29/01/2010 à 21h01

Réchauffement climatique : la chasse au Giec est ouverte

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

Les prévisions du groupe d’experts sur le climat sont contestées, et des scientifiques demandent la démission de son président.


Rajendra Pachauri, président du Giec, lors d’une conférence au forum de Davos 2008 (Stefan Wermuth/Reuters)

Le groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) peut-il encore prétendre faire autorité quand il commet d’énormes erreurs ? La défense des scientifiques tient-elle la route ? Pourquoi la communauté des climatologues est-elle attaquée maintenant ? Autant de questions posées depuis la bourde sur la fonte de l’Himalaya, annoncée par erreur avec trois siècles d’avance.

Peu avant le sommet de Copenhague, la publication d’emails piratés entre chercheurs anglais (le Climategate), avait jeté un premier soupçon sur la neutralité des experts, qu’on découvrait prêts à « arranger » des données pour asseoir la crédibilité de leurs prédictions.

Le Climategate avait fait un flop en France, où la majorité de la presse presse se méfie des « sceptiques ».

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Les trois accusations

Depuis deux semaines, à l’étranger, c’est un déluge de critiques qui vise les rapports du Giec, et par ricochet leurs auteurs. Plusieurs prévisions de taille s’avèrent erronées :

  • La date de la fonte des glaciers de l’Himalaya, annoncée pour 2035, c’est-à-dire demain. Manifestement, toutes les procédures de révision n’ont pas été respectées, a reconnu le Giec lui-même.

    Si le groupe d’experts mandatés par l’ONU a fini par admettre une « erreur regrettable », il n’a pas réellement fait amende honorable, promettant simplement de revoir ses procédures de relecture pour en améliorer la fiabilité.

    Les scientifiques semblent coutumiers du téléphone arabe : la date de 2035 a été inspiré d’un rapport du WWF, qui lui-même reprenait un article de la revue New Scientist... Ou quand les médias et les ONG ont débordé les experts.

  • Le coût économique du changement climatique : sur son blog, le spécialiste d’études environnementales Roger Pielke Junior, qui a travaillé pour le gouvernement britannique et pour le Giec, a remarqué une bizarrerie en comparant deux versions du rapport de l’Anglais Nicholas Stern sur l’impact économique du réchauffement, repris par le Giec.

    Entre 2006 et 2007, l’impact estimé du changement climatique sur le PIB a été multiplié par dix ! Pielke avait déjà signalé cette erreur à l’époque dans le milieu scientifique, mais cela était passé inaperçu. Il explique à Rue89 :

‘ Ce sont des erreurs graves, destinées à rendre les conclusions plus alarmantes, pour que ça parle plus au public. ’

Vu le grand nombre de prédictions avancées notamment par le groupe II du Giec, intitulé ‘ impacts, adaptation et vulnérabilité ’, il est probable que d’autres bourdes soient révélées prochainement.

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Qui en veut au Giec ?

Plusieurs hypothèses restent possibles quant à l’origine de la divulgation des erreurs. Depuis son prix Nobel de la paix collectif, tout ce que disait le Giec était parole d’Evangile, et les quelques voix qui comme Serge Galam, répétaient que ‘ la climatologie n’est pas encore une science ’, restaient inaudibles.

A l’approche du sommet de Copenhague et de la mise en oeuvre de politiques contraignantes pour lutter contre le changement climatique, ceux dont les intérêts pourraient être mis en danger ont sorti les crocs.

Pour Amy Dahan, directrice de Recherche au CNRS et qui travaille sur ‘Changement climatique, Expertise et Futurs’ :

‘Il y a un contexte politique extrêmement dur, en particulier aux Etats-Unis avec les engagements d’Obama qui suscitent des inquiétudes, et les lobbies pétroliers ou des industries traditionnelles sont à l’oeuvre depuis longtemps. ’ [citation amendée par l’interviewée, ndlr]

‘Souvent, le Giec cherche le consensus au détriment de la science.’

Mais comme nous en avions débattu sur le plateau de la Ligne jaune (une émission d’Arrêt sur images), les médias ont aussi leur responsabilité lorsqu’ils retiennent seulement quelques chiffres-clés, résumant à outrance la complexité des conclusions scientifiques.

Au sein du Giec même, des dissidences existent en réalité depuis quelques années déjà. Cette semaine un éminent membre du Giec a reconnu qu’il fallait des prédictions qui aient un impact sur les décideurs. Et, désormais, on entend des démissionnaires s’exprimer. Comme Paul Reiter, entomologiste à l’Institut Pasteur qui s’est confié au Figaro :

‘Des concepts erronés ont été introduits par des non-spécialistes du sujet. (...) Souvent, le Giec cherche le consensus au détriment de la science. Aujourd’hui, on m’accuse d’être sceptique. Je veux juste être scientifique.’

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Faut-il couper des têtes ?

Jusqu’ici, le Giec est resté sourd aux critiques, cherchant à minimiser les erreurs commises. Mais quand la pression médiatique voire judiciaire augmente, les lignes bougent. Comme lorsque Phil Jones, chef des climatologues visés par le Climategate, s’était finalement mis en retrait de son groupe de recherche.

Personnellement mis en cause en tant que président du Giec, l’Indien Pachauri, dans le Times of India a refusé de démissionner. Il s’estime légitime à conduire le prochain rapport sur le changement climatique, assurant que toutes les ‘ personnes rationnelles ’ continueraient à croire les conclusions du Giec.

Un appel à la démission du président du Giec

Bien plus sceptique que la presse française, la presse anglaise s’est mise à attaquer Pachauri sur ses liens avec l’industrie des énergies renouvelables. Le Telegraph (conservateur) l’accuse carrément de s’enrichir personnellement en donnant des conseils à des banques sur les quotas de CO2.

Avec deux autres scientifiques, Roger Pielke Jr a lancé dans le Spiegel allemand un appel à la démission du président du Giec :

‘ Nous voulons surtout que les scientifiques déclarent leurs conflits d’intérêt. Si c’était le cas, Pachauri ne survivrait pas. Nous demandons aussi que des groupes soient nommés pour corriger les erreurs. ’

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  • dugenou
    dugenou
    en réflexion... et c'est dur.
    • Posté à 11h56 le 30/01/2010
    • Internaute 62442
      en réflexion... et c'est dur.

    Le Telegraph n’est pas que conservateur, c’est un journal populiste et sans valeur informative ! Idem pour le Sunday Times. Quand on arrive à les citer comme des journaux comme les autres et représentatifs de la presse outre-manche, on insulte l’intelligence de la presse outre-manche.

    Si la presse française relaie moins ce genre d’affaires, c’est que nous avons moins de feuilles de chou de la sorte et que Murdoch est moins présent, nous devrions nous en féliciter ! (désolé Rue89 mais cette fois vous ne l’avez pas volé.)

    La présentation d’une faute de frappe dans 500 pages comme une énorme erreur, ce n’est tout simplement pas un journalisme honnête.

    • joss123
      joss123 répond à dugenou
      scientifique
      • Posté à 13h20 le 30/01/2010
      • Internaute 51495
        scientifique

      Allons, allons, Dugenou,un peu de bonne foi, SVP.
      Présenter cette affaire comme une simple faute de frappe dans un rapport de 500 pages est parfaitement malhonnête.

      Il y a eu toute une enquête dont on trouve tous les détails dans la presse anglophone et les auteurs de ces affirmations ont parlé. Pachauri lui-même a reconnu son erreur et s’en excusé. Et s’il est sur la sellette actuellement, ce n’est pas à cause d’une erreur de typo !

      De plus, il apparaît que ce n’est pas la seule anomalie présente dans ce rapport censé être au dessus de tout soupçon. Il existe aussi un amazongate, un disastergate, un pachaurigate etc...

      Parmi d’autres, Le Times de Londres en a fait des tartines (par exemple : Lien)

      C’est de la presse de caniveau, le Times ?
      On se demande vraiment ce que foutent nos « journalistes »...

  • survivant
    • Posté à 11h58 le 30/01/2010
    • Internaute 25864

    C’est vrai que le GIEC est aussi crédible que les armes de destructions massives que les scientifiques du terrorisme ont vendu à l’opinion publique pour engager la guerre chirurgicale en Irak. Ou tout comme les scientifiques du géant mosanto ont pendant des années et encore maintenant vendus leur poison sous couvert de vertes pensées pour sauver la faim dans le monde et qui menaçait les scientifiques qui allaient à contre courant. Ou bien encore l’affaire de l’amiante et ses vertus isolantes et son puissant lobby qui menace encore des millions de licenciement exporté dans les pays émergents et les pays Africains comme ils l’ont fait à l’époque avec la France avec ses chantiers navals, ses administrations, ses lycées paillerons etc etc etc. Ce n’est pas le corps scientifique qu’il faut blâmer, eux, leurs recherches sont dirigées selon les intérêts des nouveaux pionniers de l’or vert.

  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 12h36 le 30/01/2010
    • 49273
      Petit agité

    J’ai hâte de voir les retournements de veste en séries

  • Serge Galam
    Serge Galam
    Physicien et « contrariant »
    • Posté à 12h56 le 30/01/2010
    • Internaute 99747
      Physicien et « contrariant »

    Les commentaires alarmistes qui, sentant leur église vaciller, s’expriment comme toujours du haut d’eux mêmes, avec des affirmations d’autorité péremptoires, sous couvert de bon sens, sont souvent faux. Parmi ceux-ci, je dois en relever deux qui DEMONTRENT mon propos. Ils sont le fait de nos défenseurs de la CAUSE, j’ai nommé Slovan et pinaillou.

    %%%%%%%%%%%%%%

    1) De Slovan à supras33
    Baroudeur | 23H58 | 29/01/2010 |
    Galam n’est ni mathématicien ni physicien, il est épistémologue.

    2) De pinaillou
    enseignant-chercheur en physique | 23H00 | 29/01/2010 |
    Quant à la référence à Serge Galam... au fou ! Moi qui suis docteur en physique tout autant que ce monsieur, j’affirme que ses interventions relèvent du verbiage pseudo-scientifique, de la conversation de comptoir repeinte du vernis de la physique, et sont totalement vides de sens. Son intervention pitoyable dans l’émission « ligne jaune » démontra d’ailleurs à quel point il ignorait le sujet sur lequel il prétendait réfléchir et éclairer le public de sa science. Le seul intervenant à avoir réellement travaillé scientifiquement le dossier était Sylvestre Huet, un « simple » journaliste, ce qui est quand même un comble !

    %%%%%%%%%%%%%%%%

    Nous avons ici un sujet bien défini et tellement plus simple que le climat puisqu’il s’agit de moi, ou plus précisément de mes es qualités ainsi que mon de mon état mental.

    Il n’est pas particulièrement agréable de se mettre en « pâture », et je ne suis pas non plus favorable à la mise en avant de ses acquis universitaires pour se donner de la crédibilité, mais là c’est nécessaire, non pas pour moi, peu m’importe l’avis très personnel de ces deux messieurs, mais pour illustrer les perfidies émotionnelles toujours très actives sur ce sujet. Et comme l’essentiel de mon propos est constamment de dire qu’il faut séparer ce qui relève de la science de ce qui relève de l’humain, ce sont deux domaines différents bien que l’un et l’autre s’influencent fortement, nous avons là une belle illustration. Avoir des informations sur mon identité professionnelle est chose facile, alors pourquoi mentir ?

    J’invite donc tous les blogueurs à juger de l’adéquation de ces jugements définitifs à mon égard avec la réalité, simplement en allant voir mon CV, ma liste de publications scientifiques ainsi que les conférences invitées dans des congrès internationaux sur le lien Lien

    Et à partir de là, juger en retour de la compétence, l’honnêteté, et la véracité de nos deux inquisiteurs.

    • pinaillou
      pinaillou répond à Serge Galam
      enseignant-chercheur
      • Posté à 13h26 le 30/01/2010
      • Expert 100327
        enseignant-chercheur

      Monsieur Galam, je n’ai pas mis en cause vos diplômes mais votre aptitude à travailler le sujet et en dire quelque chose de pertinent. On peut très bien être un brillant physicien et discourir dans le vide. Ou faire quelques entorses à la déontologie scientifique pour mettre un public facile dans sa poche, comme Courtillot. Si vous avez des choses pertinentes à dire sur le climat, les revues scientifiques à comité de lecture vous tendent les bras...

      Par ailleurs, je ne vous ai pas traité de fou (voir ma réponse) et si j’ai pu laisser croire cela, je m’en excuse très volontiers.

      • Maurice31200 -bloque-
        Maurice31200 -bloque- répond à pinaillou
        commerçant
        • Posté à 13h35 le 30/01/2010
        • Internaute 103448
          commerçant

        « Ou faire quelques entorses à la déontologie scientifique pour mettre un public facile dans sa poche, comme Courtillot. »

         ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?
        vous osez dire cela sur mr Courtillot ? ? ?
        restez anonyme , ça vous évitera un procès de perdu ...

         
        • pinaillou
          pinaillou répond à Maurice31200 -bloque-
          enseignant-chercheur
          • Posté à 15h18 le 30/01/2010
          • Expert 100327
            enseignant-chercheur

          J’ose parce que j’ai des preuves, comme peuvent en avoir, s’ils s’en donnent la peine, tous les chercheurs, enseignants et étudiants ayant accès à la littérature scientifique primaire. Il n’est pas très sorcier de se rendre compte que les articles cités par Courtillot, ou les différentes personnalités scientifiques, ne disent pas exactement (je suis gentil) ce qu’il prétend.

          Je vous invite donc, si vous en avez la capacité, à lire VRAIMENT les références citées par Courtillot (par exemple Grudd 2008, que j’évoquais dans ma réponse à Richard Golay).

          • Maurice31200 -bloque-
            Maurice31200 -bloque- répond à pinaillou
            commerçant
            • Posté à 19h36 le 30/01/2010
            • Internaute 103448
              commerçant

            vous n’avez aucune preuve et vous maniez la diffamation dans l’anonymat ....vous mentez tout simplement.

            • pinaillou
              pinaillou répond à Maurice31200 -bloque-
              enseignant-chercheur
              • Posté à 09h50 le 31/01/2010
              • Expert 100327
                enseignant-chercheur

              Ah oui ? Quelques éléments pour vous aider alors...

              Commencez par télécharger la conférence de Courtillot située sur cette page :

              Lien

              Ensuite écoutez ce qu’il dit à partir de 10 : 20, lorsqu’il « démontre » que les courbes de température du GIEC sont fausses (et les siennes vraies, forcément...). Vous êtes convaincu par sa démonstration ? Vous avez peut-être zappé un détail : celles du GIEC sont des températures moyennes, les siennes des températures MINIMALES. Légère entorse à la déontologie scientifique... et on passera sur son « traitement statistique » à la hache de bûcheron proposé à 15 : 15.

              La crosse de hockey ensuite (20 : 00) : contrairement à ce qu’il dit les reconstructions les plus récentes sont tout à fait compatibles avec les anciennes : ce n’est pas pour rien que le GIEC a indiqué en grisé la marge d’erreur ! Le scientifique qu’il est le sait parfaitement, c’est donc avec une totale mauvaise foi qu’il parle de « courbes fausses ».

              Vers 22 minutes, Le Roy Ladurie est appelé à la rescousse à propos de l’optimum climatique médiéval. Pas de chance, il n’était pas dans la salle, sinon voici ce qu’il aurait déclaré (interview pour le n°6 de « Regards croisés sur l’économie », novembre 2009, p. 26) :

              « Les années 900 à 1300 se caractérisent par ce que les glaciologues et les historiens appellent le “petit optimum médiéval” (POM), que les scientifiques qualifient d’“anomalie climatique médiévale”. Il s’agit d’une époque un tout petit peu plus douce, peut-être comparable sur le plan climatique à celle que l’on a connue dans les années 1930 et 1940. Le POM reste néanmoins marqué comme toujours par une forte variabilité : le relatif réchauffement de l’atmosphère n’empêche pas de redoutables famines, des hivers très rigoureux, etc. [...] Le réchauffement actuel va bien au-delà. [...] Bien sûr, on ne sait pas tout. En particulier, il n’est absolument pas avéré que le premier réchauffement (1911-1950) soit lié au CO2. Pour le second (post 1986) cela ne fait plus guère de doute. [...] Certains se moquent encore des raisonnements du GIEC. Je suis historien et non pas scientifique à part entière, mais les raisonnements du GIEC m’apparaissent tout à fait convaincants. »

              Encore une louche ? L’article de Grudd, à partir de 22 : 10. A 24 : 55 Courtillot conclut : « deuxième conclusion importante du GIEC qui à mes yeux tombe : c’est absolument faux de dire que les températures actuelles sont sans précédent au cours du dernier millénaire ». Il semble bien que Grudd n’ait pas les mêmes yeux, puisque sa conclusion est la suivante :

              « Although the paleoclimatic records show a high degree
              of similarity in North Fennoscandian and, possibly, North
              Atlantic trends over the last millennia, it is important to
              also note that there are large regional differences in the
              timing and the magnitude of climatic periods such as the
              “‘Medieval Warm Period’’ (Hughes and Diaz 1994 ;
              Crowley and Lowery 2000) and the Little Ice Age’’
              (Bradley 1992 ; Jones and Briffa 2001). Hence, although the
              climate of northern Fennoscandia seems to have been
              significantly warmer during medieval times as compared to
              the late-twentieth century, the published composite records
              of northern hemisphere climate (Moberg et al. 2005) do not
              show a conspicuously warm period around AD 1000.’

              (rappel du lien : Lien)

              Je traduis la fin : ‘Bien que le climat du nord de la Scandinavie semble avoir été significativement plus doux à l’époque médiévale qu’à la fin du vingtième siècle, les enregistrements publiés du climat global sur l’hémisphère nord ne montrent pas de période chaude remarquable autour de l’an 1000.’

              Etc., etc (il y en a bien d’autres du même genre mais je ne vais pas passer mon dimanche à les lister).

              • Maurice31200 -bloque-
                Maurice31200 -bloque- répond à pinaillou
                commerçant
                • Posté à 11h08 le 31/01/2010
                • Internaute 103448
                  commerçant

                Merci cher Pinaillou ...
                Maintenant tous ces écolos terroristes, il va falloir les ridiculiser jusqu’à ce qu’on en entende plus parler...

                Quand à Mr Sarkozy qui avait invité Hulot et Bertrand à déjeuner un dimanche, j’aurais aimé savoir combien avait coûté le repas aux contribuables ...
                Pendant que de nombreux français vont avoir du mal à payer la facture de chauffage, un des fils Sarkozy au lieu de travailler fait du tourisme au Brésil ...
                C’est bien la france où tout est possible même le pire ...
                Qu’est qu’on a fait au bon dieu pour mériter tout ça ...
                Mais tout cela il faudra leurs faire payer cher ...
                salut.

                • pinaillou
                  pinaillou répond à Maurice31200 -bloque-
                  enseignant-chercheur
                  • Posté à 11h32 le 31/01/2010
                  • Expert 100327
                    enseignant-chercheur

                  Je ne vois pas vraiment qui vous qualifiez d’« écolos terroristes », mais hélas les extrémistes existent dans tous les champs politiques, et en particulier en période troublée où la recherche de réponses simples à des problèmes complexes est tentante.

                  Quant au déjeuner dont vous parlez, même si NH et YAB avaient de gros appétits je ne pense pas sérieusement que cela ait pu compromettre les finances de la France ni augmenter vos impôts de façon significative !

                  Le problème de votre facture de chauffage est bien plus grave, et ceci indépendamment du réchauffement climatique : ne comptez pas sur une ampleur de réchauffement suffisante pour supprimer les hivers ! En revanche attendez-vous à une hausse constante du prix des énergies fossiles, indépendamment de toute taxe mais pour la simple raison qu’une partie de plus en plus grande de l’humanité veut accéder à des ressources de plus en plus rares. C’est la loi du marché...

                  La taxe carbone, à condition d’être planifiée sur des décennies et pas vue comme une rustine pour réparer des finances chancelantes, est donc bien le seul moyen d’amortir un choc inéluctable, en prenant de l’élan pour sauter au lieu de s’écraser sur le mur à pleine vitesse. Certes ça demande un effort, mais vous en faites tous les jours et en avez fait d’autres parce que vous saviez que c’était nécessaire : apprendre à lire, à faire vos lacets de chaussures...

                  L’ère de l’énergie pas chère est finie, c’est un fait contre lequel aucun gouvernement ne peut rien. Sauf ceux qui sont assis sur des réservoirs de pétrole, mais même pour eux ça ne durera pas éternellement.

                  • Maurice31200 -bloque-
                    Maurice31200 -bloque- répond à pinaillou
                    commerçant
                    • Posté à 11h46 le 31/01/2010
                    • Internaute 103448
                      commerçant

                    cher Pinaillou ...
                    pour commencer ce n’est pas vous que je traite de terroriste écolo ...
                    Les Russes ont découvert il y a quelques années une réserve de pétrole et de gaz en Sibérie plus grande que plusieurs départements de france ...
                    Le groendland a 50 ans au moins de réserves de pétrole ...
                    Il y aura encore du pétrole à pomper et vous serez depuis longtemps qu’un tas d’os ...
                    Cela n’empêche qu’il ne faut pas le gaspiller aussi ...
                    Mais de là à dire que le pétrole et le gaz sont des matières rares ...cela fait sourire ...

                    Je suis étonné qu’un enseignant chercheur soit pour la taxe carbone .. cela veut dire que même eux avec leurs diplomes n ne sont pas à une connerie près ...
                    Le gazole déjà taxé à plus de 100 pour cent ... et vous voulez encore en rajouter une couche ? ? ?

                    L’Etat et notamment les administrations doivent donner l’exemple avant de l’imposer aux particuliers...
                    Par exemple , combien de casernes sont chauffées au fioul au lieu d’utiliser des climatisations réversibles...

                    l’énergie a toujours été chère et je vois que vous gagnez l’argent trop facilement pour parler ainsi ...
                    vous ne respectez même pas les gens humbles et en plus vous devez être un socialo ...
                    Pensez à ceux qui gagnent le smic et obligés de prendre la voiture pour travailler avec un gazole taxé à plus de 100 pour cent , et vous dites que l’énergie n’est pas chère ? ? ?

                    enseignants chercheurs qui cherchent on en trouve , mais qui trouvent , on en cherche ...
                    combien vous coutez à l’Etat et pour quels résultats ? ? ?

                    • pinaillou
                      pinaillou répond à Maurice31200 -bloque-
                      enseignant-chercheur
                      • Posté à 12h17 le 31/01/2010
                      • Expert 100327
                        enseignant-chercheur

                      J’avais bien compris que le terroriste n’était pas moi, merci, mais je ne vois toujours pas de qui vous parlez.

                      Je suis parfaitement au courant des découvertes récentes de pétrole et de gaz, en ai discuté à plusieurs reprises avec de hauts responsables de l’industrie pétrolière, et je vous assure qu’ils ne sont pas aussi optimistes que vous. On consomme beaucoup plus de pétrole qu’on n’en découvre depuis les années 1980, c’est comme ça, et ce n’est pas faute de chercher. Alors certes la « rareté » est relative... mais il faut la rapporter aux besoins ! Il y aura certainement encore du pétrole quand je ne serai plus qu’un tas d’os, mais pas au prix actuel.

                      Je répète que l’énergie n’est pas chère, même si ce terme est relatif : si vous en doutez, demandez-vous combien cela coûterait de remplacer les machines par du travail humain (dans l’agriculture, les ponts et chaussées...) et vous verrez ! Pourtant ce serait un bon moyen de faire diminuer le chômage. C’est d’ailleurs parce qu’elle n’est pas chère que vous êtes « piégé », comme d’autres, et DEVEZ prendre la voiture pour aller travailler : la société toute entière est construite autour de l’énergie bon marché, et quand cette donnée de base est remise en question ce sont, comme vous le dites, les humbles qui trinquent. Ma grand-mère n’ jamais eu de voiture et n’en a jamais souffert, à l’époque ! Evidemment, son travail était aux champs...

                      Dans toute période de crise, il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade ! C’est cruel mais c’est la vérité... La taxe carbone devra donc, pour être efficace et acceptée, soulager les douleurs des moins riches (par exemple en leur permettant de faire des travaux d’isolation pour dépenser moins de fioul l’hiver) et ne pas hésiter à taper dans les dépenses somptuaires des nantis.

                      Tout à fait d’accord avec vous en revanche sur certains gaspillages énergétiques de l’Etat qui me font bondir : il n’y a pas que l’armée, certaines universités aussi sont des passoires thermiques. Mais comme elles n’ont pas toujours les moyens d’entretenir leurs locaux...

                      Enfin si vous voulez des infos fiables sur la taxation du gazole c’est là :

                      Lien

                      Le consommateur d’essence devrait se plaindre encore plus...

        • SkippyleGrandGourou
          SkippyleGrandGourou répond à Maurice31200 -bloque-
          chercheur précaire
          • Posté à 21h53 le 31/01/2010
          • Expert 51768
            chercheur précaire

          Lisez-donc l’article suivant (et les deux liens à la fin de l’article, vers les revues Science et Nature, histoire de ne pas croire qu’il s’agit d’une lubie de Sylvestre Huet…), vous en saurez plus sur la déontologie scientifique du sieur Courtillot : Lien. Aucun risque de diffamation. ; -)

        8 autres commentaires
    • Slovan
      Slovan répond à Serge Galam
      Baroudeur
      • Posté à 10h45 le 31/01/2010
      • Internaute 63535
        Baroudeur

      Excusez votre altesse contrariée, mais quelle sont précisément vos publications *sur le climat* dans les revues de référence ?

      Comme vous êtes là, ça m’intrigue de comprendre comment vous pouvez autant prendre vos lecteurs pour des idiots en faisant mine d’attendre que la climatologie donne des prévisions fiables à 100 %, alors que vous savez pertinemment que cela ne peut être qu’une science statistique, puisque par définition on ne peut connaître à un instant t l’intégralité du système étudié.

  • Henri_
    Henri_
    informaticien
    • Posté à 13h57 le 30/01/2010
    • Internaute 52443
      informaticien

    Il est assez cocasse de dire que le GIEC est sous l« emprise des lobbies écolos. Comparez le poids des écolos avec celui des pétroliers ou plus généralement de l’industrie et vous vous ferez une idée de la prétendue toute puissance des écolos.

    Tabac, amiante, etc. à chaque fois les industriels ont mis en place des stratégies pour discréditer les empêcheurs de profiter en rond. Cela sans le moindre soucis de l’intérêt général –business is business– et tant pis pour les dégâts, après moi le déluge.

    Il suffit de regarder une ville moderne depuis un point un peu élevé et tout le monde constate le nuage de pollution qui la couvre.

    Il suffit de quitter un centre ville pour sa banlieue pour constater qu’il existe un écart de température de plusieurs degrés.

    Tous se passe comme si l’activité humaine générait chaleur et pollution. Ce sont là des observations qui sans avoir une qualité scientifique, sont à la porté de tous.

    En plus de ces observations que tout le monde peut réaliser sans instruments de mesure bien sophistiqués, il existe des tonnes de rapports scientifiques qui démontrent que l’activité humaine est en train de généré un changement climatique et qu’il est urgent d’en limiter l’ampleur.

    Et bien non... quelles que soient les évidences, certains se battent bec et ongles pour dire que tout cela n’est pas démontré scientifiquement.

    Sous prétexte qu’un jour un écologiste a dit qu’il était 15h21 alors qu’en réalité il était 15h25 ou 15h15 tout le discours des scientifiques qui démontrent le changement climatique est mis en cause.

    • survivant
      survivant répond à Henri_
      • Posté à 14h56 le 30/01/2010
      • Internaute 25864

      Personne ne remet en cause la réalité du réchauffement climatique, mais à l’échelle humaine basée sur des données scientifiques, cela relève plus de l’approximation et de l’hypothèse que de la confirmation. Au milieu du premier millénaire les scientifiques étaient appelées des prophètes. Le réchauffement climatique est si complexe qu’il est permit de se poser la question sur la crédibilité des uns et des autres puisqu’eux mêmes n’en savent rien ! Hier, bulletin d’alerte de météo France : neige et verglas dans les régions de l’est, mais rien dans les autres régions Ce matin bulletin météo neige dans la région parisienne. Si déjà les scientifiques du climat ne sont pas capables de donner un bulletin météo fiable du jour au lendemain, on s’imagine la crédibilité et l’utilité du GIEC.

      • Henri_
        Henri_ répond à survivant
        informaticien
        • Posté à 18h15 le 31/01/2010
        • Internaute 52443
          informaticien

        Le comptable de GrosseBoite SA est incapable de vous dire quel jour arrivera au courrier le chèque en paiement de la facture N°123654 de 1 265,94 euros.
        Le même comptable annoncera, avec un faible risque d’erreur, que le chiffre d’affaire globale sera de x €.

        Diriez-vous que le comptable est incapable d’évaluer le chiffre d’affaire puisqu’il n’est même pas capable de dire quand va arriver un chèque ?

        Vous confondez deux problèmes distincts, la météorologie et la climatologie.

        Si vous voulez dire que l’état de la science ne permet pas une certitude à 100 %, vous avez raison.

        Cela dit, quand tant d’indices concordants vont dans une même direction il n’est pas totalement stupide d’en tenir compte.

      • zaichonok
        zaichonok répond à survivant
        bobo bio
        • Posté à 13h00 le 01/02/2010
        • Internaute 61156
          bobo bio

        « Si déjà les scientifiques du climat ne sont pas capables de donner un bulletin météo fiable du jour au lendemain »

        Claude Allègre sort de ce corps...
        la météo et le climat ça n’a pas grand chose à voire mon cher monsieur, le premier s’occupe des masses d’air pour des mesures précises, locales, et instantannées, le second se moque totalement des masses d’air et s’intéresse aux océans, au soleil, sur des moyennes dans le temps et l’espace... à l’arrivée, les deux sciences n’ont aucun rapport l’une avec l’autre...
        Et en terme de crédibilité, les gens qui utilisent cet argument (dont Allègre a usé et abusé) démontrent en une seule phrase qu’ils ne savent meme pas de quoi ils parlent.

  • jean breton
    • Posté à 14h25 le 30/01/2010
    • Internaute 51943

    Dans l’expertise il y a un principe absolu qui n’est pas respecté par le GIEC :
    séparer ceux qui font l’évaluation technique et scientifique du risques,
    de ceux qui décident des mesures politiques à prendre.
    Dans aucun modèle d’expertise touchant aux grands risques santé, il y a mélange des genres.
    Au Giec si.

    • zaichonok
      zaichonok répond à jean breton
      bobo bio
      • Posté à 16h37 le 30/01/2010
      • Internaute 61156
        bobo bio

      si il y avait au GIEC des gens qui décident des mesures politiques à prendre, on irait beaucoup plus vite, et on pourrait éviter des clowneries comme à Stockholm,
      ils ne font malheureusement (ou heureusement selon l’opinion qu’on a sur la question bien sur :)) que donner des conseils sur ce qu’ils pensent adaptés à la situation. Ces conseils ont une portée politique forte, c’est une évidence, mais jusqu’à preuve du contraire ils ne décident de rien...

    • sissa
      sissa répond à jean breton
      • Posté à 14h17 le 02/02/2010
      • Internaute 39778

      Ben si, justement.
      Il y a trois rapports réalisés par le giec.
      Le premier sur la physique du climat et les observations.
      Le second sur l’impact du réchauffement sur les activités humaines et l’environnement.
      Le troisième sur les moyens de limiter et d’anticiper le réchauffement.
      Les équipes qui rédigent les trois rapports sont différentes, en particulier, les climatologues n’interviennent pas dans les deuxièmes et troisièmes rapport(ce qui explique en partie l’erreur de l’Himalaya) .
      Enfin, les décisions politiques(qui sont bien timides) sont le faits des gouvernements et des assemblées, bien sûr.

      • jean breton
        jean breton répond à sissa
        • Posté à 19h02 le 02/02/2010
        • Internaute 51943

        Des experts indépendants comme, par exemple, M.Wang bien entendu...

  • Laurent Pellegrin
    Laurent Pellegrin
    géologue flâneur
    • Posté à 15h45 le 30/01/2010
    • Internaute 56444
      géologue flâneur

    Je viens juste mettre côte à côte quelques évidences que peu apparemment ont eu l’idée de regarder conjointement :

    - Le Giec ne fait qu’une synthèse des conclusions de milliers de spécialistes dans le monde
    - Le monde scientifique est un monde de concurrence acharnée. Sa structure même fait que dès qu’un chercheur d’une spécialité sort quelque chose on en trouve quelques centaines d’autres de même spécialité qui vont consacrer leur travail à le démonter. Ce qui « tiens » à tout les assauts des concourants est solide.
    Bref, on trouvera toujours des chercheurs qui vont venir contester même les évidence(et c’est heureux), mais au final ce qui dans le milieu scientifique fait consensus est toujours réellement solide.
    - Il y a et aura encore des collusions et arrangements entre certains chercheurs et les différents pouvoirs, qu’ils soient médiatiques, politiques ou économiques.
    Sauf que cela ne donne que du grain à moudre à la tonne de concurrent qui ne vont pas se gêner pour mettre le doigt dessus.
    - Les médias fonctionnent à coup d’accroche et de sensationnel, et ne parlent que de manière à ce que le plus de monde possible puisse les comprendre tout en se restreignant à un volume de texte, ou de parole, très faible. ET donc ils n’envoient que des trucs qui font apparaitre des évidences, évidences qui n’existent pas en amont dans les recherches.
    - Comme dans la plupart des milieux, ceux que l’on voit le plus sont ceux qui en font le moins. Spéciale dédicace à Allègre qui est un peu l’exemple type. A l’époque où il faisait de la géophysique tout le monde dans le milieu se demandait ce qu’il foutait là et comment il avait eu ses diplômes.
    Les médias montrent les grande gueules, ceux qui viennent se montrer quand ils débarquent quelque part. Pas ceux qui bossent trop pour s’y intéresser.

    Puis quelques infos de base sur la planète :

    - On entre en période glacière. C’est incontestable ça, tout simplement car cela dépend de cycle planétaires et non climatique. La prévisibilité là dessus est totale. Certes, il y a des incertitudes dans le détail mais le mécanisme est totalement connu et prévisible. Si l’on cherche les archives terrestres et que l’on compare au modèle le résultat est sans appel.
    Et la conclusion directe c’est que l’on est dans une période où à n’importe quel autre moment de l’histoire de la planète tout devrait se refroidir selon une exponentielle. On est déjà entré dans cette période.
    Or aucun refroidissement à l’horizon. En fait ça continue à se réchauffer... Si on compare ça avec le point sur lequel on se trouve dans le cycle des glaciations c’est totalement incohérent.
    Jusqu’à présent à chaque fois que la terre s’est retrouvé à ce moment du cycle elle avait déjà commencé à se refroidir.
    - Tout fonctionne par « cycles » et par « paliers ». Le climat est un équilibre complexe entre un grand nombre de facteurs, et comme tout les équilibres de la sorte, il est délicat. On se fout de savoir si par exemple la concentration en CO2 suit ou précède les réchauffement, scientifiquement ça n’a aucun sens de se le demander. La question c’est : qu’est ce qui se passe si dans ce processus complexe on accroit artificiellement cette concentration ?
    - Les fonds océaniques se réchauffent. Petit à petit l’accroissement de température gagne les profondeurs Pour ce que l’on en sait (ça vaut ce que ça vaut), cela n’arrive que très rarement lors de cataclysmes planétaires de grande violence, du genre qui renvoient celui de la disparition des dinosaures à un pet de lapin dans un champs de fleurs.
    - Si les grands fond océanique, c’est à dire ses parties les plus profondes se réchauffent de 2 degrés c’est la fin de tout. Vraiment de tout. On renvoie la vie sur terre à ses début. Ce ne sera pas la première fois remarquez. (dégazage du fond océanique, 98% du CO2 y est stocké, imagine un peu ce que ça peut donner, une atmosphère avec seulement 5 ou 6% de di-oxygène).
    - Le climat est une chose. Mais il est en interaction directe avec tout le reste de la planète. Y compris tout le vivant. Le problème d’un dérèglement ne va pas seulement être celui de la température ou de la violence du temps qu’il va faire, mais l’ensemble du vivant qui va devoir se restructurer. Vous savez, insectes, maladies, animaux, végétaux. On n’a jamais vraiment conscience d’à quel point notre vie est adaptée à notre milieu. On a aucun moyen de se préserver contre des famines, du manque d’eau potable de l’apparition de maladies ou de l’invasion de certaines espèces végétales ou animales.

    Et enfin sur ce que l’on entend par les médias généralistes sur ce sujet :

    - L’expression de « réchauffement climatique » est une grosse approximation crée par les médias qui ont raccourci le résumé originel qui était, en gros : « dérèglement climatique“(qui va se traduire par une plus grande hétérogénéité climatique entre les différent point du monde) qui, lorsqu’il va retrouver un équilibre, se retrouvera sur un point de température moyenne un peu plus élevé. Voyez le raccourci qui en a été fait.
    - La mise en avant du CO2, comme si cela était pertinent de manière certaine. La plus part des conclusions des travaux sur le climat ne se basent pas là dessus, mais sur d’autres composés tels les méthanes et d’autres plus artificiels.
    Parce que eux ne sont pas présent dans l’atmosphère normalement, qu’ils ont un énorme impact sur tout les cycles pertinents au niveau climatique et que leur concentration explose actuellement.

    Et pour finir, juste une trois petites questions que m’avait posé un de mes anciens profs de géophysique avec qui je parlait de ça :

    - Quel est le volume de l’atmosphère ?
    - Quel est son rythme de renouvellement ?
    - Quel volume de gaz l’humanité a envoyé dans l’atmosphère depuis le début de l’ère industrielle ?
    Les réponse ne font pas du bien par où elles passent.(désolé j’ai pas les chiffres ici mais ils ne sont pas très dur à trouver).

    Bref, en conclusion, oui il y a encore beaucoup de recherche à faire sur le climat, oui il y a un problème en ce moment avec lui, incontestable mais non on n’en connait pas TOUT les tenants et aboutissants.
    Ce qu’on sait, par contre, c’est que :
    - On va vers une catastrophe, on ne sait pas vraiment quand.
    - Quand elle arrivera, ou même quand elle sera sur le point d’arriver, ce sera trop tard et ce depuis longtemps. Bien bien longtemps.

    Sans aller plus loin voilà un résumé simple :
    Si on ne fait rien : jette un dé :
    - si tu tires 1, 2, ou 3 l’humanité n’est pas responsable et on va se prendre la pire catastrophe que notre espèce n’a jamais connu et on y pourra rien.
    - si tu tires 4, 5 ou 6 l’humanité est responsable et on va se prendre la pire catastrophe que notre espèce n’a jamais connu et on n’y pourra plus rien à ce moment là.

    Ou alors, plutôt que de jeter le dé on fait un truc, au pire on aura dépensé beaucoup pour rien, au mieux on aura dépensé beaucoup pour se sauver la vie.

    Et vous, vous jouerez votre existence et celle de tout ce que vous connaissez sur un jet de dé ?

    Et mieux, pour ceux qui s’acharnent sur les chercheurs pour quelques exactitudes voire dissimulation, mettez vous à leur place et pensez :
    - Vous savez qu’une catastrophe arrive par un moyen que vous n’arriverez jamais à expliquer à quelqu’un d’autre qu’un pair.
    - Plein de gens qui n’y comprennent rien sont prêt à faire des trucs à ce sujet, mais pas du tout pour la catastrophe mais parce que le contexte va leur permettre de se servir de ça dans leur propre intérêt.
    - Plein de parasites vont venir foutre toutes les explications en l’air par des successions de résumés et d’approximations qui ne veulent plus rien dire, chacun pour ses propres raisons mais que l’on peut résumer ainsi : montrer son cul ça rapporte.

    Ben le chercheur dans son coin, soit il se dit ‘non c’est n’importe quoi !’, comme beaucoup d’entre vous voudrez qu’il fasse... et lasse au final la catastrophe se produire.

    Soit il décide de continuer à expliquer et à chercher, sachant que tout ce qui va être dit au final sera des conneries, que les vrais raisons des actions qui vont suivre seront sans rapport avec le sujet et que les raisons invoqués seront de mauvaises raisons, mais que quelque chose va être fait pour tenter d’enrayer l’arrivée de la catastrophe.

    Ben oui, il y a aussi plein de chercheurs qui disent délibérément des trucs par tout à fait vrai, voire donnent de mauvaises raison. Parce que les vrai raisons, elles, pas grand monde pourra les comprendre et que cela conduit inévitablement à ne rien faire.

    Un peu de manipulation ? Sans le moindre doute.
    Parce qu’en pratique il n’y a pas moyen de faire autrement. Parce que s’il n’y avait pas ça, le danger n’en serait pas moins réel mais personne ne bougerait.
    Songez-y.

    Or il y a bien deux faits qui sont totalement incontestés, et je dis bien totalement :
    L’homme est responsable de changement majeur dans l’atmosphère.
    Ces changements vont provoquer à notre échelle une véritable catastrophe du vivant, catastrophe dont nous seront les premiers touchés.

    Actuellement, les débats ne portent que sur les DÉTAILS, par sur ces faits.

    Ha oui et juste un détail : au sujet de l’échelle sur laquelle porte l’action de l’homme :
    La pire crise que la vie ait jamais connu, n’est pas grand chose comparée à celle que nous vivons par l’action de l’homme.
    En un siècle on a réussi à faire pire en terme de rythme de disparition/apparition d’espèce que l’action conjointe de :
    - une météorite de grande envergure (plus importante que celle qui extermina les dinosaures)
    - Un période de très intense activité volcanique (du genre à provoquer un hivers nucléaire)
    - une glaciation massive (à l’échelle de continents)
    - une période de grande activité solaire.

    Pour ceux qui pensent toujours que l’homme est un truc minuscule...

  • Abdu
    Abdu
    OSNI
    • Posté à 15h54 le 30/01/2010
    • Internaute 92397
      OSNI

    Le Giec semble joue le rôle de l’OMS dans l’affaire H1N1.

    On est alarmés et menés en bateau par des citations choisies et amplifiées.
    Rappel : le Giec ne décide pas !

  • fanch soleil
    fanch soleil
    imprimeur
    • Posté à 16h47 le 30/01/2010
    • Internaute 78522
      imprimeur

    Le drame, c’est le contraste entre ce que constate le terrien « lambda », dans sa vie quotidienne, dans ce qu’on lui montre à la télé, dans les différents documentaires etc...et les
    discours, les démonstrations des spécialistes du GIEC ou de leurs
    contradicteurs.
    Il y a quand même de quoi s’interroger quand un vendeur de télé-
    achat , à l’occasion présentateur météo à Europe 1(Laurent Cabrol pour ne pas le citer) vient à « C dans l’air » traiter pratiquement de rigolos ces scientifiques du GIEC.
    Avec plus ou moins l’approbation de l’animateur d’ailleurs.

  • éplucheur
    éplucheur
    étudiant
    • Posté à 16h52 le 30/01/2010
    • Internaute 95818
      étudiant

    très bon article !
    Lien

  • San De-
    • Posté à 17h09 le 30/01/2010
    • Internaute 19339

    La science, c’est toujours du débat, chaque réponse donné à une problématique engendre 10 000 questions...

    Avis perso : climat ou pas climat, ça ne change rien à mes yeux quand au fait qu’il faut sortir du cycle capitaliste et tourner la page !

  • alberte
    alberte
    Sage-femme retraitée
    • Posté à 18h03 le 30/01/2010
    • Internaute 60250
      Sage-femme retraitée

    Autrement dit, là ce n’ est plus la secte écologique qui est en cause, mais des scientifiques ou de pseudo- scientifiques qui trafiquent allègrement des données pour satisfaire leurs lobbyistes, et aller dans le sens du vent, ce que tout vrai scientifique doit éviter avant tout. Ce n’ est plus « alerte aux gaz à effets de serre » mais » alerte à la pseudo science »

  • Jean-Frédéric BAETA
    Jean-Frédéric BAETA
    philosophe, membre de l' (...)
    • Posté à 18h47 le 30/01/2010
    • Internaute 100593
      philosophe, membre de l' (...)

    Ne sommes nous pas en fait ici mis en face d’un pseudo débat et d’une pseudo polémique...

    Pseudo-polémique qui n’allait pas manquer de survenir après la lamentable parodie de Copenhague.

    Le retour des climato-sceptiques était annoncé.
    La presse façonne ainsi à sa guise les opinions.
    « Semez le trouble, il en restera toujours quelque chose... ! »

    Un doute, un désintérêt des citoyens à force de ne rien y comprendre...
    On a déjà vu le film avec les O.G.M.

    Manifestement, sur ce sujet comme sur quelques autres, le goût pour les affrontements dans les nouveaux jeux du cirque, semble immodéré chez quelques journalistes en mal d’agitation.

    De quoi alimenter les bla-bla au Café du commerce voisin...Pour ou contre...

    Je ne suis pour ma part ni scientifique ni climatologue mais je suggère quelques points de réflexion.

    L’erreur de frappe, regrettable en effet, concernant les glaciers de l’Himalaya n’affecte en rien les 7000 autres pages du rapport qui elles jusqu’à présent ne sont pas contestées...

    Par ailleurs, l’intrusion de services d’espionnage hautement spécialisés dans une conversation électronique entre deux scientifique donne surtout la mesure des investissements financiers des multinationales pour compromettre la réputation du GIEC.

    La morale élémentaire ou la déontologie scientifique pèsent bien peu pas face aux enjeux politiques économiques et idéologiques.

    Les chercheurs et les experts ne sont pas en apesanteur dans la stratosphère. Ils considèrent comme les autres logiquement la main qui les paie.
    Au fait sauf erreur les gens du GIEC ne sont pas rémunérés.

    On sait la dépendance étroite des équipes de chercheurs un peu partout sur la planète vis à vis de grandes entreprises internationales qui en assurent le financement.

    Des scientifiques et des experts au GIEC sont en débat et en recherche depuis de nombreuses années au sein de leur communauté. Ces débats sont publics et publiés régulièrement.

    Celui qui a le courage de s’engager dans la lecture des SOURCES ne pourra que constater l’exemplarité de ce débat et de ces confrontations.
    7000 pages....

    Hypothèses modélisations et mesures souvent très délicates à interpréter sont discutées confrontées et elles débouchent sur des préconisations rédigées avec un soin très attentif.

    Il me semblait important de faire ce rappel, le GIEC est depuis l’origine une instance plurielle de débats qui rend compte publiquement de ses efforts.
    A mon avis, peu de communautés scientifiques se livrent à cet exercice de communication citoyenne..

    Il est frappant de constater combien les éléments de convergence du rapport de 2007, confortés par le rapport d’Octobre dernier posent problème à beaucoup, et quand bien même la communauté internationale a tout de même fini par en prendre acte le mois dernier.

    La situation est en effet cruciale et beaucoup partout ont intérêt à pourrir et à polluer les questions essentielles qui se posent aujourd’hui.

    Même si c’est un peu simpliste de le dire comme ça, les cultes du profit et de la croissance des P.I.B.ont encore de beaux jours devant eux.

    Pas simple de changer de logiciel de développement et de « progrès »...
    On l’a bien vu avec Galilée...

    Mais quelque chose a changé.

    Il y a aujourd’hui un très grand nombre de « Galilée »...

    N’en déplaise à quelques très rares nostalgiques du système de Ptolémée..et de la religion du continuons comme par le passé !

  • Jean-Frédéric BAETA
    Jean-Frédéric BAETA
    philosophe, membre de l' (...)
    • Posté à 18h47 le 30/01/2010
    • Internaute 100593
      philosophe, membre de l' (...)

    Ne sommes nous pas en fait ici mis en face d’un pseudo débat et d’une pseudo polémique...

    Pseudo-polémique qui n’allait pas manquer de survenir après la lamentable parodie de Copenhague.

    Le retour des climato-sceptiques était annoncé.
    La presse façonne ainsi à sa guise les opinions.
    « Semez le trouble, il en restera toujours quelque chose... ! »

    Un doute, un désintérêt des citoyens à force de ne rien y comprendre...
    On a déjà vu le film avec les O.G.M.

    Manifestement, sur ce sujet comme sur quelques autres, le goût pour les affrontements dans les nouveaux jeux du cirque, semble immodéré chez quelques journalistes en mal d’agitation.

    De quoi alimenter les bla-bla au Café du commerce voisin...Pour ou contre...

    Je ne suis pour ma part ni scientifique ni climatologue mais je suggère quelques points de réflexion.

    L’erreur de frappe, regrettable en effet, concernant les glaciers de l’Himalaya n’affecte en rien les 7000 autres pages du rapport qui elles jusqu’à présent ne sont pas contestées...

    Par ailleurs, l’intrusion de services d’espionnage hautement spécialisés dans une conversation électronique entre deux scientifique donne surtout la mesure des investissements financiers des multinationales pour compromettre la réputation du GIEC.

    La morale élémentaire ou la déontologie scientifique pèsent bien peu pas face aux enjeux politiques économiques et idéologiques.

    Les chercheurs et les experts ne sont pas en apesanteur dans la stratosphère. Ils considèrent comme les autres logiquement la main qui les paie.
    Au fait sauf erreur les gens du GIEC ne sont pas rémunérés.

    On sait la dépendance étroite des équipes de chercheurs un peu partout sur la planète vis à vis de grandes entreprises internationales qui en assurent le financement.

    Des scientifiques et des experts au GIEC sont en débat et en recherche depuis de nombreuses années au sein de leur communauté. Ces débats sont publics et publiés régulièrement.

    Celui qui a le courage de s’engager dans la lecture des SOURCES ne pourra que constater l’exemplarité de ce débat et de ces confrontations.
    7000 pages....

    Hypothèses modélisations et mesures souvent très délicates à interpréter sont discutées confrontées et elles débouchent sur des préconisations rédigées avec un soin très attentif.

    Il me semblait important de faire ce rappel, le GIEC est depuis l’origine une instance plurielle de débats qui rend compte publiquement de ses efforts.
    A mon avis, peu de communautés scientifiques se livrent à cet exercice de communication citoyenne..

    Il est frappant de constater combien les éléments de convergence du rapport de 2007, confortés par le rapport d’Octobre dernier posent problème à beaucoup, et quand bien même la communauté internationale a tout de même fini par en prendre acte le mois dernier.

    La situation est en effet cruciale et beaucoup partout ont intérêt à pourrir et à polluer les questions essentielles qui se posent aujourd’hui.

    Même si c’est un peu simpliste de le dire comme ça, les cultes du profit et de la croissance des P.I.B.ont encore de beaux jours devant eux.

    Pas simple de changer de logiciel de développement et de « progrès »...
    On l’a bien vu avec Galilée...

    Mais quelque chose a changé.

    Il y a aujourd’hui un très grand nombre de « Galilée »...

    N’en déplaise à quelques très rares nostalgiques du système de Ptolémée..et de la religion du continuons comme par le passé !

  • Jean-Frédéric BAETA
    Jean-Frédéric BAETA
    philosophe, membre de l' (...)
    • Posté à 18h55 le 30/01/2010
    • Internaute 100593
      philosophe, membre de l' (...)

    Ne sommes nous pas devant un pseudo débat , une pseudo polémique...

    et qui n’allait pas manquer de survenir après la lamentable parodie de Copenhague ?

    Le retour des climato-sceptiques était annoncé.

    La presse façonne ainsi à sa guise les opinions.
    « Semez le trouble, il en restera toujours quelque chose... ! »
    Un doute, un désintérêt des citoyens à force de ne rien y comprendre...
    On a eu ça aussi avec les O.G.M.

    Manifestement, le goût pour les affrontements dans les nouveaux jeux du cirque, semble immodéré chez quelques journalistes en mal d’agitation.

    De quoi alimenter les bla-bla au Café du commerce voisin...ou sur les blogs.
    Pour ou contre...
    Je ne suis pour ma part ni scientifique ni climatologue mais je suggère quelques points de réflexion.

    L’erreur de frappe, regrettable en effet, concernant les glaciers de l’Himalaya n’affecte en rien les 7000 autres pages du rapport qui elles jusqu’à présent ne sont pas contestées...
    Par ailleurs, l’intrusion de services d’espionnage hautement spécialisés dans une conversation électronique entre deux scientifique donne surtout la mesure des investissements financiers des multinationales pour compromettre la réputation du GIEC.

    La morale élémentaire ou la déontologie scientifique pèsent bien peu pas face aux enjeux politiques économiques et idéologiques. Les chercheurs et les experts ne sont pas en apesanteur dans la stratosphère. Ils considèrent comme les autres logiquement la main qui les paie. On sait la dépendance étroite des équipes de chercheurs un peu partout sur la planète à vis de grandes entreprises internationales qui en assurent le financement.

    Des scientifiques et des experts au GIEC sont en débat et en recherche depuis de nombreuses années au sein de leur communauté. Ces débats sont publics et publiés régulièrement. Celui qui a le courage de s’engager dans la lecture des SOURCES ne pourra que constater l’exemplarité de ce débat et de ces confrontations. Les hypothèses et les mesures souvent délicates à interpréter sont discutées confrontées et elles débouchent sur des préconisations rédigées avec un soin très attentif. Il me semblait important de faire ce rappel, le GIEC est depuis l’origine une instance plurielle de débats qui rend compte publiquement de ses efforts.
    A mon avis, peu de communautés scientifiques se livrent à cet exercice de communication citoyenne..
    Il est frappant de constater combien les éléments de convergence du rapport de 2007, confortés par le rapport d’Octobre dernier posent problème à beaucoup, et quand bien même la communauté internationale a tout de même fini par en prendre acte le mois dernier.
    La situation est en effet cruciale et beaucoup partout ont intérêt à pourrir et à polluer les questions essentielles qui se posent aujourd’hui.
    Même si c’est un peu simpliste de le dire comme ça, les cultes du profit et de la croissance des P.I.B.ont encore de beaux jours devant eux.
    Pas simple de changer de logiciel de développement et de « progrès »...On l’a bien vu avec Galilée...
    Mais quelque chose a changé.
    Il y a aujourd’hui un très grand nombre de « Galilée »...
    N’en déplaise à quelques très rares nostalgiques du système de Ptolémée..et de la religion des « faut surtout rien changer. ! »

  • LienRag
    • Posté à 19h50 le 30/01/2010
    • Internaute 34767

    N’étant pas climatologue, je m’en voudrais de prendre parti sans avoir fait l’effort (assez considérable vue la masse de données) de vérifier chacune des affirmations de part et d’autres.
    Mais plus globalement, c’est un peu l’effondrement de la science (telle qu’elle se fait) issue du « publish or perish » non ? Qui fait qu’il n’y a plus vraiment de critère de vérification ou réfutation de ce qui se publie et de ce qui est considéré comme vérité scientifique...

    • pinaillou
      pinaillou répond à LienRag
      enseignant-chercheur
      • Posté à 21h42 le 30/01/2010
      • Expert 100327
        enseignant-chercheur

      Je vous rassure, la science se porte (encore) très bien, et les discussions via les revues ou les congrès sont généralement de très haut niveau. Mais ce qui fait bondir certains scientifiques (dont moi), c’est que certains prennent le micro ou le clavier, en dehors du contexte classique de réfutation par les pairs, pour exposer « leur » théorie directement aux journalistes qui n’ont évidemment pas les moyens de les critiquer. Et visiblement, certains prennent goût à cette vie de vedette.

      Par contre, vous avez raison sur les dangers du « publish or perish », mais c’est un peu un autre sujet. Cette injonction a surtout pour effet d’augmenter considérablement le bruit de fond scientifique, ce qui ralentit et alourdit encore un travail de recherche qui n’a pas vraiment besoin de cela !

      • Jean-Frédéric BAETA
        Jean-Frédéric BAETA répond à pinaillou
        philosophe, membre de l' (...)
        • Posté à 10h57 le 31/01/2010
        • Internaute 100593
          philosophe, membre de l' (...)

        Il faut en effet toujours interroger les conditions de production d’une information.
        « Vous avez parfaitement raison quand vous dîtes que certains prennent le micro ou le clavier, en dehors du contexte classique de réfutation par les pairs, pour exposer “leur” théorie directement aux journalistes qui n’ont évidemment pas les moyens de les critiquer. Et visiblement, certains prennent goût à cette vie de vedette. »
        Il faudrait en effet quelques journaliste scientifiques rigoureux et déterminés pour assister à ce qui émerge sur le terrain dans le contexte de « réfutation par des pairs », congrès, conférences, etc).
        Mais le populisme ambiant est partout !

  • timiota
    timiota
    (lecteur de Bernard Stiegler)
    • Posté à 03h44 le 31/01/2010
    • Internaute 32493
      (lecteur de Bernard Stiegler)

    @ Pinaillou

    Il faudrait sans doute que S. Galam demande à son directeur du CREA, M. Bourgine, comment trouver la granularité intermédiaire à laquelle se référer quand on est journaliste et qu’on n’est pas aussi bon que M. Huet ou quand on est simplement plus curieux que « la moyenne ».

    M. Bourgine a expliqué vendredi 28 à France Culture à 11H l’intéret d’un réseau « de petit diamètre » pour en faire un bon « système associé » (je reprends la terminologie « stieglerienne“/‘simondonienne’) : un nombre de liens judicieux autour ce chaque acteur (chaque noeud), 6 en gros, permet le type d’attention ‘glocale’ qu’exerce un système complexe comme le cerveau sur les données multiples qui lui parviennent (qu’on excuse mes approximations).

    Je pense qu’entre des physiciens doués et les autres scientifiques, il manque déjà un lien, que les journaux vulgarisateurs ne remplissent pas bien (Scientific American/La recherche / Science et Avenir...), ou pas de façon ‘accessible’ (au sens d’arxiv) ; et qu’ensuite il manque un lien entre ce niveau et les médias, médias qui subissent de plus les perversités de la ‘désublimation’ du monde (suivant Gauchet, Dany Rober Dufour ou Stiegler suivant vos gouts et vos couleurs, et sans doute tant d’autres) désublimation dont l’incarnation la plus courante dans la génération née dans la décennie 1995-2005 s’appelle la Déesse Nintendo (DS / déesse, un jeu de mots pour se souvenir, mnemo technique ...).

    Pas de betise individuelle, mais de la betise systémique en veux-tu en voila (télé réalité, élections présidentielles 2007 à l’avenant, gestion H1N1 pas plus éclairante (avoir une PCR montrant du H1N1 ne dit pas les mécanismes de mortalité, pour situer une des apories possibles, ou encore quelques H1N1 muté dans un corps grouillant de 10^beaucoup virus doit-il inquiéter ?))...

    Pour ce qui est de la science, c’est simple de trouver une raison pour ce manque de ‘branchement’ vers le général : il est suicidaire pour un chercheur de faire un article de revue charpenté s’intitulant ‘Résumé des dix dernières années : qu’avons nous appris dans Mon Domaine’. Même si l’article est beaucoup cité ensuite, ledit chercheur a perdu le train de sa propre recherche, de ses ANR, il n’est plus bon qu’à faire un ‘keynote’ d’un sujet ‘has been’ dans une conf annexe etc. Et ca n’en fait qu’un, d’article, au lieu de N articles avec les copains si il se laisse libre, donc au total c’est pas très bon pour le ‘Harding index’ ‘h-index’ , qui demande de ‘tirer’ avec insistance sur la même corde pour être reconnu.

    Un domaine échappe en partie à cette sombre description à mon avis, c’est la technologie dans le cadre que lui donne notamment l’IEEE.
    IEEE Spectrum, le magazine d’IEEE est une revue qu’on devrait faire lire à pas mal de gens, avec des doses d’éthiques intéressantes, et la capacité de faire ‘bridger’ ses lecteurs entre un domaine et un autre. Deux trois exemples dans les derniers numéros
    - La centrale électrique de Gaza, reportage sur place de 6-7 pages
    - Le possible futur ‘mécanique’ de la radio , à l’aide d’oscillateur locaux de type MEMS (micromécanico-électronique), pour avoir l’accordabilité poussée de la ‘radio-tout digitale’ (la future ‘TNT audio’), sans avoir de consommation électrique importantes.
    - L’arrivée des AOC (Active Optical Cable)
    - Les batteries de serveur à la Google et autres

    Il y a deux trois ans, il y eu aussi un bon article sur la filière nucléaire française, suite à l’ouverture du repository US à Yucca Mountain, dont la taille dépend de la capacité à recycler ou non. L’article n’omettait pas les facéties de Greenpeace capable d’arrêter le plutonium en route entre Hague et Marcoule à Châlon.

    Bref, un de mes neurones suivrait volontiers Galam, car la ‘désublimation’ des philosophes et la ‘ruée vers le 50/50’ et autres idées de Galam ne peuvent pas ne pas avoir de recouvrement, tandis que l’autre neurone vous suit plutôt vous, Pinaillou : le socle est assez long à éroder, la science survit pas si mal à son invisibilité dans les moyens grains, et marche encore de façon virale (virale positive) et non visible au sein de l’humus qui résulte de l’action d’un grand nombre de chercheurs, fussent-ils chacun désenchanté.

    Mais l’érosion du savoir-faire qui lamine le prolétaire d’aujourdh’ui (au sens de Stiegler : pas le pauvre, mais même le cadre qui est obligé de manager façon France Teleconne au détriment de sa comprenette, sa jugeotte, de faire des choses pas catholiques sans pouvoir le dire), cette érosion ne finira-t-elle pas par lécher l’Olympe des chercheurs, même si leur métier basée sur le goût du questionnement leur permet de repositionner sans cesse leur château dans l’air (‘castelli in aria = chateau en Espagne) ?

    A vous entendre

    • pinaillou
      pinaillou répond à timiota
      enseignant-chercheur
      • Posté à 14h59 le 31/01/2010
      • Expert 100327
        enseignant-chercheur

      Excellente analyse, timiota. Et ce n’est pas que l’Olympe des chercheurs qui est menacé, mais celui de la démocratie, quand le « populisme ambiant » est partout comme le souligne Jean-Frédéric Baeta.

      Les idées de Galam en sociophysique (puisqu’il s’autoproclame fondateur de la discipline) sont peut-être intéressantes, mais en matière de réflexion sur le problème qui nous intéresse ici, je maintiens : c’est du vent, du discours creux, voire du délire hallucinatoire quand il écrit « le GIEC transforme les croyances en certitudes, les hypothèses en vérités établies ». Il faut n’avoir jamais lu un rapport du GIEC pour oser cela.

      En revanche, comme vous le dites si bien, « le socle est assez long à éroder, la science survit pas si mal à son invisibilité dans les moyens grains, et marche encore de façon virale (virale positive) et non visible au sein de l’humus qui résulte de l’action d’un grand nombre de chercheurs, fussent-ils chacun désenchanté.

      La seule limite étant l’humanité des chercheurs : quand on se dévoue corps et âme à un métier terriblement exigeant, où la compétition internationale est féroce et la rétribution financière (en France en tout cas) assez maigre, être traité de tous les noms et en particulier de fraudeur par des gens qui n’ont même pas fait l’effort de lire vos travaux, peut vous conduire à réaliser que personne ne vous oblige à une carrière de héros bénévole.

      Certains mathématiciens brillants ont bien su tirer profit des propositions alléchantes de la finance... on sait où ça nous a conduits.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 07h02 le 31/01/2010
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    [ « Bien plus sceptique que la presse française, la presse anglaise s’est mise à attaquer Pachauri sur ses liens avec l’industrie des énergies renouvelables. Le Telegraph (conservateur) l’accuse carrément de s’enrichir personnellement en donnant des conseils à des banques sur les quotas de CO2 ».]

    Pensez vous par exemple que TOTAL participe aux études ?

    Financièrement s’entend, puisqu’ils financent déjà des programmes écolos !

    Aux dernières nouvelles, il s’avère en effet que ces gens et leurs actionnaires ne seraient pas tellement intéressés par le développement des programmes d’Eoliennes et de turbines marémotrices génératrices d’énergie propre :
    C’est bizarre ça, quand même - trouvez pas ?

  • roll
    roll
    se peut il qu un homme soit (...)
    • Posté à 11h09 le 31/01/2010
    • Internaute 22148
      se peut il qu un homme soit (...)

    la fonte des glacier en 2035 , oui mais quel mois ? un peut de précision voyons !

  • Trevor narg
    Trevor narg
    auteur
    • Posté à 12h49 le 31/01/2010
    • Internaute 53954
      auteur

    Eh oui, là aussi...

    Lien

  • Serge Galam
    Serge Galam
    Physicien et « contrariant »
    • Posté à 13h28 le 31/01/2010
    • Internaute 99747
      Physicien et « contrariant »

    Je constate une fois de plus le JEU pernicieux du Baroudeur anonyme Slovan : vous avez affirmé de façon péremptoire et autoritaire « Galam n’est ni mathématicien ni physicien, il est épistémologue. ». Je vous ai donné des informations sur le sujet qui démontrent que vous mentez sans aucune retenue. Et sur ce, au lieu de reconnaître votre mensonge et ce qui va avec, vous me traitez d’ « altesse contrariée », et encore avec l’autorité du GENdarme, vous y allez de l’injonction tellement typique du petit chef en me lançant : « vos papiers » ! En y ajoutant la défense de mes lecteurs que je prendrais pour des idiots avec des affirmations que je saurais être parfaitement fausses. Mais bon, n’étant moi-même ni gendarme, ni psy, j’invite simplement VOS lecteurs à lire mon article sur Lien « Il faut que Copenhague échoue » (Lien) dans lequel vous trouverez des réfutations à vos propos qui expliquent comment la croyance s’impose comme vérité au détriment des faits.

    • sissa
      sissa répond à Serge Galam
      • Posté à 14h50 le 02/02/2010
      • Internaute 39778

      Bonjour Mr Galam,

      J’ai lu votre article et je voudrais avoir réponse à quelques points.
      Vous dites que comme la climatologie ne fait que des prévisions à long terme, et que celles-ci n’ont pas eu le temps d’être vérifiées, on ne peut faire confiance aux projections concernant le siècle prochain.
      J’aimerais savoir :
      - Si vous remettez en cause les connaissances des astrophysiciens sur la vie des étoiles.
      -Si vous remettez en cause la théorie de la tectonique des plaques.
      -Si vous remettez en cause la théorie de l’évolution.
      Ce sont des domaines qui concernent des intervalles de temps encore plus long que ceux de la climatologie, et qui peuvent se trouver cibles de la même critique.

      Au delà, pensez-vous vraiment que si, par exemple, le niveau de l’irradiance solaire montait de 20%, on ne saurait prévoir l’impact que cela aurait sur le climat ?

      « Le GIEC nous dit que 90 % des scientifiques sont convaincus de la pertinence des thèses alarmistes “
      Où avez-vous lu une chose pareille ?

      ‘il en conclut que l’hypothèse de la responsabilité humaine a un coefficient de probabilité de 90 % Déjà l’affirmation précédente, je ne l’ai lue nulle part, mais j’aimerais connaître d’où vous sortez la déduction. J’ai bien lu sur le résumé pour décideur’ du GIEC, qu’il est probable à plus de 90% que le réchauffement constaté depuis 35 ans est du en premier au GES émis par l’activité humaine, mais absolument pas que cette estimation est tirée de la proportion de chercheurs qui partagerait cette thèse.

      • Serge Galam
        Serge Galam répond à sissa
        Physicien et « contrariant »
        • Posté à 20h40 le 02/02/2010
        • Internaute 99747
          Physicien et « contrariant »

        Bonjour Sissa,

        Sur votre série de questions concernant des domaines qui partagent avec le climat le fait d’avoir une grande part d’incertitude dans leur degré de développement et leur capacité de prédiction, je vous répondrai par d’abord par une autre question : si des paléontologues, organisés en cénacle, nous dictait demain la façon dont nous devions impérativement organiser notre espèce pour la sauver, qu’en diriez vous ?

        Evidement ils ne le font pas, et c’est pourquoi l’existence de théories comme celle de l’évolution, qui fournissent un cadre théorique cohérent permettant d’avancer dans les recherches, même si elles ne sont pas prouvées, sont très utiles et sans danger. En clair, non, la théorie Darwinienne de l’évolution n’est pas prouvée scientifiquement, et d’ailleurs personne en tire des conclusions quant à des applications sociales, et fort heureusement (et je vous rappelle que c’est déjà arrivé dans le passé avec les conséquences catastrophiques que l’on sait). Ce qui bien sûr ne veut pas dire que la théorie du dessin intelligent est scientifique, elle n’est pas scientifique. La théorie Darwinienne l’est. Une théorie peut être scientifique sans être prouvée, normalement il faudrait utilier le terme de modèle, mais c’est un abus de langage usuel.

        C’est pareil pour la théorie du Big Bang, et du reste, des astrophysiciens travaillent également sur des modèles alternatifs. Il existe donc une différence essentielle entre un cadre théorique qui permet d’avoir une grille de lecture cohérente et consistante avec toutes les données disponibles, et une théorie scientifiquement prouvée à partir de l’expérimentation.

        Vous avez également mentionné l’évolution des étoiles. La situation dans ce cas est différente, car les télescopes permettent de « voir » aujourd’hui des étoiles (plutôt des groupement d’étoiles sous forme de galaxie) à des milliards d’années lumière, c’est-à-dire qu’il est possible d’observer même aujourd’hui ces étoiles telles qu’elles étaient il y a des milliards d’années, jusqu’à aujourd’hui pour les plus proches. Il a ainsi été possible de tester les modèles sur une gamme de temps suffisamment large pour avoir une fiabilité calculée à partir d’une statistique, ce qui manque cruellement à la climatologie.

        Finissons par le plus significatif dans la confusion actuelle à propos des affirmations du GIEC et à mon tour de vous poser une question : que signifie à propos du GIEC « il en conclut que l’hypothèse de la responsabilité humaine a un coefficient de probabilité de 90 % “ ? Comment ce chiffre est-il calculé ? Vous comprendrez alors ma phrase, qui d’ailleurs n’est pas un scoop.

        Précision : quand je dis ‘90 % des scientifiques’, je ne parle pas de tous les scientifiques du monde, évidemment, mais de ceux du GIEC.

        Pour conclure, contrairement à la climatologie, aucun des domaines que vous avez cité n’intervient de façon organisée et exclusive pour dicter au monde la façon dont il doit s’organiser. Ce qui rend une confusion de sens sur leur degré de validité sans conséquence sociale ou politique.

        Bien à vous

  • Alinealun
    Alinealun
    Célibataire
    • Posté à 15h50 le 31/01/2010
    • Internaute 103563
      Célibataire

    C’est un peu fatigant d’entendre parlé de responsabilités et de réchauffement climatique à longueur de journée. On essaye de nous faire culpabiliser tout le temps alors que l’on nous vend des produits pas du tout écologique. Si je prend l’exemple des déodorants, ils sont bourrés d’aluminium et pas du tout écologique.
    On peut bien evidemment acheter de la pierre d’alun (Lien) mais la solution la plus répandue dans les supermarchés reste les déodorants chimiques. N(y a til pas une incohérence entre les paroles et les actions ?

  • miniTAX
    miniTAX
    chasseur de pigeon
    • Posté à 01h04 le 01/02/2010
    • Internaute 85156
      chasseur de pigeon

    Pour ceux qui ont encore des doutes sur l’activisme du GIEC ou/et qui continuent d’affirmer que ses travaux s’appuient sur de la science peer-reviewed et que l’erreur des glaciers est juste un petit truc de rien du tout, voici la liste des « papiers » cités dans son AR4 (rapport 2007) qui n’ont rien à voir avec la science et le peer review, vu qu’ils viennent du ... WWF et Greenpeace, organisations écologistes neutres et modérés comme chacun sait (il n’y a qu’à voir la part de leur budget consacrés à la « protection du climat »).
    Bref, de la « science » politisée dans toute sa splendeur.
    Mais c’est une petite erreur de rien du tout dans un « rapport de 7000 pages » (ouh hou ! ! !) rédigé par des milliers de scientifiques, qu’on vous dit.

    ––––––––––––––––––––––––
    ******* WWF *******
    * Allianz and World Wildlife Fund, 2006 : Climate change and the financial sector : an agenda for action, 59 pp. [Accessed 03.05.07 : Lien filelibrary/pdf/allianz_rep_0605.pdf]
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    # Greenpeace, 2006 : Solar generation. K. McDonald (ed.), Greenpeace International, Amsterdam
    # GWEC, 2006 : Global wind energy outlook. Global Wind Energy Council, Bruxelles and Greenpeace, Amsterdam, September, 56 pp., accessed 05/06/07
    # Hoegh-Guldberg, O., H. Hoegh-Guldberg, H. Cesar and A. Timmerman, 2000 : Pacific in peril : biological, economic and social impacts of climate change on Pacific coral reefs. Greenpeace, 72 pp.
    # Lazarus, M., L. Greber, J. Hall, C. Bartels, S. Bernow, E. Hansen, P. Raskin, and D. Von Hippel, 1993 : Towards a fossil free energy future : the next energy transition. Stockholm Environment Institute, Boston Center, Boston. Greenpeace International, Amsterdam.
    # Wind Force 12, 2005 : Global Wind Energy Council and Greenpeace, Lien, accessed 03/07/07

  • miniTAX
    miniTAX
    chasseur de pigeon
    • Posté à 09h01 le 01/02/2010
    • Internaute 85156
      chasseur de pigeon

    « Le GIEC s’appuie entièrement sur les publications à comité de lecture (peer review) et suit une procédure qui rend impropable qu’un papier peer reviewed soit exclus ».
    Rajendra K. Pachauri, président du GIEC, cité par l’EPA américaine
    Ouh hou, c’est la « science » carbocentrique ! ! ! ! !

    –––––––––––––––––-
    « IPCC relies entirely on peer reviewed literature in carrying out its assessment and follows a process that renders it unlikely that any peer reviewed piece of literature, however contrary to the views of any individual author, would be left out. »
    –––––––––––––––––-

  • iFFLYG
    • Posté à 09h32 le 01/02/2010
    • Internaute 30165

    C’est vrai quoi ! que ces « rigolos » de climatologuaes prennent exemple sur le sérieux, la compétence et la fiabilité de nos savants économistes. D’ailleurs, comme preuve, de la rigueur scientifique de nos économistes, n’existe-t-il pas un faux prix Nobel d’économie (en réalité, le prix à la mémoire d’A. Nobel de la banque de Suède) tandis qu’il n’existe rien pour la climatologie (ni d’ailleurs pour la géologie...)

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