Entretien 01/02/2010 à 20h22

Dans l'imaginaire tricolore, les Noirs restent footballeurs


Francis Delattre, le maire UMP de Franconville, se défend avoir tenu des propos racistes en racontant, samedi 30 janvier, dans un meeting électoral, qu’il avait pris la tête de liste socialiste dans le Val-d’Oise pour un footballeur du PSG. Son adversaire politique, d’origine malienne, est Noir. Delattre n’est pas le premier à faire cette association d’idées et ceux qui pourfendent l’antiracisme contemporain jurent qu’il ne s’agit que d’humour tricolore bon teint. D’ailleurs, la salle rit. (Voir l’extrait en vidéo, aux alentours de 1’40)

Sauf que cette saillie, que l’UMP Franck Riester (ancien blogueur sur Rue89) a d’ailleurs jugée « scandaleuse “, relève d’un vieux rictus qui a la vie longue.

Interviewé par Rue89 en juin 2008 pour son ouvrage ‘La Condition noire’, l’historien Pap Ndiaye racontait qu’il se trouvait toujours, dans les dîners en ville, un convive pour lui demander des conseils en jazz. Voire préjuger de ses talents de danseur. Comme on s’étonnait déjà, en 1952, d’entendre le psychiatre Frantz Fanon parler un français impeccable. Décryptage avec lui du regard que la France porte encore sur le taux de mélanine.

(De nos archives)


Jacquette de ’La Condition noire’ (DR).

On publie en France moins d’ouvrages consacrés aux Noirs de France que de livres ayant trait aux Noirs américains. Ces dernières années, le milieu associatif noir a pourtant donné une assise de plus en plus solide aux Noirs dans le débat public. Le Cran, créé fin 2005 par Patrick Lozes, proche de l’historien Pap Ndiaye, avec qui il ‘converse presque quotidiennement depuis quatre ans’, y a notamment contribué.

Pourtant, l’université a longtemps renaclé à s’emparer de cet objet de recherche. Pour y remédier, Pap Ndiaye a publié ‘La Condition noire’. Cet ouvrage très touffu -plus de 430 pages- et passionnant se présente volontiers comme une première pierre à l’érection de black studies en France.

Son ambition ? Embrasser la ‘question noire’ dans son ensemble en s’appuyant sur plusieurs disciplines : histoire, sociologie, droit, psychologie… De ces travaux menés par le métis grandi en France mais né d’un père sénégalais et d’une mère française, les Noirs de la métropole émergent non comme un groupe à l’identité monolithique et aux aspirations toujours cohérentes -une ‘identité épaisse’ comme dit Pap Ndiaye- mais comme ‘une minorité, soit un groupe de personnes ayant en partage l’expérience sociale d’être généralement considérées comme noires’.

Entre déterminisme et hétérogénéité

Il paraphrase Sartre et dessine le contour de ce groupe en en faisant un construit social, pétri par un déterminisme multiple qui emprunte autant à l’histoire qu’à la sociologie :

‘Etre noir n’est ni une essence ni une culture, mais le produit d’un rapport social : il y a des Noirs parce qu’on les considère comme tels.’

Pour éprouver l’influence de ce déterminisme, l’auteur s’est heurté au problème de la définition des Noirs comme groupe. Or il s’agit d’un groupe hétérogène. Jusqu’à la pigmentation, une question trop souvent niée en France mais bien présente. La préface de ‘La Condition noire’ est signée de la romancière Marie NDiaye, sœur de l’auteur (elle a conservé la majuscule au D) qui a écrit pour l’ouvrage une nouvelle sur le colorisme :

C’est cette thèse d’une communauté de destin, de ‘sort partagé’ plus que de partage culturel, centrale dans l’ouvrage, qui permet à l’auteur d’éviter les écueils de l’essentialisme tout en dépassant les limites d’un universalisme souvent étriqué et parfois aveugle. Certes ‘la France est aveugle à la couleur’, dit-il… mais la République n’en a pas moins un problème avec les peaux pigmentées.

Pas tant parce que l’Hexagone n’arrive pas à se défaire de ses vieilles lunes assimilationistes, estime l’historien qui rappelle que, depuis Césaire, Senghor et la Négritude -soit les années 1930-, ‘l’assimilationisme a pris du plomb dans l’aile’. Mais plutôt parce qu’on ne sait pas encore penser le groupe des Noirs dans sa singularité.

Supplément de mélanine et ‘paradoxe minoritaire’

L’auteur cite aussi bien Frantz Fanon qui pointait déjà, en 1952, l’étonnement de certains devant sa maîtrise du français, que l’épisode de la coupe du monde de foot en 1998, quand la France se découvrait autrement tricolore. Depuis, Georges Frêche et d’autres se sont publiquement outrés de ce supplément de mélanine sur la pelouse. D’autres continuent de croire lui donner tort lorsqu’ils clament qu’ils ‘adorent les Noirs parce qu’ils sont de bons danseurs’.

Pap Ndiaye, lui, préfère travailler sur les discriminations ‘plus immédiatement urgentes que la question du racisme stricto sensu’ et n’évacue pas le ‘paradoxe minoritaire’ qui veut que les Noirs réclament à la fois qu’on ignore leur particularisme de peau tout en ayant soif de reconnaissance de leurs particularités identitaires :

Chercheur longtemps spécialisé sur les Etats-Unis, il s’est prononcé en faveur des statistiques ethniques comme ‘un outil parmi d’autres’. S’affichant ‘pragmatique’, Pap Ndiaye veut débusquer les discriminations, déjouer le racisme et s’interroge même sur la posture de tout le mouvement antiraciste français qui, à force de nier la race coûte que coûte, a peut-être perdu en efficacité :

‘Réfuter absolument la notion de ’race’ au nom de l’antiracisme, c’est-à-dire au motif que les ’races’ n’ont pas d’existence biologique et qu’il faudrait promouvoir l’unicité du genre humain, est une position morale qui rend difficile la réflexion sur les caractéristiques sociales des discriminations précisément fondées sur elle.’

Des lenteurs liées au tropisme marxiste

Pour lui, si la recherche -comme le milieu du documentaire, du reste- a si longtemps tardé à s’intéresser aux Noirs, c’est aussi parce qu’un vieux tropisme marxiste -‘par ailleurs utile- a donné pour habitude de penser la société à travers le tamis de la classe et pas de la couleur. Mais surtout parce qu’on répugne en France à aborder ces sujets, par crainte d’être taxé d’essentialiste sitôt que l’on isolerait un groupe ethnique ou une couleur de peau comme un objet de recherche.

L’émergence des Noirs dans le débat public n’est pourtant pas nouvelle. Pap Ndiaye, parlant de sujet noir’, remonte aux années 1920, époque des ligues de défense des Antillais ou des Africains. Dans la foulée, le prolétariat noir -dockers ou marins souvent- se construisait une identité commune, partiellement relayée par le parti communiste même si l’historien note ‘une attitude parfois ambiguë’ de la part du parti qui a pu craindre l’émergence d’un communautarisme en lieu et place d’une lecture de classe. Aujourd’hui, Averoes et le Cran relayent largement une parole noire, notamment dans les médias. Mais l’université tarde toujours :

Aujourd’hui, Pap Ndiaye est confiant, toutefois. Il dessine un parallèle entre ce qu’il aimerait voir émerger comme ‘études noires’ et les ‘études de genre’. Ces dernières aussi ont tardé à s’imposer en France, alors que le genre s’étudiait depuis déjà longtemps ailleurs. Lui qui enseigne à l’EHESS remarque d’ailleurs qu’il existe des ponts entre les deux champs de recherche, notamment à la faveur des recherches menées sur les Noirs ailleurs en Europe.

Car Pap Ndiaye croit à l’émergence d’études afroeuropéennes, y compris dans des pays qui n’ont pas été puissances coloniales en Afrique. Pour lui, c’est aussi le signe que les Noirs se vivront, s’étudieront et s’écriront durablement comme une minorité.

La Condition noire de Pap Ndiaye - éd. Calmann-Lévy - 435p., 21,50€.

Article publié en juin 2008 et modifié le 01/02/2010, après le rétropédalage de Francis Delattre.

Titre d’origine : Pap Ndiaye : ‘Etre noir en France, un sort partagé, pas une culture’

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  • 182 réactions
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  • Utilisateur désinscrit à sa demande le 2 janvier
    • Posté à 16h45 le 10/06/2008
    • Internaute 42903
      nc

    Lienenvoyé par Lien

    Lienenvoyé par Lien

    • Venezuela
      • Posté à 17h51 le 10/06/2008
      • Internaute 114
        vit aux Pays-Bas

      Cela me rappelle certains mouvements noirs américains extrêmistes des années 70. Les Français blancs sont certainement en retard sur l’intégration mais alors là ne parlons même pas de ce genre de mouvement ! ! !

       
      • Utilisateur désinscrit à sa demande le 2 janvier
        • Posté à 18h00 le 10/06/2008
        • Internaute 42903
          nc

        Bonjour Venezuela aux Pays-Bas ,tu peux develloper ta pensee a part dire que c’est du Panafricanisme standar et qu’il n’y a rien de bien nouveau , je crois que tu n’as pas compris les 4 videos , peut etre qu’il n’y aura jamais d’integration par les desintegration .mais bon tu sais mieu qu’elles ce qui est bon .

      • Beryl
        Beryl répond à Venezuela
        • Posté à 03h25 le 11/06/2008
        • Internaute 25737

        De plus, ni Fanon, ni Césaire n’étaient favorables à une lutte armée aux Antilles françaises colonisées :

        « Si vous voulez des larmes et du sang... » a dit Césaire aux Martiniquais.

        Le Parti communiste y était hostile, car le combat anticolonialiste rejoignait à ses yeux le combat prolétarien international ; d’où la « Lettre à Maurice Thorez » (1956) de Césaire, qui eût un effet retentissant. L’auteur de « Discours sur le colonialisme » (1950) y annonçait sa rupture avec le Parti communiste autant à cause de l’invasion russe de Budapest que de l’ignorance doctrinale - et dans les faits - des communistes quant aux particularismes culturels des non Blancs.

        Césaire ne s’est jamais départi concrètement de la notion de « ligne de couleur », ainsi qu’on le vérifie dans « Nègre je suis, Nègre je resterai » (refus radical de toutes les formes assimilationnistes, fidélité « fondamentale » à ses origines nègres, du point de vue historique et culturel mais aucunement noiriste) :

        Question à Césaire (ITV inédite, 8 janvier 2003) :
        - Est-ce que la négritude a encore un rôle à jouer ? »

        Aimé Césaire
        « Ah bien sûr ! ...Tant qu’il y aura des Noirs et des Blancs, il faudra bien qu’il y ait une négritude... »

        Mais « Le racisme noir est aussi haïssable que le racisme blanc » (ITV inédite, 23 mars 2004)

      • Tropicaleyes
        Tropicaleyes répond à Venezuela
        Jean-Christophe, En Slim, (...)
        • Posté à 09h35 le 02/02/2010
        • Internaute 95001
          Jean-Christophe, En Slim, (...)

        Mwai mais en France, chose que beaucoup de gens savent et que on en dit pas, c’est que la communauté noire reste groupé entre ethnie, donc pour avoir une réel unité c’est pas demain la veille.

        • Azza
          Azza répond à Tropicaleyes
          Ingénieur en informatique (...)
          • Posté à 12h48 le 02/02/2010
          • Internaute 25467
            Ingénieur en informatique (...)

          Hein ? ? ? ?

          N’importe quoi !

          Je ne connais pas une famille antillaise qui n’ai pas un beau frere ou une belle soeur Africains, europeens ou asiatiques.

          Si il y a bien un milieu ouvert a la mondialisation, c’est celui des personnes originaires de l’outre mer ou des anciennes colonies !

          • Tropicaleyes
            Tropicaleyes répond à Azza
            Jean-Christophe, En Slim, (...)
            • Posté à 12h54 le 02/02/2010
            • Internaute 95001
              Jean-Christophe, En Slim, (...)

            Ouais mais bon les antillais sont plus français que les français d’origine africaine. Mais c’est sûr on a tous l’ami ou une connaissance qui sort avec quelqu’un d’une origine différenrte, mais bon je vois pas mal de gens de la communauté proné des relations inter-ethnie.

            • Azza
              Azza répond à Tropicaleyes
              Ingénieur en informatique (...)
              • Posté à 13h18 le 02/02/2010
              • Internaute 25467
                Ingénieur en informatique (...)

              Relations inter-ethnie ? ? ?

              Genre Dioula-Dioula ? Senoufo-Senoufo ? Beti-Beti ? Bamileke-Bamileke ?

              Vous connaissez des gens, en France en 2009 qui pratiquent l’ethnisme a ce niveau ?

              • pablico
                pablico répond à Azza
                À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
                • Posté à 15h07 le 02/02/2010
                • Internaute 14278
                  À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

                on parle du présent..ou d’un passé récent..
                mais il y a l’avenir..
                l’avenir en terme de population, cela se fait toujours en progression géométrique.. et tout se mélange, se mélangera en progression géométrique..

                dans trois ou quatre générations...(on ne sera peut-être plus là pour le voir) tout sera surement un autre monde..

              • Tropicaleyes
                Tropicaleyes répond à Azza
                Jean-Christophe, En Slim, (...)
                • Posté à 10h05 le 03/02/2010
                • Internaute 95001
                  Jean-Christophe, En Slim, (...)

                Non pas à ce niveau, les génération actuelles né en France ont oubliés leurs racines à ce point là. Mais bon un ami d’origine camerounaise m’a dit une fois qu’il ne se sentait pas proche d’un sénégalais (et il est adhèrent au PS pour te dire !)

                • Azza
                  Azza répond à Tropicaleyes
                  Ingénieur en informatique (...)
                  • Posté à 11h27 le 03/02/2010
                  • Internaute 25467
                    Ingénieur en informatique (...)

                  Je vois pas pourquoi un Camerounais devrait en toute logique se sentir plus proche d’un Senegalais que moi d’un Suisse ou d’un Espagnol. Ni pourquoi il devrait se sentir plus proche d’un Senegalais que d’un Algerien.

                  Apres, ca veut pas dire que les gens d’origine Africaine qui vivent en France ne se parlent pas s’il ne sont pas originaire de la meme region du meme pays. ca n’a rien a voir avec le fait d’oublier ses racines ni l’experience commune du colonialisme. Mais ca a ses limites.

            • Rustine
              Rustine répond à Tropicaleyes
              • Posté à 00h03 le 03/02/2010
              • Internaute 21103

              « les antillais sont plus français que les français d’origine africaine »

              C’est quoi encore cette ânnerie ?

              Quoique que je l’ai déjà entendue dans la rhétorique xénophobe : « eux au moins, on les civilisés depuis plus longtemps »

              Tchiiip !

              • Tropicaleyes
                Tropicaleyes répond à Rustine
                Jean-Christophe, En Slim, (...)
                • Posté à 10h02 le 03/02/2010
                • Internaute 95001
                  Jean-Christophe, En Slim, (...)

                Hé on me tchipe pas dessus lol (mode châtelet les halles inside ou quoi ?)

                Faut pas voir le racisme partout, la victimisation n’a jamais été un moyen de grandir. Perso je dit ce que je voit, ne pas renier le communautarisme c’est tout y’en a, sinon y’aurais pas Chateau d’eau à Paris ou autre endroit.

                Après je le répète tout le monde n’est pas comme ça et heureusement, now je connais des gens do’rigine africaine, afro-carbeenne qui sont open-minded ont de bon job et ne se victimise pas et ça c’est mes potos !

    • peredespeuples
      • Posté à 19h15 le 10/06/2008
      • Internaute 22574

      j’ai tout écouté les vidéos de banlieue anti système. La radicalité de leur posture est séduisante. Evidemment, la fascination pour le nationalisme affiché fait peur au début et saoûle à la fin. Du coup, on se demande ce que c’est le « égalité et réconciliation » du générique. Un petit coup d’oeil à Wikipedia nous apprend que c’est le think tank d’Alain Soral, donc lié au Front National. Du coup, on rigole un peu en repensant au couplet de l’instrumentalisation de sos racisme par le PS.

       
      • Compte supprimé le 4 janvier 3
        • Posté à 16h45 le 11/06/2008
        • Internaute 41144

        Oui, il est inouï que l’offensive du FN auprès des paumés des banlieues ait eu un tel succès (voir Dieudonné).

      • ysengrimus
        • Posté à 21h26 le 01/02/2010
        • Internaute 12674

        Le Front National... Ah là là... Le racisme est pourtant historiquement foutu.

        Lien

        Tout combat d’arrière garde sur cette question est une ineptie navrante.
        Paul Laurendeau

      2 autres commentaires
    • Franade
      • Posté à 09h23 le 11/06/2008
      • Internaute 42649
        Internaute

      Ces jeunes filles devraient aussi étudier l’histoire européenne. Elles y apprendraient qu’à une époque, un homme, puis un parti, avaient exactement le même discours nationaliste (attachement à la race, lutte contre l’immigration, contre le capitalisme bourgeois, etc.) qu’elles et voulaient faire avec les aryens ce qu’elles veulent faire avec les arabes et les noirs.

      Ils s’appelaient les nazis.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 16h17 le 10/06/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Armstrong, la vie, quelle histoire, c’est pas très marrant
    Qu’on l’écrive blanc sur noir ou bien noir sur blanc
    On voit surtout du rouge, du rouge, sans sans sans trêve ni repos
    Qu’on soit, ma foi, noir ou blanc de peau

    Armstrong, un jour, tôt ou tard, on n’est que des os
    Est-ce que les tiens seront noirs ? Ce serait rigolo
    Allez, Louis, alléluia, au-delà de nos oripeaux
    Noir et blanc sont ressemblants comme deux gouttes d’eau

    -Mais , mais, Numerosix vous avez perdu la tete ? ! ! votre antiracisme joyeux à la Nougaro des années 60,c’est totalement RINGARD ! Il faut se repentir, faire la gueule et maudire vos ancetres esclavagistes , aujourd’ hui , voyons !
    -Oups . pardon .

    • One for the money
      • Posté à 23h41 le 01/02/2010
      • Internaute 96346

      « Réfuter absolument la notion de “race” au nom de l’antiracisme, c’est-à-dire au motif que les “races” n’ont pas d’existence biologique et qu’il faudrait promouvoir l’unicité du genre humain, est une position morale qui rend difficile la réflexion sur les caractéristiques sociales des discriminations précisément fondées sur elle. »

      Chantons et rions tant que vous voulez, mais écoutons aussi, ou d’abord, ceux qui analysent et parlent de l’expérience particulière que celle de « vivre en négritude », avec l’intelligence de Pap Ndiaye. La somme qu’est sa « réflexion sur la question noire » (en hexagone) est incontournable si l’on s’intéresse au sujet.

      Cher, votre antiracisme n’est pas ringard, il fait simplement abstraction du fait qu’il y a quelque chose de fondamental et déterminant dans le fait d’être considéré comme noir. Nougaro, même avec son immense talent ne l’était pas. Armstrong si, et c’est loin d’être un détail. Aussi sincèrement que ce soit le « je suis noir dans l’âme » est une coquetterie.

      Quant à la blessure héritée de l’esclavage... Pas sûr, a mon avis, qu’elle soit bien cicatrisée et, pffff... vaste sujet ! (une proposition : lisez ou relisez donc, par exemple, « les fantômes du Roi Leopold », plus proche de nous dans le temps. Et refaites vous, peut être, une idée de la profondeur de l’entaille.)
      Merci Chloé LePrince, un bel article sur un sujet aussi intéressant qu’important

  • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
    • Posté à 16h34 le 10/06/2008
    • Internaute 16256

    ouh la la
    ça va de plus en plus loin sur Rue89
    pfiouuuuuu

    mais il y a un truc intéressant là-dedans, parlant du rapport à la pigmentation etc etc je ne relève pas tout c’est parfois juché sur 1 pomme, indéniablement en France il y a un rapport à la couleur, en tout cas à Paris il est incontestable, quand les gens parlent de « noirs » il y a pour eux les noirs noirs et les noirs clairs, voulant désigner les africains d’une part et les antillais d’autre part

    donc on ne peut nier qu’il y a une approche différente selon les couleurs et la pigmentation

    clair ce sont des antillais donc des français
    noire ce sont des africains, ptet qu’ils sont français ou ptet pas, au niveau de l’ancrage il serait moins ancien, moins légitime

    enfin, là, je rapporte des conversations sur le sujet qui ne sont pas le reflet de ce que je pense, car je pense surtout que ça me gonfle

    bon après-midi

  • Compte supprimé le 4 janvier 3
    • Posté à 16h48 le 10/06/2008
    • Internaute 41144

    Patrick Lozes n’est pas enseignant à l’EHESS à Paris (ça c’est Pap Pap Ndiaye), il est pharmacien. Très bon article, mis à part ce petit accroc.

  • Gandijyn
    • Posté à 17h36 le 10/06/2008
    • Internaute 30465

    Certes, les « noirs » ont toujours eu un certain dédain de la part des européens... En France « profonde », ils ont encore des difficultés à être acceptés à part entière (humains avec les mêmes droits et devoirs que les européens)... Un noir instruit est « dérangeant », alors qu’un noir faisant le ménage dans les hôpitaux est tout de suite accepté ! ...
    Mais ce qui est intéressant, c’est que la variance de pigmentation est source de haine raciale entre eux (les noirs), sans exception : les Martiniquais contre les Guadeloupéens, contre les Bekés, contre les Guyanais, Haïtiens, Afro-... contre les .../... - Dans ces familles de « noirs », il y a aussi racisme dès lors qu’il y a changement de pigmentation. Alors que pourrions-nous dire de ceux qui sont couleur ébène, lustrés au cirage ? ... Il faudra encore 500.000 ans pour que toutes les pigmentations deviennent grises.
    Ca baggarre au plan de minorités de minorités... On est loin de : « Vers la paix des civilisations » d’Yves Roucaute.

    • Triquoise
      Triquoise répond à Gandijyn
      rouge de honte
      • Posté à 18h29 le 10/06/2008
      • Internaute 34143
        rouge de honte

      Pas d’accord pour tendre vers une pigmentation grise.

      Qu’il y ait des nuances presque infinies du blanc au noir me va plutôt bien.

      C’est le regard qu’il faut changer.

      Pour ma part, je trouve plus judicieux de distinguer le degré de connerie des gens que je croise, plutôt que leur couleur. Et croyez-moi, la connerie n’en a pas.

      • Gandijyn
        Gandijyn répond à Triquoise
        • Posté à 18h48 le 10/06/2008
        • Internaute 30465

        Il suffit de lire le sondage du 26/11/07 de :
        Lien

        Euro RSCG enquête sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises ... (extraits)
        70% des Français pensent que les entreprises ne sont pas assez actives dans la prévention des discriminations (contre 35% des Américains et 36% des Britanniques).
        • 68% des Français sont très critiques vis-à-vis des entreprises qui ne respectent pas assez les droits et demandes envers les salariés (contre 48% des Américains et 39% des Britanniques).
        • 75% des Français, mais aussi 59 % des Américains et 52 % des Britanniques, pensent que l’entreprise ne partage pas suffisamment ses richesses.

        Vivre à Paris ou banlieue, - où tout est noyé dans la masse - est tout autre que de vivre en Province ou dans les Dom-Tom ! ...

         
        • Triquoise
          Triquoise répond à Gandijyn
          rouge de honte
          • Posté à 18h57 le 10/06/2008
          • Internaute 34143
            rouge de honte

          Vous généralisez.

          Je pense plutôt que la province (pour les Dom-Tom, je ne me prononcerai pas) est infiniment plus tolérante qu’une RIF qui getthoïse, communautarise et donc radicalise.

          Et puis..., une grande personne comme vous croit encore aux sondages ? ?

        • le _grand_clown_malade
          le _grand_clown_malade répond à Gandijyn
          if 6 was 9
          • Posté à 19h08 le 10/06/2008
          • Internaute 27069
            if 6 was 9

          Ces chiffres sont intéressants, mais peut-on rendre la responsabilité du racisme aux entreprises ?

          Si j’en crois ces statistiques -à moins que je ne m’égare- 70% des français sont contre le racisme ?

          Ce qui serait déjà beau je trouve.

          N’a-t-on pas des lois pour dire ce qu’il faut respecter dans ce cas ?

          Au lieu de faire des lois contre les chiens méchants (grr), contre les happy hours (qui déplace juste le problème), contre la délinquance (qui résulte essentiellement du climat de peur qui se met doucement en place), contre ceci, cela...

          Autant que la loi soit utile, c’est bien le moindre...
          Et la question du racisme mérite largement une loi utile.

          Votre interprétation de ces chiffres m’intéresseraient pour en débattre.

          ...m(^o^)m...

          • Gandijyn
            • Posté à 19h24 le 10/06/2008
            • Internaute 30465

            Il faut inverser le bocal : 70% mal à l’aise dans le propos liés au discriminations (et donc au racisme)...

            Je trouve plus honnête les % exprimés dans les entreprises que ceux exprimés par les bobos collés au cuir veloutés, et télécommande TV (1-2) à la main, et que ceux des jeunes étudiants qui ont rarement voyagé.

            Par contre, ceux des salariés qui ont voyagé, vu, émmigré ou immigré, avec une implication totale de leur vie quotidienne dans les cultures sociales différentes, j’y crois « plus », car basés sur du « vécu », et de l’expérience (somme toute relative), et non pas seulement une approche intellecuelle, phlosophique, ou contestataire (histoire de ...).

            • le _grand_clown_malade
              le _grand_clown_malade répond à Gandijyn
              if 6 was 9
              • Posté à 23h09 le 10/06/2008
              • Internaute 27069
                if 6 was 9

              Je me disais bien...

              Et je vous rejoins complètement sur le voyage (on y va quand ?)

              Les gens qui voyagent un minimum, et autrement que par la plupart des visites guidées et contrôlées de malheur, ont une approche différente de l’étranger. En effectuant une intégration (relative pour des vacances), on a un goût de ce que vivent les immigrés.

              Projeter cela dans le contexte d’une guerre ou d’une persécution, c’est la part d’intellectuel dont vous parliez je crois. C’est le travail que l’on doit faire collectivement. Que nous devrions déjà faire depuis longtemps.

              • Gouthe dô
                Gouthe dô répond à le _grand_clown_malade
                para legal Défense
                • Posté à 14h01 le 11/06/2008
                • Internaute 36189
                  para legal Défense

                je ne suis pas d’accord, malheureusement ce n’est pas parce que vous voyagez que vous avez une ouverture d’esprit, plus de tolérance et de compréhension vis à vis de l’étranger ! ! ! malheureusement non

        • Compte supprimé le 4 janvier 3
          • Posté à 22h40 le 10/06/2008
          • Internaute 41144

          « 70% des Français pensent que les entreprises ne sont pas assez actives dans la prévention des discriminations (contre 35% des Américains et 36% des Britanniques). »

          Pour une excellente raison : les entreprises américaines et britanniques, tout le monde là-bas en a bien conscience, font ENORMEMENT pour la prévention de la discrimination, poussées qu’elles l’ont été il y a déjà quarante ans par des LOIS et ce que l’on appelle très vilainement en français la « discrimination positive » (mauvaise traduction de « affirmative action »).

          Pap Ndiaye essaie d’introduire en France un peu de l’esprit qui a si bien réussi outre-Atlantique, pour que la société française reflète la diversité à TOUS les niveaux, que les Noirs ne soient pas cantonnés à des emplois de balayeurs ou de videurs de boîtes de nuit, mais qu’ils (et elles) puissent être aussi directeur de votre agence bancaire ou de l’école de vos enfants, ce qui est rarissime en France mais courant aux Etats-Unis et en Grande Bretagne.

          La société française, plus on monte les échelons de responsabilité, est blanche et masculine.

          • le _grand_clown_malade
            • Posté à 23h15 le 10/06/2008
            • Internaute 27069
              if 6 was 9

            Et il faut voir la dernière branche... beauf number one !

            Et pas moins condescendant avec les immigrés qu’avec les femmes je parie.

            D’ailleurs, notre omniprésident va remettre tout ça au même niveau : femme, minorité comme une autre.

        7 autres commentaires
    • Gouthe dô
      Gouthe dô répond à Gandijyn
      para legal Défense
      • Posté à 13h57 le 11/06/2008
      • Internaute 36189
        para legal Défense

      la haine contre les békés ne s’explique pas par la couleur de peau c’est historique ! ! ! ! !
      la haine entre martiniquais et gwadas n’est pas non plus une question de pigmentation ! ! ! ! !
      il est vrai qu’aux antilles une distinction est faite entre les différentes pigmentations mais là encore c’est historique(entre les enfants des esclaves, les enfants des békés, les enfants des indiens venus travailler dans les plantations...)
      en France cette distinction de pigmentation révéle la suspicion si on est noir mais pas trop ca va mais si on est noir noir oh ! ! ! ! ! ! ! ! quelle horreur ! ! ! !
      mais nous parlons de racisme par rapport à la pigmentation de peau mais en France ce racisme se ressent plus vis à vis des africains puis des antillais car à pigmentation égale les réactions ne sont pas les mêmes pour les « bronzés du sud » type hispanique, donc ce n’est pas qu’une question de pigmentation...
      mille mercis pour cet article car en effet nous ne parlons pas des noirs en France ! ! ! et c’est important
      et pour conclure sur le commentaire de Gandijyn je dirai que le racisme est le propre de l’Homme

      • Rustine
        Rustine répond à Gouthe dô
        • Posté à 00h19 le 03/02/2010
        • Internaute 21103

        Je plussoie Gouthe d’Ô sur les raisons historiques des clivages entres Békés/Noirs et individus de différentes pigmentations et la rivalité entre Martiniquais/ Guadeloupéens.

        Et encore depuis quelques dizaines d’années, la société antillaise a aussi évolué, on ne considère plus comme se mésallier que de se marier avec plus foncé que soi depuis au moins 30 ans, mais bon, ça doit avoir un côté fascinant, je suppose.

        Quant à parler de « haine raciale » ou je ne sais quoi comme je l’ai lu plus haut, faut pas déconner (sauf en ce qui concerne les Haïtiens)... ou méconnaître les Antilles (pour le reste je suis moins au courant).

    • Azza
      Azza répond à Gandijyn
      Ingénieur en informatique (...)
      • Posté à 12h56 le 02/02/2010
      • Internaute 25467
        Ingénieur en informatique (...)

      C’est une consequence historique de la segregation en vigueur dans les societes esclavagistes.

      Aux antilles, le noir noir etait souvent considere comme un esclave ne en Afrique. Il etait considere comme potentiellement plus dangereux car pas encore fait aux rouages locaux et representait le bas de l’echelle. Les mulatres (mot venant de l’espagnol et faisant reference au mulet, croisement de l’ane et du cheval !) representaient le haut de l’echelle (apres les blancs).

      Du coup la couleur est devenu un critere tres important pour se situer socialement. J’ai souvent assiste a des discussions interminables entre antillais autour de la composition « sanguine » d’un tel ou d’une telle. Entre les chabins, les ceci ou les cela.

      En gros, la societe antillaise possede pour la couleur de peau un vocabulaire aussi vaste que les inuits pour les nuances de blanc !

      Mais bon, cette obsession ne vient pas de nulle part !

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 18h16 le 10/06/2008
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    alors là attention
    moi la dessus je ne fais pas de commentaire
    trop dangereux
    tout est interpreté de travers par des ecorches vifs

    tapez juste sur google avril2005

    la dernière insulte raciste que j’ai entendu c’etait « sale blanc »
    en plus c’est veridique

    mais rien qu’à cause de ça mon post sera supprimé

    • le _grand_clown_malade
      le _grand_clown_malade répond à jyeden
      if 6 was 9
      • Posté à 18h55 le 10/06/2008
      • Internaute 27069
        if 6 was 9

      « la dernière insulte raciste que j’ai entendu c’était “sale blanc”
      en plus c’est véridique »

      La connerie s’en prend à la connerie, je ne vois que ça...

      Laquelle vous dérange le plus ?

      Moi les deux !

      Et je me dis même que certains racistes anti-blancs le sont parce qu’ils ont souffert du racisme anti-eux.

      La connerie appelle à la connerie. Le racisme au racisme.

      • lioe
        lioe répond à le _grand_clown_malade
        berlin
        • Posté à 19h37 le 10/06/2008
        • Internaute 6423
          berlin

        Si javais lu votre post plutot cela m aurait evite de reponde a LANNE de beziers, ce que vous dites est parfaitement juste.
        et TOP

      • aline
        • Posté à 21h46 le 01/02/2010
        • Internaute 42161

        Il n’y a aucun doute que « la connerie appelle la connerie » quand je vous lis.

  • Suzanne Citron
    Suzanne Citron
    Historienne et auteure
    • Posté à 18h20 le 10/06/2008
    • Internaute 6159
      Historienne et auteure

    Des lenteurs liées au tropisme marxiste et une université qui tarde à se mettre au travail remarque Pap Ndaye, pour expliquer le retard français en ce qui concerne l’étude de la condition noire.

    J’ajouterai un esprit public conditionné, malgré Senghor et Césaire, par la transmission d’une « histoire de France » pensée à partir d’ une Gaule originelle et dont le fil se construit comme la succession linéaire des hauts faits, des avancées et des reculs qui, telle une décalcomanie trempée dans l’eau,, révèle une France pensée dans les frontières de la métropole et qui, ne serait-ce que territorialement, exclut du passé non seuulement les « gens de couleur » mais tous les Français dont les ancêtres viennent d’ailleurs.

    Conditionnement qui semble devoir se prolonger encore quelque temps, des invites surgissant un peu partout à se plonger dans « l’histoire de France en bande dessinée ». Une histoire qui , à en juger par la frise offerte des « grandes dates », n’accorde pas la moindre place à la condition noire.

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à Suzanne Citron
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 21h59 le 10/06/2008
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « ...pas la moindre place à la condition noire....

      ==> et tout juste un zest sur la condition jaune.

    • Maurice31200 -bloque-
      Maurice31200 -bloque- répond à Suzanne Citron
      commerçant
      • Posté à 13h12 le 02/02/2010
      • Internaute 103448
        commerçant

      Au contraire on n’accorde trop d’importance pour la condition noire vu ce que nous coûte encore l’Afrique ...
      je tiens à vous rappeler que la France n’est pas un pays à population noire d’origine ...
      Les noirs n’ont que la place qu’ils peuvent mériter et n’en faisons pas trop aux détriments de ceux de souche à la peau blanche .
      La France n’est pas le Brésil.
      Si vous rêvez d’une président à la peau noire, vous pouvez aller vous installer aux USA.
      Mettre un noir en tête de liste parce qu’il est noir , qui n’a jamais eu de réelles responsabilités, sachant que cet individu a dans le temps pris position pour deux petits voyous qui se sont tués en moto en roulant la nuit sans lumière ni assurance , c’est faire preuve de démagogie, ce dont si vous étiez honnête auriez dû le mentionner.

  • Manuel Atréide
    • Posté à 18h29 le 10/06/2008
    • Internaute 17826

    Bonjour, excellent papier et excellent sujet. La condition noire est un vrai sujet en France où la logique républicaine a longtemps refusé de voir que sous une égalité proclamée se cachaient de vraies différences, voulues ou subies. Trop souvent subies d’ailleurs ...

    Le même livre a donné lieu à un chat avec Pap Ndiaye il y a une quinzaine de jours sur Agoravox. Je sais que ce site n’est pas forcément en odeur de sainteté ici mais les propos étaient de très ahute tenue.

    Pour info, donc :

    Lien
    et une interview en video ici :
    Lien

    Manuel Atréide

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à Manuel Atréide
      Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 19h04 le 10/06/2008
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      Aucun soucis avec Agoravox, je vous assure.

  • hans lefebvre
    • Posté à 18h44 le 10/06/2008
    • Internaute 41303

    Effectivement, « la négritude » est aussi multitude, ce n’est point une entité uniforme mais protéiforme, aux contours aussi complexes que divers. Par contre, ce qui est souvent monolithique, ce sont les représentations sociales à l’endroit des noirs. Au-delà de l’héritage « du bon sauvage », il est évident que notre histoire coloniale est l’élément déterminant, ayant façonné et déformé l’ensemble des perceptions, encore aujourd’hui, il y a comme une persistance rétinienne chez nos concitoyens, toujours prompts à l’étiquetage identitaire. Heureusement que nombre de travaux déconstruisent ces représentations, au rang desquels ceux de M.Ndiaye, nous l’en remercions vivement.
    Lien

    • mechante langue
      • Posté à 23h14 le 10/06/2008
      • Internaute 28480

      « il est évident que notre histoire coloniale est l’élément déterminant, »

      Par exemple de la part de ceux qui ne peuvent voir un noir que comme une victime de la colonisation . C’est d’ailleurs sur cet a priori que se base la postuere des anti-racistes .

  • LANNE DANIEL
    LANNE DANIEL
    retraité à Béziers
    • Posté à 18h58 le 10/06/2008
    • Internaute 39909
      retraité à Béziers

    Il y en ras le bol, des noirs, arabes etc... moi je suis origine italienne et je suis allé à l’école sept 1945 alors les macaroni je connais et j’ai subi, les alliés n’étaient pas bien vu « pas tous les italiens mon grandpère socialiste aété obligé de sauver en france avec mes oncles » alors je n’ai aucun probléme au contriare j’ai des amis noir magrebins et tout va bien, je me demande si ce n’est pas une partie de noirs, magrebins qui sont racistes envers tout le monde.

    • Jacques Bolo
      Jacques Bolo répond à LANNE DANIEL
      Auteur-Editeur-Libraire
      • Posté à 11h58 le 02/02/2010
      • Internaute 37329
        Auteur-Editeur-Libraire

      Le problème est simple. Ceux qui ont subi le racisme doivent s’unir contre les racistes et non reprendre leurs arguments minables (ça ne veut pas dire que les gens soient parfait de part et d’autre). Les italiens ont subi des discriminations par le passé (ce n’est pas les souvenirs scolaires qui sont en question). Aujourd’hui, ce sont les Noirs et les Arabes (logement, embauche). C’est comme ça et pas autrement.

    • Rustine
      Rustine répond à LANNE DANIEL
      • Posté à 00h24 le 03/02/2010
      • Internaute 21103

      J’aime bien quand ça commence comme ça :

      « Il y en ras le bol, des noirs, arabes etc… moi je »

      ... pour finir comme ça :

      « alors je n’ai aucun probléme au contriare j’ai des amis noir magrebins et tout va bien, je me demande si ce n’est pas une partie de noirs, magrebins qui sont racistes envers tout le monde. »

      ...

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