A débattre 17/01/2010 à 11h33

Partis et médias au plus bas du « baromètre de la confiance »

Pierre Haski | Cofondateur Rue89


Voici une étude qui devrait provoquer une sérieuse introspection en France, mais qui est sortie récemment dans une grande discrétion.

Il s’agit du « Baromètre de la confiance politique », désormais annuel, du Centre d’étude de la vie politique française (Cevipof), un groupe de recherche de Sciences Po.

Ses indications sont accablantes pour la classe politique, mais aussi pour les médias, et elles sont pessimistes sur l’avenir du pays.

Trois chiffres résument l’état d’esprit des Français d’aujourd’hui, selon cette étude réalisée par l’institut TNS Sofres pour le Cevipof, auprès d’un échantillon représentatif des Français de plus de 18 ans :

  • 73% des sondés (soit près des trois quart) pensent que les jeunes d’aujourd’hui auront « moins de chances » de réussir que leurs parents dans la France de l’avenir. Ils ne sont que 5% à penser qu’ils auront plus de chances, et 21% les mêmes chances. L’idée du déclin a donc fait son chemin ;
  • 23% seulement des personnes interrogées font confiance aux partis politiques, ce qui les place tout au bas de l’échelle. 71% ne leur font pas confiance, un score désastreux pour un des éléments centraux de la vie démocratique. Les médias ne font guère mieux : 27%, soit moins bien que les banques (37%), ce qui, après la crise financière, est signfiicatif.
  • 70% des sondés, à la question « Pour la défense de vos intérêts, en qui avez-vous le plus confiance ? », répondent eux-mêmes, loin devant toute autre possibilité : les associations (15%), les syndicats (7%), et là encore, les partis politiques qui ne recueillent qu’1 tout petit pour cent.

C’est donc un climat de défiance qui caractérise l’état d’esprit des Français, défiance vis-à-vis du pouvoir (les élus locaux conservent toutefois un certain crédit, tout comme l’administration), vis-à-vis des corps prétendument représentatifs (partis, syndicats...), et enfin vis-à-vis des médias qui ont perdu depuis longtemps la bataille de la confiance de leurs lecteurs.

Le miroir tendu aux hommes politiques

Ce constat sombre dans une démocratie devrait d’abord interpeller les hommes et les femmes politiques, les dirigeants de partis et de syndicats, les élus et les gouvernants, qui voient dans le miroir tendu par cette étude leur échec absolu.

Si les Français pensent que leur pays est en grande difficulté au point que, pour la première fois depuis plus d’un siècle, ils pensent que les jeunes vivront moins bien que leurs parents, ils ne croient plus en la capacité de l’action politique pour y remédier. En tout cas, pas telle qu’elle s’incarne aujourd’hui dans les partis politiques.

C’est accablant pour Nicolas Sarkozy, qui a dilapidé en deux ans et demi le crédit de sa « rupture » annoncée, et jamais mise en oeuvre. Au passage, il a sérieusement sapé le regain de citoyenneté active que la participation record à l’élection présidentielle de 2007 avait signifié.

Ça l’est tout autant pour une opposition qui n’est pas jugée crédible pour incarner autre chose, et, sans doute plus grave, pour le réaliser. C’est la porte ouverte à toutes les dérives populistes ou nihilistes si cette absence de perspective devait s’installer durablement dans l’opinion.

C’est aussi accablant, enfin, pour les journalistes qui négligent bien souvent leur perte de crédibilité aux yeux de leurs lecteurs dans l’analyse de la « crise de la presse ». Le rétablissement du lien de confiance entre les journalistes et leurs lecteurs apparaît pourtant aussi important que tous les plans de restructuration qui évitent de s’attaquer à cet aspect du problème.

La crise a noirci le tableau

La crise économique, et le sentiment de fragilité et de perte de contrôle qu’elle implique dans la vie économique et sociale des gens, a sans doute noirci le tableau. Mais le doute général qui s’exprime dans cette étude n’est pas nouveau.

A ce constat pessimiste, il faut ajouter un extraordinaire paradoxe : quand TNS Sofres demande aux Français si, « tout bien considéré », ils sont heureux, ils répondent massivement « oui » : 91%, contre seulement 1% de Français qui se disent « pas du tout » heureux et 8% « pas très » heureux.

Mais ce bonheur individuel dans un pays dont on pense qu’il va mal est à rapprocher du fait qu’on ne fait plus confiance qu’à soi-même pour s’en sortir, pas aux institutions ou aux corps intermédiaires.

A méditer au moment où la machine à discours politiques va se remettre en route pour les élections régionales. Candidats, lisez d’abord le baromètre de la confiance politique avant de faire vos discours, il s’adresse à vous.

(Enquête réalisée du 9 au 19 décembre 2009, par téléphone sur fixe et mobile, auprès d’un échantillon de 1 500
personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus, inscrite sur les listes électorales.)

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  • a déménagé le 4 février 2011
    • Posté à 11h37 le 17/01/2010
    • Internaute 51971

    Quelques petites remarques :
    • « les élus locaux conservent toutefois un certain crédit, tout comme l’administration » : un crédit certain même : Le conseil municipal reste l’institution qui suscite le plus de confiance chez les Français (un total de 69% des Français interrogés font confiance au « conseil municipal ») ; pour un élu d’une petite commune rurale (comme je le suis), cette confiance est bigrement symptomatique !
    • L’institution présidentielle recueille 34% de « confiance », mais 65% « pas confiance » : certainement révélateur de l’état d’esprit des Français vis à vis de la politique (et également de la personnalité) de Nicolas Sarkozy.
    • « Le rétablissement du lien de confiance entre les journalistes et leurs lecteurs apparait […] important » : je ne vous le fait pas dire ! Et là, il y a du boulot ! ... D’autant plus qu’il s’agit de « rétablir le lien de confiance » (si tant est qu’il ait existé auparavant) entre les journalistes et non seulement leurs lecteurs mais encore leurs auditeurs, téléspectateurs… Bon courage donc aux « journalistes », du moins à ceux (rares) qui méritent des encouragements…

    Il est à noter que le Sénat n’était proposé dans cette enquête : peur d’un gros bide ? ! ...

    • tlaloc
      • Posté à 11h52 le 17/01/2010
      • Internaute 47359
        Retraité

      Les élus locaux sont ceux qui ont le plus augmenté le nombre de fonctionnaires (territoriaux). Et que de gaspillages dernier exemple dans le Rhône le Musée des Confluences qui va coûter 4 fois plus cher 170 millions d’euros alors qu’un nouveau musée n’était même pas indispensable M Mercier ministre président du Conseil général a déclaré au Progrès « on a de quoi payer » d’abord ce sont les contribuables qui payent et dans le budget les aides sociales seront diminuées.

      • Lafouine2
        Lafouine2 répond à tlaloc
        retraité
        • Posté à 12h29 le 17/01/2010
        • Internaute 99958
          retraité

        Votre constat n’est que le résultat du désengagement de l’état, en effet, les élus locaux sont bien souvent les mêmes que ceux qui « dorment » à l’Assemblée ou qui sont ministres. Cette place d’élu local leur permet de mettre en place leurs fantasmes sur leur terre d’élection , et les élus au plus bas de l’échelle deviennent leurs obligés. A ce dernier niveau , même dans les plus petites communes , l’élu local se considère comme le potentat et refuse la discussion avec ses opposants. Pour ma part, j’ai eu à connaitre un maire , fonctionnaire départemental, qui se considérait comme un « politique » et ce faisant, il agissait en dictateur pour imposer ses projets qui dépassaient de loin les capacités de la commune. Ne parlons pas des communautés de communes où bien souvent on retrouve les mêmes ou leurs affidés, pour profiter des recettes de la commune voisine . En résumé, la décentralisation telle qu’elle existe à ce jour , est une vaste fumisterie, puisque de toute manière le contribuable n’est là que pour payer, et les instances communales , départementales, régionales sont inféodées au pouvoir central qui redistribue ce qui reste en fonction des partis politiques, des amitiés et autres connivences existant en haut de l’échelle. Malheureusement , le contribuable « moyen » a des limites en ce qui concerne son budget, et en aucun cas ses éconmies ou placements ne sauraient compenser la gourmandise des banques, et des mégalos qui dirigent l’état. La vanité et l’orgueil démesuré des gouvernements (droite ou gauche) se transmet aux échelons inférieurs et ne peut que conduire à ce qui se profile , à savoir la faillite .

         
        • a déménagé le 4 février 2011
          • Posté à 12h44 le 17/01/2010
          • Internaute 51971

          Pardonnez-moi, mais vous dites un peu tout et son contraire…
          « l’élu local se considère comme le potentat et refuse la discussion avec ses opposants » : cela relève soit d’une mauvaise expérience, soit d’un phantasme ou soit de la mauvaise foi (ou des trois). Je vous assure que je ne considère pas (et personne dans notre CM - de petite commune rurale, cela à son importance) ma position d’élu comme vous a décrivez ; ce serait même totalement l’inverse !
          Quand au reste de votre commentaire il tient surtout de la caricature.

          • tlaloc
            • Posté à 16h25 le 17/01/2010
            • Internaute 47359
              Retraité

            Le maire et son premier adjoint d’une petite commune suburbaine de Lyon décident de tout une majorité suit et le tiers des autres conseillers ne viennent plus au réunion aut bout d’à peine 2 ans.

            • a déménagé le 4 février 2011
              • Posté à 16h48 le 17/01/2010
              • Internaute 51971

              « ...une majorité suit... » : c’est ce qu’on appelle la démocratie. Si vous avez mieux, je suis preneur...

              • pipolino
                • Posté à 21h08 le 17/01/2010
                • Internaute 89242
                  .

                Il a raison, quand un maire fait un choix les élus suivent le choix du maire car ils ont peur de se faire virer.
                On n’en sort pas.
                Quand à la presse locale c’est pareil, les mairies prennent beaucoup d’abonnements aux journaux locaux et si ce qui est écrit ne leur plait pas, ils diminuent les abonnements.
                Renseignez-vous sur le budget presse de votre commune, vous verrez que du haut de l’échelle (élus) jusqu’aux directeurs, ils ont droit à un quotidien local, plus un national, les chefs de services ont droit eux à un journal local.
                Procurez-vous l’organigramme des élus et vous aurez approximativement le montant.
                Je crois que c’est la même chose pour les préfectures.

              • Et vlan
                • Posté à 12h41 le 18/01/2010
                • Internaute 100918
                  Humain

                J’ai remarqué que depuis quelques années beaucoup de gens ne comprennent pas ce que veut dire les mots : démocratie et majorité.
                Et cette tendance est flagrante depuis que la gauche n’est plus aux affaires.

          • Quand on voit les bâtiments des conseils généraux, conseils régionaux, des communautés de communes, ça ne sent pas vraiment l’économie et les restrictions de budget.

            La mégalomanie de ces gens est insupportable et scandaleuse.

            Entre un Algéco et un palais il doit y avoir un juste milieu mais ce n’est pas vraiment leur problème, c’est nous qui payons.

            Je ne crois pas que ce soit de la caricature, il suffit d’ouvrir les yeux.

            • cassino
              cassino
              Auteur
              • Posté à 18h20 le 17/01/2010
              • Internaute 25023
                Auteur

              Et pat30, tu es la réincarnation de François Béranger ?

              • Anonyme répond à cassino

                c’était mon maître à penser.

                • cassino
                  cassino
                  Auteur
                  • Posté à 09h29 le 18/01/2010
                  • Internaute 25023
                    Auteur

                  Alors dis-moi ce que tu penses de ceci, je t’indique un lien vers mon site :
                  Lien

                  Si tu cliques sur le lien Chanson pour Elle, alors tu télécharges un document sous PowerPoint. J’ai mis en Images la Chanson de François Béranger sur le thème de l’eau.

                  • Anonyme répond à cassino

                    Bonjour, merci. Je n’ai vu que les photos, le son ne passait pas ( je ne sais pas d’où vient le problème).
                    ça m’a fait plaisir d’échanger avec qq qui connait le grand Béranger.
                    Cordialement.

                    • cassino
                      cassino
                      Auteur
                      • Posté à 09h14 le 19/01/2010
                      • Internaute 25023
                        Auteur

                      En fait il n’y a pas le son, j’ai mis le son au début mais je crois qu’automatiquement sur un pps, au bout d’un certain nombre de lectures le son est supprimé, c’est pour protéger le droit d’auteur bien que dans ce cas là, ça ferait plutôt vendre des disques.........

            • a déménagé le 4 février 2011
              • Posté à 18h58 le 17/01/2010
              • Internaute 51971

              Je n’ai pas sous la main une photo des bâtiments de notre communauté de communes, mais je vous assure qu’ils ressemblent forts à ceux de notre Mairie (le premier étage est loué) :

              Vous y voyez une quelconque mégalomanie...

            • pipolino
              • Posté à 21h11 le 17/01/2010
              • Internaute 89242
                .

              Tout à fait, le pire est que les communes râlent depuis qu’on leur a supprimé la taxe professionnelle.
              Ces messieurs dames préfèreront sans doute économiser sur le personnel, que sur leurs petits avantages.

          • grosnours
            • Posté à 10h19 le 18/01/2010
            • Internaute 94647
              ecoretraite

            je vous felicite vivement de faire partie des exceptions qui confirment la regle ....pour ma part il y a longtemps que je ne fais plus confiance ni aux politiques, ni au medias dits institutionnels, (et ni au banquiers d ailleurs ! !)
            au cas ou vous ne l auriez pas constate vous meme , dans 90% des cas le pouvoir corrompt et je serais tres surpris si au sein de la commune dont vous etes l elu , aucun de vos collegues n est afflige de ce syndrome ....

            • a déménagé le 4 février 2011
              • Posté à 10h46 le 18/01/2010
              • Internaute 51971

              Je vous remercie pour vos félicitations et vous affirme qu’aucun membre de notre CM n’est atteint du syndrome de la grosse tête. Nous formons une équipe solidaire, ignorante des opinions politiques de chacun, dévouée au service de nos concitoyens ; si, si, je vous l’assure !
              Mais, je pense, hélas comme vous, que nous sommes dans l’exception ; sans doute le fait que notre commune est une commune rurale (moins de 150 h.) y est pour beaucoup : nous nous connaissons tous.

              • grosnours
                • Posté à 11h09 le 18/01/2010
                • Internaute 94647
                  ecoretraite

                MORALITE : moins il y a de couillons, moins il y a de baisés ! lol !
                ceci dit vous avez raison : dans une petite commune c est plus facile de tenir compte des autres et d etre a leur service .

                les politiques oublient une notion fondamentale : nous les avons choisis donc ils sont nos employes ! point ! malheureusement le preavis de licenciement est beaucoup trop long ...

        18 autres commentaires
      • a déménagé le 4 février 2011
        • Posté à 12h34 le 17/01/2010
        • Internaute 51971

        « Les élus locaux sont ceux qui ont le plus augmenté le nombre de fonctionnaires » : par la force des choses, l’État proposant des dispositions de nature à affaiblir les communes (voir le projet de réforme territoriale et fiscale).
        Cela dit, il s’agissait dans mon propos du Conseil Municipal et non du Conseil Général (en qui, il faut le remarquer, les Français accordent nettement leur confiance : 65 % « confiance » contre 33 % « pas confiance »).

      • wroclaw
        wroclaw répond à tlaloc
        nd
        • Posté à 15h47 le 17/01/2010
        • Internaute 100912
          nd

        Je vous suis sur certaines gestions hasardeuses de municipalités et de communautés de communes en matière d’urbanisme et de grands projets, qui bien souvent ont obtenu l’aval de l’Etat et de la Région puisque les financements sont mixtes. La voisine de Lyon, Saint-Etienne, est dans un gouffre financier suite à de grands travaux effectués à l’aide de crédits toxiques (nouvelle ligne de tram, nouveau Zénith, nouvelle salle de musiques actuelles, une maison de l’emploi, réhabilitation de la Manufacture avec concours d’architecte et construction d’un Pôle Design). Les objectifs de ces grands travaux ne sont pas remis en cause, il s’agissait de redynamiser la ville en développant ses transports, ses lieux de culture, en créant un pôle d’excellence en Design en lien avec l’enseignement supérieur et avec le patrimoine du lieu. Si les intentions sont bonnes, les choix effectués pour la mise en application sont plus que douteux, et cela prouve bien qu’il ne suffit pas d’avoir de bonnes idées, encore faut-il avoir une certaine compétence pour les mettre en pratique, et toujours se demander quelle est la philosophie sociétale qui préside à ces idées ou est-ce le lieu pour de tels projets ?
        Pour détailler :
        La nouvelle ligne de tram : son parcours va aujourd’hui jusqu’à la gare (bonne chose), elle a pourtant un tracé qui a été fait en dépit du bon sens ; la moitié de son parcours vient en doublon de la ligne préexistante, comme si l’on avait construit deux lignes de métro sous le même boulevard.
        Les conséquences en matière d’efficacité des transports en commun ne sont pas minimes : pour se rendre aux extrémités de la ville (ce que faisait et fait toujours l’ancienne ligne) il y a aujourd’hui 2 fois moins de trams, les deux lignes se partageant les mêmes rails. Ainsi le temps d’attente au terminus en heure de pointe qui était autrefois de 3 à 5 minutes est à présent de 8 à 10 minutes (sachant qu’on trouve l’hôpital le plus important de la ville à l’une de ces extrémités, qui vient d’absorber l’hôpital qui était au sud, pour regroupement des services = nouvelle loi sur l’hôpital, et qui draine non seulement une population de 180 000 habitants, mais encore une grande partie de la population des vallées environnantes = tout le monde prend sa bagnole). De plus, certaines lignes de bus ont été modifiées ou mises en suspens durant les travaux, mais n’ont jamais été remises en service, notamment la ligne 10, qui permettait de traverser la ville du nord-est au sud-ouest, ce que très peu de lignes font. Pour qui connaît la géographie de Saint-Etienne (une rue centrale et 7 collines, d’où le fait que la ville fonctionne par quartiers difficilement accessibles). La nouvelle ligne de tram qui se rend à la gare aurait gagné à poursuivre son trajet jusqu’au quartier suivant, le Soleil qui est à peu près plat donc faisable en tram (une ligne le faisait « dans le temps »), et plutôt que de faire doublon avec celle de la rue centrale, à emprunter le deuxième long cours de la ville, où l’on trouve une école d’enseignement supérieur, le planétarium et en bout, l’un des rares parcs de la ville, (là encore une ligne de tram existait sur ce cours avant l’arrivée du tout automobile).
        Donc efficacité médiocre de la nouvelle ligne au détriment de l’ancienne, perte d’efficacité voire réduction du réseau de bus, et des quartiers qui restent enclavés alors que l’occasion était bonne pour les rendre plus accessibles.
        Le nouveau Zénith (à prendre au conditionnel source Le Progrès) : fonds publics pour la construction via le maître d’œuvre Saint-Etienne métropole (de la structure ainsi que des infrastructures routières et parkings pour l’accès et le stationnement) mais gérance privée dans le cadre de la délégation de service public d’équipements sportifs, culturels, événementiels et de loisirs, pour le compte de tiers, avec intéressement du propriétaire (soit la com de com). Il existait déjà une grande salle de spectacle, Le palais des spectacles, gérée par la municipalité, qui accueillait aussi les salons (étudiants, vignerons, biennale du Design). Pourquoi cette salle ne faisait plus l’affaire, capacité limitée, vétusté, pas assez bien équipée ? Pourquoi ne pas la réhabiliter et la moderniser plutôt que tout reconstruire à 500 mètres de là ? Peut-être pour mieux accueillir Johnny qui a fait le concert d’inauguration… L’un des gérants de la salle se désengage à présent. Il faut 175 000 spectateurs annuels pour que la structure soit viable. L’avenir nous dira si ce zénith ne restera pas une coquille vide, dont l’entretien à charge du propriétaire coûtera plus cher que ce que rapporte l’intéressement.
        La maison de l’emploi : dans le cadre du Plan de cohésion sociale de Borloo, le chantier de cette maison de l’emploi a débuté en 2007 et devait regrouper « 17 organismes chargés d’aider à la formation, à l’orientation et à la création d’entreprises ». Le chantier devait être « livré fin 2008 pour un coût de 11,5 millions d’euros TTC financés principalement par la ville (6,8 millions) , l’Etat (2 millions), la Région (1,2 millions) et Saint-Etienne Métropole (1,6 millions). » (source Zoom 42). L’ouverture a cependant été maintes fois reportée, à l’été 2009 puis janvier 2010, avec un surcoût de 2 millions d’euros, à cause du risque d’effondrement d’un bâtiment voisin (rachat du bâtiment, relogement des propriétaires, démolition du bâtiment, coût d’arrêt du chantier). A noter que « lors de l’appel d’offre pour le choix du maître d’œuvre, c’est le projet le plus onéreux qui avait été choisi pour ce bâtiment (…). Le maire de l’époque, Michel Thiollière, avait justifié ce choix par le fait de vouloir un “ geste architectural fort ” » (source forumeco.com). C’est-à-dire le projet de Rudy Ricciotti, architecte de grande renommée. Trois ans et 15 millions d’euros plus tard, la maison va-t-elle être inaugurée ? Avec un chômage en hausse à 10,2% ( source INSEE, 2009, trimestre 2), et les vallées environnantes (Gier et Ondaine) parmi les plus touchées par la crise, c’est le moment ou jamais…
        Réhabilitation de la Manufacture et Cité du Design : inaugurée en octobre 2009, c’est sans doute le projet le moins mal mené, mais aussi le plus polémique puisque le projet choisi par les édiles a nécessité la destruction de 4 bâtiments de l’ancienne Manufacture, parfaitement viables et importants aussi bien du point de vue de l’architecture, du patrimoine que de l’histoire (courte) de la ville. Un des rares lieux de Saint-Etienne qui « avait de la gueule » mais bon, le choix a été de renforcer l’hétérogénéité du foncier stéphanois. La technologie et le design développé pour ce projet a permis d’avoir moult articles dans des journaux internationaux, il suffit de taper « Cité du Design » sur Google, une grande partie des occurrences sont en anglais, ou sur des sites allemands ou suédois. Au moins l’un des objectifs a été rempli, faire parler de la ville pour autre chose que son équipe de foot ou de sa tristesse supposée. Cette belle opération a également valu à Michel Thiollière, maire de la ville, d’être nommé en 2006 au Worl Mayor Award. Choisir un projet ambitieux semble suffire pour être le maire de l’année, quant à la réalisation du projet et à la rigueur de gestion qu’il requiert, ce ne sont pas des critères d’évaluation apparemment. Il faudra cependant attendre les années à venir pour savoir si ce projet trouvera sa place et une cohérence puisqu’il est censé être le support de lancement du Pôle d’excellence Design, qui regroupe une école supérieure de Design, structures culturelles et salle d’expo. Pour 41,5 millions d’euros et avoir fait la sourde oreille aux vœux de la population, il vaut mieux que ça marche.
        En conclusion, il est très difficile de savoir l’impact réel de ces travaux quant au dynamisme économique et culturel, mais les difficultés financières de la ville ne font que commencer et sont elles bien réelles. Dès lors, il est toujours intéressant de lire les récriminations des promoteurs de ces projets, qui ont perdu les dernières élections et qui s’élèvent contre l’augmentation des impôts voté par le nouveau conseil municipal (dont ils font toujours partie). Il faut bien que quelqu’un paie pourtant ! En attendant il est une question que chaque stéphanois se pose : à qui étaient destinés ces travaux ? Si à peine la moitié d’entre eux met les pieds au zénith ou à la Cité du Design et préfère le tram à sa voiture au cours de l’année à venir, cela relèvera du miracle. N’existe-t-il pas de « diagnosticiens de populations avant projet » qui permettrait de temps en temps de prendre en compte le profil d’une ville (population, géographie, besoins réels et priorités) avant de décider quoi que ce soit ?
        Cela éviterait peut-être la confusion entre perspective ambitieuse et mégalomanie.

    • Numéro 9
      • Posté à 12h01 le 17/01/2010
      • Internaute 101888
        Homoncule

      Ta remarque est très juste : on dirait que les Français n’aiment pas le personnel politique en général, mais apprécient leur personnel politique de proximité. Un peu comme certains disent qu’ils n’aiment pas les arabes en général, mais répondent que leur voisin ça n’est pas pareil, c’est leur voisin.
      Par contre je ne suis pas vraiment d’accord avec ta manière d’interpréter le manque de confiance vis-à-vis de la présidence de la république : je crois que c’est beaucoup plus lié au fait que Sarkozy prétendait faire beaucoup et qu’au bout du compte tout le monde se rend bien compte qu’il parle beaucoup pour peu d’effet.
      Si tu permets, j’aimerais bien ajouter que la désaffection envers le personnel politique semble presque proportionnel à leur peu d’intérêt pour le militantisme et l’engagement, ce qui paraît confirmé par la défiance envers les syndicats (vers lesquels ils se tournent pourtant dès que ça devient nécessaire).

      • pablico
        pablico répond à Numéro 9
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 12h23 le 17/01/2010
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        La façon de gouverner depuis plus de 30 ans lasse.

        c’est surtout basé sur la peur, on voit tout se transformer sans avoir de pouvoir.. la Messe est dites par certains (qui ?) et on y assiste impuissants..

        On ne nous fait pas briller un avenir, des lendemains qui chantent, de l’espoir, du vrai renouveau. (il y a eu cela à la libération, la reconstruction, ..les 30 glorieuses)

        de la presse, des politiques...rien n’est fait pour nous faire rêver..
        la crise, la peur,les récessions, le chômage, les catastrophes, les délocalisations, les guerres, la finance, les faillites, les escroqueries de haut vol, les milliards qui volent dans tous les sens (pas pour nous) etc..

        ’certains veulent changer le moooonde’ (pas de programme ’révolutionnaire’, et avec les mêmes paramètres, les mêmes règles du jeu)
        quand aux autres phrases chocs des autres partis... rien ne fait rêver.

         
        • Numéro 9
          Numéro 9 répond à pablico
          Homoncule
          • Posté à 12h24 le 17/01/2010
          • Internaute 101888
            Homoncule

          Mais est-ce que tu es sûr que le boulot des politiciens ou de la presse soit de nous faire rêver ou de faire briller un avenir qui est de toutes manières très incertain ? L’avenir, c’est aussi beaucoup à nous (je veux dire à chacun de nous à notre place et selon nos moyens) de le construire. Pas forcément en rêvant mais avec peut-être un peu plus de détermination.

          • pablico
            pablico répond à Numéro 9
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
            • Posté à 12h52 le 17/01/2010
            • Internaute 14278
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

            l’avenir est individuel, mais il est aussi collectif...c’est relié et inter dépendant.

            c’est parce que le collectif marche, qu’on a du boulot, des opportunités, l’espoir que notre boulot personnel va être acheté par les autres..
            l’espoir qu’on va se protéger entre nous.. par nos lois sociales, d’entre aide etc.. on peut travailler plus sereinement et consommer sans avoir peur de notre future maladie( passage obligé un jour ou l’autre) ou de celle de nos proches..

            la loi de l’offre et la demande... si tout le monde a un fol espoir, voit ou imagine des opportunités, cela va créer de la demande...etc etc..

            il faut un idéal, un rêve , un espoir à l’homme , espoir de ’lendemains qui chantent’..pour se dépasser..personnellement et collectivement.

            comme disait Brassens : la bandaison Papa, çà se commande pas.

            • Erikiki
              Erikiki répond à pablico
              Diablotin
              • Posté à 13h19 le 17/01/2010
              • Internaute 76835
                Diablotin

              Pablico, deux choses.
              1- L’avenir est individuel certes. Et au milieu des autres.
              2- J’aimerai vous dire que l’espoir c’est l’attente. Et quand nous attendons, nous ne ne vivons pas. Alors si nous commencions par perdre espoir, peut-être commencerions-nous à vivre.

        3 autres commentaires
      • Hemenate
        Hemenate répond à Numéro 9
        • Posté à 12h28 le 17/01/2010
        • Internaute 856

        A mon avis c’est surtout parce que les français sont bien conscient que les élus locaux n’ont que peu de pouvoirs, ils ne leur en tiennent donc pas trop rigueur.

        La différence étant qu’ils s’imaginent que la politique nationale a plus de pouvoir sur les choses.

         
        • Numéro 9
          Numéro 9 répond à Hemenate
          Homoncule
          • Posté à 12h32 le 17/01/2010
          • Internaute 101888
            Homoncule

          Alors là je ne suis pas sûr du tout d’être d’accord avec toi ! Je me demande même si les élus locaux n’ont plus de pouvoir (en particulier au niveau du quotidien) que les élus nationaux. Regarde le nombre de lois qui ne servent à rien, qui sont votées par les députés, inapplicables et à la fin jamais appliquées.

          • Hemenate
            Hemenate répond à Numéro 9
            • Posté à 13h54 le 17/01/2010
            • Internaute 856

            Je faisais surtout référence à la perception qu’en ont les gens (à mon sens).

            Depuis le début des années 1980 et l’application des trois D de la doctrine néo-libérale (désintermédiation, décloisonnement, déréglementation), les Etats ont de moins en moins de pouvoirs ; toute mesure interventionniste en matière économique étant prohibée par les divers accords internationaux ratifiés.

            Même si la région a, en théorie, de grandes compétences en matière de développement économique, je pense que les gens comprennent bien que la région ne peut pas faire grand chose contre les mouvements de délocalisations et l’aggravation du chômage.
            Et qu’ils ont plus de mal à accepter cette incapacité de la part de l’Etat.

            Je pense que c’est une composante majeure du différentiel évoqué.
            Après on peut y superposer l’impression de proximité, etc…

            On voit bien que, malgré tout, dès qu’ont fait un sondage pour savoir si les gens connaissent le nom de leur président de région, les choses se gâtent…

        2 autres commentaires
      • a déménagé le 4 février 2011
        • Posté à 12h47 le 17/01/2010
        • Internaute 51971

        Concernant :
        § 1 : nous sommes bien d’accord ;
        § 2 : nous sommes bien d’accord ;
        § 3 : nous sommes bien d’accord.
        Bref, nous sommes bien d’accord ! ...

    • tox
      tox répond à a déménagé le 4 février 2011
      http://www.dessins-tox.com
      • Posté à 12h34 le 17/01/2010
      • Internaute 10208
        http://www.dessins-tox.com
    • coinpomme
      coinpomme répond à a déménagé le 4 février 2011
      dieu est une e-pothèse
      • Posté à 13h02 le 17/01/2010
      • Internaute 21711
        dieu est une e-pothèse

      .../...

      moi, j’attends les chiffres officiels : Monsieur Hortefeux, svp, passez les vite dans votre machine magique (comme ceux des la délinquance) après on verra ! ! !

      .../...

    • Enguérand de Coucy
      Enguérand de Coucy répond à a déménagé le 4 février 2011
      Collectionneur d'armures.
      • Posté à 17h46 le 17/01/2010
      • Internaute 102018
        Collectionneur d'armures.

      Ah les sondages et leur fiabilité légendaire !

      Pour ceux qui ne se sentiraient plus três bien en France,tentez d’ aller voir ailleurs si l’ herbe est plus verte.

      Renseignez-vous içi : Lien

      Et tâchez d’ y rester si vous y trouvez meilleur accueil.

  • Hemenate
    • Posté à 11h41 le 17/01/2010
    • Internaute 856

    Constat qui, je suppose, va pousser les médias (Rue89 en tête), les partis politiques, etc... à s’interroger sur l’importance qu’ils donnent aux « petites phrases », lapsus et divers coups médiatiques... au détriment du fond et de réelles mise en perspectives des enjeux actuels.

    Ou pas ?

    • Laurent.D
      Laurent.D répond à Hemenate
      Informaticien - Presta
      • Posté à 11h49 le 17/01/2010
      • Internaute 42721
        Informaticien - Presta

      >Ou pas ?

      C’est marrant, tout en lisant votre commentaire, c’est ce que je me disais ;)

    • Jaydi
      Jaydi répond à Hemenate
      Sûr de ne pas être certain
      • Posté à 11h52 le 17/01/2010
      • Internaute 79502
        Sûr de ne pas être certain

      Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous en ce qui concerne les médias.

      Prenons l’exemple de Rue89, qui est celui que je connais le mieux : vous dites qu’ils en font trop autour des petites phrases et des coups médiatiques. Je pense que c’est le contraire.
      Il faut que les journalistes nous montrent les véritables facettes des politiques, leurs retournements ubuesques, leurs contradictions et leurs mensonges. C’est à mon avis par la dénonciation des détails que le journalisme peut s’affranchir de la manipulation des partis et des politiques.
      Je trouve que Rue89 fait un travail assez bien réparti entre « petites phrases » et sujet de fond. En particulier, les petites phrases sont souvent remises dans un contexte, et infirmées ou confirmées par des études, chiffres, experts et constatations.

      Ce n’est pas en cachant des informations que les journalistes retrouveront un regain de confiance de la part des Français.

      • fdrebin
        fdrebin répond à Jaydi
        Dilettante doué
        • Posté à 11h56 le 17/01/2010
        • Internaute 78377
          Dilettante doué

        Comme disait Edgar Faure, « ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ».

        Le corps électoral veut tout et son contraire et, finalement, les français ont les élus et la politique qu’ils méritent.

      • Hemenate
        Hemenate répond à Jaydi
        • Posté à 12h25 le 17/01/2010
        • Internaute 856

        « C’est à mon avis par la dénonciation des détails que le journalisme peut s’affranchir de la manipulation des partis et des politiques. »

        Et bien à mon sens c’est en donnant des éclairages et en remettant les choses en perspective qu’on peut « s’affranchir de la manipulation ».
        Et surtout pas en relayant basiquement les petites phrases qui traînent.

        Le problème c’est que Rue89, qui tente de se présenter comme l’avatar du média indépendant, a au contraire les pieds et poings liés par la logique publicitaire, car ses ressources dépendent du nombre de « clic », dont découle justement le prix des pubs.
        Ce média a structurellement une tendance à privilégier « l’info » polémique qui générera du flux, sur un long article de fond.
        On peut par exemple remarquer que bien que Rue89 n’a pas de contrainte papier à prendre en compte, les articles ne sont pas plus long que dans un journal classique.

        Par exemple Rue89, comme les autres médias, s’empresse de reprendre les divers dérapages relatifs à l’intégration, à l’immigration, etc… mais il ne me semble pas avoir lu de véritable article de fond présentant justement le débat autour des modèles d’intégration, mettant en perspective le modèle multiculturel anglo-saxons, le modèle assimilationniste français, leurs évolutions dans le temps, notamment celle du modèle français depuis trente ans, etc… (je me trompe peut-être pour cet exemple, ce qui ne remet pas en cause la critique sur le fond

        Bref, il ne s’agit pas de cacher l’information mais de son traitement,
        Je pense que les médias comme les politiques, s’ils veulent regagner un tant soit peu de crédit, doivent privilégier la réflexion à la réaction

         
        • Jaydi
          Jaydi répond à Hemenate
          Sûr de ne pas être certain
          • Posté à 13h07 le 17/01/2010
          • Internaute 79502
            Sûr de ne pas être certain

          Finalement, je constate que nous sommes plutôt en accord. Je ne dis pas que Rue89 n’est pas perfectible, mais j’estime que c’est justement un des média où l’on a le plus de mise en perspective des informations.
          Il est vrai que l’info à chaud (dans la colonne de droite) semble être plutôt là pour faire du clic comme on dit. Mais je trouve qu’on est sur une des plateforme les moins tapageuse que je connaisse traitant de l’information en temps réel.
          Comme vous le dites, les articles ne sont pas longs, et tout le monde en voudrait toujours plus, mais c’est inhérent à la volonté de coller plus ou moins à l’actualité en une, quitte à avoir d’autres réactions par après, plus détaillées et fouillées (l’info à trois voix, qui a perdu de son sens mais reste une manière d’informer pas toujours dans le feu de l’actualité).

          En fait, je dirais qu’il manque peut-être un peu de mise en page dans la une qui fait la part belle aux sujets brûlants, mais on trouve quand même pas mal de sujets divers bien renseignés à défaut d’être exhaustifs.
          Loin d’être parfaite, Rue89 a pour moi le mérite d’être un des meilleurs « journaux » que je connaisse et j’aimerais bien que beaucoup de journaux fassent aussi bien qu’eux !

          • Zeki
            Zeki répond à Jaydi
            Curieux de tout
            • Posté à 15h09 le 17/01/2010
            • Internaute 64085
              Curieux de tout

            Les seuls reproches que je continue à formuler concernent le dossier 911 de Dasquié désintox911, pour le coup une vraie intox, ou plus largement de coller à la propagande américaine sur les thèmes sécuritaires comme la diabolisation de l’Iran.
            Pour tout le reste on perçoit l’hétérogénéité des contributions comme sur le climategate (avec Sophie et Hélène par ex).

            Et malgré ces reproches, le caractères participatif (quand bien même la selection de commentaire reste arbitraire) permet de lire une diversité de points de vue quand ce n’est pas qu’une compétition de mauvaises blagues.

        • Hibou_Myope
          Hibou_Myope répond à Hemenate
          Criticologue
          • Posté à 16h31 le 17/01/2010
          • Internaute 84627
            Criticologue

          Je suis plutôt d’accord avec ce que vous dites.
          Cependant, si Rue89 n’a pas de « contrainte papier », il a une « contrainte écran » qui n’est pas négligeable. D’autant que les articles n’utilisent qu’une partie de l’écran : le confort de lecture n’est pas optimal.

          Mais c’est vrai que Rue89 pourrait faire comme certains journaux (Le monde, Monde diplo, etc) : des articles courts mais aussi des articles de fond, organisés en un texte long ou en une série de textes courts.

          Je perçois un manque, dans les médias en général, entre l’article et l’essai. Il y a, je crois, la place pour des dossiers approfondis.
          Au lieu de ca, c’est la course au scoop.. Ou meme pas au scoop, à la reprise des dépêches (toujours les memes). Les journalistes sont dans un flux tournoyant et croient que tout le monde vit dans le meme flux et dans le besoin de savoir minute par minute l’évolution de la couverture nuageuse en France, pour prendre un exemple saisissant ( incroyable comme on a pu déblatérer sur le fait que l’hiver, il faisait froid).

          Bref, il n’y a pas de moments (ou trop peu, plus précisément), où les journalistes se posent et décident d’aborder densément un sujet. Ils s’imaginent des contraintes (le temps, l’intérêt des lecteurs, etc). Pourtant, si n’importe quel journaliste TV vous expliquera qu’il ne peut pas faire de sujet de plus d’1min 30, cette barrière de temps s’éclipsera sans qu’il n’y réfléchisse dès que l’information touche sa corporation (réflexe humain, mais qui démontre que la contrainte de temps n’est pas une contrainte véritable).

          Bref, halte à la course à la rapidité.
          Oui, à la vérification des informations. Oui à l’approfondissement de ces informations.

        3 autres commentaires
    • rrrobotom
      rrrobotom répond à Hemenate
      Sea lover
      • Posté à 13h31 le 17/01/2010
      • Internaute 70782
        Sea lover

      Les médias se nourrissent de l’état d’esprit général qui reigne en France et il faut croire que nous donnons tous de l’importance aux erreurs de locution. En 2002 on avait tenu compte du look de lionnel Jospin. On était dans une atmosphère de luxe. Maintenant c’est sérieux ce qu’il nous faut c’est plutôt un type comme Jospin : compétent, intègre et inspire confiance (denrée devenue rare), et ne commet pas d’erreurs de locution quant au look on n’en a que foutre. La Merkel, c’est pas pour le look qu’on la garde en Allemagne. Ah qu’est ce que je regrette Jospin malgré tout ce qu’on pense de lui.

  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 11h44 le 17/01/2010
    • Internaute 47359
      Retraité

    Je voudrais qu’un média fasse un article sérieux sur la filière automobile en France Où sont fabriqués les différents modèles en particulier. On verrait que la filière est devenu largement importatrice et que la dégradation est rapide +12 milliards d’excédent en 2004 -6 milliards en 2009 de déficit. La prime à la casse subventionne l’étranger.

    • tlaloc
      tlaloc répond à tlaloc
      Retraité
      • Posté à 11h54 le 17/01/2010
      • Internaute 47359
        Retraité

      au nazeur les chiffres sont vrais Challenge et C Menanteau sur RTL pour vous il vaut mieux ne rien voir

  • Anonyme

    Les hommes politiques et la presse qui serinent depuis des années à « l’opinion publique » qu’il ne faut pas employer « tous pourris », oublieront très vite ce sondage pourtant très explicite.

    Ce seront les mêmes qui dans quelques mois se poseront des questions, toujours identiques, puisqu’ils ne tiennent pas compte des réponses, et se retrouveront étonnés devant la perte d’électeurs et des lecteurs.

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