Tribune 08/02/2010 à 16h15

Quand l'Histoire au collège oublie ceux qui l'ont faite

Bernard Girard | Enseignant blogueur

« Mais, monsieur, pourquoi le pharaon était-il si riche ? » A cette question posée ingénument mais néanmoins légitimement par un élève de 6e, il n’y aura pas de réponse, du moins pas de réponse officielle dans un cours d’Histoire en collège : les nouveaux programmes d’Histoire de collège sont muets sur la crue du Nil et le travail des paysans, sans lesquels les pyramides n’auraient pourtant jamais vu le jour.

Mais un élève de 11 ans n’est pas censé comprendre qu’avant le pouvoir du souverain et les œuvres d’art, il y a toujours le travail du « petit » peuple et les richesses qu’il dégage.

Pas de paysans au programme

Chose curieuse : alors que dans l’histoire des hommes, le travail de la terre est, jusqu’à une époque récente, la source principale -quand ce n’est pas quasi-unique- de l’accumulation des richesses, les paysans sont totalement ignorés des programmes scolaires. Jugés peu dignes, sans doute, de compter au nombre des « acteurs de l’Histoire », titre que les auteurs des programmes réservent sans l’ombre d’une hésitation aux « grands personnages », comprenez les chefs politiques et militaires.

Durant toute leur scolarité en collège, les élèves n’auront droit qu’à une fugitive apparition du monde rural, en classe de 5e, dans le cadre de la seigneurie féodale.

Simple négligence ou choix idéologique ? On penchera plus volontiers pour la seconde hypothèse si l’on veut bien considérer que les travailleurs manuels sont totalement absents des programmes, comme si l’on voulait les faire disparaître de la mémoire collective. Les « ouvriers et ouvrières de la Belle Époque » sont rapidement mentionnés en classe de 4e, parce qu’il est effectivement difficile de faire autrement, mais c’est tout.

Si les travailleurs se font discrets au point d’en être invisibles, il n’en va pas de même pour l’entreprise qui fait une entrée remarquée dans les programmes : parmi les capacités demandées aux élèves de 3e -âgés de 14 ans-, il est demandé de « décrire et expliquer l’évolution des formes de production, de la dimension familiale à la firme multinationale ».

Les élèves de 5e, quant à eux, doivent se glisser dans la peau d’une « famille de banquiers ou de marchands ». On peut se demander si la volonté de gommer toute dimension sociologique des programmes de SES, en lycée, n’est pas déjà à l’œuvre avec les programmes d’histoire de collège et si, comme on a pu l’écrire, « le chômage disparaît du programme de SES », l’histoire des travailleurs ne connaît pas le même sort.

Les « grands hommes » valent mieux que le petit peuple

Les nouveaux programmes de collège -applicables depuis la rentrée 2009- font la part belle à l’Histoire étroitement politique : les régimes politiques de la France jusqu’en 1914 ou tout au long du XXe siècle, à décliner impérativement comme une longue litanie, occupent une place extravagante dans le cursus des élèves, sans qu’on se préoccupe sérieusement de ce qu’ils en maîtriseront.

Le socle commun de compétences et de connaissances, joint à la loi d’orientation de 2006, insiste pourtant sur « la volonté de donner du sens à la culture scolaire fondamentale, en se plaçant du point de vue de l’élève ».

Qu’en est-il de cette recommandation quand les compétences attendues de ce dernier, à travers les instructions officielles, privilégient le « récit », en réalité la récitation, la répétition vide de sens ? Les élèves de 6e seront capables de « raconter l’épopée d’Alexandre, le siège d’Alésia », en 5e de « raconter une journée de Louis XIV à la cour ».

Il y a plus d’un demi-siècle, Pierre Goubert destinait son magistral « Louis XIV et vingt millions de Français », non pas aux historiens ou aux étudiants, mais à un large public qui s’ouvrait ainsi à une compréhension du passé qui dépassait largement le cadre étroitement borné des « grands hommes » ou de l’Histoire-batailles que les derniers programmes scolaires -dans la suite, d’ailleurs, de ceux du primaire- remettent au goût du jour.

Si les auteurs affirment que leurs programmes « veillent à l’équilibre entre les différents champs de l’histoire », en réalité, l’Histoire politique nationale -en dépit d’incursions homéopathiques en direction de « civilisations étrangères » qualifiées de « mondes lointains“- est surreprésentée.

En aucune manière, ces programmes lourds et indigestes qui, au passage, ignorent tout des capacités d’apprentissage des élèves, ne permettront à ces derniers de comprendre le monde dans lequel ils vivent, d’y trouver des repères. C’est pourtant là la raison d’être de l’enseignement de l’Histoire.

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  • amonhumbleavis
    amonhumbleavis
    Rue89 fait monter le FN
    • Posté à 16h19 le 08/02/2010
    • Internaute 93168
      Rue89 fait monter le FN

    En 2012, espérons qu’on pourra reprendre les anciens manuels d’histoire...

  • amonhumbleavis
    amonhumbleavis
    Rue89 fait monter le FN
    • Posté à 16h22 le 08/02/2010
    • Internaute 93168
      Rue89 fait monter le FN

    Il me semble que l’évolution de l’agriculture était un chapitre important de l’enseignement en classe de 6ème et de 5ème lorsque j’étais au collège ( il y a 20 ans) , je ne vois pas comment les jeunes pourront comprendre les mutations des civilisations antiques sans cela...

    • Numerosix
      Numerosix répond à amonhumbleavis
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 17h12 le 08/02/2010
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Moi tout ce que j’ai retenu de mes années lycées, c’est ce que j’ai appris dans « Pilote » ( Matin quel journal) ..

      ( et de mes années d’école , dans Spirou)

  • rumpus
    rumpus
    friend/unfriend
    • Posté à 16h27 le 08/02/2010
    • Internaute 96441
      friend/unfriend

    Aux USA, ils ont « Une histoire populaire des Etats-Unis » de Feu Howard Zinn, pour lire une version autre que celle des vainqueurs.

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 17h12 le 08/02/2010
    • Internaute 73621
      (...)

    Quand l’Histoire au collège oublie ceux qui l’ont faite

    ou

    comment ne pas expliquer la lutte de classe à nos enfants

    • pipolino
      pipolino répond à leo s
      .
      • Posté à 20h27 le 08/02/2010
      • Internaute 89242
        .

      On oublie la paysannerie, le monde ouvrier et on veut mettre un drapeau dans chaque classe. Pfff
      Jusqu’où va se nicher la médiocrité !

    • A déménagé le 13-01-2012 5
      A déménagé le 13-01-2012 5 répond à leo s
      non connue
      • Posté à 20h51 le 08/02/2010
      • Internaute 98137
        non connue

      Quel rapport entre la paysannerie et la lutte des classes ?

      Ce sont de vieilles lunes d’historiens fascinés par le marxisme cette histoire. Plus personne n’analyse la France féodale en termes de lutte des classes, à part peut-être des Mélanchons résiduels...

      La réalité était beaucoup plus complexe ; il n’y avait pas d’une part les seigneurs, et d’autre part le monde paysan, les deux s’affrontant de manière inexpiable...

      • Sowinski
        • Posté à 22h10 le 08/02/2010
        • Internaute 45555

        Des fois j’ai envie de collectionner des posts de ce genre pour montrer ensuite aux gamins :

        « vous voyez ce qui peut arriver si vous ne prenez jamais le temps de réfléchir, d’être curieux ? vous finirez comme ça ».

         
        • A déménagé le 13-01-2012 5
          A déménagé le 13-01-2012 5 répond à Sowinski
          non connue
          • Posté à 22h17 le 08/02/2010
          • Internaute 98137
            non connue

          Ah oui ?

          Eh bien allez-y, je vous écoute, expliquez-nous donc la lutte des classes dans la France féodale. Je sens qu’on va rigoler deux minutes...

          PS : ce n’est pas être curieux que de croire aux idées reçues et aux clichés ; c’est au contraire le signe d’un esprit convenu...

          • Sowinski
            • Posté à 22h47 le 08/02/2010
            • Internaute 45555

            si je devais répondre par un seul exemple (pour les autres, pas pour vous, car changer d’avis n’est pas dans vos cordes) :
            la peste noire a mis fin à la féodalité en Europe de l’ouest. Avec la baisse catastrophique de la population et donc de la main d’oeuvre, les nobles en particulier ont du revoir leur copie.

            Pour attirer le paysan, denrée désormais rare, il a fallu faire un petit effort, offrir de meilleures conditions. Pour simplifier, c’est la fin du servage et le début du salariat.

            Mais plus simplement, si vous refusez l’idée de classe sociale, on peut rien faire pour vous. A part quelques rares sociétés papoues égalitaristes, la division de la société en classes existe partout dans le monde et depuis des milliers d’années. Aucun historien même très à droite le nierait - il se contenterait de dire que c’est l’ordre naturel.

            • A déménagé le 13-01-2012 5
              A déménagé le 13-01-2012 5 répond à Sowinski
              non connue
              • Posté à 23h32 le 08/02/2010
              • Internaute 98137
                non connue

              Je ne vois pas en quoi votre réponse démontre l’existence de classes sociales au sens marxiste dans la France féodale.

              La paysannerie médiévale n’est pas une classe sociale partageant les mêmes intérêts et les mêmes combats. Il y a de multiples conditions et statuts différents, et les rapports de classe sont plus souvent à l’intérieur de la paysannerie qu’entre les paysans et le seigneur féodal. Lesquels seigneurs féodaux ne forment pas non plus une classe unie aux intérêts communs.

              On ne peut donc en aucun cas dire que deux classes sociales s’affrontent : paysans contre seigneurs. Il n’y a pas grand chose de commun entre le serf et le petit paysan propriétaire de terres, ou le paysan libre, de même qu’il n’y a pas grand chose de commun entre le riche seigneur propriétaire de grands domaines, l’abbaye, et le petit seigneur ruiné par l’inflation au bénéfice de ses paysans, etc...

              Vous aurez bien du mal à identifier une lutte des classes au sens marxiste dans tout cela.

              • Sowinski
                • Posté à 00h21 le 09/02/2010
                • Internaute 45555

                Je crois que vous accordez beaucoup trop d’importance à Marx et à sa conception des classes sociales (qui a été considérablement mise à jour depuis). Très franchement, moi-même je ne suis pas assez curieux pour aller lire ce qu’il a écrit quand je sais que depuis 120 ans des milliers de gens ont travaillé à faire avancer la discipline.

                Bien sûr que les classes ne sont pas des compartiments « naturels » ultra rigides, cohésifs et aux contours bien propres, plus personne ne pense ça, surtout par rapport à la société d’aujourd’hui. Les CSP de l’INSEE sont une classification, y’en a mille autres possibles. Classifier parfaitement un continuum qui change imperceptiblement chaque jour, c’est par définition impossible.

                Mais au final, le fait est qu’on a toujours une minorité assez faible de gens qui détiennent le gros du pouvoir et des richesses. C’est plus ou moins fort selon les pays (au Mexique c’est pire qu’en Suède, c’est sûr), mais c’est un phénomène fondamental de l’organisation humaine, avec toutes les dynamiques que cela entraîne.

                Après n’étant pas sociologue, si la question vous passionne c’est le moment où jamais de vous y mettre pour voir comment pensent vraiment ces gens là. Vous serez sans doute surpris de la diversité des points de vue. Le dogmatisme primaire y est assez mal vu.

                • A déménagé le 13-01-2012 5
                  A déménagé le 13-01-2012 5 répond à Sowinski
                  non connue
                  • Posté à 00h41 le 09/02/2010
                  • Internaute 98137
                    non connue

                  Je n’ai fait référence à Marx que pour répondre à l’intervenant qui nous mettait de la « lutte des classes“© dans ce problème.

                  Sur le fond, j’ai l’impression que nous sommes à peu près d’accord.

          • A déménagé le 1-6
            • Posté à 22h57 le 08/02/2010
            • Internaute 61755
          • Au sud de nul part-
            • Posté à 07h17 le 09/02/2010
            • Internaute 57434
              Situation

            Bonjour hulk.

            Qui vous parle de luttes des classes ?

            L’histoire est aussi intéressante sans un grand H. Non ?

            Todeti

          • Keldan
            Keldan répond à A déménagé le 13-01-2012 5
            Now future & karpe diem
            • Posté à 11h05 le 09/02/2010
            • Internaute 5164
              Now future & karpe diem

            Alors y’avait les gentils Paysans, ils étaient gentils.
            Et les méchants Seigneurs, ils étaient méchants et ils faisaient du mal aux gentils Paysans.
            Et puis un jour y’a un méchant Seigneur il croise un paysan qui s’appelle Raoul mais des fois il enlève ses lunettes et il s’appelle SuperPeon, et un jour le méchant Seigneur il lui a jeté de la boue.
            Mais comme SuperPeon il est super fort, car il a appris le kungfu avec les esquimaux, il pète la tête au méchant, et après y’a plein de méchant qui lui coure après, il leur pète tous les têtes et tous les gentils Paysans ils sont sauvés et trop contents et le monde il devient super bien parce que y’a plus que des gentils dans le monde.
            Ha oui et y’a aussi une gentille Paysanne avec des gros seins qui embrasse SuperPeon à la fin.

            Le Capital, en version Disniais : D

            • A déménagé le 13-01-2012 5
              A déménagé le 13-01-2012 5 répond à Keldan
              non connue
              • Posté à 20h12 le 09/02/2010
              • Internaute 98137
                non connue

              Sauf que, en l’occurrence, Raoul, c’est le seigneur.

              Lien

              Les noms d’origine bochique, c’est pour les nobles. Les péquenots ont des noms celtes, voire romains.

              Bon, j’admets que fondamentalement, ça ne remet pas en cause votre brillante argumentation. Mais bon...

              • Keldan
                Keldan répond à A déménagé le 13-01-2012 5
                Now future & karpe diem
                • Posté à 15h32 le 10/02/2010
                • Internaute 5164
                  Now future & karpe diem

                C’est ce qui s’appelle se ruiner tout seul comme un grand : D

                Bon bin au moins j’aurais appris le nom d’un vieux roi de France que presque personne connait, c’est cool :)

        12 autres commentaires
      • dy
        • Posté à 01h03 le 09/02/2010
        • Internaute 47181

        Aucun des posts qui précèdent le vôtre, ni l’article commenté, n’établissent de lien entre la paysannerie et la lutte des classes !

        Le monde paysan et le monde ouvrier sont mentionnés comme étant les oubliés de l’Histoire. C’est tout !

         
        • A déménagé le 13-01-2012 5
          A déménagé le 13-01-2012 5 répond à dy
          non connue
          • Posté à 01h11 le 09/02/2010
          • Internaute 98137
            non connue

          Eh si pourtant, le post auquel j’ai répondu parlait de lutte des classes...

          • dy
            • Posté à 01h24 le 09/02/2010
            • Internaute 47181

            ...oui, mais il n’établissait pas le lien entre lutte des classes et féodalité (ceci dit, la courte discussion que vous avez eu avec Sowinski suite à votre amalgame-entre-deux-posts-consécutifs, n’était pas inintéressante).

        2 autres commentaires
      • leo s
        • Posté à 08h47 le 09/02/2010
        • Internaute 73621
          (...)

        en effet beaucoup plus complexe
        est la réécriture des programmes scolaires

        « Le ministère souhaite-t-il faire enseigner les “aspects positifs de l’économie” en SES  ? » interroge dans son communiqué l’Association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses). C’est une crainte avérée depuis la mise à disposition, mercredi, des nouveaux programmes d’économie de la classe de seconde.

        Enseignants et lycéens déplorent, par exemple, l’impasse totale faite sur les problématiques du chômage, du pouvoir d’achat ou encore la portion congrue laissée aux sciences sociales par rapport à l’économie.

        Cette réorientation des apprentissages va de pair avec la création d’une nouvelle discipline, fortement contestée par les professeurs de sciences économiques, et baptisée « principes fondamentaux de l’économie et de la gestion » (Pfeg).

         
        • A déménagé le 13-01-2012 5
          A déménagé le 13-01-2012 5 répond à leo s
          non connue
          • Posté à 08h50 le 09/02/2010
          • Internaute 98137
            non connue

          C’est de bonne guerre : quand les français seront enfin devenus moins ignares en économie, ils goberont moins facilement les sornettes de la gauche sur le sujet. Ça obligera la gauche à changer de disque et à devenir un peu plus sérieuse.

          • leo s
            • Posté à 08h54 le 09/02/2010
            • Internaute 73621
              (...)

            Pourquoi être si modeste

            gros con de droite

            Il y a de la place pour un adverbe dans votre autoprésentation

          • kk
            kk répond à A déménagé le 13-01-2012 5
            au vert
            • Posté à 17h56 le 09/02/2010
            • Internaute 13480
              au vert

            C’est assez drole ; on vous a connu plus rigoureux dans l’argumentaire.
            Qu’est-ce qui m’empêche d’écrire à brûle-pourpoint : C’est de bonne guerre : quand les français seront enfin devenus moins ignares en économie, ils goberont moins facilement les sornettes de la droite sur le sujet. Ça obligera la droite à changer de disque et à devenir un peu plus sérieuse.
            Etonnant non ?

            • A déménagé le 13-01-2012 5
              A déménagé le 13-01-2012 5 répond à kk
              non connue
              • Posté à 20h24 le 09/02/2010
              • Internaute 98137
                non connue

              Non, non : la spécialité des gauchistes, leur domaine d’expertise, c’est l’égale répartition pour tous de la misère.

              Tandis que la spécialité de la droite, son domaine d’expertise, c’est la prospérité économique inégalement répartie.

              • kk
                kk répond à A déménagé le 13-01-2012 5
                au vert
                • Posté à 21h06 le 09/02/2010
                • Internaute 13480
                  au vert

                C’était l’attrape Hulk du jour ; o)

              • Ishtar
                • Posté à 15h44 le 10/02/2010
                • Internaute 26226
                   ? ?

                C’est drôle à dire mais pour une fois je suis d’accord avec ce que vous dites.
                Je mettrais un petit bémol pour la première affirmation :
                « la spécialité du PS leur domaine »....plutôt « que la spécialité des gauchistes... »

                Quant à la deuxième je ne changerais rien.

  • A déménagé le 8-10 2
    • Posté à 17h27 le 08/02/2010
    • Internaute 41917
      nc

    Je comprends que vous soyez indigné par ces nouveaux programmes, s’ils sont basés ainsi :

    //Le socle commun de compétences et de connaissances, joint à la loi d’orientation de 2006, insiste pourtant sur « la volonté de donner du sens à la culture scolaire fondamentale, en se plaçant du point de vue de l’élève »//

    Car avec « en se plaçant du point de vue de l’élève », voilà une resucée du pervers « mettre l’élève au centre ». Pervers, car intervertissant les places ; l’individu-élève est déjà le centre, son propre centre égocentrique à la « c’est mon choix », alors qu’il est au bord du savoir, à la porte (fermée) de connaissances qu’il doit ouvrir (la porte !)

    On ne doit pas, quand on est enseignant, se placer « du point de vue de l’élève » car celui-ci, quand il arrive en cours, ne doit pas avoir dès l’abord de point de vue, il est là pour pouvoir, après seulement étude, observation, lecture, réflexion, apprentissage, se donner le droit mérité d’un point de vue, d’une opinion. Voilà qui me rappelle un élève (et pas un « cancre ») qui, quand j’avais conseillé à la classe de regarder Alice au pays de merveilles (Disney) pendant les vacances, avait dit :
    - Bof…. Moi :
    - Tu as vu ce film, pour pouvoir dire ça ? Lui :
    - Heu… non… Moi :
    - Comment peux-tu avoir une opinion sur un sujet que tu ignores ? Te permettre d’être aussi dédaigneux sans rien connaître d’une oeuvre reconnue par la critique et la postérité ? Imbécile ! (Oui, je sais, c’est de la maltraitance ; -)
    Ce garçon, pareil à cent autres, n’avait fait que suivre la double mode actuelle : 1/ ce qui n’est pas de mon monde ne m’intéresse pas, 12/ ce qui n’est pas de mon époque ne m’intéresse pas. S’il fallait une preuve que l’enseignement de l’Histoire, menacé comme chacun sait, doit être sauvé contre les marchands…

    Attention, « se placer du point de vue de l’élève » n’a rien à voir avec la nécessité de trouver des outils d’acquisition adaptés au dit élève. Mais uniquement les outils, l’acquisition elle restant inamovible, inaccessible à ses desiderata : l’histoire existe avant lui, après lui et sans lui en tant qu’individu unique, sans autre chose que la trace qu’il y laissera peut-être s’il devient Jésus, Napoléon ou Brigitte Bardot !

    PS Par ailleurs, je partage votre critique. On n’a pas à évacuer de l’histoire ceux qui la font, fût-ce dans l’anonymat.

    • amonhumbleavis
      amonhumbleavis répond à A déménagé le 8-10 2
      Rue89 fait monter le FN
      • Posté à 17h34 le 08/02/2010
      • Internaute 93168
        Rue89 fait monter le FN

      C’est drôle, là où vous voyez en premier lieu la dérive d’une méthode pédagogique en méthode de déterminaison du contenu de l’apprentissage, je vois en premier lieu une volonté politique de réduire le peuple, de réduire les peuples au rôle de simples figurants dans l’histoire de l’humanité.

      Mais vous pouvez avoir raison, il se peut qu’il ne s’agisse que d’une erreur de plus de notre gouvernement, que d’une étourderie ... ils en sont capables et c’est bien le pire.

      • A déménagé le 8-10 2
        • Posté à 17h57 le 08/02/2010
        • Internaute 41917
          nc

        Lisez bien mon PS !

         : -)

         
        • amonhumbleavis
          amonhumbleavis répond à A déménagé le 8-10 2
          Rue89 fait monter le FN
          • Posté à 18h11 le 08/02/2010
          • Internaute 93168
            Rue89 fait monter le FN

          Je l’ai lu ! C’est bien pour cela qu’ j’ai parlé de « premier lieu » ...

          On dirait que vous êtes poursuivis par des nazeurs fous... qu’est ce que vous avez bien pu dire à des trolls ? ? ?

          • amonhumbleavis
            amonhumbleavis répond à amonhumbleavis
            Rue89 fait monter le FN
            • Posté à 18h17 le 08/02/2010
            • Internaute 93168
              Rue89 fait monter le FN

            Bah tiens moi aussi , vous êtes contagieux ? ,

            • A déménagé le 8-10 2
              • Posté à 19h25 le 08/02/2010
              • Internaute 41917
                nc

              Marrant, je me suis fait la même réflexion il y a une heure...

              Quand je suis nazé après avoir mis un texte écrit en m’en donnant la peine et non deux lignes vite fait comme ça m’arrive, que ce nazage n’est accompagné d’aucun commentaire critique, je m’en bats les couettes !

              (Et même, ça me confirme que j’ai dû viser juste !)

              Donc, svp faites comme moi : laissons pisser les mérinos !

        4 autres commentaires
      • Au sud de nul part-
        Au sud de nul part- répond à amonhumbleavis
        Situation
        • Posté à 07h19 le 09/02/2010
        • Internaute 57434
          Situation

        Réduire le peuple en tant que figurant de l’histoire ?

        C’est vrai.

        Comme dans les universités française de lettres : les élèves servent de figurants pour.....la recherche. Pourtant, les profs sont -nous dit-on- de gauche : étonnant, non ?

        Todeti

         
        • amonhumbleavis
          amonhumbleavis répond à Au sud de nul part-
          Rue89 fait monter le FN
          • Posté à 09h04 le 09/02/2010
          • Internaute 93168
            Rue89 fait monter le FN

          Et donc ?

          En quoi est-ce en opposition avec mon commentaire ?

          En quoi cela apporte-t-il un éclairage nouveau ?

        1 autres commentaires
    • framboise92
      framboise92 répond à A déménagé le 8-10 2
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 06h40 le 09/02/2010
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Prêt pour la « performance » ?

      ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

      > Subject : la « nouvelle » politique éducatice : lancement à Tlse
      >
      >

      >
      > Rectorat de Toulouse : signature du premier contrat d’objectifs dans
      > le premier degré
      >
      > Le premier contrat d’objectifs dans le premier degré a été signé jeudi
      > 4 février 2010 par le rectorat de Toulouse, avec la circonscription de
      > Gourdon (Lot) : il vise à « améliorer la performance » des élèves et
      > des pratiques professionnelles des enseignants. Le diagnostic est
      > établi à partir des évaluations nationales de CE1/CM2, permettant
      > ainsi de définir les priorités en termes de progrès. Établi pour trois
      > ans, le contrat d’objectifs est piloté par des indicateurs chiffrés,
      > dont le degré d’atteinte est mesuré chaque année dans un « rapport
      > annuel de performance de la circonscription ».
      >
      > « Le contrat d’objectifs est la capacité collective à repérer les
      > points faibles et arrêter les cibles que l’on veut atteindre trois ans
      > plus tard », explique à AEF Jean-Jacques Lacombe, inspecteur
      > d’académie du Lot. « Les enseignants ne sont pas opposés à la
      > performance quand on leur explique qu’elle est ’la réalisation de
      > l’attendu’ ».
      >
      > Pour Olivier Dugrip, recteur de Toulouse, « cette contractualisation
      > permet de décliner, dans le premier degré, au niveau territorial, les
      > objectifs nationaux qui sont fixés par les projets annuels de
      > performance et par le projet académique qui est en cours de
      > finalisation ». L’académie a mis en place des contrats d’objectifs
      > avec l’ensemble des établissements du second degré depuis 2006 et
      > devrait généraliser cette démarche pour le premier degré dans les huit
      > inspections académiques de la région Midi-Pyrénées.
      >
      > « RÉFLEXION D’ÉQUIPE »
      >
      > « Nous avons voulu éviter à tout prix l’outil technocratique et
      > privilégier une réflexion d’équipe partagée », explique Jean-Jacques
      > Lacombe, IA-DSDEN du Lot. Pour élaborer ce contrat d’objectifs de la
      > circonscription de Gourdon, une première réflexion a été menée en
      > conseil d’IEN, avant d’être reprise collectivement et retravaillée par
      > l’équipe de circonscription et les 68 directeurs d’école de la
      > circonscription pendant six mois. « Il faut que la notion de
      > performance se différencie du simple projet de circonscription »,
      > précise-t-il.
      >
      > Aucun moyen supplémentaire n’est dégagé par le rectorat ou
      > l’inspection académique pour mettre en oeuvre les contrats
      > d’objectifs, mais une « redéfinition totale des missions des
      > conseillers pédagogiques » a été engagée par l’équipe de
      > circonscription. « Il faut optimiser le temps d’accompagnement des
      > équipes et notamment des directeurs d’école et leur dégager du temps
      > de formation afin qu’ils intègrent cette nouvelle logique », note l’IA
      > du Lot. Du temps de remplacement est également dégagé par l’équipe de
      > circonscription et mis à la disposition des directeurs d’école.
      >
      > LES TROIS AXES DU CONTRAT D’OBJECTIFS
      >
      > Le contrat d’objectifs est orienté autour de trois axes.
      >
      > Axe 1 : Réguler la fluidité des parcours des élèves, diminuer le taux
      > de redoublement et améliorer les taux de passage
      > « Nous avons remarqué qu’il existait de gros écarts entre les écoles,
      > en particulier sur les taux de maintien et de retard qui n’amenaient
      > pas une bonne acquisition du socle de compétences », déclare
      > Jean-Jacques Lacombe. « Ces écoles en arrivaient à des maintiens
      > abusifs et inefficaces pour les élèves alors même que la
      > circonscription n’a pas de mauvais résultats aux évaluations
      > nationales. La circonscription a mis en place un outil qui permet de
      > visualiser l’ensemble des résultats du territoire. Les informations
      > sont partagées entre la circonscription et les écoles et entre les
      > écoles et les regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) qui sont
      > très nombreux sur le territoire », détaille l’inspecteur d’académie du
      > Lot. « Pour déterminer l’origine de ces retards, il faut discerner les
      > facteurs endogènes, ceux qui dépendent de la responsabilité des
      > professeurs d’école, et les facteurs exogènes liés à des secteurs
      > ruraux très isolés ou à des zones en difficulté sociale », e
      > xplique Jean-Jacques Lacombe.
      >
      > La circonscription fait dorénavant un croisement systématique entre le
      > maintien, le programme personnalisé de réussite éducative (PPRE), les
      > résultats aux évaluations nationales et les Rased. L’un des
      > indicateurs vise à fixer le taux de retard à la fin du CM2 en dessous
      > du seuil de 3 % d’ici à trois ans. Il est actuellement « entre 6 et 7
      > % ».
      >
      > Axe 2 : Accroître la performance des enseignants au regard des
      > nouveaux enjeux pédagogiques (socle commun, évaluations, aides aux
      > élèves et aide aux futurs
      > enseignants)
      > « Les enseignants ont du mal à entrer dans le ’savoir évaluer par les
      > compétences’ et à sortir d’une logique disciplinaire », note
      > Jean-Jacques Lacombe. L’un des objectifs est de consacrer au moins 30
      > % des conseils de cycle à l’aide aux élèves. Le taux est aujourd’hui
      > de 15 %, ce qui est « nettement insuffisant » selon l’IA du Lot. Les
      > résultats attendus portent sur la mise en place de conseils de cycle
      > pour organiser la validation du socle, l’intégration des enjeux
      > pédagogiques du socle commun dans les pratiques de classe,
      > l’optimisation de l’autonomie des élèves dans leurs apprentissages, en
      > sensibilisant les enseignants à cette priorité, la constitution d’un
      > vivier stable d’enseignants référents, l’augmentation du nombre
      > d’enseignants en capacité de co-intervenir dans le cadre d’animations
      > et l’augmentation du nombre de candidats au certificat d’aptitude aux
      > fonctions d’instituteur ou de professeur des écoles maître formateur
      > (CAFIPEMF) issus de ce groupe de travail.
      >
      > Axe 3 : Développer la diversité de l’enseignement des langues vivantes.
      > La stratégie vise enfin à renforcer la formation des enseignants en
      > anglais pour une meilleure
      > autonomie concernant l’enseignement de cette langue, même si « 
      > l’apprentissage de l’espagnol et de l’allemand est également à
      > développer », rappelle le recteur Olivier Dugrip.
      >
      > REDÉFINITION DES MAQUETTES DES PROJETS D’ÉCOLE
      >
      > Parallèlement à cette démarche de performance, l’inspection académique
      > du Lot a redéfini une maquette des projets d’école, centrée sur les
      > compétences. « Les projets d’école sont maintenus mais ils ciblent
      > aussi les compétences à atteindre », précise Jean-Jacques Lacombe. « 
      > Il y a une nécessité de cohérence dans la démarche et le principe
      > entre l’équipe de circonscription et le projet d’école qui est
      > maintenant un contrat d’école. »

      • A déménagé le 8-10 2
        • Posté à 08h16 le 09/02/2010
        • Internaute 41917
          nc

        Me faire ça le matin alors que je n’ai pas encore mangé, bravo !

        J’y reviens dans la journée, tout n’est pas à jeter mais il y a des perles de culture ifumiste à récolter délicatement !

      • A déménagé le 8-10 2
        • Posté à 10h50 le 09/02/2010
        • Internaute 41917
          nc

        Allons y sur les perles :

        //Les enseignants ne sont pas opposés à la performance quand on leur explique qu’elle est « la réalisation de l’attendu »//

        Ouah dis donc, les zenseignants ben i savaient pô qu’ils sont là pour faire progresser leurs élèves ! Si ça se trouve, i croivent encore que leur boulot se limite à mettre du bois dans le vieux Godin qui trône au fond de la classe !

        ( La « réalisation de l’attendu », si je m’étais attendu à ça ! C’est aussi joli que le schéma actanciel et le référentiel rebondissant !)

        //cette contractualisation permet de décliner, dans le premier degré, au niveau territorial, les objectifs nationaux qui sont fixés par les projets annuels de performance et par le projet académique qui est en cours de finalisation//

        Ce brave Olivier Dugrip aime la surcharge. Je réécris son texte, amputé de « qui sont » et « qui est » :

        « cette contractualisation permet de décliner, dans le premier degré, au niveau territorial, les objectifs nationaux fixés par les projets annuels de performance et par le projet académique en cours de finalisation ».
        Ben oui, c’est moderne de faire court !

        // Nous avons voulu éviter à tout prix l’outil technocratique et privilégier une réflexion d’équipe partagée//

        Pour éviter « l’outil technocratique »… c’est pas gagné ! On a commencé par réunir des gens longuement et produire du jus de crâne, on poursuit en transformant de plus en plus les enseignants en machines à cocher des cases dans des tableaux Excel où leurs élèves atterrissent comme des papillons enfermés dans les boites des lépidoptérophiles. Les profs : de plus en plus de remplisseurs de fiches, de moins en moins des gens à qui on permet cet acte central du métier : enseigner. Bavordavel de maverde, quand je pense à toutes ces évaluations dont le seul intérêt était de m’apprendre, sur les élèves, ce que je savais déjà ; et de me faire perdre un temps de plus en plus précieux (car de plus en plus réduit) à réparer les dégâts du primaire où l’apprentissage des fondamentaux cède inéluctablement le pas à des « activités » qui transforment les écoles en centres de loisirs !

        //Aucun moyen supplémentaire n’est dégagé par le rectorat ou l’inspection académique pour mettre en oeuvre les contrats d’objectifs//

        Je l’attendais celle-là ! Travaillez plus, mais sans temps ni argent ad hoc !

        // Pour déterminer l’origine de ces retards, il faut discerner les facteurs exogènes liés à des secteurs ruraux très isolés//

        Rappelons à Monsieur qu’avec l’informatique, l’isolement perd de sa nocivité. Apprenons-lui que cet isolement peut avoir des avantages en termes de sécurité, de qualité de vie. Ma belle-fille enseigne en milieu rural et montagnard : c’est son meilleur poste depuis le début de sa carrière. Des parents confiants, des gosses structurés et fiers de leur vie agricole. Et qui se marrent quand l’inspectrice arrive dans la neige en talons aiguilles (c’est vrai, s’adapter aux mœurs des bouseux, ce serait déchoir)

        //Les enseignants ont du mal à entrer dans le « savoir évaluer par les compétences » et à sortir d’une logique disciplinaire » note Jean-Jacques Lacombe (au passage, il serait bon que Mr Lacombe apprenne à ne pas prendre le « pour le “ . Un petit retour sur les bancs de l’école, mmm ?)

        Dit autrement : ils refusent de se plier aux excès ifumistes.
        Tout n’est pas négatif, bien sûr, dans ce projet. Mais que d’enflure, que de jargon !

         
        • framboise92
          framboise92 répond à A déménagé le 8-10 2
          je choisis la campagne, la (...)
          • Posté à 06h45 le 10/02/2010
          • Internaute 24519
            je choisis la campagne, la (...)

          Tout n’est qu’enflure et mépris et non considération ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

        1 autres commentaires
  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 17h32 le 08/02/2010
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Les jeunes n’ont pas besoin de savoir l’Histoire pour comprendre qu’il y a des riches et des pauvres et qu’il y en a toujours eu et que seuls les riches ont droit à la parole dans les livres et dans la vraie vie.

    Chacun à sa place, c’est le crédo de nos gouvernants et que pas une tête ne dépasse. Il ferait beau voir qu’on apprenne des idées subversives à nos chères têtes blondes (les autres ayant été expulsées), comme, on pourrait mener le monde autrement il n’y a pas que le capitalisme, des paysans luttent contre les multinationales, des ouvriers luttent contre les multinationales et des enseignants voudraient en parler ? ? ? ? ? ...

    L’enseignement recule de plusieurs dizaines d’années ... : -((

    • Désinscrit le 15-7
      Désinscrit le 15-7 répond à caro
      nc
      • Posté à 17h53 le 08/02/2010
      • Internaute 992
        nc

      Grâce à l’imprimerie et aux journaux, au chemin de fer, au téléphone, au télégraphe, à la radio, aux avions, les idées se propagent très vite, voire instantanément, à l’ensemble du territoire américain. H.G. Wells perçoit bien les potentialités immenses de ces inventions lorsqu’il écrit dans le New York Times :

      « Un nouveau monde s’ouvre aux méthodes politiques avec les moyens de communication modernes – la possibilité formidable que nous donnent l’imprimerie, le téléphone, la TSF et ainsi de suite, de transmettre des conceptions stratégiques ou techniques à quantité de centres qui coopèrent ensemble, d’obtenir des réponses rapides et d’avoir des discussions efficaces. Des idées, des expressions se voient conférer plus d’efficacité qu’une personnalité, quelle qu’elle soit, et plus de force que l’intérêt partisan. Porté à la connaissance de tous, le projet commun peut être défendu contre la perversion et la trahison. Il peut être élaboré avec fermeté et sur une base très large, sans que son développement soit contrarié par les malentendus personnels, provinciaux ou partisans. » Extrait de : Propaganda : Comment manipuler l’opinion en démocratie - E.Bernays

    • Au sud de nul part-
      Au sud de nul part- répond à caro
      Situation
      • Posté à 07h22 le 09/02/2010
      • Internaute 57434
        Situation

      Non ? Sous la gauche c’était différent ? Je vais relire bourdieu et son adversaire rancière, alors.

      Quelle propagande amusante.

      Todeti

      • caro
        caro répond à Au sud de nul part-
        délinquante avérée
        • Posté à 10h47 le 09/02/2010
        • Internaute 6484
          délinquante avérée

        ça fait plaisir de trouver un riverain qui a le sens de l’humour aussi développé : -))

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