10/02/2010 à 13h53

Espèces : non, le thon rouge n'est pas le « panda des mers »

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

Est-on en train d’éradiquer le thon rouge ? Sa sauvegarde est-elle un réel enjeu écologique ? Deux spécialistes en débattent.


Un thon rouge dans un aquarium du Sea Life Park de Tokyo (Issei Kato/Reuters)

Après les vagues suscitées par la position française sur le thon rouge, les consommateurs se demandent s’il faut arrêter sur le champ de manger du thon. L’affaire est plus compliquée qu’il n’y paraît.

Pour démêler le vrai du faux, Rue89 a interrogé un chercheur de l’Institut de Recherches pour le Développement spécialiste du sujet et le chargé de campagne océans de Greenpeace, dont les avis ont l’art de ne pas toujours converger.

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Qu’est-ce exactement que le thon rouge et avec quoi a-t-on tendance à le confondre ?


Alain Fonteneau

Alain Fonteneau (I.R.D.). Le thon rouge (en anglais « bluefin tuna », BFT) est le plus grand des thons, c’est un thon des mers tempérées à la chair très rouge et délicieuse, surtout pour les Japonais. Ses captures mondiales sont très faibles, 100 000 tonnes/an environ, comparées à celles des autres thons, près de 5 millions de tonnes annuelles.

Pour le consommateur lambda, il est souvent confondu avec l’albacore (dont les prises annuelles s’élèvent à 1,3 million de tonnes/an) et surtout le patudo (dont les prises annuelles s’élèvent à 500 000 tonnes/an) dont la chair est aussi très rouge et très appréciée en sashimi au Japon.

François Chartier (Greenpeace). Ce poisson à sang chaud peut atteindre 800 kg. Il ne faut pas le confondre avec les autres espèces de thon, surtout les thons tropicaux albacore et obèse.

A part le germon, tous les thons ont une couleur de chair rouge. Il arrive d’ailleurs que l’on vende du thon tropical sous l’appellation thon rouge.

On distingue trois espèces dites de thon rouge, dont une seule est menacée :

  • Thunnus thynnus : le thon rouge de l’Atlantique, qui contient deux stocks, un stock Ouest et un stock Est. La proposition de classement, qui émane de Monaco, vise uniquement ce dernier (Atlantique Nord et centre, et Méditerranée), le stock de l’Ouest étant déjà pour ainsi dire effondré.
  • Thunnus orientalis : le thon rouge de l’ouest du Pacifique est aussi surpêché mais le stock va un peu mieux. Il est engraissé en Australie.
  • Thunnus maccoyii : le thon rouge du Sud. Il est présent dans tous les océans de l’hémisphère Sud, mais surtout dans l’océan Indien.
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Qui le consomme ?

A.F. Les riches Japonais sont prêts a payer très cher ce poisson qui est mangé en sushi, mais là-bas, c’est un luxe de riches businessmen. Les fermes à thons de Méditerranée ont boosté la pêche en améliorant la valeur et la qualité des thons (qui sont épuisés par la ponte) et en étalant dans le temps la vente vers le Japon de ces thons de ferme.

F.C. Il est consommé à 80% au Japon -il y a un petit marché national- et aux États-Unis, sur le marché haut de gamme du sashimi (il peut avoir dans ce cas transité par le Japon avant réexportation). Si vous allez dans un restaurant à sushi assez bon marché, il y a très peu de chance de trouver du vrai thon rouge de la Méditerranée. C’est un produit trop cher.

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Qui l’a décrété en danger et pourquoi ? Contestez-vous la légitimité des instances internationales ?

A.F. L’Iccat (Commission internationale ad hoc créée par les Nations unies en 1966) est la commission responsable de la conservation de ce stock. Elle a beaucoup tardé à prendre des mesures de conservation du stock, ce qui est une honte pour cette instance.

Cela va mieux depuis 2008/2009 : le quota réduit est celui recommandé par les scientifiques, il y a beaucoup de contrôles en mer et à terre, de bonnes statistiques.

D’autre part, la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) est aussi une très intéressante organisation qui joue un rôle majeur pour protéger des espèces en voie de disparition.

Mais ses critères sont très inadaptés aux ressources halieutiques et aux thons en particulier : aucun scientifique sérieux ne cherche à estimer la biomasse vierge du thon rouge de Méditerranée. La situation du thon rouge n’a rien à voir avec celle des pandas, des rhinocéros ou des éléphants.


François Chartier

F.C. Depuis 2006, la communauté scientifique et les ONG tirent la sonnette d’alarme. En 2008, un panel d’experts chargé d’évaluer le travail de l’Iccat a dénoncé son inefficacité et appelle au moratoire total, en raison des niveaux de surpêche et de pêche illégale, mais aussi en se basant sur des informations sur la réduction de la taille moyenne des poissons.

A partir de 2008, on a commencé à envisager le classement à l’annexe 1 de la Cites pour en interdire le commerce international.

Si le thon rouge remplit les critères d’un classement en annexe 1 de la Cites, c’est par définition que l’espèce est menacée.

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Quels sont les critères d’évaluation de la menace pesant sur une espèce ? Au regard de ceux-ci, tout est-il bien clair en ce qui concerne le thon rouge ?

A.F. Pour les experts thoniers Iccat, il est certain que les captures de thons rouges d’Atlantique ont été très excessives durant les dix dernières années : des prises très supérieures à la prise maximale équilibrée.

Toutefois, les données des pêcheries (celles de juvéniles dans le Golfe de Gascogne) indiquent « miraculeusement » que la baisse du stock reproducteur n’a pas provoqué de baisse notable du recrutement (quantités annuelles de juvéniles) : la capacité biologique du stock pour se reproduire reste semble-t-il quasi entière !

Pour les scientifiques, le thon rouge est certes actuellement très surexploité, avec une biomasse très inférieure à l’optimum (qui produirait la prise maximale équilibrée), mais il n’y a plus en 2010 aucun risque de conservation du stock si le bas quota actuel Iccat 2009 est fermement respecté pendant plusieurs années. Les contrôles commerciaux adoptés par l’Iccat pour le thon rouge sont très voisins de ceux de la Cites annexe 2.

F.C. Il existe trois critères pour définir si une espèce est menacée au regard de la Cites :

  • la réduction du nombre d’individus d’une espèce
  • la diminution de son aire de répartition
  • le déclin de sa population (en volume)

Remplir un seul de ces trois critères suffit. Pour le thon rouge, c’est la réduction du volume global qui est pertinent. Il y a 96% de probabilités que la population actuelle de thon rouge soit inférieure à 15% de la population d’origine (origine qui est, pour les experts de l’Iccat, fixée à avant les débuts de la pêche industrielle).

La divergence est sur les solutions : on a pris le bon chemin avec la réduction des quotas et les contrôles, et maintenant que l’on a mis la pression sur l’Iccat, on devrait s’en sortir. Cest ce que pensent Fonteneau et les pêcheurs. Nous, Greenpeace et les ONG, disons que non : il y a urgence à agir et à l’interdire par le biais de la Cites.

5

Faut-il arrêter de manger tout le thon qu’on trouve en France ?

A.F. On mange en fait très très peu de thon rouge en France : je pense que moins de 1% des thons consommés en France sont du thon rouge (restaurants de luxe et méditerranéens). La grande majorité des thons consommés en France sont tropicaux : listao, albacore et patudos (eux aussi de couleur rouge : beaucoup de consommateurs pensent manger du thons rouge, mais à tort) et thon blanc du Golfe de Gascogne (germon).

F.C. Le travail sur la consommation est un bon levier politique, mais il ne faut pas oublier que le marché est ailleurs. Globalement, il faut commencer à intégrer les enjeux environnementaux dans les choix en matière de produits de la mer et privilégier les pratiques durables (canne ou ligne) pour les espèces tropicales ou pour le germon d’Atlantique. Il faut réduire les volumes de captures et donc la capacité, en particulier dans le Pacifique et l’océan Indien pour l’albacore.

Si on ne change pas la gouvernance, si on ne met pas en place des réserves marines, les risques vont augmenter pour toutes ces espèces tropicales.

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Le thon rouge est-il en quelque sorte devenu le « panda des mers » sur les plans écologique et médiatique ?

A.F. Il est présenté ainsi mais totalement à tort, puisqu’il y en a de très nombreux dans l’Océan atlantique et la Méditerranée ! Sans doute beaucoup plus de 100 000 tonnes. Et par chance, les perspectives de renaissance rapide de la biomasse du stock reproducteur ont été aussi aidées par la nature et le réchauffement des océans : les campagnes en avion menées par l’Ifremer en 2009 confirment sans ambiguïté la très grande biomasse actuelle de thons rouges juvéniles dans le Golfe du Lion.

Des indices très positifs sont observés aussi par les pêcheurs sportifs et dans diverses zones de Méditerranée. Non, le thon rouge n’a rien à voir avec le panda !

F.C. Pas sûr que le côté mignon et peluche du panda marche pour le thon rouge. A mon avis moins que pour la baleine. En revanche, il incarne -au moins en France- la surpêche et la crise de la biodiversité marine. C’est un test : peut-on changer la gouvernance de la pêche ? C’est donc la partie visible d’un iceberg.

C’est un beau résumé de la mondialisation avec le système de l’engraissement. Le côté géopolitique historique et romanesque en fait une icône différente du panda qui est plus un symbole de la lutte pour la conservation de la nature.

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Les enjeux sont-ils au final diplomatiques ou écologiques ?

A.F. Ils sont, je pense, essentiellement politico-diplomatiques. Sur le plan scientifique, les mesures Iccat 2009 et les bons recrutements récents garantiraient la renaissance du stock reproducteur sans l’aide de la Cites.

Les scientifiques de l’Iccat sont aussi très inquiets de ce classement annexe 1, car toutes leurs évaluations reposent sur les données de pêcheries. Et plus grave, tout avis scientifique basé sur des chiffres et des faits disparaît des médias. Seuls les avis totalement pessimistes et sans base scientifiques étant présentés aujourd’hui.

F.C. Les enjeux sont écologiques car la menace est là. Au-delà de la nécessité de protéger cette espèce se pose la question de l’écosystème, comme avec la morue de Terre Neuve. Mais ils sont aussi diplomatiques avec le Japon, politiques avec les élections régionales et les enjeux en Lanquedoc-Roussillon, et bien sûr aussi économiques avec la réaction des pêcheurs.

Article modifié le 10/02 à 15h. Alain Fonteneau est rattaché à l’Institut de Recherches pour le Développement (IRD) et non l’Ifremer, contrairement à ce que son adresse email nous avait laissé penser.

Portrait François Chartier (Greenpeace)

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  • 91 réactions
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  • alberich
    alberich
    fumiste
    • Posté à 14h02 le 10/02/2010
    • Internaute 84604
      fumiste

    P*tain, grand pêcheur sportif et bientôt sexagénaire, j’apprends aujourd’hui qu’il y a des poissons à sang chaud.

    Bonne journée ma foi ... :)

    • ysengrimus
      ysengrimus répond à alberich
      • Posté à 14h11 le 10/02/2010
      • Internaute 12674

      Et, encore une fois, sur une écolo-question : menacé, oui, non ? Boycottons oui, non ? L’expertise : valide ? bidon ? Symptôme purulent de ce libéralisme concurrentiel vert, de nouveau, le phénomène fort irritant de la promotion cyclique...Les consignes écolo-environnementales se mordent la queue sans fin

      Lien

      C’est pestant et hautement révélateur.
      Paul Laurendeau

      • alberich
        alberich répond à ysengrimus
        fumiste
        • Posté à 14h23 le 10/02/2010
        • Internaute 84604
          fumiste

        Pour faire court, j’accorde un crédit très limité à Ifremer trop engagée auprès de ses clients pour que leurs scientifiques, pourtant de haut niveau, soient tout à fait crédibles.

         
        • laterjuju
          laterjuju répond à alberich
          Chercheur expat
          • Posté à 16h37 le 10/02/2010
          • Expert 101534
            Chercheur expat

          @Alberich et ... à l’auteur !

          Vous êtes dur Alberich... Le client de l’Ifremer et de l’IRD... c’est l’état... la recherche publique. Ca assure quand même bien plus d’independance que si c’était une boite privée... Pour leur defense, ça fait des années que l’Ifremer pond des rapports qui établissent que la pêche de thon rouge excède les capacités de renouvellement du stock (voir le lien à la fin de mon post) ! !

          Biologiste marin moi même, je trouve le commentaire du scientifique tout à fait impartial. Et surtout... il reconnait le risque qui pèse sur les thons et la necessité de mesures de protection !

          Je trouve que c’est l’auteur qui est (quelque peu) de mauvaise foi... Tel que l’article est écrit (notamment le titre ou l’intro), il laisse presque sous entendre que l’avis du chercheur est plus de proche de celui de Mourad Kahoul que de celui de l’intervenant Greenpeace...

          Hors c’est faux : il n’y a pas d’opposition sur le fond entre le campainer Greenpeace et et le chercheur de l’IRD... Ce qui agace le scientifique ici... et je partage son point de vue, c’est que les assos ecolos ont tendance à simplifier la situation à l’extreme pour des raisons de comm (ce qui nuit d’ailleurs à leur cause)...

          Cela dit, les pêcheurs le font dans le sens inverse, pour des raisons similaires (plus bien sur des raisons commerciales)... Ce qui ne change rien à la réalité scientifique : le thon est surexploité et doit faire l’objet de mesures de protection ! Ce qu’Alain Fonteneau rappelle d’ailleurs. Il rappelle aussi qu’il est honteux que l’ICCAT (sous pression des lobbies) n’aie pas pris de mesure de conservation plus tôt...

          L’avis des deux intervenants diverge sur des points qui me semblent secondaires.

          Notamment sur la pertinence du classement CITES pour des animaux qui quoi qu’il en soient auront toujours des tailles de population plus grande et un cycle de vie plus rapide que celui de grand mammifères...

          Ou encore sur l’image fausse du thon rouge comme étant un « panda » des oceans... sans aucun sens en regard des caractéristiques biologiques que je viens de citer

          Et enfin sur le fait que les recrutements ces dernieres années ont été bons, ce qui assurerait une forte biomasse d’adulte reproducteurs d’ici à 4-8 ans... si les quotas étaient respectés et sans que le classement CITES soit nécessaire...

          Le problème est que les quotas ont (1) été mis en place tardivement (2) ont commencé à être respectés encore plus tardivement... (3) ils ne sont pas respectés par tous les pavillons

          Si cela vous intéresse, voici un dossier de presse de l’Ifremer qui fait un bilan sur la situation des populations de thon rouge en 2006... Je pense qu’il est assez clair !

          Lien

          Cordialement

          PS/ à l’auteur : a quand un débat chercheur Ifremer / Mourad kahoul... qu’on rie un peu et qu’on puisse constater que la divergence est bien plus grande qu’entre Ifremer et ecolos ? ?

          • laterjuju
            laterjuju répond à laterjuju
            Chercheur expat
            • Posté à 21h09 le 10/02/2010
            • Expert 101534
              Chercheur expat

            Quelques petits commentaires additionnels...

            En fait, le thon rouge représente un cas de « stock de pêche » plutôt que une « espèce » en voie de disparition... Même si les 100000 tonnes en Atlantique disparaissaient, il resterait TOUJOURS quelques specimens (1000, 10000 voire bien plus) pour échapper au filets..

            La « disparition » du thon rouge n’a donc pas le même sens que la « disparition » du panda ou du gorille des montagnes. Je pense que c’est la nuance que veut apporter Alain Fonteneau et la raison pour laquelle il pense que le CITES n’est pas adapté (ce avec quoi je ne suis pas 100% d’accord...)

            Mais ces spécimens ne constitueront pas une ressource ! Un peu comme la morue au large de Terre-Neuve... il ne s’agit pas, pour autant que je sache, d’une espèce disparue... Pourtant, même depuis l’instauration (tardive) de quotas... le stock ne s’est jamais reconstitué...

            D’autre part, après avoir parcouru le reste de vos articles sur Rue 89 et constaté leur qualité, je tiens à m’ excuser, Sophie, de vous avoir taxé de mauvaise foi dans mon premier commentaire. Cependant, l’article que vous signez ici ressemble fort à un requisitoire contre Greenpeace. Soit... il y a de vrais arguments pour ça mais cela me semble mal venu sur cette thématique...

            Je rappelle encore une fois que Fonteneau est bien d’accord sur le fait que le thon est surexploité et que des mesures doivent être prises... Il a d’ailleurs signé il y a quelques mois un papier dans « Pour la science » intitulé « Menace sur le thon rouge »...

            Lien

            Pour finir, ne craignez vous que ce billet soit interprété à tort comme un pamphlet anti-ecologique de plus (ce fut mon cas à la première lecture et celui d’autres lecteurs) ?

        2 autres commentaires
      • Tokani
        Tokani répond à ysengrimus
        Oldmole
        • Posté à 19h55 le 11/02/2010
        • Internaute 71184
          Oldmole

        L’exes d’information est t’il nuisible à notre entendement ?
        Existe il une angoisse millénariste verte ?
        J’ai la chance de manger du thon rouge du pacifique trois par semaine à un prix tres raisonnable...Mais il est capturé à la traîne c’est à dire à la ligne sur des potis marara = barques de 23 pieds de façon assez écologique....
        Il parait raisonnable de penser que la pêche à la senne est foncierement nuisible et impact trop le milieux non ?

  • alberich
    alberich
    fumiste
    • Posté à 14h06 le 10/02/2010
    • Internaute 84604
      fumiste

    Ah oui sinon, bonne leçon des japonais, le ventre est le meilleur morceau du poisson, n’en déplaise à tous les restaurateurs qui vous servent du « dos ».

    Un ventre de saumon sauvage, hum ....

  • littletree
    littletree
    musicien
    • Posté à 14h12 le 10/02/2010
    • Internaute 82325
      musicien

    pauvres pêcheurs...
    sur terre comme sur mer, une minorité de super-gros écrase les autres et détruit tout sur son passage...
    c’est assez dit la baleine, si je n’ai pas le dos fin, je me cache à l’eau.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 14h17 le 10/02/2010
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    ► .Il est fort possible que la morue soit bien plus menacée que le thon rouge !

    Mais c’est vrai, si ça continue, les seuls thons que nos ados auront l’occasion de voir un jour seront ceux croisés - par eux en rut - dans les ascenseurs ou les parcs.

    • telemaque50
      • Posté à 15h13 le 10/02/2010
      • Internaute 10420

      Les morues ? pas plus que les maquereaux.... au contraire

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à telemaque50
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 15h36 le 10/02/2010
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Lorsqu’il y a dispute entre maquereaux, en général, le thon monte...

        ...mais pour ce qui concerne les morues, je faisais allusion aux morues à poils et à nichons, et non à écailles et nageoires.
        (tout comme les thons de l’ascenseur aussi)
         ; -)))

        Juste de la grosse déconnade donc, par disgression des mots !

         
        • telemaque50
          • Posté à 17h01 le 10/02/2010
          • Internaute 10420

          espérons néanmoins que le tonique encore longtemps....

        • Salaves
          Salaves répond à Yvon le Zébulon
          Métallo
          • Posté à 19h20 le 10/02/2010
          • Internaute 5988
            Métallo

          Reste que la morue, qui était le poisson du pauvre, a atteint des prix des plus élevés, preuve de sa raréfaction.

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à Salaves
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 19h43 le 10/02/2010
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            « la morue, qui était le poisson du pauvre, a atteint des prix des plus élevés, preuve de sa raréfaction ».

            Raison de plus pour s’en foutre, de la disparition de la Morue, vu que de toutes façons, les riches n’en consomment jamais.

            Quand on est surtout préoccupé par les repas des gosses à midi, on n’a guère le temps de préparer des shushis...
            ...qui sont davantage une sorte de snobisme qu’autre chose !

        3 autres commentaires
    • Le Provençal
      Le Provençal répond à Yvon le Zébulon
      Cadre
      • Posté à 15h35 le 10/02/2010
      • Internaute 61202
        Cadre

      La morue menaçée ? Il nous reste Nadine !

      Allons à Messine, pêcher la nadine §§§§

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Le Provençal
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 15h55 le 10/02/2010
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        « pêcher la nadine - §§§§ »

        Vos hameçons (§ § § §) ne sont pas adaptés :
        Il faut plutôt choisir ceux là ► Ç Ç Ç Ç

        En effet, cette année, les Nardines ont une très grande gueule !

        Pas plus tard qu’hier soir, j’en ai pris une...
        LA REINE DES THONNES (alias : Miss Thonne et char d’haine)

  • Lemmy_Nothor
    Lemmy_Nothor
    - Gone fishing !
    • Posté à 14h40 le 10/02/2010
    • Internaute 12434
      - Gone fishing !

    Je ne connais pas les prix du poisson en France, mais en Espagne même de la morue salée se vend a 12...15.....et m^me 20 € le kilo....
    Quand j’étais mome, la morue salée c’était le plat du pauvre.
    Pour ce qui est du thon...ou plutôt des thons....alors la, c’est du délire total....dans un marché de quartier, ça peut varier de 30 a 90€ le kilo.....

  • Sancelrien-
    • Posté à 14h49 le 10/02/2010
    • Internaute 100811

    Ah, ça ! C’est sûr que Greenpeace est un interlocuteur compétent et par dessus tout désintéressé ! N’oubliez surtout pas de renouveler vos cotisations, et à vot’ bon coeur, M’sieurs-Dames !

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à Sancelrien-
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 15h37 le 10/02/2010
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      C’est pour cette raison que Greenpeace n’est pas interrogé seul, vous avez remarqué. D’autres trouvent qu’Alain Fonteneau n’est pas pertinent, ce qui équilibre votre propos. L’intérêt est qu’ils sont sur deux lignes différentes (sans mauvais jeu de mot).
      Quant à ma cotisation, c’est vrai qu’elle est en retard... je n’ai pas les moyens (ni l’envie d’ailleurs).

  • jpouille
    jpouille
    Fils du vent
    • Posté à 14h49 le 10/02/2010
    • Internaute 31114
      Fils du vent

    J’ai vecu a Sete depuis tout petit. je connais bien la peche. je sais que l’on nous apprenait avec une fierte non dissimulee que Sete etait le premier port de peche en Mediterranee, que cela representait 80% de l’economie locale avec le tourisme.
    Je sais aussi qu’a l’epoque les chalutiers pratiquait ce qu’on appelle la peche de fond, c’est a dire l’action de trainer un immense filet au fond de la mer pour pecher tout et n’importe quoi pour finalement revenir a un autre type de peche un peu plus « ecolo » : la peche pellagique.
    Cette pratique de peche de fond a transfome en desert les fonds du Golfe du Lion, oubliez la plongee, il n’y a rien a voir.
    je me souviens de voir les thonniers, beaucoup plus gros que les chaluts, avec leurs filets haut comme la Tour Eiffel (plus de 300 metres de hauteur...), leurs sonars ultras puisasnt, leur petits avions qui detectent les bancs et les canots qui accroche une partie du filet et qui fait un tour pour pieger le thon. Je me souviens aussi d’un bateau japonais, le Seiko Maru dans les annees 80 qui achetait tout le thon aux marayeurs pour le ramener au japon tout en le conditionnant durant la traversee.
    Avant ils partaient pour 6 ou 3 mois vers les Baleares.
    maintenant ils ne vont plus en Espagne car il n’y a plus de thon. ils vont au large de la Lybie ou ils en profitent pour faire immatriculer leur flotte afin echapper aux controles francais.
    je me souviens de Mr Avalone, grand patron des pecheurs a Sete (une veritable mafia si vous voulez mon avis...) et qui avait, parait-il, des robinets en or, c’etait la grande rumeur a Sete en 1985...
    Maintenant, il n’y a plus de thons, plus rien, plsu de merous, peu de soles, les duarades se font rares et les loups ne montrent plus leurs ecailles argentees.
    trop de peche tue la peche...

  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 15h03 le 10/02/2010
    • 49273
      Petit agité

    « non, le thon rouge n’est pas le “ panda des mers ” “

    Lui au moins, il est foutu de baiser pour sauver son espèce.

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à Deamon7
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 15h35 le 10/02/2010
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      pourquoi : il baise pas le panda ?

      • brennec
        brennec répond à Sophie Verney-Caillat
        retraité
        • Posté à 15h48 le 10/02/2010
        • Internaute 57326
          retraité

        Il a la flemme.

      • XavXav
        • Posté à 15h51 le 10/02/2010
        • Internaute 28444

        non.

        Le panda est affligé d’une libido extrêmement paisible. Sans rigoler, c’est un gros problème pour sa survie : c’est un animal qui se reproduit très peu, à de longs intervalles (mini 4 ou 5 ans de mémoire), et qui fait un seul petit à chaque fois. (il faut donc 10 ans mini pour assurer la relève des générations en remplaçant les 2 parents et 15 ans mini pour commencer à faire augmenter la population)

        Je vous conseille de vérifier les chiffres du nombres d’année, ma mémoire peut être défaillante, mais l’ordre de grandeur est là.

         
        • Cataphractaire
          Cataphractaire répond à XavXav
          Keodedour ar bed
          • Posté à 16h11 le 10/02/2010
          • Internaute 58787
            Keodedour ar bed

          En gros comme les humains.

          • inuit
            inuit répond à Cataphractaire
            grand nord
            • Posté à 16h19 le 10/02/2010
            • Internaute 82484
              grand nord

            Et encore, ils ne sont pas au courant pour les contraceptifs.

            • Cataphractaire
              Cataphractaire répond à inuit
              Keodedour ar bed
              • Posté à 16h28 le 10/02/2010
              • Internaute 58787
                Keodedour ar bed

              Au XVI, en France, l’intervalle inter-génésique était de 2,5 ans. Sans contraception. Les femmes se mariaient en moyenne à 26 et avaient dont leur premier enfant vers 27 ans. L’espérance de vie à 20 ans étant de 30 ans.

              Source : cours d’histoire moderne à la fac.

        • Camille
          Camille répond à XavXav
          Mauvais genre
          • Posté à 17h36 le 10/02/2010
          • Internaute 48427
            Mauvais genre

          Je confirme XavXav, j’ai à peu près la même expérience que toi...
          Alors que les poissons baisent beaucoup et c’est parmi les animaux marins qu’on trouve les plus longs pénis, si si

          • Éric  Perrin
            Éric Perrin répond à Camille
            Ginkonaute
            • Posté à 17h41 le 10/02/2010
            • Internaute 51185
              Ginkonaute

            Et même que certains en ont plusieurs, comme le requin par exemple, pratique..

        • Salaves
          Salaves répond à XavXav
          Métallo
          • Posté à 19h26 le 10/02/2010
          • Internaute 5988
            Métallo

          De toute façon, le Panda est condamné, c’est une espèce en voie d’extinction que nos observons en direct. Trop spécialisé.
          Sa survie ne dépend plus que de l’homme, qui pour son plaisir, décidera oui ou non de le maintenir artificiellement en vie.

          • XavXav
            XavXav répond à Salaves
            • Posté à 22h35 le 10/02/2010
            • Internaute 28444

            Et bien, il est condamné surtout parce que l’homme a détruit son environnement naturel (les bambouseraies, qui sont son aliment exclusif).

            En fait, j’avais lu dans un vieux la recherche je crois, un article qui expliquait qu’on trouvait encore dans le code génétique du panda des choses bizarres.

            Si je me souviens bien, l’étude disait en gros qu’il n’était pas du tout spécialisé dans la digestion du bambou, et même plutôt le contraire, car son code génétique possédait encore de nombreux gènes codant pour un carnivore : le chien je crois.

            Donc cet animal est un mystère vivant, et je pense qu’il serait bon de le garder ainsi (vivant, pas forcément mystérieux) le plus longtemps possible. ça nous dit des choses sur l’évolution.

        7 autres commentaires
      • Deamon7
        Deamon7 répond à Sophie Verney-Caillat
        Petit agité
        • Posté à 16h14 le 10/02/2010
        • 49273
          Petit agité

        Apparemment on a un mal de chien à les faire copuler.

    • jabier
      jabier répond à Deamon7
      consultant dans les Landes
      • Posté à 16h04 le 10/02/2010
      • Internaute 31087
        consultant dans les Landes

      LienLien

      Pandy banda
      Pi là c’est le Panda géant

  • kawouede
    • Posté à 15h21 le 10/02/2010
    • Internaute 27995

    Intéressant, merci pour ce débat !

  • Iv
    Iv
    Roboticien utopiste
    • Posté à 15h46 le 10/02/2010
    • Internaute 39192
      Roboticien utopiste

    « Et plus grave, tout avis scientifique basé sur des chiffres et des faits disparaît des médias. Seuls les avis totalement pessimistes et sans base scientifiques étant présentés aujourd’hui. »

    Grippe A, « grenelle » des ondes, et d’autres peurs ont cette même origine. C’est un vrai problème. Il faut à tout prix que, comme il existe des journalistes politiques capables de lire à travers les lignes d’un communiqué officiel, il existe des journalistes scientifiques capables de digérer les 400 pages de rapport scientifique plutôt que le résumé fait aux dirigeants.

  • brennec
    brennec
    retraité
    • Posté à 15h47 le 10/02/2010
    • Internaute 57326
      retraité

    Bravo a sophie : une journaliste scientifique qui ne se prend pas elle même pour un scientifique et laisse parler ces derniers, finalement c’est rare, et ça fait un meilleur journalisme. On souhaiterait aux trois baudets, figaro, libération, le monde, d’embaucher la petite soeur de Sophie et de laisser tomber leurs journalistes a grosse tête.

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à brennec
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 16h27 le 10/02/2010
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Merci Brenne, je suis toute gênée ... en même temps, on ne peut abuser tout le temps du format double interview, comme me disait un collègue ce matin, c’est un peu « facile » comme genre journalistique !

  • Mimilup
    Mimilup
    Reconversion
    • Posté à 15h59 le 10/02/2010
    • Internaute 97776
      Reconversion

    Je ne sais pas si on y voit plus clair grâce à ce billet et les commentaires, mais je retiens :

    Le thon rouge a un énorme potentiel comique (voir les posts), je crois que c’est son créneau... moi ça me le rend sympathique le thon rouge.

    On ne sait absolument pas ce que l’on mange, aucune info sur la provenance des poissons qui nous sont servis dans les restau. Zero traçabilité ? Vous savez d’où ils viennent vos sushis ? Comment, quand ils ont été péchés ?

    En fait quelles sont les vraies préco des scientifiques de l’Iccat ? Il me semble que le WWF et Greenpeace travaillent sur les rapports de l’Iccat ? ... et pour finir on n’a pas la position de l’IFREMER sur le sujet.

    • laterjuju
      laterjuju répond à Mimilup
      Chercheur expat
      • Posté à 21h36 le 10/02/2010
      • Expert 101534
        Chercheur expat

      « pour finir on n’a pas la position de l’Ifremer sur le sujet. »

      Voilà un de dossier de presse Ifremer datant de 2006 (complet et facile à lire) concernant le thon rouge :

      Lien

      Le titre en est « Le thon rouge, une espèce surexploitée »

    • laterjuju
      laterjuju répond à Mimilup
      Chercheur expat
      • Posté à 16h51 le 10/02/2010
      • Expert 101534
        Chercheur expat

      Le lien Ifremer étant un simple copier-coller, vous pouvez aussi vous référer à mon premier commentaire sur ce billet pour plus details...

    • Sancelrien-
      Sancelrien- répond à Mimilup
      • Posté à 17h05 le 10/02/2010
      • Internaute 100811

      Ayant visité « La Grande Hermine » à Saint-Malo, il me semble avoir entendu le marin ( un vrai, un pro, pas un grotesque médiatique ) chargé de la visite nous dire qu’il faut une tonne de poissons pour faire deux ou trois kilos de sushi...

    • Xavier Denamur
      Xavier Denamur répond à Mimilup
      Restaurateur
      • Posté à 17h08 le 10/02/2010
      • Internaute 48550
        Restaurateur

      On ne sait absolument pas ce que l’on mange, aucune info sur la provenance des poissons qui nous sont servis dans les restau. Zero traçabilité ? Vous savez d’où ils viennent vos sushis ? Comment, quand ils ont été péchés ?
      Entièrement d’accord, le fond du problème comme celui des océans est sûrement ici, savoir ce qu’on ingurgite comme ce que l’on pêche ou l’on rejette pour le manger après.
      Au lieu de répondre à tous les défis de la restaurations par la baisse de la TVA, le gouvernement aurait mieux fait de garder ses ressources fiscales pour avoir une incidence sur le manque de transparence qui règne trop souvent dans ce secteur.
      Lien

  • rrrobotom
    rrrobotom
    Sea lover
    • Posté à 16h09 le 10/02/2010
    • Internaute 70782
      Sea lover

    Et dire que tout le monde est conscient du problème. Et c’est Comme s’il n’y a que le thon rouge qui est concerné ?
    Il est très important de penser aux pêcheurs mais il est plus important de penser à tout le monde. La mer méditerranée est entrain de s’appauvrir en poisson, tous les pays du contours le savent et qu’est ce qu’ils font ? des réunions mais pas d’actions concrètes avec des mesures. Tenez par exp : des chalutiers sont entrain de pêcher en mer basse et ramassent des poissons bébés avec des filets de petite maille. Le contrôle est confié aux pays côtiers mais les poissons pondent leurs oeufs dans les mers basses pour, par la suite, partir dans les hautes mers ; donc ces poissons sont pour tous les pays riverains de la méditerranée. Il faudra donc une police internationale méditerranéenne. Les poissons des océans et des autres mers aussi méritent la même considération. Toute considération nécessite des conventions multilatérales, toute convention doit être appliquée, toute application nécessite un contrôle et tout contrôle doit être suivi par des mesures coercitives.
    Le thon rouge est très bon à manger mais on peut sacrifier 1 ou 2 années jusqu’à ce que la faune se reconstitue et on aura par la suite de quoi le consommer durant plus de dix ans

  • Disciple ressucité
    • Posté à 16h01 le 10/02/2010
    • Internaute 71674

    En 2007 et 2008 la France avait été dénoncée pour pêche illégale, comme l’Italie, la Libye, le Panama, la Chine et la Tunisie.
    Dénoncée par Le NOAA, une administration américaine, dans un rapport remis au Congrès en janvier 2009.

    « Le Figaro » du 26/03/2009
    « Thon rouge : le congrès américain épingle la France
    Notre pays est inscrit sur une liste noire comprenant la Libye, Panama, la Chine, la Tunisie et l’Italie, en raison de son incapacité à contrôler la pêche illégale en Méditerranée...
    ...Les pays épinglés par les Américains ont deux ans pour communiquer leurs données et exposer leur programme...
    ...Si les pays améliorent leurs contrôles ils seront sortis de la liste, sinon ils pourraient subir des sanctions économiques.... »
    Lien

    Dans le journal « La Dépêche » du 03/07/2008 on trouve ce graphique :

    Lien

    • Deamon7
      Deamon7 répond à Disciple ressucité
      Petit agité
      • Posté à 00h54 le 11/02/2010
      • 49273
        Petit agité

      Et à cause de ça nous nous somme fait ravir le titre par l’Espagne en 2008

  • Diosachia
    Diosachia
    ide
    • Posté à 16h33 le 10/02/2010
    • Internaute 104606
      ide

    Rappelons que l’IFREMER c’est l’institut de français de recherche pour l’EXPLOITATION de la mer

    ***

    D’autres scientifiques indépendants demandent le classement en annexe 1 du thon rouge :

    1) Le comité scientifique de l’Iccat qui, gère la pêche au thon, a
    établi en octobre dernier qu’il ne restait que 15% de la population
    d’origine.
    Selon ces mêmes scientifiques, c’est un critère objectif de classement en annexe 1.
    2) Cet avis a été confirmé par la majorité des experts d’un panel de la FAO (organisations des Nations Unies pour l’agriculture et
    l’alimentation), en décembre 2009.
    3) Enfin, l’unité scientifique de la Cites, par la voix de son
    responsable David Morgan, /recommande« //que les parties approuvent la proposition faite par Monaco/ », selon une dépêche AFP du 5/02/2010

  • Xavier Denamur
    Xavier Denamur
    Restaurateur
    • Posté à 16h55 le 10/02/2010
    • Internaute 48550
      Restaurateur

    En tant que restaurateur, je trouve que cet article tombe à pic. On nageait en pleine désinformation sur le sujet. Comme la plupart de mes collègues, je comptais retirer en urgence le thon (pas si rouge) de mes cartes. Je vais donc revoir ma position plus calmement.
    Certes, on doit améliorer nos offres de plats végétariens issus de produits frais locaux pour réduire notre trace écologique et favoriser le développement durable mais servir des menus variés avec du poisson frais sans oublier l’aspect environnemental devient un véritable casse tête pour rester dans des prix raisonnables.
    Lien

    • jyeden
      jyeden répond à Xavier Denamur
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 18h50 le 10/02/2010
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      c’est vrai que c’est un problème (sauf à paris) on trouve difficilement un restau vegetarien
      et ce n’est pas facile non plus dans un restau ordinaire de composer un menu dietetique
      ce qui généralise en plat du jour c’est l’andouillette (quelquefois de qualité) avec frites
      pas vraiment le top pour quelqu’un qui doit surveiller son alimentation
      pourtant les plats végétariens peuvent etre savoureux et coutent en général moins cher à realiser
      il n’y a pas une idée à creuser pour la restauration ?

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