13/01/2010 à 13h16

Bras de fer Google-Chine : vers un Internet chinois « harmonisé »

Pierre Haski | Cofondateur Rue89


Photo : le siège de Google à Pékin (Jason Lee/Reuters)

Un tweet chinois résume le bras de fer entre Google et la Chine : « Ce n’est pas Google qui se retire de Chine, c’est la Chine qui se retire du monde. » C’est en effet la conception étatique d’un vaste intranet chinois avec des accès filtrés au monde qui est en train de s’imposer et de prendre corps.

Un autre internaute chinois relève que les trois plus gros sites au monde, Google, Facebook et YouTube, sont bloqués ou sérieusement filtrés en Chine, alors que prospèrent des équivalents chinois beaucoup plus sensibles, évidemment, aux pressions et aux ordre d’un pouvoir autoritaire bien décidé à gagner la bataille d’internet.

La réaction de Google, annoncée mercredi, est un retournement spectaculaire de situation. Jusqu’ici, Google, redoutant par-dessus tout de se voir écarter du plus grand marché des télécoms au monde -370 millions d’internautes, 650 millions de téléphones portables...-, avait avalé de très nombreuses couleuvres.

Autocensure et punitions

Le plus grand moteur de recherche au monde avait accepté de s’autocensurer, en mettant par exemple des photos touristiques de la place Tiananmen lorsqu’on tape « Tiananmen » sur sa version chinoise, mais la fameuse photo de l’« homme au char » pour toutes les requêtes dans les autres langues...

Il avait également accepté sans sourciller lorsque les autorités l’avaient accusé d’héberger des contenus pornographiques et l’avaient « puni », condamné à ne plus mettre de liens vers des sites étrangers et à « nettoyer » son contenu chinois.

Ce qui a provoqué le retournement de la direction de Google, très officiellement annoncée par son conseiller juridique David Drummond sur le blog de l’entreprise, c’est une tentative de hackage des serveurs de Google pour accéder aux comptes gmail de dissidents chinois.

Fait significatif, David Drummond fait un lien avec l’opération « Ghostnet », un vaste réseau d’espionnage électronique révélé l’an dernier, et qui s’infiltrait notamment dans les comptes de l’entourage du dalaï lama, le chef tibétain en exil.

Les multinationales complaisantes

Ce coup d’arrêt décrété par Google est d’autant plus un tournant que c’est l’attitude de toutes les multinationales du web qui est en question.

Yahoo a ainsi été au centre d’un grand scandale, il y a trois ans, lorsqu’on a appris que la société américaine avait fourni à la justice chinoise les informations qui avaient permis de retrouver et de condamner à dix ans de prison le journaliste Shi Tao et deux autres dissidents chinois.

Yahoo avait dû s’expliquer devant le Congrès américain et avait présenté ses excuses aux familles et à ses utilisateurs. L’affaire avait débouché sur l’élaboration d’un « code de conduite » contre la censure entre les géants du web et l’organisation Human Rights Watch.

La Chine a tout fait, ces dernières années, pour marginaliser et doucement pousser vers la porte de sortie les géants américains, qui ont tous connu des échecs dans l’empire du Milieu.

C’est le seul pays au monde où aucun d’entre eux -Google, YouTube, Facebook, Twitter, eBay, Yahoo, Amazon...- n’est leader dans son secteur, se voyant devancer par un concurrent chinois de même nature qui bénéficie de toutes les largesses du réseau et des encouragements officiels. Le facteur politique n’explique toutefois pas tout et les acteurs locaux sont évidemment plus proches d’une culture web locale très particulière.

Vers le retrait de Google de Chine ?

Baidu, le moteur de recherche chinois qui distance Google sur le marché chinois, a même prédit publiquement que Google allait disparaître du paysage local. C’est ce qui risque de se passer si le bras de fer engagé entre Google et Pékin se termine par le retrait du moteur de recherche américain, comme le laisse entendre cette phrase de David Drummond :

« Nous sommes conscients que cela peut signifier la fermeture de Google.cn, et potentiellement celle de nos bureaux en Chine. »

En introduisant Internet en Chine, il y a bientôt quinze ans, les autorités visaient d’abord un objectif économique, en permettant l’essor du premier marché des télécoms au monde. Dans le même temps, elles savaient qu’il fallait contrôler l’information qui pourrait désormais circuler d’une manière plus libre que jamais auparavant dans ce pays.

C’est le sens de la « Grande muraille électronique » progressivement érigée, avec force filtrages par mots-clé, blocages d’URL, et une cyber-police comptant des dizaines de milliers de membres, chargée d’« harmoniser », comme disent ironiquement les Chinois, les sites qui sortiraient des clous.

La phase suivante a été de permettre l’émergence de puissantes plateformes de contenu chinois, qui comptent aujourd’hui parmi les plus puissantes au monde, s’appuyant sur la taille du marché chinois et sur sa croissance ininterrompue quand la crise frappait leurs homologues occidentaux.

Les Chinois face à la censure

Aujourd’hui, on approche d’une heure de vérité qui verrait la Chine devenir un vaste intranet, débarrassé des influences étrangères, et dans lequel tous les contenus provenant de l’étranger pourraient être approuvés (une « liste blanche » pourrait être créée, avec les sites étrangers autorisés). Cela laisserait les internautes chinois face à eux mêmes et à leurs censeurs.

Mais Internet a aussi ouvert une brèche très difficile à refermer dans le contrôle de l’information, créant le seul lieu de liberté relative en Chine, malgré les contrôles et les filtrages, malgré les arrestations et les menaces. Il suffit de lire ce qui circule sur la toîle chinoise pour juger de la liberté de ton qu’on peut y trouver.

Alors dans la course de vitesse entre « Big Comrade » et sa muraile électronique, et la créativité libertaire des internautes, le vainqueur ne sera pas nécessairement celui qui a le gros bâton. Décrié ailleurs comme une force hégémonique dangereuse, Google apparait désormais en Chine comme un facteur-clé de pluralisme et de liberté.

►Mis à jour le 12/01/3010 à 17h35 : Google a cessé la censure de son site chinois, et l’homme au char de Tiananmen en 1989 est de retour.

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  • tom69
    • Posté à 13h29 le 13/01/2010
    • Internaute 12887

    « quand la crise frapait leurs homologues occidentaux... »
    « dans lequel tous les contenus provenant de l’étranger pourraient être aprouvés... »
    Un problème avec les doubles « p » ?

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à tom69
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 15h19 le 13/01/2010
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      je corrige, merci : -)

  • daniel
    daniel
    daniel
    • Posté à 13h33 le 13/01/2010
    • Internaute 5273
      daniel

    Dommage pour les Chinois, en même temps quel intérêt aurait Google par rapport à Baidu si on sait qu’il est également censuré.

    Pourtant Google avec sa nouvelle politique d’être partout et d’espionner tout le monde, assumant avec aplomb que l’anonymat n’existe pas, avait tout pour plaire au gouvernement Chinois.

    En réalité, ce que Google ne supporte pas, c’est la concurrence déloyale qui lui est faite en Chine. Ces explications de tentatives de piratages de comptes font doucement sourire : comme si il n’y avait que les Chinois qui essayent de s’introduire dans les comptes informatiques. Je suis un peu surpris par ce genre d’arguments faiblards pour expliquer un éventuel retrait du plus gros marché de l’internet mondial et qui est toujours en phase de croissance importante.

    Leur menace aurait plus de panache s’ils avaient 80% du marché Chinois comme dans le reste du monde. Ne nous berçons pas d’illusions, Google n’est pas une société philanthropique. Elle n’existe que pour gagner de l’argent.

    • clement_m-
      clement_m- répond à daniel
      maître contradicteur
      • Posté à 14h26 le 13/01/2010
      • Internaute 100136
        maître contradicteur

      Que Google soit ange ou démon n’est pas vraiment la question. Les raisons réelles de leur retournement ne doivent pas masquer le problème originel du contrôle et de la censure des communications.

      De plus, est-ce un coup d’éclat isolé ou le début d’un mouvement plus profond de défiance des multinationales à l’égard de la Chine ?

      • daniel
        daniel répond à clement_m-
        daniel
        • Posté à 14h36 le 13/01/2010
        • Internaute 5273
          daniel

        C’est vrai , le PCC est en retard, ils n’ont toujours pas compris que la meilleure propagande n’est pas celle qui cache les choses mais celle qui cible parfaitement ce qu’elle veut que le peuple entende.

        Sinon, d’un point de vue juridique, une société privée, peut elle se considérer au dessus des lois dans un pays souverain ?

         
        • alaixih
          alaixih répond à daniel
          • Posté à 21h13 le 13/01/2010
          • Internaute 19775

          Ce qui serait vraiment super intéressant ce serait que google débloque sans prévenir les filtres et que les chinois aient accès à l’internet mondial sans problème.....

          Ca ce serait cool.

          Ce que google apprend c’est qu’une dictature est par essence une dictature. L’affaire ne serait elle pas assez rentable et détruirait elle la belle image déjà bien écornée de google ?

        1 autres commentaires
    • PoG
      PoG répond à daniel
      Etudiant.
      • Posté à 15h22 le 13/01/2010
      • Internaute 70681
        Etudiant.

      C’est très loin d’être un argument faiblard.
      Google ne risquerait pas 300 millions d’utilisateur pour rien.

      Le fait est que google a du faire énormément de concession à la chine pour conserver ce marché. Beaucoup de critiques ont surgis, ternissant encore plus l’ancienne image de son slogan favori « Don’t be evil ». Google a besoin de ce slogan. Énormément. Google est le microsoft d’hier, en position de « trop » grand monopole, économiquement très viable mais politiquement très dangereux.

      Bref, il arrive un moment ou la goute d’eau fait déborder le vase. La Chine a été trop loin, le gain (les 300M d’user) ne valaient plus les inconvénients (image et abus de la Chine) et google a changé d’avis (à juste titre il me semble).

      Sans oublier qu’il est « un peu » dangereux pour le gouvernement Chinois de couper Google je suppose. C’est 300M d’users, donc 300M de probables mécontents. Ça va créer du mouvement. Si la Chine décide de laisser passer Google (peu probable, mais sait-on jamais), celui ci va rencontrer un énorme afflux de nouveaux utilisateurs, ainsi qu’une image très positive s’il finit par être fermé (et même sans l’être, essayant désormais d’aller contre la censure en dépit des bénéfices économiques (même si, comme je l’ai dis précédemment, c’est en restant en Chine qu’ils perdent de l’argent, mais le Chinois moyen n’est pas obligé de le savoir)).

      • daniel
        daniel répond à PoG
        daniel
        • Posté à 21h58 le 13/01/2010
        • Internaute 5273
          daniel

        Bon, ce n’est que mon avis, mais je crois que le gouvernement Chinois verrait plutot d’un bon oeil le retrait de Google.
        N’oubliez pas qu’ils n’ont pas hésité à couper google sous le pretexte de lutte anti-porno. Je me demande donc si la menace de Gooogle en est vraiment une...

      • BobLaMouche
        BobLaMouche répond à PoG
        subversion+construction= (...)
        • Posté à 10h17 le 14/01/2010
        • Internaute 29754
          subversion+construction= (...)

        On a un peu trop tendance à oublier l’activité principale de Google : c’est une régie publicitaire (ce qui flanque directement le « Don’t be evil » à la poubelle).

        Ses clients sont donc d’abord des annonceurs. Ses « utilisateurs » ne sont que les cibles de ces derniers, et dont Google dresse des profils détaillés à l’aide des services qu’il propose au public.

        Je ne sais pas quel est l’état des affaires de Google en Chine, mais il est bien évident que si les annonceurs chinois ne se pressent pas au portillon (quelles qu’en soient les raisons) et qu’il n’y a aucune embellie prévue, Google n’a pas vraiment d’intéret à continuer de fournir ses services sur place.

    • Koala
      Koala répond à daniel
      • Posté à 06h26 le 14/01/2010
      • Internaute 31192

      Est-ce un argument faiblard ? peut-être. Est-ce que google n’existe que pour gagner de l’argent ? sans doute. Mais pour les internautes chinois, ce n’est pas le plus important. Ce qui est génial dans cette affaire, c’est qu’elle permet de parler ouvertement de la censure. bien sûr on sait depuis longtemps que facebook, youtube, twitter,etc sont bloqués en Chine, on en est pas content, on s’en plaint, mais à part de contourner le Great Firewall, on ne peut rien faire d’autre. Et là les gens sont allés jusqu’à déposer les gerbes devant le sièges de google pour manifester leur soutien à l’entreprise et exprimer leur mécontentement, c’est déjà quelque chose de symbolique. Et en plus il y a encore des tas des gens qui connaissent pas ces sites et qui ignorent pourquoi ils sont censurés. Et cette occasion d’en parler ouvertement, n’est-ce pas une belle opportunité de dévoiler le « bien » que le gouvernement a fait pour son peuple ? Après tout, les entreprises sont faites pour gagner de l’argent, il n’y a rien de scandaleux.

      • daniel
        daniel répond à Koala
        daniel
        • Posté à 08h59 le 14/01/2010
        • Internaute 5273
          daniel

        Je n’ai rien contre Google et respecte complètement leurs services que j’utilise au quotidien (ils doivent absolument tout savoir sur ma vie, mes opinions)

        J’ai adhéré à leur principe de départ « not doing evil »
        mais il faut replacer cette phrase dans le contexte. A l’époque l’informatique est complètement dominée par microsoft avec leur pratique monopolistique ainsi « evil » désignait non pas le mal au sens de GW Bush mais les pratiques anti-concurrentielles. Ils s’agissait également d’encourager l’utilisation de standards ouverts et les logiciels libres sans lesquels Google n’existerait pas.

        Désormais Google change le sens de cette phrase pour devenir une société privée à vocation politique ?
        Désolée, mais une société privée avec une situation de monopole chez nous,qui fait de la politique, même si cela va dans le sens qu’on souhaite pour la Chine, cela me met mal à l’aise.

        Est ce que Google va être assez puissant pour imposer son diktat, son idéal à toutes les nations ?

        Je ne pense pas que Google ait ce genre d’ambition, ainsi, je préfère interpreter leur geste en terme de Business et de communication pour les marché où ils sont dominants.

  • tom69
    • Posté à 13h34 le 13/01/2010
    • Internaute 12887

    désolé, double post et je n’arrive pas à le supprimer

  • minuipile
    minuipile
    testeur info
    • Posté à 13h42 le 13/01/2010
    • Internaute 97838
      testeur info

    La Chine revient à ses traditions : vivre en Autarcie.

    Pour Google c’est le choc des cultures ^^

  • Sibyllin
    Sibyllin
    Rien à dire mais je le dis (...)
    • Posté à 13h44 le 13/01/2010
    • Internaute 36016
      Rien à dire mais je le dis (...)

    « Décrié ailleurs comme une force hégémonique dangereuse, Google apparaît désormais en Chine comme un facteur-clé de pluralisme et de liberté. »

    C’est la meilleure ! Ils ont pactisé avec le diable, maintenant ils le paient...
    Comme vous le dites dans l’article les grands acteurs US du secteur ne représentent rien en Chine et certainement que la Chine ne serait pas mécontente de les voir partir...

    • Lafouine2
      Lafouine2 répond à Sibyllin
      retraité
      • Posté à 14h28 le 13/01/2010
      • Internaute 99958
        retraité

      Entièrement d’accord avec analyse, et le processus chinois risque de s’étendre à bien d’autres marchés qui ont misé un peu trop vite sur le bas coût d’un pays qui a , et attire encore de nombreuses entreprises naïves au point de consentir à un échange de technologies. Le retour de bâton sera terrible pour les « délocalisateurs » occidentaux avides de bénéfices faramineux. A noter qu’il ne s’agit pas pour la Chine d’instaurer une taxe « Google’ mais tout simplement d’écarter une multinationale, et cela au détriment d’une population qui cherche à s’ouvrir au monde. A ce propos, dans notre bonne vielle France il est de bon ton de vouloir taxer à tout va, mais faudrait-il avoir encore les moyens ou la technologie nous permettant d’être indépendants. Et cette indépendance que peut-elle nous rapporter à notre petit niveau ? Déjà que notre presse est sous tutelle , si le net est muselé, nous aboutissons à un système “Chinois”.......

  • Wangyoann
    Wangyoann
    Professeur de français et (...)
    • Posté à 14h19 le 13/01/2010
    • Expert 101444
      Professeur de français et (...)

    Je ne serais pas aussi optimiste que vous Monsieur Haski, car même s’il existe des failles dans le contrôle de l’information en Chine (notamment concernant les informations disponibles et accessibles en langues occidentales), il ne faut pas oublier que la très majorité de la population chinoise n’a pas accès à ces informations, faute notamment d’une connaissance suffisante des langues étrangères. Quant à ceux qui y ont accès, outre les intrépides qui s’opposent directement au gouvernement chinois et qui finissent soit en prison soit sous terre, ils se taisent pour ne pas avoir à subir un sort, il est vrai, peu enviable !

    Ensuite, lorsque les entreprises occidentales ne se montrent pas exemplaires dans leur propre pays, il est plutôt malvenu ensuite que celles-ci fassent la morale à des pays tiers ! Nous ne prendrons ici qu’un exemple parmi tant d’autres. Lorsqu’un navire affrété par la compagnie Total s’est échoué sur les côtes bretonnes, cette même entreprise n’a jamais véritablement pris ses responsabilités face à cette catastrophe (elle n’a pris ses responsabilités que très tardivement) ! Donc, lorsqu’une compagnie pétrolière chinoise pollue une rivière et n’assume pas ses responsabilités, il est difficile de lui reproché un tel comportement, car dans ce cas-là l’argument « lâché » fait mouche : « et vous dans votre pays démocratique, regardé comment a agi Total avec l’Erika ! ! » ; et là il est vrai qu’on peut difficilement rétorquer quelque chose de valable. L’analogie est parfaitement valable avec Google !

    Enfin, ce qui me rend beaucoup pessimiste que vous, c’est l’efficacité de la propagande du gouvernement chinois sur sa population. Il n’y a qu’à écouter les tissus de bêtises délivrés par les informations télévisées (entre les chiffres mensongers et les campagnes de pub des dirigeants communistes), le relai de cette propagande publié dans les journaux à la botte du pouvoir (nous savons qu’il y a quelques journaux qui tentent d’échapper à cette emprise, à l’instar du 凤凰周刊, du 南方周末, du 南方都市报, etc. [et peut-être du journal « remodelé » par Hu Shuli 胡舒立, attendons de voir pour cela]), mais leur influence est extrêmement limitée en Chine ! Alors que le journal le plus médiocre de Chine, le Quotidien du Peuple (人民日报) est encore lu par des millions de personnes !
    Il y a donc quelques éclaircies ici en Chine, mais nous avons beaucoup de peine à les voir, et encore moins à en profiter !

    Nous rappelons que les sites tels que YouTube, Facebook, Viadeo, etc., tous les sites communautaires étrangers, sont complètement bloqués (je viens de les tester !), les sites taïwanais sont dans leur grande majorité inaccessibles, etc., et là il ne s’agit que d’un petit échantillon de sites complètement inaccessibles ! !

    Pour des infos originales (sur la corruption en Chine…) vous pouvez venir nous voir sur Lien ou sur Lien
    tout en continuant à vous informer sur Rue89.com (当然=bien sûr, c’est plus original que le « of course » ! Nan ! !).

    Wangyoann.

    • chengyang
      chengyang répond à Wangyoann
      • Posté à 20h12 le 13/01/2010
      • Internaute 38622

      « Donc, lorsqu’une compagnie pétrolière chinoise pollue une rivière et n’assume pas ses responsabilités, il est difficile de lui reproché un tel comportement » (sic) : franchement, on ne saisit pas bien le raisonnement ! Et le parallèle que vous faites entre Total et Google est, à mon avis, encore moins compréhensible ...

      Certes, il y a un monopole du pcc sur la vie politique chinoise, mais ne caricaturez pas pour autant la situation ! Par exemple, le Quotidien du peuple, n’est pas, contrairement à ce que vous semblez affirmer, un des journaux les plus lus en Chine : la presse « régionale » l’emporte largement ! Ce qui frappe plutôt à l’heure actuelle, c’est la floraison dans les kiosques de la presse périodique, quasi inexistante il y a encore 15 ans, qui porte sur des centaines de sujets, de l’automobile à la zoologie ... L’information, et la connaissance de l’étranger, circule aussi beaucoup par ce biais !

      Qu’on le veuille ou non, en dehors du strict contrôle politique du pcc, et des campagnes de « nettoyage » du net (qui prennent d’ailleurs aujourd’hui la forme de campagnes de lutte contre la pornographie sur internet), de nouveaux espaces de liberté sont apparus ces dernières années, comme le montre, par exemple, cette histoire de « la fille nue du Yunnan » ! Impensable sous Mao ou Deng Xiaoping ...
      Lien

    • chengyang
      chengyang répond à Wangyoann
      • Posté à 20h12 le 13/01/2010
      • Internaute 38622

      « Donc, lorsqu’une compagnie pétrolière chinoise pollue une rivière et n’assume pas ses responsabilités, il est difficile de lui reproché un tel comportement » (sic) : franchement, on ne saisit pas bien le raisonnement ! Et le parallèle que vous faites entre Total et Google est, à mon avis, encore moins compréhensible ...

      Certes, il y a un monopole du pcc sur la vie politique chinoise, mais ne caricaturez pas pour autant la situation ! Par exemple, le Quotidien du peuple, n’est pas, contrairement à ce que vous semblez affirmer, un des journaux les plus lus en Chine : la presse « régionale » l’emporte largement ! Ce qui frappe plutôt à l’heure actuelle, c’est la floraison dans les kiosques de la presse périodique, quasi inexistante il y a encore 15 ans, qui porte sur des centaines de sujets, de l’automobile à la zoologie ... L’information, et la connaissance de l’étranger, circule aussi beaucoup par ce biais !

      Qu’on le veuille ou non, en dehors du strict contrôle politique du pcc, et des campagnes de « nettoyage » du net (qui prennent d’ailleurs aujourd’hui la forme de campagnes de lutte contre la pornographie sur internet), de nouveaux espaces de liberté sont apparus ces dernières années, comme le montre, par exemple, cette histoire de « la fille nue du Yunnan » ! Impensable sous Mao ou Deng Xiaoping ...
      Lien

      • Wangyoann
        Wangyoann répond à chengyang
        Professeur de français et (...)
        • Posté à 08h29 le 14/01/2010
        • Expert 101444
          Professeur de français et (...)

        L’analogie est portant simple à comprendre, il ne s’agit que d’un parallèle entre l’attitude d’entreprises privées sur leur propre marché, qui dans de nombreux cas n’est pas des plus transparentes et des plus « morales », voir à ce propos l’affaire de l’Erika (car en Chine, il y a peu (fin décembre 2009), la compagnie chinoise CNPC a été accusée d’avoir pollué un affluent du Huanghe), et la morale que l’on cherche à insuffler aux compagnies chinoises lorsqu’elles font face à une catastrophe du même genre (de nombreux commentaires ont expliqué que le silence des autorités après cet accident était dû à la teneur du régime [de toute évidence, cela est lié]) ! Donc, quand une affaire similaire se produit en Chine, il est difficile d’exiger de la Chine (Une dictature !) de traiter ce type d’affaire en toute transparence ! ! C’était juste pour soulever, le double discours de certains, qui considèrent que vivant dans une démocratie cela suffit à ce que les entreprises soient exemplaires ; bien sûr que cela ne suffit pas ! Google et Total sont des multinationales à la moralité des plus suspectes ! Donc, voir dans le geste de Google un certain retour à des valeurs morales ! ! On pense au contraire à une simple plaisanterie, et surtout à une campagne de pub de la part de Google !

        Autre point, le Quotidien du Peuple n’est pas le journal le plus lu de Chine, c’est le deuxième dernière un autre journal national (le 参考消息). Ensuite arrivent les quotidiens régionaux : 扬子晚报(江苏), 广州日报(广东)... (Lien), la plupart des sources donnent le même classement ! !

        Enfin,
        « Certes, il y a un monopole du pcc sur la vie politique chinoise, mais ne caricaturez pas pour autant la situation ! »
        Je ne caricature pas la situation ! Vous avez raison, certaines affaires (souvent des plus scabreuses) sortent et font la une de la presse, mais ces affaires sortent et sont traitées par la presse pour mieux servir encore le pouvoir (car presque toute la presse est aux mains du pouvoir communiste), pour montrer en quelque sorte, à la population chinoise que le pouvoir agit ; je ne dis pas que le gouvernement ne fait rien, qu’il ne met pas en prison des gens malhonnêtes, mais chaque fois qu’il le fait, il le fait dans son propre intérêt, soit pour écarter des rivaux (comme à Shanghai avec l’affaire de Chen Liangyu) soit parce que les « affaires » concernant tel ou tel individu dépassent un certain seuil de tolérance ; il n’agit donc pas dans l’intérêt du peuple chinois (ou fort peu souvent) !
        Quant à la question de l’ouverture de la presse sur des sujets comme celui de l’automobile, de la beauté, des enfants, de l’armée, du P.C.C., etc., oui sans conteste, il y a eu une augmentation importante de cette presse-là, mais la presse politique - économique (voir l’affaire de Hu Shuli) – historique –d’actualité (voir les arrestations régulières des dirigeants du quotidien 南方都市报), s’est-elle « ouverte » ? En tout cas, cela n’est pas très visible, et la plupart de ces publications sont inaccessibles à la majorité du peuple chinois ! !
        Wangyoann.

         
        • chengyang
          chengyang répond à Wangyoann
          • Posté à 18h28 le 14/01/2010
          • Internaute 38622

          Je suis d’accord avec la conclusion de votre première analyse concernant les intérêts de Google dans cette affaire (c’est assez cocasse de les positionner en victime ...), mais je me méfie un peu du type de raisonnement « par analogie » que vous utilisez pour y parvenir !

          Ne croyez-vous pas que les statistiques de lectorat du Quotidien du Peuple sont légèrement sur-évaluées étant donné que le quotidien est un journal institutionnel qui est obligatoirement distribué dans un grand nombre de lieux publics ? La vérité est que, dans la vie quotidienne, je ne vois plus grand monde le lire ! J’ai le sentiment aussi que les jeunes générations ne lisent plus grand chose et ne s’intéressent guère (un peu sur le modèle de ce qui se passe en Occident) à ce type de presse ... Soyons honnête, l’homo sinicus contemporain est davantage préoccupé par les affaires économiques que politiques !

          Pour revenir, sur le sujet, il ne faut pas sous-estimer le rôle joué par le presse thématique : dans cette presse on trouve des infos intéressantes peu ou rarement abordées dans la presse généraliste. C’est un peu le même rôle qui est joué par les émissions de sport sur CCTV, qui sont connues pour leur grande liberté de ton et leur « ouverture ».

          Sur le dernier point, si je me place sur le plan de la moyenne et de la longue durée : on note indéniablement une évolution du discours et du contenu de la presse chinoise depuis près de 20 ans. Tout dépend en fait du point de référence que l’on prend : si, par exemple, vous comparez le Quotidien du peuple dans sa version actuelle et la version datant de 20 ans, la phraséologie et les contenus sont très différents. Par contre, si l’on se réfère à la presse anglo-saxonne, il demeure effectivement un grand « gap » qualitatif !

          • Wangyoann
            Wangyoann répond à chengyang
            Professeur de français et (...)
            • Posté à 10h27 le 15/01/2010
            • Expert 101444
              Professeur de français et (...)

            Vous avez raison, les statistiques chinoises sont en elles-mêmes éminent critiquables, car très souvent invérifiables ! Les journaux 参考消息 et le Quotidien du Peuple sont des journaux à « abonnement obligatoire », mais n’oublié pas que les quotidiens régionaux ont eux aussi une part de leur vente réservé aux administrations locales (comme c’est le cas dans notre école). Donc, les chiffres sont justes là pour montrer dans quelle proportion ces publications (ou plutôt ces torchons) sont encore diffusées ! !
            Vous avez également raison de noter que la jeunesse ne lit quasiment pas la presse économique, historique ou d’informations, elle préfère se projeter dans les magazines pour midinettes : mode, star et compagnie ; et s’imaginer un avenir en rose, pourtant quasiment inaccessible ! Peut-on leur en faire le reproche, quand on voit la qualité éditoriale des journaux et des magazines publiées !
            Enfin, les seules endroits intéressants, pour qui s’intéresse aux questions politiques chinoises, sont encore les régions telles que le Guandong, Hong-Kong et Taiwan !

            Pour des infos originales (sur la corruption en Chine…) vous pouvez venir nous voir sur Lien ou sur Lien
            tout en continuant à vous informer sur Rue89.com

        2 autres commentaires
  • guyome
    • Posté à 14h28 le 13/01/2010
    • Internaute 11884

    Il semblerai que google.cn ne soit déjà plus filtré (Lien).

    D’un autre coté, je vois pas trop ce que Google à y gagner, surement un belle image, mais sinon ? Je comprends bien que Google n’y perds pas trop non plus : peu de part de marché - que 37% - marché avec une plus value limité, coût de la censure et les autres entreprises (Yahoo, Micorsoft,...) qui vont devoir « suivre le mouvement ». Mais, je vois pas bien l’intérêt de Google surtout que l’argument du piratage fait pas mal prétexte.

    Je suis très curieux de la réaction du Gouvernement Chinois

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 14h42 le 13/01/2010
    • Internaute 7659
      oiseau

    L’idée est quand même biaisée.

    Faire de l’internet chinois le plus grand intranet du monde afin d’éviter que le peuple soit influencée par ces « gougnafiers de capitalistes », c’est non seulement croire que le danger vient essentiellement de l’extérieur, mais croire aussi que les insurrections ne sont pas motivées par la situation interne du pays. Pourtant, la peur, les brimades et la misère sont des facteurs autrement plus importants.

    • clement_m-
      clement_m- répond à Tita
      maître contradicteur
      • Posté à 15h19 le 13/01/2010
      • Internaute 100136
        maître contradicteur

      Il me semble que la principale idée est d’empêcher que l’information étrangère à propos de la Chine et ses problèmes internes ne puisse être accessible aux chinois.
      Si on ajoute à cela le contrôle de l’information interne, alors la construction d’une conscience et d’un mouvement de contestation de grande ampleur, basée sur la diffusion des idées, devient presque impossible.

      • Tita
        Tita répond à clement_m-
        oiseau
        • Posté à 19h36 le 13/01/2010
        • Internaute 7659
          oiseau

        J’y avais bien pensé.
        Cependant, fermer les frontières entre l’internet et l’intranet chinois, ce n’est pas empêcher la conscientisation, c’est juste éviter la contagion des idées venant des pays voisins. Avec plus d’un milliard de cerveaux sur place, je ne doute pas qu’il y ait des ressources de prises de conscience ou même les moyens de l’organiser. Si ce n’est pas par l’intranet (qui au dire de l’auteur reste assez permissive), ce peut être par d’autres méthodes plus classiques. Après tout, internet n’existait pas en 1789.

  • OrangeOrange
    OrangeOrange
    consultant
    • Posté à 14h51 le 13/01/2010
    • Internaute 93717
      consultant

    Google contre le gouvernement chinois : « Business “ ou ‘ Don’t be evil ?

    Google communique à tout va sur sa décision de ne plus continuer à censurer les résultats sur Google.cn ! En-effet, après la détection d’une cyber-attaque visant des comptes Gmail de militants chinois des droits de l’homme, le géant de Mountain View engage un bras de fer avec le gouvernement chinois et se dit prêt à stopper ses opérations dans l’Empire du Milieu !

    Un article de Tech Crunch qui fait le buzz s’interroge sur la sincérité de cette campagne : s’agirait-il plus de business que d’éthique ? En-effet, Google perd de l’argent sur ses opérations chinoises et ne ferait que profiter de cet incident pour revoir ses positions. Par ailleurs, d’une pierre deux coups, ses compromissions passées avec la censure chinoise avaient ces dernières années durement malmené son image de marque.

    Alors, Business ou Don’t be evil ?

    C’est la question du sondage trouvé sur Lien

    A votre avis, ce bras de fer, n’est-ce que par intérêt pour négocier de meilleures conditions d’exploitation en Chine, ou est-ce pour retrouver - tardivement, mais mieux vaut tard que jamais - les valeurs de son célèbre slogan ?

  • Oli6er
    Oli6er
    Cadre
    • Posté à 15h15 le 13/01/2010
    • Internaute 99281
      Cadre

    C’est étrange comme l’information concernant google en Chine ressemble à celle concernant google en France....
    Quand un député déclare vouloir légiférer sur les photos prises par google pour son google-street (ou map ou ...), quand on déclare même publiquement que ce qu’il se passe sur le net, c’est n’importe quoi et qu’on devrait mieux le contrôler (en citant la Chine comme exemple), quand on voit sortir une étude pour soit disant la protection des oeuvres artistiques visant à mettre en place une nouvelle taxe concernant les pub sur ... google notamment ... on se dit que nous sommes déjà Chinois.

    • supertiti
      supertiti répond à Oli6er
      en galere
      • Posté à 16h23 le 13/01/2010
      • Internaute 81136
        en galere

      Peut être pas déjà chinois mais nous en prenons le chemin.
      et avec le nombre de mails de dénonciations annoncée par la société civile des producteurs pornographe on va battre le record de la Chine et de l’URSS.

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 15h43 le 13/01/2010
    • Internaute 82025
      non connue

    Le risque n’est pas vraiment un intranet chinois, mais quelque chose de pire, économiquement parlant :
    Le risque est un internet asymétrique, c’est à dire un réseau qui permet au reste du monde de se connecter aux sites chinois, et un net chinois sans accès à l’extérieur. Autrement dit, c’est un déséquilibre dans les échanges d’information qui peut se transformer en avantage économique pour les entreprises chinoises.
    Le prétexte politique pourrait bien cacher quelque chose de beaucoup plus agressif sur le plan des échanges commerciaux. Car on voit mal le reste du monde fermer les accès aux sites chinois en représailles.

    • jck
      • Posté à 17h42 le 13/01/2010
      • Internaute 27688

      C’est une forme de protectionnisme. Installons un droit de douane quand Google, Yahoo, Amazon, Ebay, Facebook affichent des pages en France, comme ça d’excellents équivalents comme voila.fr pourront prendre le marché.
      A mon avis ça doit trotter dans la tête de certains députés.

    • chengyang
      • Posté à 18h51 le 14/01/2010
      • Internaute 38622

      Votre raisonnement est séduisant, mais il se heurte à une réalité incontournable : les nets chinois et occidentaux n’utilisent pas les mêmes systèmes d’écriture ! Comment les Chinois pourraient-ils alors exploiter cet « avantage économique » ?
      Il faut sans doute aller chercher des explications du côté culturel ; il y a probablement un lien entre la construction des grandes murailles du passé et le firewall numérique dont parle PH dans cet article ...

      • A déménagé le 02-02-2012-2
        • Posté à 19h08 le 14/01/2010
        • Internaute 82025
          non connue

        Pour avoir pratiqué souvent des recherches techniques sur le net, je peux vous assurer que de nombreux sites chinois ont une version anglaise.
        Et dans la mesure où leur objectif est de trouver des clients occidentaux, c’est assez logique.

         
        • chengyang
          • Posté à 20h14 le 14/01/2010
          • Internaute 38622

          Nombreux ? Ca veut-dire quelle proportion par rapport à la totalité des sites ? Et qui voudraient capter le public occidental ? Ca reste aujourd’hui de la science fiction, car la quasi totalité des sites chinois s’adressent (encore une fois, le barrage de la langue est important ...) aux internautes chinois ! Je crois que les autorités chinoises ont déjà un mal de chien à contrôler leur web national, alors leur prêter des intentions expansionnistes (c’est bien ce que vous voulez dire ?), cela relève, je pense, du fantasme ...

          • A déménagé le 02-02-2012-2
            • Posté à 21h44 le 14/01/2010
            • Internaute 82025
              non connue

            Fantasme ?
            Vous ne semblez pas très au courant du fait que la quasi-totalité de la production de composants électroniques, opto-électroniques et électromécanique est chinoise. Ce n’est qu’un exemple.
            Aussi, qui veut faire une étude ou une pré-étude dans le domaine technologique, en mettant les atouts de son côté (prix de revient faible), consulte quotidiennement des sites chinois.

            Internet, ce n’est pas que des forum ou des blogs. Là, je vous parle d’économie.

            Or, les relations bâties sur des formulaires ou des mails sont écrites et non orales, ce qui justement limite la barrière de la langue.

            • chengyang
              • Posté à 22h33 le 14/01/2010
              • Internaute 38622

              Vous me parlez d’abord de sites, d’internet, puis maintenant de ... composants électroniques ! Excusez-moi, je ne saisis pas bien la cohérence.

        3 autres commentaires
  • pmithrandir
    pmithrandir
    Developpeur
    • Posté à 16h02 le 13/01/2010
    • Internaute 90097
      Developpeur

    Je pense que ce serait une bonne chose pour les chinois que les entreprises étrangères se retirent.

    2 solutions s’offrent en effet pour qu’ils deviennent libre et qu’ils aient une démocratie :
    - l’étranger s’infiltre et petit à petit les choses se font
    - Le manque de liberté entraine une révolution et le gouvernement tombe.

    La première solution ne parait pas très efficace. Je pense même que le gouvernement chinois utilise ca pour faire croire a la liberté. Je doute qu’ils informe la population qu’ils brident internet et pirate les comptes emails.

    Au final, c’est bien un retrait massif des entreprises et une privation totale de liberté qui pourrait amorcer un réaction de la part du peuple.

    Parlez de liberté a un peuple soumis, il ne vous comprendra pas.
    Laissez le essayer un peu et privez le ensuite totalement et il se révoltera...

  • Gosseyn
    • Posté à 16h09 le 13/01/2010
    • Internaute 1943

    Au passage, on peut constater une nouvelle fois les affinités du capitalisme financier pour la dictature chinoise. Le cours de Google chute (- 1,6 %) et et celui de Baidu grimpe (+ 11,5 %)....

    • Lauvergnate
      Lauvergnate répond à Gosseyn
      Gardienne du bon goût
      • Posté à 16h17 le 16/01/2010
      • Internaute 99381
        Gardienne du bon goût

      le capitalisme ne s’embarrasse pas de considérations morales. ;)

  • manusan
    • Posté à 16h16 le 13/01/2010
    • Internaute 40431

    Annonce faite moins d’une semaine après que Baidu ait eté sérieusement bloqué par des hackers soit-disant iraniens.

    Si Google se retire de Chine, on peut s’attendre à des attaques massives contre les sites chinois.

  • biou
    biou
    ronde
    • Posté à 16h19 le 13/01/2010
    • Internaute 82589
      ronde

    Qu’il ferme la porte en Chine pour de bon. Et sur les forums chinois, les jeunes chinois incitent tous les multinationales emboîtent le pas de Google en se retirant toutes de la Chine pour montrer qu’à côté de l’argent, le monde a besoin de valeur morale.

    • clement_m-
      clement_m- répond à biou
      maître contradicteur
      • Posté à 16h23 le 13/01/2010
      • Internaute 100136
        maître contradicteur

      Et sur les forums chinois, les jeunes chinois incitent tous les multinationales emboîtent le pas de Google

      Source ?

    • screugneugneux
      screugneugneux répond à biou
      râleur-NRV
      • Posté à 16h26 le 13/01/2010
      • Internaute 43534
        râleur-NRV

      « la Chine pour montrer qu’à côté de l’argent, le monde a besoin de valeur morale. »

      parce que la chine c’est une réference moral..... ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?

  • screugneugneux
    screugneugneux
    râleur-NRV
    • Posté à 16h19 le 13/01/2010
    • Internaute 43534
      râleur-NRV

    « Google, redoutant par-dessus tout de se voir écarter du plus grand marché des télécoms au monde -370 millions d’internautes, 650 millions de téléphones portables…-, avait avalé de très nombreuses couleuvres »

    visiblement, avec les chinois faire le leche cul ça rapporte pas grand chose a part des aphtes...

  • depassage102
    depassage102
    mieux !
    • Posté à 17h40 le 13/01/2010
    • Internaute 58299
      mieux !

    PASSEZ A IXQUICK :

    Lien

  • Adrille
    Adrille
    SciencesPo
    • Posté à 18h47 le 13/01/2010
    • Internaute 61642
      SciencesPo

    C’est excellent ! Suite à un premier article ce matin j’ai essayé « tien an men » sur google.cn, c’était effectivement bloqué. Je viens tout juste de réessayer, les premiers résultats sont la photos du tankman et les articles correspondant sur Wikipedia... Superbe, j’espère que ce contenu sera récupéré, enregistré et transmis en Chine. Une fois n’est pas coutume, merci Google !

  • Et vlan
    Et vlan
    Humain
    • Posté à 20h28 le 13/01/2010
    • Internaute 100918
      Humain

    La Chine a elle seule c’est 1/6ème du Monde, même un peu plus ...

  • kawouede
    • Posté à 22h39 le 13/01/2010
    • Internaute 27995

    Merci pour cet article éclairant et qui évite les simplifications excessives. En effet le paradoxe final mérite d’être souligné.

    (Sur les critiques récentes contre Google, lire en particulier les tribunes de Robert Darnton et Roger Chartier deux historiens qui descendent intelligemment de leurs tours d’ivoire...)

  • GanLanShu
    GanLanShu
    http://shodavid.blog.lemonde.fr/
    • Posté à 01h38 le 14/01/2010
    • Internaute 10692
      http://shodavid.blog.lemonde.fr/

    « Un autre internaute chinois relève que les trois plus gros sites au monde, Google, Facebook et YouTube, sont bloqués ou sérieusement filtrés en Chine, » Scoop ! Depuis bientôt deux ans ! Ajoutez Twitter pour faire bonne mesure... Ça, c’est de l’info ! Il est vrai que cela contrecarre la planification sino-béate tellement persuadée que la démocratie est en marche via Internet ! Quant le sinoweb sera entièrement tenu par les wu mao, vous chanterez quoi comme rengaine en rentrant du ski ? Ils ont tous commencé à jouer les balances, de Yahoo au CIO, ’pour voir’ comme on dit au poker... Et puis on constate qu’il n’y a rien à voir - que l’ouverture est le plus subtil déguisement pour la fermeture la plus radicale qui soit, celle des consciences.

  • tweesty
    tweesty
    Gaucher et contrarié
    • Posté à 02h45 le 14/01/2010
    • Internaute 83901
      Gaucher et contrarié

    La Chine est devenue la manufacture du monde tel qu’il existe aujourd’hui. Et ça arrangerait trop d’intermédiaires que le système se pérennise. Autant dire que les ennemis de l’internet libre ne se trouvent pas qu’en Chine.¨
    De plus, qui dit « manufacture », dit « classe ouvrière ». Si ce segment reste sous une coupe dictatoriale pour arriver à un niveau de productivité optimal, alors c’en est fini de la lutte des classes.

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