’une manière très décalée (et nombriliste) sur le blog : Lien

    Des productions écrites plus « sérieuses » naîtrons de cette expérience.

    Le public mériterait d’autres débats que ceux autour de la « piraterie ». Par exemple comment finance-t-on la création et ceux qui la font ? Quels modèles faut-il inventer pour qu’un artiste puisse créer en tout indépendance et que le public ait accès à la plus grande diversité possible.

    Cela est d’autant plus sérieux que ce problème est un alibi parfait (« on vole les pauvres artistes ») pour contrôler un peu plus internet, limiter les libertés et étouffer dans l’oeuf de nouvelles formes de collaborations et de solidarité qui s’esquissent (wiki, forums, décentralisation de l’information...)

    Voilà...

    • bahianino
      bahianino répond à ksournave
      • Posté à 14h53 le 12/02/2010
      • Internaute 23485

      Votre synthèse est brillante et offre (enfin) une piste de réflexion passionante pour l’avenir de la création musicale.
      Toute personne sensée n’ignore pas que ce sont les majors qui ont provoqué la baisse des ventes en refusant :
      - de partager avec les créateurs, considérés comme de méprisables précaires
      - de diminuer leurs marges, ou au minimum de cesser de les faire exploser : sur 1 cd à 15 euros, 75 cents vont à l’artiste (y compris pour un groupe de 5)
      Le principe que vous posez, à savoir c’est à celui qui bénéficie financièrement de la diffusion et de la mise à disposition des œuvres de payer me semble né du bon sens et devrait s’imposer comma la règle.
      je vais donc faire un tour sur votre blog...

    • grosnours
      grosnours répond à ksournave
      ecoretraite
      • Posté à 16h49 le 12/02/2010
      • Internaute 94647
        ecoretraite

      c est la meilleure analyse que j ai jamais lue sur le sujet ! une piste qui me parait extremement pertinente dont tous les auteurs devraient s inspirer .

    • LienRag
      LienRag répond à ksournave
      • Posté à 17h23 le 12/02/2010
      • Internaute 34767

      Et vous pensez quoi d’une initiative de ce genre (à part les 20% de commission qui s’apparentent à de la piraterie et le chiffre ridicule de 1 euro) ?
      En tant que simple auditeur ça me semble intéressant comme principe...

      • ksournave
        ksournave répond à LienRag
        musicien
        • Posté à 21h11 le 12/02/2010
        • Internaute 88302
          musicien

        @LienRag.

        Les quelques réactions m’encouragent à boucler un texte le thème sur « pirater c’est voler les artistes... ». Trop souvent on se trompe de débat, faute de connaissances ou de recul sur le sujet. A vouloir soutenir « les artistes » (ou a vouloir se défendre pour de nombreux concernés), on passe à côté des choses importantes. Je le publierais sur mon blog d’ici peu.

        Concernant l’initiative évoquée dans l’article :

        Sur la forme. Les ficelles sont grossières. En quoi cette société est nécessaire ? Ils ont simplement flairer un business qui consiste en des mouvements d’argent d’un point A (repentis) vers un point B (artistes et surtout maisons de prod lésées). Ils se payent sur la transaction. Le reste n’est que du marketing sur le thème « respectez les artistes » au même titre qu’un marketing écolo ou « éthique » est utilisé pour de plus en plus de produits parce que c’est « dans l’air du temps » ou une préoccupation des individus qui composent le marché.

        Passer par une « régularisation » globale des fichiers détenus indûment nécessiterait qu’un dispositif efficace et accepté par tous soit prêt pour prendre le relais. Et il me semble que ce serait à chaque artiste / société d’auteurs / producteur de se prononcer sur son catalogue. Faire une croix dessus ou accepter un dédommagement (c’est un payement « en retard ») des « pirates » en échange de leur amnesty.

        Sur le fond. Est-ce vraiment judicieux d’indemniser un auteur pour son travail passé (indemniser les Beatles ? ? ? Renaud Séchan pour Héxagone ? ? Ils en feraient quoi là ?), de même pour les maisons de disque (il faudrait différencier les prod largement amorties et les plus récentes). Quitte à mettre la main au porte-monnaie, je préfèrerais poser la question : combien est-on prêt à payer pour permettre AUJOURD’HUI à l’auteur de créer les morceaux de demain, à l’interprète de les jouer et au producteur de les enregistrer.

    • ludovitche
      ludovitche répond à ksournave
      Ingénieur
      • Posté à 17h48 le 12/02/2010
      • Internaute 76429
        Ingénieur

      Vous devriez vous exprimer plus souvent, vous relevez le niveau !

    • ksournave
      ksournave répond à ksournave
      musicien
      • Posté à 23h56 le 12/02/2010
      • Internaute 88302
        musicien

      Voilà, un premier jet : Lien

      Si cela pouvait calmer les invectives entre les anti-méchants-pirates et les major-je-te-nique. J’espère que ma démonstration est assez claire pour enfin passer aux vrais débats, notamment les graves atteintes aux libertés sur internet qui nous pendent au nez.

  • opopop
    • Posté à 12h57 le 12/02/2010
    • Internaute 18034

    Alors, voyons si j’ai bien compris ;

    1- je télécharge illégalement une oeuvre (film, musique,...)
    2- pris de remors vis a vis du gentil artiste que j’ai méchamment spolié de ses revenus et du gentil distributeur qui ne recevra pas sa commission, je décide de reverser 1 euros par titre (pour de la musique) à la gentille societé MOOZAR qui reversera la somme (-20% de commission) au gentil artiste et au gentil distributeur.
    3-et pour me punir d’avoir été très méchant, les titres pour lesquels je me serai acquitté de la somme de 1 euros (c’est tout de même + cher que si j’avais téléchargé légalement sur ITUNES !) ne m’appartiendrons toujours pas et je risquerai toujours une forte amende si le gentil gouvernement m’attrape par le biais de sa gentille loi HADOPI.

    Nous vivons dans un monde merveilleux...

    • Yfig
      Yfig répond à opopop
      Poète sans illusions j'écris (...)
      • Posté à 23h28 le 12/02/2010
      • Internaute 41364
        Poète sans illusions j'écris (...)

      T’es con, t’as pas intégré la gentille fée barbapoils !

      Elle, de sa braguette magique, elle te donne un coupon gratuit pour 5 euros qui te donnent droit à une réduction de 20 euros si t’achète le CD de Carla Bruni qui ne vaut que 700 euros sans les taxes .... et si tu n’achètes pas, tu vas tout droit dans la cage aux lions affamés et ils te bouffent les couilles, la rate et le péplum !

      Gnia !
      Faut pas provoquer Carla .... sinon, elle se fache !

  • vincegbx
    vincegbx
    Rédacteur pigiste
    • Posté à 13h17 le 12/02/2010
    • Internaute 36833
      Rédacteur pigiste

    Cette trouvaille éco-biz faussement éthique, surtout intéressée s’avère inutile voire parasite. Censée dédouaner la bonne conscience des téléchargeurs, elle servira surtout à enrichir ses créateurs en cas de succès plutôt hypothétique. Les créateurs de musique disposent eux depuis des lustres de moyens pour faire appel aux contributions de leurs fans. Espaces communautaires, plateformes indépendantes ou sites propres aux artistes, permettent l’achat direct du CD ou le téléchargement de morceaux. Pour cette dernière solution, c’est 100 % pour le créateur, pas d’intermédiaire ! (hormis coût d’hébergement et autres frais de fonctionnement).

  • Lékodé_Zéko
    Lékodé_Zéko
    Commentateur abyssal
    • Posté à 13h55 le 12/02/2010
    • Internaute 104872
      Commentateur abyssal

    Pourquoi pas une « opération Chapeau », où les artistes défileraient dans la rue, un T-shirt imprimé « Victime des pirates », un chapeau à la main, pour demander la pièce ?

    Sans oublier d’organiser une « opération Tomates » dans l’autre camp, le même jour, au même endroit.

    Pour un débat de rue démocratique arbitré par les CRS dans le cadre d’une opération « Tous au poste » ?

    Histoire d’être hadoplié de rire.

    Quand on Sacem on ne compte pas.
    Je veux bien payer mon écot pour ça.

  • Illuminati
    Illuminati
    insurgé
    • Posté à 13h54 le 12/02/2010
    • Internaute 63113
      insurgé

    Payer 1€ pour un fichier MP3 ne comportant finalement pas toute les informations du morceaux original c’est vraiment prendre les gens pour des cons !

    1Go de fichiers musicaux reviendrait à grosso merdo 200 euros.

    Les Disques durs « standards » actuels font 500 Go... les plus gros 2 To...

    Un gars « normal » à environ 40 Go sur son disque...

    Sachant qu’un Disque durs peu tomber en panne, avoir un virus ou se faire voler... ça risque de couter très cher le formatage accidentel !

    Il n’y a qu’a compter le nombre d’Ipod en circulation pour avoir une idée du nombre (à peine la moitié ?) de gens qui ont des MILLIERS de morceaux de musique sur leurs pc....

  • Yfig
    Yfig
    Poète sans illusions j'écris (...)
    • Posté à 13h54 le 12/02/2010
    • Internaute 41364
      Poète sans illusions j'écris (...)

    J’ai pas compris !

    Je l’envoie où, mon chèque ?

    • grosnours
      grosnours répond à Yfig
      ecoretraite
      • Posté à 16h44 le 12/02/2010
      • Internaute 94647
        ecoretraite

      a moi, gros malin ! je vais pouvoir payer mon antihadopi ...

      • Yfig
        Yfig répond à grosnours
        Poète sans illusions j'écris (...)
        • Posté à 23h23 le 12/02/2010
        • Internaute 41364
          Poète sans illusions j'écris (...)

        D’abord, je ne suis pas gros (sauf du cerveau) ....

        ensuite, je ne suis pas complètement idiot .... si tu es antihadopi, c’est que tu n’as rien compris !
        enfin, j’ai fait un chèque en blanc, signé ..... mais me faut une adresse où l’envoyer ...... comprends-tu ?

        Bon, si personne ne me prend au sérieux, je finirai par l’envoyer à Bin Laden ..... lui, au moins, il comprend les artistes ! ! ! ! !

         
        • grosnours
          grosnours répond à Yfig
          ecoretraite
          • Posté à 07h54 le 13/02/2010
          • Internaute 94647
            ecoretraite

          ceci dit belle abbesse , je n ai pas d inquietude en ce qui concerne la consistance de ton bulbe ......
          par contre hadopi , a mon sens , est une daube !

          • Yfig
            Yfig répond à grosnours
            Poète sans illusions j'écris (...)
            • Posté à 11h55 le 13/02/2010
            • Internaute 41364
              Poète sans illusions j'écris (...)

            Au lieu de pleurnicher sur ton sort qui n’intéresse que toi et ta belle-mère, va plutôt écouter la chanson de la Saint Valentin

            compositeur interprète : Robert Duval
            Paroles : Yfig

            Lien

            Si ça peut te rendre moins n’ours !

        2 autres commentaires
  • indirectaction
    indirectaction
    exploite
    • Posté à 14h09 le 12/02/2010
    • Internaute 66753
      exploite

    pour certain le telechargement se justifie car les dvd et les cd les jeux videos les livres ect..... sont cher .
    et la a vrai dire je ne comprends pas .
    meme si je suis contre la repression a tout vas,aujourd’hui le premier imbecile peut telecharger pour des milliers d’euros de materiel en moins de 24h .le fait que x ou y gagnent des millions ou des milliards ne justifient en aucun cas le vol ou le recel selon certains .
    moi je serais plus pour que l’on essaye d’attraper les personnes qui mettent les contenus a disposition des internautes ,mais il parait que cela est presque impossible ou bien trop complique .
    si vous souhaitez qu’internet reste un espace libre ,vous devriez faire un effort et respectez la propriete d’autrui .

    • Lictor
      Lictor répond à indirectaction
      informaticien
      • Posté à 17h09 le 12/02/2010
      • Internaute 68450
        informaticien

      « meme si je suis contre la repression a tout vas,aujourd’hui le premier imbecile peut telecharger pour des milliers d’euros de materiel en moins de 24h »

      En quoi cela est-il grave ? On se plaint toujours que les gens ne sont pas assez cultivés ! Pourtant, grâce au téléchargement, on peut aujourd’hui connaitre des dizaines de genres musicaux différents, suivre sa curiosité, faire des découvertes... Je ne vois pas en quoi il faudrait que l’accès libre à des milliers d’oeuvres devrait être un mal !

      Le problème n’est pas l’accès gratuit, le seul problème, c’est de trouver un moyen de rémunérer les créateurs suffisamment pour qu’ils puissent créer. Toute approche qui s’intéresse plus à limiter la diffusion des oeuvres qu’à travailler à la rémunération fait de la morale au lieu de chercher à résoudre un problème.

      « moi je serais plus pour que l’on essaye d’attraper les personnes qui mettent les contenus a disposition des internautes ,mais il parait que cela est presque impossible ou bien trop complique . »

      1 - C’est effectivement compliqué.
      2 - Si tu y arrives, tu vas mettre en prison pas mal d’artistes, d’ingé son, de journalistes et de personnel des maisons d’édition, puisque ce sont eux qui sont à la source des copies quand elles sont disponibles avant la sortie officielle
      3 - Il n’y a pas de différence entre mettre à disposition et télécharger quand tu es sur des réseaux P2P, c’est leur principe même !

      • indirectaction
        indirectaction répond à Lictor
        exploite
        • Posté à 19h26 le 12/02/2010
        • Internaute 66753
          exploite

        On se plaint toujours que les gens ne sont pas assez cultivés !

        tu peux me dire c’est quoi le top 10 du telechargement en 2009 !

         
        • Lictor
          Lictor répond à indirectaction
          informaticien
          • Posté à 00h09 le 13/02/2010
          • Internaute 68450
            informaticien

          Oui, les gens téléchargent en majorité de la merde. C’est inévitable et c’est même normal ! A noter qu’ils font pareil à la Fnac. S’il faut interdire le piratage au nom du bon goût, il faudra aussi fermer la Fnac qui n’agite plus grand chose depuis une bonne dizaine d’année...

          Ce qui est intéressant, c’est ce qui se passe au dela. Contrairement à la Fnac et ses têtes de gondole, le modèle dominant sur Internet, c’est la longue queue - et c’est également lui qui domine sur le piratage. Quand on pirate, il n’y a pas de budget, pas de limite à la consommation à part le temps qu’on a y consacrer.
          Du coup, une fois qu’on a maté les Chtis et Transformer, on va naturellement aller tapper dans la longue queue. On a bien aimé Desperate Housewive, on va donc continuer dans les séries américaine. Et on va bien finir par découvrir Six Feet Under, Les Sopranos ou Mad Men. Je ne regarde plus jamais la télé, je l’utile exclusivement pour regarder des séries téléchargées. On balaye très vite l’offre disponible, mécaniquement, on finit par tomber sur de véritables perles...
          Ou même, si on a vraiment mauvais goût, on va toujours écouter de la merde, mais de la merde plus variée. Au moins, on aura étendu, sinon la qualité, l’étendu de ses goûts. Et, au passage, on va simplifier considérablement la recherche de public pour les artistes qui sortent un peu des cases, parce qu’ils auront un public habitué à entendre d’autres sons.

          Dans les années 80, on pouvait n’écouter que un ou deux groupes, dans un seul genre musical. Grâce au piratage, on peut écouter des centaines d’artistes dans des dizaines de genre. Même si l’on écoute pas les meilleurs, on s’expose au moins à de la diversité.

          • indirectaction
            indirectaction répond à Lictor
            exploite
            • Posté à 00h57 le 13/02/2010
            • Internaute 66753
              exploite

            je suis vraiment desole je comprends bien vos arguments , mais pour moi cela ne justifie rien .

            on peut ecouter de la musique gratuitement et meme voir des clips sur youtube ou dailymotion ou bien d’autres .
            on peut aussi regarder des series tv sur differents sites internet tel que france television bbc ou d’autres .

            le pillage ne doit pas etre systematique. il y a d’autres moyens de se cultiver que regarder des films ,des series tv ou ecouter de la musique ou jouer a des jeux videos .

        2 autres commentaires
  • indirectaction
    indirectaction
    exploite
    • Posté à 14h11 le 12/02/2010
    • Internaute 66753
      exploite

    pour ce qui est de moozar.com .un opportuniste c’est tout ce que j’ai dire au sujet de ce site

  • nicochto
    nicochto
    (être humain)
    • Posté à 14h30 le 12/02/2010
    • Internaute 104883
      (être humain)

    Il me semble qu’une petite erreur s’est glissée dans cet article : dans le PDF de présentation disponible sur le site Lien, Daniel Brami ne s’appelle pas Daniel, mais David.

  • steed1
    steed1
    Franco-Breton
    • Posté à 14h35 le 12/02/2010
    • Internaute 29140
      Franco-Breton

    Il n’y a aucune bonne conscience chez ce type, son seul crédo c’est « faire du fric par n’importe quel moyen ».

    Si j’avais des remords à avoir j’enverrais directement de la thune aux artistes sans passer par leurs maisons de disques.

  • rubbish
    • Posté à 15h19 le 12/02/2010
    • Internaute 31794

    Vous citez l’exemple de Radiohead ?

    Ok, mais alors citez aussi l’exemple de Nine Inch Nails qui lui fonctionne parfaitement : Lien

    Si Moozar se place comme un intermédiaire de plus, c’est perdu d’avance. S’il permet aux artistes de court-circuiter les maisons de disque, alors c’est différent.

    Les maisons de disque (je parle des majors) sont aux artistes ce que les supermarchés sont aux agriculteurs : des exploiteurs.

    Dites vous bien que si l’idée n’enthousiasme pas les maisons de disques, ce ne peut être qu’une bonne idée, parce que ce qui les enthousiasme avant tout, c’est bien de vous pomper un max de fric, et de donner quelques miettes aux artistes.

    • Lictor
      Lictor répond à rubbish
      informaticien
      • Posté à 00h16 le 13/02/2010
      • Internaute 68450
        informaticien

      Et en plus, Trent Reznor a fait un véritable cheminement sur la question et a un discours très construit et global sur sa stratégie marketing.

      Mais surtout, il faut redescendre un peu sur terre : la vente de CD fait vivre une toute petite minorité d’artistes.
      Si l’on regarde les statistiques de l’ASSEDIC, ce qui fait vivre la majorité des musiciens en France, c’est le RMI, pas les ventes de CD ! Si l’on reversait l’argent de l’Hadopi à l’intermittence, on ferait beaucoup plus pour la création...
      Il ya plus de musiciens qui vivent en faisant la manche dans le métro ou dans les cafés qu’il n’y en a vivant de la vente de CD.
      Le débat sur l’Hadopi a complètement escamoté la réalité, en parlant plus de commerce que de création. Le vrai moteur de la création artistique en France, c’est avant tout l’intermittence et les subventions de l’Etat.
      Et il ne s’agit pas d’une dépense, contrairement au discours de l’UMP, mais bien d’un investissement. L’argent investit dans la culture rapporte énormément. La première industrie du pays, c’est le tourisme. Et le tourisme en France se construit sur la richesse de la vie culturelle : lieux festifs, musique dans les lieux publics, festivals...

  • alorsca
    alorsca
    ça alors !
    • Posté à 15h22 le 12/02/2010
    • Internaute 104875
      ça alors !

    En regardant de plus pres la plaquette de présentation C’est a l’ayant droit de définir le montant de l’indemnité souhaitée par titre par defaut. c’est marqué un euro mais ca peut être moins, 50 centimes par exemple.

    Si l’internaute verse 50 centimes c’est donc moins cher que sur Itunes on est bien d’accord ?

    Moozar reverse alors 40 centimes a l’ayant droit c’est plus que ce que donne Itunes pour une chanson payés 99cts

    Il reste 10 centimes les 20% de commissions de Moozar

    Je ne vois pas en qui c’est choquant surtout qu’ils vont reverser la quasi totalité de cette somme aux sites partenaires :

    « MooZar assure le financement de Partenariats (les liens) susceptibles de rapporter du trafic à son Site et des Dons aux Artistes. »

    Personnellement en tant que manager et coproducteur d’un artiste je vais m’empresser de m’inscrire à MooZar que cela gêne les majors ou pas.

    • Yp2
      Yp2 répond à alorsca
      Sale gauchiste d'IEP
      • Posté à 17h42 le 12/02/2010
      • Internaute 71496
        Sale gauchiste d'IEP

      Probleme : en échange, l’internaute ne reçoit aucune contrepartie, comme par exemple de recevoir « l’absolution » de son terrible « vol ».

      Si on file du fric aux majors, et qu’elles peuvent se permettre ensuite de vous trainer en justice...
      bref... faut pas prendre les internautes pour des buses non plus.

  • glafouk
    • Posté à 15h39 le 12/02/2010
    • Internaute 14743

    Waouw... Un véritable coup de génie ! ! !

    Demander à l’internaute de PAYER pour se dénoncer LUI MÊME à propos de sa possession de fichiers illégaux. C’est la révolution d’Hadopi là... Normalement, Hadopi c’est « l’état qui paye pour qu’on retrouve les méchants pirates ». Là c’est magique, le pirate se rend de son plein grès, mais en plus il paye pour ça (et par la même occasion assure une jolie rente à l’inventeur de ce concept).

    Quid du fameux « fichier de contributeurs qui ont donc accepté de fait de se déclarer ainsi dans l’illégalité » ? ? ? Il va le revendre à m’sieur Hadopi ?

    C’est bizarrement présenté comme machin... Par contre les pirates (the pirate bay) voient les choses autrement. Dans l’idée ça pourrait y ressembler vaguement (on paye pour ce qu’on aime), mais la façon de le dire est quand même mieux amenée, on dit « ah si tu aimes, alors tu peux payer » au lieu de « ah, si tu as commis un pêché, repent toi mon brave et ton karma ira mieux ». Aucune idée de la commission qu’ils se prennent au passage par contre...

    Lien from Lien on Lien.

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3