sur le terrain 31/10/2007 à 12h05

Socrate : le parrainage scolaire plébiscité mais pas financé

Alice Milot | Etudiante


Séance de soutien scolaire dans l’école Michel-Bizot, à Paris (DR).

Permettre à des lycéens d’aider les enfants en difficulté scolaire : c’est l’objectif de Socrate. Malgré le succès de l’initiative, les subventions manquent, et l’association est contrainte cette année de limiter son action.

« Tu commences à lire et quand tu en a marre, je prends la relève », encourage Sonia, lycéenne en seconde et marraine du petit Abd-el-Nour. Comme elle, les lycéens participants retrouvent leurs filleuls une heure par semaine, dans leur école primaire ou leur collège, au moment de l’étude.

Mais au-delà du simple soutien scolaire, l’ambition de Socrate (pour « Soutenir, organiser, créer des relais d’apprentissage tous ensemble ») est de « créer du lien social », comme l’explique Jean Pecqueur-Pautard, fondateur et président de l’association depuis 2001. Cet ancien chargé d’études à l’Insee a constaté avec amertume pendant près de vingt-cinq ans le « fossé entre les enfants et les adultes » dans le cadre scolaire.

« On n’est pas souvent aidé quand est dans un collège en ZEP »

Il a choisi de miser sur les lycéens, déplorant que les instituteurs, assistantes sociales et psychologues se contentent trop souvent de se renvoyer la balle. Aux 15-18 ans donc de jouer le rôle de courroie de transmission entre le monde des enfants et celui des adultes dans les écoles, par le biais du parrainage.

Ainsi, Kévin, en terminale au lycée Charlemagne à Paris, aide Amin, collégien en ZEP : « On n’est pas souvent aidé quand on est en collège en ZEP. Les profs ne sont pas toujours là pour nous soutenir, on lâche très vite l’école ». Kévin sait de quoi il parle : la ZEP, il en vient. Face aux difficultés de son filleul, cet ado qui ne manque pas d’imagination raconte comment il tente de s’ériger en modèle :


Socrate entend faire la guerre au fatalisme scolaire, en refusant qu’un enfant soit catalogué « mauvais élève » dès le CP, et en cherchant les vraies causes de l’échec scolaire. Pour ses membres, « un enfant qui a des problèmes tire forcément ses difficultés de son environnement familial ou social. »

Le remède ? Le relationnel, explique Jean Pecqueur-Pautard : « Ce qui compte, ce ne sont pas les qualités pédagogiques des lycéens, mais leurs qualités humaines. » Excellents médiateurs, les lycéens ont su faire de vrais miracles, explique-t-il, « comme avec ce petit Malien fraîchement débarqués, poings serrés sur le ventre », se souvient-il. Une lycéenne, la seule a avoir su le rassurer, a réussi à sortir l’enfant de son mutisme.

« En tant qu’instituteurs, nous ne sommes pas proches des enfants »

Des initiatives largement saluées par le corps enseignant. Un instituteur de l’école Marsoulan, dans le XIIe arrondissement de Paris, explique :

« En tant que maîtres, nous ne sommes pas proches de enfants : c’est normal, il y a une distance qui s’instaure. Alors qu’avec quelqu’un de plus jeune, il y a une proximité... Nous n’avons pas le temps, et puis ce n’est pas notre rôle. »

Un rôle que les jeunes assurent avec succès, à en croire Sérine et Ophélie, élèves en classe de première et seconde :


En termes de résultat, l’association Socrate n’a pas à rougir, et le bouche-à-oreille faisant bien son travail, les établissements scolaires sont de plus en plus nombreux à réclamer des lycéens. Mais si les demandes sont de plus en plus pressantes, les aides des mairies restent toujours aussi timides. Cette année, Socrate pourrait même abandonner les actions menées dans certaines écoles, comme l’explique Sébastien Anfray, médiateur Socrate :

« L’année dernière, on assurait le parrainage dans vingt-six écoles parisienne, mais cette année, on ne pourra pas remettre en route tous les projets : les subventions manquent. On a du mal à trouver des financements pour les établissements parisiens qui ne sont pas classés en ZEP. »

Selon Jean Pecqueur-Pautard, c’est l’originalité de la démarche qui explique ce manque de subventions :

« On ne rentre dans aucune case, si bien que des associations plus récentes mais moins novatrices touchent plus d’aides. »

Dépitée, l’association envisage de se développer plus en banlieue, où les mairies sont plus généreuses, et où sont action est plus valorisée et ses responsables plus écoutés.

  • 7970 visites
  • 30 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Claude PELLETIER
    Claude PELLETIER
    Retraité dans son jardin
    • Posté à 14h05 le 31/10/2007
    • Internaute 10710
      Retraité dans son jardin

    Ayant de l’expérience avec les apprentissages scolaires, et hélas beaucoup de temps libre, j’avais essayé d’entrer en contact avec une association locale de soutien scolaire. Je n’ai jamais su pour quelle raison j’avais été privé de retour !

    Il y aurait bien des associations caritatives mais celles que je connais sont liées à des groupes religieux. Je n’ai pas envie d’apporter quelques gouttes d’eau à ces moulins à malheur(s). Du coup, je terrasse et je jardine. Je surfe (j’écris avec/pour/à cause de Rue89) et je lis……

    En attendant de trouver une occasion !

    J’imagine volontiers les critiques que certains formeront contre ce phénomène en stigmatisant la durée de travail supplémentaire, d’efforts demandés à l’élève mais il y a là de la mauvaise foi. D’abord, rien n’est pire que de laisser les enfants livrés à eux-mêmes avec leurs difficultés ; et deuxièmement, dans ces domaines, on avance beaucoup de choses sans preuves…… Donc bravo à ces efforts !

  • Anonyme

    EUUHHH....140% de plus au salaire de Sieur Nique Hola...(peut-etre pour ses brunes, blondes, frangins..etc)

    Et pas un rond pour sortir du « mal aise » ceux qui seront les gens de demain...

    triste realite ? ? ?

    • Anonyme

      Il n’y a pas vraiment de rapport entre cet article et la hausse spectaculaire du salaire présidentiel. La question n’est pas de décider si c’est mérité, si cela vaut mieux……… si cela empêchera d’éventuelles corruptions, si cela lui permlettra de dire Non aux yatchs et au Vacances de milliardaire…… [Si là résident les seules critiques que vous faites au Président, vous lui rendez service car il y a des choses bien plus sérieuses. Par exemple les énormes cadeaux fiscaux alors que beaucoup d’indicateurs sont au rouge, la dette, la Sécurité Sociale prétendument déficitaire, …… ]

      Ici, on parle d’aider des élèves en difficulté. Certes l’activité bénévole de cette association est de celle qui ne fait ou qui ne ferait pas appel à des débats et des fonds publics, à des décisions politiques. Et si l’on se réfère à la réalité de « démocraties soi-disant avancées » comme celle des USA, où l’on refile volontairement les problèmes sociaux aux services ad hoc de groupes religieux omniprésents, omnipotents, on aurait intérêt à serrer les rangs. Ce n’est pas le cas en France.

      Certes on pourrait dire qu’il faudrait « partir en manif/en procession/en grève/en campagne » pour que l’éducation nationale ait plus de moyens. Ce ne serait pas mal. Encore faudrait-il que l’usage de ces moyens en soit pertinents et en accord avec tous les personnels, du haut au bas de l’échelle, et que des évaluations permanentes soient mises en place à la satisfaction de tous !

      En attendant que le paradis sur terre soit instauré par une loi de programmation … dans quelques décennies, ……… Aujourd’hui et la semaine ou le mois prochains, il faut aider les petits Tartempion et Tartempionne, et si possible avant qu’ils soient majeurs et vaccinés.

      CP

      • Anonyme

        « Certes l’activité bénévole de cette association.... »

        Hors Sujet vous dites ? ? ? moi ce qui me derange c’est le cote obligatoirement « bénévole » que droit prendre ce genre d’initiative...

        Car de l’autre cote les nantis de la Cour du Sieur « s’engraisse » mais pas d’une facon « bénévole » mais bien au contraire avec des sous (public pour la plus part)...

        Pourquoi toujours les memes a prendre le chemin « bénévole » quand tant de frics « circule a droite et a gauche », pourquoi c’est normal que le salaire du Sieur double/triple, quand des gens avec de « vrais solutions sur le terrain » doivent toujours quemander, se sacrifier, se serrer la ceinture...etc

        Combien de ces « bénévole » doivent tous les jours trouver les sous pour ; les petit-dejs, le ticket de bus/metro, l’essence pour l’auto, parfois les pieces pour le parking, et meme pour le velib (pour ceux qui aime) ils doivent deboursent...

        Pourquoi ce cote « bénévole » viendrait il pas de ceux qui dirigent juste pour voir combien de temps ils tiendraient le rythme.

         
        • vintage
          • Posté à 16h59 le 31/10/2007
          • Internaute 7477

          Et pourquoi pas commencer par adapter l’école aux élèves.Des moyens financiers l’éducation nationale n’en manque pas.Vous avez déjà vu défiler des profs pour demander des programmes éfficaces ou de nouvelles methodes d’enseignement ? Non,la seule revendication qu’on entend toujours c’est : encore moins de heures de travail et plus de rémunération.Et ça depuis 30 ans.C’est vraiment à se demander s’il n’y a pas une volonté délibérée de laisser les élèves à un niveau scolaire de plus en plus bas.
          En tout cas merci aux bénévoles !

          • Anonyme répond à vintage

            Mëme dans le meilleur des mondes possbibles (et on en est loin loin),
            des élèves auraient besoin de ce genre de coup de main ! Les enseignants sont comme toi, comme vous, comme nous, ils font ce qu’ils peuvent.

            Il me semble que tu confonds ’’’heures de travail de élèves’’’ et ’’heures de travail des enseignants’’’. Tu as peut-être un boulot où il n’y a pas de temps de préparation à part le changement de ten ue ! ! ? ? ? Un enseignant peut avoir autant d’heure de prép’ de ses cours ou de correction pque d’heures devant ses élèves. Beaucoup font du 40/50 heures par semaine.

            Les semaines scolaires de quatre jours ne sont pas demandées par les enseignants sérieux et la médecine scolaire est carrémment contre car cela donne un « rythme scolaire » plus défavorable pour la majorité des élèves.

            Et pourquoi tes « 30 ans “ ! Et qu’est-ce que c’est que cette idée que le niveau baisse.

            LE TRUC C’EST QUE L’ÉCOLE N’A JAMAIS SU FAIRE LE SANS FAUTE, LE 100 % DE RÉUSSITE ET CELA DEPUIS TOUJOURS

            Avant cela se voyait moins

          • Chipek
            Chipek répond à vintage
            • Posté à 17h27 le 31/10/2007
            • Internaute 9870

            pas d’accord
            en majorité, nous ne demandons pas moins d’heures, plus de salaire oui, mais pas moins d’heures
            moins de dispersion dans les taches à effectuer, et surtout moins d’eleves
            je pense d’experience (merveilleux samedis matins à 18 eleves qui malheureusement vont disparaitre.......) que le noeud du problème se situe là
            les enfants du XXI e siecle ne sont plus ceux de 1960 et une classe de 25 est une epreuve sonore quotidienne dans les petites classes...........
            alors qu’à 18 ou 20, on peut reellement passer du temps avec ceux qui en ont besoin
            celà resoudrait bon nombre de difficultés scolaires (je ne parle pas des problemes plus graves bien evidemment), ceux des enfants timides, noyés dans la masse qui n’osent pas s’exprimer meme si on leur donne la parole, les enfants qui manquent de confiance en eux et qui ont sans cesse besoin d’etre remotivés, ceux à qui on doit expliquer 5 fois au lieu de 2............
            du temps a faire regner la discipline, utilisé à autre chose
            mais, tout est question de volonté politique, d’attribuer les moyens necessaires
            alors non, on ne se plaint pas pour rien, nos conditions se degradent (combien de CP à 27/28, de CM à 30 ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?) et celles des enfants aussi par consequence

            • Claude PELLETIER
              Claude PELLETIER répond à Chipek
              Retraité dans son jardin
              • Posté à 17h59 le 31/10/2007
              • Internaute 10710
                Retraité dans son jardin

              Assez d’accord ! J’ai entendu beaucoup d’enseignants qui ont expérimenté le samedi matin avec 18 ou 20 élèves et qui en parlaient comme la journée la plus EFFICACE de la semaine. D’où leur étonnement actuel.
              De là à dire que c’est la raison pour laquelle on veut la supprimer (sans même la remplacer par le mercredi matin) il y a un fossé que je ne franchirais pas.

              En primaire, la semaine était de trente heures il y a longtemps. Le temps des élèves a baissé à 26 H.

              PS : Je en comprends pas pourquoi vous massacrez les MAJUSCULES. Ça fait mode ou vos claviers ont souffert ?
              Les lettres majuscules et la ponctuation donnent du sens —et de la lisibilité— à ce que vous écrivez ! À moins que vous vouliez vous poser en « victimes » de l’enseignement ? ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

              • Chipek
                • Posté à 18h45 le 31/10/2007
                • Internaute 9870

                Désolée pour les majuscules .......
                C’est juste que je ne suis pas une virtuose du clavier, que je tape avec 2 doigts et que mes auriculaires sont inopérants !
                Alors, ça me prend 3 fois plus de temps de mettre les majuscules et je perds le fil.
                Mais, bon, maître respecté , je vais tâcher de faire un effort.

                • Anonyme répond à Chipek

                  faut pas s’escuser fautluirentrer ddans quel Con ce type avec ses majusccules ilva pas nouschié unepe,n dule les masscules casertt ra rien et les point aussi cest pas reil

                • Claude PELLETIER
                  Claude PELLETIER répond à Chipek
                  Retraité dans son jardin
                  • Posté à 19h19 le 31/10/2007
                  • Internaute 10710
                    Retraité dans son jardin

                  Admirable (de lapin), j’avions raison de souligner d’un trait rouge « Peut mieux faire “ sur votre copie. Allez, vous allez pouvoir retrouver votre sourire car vos justifications sont acceptées et ne sont même pas jugées laborieuses.

                  Hum ! À vrai dire ce n’était pas votre seul message qui me faisait réagir de façon aussi colérique mais la présence de trois ou quatre messages dépourvus de majuscules. En enfilade, effet de groupe. Le condensateur se charge puis se charge encore, et pan, un éclair !

                  Maintenant je me sens bête car je ne les vois plus du tout ces autres messages ! ! ! Disparus, évaporés, atomisés… Or je n’ai pas (encore) bu ! Je vais devoir consulter plus vite que prévu…… Ouh lala ! Puisque je ne risque plus rien, je file ouvrir mon pack de six bières blanches… je vous dis que ça !

            • AG
              AG répond à Chipek
              • Posté à 16h49 le 02/11/2007
              • Internaute 21022

              il n’y a pas que la volonté politique pour contribuer à la réussite scolaire
              il y a la necessité de connaitre la pedagogie
              de lire Ph. Meirieu pour comprendre que l’acte éducatif est u nacte de grande portée qui nécessite
              des compétences et de se mettre au niveau de l’apprenant en le respectant sans l’assaillir d’injonction « ecoute , travaille , apprend , tiens toi tranquille etc...
              il y a une vraie necessité à savoir comment faire selon la personne qui est en face , chacun etant unique et à prendre dans son unicité
              c’est indispensable
              sinon les aidants des entraides scoalires face à un enfant dyslexique par exemple reproduiront les
              mêmes erreurs que tous les enseignants et degouterons encore plus l’enfant d’apprendre
              c’est encore presque toujours le cas
              et les assos d’netrade doivent se renseigner sur ces sujets avant d’agir au risuqe de faire plus de mal que de bien

          • Anonyme répond à vintage

            Les enseignants ne défilent pas pour demander des programmes efficaces............. car ces programmes ne changent pas la même année dans toutes les disciplines. Donc si une année il n’y a que les profs de maths qui défilent (ou même ceux de ssciences), l’année d’après les profs de français.... vous voyez le problème.
            Mais rassurez-vous, les syndicats protestent contre la réforme de certains programmes ou certaines parties et, en s’appuyant sur les avis des enseignants, suggèrent des améliorations ou changement.

            Quant à demander de nouvelles méthodes d’enseignement, vous parlez sans savoir :
            1) L’enseignant possède une liberté pédagogique. Ce qui lui permet d’adapter sa méthode d’enseignement (sauf quand le ministère impose une méthode : voir le débat sur la méthoe globale / semi-globale ....)
            2) Quant une nouvelle méthode d’enseignement existe, les enseignants ont des stages obligatoires sur ces nouvelles méthodes.
            3) les méthodes d’enseignement ont changé depuis 30 ans. Par exemple, il y a 15, l’apprentiissage se faisait sous forme de cours magistrale. Maintenant c’est sous forme d’activité. Et une autre méthode, la démarche d’investigation, est en train de se mettre en place.

            • Anonyme

              « 2) Quant une nouvelle méthode d’enseignement existe, les enseignants ont des stages obligatoires sur ces nouvelles méthodes. »

              Ca,... c’est même pas vrai ; -)
              Je suis enseignant et je peux vous dire que maintenant, pour obtenir des stages de formation continue, c’est la croix et la bannière.
              Ca me semble presque impossible.
              Les dernières fois où j’ai fait des demandes de stages, elles ont été refusées.
              Moins de moyens... donc moins de stages FC.
              Pour ce qui me concerne, ça y est, j’y ai renoncé : je ne vais pas passer ma vie à faire des demandes de stage... qui ne seront pas accordés.
              Pourtant, c’est vrai que ça pouvait apporter des choses, ces stages FC. L’expérience est une chose, mais ça ne fait pas tout !
              Dommage...
              Economie quand tu nous tiens...

            • Anonyme

              « 2) Quant une nouvelle méthode d’enseignement existe, les enseignants ont des stages obligatoires sur ces nouvelles méthodes. »

              Ca,... c’est même pas vrai ; -)
              Je suis enseignant et je peux vous dire que maintenant, pour obtenir des stages de formation continue, c’est la croix et la bannière.
              Ca me semble presque impossible.
              Les dernières fois où j’ai fait des demandes de stages, elles ont été refusées.
              Moins de moyens... donc moins de stages FC.
              Pour ce qui me concerne, ça y est, j’y ai renoncé : je ne vais pas passer ma vie à faire des demandes de stage... qui ne seront pas accordés.
              Pourtant, c’est vrai que ça pouvait apporter des choses, ces stages FC. L’expérience est une chose, mais ça ne fait pas tout !
              Dommage...
              Economie quand tu nous tiens...

              • AG
                AG
                • Posté à 16h53 le 02/11/2007
                • Internaute 21022

                vous pouvez lire Ph. Meirieu ça vous eviterai des stages

            • Anonyme

              « 2) Quant une nouvelle méthode d’enseignement existe, les enseignants ont des stages obligatoires sur ces nouvelles méthodes. »

              Ca,... c’est même pas vrai ; -)
              Je suis enseignant et je peux vous dire que maintenant, pour obtenir des stages de formation continue, c’est la croix et la bannière.
              Ca me semble presque impossible.
              Les dernières fois où j’ai fait des demandes de stages, elles ont été refusées.
              Moins de moyens... donc moins de stages FC.
              Pour ce qui me concerne, ça y est, j’y ai renoncé : je ne vais pas passer ma vie à faire des demandes de stage... qui ne seront pas accordés.
              Pourtant, c’est vrai que ça pouvait apporter des choses, ces stages FC. L’expérience est une chose, mais ça ne fait pas tout !
              Dommage...
              Economie quand tu nous tiens...

          • Anonyme répond à vintage

            Ne soyez pas si méprisant à l’ègard des personnels de l’éducation nationale.

            Non, les enseignants et les autres personnels qu’il ne faut pas oublier, ne revendiquent pas seulement moins d’heures (citez-moi la dernière action syndicale pour une réduction du temps de travail ?) ou pour de meilleurs revenus (ils ont baissé de 7% depuis 2000) mais surtout une amélioration de la qualité du service public d’éducation.

            Voyez et signez la lettre ouverte au président de la république.
            Lien

            A lundi

            • Anonyme

              Le commentaire du CA dont vous parlez est certes à l’emporte-pièce, mais il montre bien combien la communication des enseignants sur les motifs des grèves est déficiente. Si vous vous mettez un peu dans la peau de nous autres, parents, tout ce que nous percevons c’est « ah, encore une grève ». La radio réduisant l’info au maximum, on en retient la partie pécuniaire, qui est toujours plus ou moins présente, pour de vraies raisons certes, mais par lesuqelles on se sent moins concerné que par la qualité des conditions de l’enseignement. Et pour ennuyer plus de monde les profs prennent un malin plaisir à ne pas dire à l’avance s’ils la feront ou pas, ce qui pose des problèmes de gestion vraiment compliqués. Je trouve donc qu’il devrait y avoir une « pédagogie de la grève » pour que les parents puissent déterminer s’ils ont envie ou non de soutenir la cause des enseignants, non par idéologie ou par lassitude, mais vraiment en connaissance de cause. Ainsi les enseignants trouveraient sûrement plus de soutien dans la population. Car honnêtement nous les ressentons parfois autant comme un mal nécessaire que comme des alliés dans l’éducation de nos enfants.

          • Anonyme répond à vintage

            « Non,la seule revendication qu’on entend toujours c’est : encore moins de heures de travail et plus de rémunération.Et ça depuis 30 ans.C’est vraiment à se demander s’il n’y a pas une volonté délibérée de laisser les élèves à un niveau scolaire de plus en plus bas. »

            BONJOUR,
            Les profs n’ont jamais revendiqué « moins d’heures de travail ».
            Ils revendiquent souvent (j’en suis) que leurs salaires soient maintenus au niveau prévu. Ce n’est pas le cas, malheureusement. Depuis 8 ans, les revenus des enseignants sont à la baisse, si on les compare à l’inflation. Ce qui fait que les perspectives actuelles de rémunération ne correspondent plus du tout à ce qui nous était promis (dans le livret de propagande bleu qu’on m’a fourni au début des années 90 ; avant que je ne passe mon concours). D’où une certaine lassitude et désillusion dans le métier d’enseignant : l’impression de nous être fait flouer, nous être fait avoir.
            Année après année, c’est toujours la même rengaine. Le gouvernement ne propose pas de revalorisation, ou alors extrêmement minime (du stlyle 0,4 ou 0,5% annuels, soit bien en-dessous de l’évolution du coût de la vie.
            C’est volontaire !
            Si le corps enseignant ne bronche pas, c’est tout bénef : ça de moins à sortir.
            Mais ils s’attendent souvent à une petite journée de grève (j’ai bien dit : ils l’ATTENDENT).
            Pourquoi ?
            Là encore, c’est tout bénef : une journée de grève, c’est quelques milliers de journées de salaires non versés, donc quelques millions d’euros économisés (pas de petites économies).
            Et au passage, encore un peu de l’image des enseignants qui est écornée (ces feignants qui décidément ne veulent rien faire : « une journée de grève pour ne pas travailler », entend-on parfois). Tout bénef là aussi : un corps « bouc-émissairé », plus facile à dénigrer (comme vous le faites).

            Les perdants ?
            Les grévistes (qui perdent de l’argent et se font mal voir).
            Les enfants (qui ne le savent pas) et leurs parents : journée(s) de cours non assurée(s) et éventuellement perte financière en cas de garde des enfants.

            Le gagnant ? Le gouvernement (qui sort tout blanc).

            Tout ça pour quoi ?
            Que finalement on nous accorde quelques pouillèmes de plus, mais toujours pas assez pour maintenir nos revenus.

            C’est comme ça depuis des années maintenant, c’est réglé, malheureusement.

            Laisser les élèves à un niveau scolaire de plus en plus bas ?
            Encore des stupidités que l’on nous martèle à longueur de journaux.
            Regardez les chiffres ! ! !
            Et vous verrez que les illettrés sont bien plus nombreux chez les 60 ans et plus (l’école à papa) que chez les 15-20 ans.
            Comparez avec les pays voisins et vous verrez que l’école française n’est pas, loin s’en faut, la moins bonne du monde, ni, surtout, la plus chère !

            Vous verrez même que c’est l’une au monde (dans les pays développés) où les classes sont les plus chargées.

            Alors certes, il y a des choses à améliorer, mais cessez de sans cesse accuser sans aucun chiffre fondé ! ! ! !

            Sans compter que, pour comparer avec les années passées, l’école a bien plus de missions à remplir : enseignement précoce des langues ; initiation informatique et B2i associé, sécurité routière, plus de sports et encore moins d’heures de cours aux élèves (en primaire).
            Y’a du boulot pour faire tout ça très bien, pour tous et en si peu de temps !

            A noter aussi que certains voudraient que 70 ou 80% d’une classe d’âge passant le bac soient aussi bons que les 20 ou 30% de bacheliers (triés sur le volet) du siècle dernier.

            Forcément, ce n’est pas parce que tout le monde fait des études que tout le monde est excellent.

            Seuls quelques-uns le sont, comme avant.
            Les autres progressent à leur niveau, tout simplement (ce qui est déjà positif).

            Est-ce aux enseignants, de revendiquer pour une meilleure école, etc... ?
            Sachez que pourtant, c’est le cas. Bien peu de parents pour s’opposer à la disparition des maîtres de soutien, ou à celle des intervenants langues, par exemple.
            Et pourtant, qui est le plus pénalisé, à votre avis : l’enfant, ou l’enseignant ?
            Réfléchissez...

            Alors oui, comme vous, je tire mon chapeau aux bénévoles.

            Mais doit-on combler les pertes de moyens et lacunes du système par un appel massif aux bénévoles (lycéens, retraités,... ou bientôt enseignants sous-payés) ?

            C’est vous qui voyez...
            (Personnellement, je n’ai pas d’enfant scolarisé. Je ne suis donc pas le plus concerné.)

    • Anonyme

      Ou est la justice sociale ?

      On parle de son hyperactivite mais cela se reduit plus a du brassage d’air que de reelles actions concretes sur le terrain.

      C’est desesperant cette realite ! ! ! !

  • Anonyme

    tout a fait d’accord CA du 14h19 ! ! ! ...les problèmes des gosses de la france d’en bas n’interressent guères nos élites sauf pour réduires leurs budjets : BANLIEU 1 AN APRES « la réduction des aides exaspère les maires de banlieu Lien@2-706693,36-706879@59-704172,0.html rebelle

  • Anonyme

    avec sieur nique hola (j’adore cette nomination,escuse-moi de te l’emprunter CA de 14h19),SOCRATE et HYPOCRATE sont remplacés par CRESUS ! ! ! ...rebelle

  • Anonyme

    et dire que pendant ce temps, en allemagne, ce système a été mis en place au niveau national depuis pas mal d’années...

    • Anonyme

      peux -tu développer, ça m’intéresse

      merci d’avance

    • Anonyme

      « et dire que pendant ce temps, en allemagne, ce système a été mis en place au niveau national depuis pas mal d’années... »

      Est-ce bon signe ?

      Je vous rappelle qu’en termes de résultats scolaires, l’Allemagne est TRES mauvaise élève.

  • Anonyme

    ecoutez si cela vous interesse, allez sur leur site
    Lien, c’est toujours bon de faire de la pub a une association qui rend les jeunes acteurs de la vie citoyenne

  • Anonyme

    Les difficultés de Socrate, beaucoup d’associations le vivent au quotidien. Les structures d’accompagnement scolaire font appel depuis longtemps à de jeunes bénévoles : c’est la continuité de leur travail avec des adolescents qui après avoir participé aux actvités de la structure veulent renvoyer l’ascenceur (l’association « en échange » les aide dans leur orientation, leur recherche de stages). Mettre en lumière les difficultés d’une association est une bonne chose, généraliser le problème serait mieux. Toutes les associations de quartier sont confrontées à des difficultés financières et des collectifs d’associations se sont créés pour leur défense notament il y a quelques années le collectif « associations en danger ». Malheureusement, le relais médiatique n’a pas aussi bien fonctionné que pour Socrate...l

  • ben_cressent
    • Posté à 17h28 le 01/11/2007
    • Internaute 20965

    Pour celles et ceux que ça intéresse l’émission « Faîtes passer l’info » a fait un trés bon reportage sur le soutien scolaire... Elle a été diffusé ce mardi mais je pense qu’elle est multidiffusée... Eventuellement en ligne ?
    Elle donne une assez bonne id d’une part des méthodes de ceux qui en ont fait un bizness et de leur méthode de recrutement, mais aussi justement de la difficulté des assos qui sont souvent dépendante des subventions locales...

  • Anonyme

    1- Le gouvernement casse le Service Public d’Education Nationale. (dizaines de milliers de postes fermés en quelques rentrées)

    2- On remplace les profs d’école par des associations.

    Le tour est joué.

    Personne pour refuser ?

    Si le 20 nov, on converge.