02/02/2010 à 12h28

L'interrobang ? ! Mais c'est quoi d'abord ce truc ‽

Soline Ledésert | Journaliste


Jamais vous ne l’avez vu sur un clavier d’ordinateur. Mais sachez qu’un point de ponctuation combinant exclamation et interrogation existe. « Ah oui ? ! », vous dites-vous peut-être, dans un élan de surprise et de curiosité.

Oui : c’est le point « exclarrogatif » - « interrobang » en anglais. « Ah oui ‽ » auraient donc plutôt écrit les défenseurs du ’‽ ». C’est joli, mais le signe, pourtant vieux de 50 ans, n’est ni très répandu ni très reconnu. Un enthousiasme récent, aidé par la viralité du Net, pourrait néanmoins annoncer une nouvelle popularité.

En VO : le signe américain du « What the fuck ? ! »

Martin K. Speckter, publicitaire américain, l’a crée en 1962. C’était pour véhiculer, en un signe typographique, l’émotion du « Hein ? ! » français. A l’époque, en anglais, du « What the hell ? ! ».

L’idée : fondre en un caractère les points d’interrogation et d’exclamation accolés dans la combinaison « ? ! » qu’on voyait de plus en plus dans l’écriture anglophone. Speckter a donc superposé les deux et retenu le suffixe « bang », « point d’exclamation » dans le jargon des imprimeurs.

Le signe a été reconnu par quelques dictionnaires et agences de typographies. Il aurait été assez en vogue dans les années 1960, avant de finalement sombrer dans un certain oubli.

Récemment, en quelques recoins du Web (anglophone, principalement), on a vu s’exprimer le désir de faire revenir l’interrobang.

La tendance irait dans le même sens que la nouvelle jeunesse du « What the hell ! » remis au goût du jour dans sa version « What the fuck ! » et son abréviation écrite : WTF. Exemple lu sur Twitter, à l’annonce du nouveau produit d’Apple (dont le nom évoque malheureusement l’anglais de « tampon hygiénique ») : « iPad ? C’est ça le nom ? Vraiment ? Sérieux ? J’aurais bien besoin d’un interrobang sur ce coup. ». Un exemple parmi d’autres.

Pourquoi ça prendrait/ne prendrait pas

Difficile de dire si le point de ponctuation pourrait s’installer ou non dans l’usage courant. Pour l’instant, cette redécouverte génère plus de commentaires que d’utilisations spontanées du signe. Il faut dire que plusieurs obstacles en limitent l’usage.

Sylvie Prioul, coauteur de « La ponctuation ou l’art d’accommoder les textes », rappelle :

« Depuis le XVIIIe siècle, on dispose d’une dizaine de points de ponctuation à usage technique, nombre qu’on n’a pas augmenté mais plutôt diminué, comme avec le délaissement du point virgule.

Dans les années 1960, il y a eu, en effet, cette mode de points différents, des points qui signalent des émotions : le point d’ironie, le point de sarcasme, le point d’amour, par exemple. Mais c’était le fait d’écrivains ou d’essayistes -comme Raymond Queneau ou encore Hervé Bazin dans “Plumons l’oiseau” en 1966. Ces points n’ont jamais percé dans l’usage courant. »

La page Wikipédia en français sur le « point exclarrogatif » est née en 2005 d’une traduction de la page anglaise et s’est plutôt enrichie à un bon rythme. Mais l’interrobang reste inconnu et/ou peu usité - ou alors dites-le nous !

Il est pourtant disponible avec l’unicode U+203D et a été repris par certaines polices de caractère sur Microsoft dans les symboles Wingdings 2, sur Lucida Unicode, Arial Unicode MS et Calibri.


Un tatouage interrobang (Adactio/Flickr)

Deuxième obstacle : la lenteur les évolutions de la ponctuation, bien qu’Internet a tendance a les accélérer, comme l’expansion des émoticones l’a déjà illustré. Au ministère de la Culture, Michel Alessio, chargé de mission à l’Observatoire des pratiques linguistiques, explique :

« On n’étudie pas les évolutions moins visibles de la ponctuation comme on étudie l’orthographe ou la grammaire, ce qu’indique l’actualisation régulière du dictionnaire de l’Académie française alors que rien de tel n’est fait pour la ponctuation. »

Au service du dictionnaire de l’Académie française, les observateurs n’ont pas relevé l’usage du point exclarrogatif et l’on émet l’hypothèse qu’utiliser un tel point, comme on utilise des points d’exclamation répétés, pourrait révéler un appauvrissement du vocabulaire et des nuances.

Enfin, pourquoi user d’un point de ponctuation quand, même en français, à l’instar du LOL, on utilise de plus en plus les trois lettres WTF ?

L’ambiguïté du marqueur « quel » bien traduite par le point exclarrogatif

Ceci dit, rien n’empêche non plus le point de voir un jour son usage se répandre. Jean-Pierre Desclés, professeur à la Sorbonne en linguistique et sémantique, note :

« Il n’est pas idiot. Ce point traduit même plutôt très bien l’ambiguïté du marqueur “quel” en français, ambiguïté que l’on retrouve aussi dans le “what” anglais. On utilise “quel” à la fois pour l’exclamation (“Quel artiste !”) et pour l’interrogation (“Quel artiste ?”). En cela, c’est une invention assez justifiée. »

Interrogé sur l’avenir possible de l’« exclarrogation », il rappelle la genèse historiquement aléatoire du point et de la virgule, et précise :

« On ne peut pas prédire l’adoption sociale de tel ou tel fait linguistique. La création individuelle peut être suivie par une petite communauté comme par une plus grande masse, comme elle peut ne pas l’être ou l’être quelques années puis retomber par la suite. Si elle aide à l’expression et à la lecture : pourquoi pas ? »

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  • galdo
    galdo
    (none)
    • Posté à 13h10 le 02/02/2010
    • Internaute 54396
      (none)

    Mais si ce n’est que la conjonction du ! et du ? , quel est l’intérêt de créer un nouveau caractère ? Il suffit de continuer d’utiliser les deux ensemble.
    Dans ce cas là, pourquoi ne pas remplacer le « ch » par un nouveau caractère, et le « th » anglais aussi, par exemple ?

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 13h12 le 02/02/2010
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Les bien-pensants anglo-américains n’utilisent pas ’What the fuck’ ou WTF. Les plus puritains d’entre eux n’emploient même pas ’what the hell...’, préférant le très-acceptable ’what the heck...’ Les Français feraient bien de ne pas utiliser WTF à tort et à travers. Dans beaucoup de milieux, son usage discrédite l’orateur : il s’agit en effet d’une ’profanity’ à connotation blasphématoire. Regardez une chaîne de télé anglaise ou américaine, et vous noterez que WTF est pratiquement inutilisé. Une bonne chanson de rock l’employant à profusion (à titre de provocation) n’a que peu d’effet sur la pratique courante entre bien-pensants... ou bien-disants. Le ’parler vrai’ entre copains ignore évidemment ces bienséances.

    Pour ce qui est du point exclarrogatif, je n’ai pas de position. La pérennité d’un usage est difficile à prévoir, qu’il s’agisse de lexique ou de ponctuation. Qui se souvient des ’zazous’ de Saint-Germain-des-Près en 2010 ? C’était pourtant un joli mot très évocateur.

    Par contre, votre texte illustre la déperdition progressive du mode subjonctif après ’bien que’. Pour moi, c’est une faute. Non pas en soi (l’usage commun prévaut toujours à la longue), mais parce qu’elle éradique la dimension concessive ou nuancée de l’expression, dont nous avons pourtant bien besoin en français, qui ne brille pas particulièrement par ses capacités d’expression de l’affect dans la langue parlée ou écrite.

    On pourra parler à l’infini de cette dernière opinion quand vous aurez le temps.

    • Tita
      Tita répond à Jaycib
      oiseau
      • Posté à 13h23 le 02/02/2010
      • Internaute 7659
        oiseau

      Vous avez là deux remarques des plus pertinentes. J’applaudis des deux mains.

    • Lemmy_Nothor
      Lemmy_Nothor répond à Jaycib
      - Gone fishing !
      • Posté à 13h26 le 02/02/2010
      • Internaute 12434
        - Gone fishing !

      Curieusement le mot fuck a encore énormément d’impact dans la société américaine...il y a beaucoup plus de lieux ou son utilisation est interdite, que le contraire.
      Avec deux copains, en Virginie, dans un truck stop, la serveuse a refusé de nous servir parce que l’un d’entre nous avait dit quelque chose comme, that’s a fuckin’ good choice....à l’instant elle nous a demandé de sortir....on croyait que c’était une blague, mais quand elle a repeté ce que nous avions dit, c’est le restaurant au complet qui nous a signifié de nous casser....
      Ne pas employer en présence d’un flic des highway patrol...

      Pour ce qui est de...... » Qui se souvient des ’zazous’ de Saint-Germain-des-Près en 2010 ? C’était pourtant un joli mot très évocateur. »

      Moi.....ma mère était zazou.....

      • joisey_boy
        joisey_boy répond à Lemmy_Nothor
        expat
        • Posté à 05h05 le 03/02/2010
        • Internaute 99008
          expat

        Ce n’est pas une question d’interdiction.

        C’est une question de politesse.

        Vous n’étiez peut-être pas censé être au courant de la courtoisie et de la politesse des gens du Sud des États-Unis, mais vous auriez quand même dû savoir que le mot « fuck » est une obscénité.

        Personne n’aime se faire insulter, surtout par des étrangers (et des Français par dessus le marché... dans un État du Sud).

        Vous vous en êtes tirés à bon compte.

    • Scotian
      Scotian répond à Jaycib
      • Posté à 14h29 le 02/02/2010
      • Internaute 71808

      « ...en français, qui ne brille pas particulièrement par ses capacités d’expression de l’affect »

      C’est peut-être hors-sujet, mais ça me fait penser aux textos que j’envoie à ma copine bilingue français-anglais. Je me suis aperçu que, presque à contrecœur, j’utilise plus naturellement l’anglais pour transmettre des sentiments dans un espace limité. Quand je commence en français, il me semble qu’il manque souvent du contexte, tandis qu’en anglais le sens vient plus facilement. Peut-être est-ce dû à tous les petits mots (« up », « on »,« out »...) que l’on peut ajouter aux verbes pour en modifier leur sens.

      Votre remarque va me faire réfléchir aujourd’hui...

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 13h19 le 02/02/2010
    • Internaute 7659
      oiseau

    Évidemment, quand on ne connait pas, on n’utilise pas.

    Quand on connait et qu’on n’est pas sûr que tous les interlocuteurs le connaissent, on va hésiter.

    On peut éviter de l’utiliser afin que tout le monde puisse nous comprendre (c’est aussi alors une maque de respect envers nos interlocuteurs). Cet évitement est d’autant plus facile que le nombre de lettres à rajouter pour exprimer la même idée n’est pas si énorme.

    On peut aussi oser l’utiliser mais au risque de n’être compris que des initiés. A ce moment, ce devient un effet de mode, un moyen de reconnaissance entre initiés et de rejet des autres interlocuteurs. Dans cette option, ce pourra ne rester qu’un effet de mode (et donc retomber dans l’oubli) ou se généraliser si tout le monde veut ressembler à ces initiés.
    La probabilité de cette généralisation ne m’apparait néanmoins pas transcendante surtout si, pour l’écrire, la manipulation demande plus d’un clic.

    • Jean-Luc LUMEN
      Jean-Luc LUMEN répond à Tita
      en invalidité
      • Posté à 15h04 le 02/02/2010
      • Internaute 47198
        en invalidité

      « “c’est aussi alors un manque de respect envers nos interlocuteurs” » ...Tita pourriez vous transmettre ce passage de votre texte à Yann Guégan de Rue89 

      merci

      • Tita
        Tita répond à Jean-Luc LUMEN
        oiseau
        • Posté à 15h17 le 02/02/2010
        • Internaute 7659
          oiseau

        A mon grand regret, je ne le pourrait pas.

        Mon vieux clavier ne répond pas toujours quand je tape « e » ou « r » et parfois, certaine coquilles demeurent.

        En l’occurrence, la phrase du texte est celle-ci « c’est aussi alors une maque de respect envers nos interlocuteurs » (sic) tandis que je voulais exprimer « c’est aussi alors une marque de respect envers nos interlocuteurs ».
        En effet, par respect envers nos interlocuteurs, il convient de s’exprimer de manière à s’en faire bien comprendre, et donc, à éviter les mots et les signes de ponctuation qui ne seraient pas connus.

         
        • Jean-Luc LUMEN
          Jean-Luc LUMEN répond à Tita
          en invalidité
          • Posté à 15h22 le 02/02/2010
          • Internaute 47198
            en invalidité

          tout à fait de votre avis.

          pourriez retourner sur la page 1 pour comprendre pourquoi je vous avez demandé d’envoyer votre passage à Yann Guégan de Rue89.

          Merci

        1 autres commentaires
  • Corti
    Corti
    Onaniste Otaku
    • Posté à 13h15 le 02/02/2010
    • Internaute 46986
      Onaniste Otaku

    Personnellement, pour une question de visiblité, j’le trouve pas top ce symbole.
    Pour faire la différence entre « ! » et « ‽ », faut avoir de bon yeux. A la vite, je lirai ça comme un gros point d’exclamation.

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 13h30 le 02/02/2010
    • Internaute 82025
      non connue

    Ça me rappelle une variante du langage Brainfuck (programmation d’une machine de Turing) qui s’appelait langage Ook, lisible en principe par des orangs-outans.
    Par exemple, le code ci-dessous affiche « hello » :

    Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook ! Ook ? Ook. Ook ? Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook ? Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook ? Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook ? Ook. Ook. Ook ? Ook. Ook ? Ook. Ook ? Ook. Ook ? Ook. Ook ! Ook ! Ook ? Ook ! Ook. Ook ? Ook. Ook. Ook. Ook. Ook ! Ook. Ook. Ook ? Ook. Ook. Ook ! Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook ! Ook. Ook ! Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook ! Ook. Ook. Ook ? Ook. Ook. Ook. Ook. Ook ! Ook. Ook ? Ook. Ook ? Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook ! Ook. Ook. Ook ? Ook ! Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook. Ook ! Ook. Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook. Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook ! Ook. Ook. Ook ? Ook. Ook. Ook ! Ook. Ook. Ook ? Ook ! Ook.

  • Pénéqué
    Pénéqué
    Mineur de fond
    • Posté à 13h30 le 02/02/2010
    • Internaute 75648
      Mineur de fond

    Je n’ai rien contre ce signe, mais comme tout signe typo, il faut une étude dessin pour avoir une lisibilité optimale.
    La typographie est du dessin pur, avec ses tensions dans ses courbes, son gris optique, garantir le confort de l’œil du lecteur. C’est la moindre des choses pour qu’elle ait sa signification.

    Adrian Frutiger, revient nous dessiner ça !

  • Enikao
    Enikao
    []
    • Posté à 13h31 le 02/02/2010
    • Internaute 87061
      []

    Voir les créations de Marcel Bernhardt sur les autres ponctuations créatives : point d’ironie (bien utile pour chasser les trolls...), de doute, d’amour, d’indignation, d’acclamation...

    Lien

  • Jean-Luc LUMEN
    Jean-Luc LUMEN
    en invalidité
    • Posté à 13h37 le 02/02/2010
    • Internaute 47198
      en invalidité

    J’aurais un « signe » à mettre ...mais je ne sais pas mettre de photos

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 13h39 le 02/02/2010
    • Internaute 29846
      menuisier

    Les Anglais font chier :

    Ils suppriment le point G et inventent l’interrobang.

    Ils n’ont pas les mêmes priorités que nous.

    • Pénéqué
      Pénéqué répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
      Mineur de fond
      • Posté à 13h49 le 02/02/2010
      • Internaute 75648
        Mineur de fond

      Oui mais le point, vous le mettez devant, derrière ou dans le « G » ?
      Ok, je l’ai faite…

    • Edouard Chastagnier
      • Posté à 13h49 le 02/02/2010
      • Internaute 101113
        Bogue la galère

      C’est pas ça, La Menuise : c’est que les Brits ont les doigts trop courts, tout bêtement.

      L’interrogangbang, c’est quand ils partent à la recherche du point G dans leurs trous de nez.

      Quoi ! Comment ! V’là qu’ils nous sortent une tarabiscoterie qu’on peut très bien exprimer au clavier avec un simple point d’exclamation. Encore un plan pour relancer les ventes de claviers, je te dis.

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 13h52 le 02/02/2010
    • Internaute 73621
      (...)

    ça ressemble à la faucille et au marteau

    ça peut plaire

    hein

  • amonhumbleavis
    amonhumbleavis
    Rue89 fait monter le FN
    • Posté à 13h56 le 02/02/2010
    • Internaute 93168
      Rue89 fait monter le FN

    Je trouve qu’utiliser ce signe revient à ôter une priorisation entre l’interrogation et l’exclamation.
    Quand j’écris :
    Quoi ! ? et Hein ? ! pour moi ce n’est pas la même chose ...

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 14h18 le 02/02/2010
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    Putain, gainsbourg l’aurait connu qu’il l’aurait chanté ce mot j’en suis sûr...

    « La belle aimait un gars très laid, c’est moi
    Interrobang en bandoulière !
    Je bande quand même a sa beauté
    Pas à son gout... »

  • fibrex
    fibrex
    retraité
    • Posté à 14h21 le 02/02/2010
    • Internaute 93679
      retraité

    Comment le composer ( ? !) ... ; - )

    • Simon147896325
      Simon147896325 répond à fibrex
      en lévitation au dessus du nain
      • Posté à 17h23 le 02/02/2010
      • Internaute 78808
        en lévitation au dessus du nain

      Pour obtenir le point de stupéfaction, il faut taper la séquence
      Alt+0+93 (à 96) en police Wingding2

  • boboétie
    • Posté à 14h54 le 02/02/2010
    • Internaute 2816

    À propos du ’quel’ : ¡ et ¿ indiquant le début de l’exlamation ou de l’interrogation... et le tour est joué. ¿Qué piensa Usted de ? (sans garantie)
    Et jadis, ¿ (ALT + 0191) n’a-t-on pas préconisé le signe = en fin et en début de ligne ? histoire de ne pas croire que tel mot coupé était en fait un mot composé... avec un trait d’union !
    Comme l’ont déjà dit d’autres, ce signe n’est pas assez lisible (question d’habitude ?).

  • JadotA
    JadotA
    stable
    • Posté à 15h05 le 02/02/2010
    • Internaute 76382
      stable

    Moi j’appelle ça un point de stupéfaction.

  • Erminethrude
    Erminethrude
    Psychohistorien
    • Posté à 15h10 le 02/02/2010
    • Internaute 76284
      Psychohistorien

    Je ne connaissais pas et je trouve ça génial comme symbole.

  • silver777
    silver777
    tourisme
    • Posté à 15h49 le 02/02/2010
    • Internaute 86256
      tourisme

    à l’attention de l« auteure :
    les espaces insécables qui précédent les symboles bipoints : ; ! ? n’existent qu’en français (à ma connaissance). il faut donc écrire “what the fuck ? !”, “what the hell ? !”, etc.
    après... faites comme vous voulez, hein. je n’aime pas employer les capitales, chacun son truc.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h12 le 02/02/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Appauvrissement de la ponctuation, peut être, mais vraie uniquement jusqu’à l’utilisation massive des smileys, qui ponctue la phrase encore plus efficacement qu’un vieux symbole retrouvé dans un carton poussiéreux.

    Et comme exemple pour WTF, c’était obligé de citer encore une fois, encore une milliardième fois, Tweeter et Apple ? ! ? !
    Exemple tout aussi parlant pour bien plus de gens, le fameux WTF nous fut inculqué par les FPS en ligne, réponse réflexe à une surprise des plus inattendues tel un sniper caché en un lieu improbable ou une contre-offensive qui n’aurait jamais due arriver.

  • watashi_baka
    • Posté à 16h14 le 02/02/2010
    • Internaute 47330
      ...

    Cool comme signe, je le garde pour plus tard (pour ceux qui ont la touche Compose activée vous pouvez le tappez avec [Compose]+[ ? ]+[ ! ] = ‽
    dans la foulée [Compose]+[.]+[.]=… c’est aussi vachement plus cool que ...

  • Enki
    Enki
    alchimiste
    • Posté à 16h27 le 02/02/2010
    • Internaute 9562
      alchimiste

    Un point d’exclamation suivi d’un point d’interrogation exprime un étonnement curieux ou dubitatif ; l’inverse ponctue une interrogation surprise. Le cumul des deux signes dispense la phrase de sens ; leur fusion prive la ponctuation de nuance.

    Il n’est pas mort ; le point virgule bande encore.

    • amonhumbleavis
      amonhumbleavis répond à Enki
      Rue89 fait monter le FN
      • Posté à 16h35 le 02/02/2010
      • Internaute 93168
        Rue89 fait monter le FN

      J’ai essayé d’exprimer le même point de vue mais vous l’avez écrit bien mieux que moi ...

  • a déménagé le 30 août 2010
    a déménagé le 30 août 2010
    commentjecomprendspas
    • Posté à 16h47 le 02/02/2010
    • Internaute 65511
      commentjecomprendspas

    Peu visible, pas très beau et il faut avoir une sacrée vision pour se rendre compte de la différence entre un un point d’interrogation et ce ‽ bizarre

    Aucune raison à marche, à moins que la mode des buzzeurs fous du genre ’je me la pète en vous montrant que personne ne connait’ persiste.

    Je trouve que c’est ringard avant même d’être né.

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 17h26 le 02/02/2010
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    La gauloiserie se dissimule où elle peut, y compris en anglais. Le vocable ’interrobang’ est en effet une assez piètre tentative d’introduire du sexe là où il n’a que faire, car ’to bang’ en anglais argotique signifie la même chose que ’to fuck’. C’est ainsi que par un artifice de ponctuation on pourrait poser d’adroites questions directes en style texto.

    Ex. Ce soir [suivi de l’interrobang – NB : je ne vais quand même pas utiliser tel ou tel code et m’emmêler les pinceaux pour reproduire un caractère finalement aussi petit et aussi peu convaincant que le zyzy de Sarkozy...] signifierait : ’on couche ensemble ce soir ! ? ’ en bon français.

    Loin de la créativité ponctuative, on est ici face à une demande toute crue d’échange de fluides corporels (pour reprendre l’expression de Woody Allen), mais cette demande est (à demi) déguisée, comme d’habitude en anglais. On n’est pas descendant de puritains pour rien !

  • Simon147896325
    Simon147896325
    en lévitation au dessus du nain
    • Posté à 17h22 le 02/02/2010
    • Internaute 78808
      en lévitation au dessus du nain

    Pour obtenir le point de stupéfaction, il faut taper la séquence
    Alt+0+93 (à 96) en police Wingding2

  • Hibou_Myope
    Hibou_Myope
    Criticologue
    • Posté à 18h06 le 02/02/2010
    • Internaute 84627
      Criticologue

    Ah, tiens donc...

    J’ignorais complètement ce signe, j’ignorais même le point d’interrogation rhétorique, alors qu’il serait assez utile... Quoique... Mais j’aime bien le point de doute...

    Ce qui me surprend n’est pas ce que Mme Faure croit.
    Ainsi, quand elle me fait dire, comme à tous ses lecteurs : « “ Ah oui ? !”, [...], dans un élan de surprise et de curiosité. “
    Et bien, je dois dire que mon exclamation ne ce serait pas expriméee de cette façon mais plutôt ainsi : ‘Ah oui ! ?’
    Je suis surpris, puis je m’interroge, quoique les deux mouvements de l’esprit se suivent tellement qu’ils sont presque simultanés.
    J’observe d’ailleurs que les commentateurs mettent le point d’exclamation avant celui d’interrogation.
    Ce n’est peut-être pas une question de logique, simplement une question d’usage.
    Et cet usage existe suffisamment pour que l’inversion des signes me surprennent, et aussi pour que chaque internaute usent de la séquence ! ? plutôt que ? ! . Il faut dire aussi que l’usage de cette double ponctuation est très répandue dans la bande dessinée pour exprimer que le personnage est interloqué.

    La position subtile d’Enki me plaît également.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 12h30 le 03/02/2010
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    L’interrobang ? ! Mais c’est quoi d’abord ce truc ‽

    ► Je m’exclaroge.

  • Père UBU
    Père UBU
    fabriquant de chandelles vertes
    • Posté à 21h19 le 02/02/2010
    • Internaute 62467
      fabriquant de chandelles vertes

    Un genre comme çà ?

  • gromero
    gromero
    cerveau en fuite
    • Posté à 22h35 le 02/02/2010
    • Internaute 103794
      cerveau en fuite

    « Speckter a donc superposé les deux et retenu le suffixe “ bang ”, “ point d’interrogation ” dans le jargon des imprimeurs. »
    Hum... ca ne serait pas plutot le point d’exclamation le « bang » des imprimeurs ?

    • Soline Ledésert
      Soline Ledésert répond à gromero
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 23h03 le 02/02/2010
      • Journaliste 84187
        Journaliste

      ah si ! Merci d’avoir relevé la confusion, je corrige.
      S.L.

  • Emma T.
    Emma T.
    Camille est sur SeXpress
    • Posté à 23h45 le 02/02/2010
    • Internaute 40366
      Camille est sur SeXpress

    Echecs, notation :

     ! ? : coup intéressant
     ? ! : coup douteux

    Mais Echec et Interrobang, y’a pas...

  • Foudupuy
    Foudupuy
    Les chiens sont lâchés.
    • Posté à 00h07 le 03/02/2010
    • Internaute 37893
      Les chiens sont lâchés.

    Par quel bout ça Satrape ? Je m’en vais à mon corps défendant monter un groupe facebook « pour le retour de l’interlude à la télévision ».

  • prlprl
    prlprl
    citoyen lambda
    • Posté à 04h12 le 03/02/2010
    • Internaute 103812
      citoyen lambda

    Le but n’est il pas d’enlever des touches aux clavier ?
    Gardons en un bon souvenir sur wikipedia...

  • Toblerone
    • Posté à 07h34 le 03/02/2010
    • Internaute 24810

    Le iPad n’évoque pas un tampon mais une serviette hygiénique. Tampon se dit tout simplement tampon ;)

  • Beb Segur
    • Posté à 10h38 le 03/02/2010
    • Internaute 103828

    Pourquoi avoir oublié que sur Mac de nombreuses polices permettent l’interrobang ? Je note souvent cet ostracisme vis à vis d’Apple ‽

  • citrouille
    citrouille
    gerboulade permanente
    • Posté à 10h49 le 03/02/2010
    • Internaute 33365
      gerboulade permanente

    &#8253
    WTF = PDM

  • yoms
    • Posté à 13h17 le 03/02/2010
    • Internaute 67829

    bofff...

  • alexandre-villeneuve
    alexandre-villeneuve
    twitter.com/referencement
    • Posté à 23h16 le 03/02/2010
    • Internaute 31019
      twitter.com/referencement

    Au jeu d’échecs cela s’utilise aussi pour commenter les coups sur les retranscription des parties :
    • « ? ! » = un coup douteux
    • « ! ? »= un coup intéressant

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