Décryptage 08/01/2010 à 10h02

Internet : les trois failles de la « taxe Google »

François Krug | Journaliste Rue89


Pour financer la culture sur Internet, il faut aller chercher l’argent où il se trouve : chez Google, par exemple. C’est la conclusion du rapport Zelnik, censé compléter la loi Hadopi. Il propose de taxer les revenus publicitaires des principaux sites. Une idée simple, mais très difficile à appliquer.

Le rapport Zelnik, c’est le complément non-répressif de la loi Hadopi. Le PDG du label Naïve propose à Frédéric Mitterrand une série d’aides et de crédits d’impôt, ou encore une carte « Musique en ligne » pour les 15-24 ans, offrant une ristourne aux jeunes qui téléchargent légalement.

Surtout, Patrick Zelnik suggère de taxer les recettes publicitaires des principaux sites Web. C’est une vieille revendication des lobbys du cinéma et de la musique, qui accusent les grands acteurs du Net de s’enrichir sur le dos des artistes, grâce au trafic généré par le piratage.

Les patrons de presse, qui s’estiment eux aussi lésés par Google, sont favorables à la proposition de Zelnik. La taxe serait « juste », écrivait Laurent Joffrin jeudi dans Libération :

« Quelques géants, agrégateurs comme Google ou fournisseurs d’accès Internet, ont capté l’essentiel des revenus. Le libre marché a créé cette originale répartition des tâches : les créateurs de contenu supportent les dépenses, les diffuseurs perçoivent les recettes. »

« Juste » ou pas, la taxe proposée par le rapport Zelnik se heurte à trois difficultés.

1

Choisir les sites à taxer

Le rapport Zelnik établit une distinction entre les grands et les petits acteurs du Web, sans fournir beaucoup de détails. La taxe concernerait par exemple « Google, Microsoft, AOL, Yahoo ou encore Facebook », avec un taux « faible, probablement de l’ordre de 1 à 2% ».

D’autres sites seraient exonérés, notamment ceux qui rémunèrent déjà l’industrie culturelle et « souffrent le plus de la situation actuelle du marché publicitaire ». Le rapport ne donne aucun nom, mais un site musical comme Deezer en ferait probablement partie.

Pierre Kosciusko-Morizet, PDG de Price Minister et président de l’Association des services Internet communautaires, s’insurge :

« Je ne suis pas Google, mais on est tous solidaires. Ce serait un impôt spécial pour les boîtes qui gagnent beaucoup d’argent. Il faut arrêter de tout mélanger.

Si l’Etat veut soutenir les maisons de disque, il n’a qu’à leur donner de l’argent. Cette taxe irait à l’encontre du développement de l’économie numérique. »

2

Empêcher l’évasion fiscale

La taxe vise en priorité des sites américains qui savent jouer avec les frontières fiscales européennes. Ainsi, les revenus publicitaires de Google France ne sont pas déclarés à Paris, mais à Dublin, admet une porte-parole :

« Nous sommes déclarés comptablement en Irlande, où sont
centralisées toutes nos factures. Mais en France, nous payons l’impôt sur les sociétés, comme toutes les entreprises. »

Le rapport propose une astuce. La taxe ne concernerait pas seulement les sites domiciliés fiscalement en France, mais tous les sites consultés depuis la France. Juridiquement, c’est possible. Dans la pratique, c’est plus compliqué.

3

Dénombrer les internautes français

Le rapport Zelnik mise simplement sur la bonne volonté des sites étrangers. Ce serait à eux de déterminer la part de leur trafic provenant de France, et de la déclarer au fisc. Celui-ci évaluerait ensuite la part des revenus publicitaires liés au trafic français.

Les sites repéreront les connexions françaises grâce aux adresses IP. Le fisc, lui, ne pourra pas vérifier les chiffres. Le rapport suggère juste de les recouper avec des mesures d’audience externes, comme celles de Médiamétrie. Pierre Kosciusko-Morizet ironise :

« Ils vont peut-être envoyer des gens en hélicoptère aux Etats-Unis pour récupérer l’argent ? “Bonjour, on suspecte qu’une partie de votre audience vient de France...” On n’arrive même pas à récupérer l’argent des sites américains installés au Luxembourg ! Cette taxe serait intraçable. Si on connaît Internet, on ne peut pas y croire. »

L’ironie domine aussi chez les internautes. Sur Twitter, ls01 rappelle que les VPN (« Virtual Private Networks ») permettent de jouer avec les adresses IP, pour contourner par exemple les lois Hadopi ou Loppsi :

« Quand à cause d’hadopi & loppsi tout le monde sera en VPN, elle sera pas simple à calculer l’assiette de ta taxe Google, M. Zelnik... »

Photo : Patrick Zelnik, PDG du label « Naïve » (Charles Platiau/Reuters)

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  • touko_2
    touko_2
    fonctionnaire http://minettelol (...)
    • Posté à 13h26 le 08/01/2010
    • Internaute 70143
      fonctionnaire http://minettelol (...)

    Faut vraiment le répéter, le but de tout ça n’est pas la protection des artistes, mais bien le contrôle de la diffusions des oeuvres par les majors ..

    Internet devient le moyen le plus facile et rapide aux artistes de se faire connaitre, et dans un futur proche de vendre ses créations directement sans passer par une maison de prod.

    Et ça les majors ne le veulent pas, car se serai la fin de leur emprise sur les artistes.

    Pourquoi payer 99 centimes pour un mp3 pourri(1 centime seulement va à l’artiste), plein de DRM, alors qu’il serai plus simple de donner 2 centimes directement à l’artiste pour ce même mp3 ? ?

    Le problème aussi , c’est qu’aujourd’hui les artistes sont en carton, ne connaissent rien à rien, et se savent que beugler dans un micro, branché à un pc avec autotune.

    Un truc qui m’a choqué, c’est le cas gregoire, complètement financé par les internautes.
    Après vente record de son 1er album, 10 % des ventes pour les internautes, 40% pour my major company, et 50 % pour la major ou il à signé, il n’y aurai pas un problème là, et se sont ces sengsues qui traitent les internautes de voleurs ? ? ?

  • tvargentine-
    • Posté à 13h41 le 08/01/2010
    • Internaute 17486

    Vous écrivez pour mieux tuer tout débat

    « Surtout, Patrick Zelnik suggère de taxer les recettes publicitaires des principaux sites Web. C’est une vieille revendication des lobbys du cinéma et de la musique, qui accusent les grands acteurs du Net de s’enrichir sur le dos des artistes, grâce au trafic généré par le piratage. »

    La réalité est que cette multi-nationale s’enrichi en s’affranchissant de toutes frontières sans payer de taxes

    C’est donc une très bonne chose que de taxer ces multi-nationales qui n’ont aucunes contraintes de législation à respecter

    Il faut obliger ces compagnie à faire une déclaration auprès de Bruxelles et je propose que cela soit une taxe européenne et non franco_française imposée à ces multi-nationales sans lois ni contraintes

    Lien

  • Shix
    Shix
    Madteam since 2010
    • Posté à 13h43 le 08/01/2010
    • Internaute 7815
      Madteam since 2010

    A choisir : je préfère rémunérer les artistes (aussi bons ou mauvais soient-ils) par des taxes sur ceux qui se font du fric sur leur dos plutôt que par une taxe sur ceux qui ne font que s’ouvrir à la culture ... Taxez les méchants, taxez les riches ! Oui on a le droit de dire cela aujourd’hui !

    Par contre si c’est pour que ça arrive dans la poche des majors, qu’ils se démerdent entre eux : c’est leur système, c’est leur merde !

  • Houdeng
    Houdeng
    Economiste
    • Posté à 14h16 le 08/01/2010
    • Internaute 91540
      Economiste

    Mais....
    Ils peuvent pas faire appel à des gens intelligents, au gouvernement, plutôt que d’accumuler bêtises sur bêtises ?
    Jamais assez fiché, jamais assez contrôlé, jamais assez taxé. C’est un gouvernement néo-communiste qui a été mis en place.

  • VINCKU
    VINCKU
    internaute
    • Posté à 14h36 le 08/01/2010
    • Internaute 101025
      internaute

    Taxer Google. Encore une idée de l’UMP.
    Il ne faudrait pas oublier que Google offrent des dizaines de services complètement gratuits. Et que tous le monde en profite, des plus riches au plus pauvres.
    Peut être bien que Google va nous le faire repayer derrière, juste à nous les Français, pour avoir un gouvernement aussi minable. Vivement qu’on en finisse avec Sarko, j’ai l’impression de vivre dans un cauchemar.

  • anonyme2
    anonyme2
    dév
    • Posté à 14h41 le 08/01/2010
    • Internaute 61019
      dév
  • atomk
    atomk
    journaliste
    • Posté à 15h06 le 08/01/2010
    • Journaliste 42987
      journaliste

    Google, c’est avant tout un service, un service des plus efficaces et gratuit. Ce moteur de recherche induit des recettes à l’état quand on est dirigé vers des livres, des disques, des vêtements, de l’électroménager et autres. Google finira par faire payer les internautes français

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 15h22 le 08/01/2010
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Gout gueule et la taxe passe... !

    Lien

  • LuxB
    LuxB
     ?
    • Posté à 15h29 le 08/01/2010
    • Internaute 100915
       ?

    EN REPONSE A theshadedcucumber :

    Il ne faut pas oublier l’aspect suivant : créer est la plupart du temps une passion, voire un besoin.

    Regardez dans le passé, les exemples pullulent : John Kennedy Toole (« La Conjuration des Imbéciles ») s’est suicidé après son premier roman qui s’est vu rejeté par toutes les maisons d’édition. Résultat : aujourd’hui, on crie au génie... C’est le propre de l’Art, du vrai. La reconnaissance n’est pas forcément immédiate car l’Artiste à un rôle à jouer et une réflexion à mener, qui ne va pas forcément dans le sens du consensus du moment.

    C’est là, je le redis, que le discours des majors est très pervers, car il tente de culpabiliser les gens ; cependant, la reconnaissance immédiate est un phénomène très récent et ne concerne finalement pas les Artistes, mais plutôt les interprètes.

    Vous savez, il y a des gens qui travaillent et qui pourtant créent sur leur temps libre et gratuitement, par passion. Leur récompense : que des gens écoutent ce qu’ils font ! Pour moi, ce sont les vrais artistes, non ceux que l’on voit à la télé et que l’on entend à la radio. Enfin, là-dessus, chacun aura son opinion...

    Mais ne vous y trompez pas, car l’apport d’Internet est désormais indélébile et désormais la mode est et sera au « pas connu », à l’original.

    Pour finir, tout cela est en fait un faux débat : d’un côté des majors qui rémunèrent une minorité de personnes pour endiguer le « piratage », de l’autre, des millions d’individus qui mettent leur capacités en commun pour arriver à leurs fins. Vous avez un doute sur le vainqueur ? Moi non ;))

    • weetamix
      weetamix répond à LuxB
      salarie
      • Posté à 16h20 le 08/01/2010
      • Internaute 96314
        salarie

      bien sur qu il existe enormement de gens qui gratouillent dans leur coin a la sortie du bureau ou de l usine, mais au nom de la culture, doit on se satisfaire d amateurisme et interdire a un musicien de vivre decement de son art ?
      quant a l exemple john kennedy toole, meme si j adore son livre, faut il serieusement attendre qu un artiste se suicide pour reconnaitre son talent ? (je pousse un peu le trait et j imagine que vos propos n allaient pas jusque la)
      a cote de cela, il faut bien differencier les majors et les structures independantes, secteur que je connais assez bien vu que je travaille dans ce domaine depuis une quizaine d annees.
      la vocation des structures independantes est justement d aller denicher les talents au contraire des majors dont le ratio artistique/marketing penche plutot vers ce qui raporte le plus.
      autre fait, la fnac est actuellement en vente et risque de se voir rachetee par un fond de pension. nous assistons a une reduction des bacs de disques chronique depuis des annees et si jamais un fond de pension devenait acquereur d une enseigne comme la fnac, il faut craindre de voir ces bacs disparaitre completement au profit de produits plus rentables, ce qui par voie de consequence entrainera la disparition de bon nombre de petits distributeurs... cela signifie : plus aucune possibilite pour un artiste ’underground’ de diffuser et de promouvoir sa musique et par la meme plus de rentree d argent pour acheter des instruments, payer les studios etc etc... jusqu a extinction totale de la musique non ’institutionnelle’.
      je ne suis pas sur que taxer google, ni que le projet hadopi puissent remedier a tout cela, mais il est urgent de trouver des solutions permettant au support physique de continuer a exister.
      personnellement, je serait plutot favorable a des mesures incitatives pour relancer le disque plutot qu a des taxes ou des mesures repressives,
      j en exclu pas l idee de taxer les grosses multinationales du net, mais qu en est il de la redistribution de cet argent ? va t il venir conforter les majors ou sera t il redistribuer aux structures qui en manquent cruellement. j ai des doutes

  • monsieuraparis
    monsieuraparis
    Blogueur
    • Posté à 16h32 le 08/01/2010
    • Internaute 100140
      Blogueur

    L’état veut de l’argent alors il va le chercher là où il y en a ! mais le fait-il vraiment ?

    Je suis totalement d’accord avec le principe de taxer Google à la vue des revenus que lui rapportent les Français, mais faire de lui une cible unique, ce n’est pas équitable.

    Si nous voulons taxer l’argent dépensé par les Français en France, alors il faut ouvrir le champ des sociétés qui doivent passer à la caisse !

    Aujourd’hui à Dublin ou bien en Suisse, vous trouverez toutes les multinationales qui réalisent le même montage financier :

    Je me déclare société commerciale en France, j’achète à mon siège (à Dublin, avec un niveau d’impôt beaucoup plus faible) mes produits que je revends en France. Dublin me les facture suffisamment haut pour ne pas faire de bénéfice en France mais à Dublin !

    Elles font toutes cela : Kraft, Nestlé, Coca...

    Et la question est combien rapporte en impôt les sociétés du CAC 40 ? la réponse : vraiment trsè peu au regard de leur CA ! ! ! ! !

    2010 nouvelle année ?

    Monsieur à Paris

  • Cinsault
    Cinsault
    Graine de rosé
    • Posté à 17h54 le 08/01/2010
    • Internaute 24720
      Graine de rosé

    Je ne vois vraiment pas l’intérêt de créer une nouvelle taxe au profit :
    - de gens qui roulent sur l’or et ne paient pas leurs impots en France ,
    - d’une industrie à 90% importatrice : combien d’artistes français vendent leur CD à l’étranger ?
    - d’une industrie qui ne produit rien de nouveau depuis 20 ans et
    qui est incapable de s’adapter aux nouvelles technologies et aux nouveaux publics
    - d’une industrie qui encourage les rentiers (vente de support) au détriment de la finalité première les spectacles.
    - d’une industrie qui touche déjà des taxes ( sur les supports informatiques)et dont je serait bien curieux de savoir ce qu’elle redistribue et à qui.
    - de gens qui veulent faire fliquer tous les français par le gouvernement.
    (hadopi loppsi)
    S’il faut créer de nouvelles taxes , et il va falloir en créer à la vitesse où ce gouvernement creuse la dette de l’état, ça me parait la dernière des priorités que de s’occuper de ces gens.
    C’est déjà délirant le temps passé l’an dernier, en pleine crise, par le gouvernement et le parlement pour faire des lois à moitie inconstitutionnelles et de toute façon inutiles comme Hadopi.
    Il serait temps de renvoyer tous ces gens à leurs instruments de musique et laisser crever progressivement les profiteurs qui gravitent autour.

  • Patate
    • Posté à 17h57 le 08/01/2010
    • Internaute 14576

    Et pourquoi ne taxe-t-on pas les fabricants d’outils sous le prétexte que les cambrioleurs utilisent des pied-de-biches ?

    Chaque fois que j’achète des CD qui me permettent simplement de sauvegarder mon travail, je paie déjà une taxe à l’industrie du disque.

    Mais peut-être que si l’état avait taxé l’automobile des le début il resterait des fiacres !

  • machepro
    machepro
    sdf
    • Posté à 18h03 le 08/01/2010
    • Internaute 17838
      sdf

    le grand malade veut taxer une chose qui ne sait pas comment elle fonctionne,encore une bonne occasion de se faire passer pour un cretin aux yeux du monde entier.a force de vouloir egaler obama ou le concurrencer sarko fait du grand n’importe quoi.la comission a certainement du oublié de lui dire que le web est americain et que s’il leur prennait de boucler leurs serveurs nous serions tous en train de feuilleter les pages de la redoute.imaginé une seconde le web au mains du malade ! ! imaginé ! ! web super flicqué,sites de propagande ump,totalitarisme de tout les sites non favorable a l’ump,non c’est impossible d’imaginer cela,je préfère résilier mon abonement web que de subir cela,mais je n’envisage pas cette hérésie je suis optimiste ! !

  • SlyTheSly
    • Posté à 18h07 le 08/01/2010
    • Internaute 24414

    J’essaie de me rassurer en me disant que ceux qui proposent ces lois sur « l’Internet » s’y connaisse mieux dans d’autres domaines.
    Puis finalement je m’inquiète plus encore...

  • VINCKU
    VINCKU
    internaute
    • Posté à 18h31 le 08/01/2010
    • Internaute 101025
      internaute

    Si Google est taxé, Lien fermera, ainsi que tous les services gratuits qui vont avec. Au revoir, Gmail, Google doc, Picassa, Blogspot, Google Wave, Youtube, Google group, google lab etc etc...
    Les Francais pourront toujours aller sur Lien, Google ne bloquera pas les IP francais.
     ; -)

  • Lebartek
    Lebartek
    Journaliste
    • Posté à 19h15 le 08/01/2010
    • Journaliste 100949
      Journaliste
  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 09h11 le 09/01/2010
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    bof l’barnum continue , à faire dans l’ridicule

  • totolarigo
    • Posté à 09h15 le 09/01/2010
    • Internaute 33239

    perso le dernier album que j’ai telecharge c’est the slip de nin. (oui c’est pas bien gros un slip de nain...)

    on me prend de l’argent quand j’achete un cd pour graver mes photos de vacances
    on me prend de l’argent quand j’achete un disque dur pour installer linux
    on me prend de l’argent quand j’achete un walkman pour ecouter radiohead

    et tout cet argent (qui doit faire des millions et des millions) est donne aux majors pour soi disant aider les artistes (ou plutot les actionnaires des majors)

    maintenant on veut de l’argent pour donner aux distributeurs qui proposent les produits de ces memes majors....
    je comprends pas un truc... pourquoi faire une carte payee moitie prix, pourquoi ne pas donner l’argent directement aux majors et ne rien payer de plus ? (on donne pas assez ?)

    si une carte se vend disons 100 euros avec 50 payes par l’etat, autant donner 50 aux majors et que les djeuns puissent telecharger pour 50 payés par l’etat sans rien rajouter non ?

    sauf que les majors empochent deja des centaines et des milles avec les differentes taxes sur supports....

    et les majors ils proposent quoi comme alternative au telechargement gratuit ? des mp3 tout pourraves lisibles seulement sur ipod pour 1 euro ? on en est encore la en 2010 ? ca fait 13 ans que j’entends la meme histoire....

    heureusement que le big boss demande a un patron de major comment faire pour enrayer le probleme : la solution ? donner de l’argent aux majors par des taxes sans rien de nouveau en contrepartie... donc en fait, si on suit leur logique, on change rien et l’etat (c’est a dire nos impots) finance les actionnaires des majors, ca doit etre ca leur truc...

  • Mercier Jean-Marc
    Mercier Jean-Marc
    mathématicien / entrepreneur
    • Posté à 19h50 le 09/01/2010
    • Internaute 76877
      mathématicien / entrepreneur

    Je rajouterais que cette commission Zelnik est l’arbre qui cache la forêt. Le vrai sujet ce sont les droits numériques à l’heure d’Internet, et l’incapacité qu’a la France à créer un Google pour préserver sa culture son patrimoine. Un billet d’humeur sur cette commission à l’adresse Lien.

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 16h41 le 10/01/2010
    • Internaute 45067
      Littéral

    Les dessous de l’exception culturelle française sont hideux !
    Le problème, c’est qu’on les voit !

    Les éditeurs et les producteurs français sont marris du numérique. Surtout du légal dont il ne veulent qu’au prix fort en instaurant un monopole privé bien sûr.
    L’odieuse loi du marché global les enserre. Et l’étreinte de la baisse des tarifs, ils ont convaincu le gouvernement de les en affranchir au prétexte de la piraterie.

    La réalité de la numérisation des biens culturels c’est une baisse des prix qui valorise n’importe quel livre ou album de musique ou film à environ de 6 à 10 € l’exemplaire. (Voir les tarifs de Itunes ou d’Amazon).
    Ce que les entreprises françaises du secteur ne veulent pas accepter du tout. Elles espèrent pouvoir continuer à s’arroger l’exclusivité de la distribution des œuvres créées à l’étranger, exclure tout nouvel entrant sur le marché français. Et continuer à vendre les items culturels à environ de 20 à 30 € l’exemplaire.
    C’est la loi de l’homothétie !

    Cette position est évidemment intenable et les aspects négatifs de cette situation désespérément oligopolistique des sociétés françaises de productions et des éditeurs se traduisent par la nécessité absolue d’avoir des subsides sous forme de subventions pour pouvoir perdurer.

    Si la situation se prolonge la créativité en France sera nulle dans dix ans faute de débouchés pour les véritables auteurs et artistes.

    Mais assis sur leurs magots des contrats qui leur donnent tous les avantages du droits d’auteur en leur évitant de financer la création, il ne veulent rien céder sur les marges de la reventes des biens culturels, ils ont décidé avec l’assentiment des milieux politiques et des élus de presque tous les bords d’isoler le marché français des contenus.

    On peut les comprendre depuis André Malraux en passant par Jack Lang, depuis que l’État est devenu le financier de la création et des divertissements, ils ont renoncé à rayonner en dehors de l’hexagone.

    Depuis 50 ans la création culturelle et artistique française est embastillé dans une règlementation tatillonne et absconse qui a érigé une sorte de ligne Maginot afin que l’objet d’art ou du divertissement français se revende comme un produit de luxe.
    Avec les bénéfices afférents à ce type de commerce.

    Ces protections diverses au nom de la spécificité française ont éteint le rayonnement d’une civilisation française qui a ainsi clôt la période de près de 3 siècle qui s’était ouverte pendant les Lumières.

    La cupidité des investisseurs, la lâcheté politique, les abus de l’administration, bref tout ce qui fait le pire état culturel ont eu raison de la créativité.

    Réduit au seul minuscule et étriqué marché français plus rien ne se crée tout se recycle par l’allongement inconsidéré du droit des auteurs et des interprètes.

    Personne n’a commenté l’action de M. Toubon qui après un lobbying oppressant auprès de la commission européenne a obtenu l’allongement à 70 ans des droits des interprètes.

    Bizarre juste avant que les interprétations des années soixante ne tombent dans le domaine public.

    Les producteurs vont continuer à se rincer à l’œil grâce au filon de la nostalgie.

    Çà tombe bien les papies boomer ont fini de financer leurs résidences il ont du pouvoir d’achat, les vioques !

    Il n’y a rien à attendre des gens qui sont pire anti-libéraux que l’ultra-gauche !

    À croire qui ont appris par cœur L’insurrection qui vient.
    Ces saboteurs légaux comme les corsaires des temps jadis pillent toutes les cultures en toute impunité sous le couvert des gouvernements.

    Ils ont décidé de s’affranchir des flux pour eux-même ! Des vrais activistes anti-modernes. Et pour ceux qu’ils ne peuvent empêcher, ils prétendent les taxer !

    Le président de la république pour le plus grand bénéfice des filiales mutimédias du CAC40 a décidé d’imposer un système féodal pour la culture et le divertissement fondé sur les octrois et les passe-droits ... d’auteur.

  • pima
    pima
    assis sur ses fesses
    • Posté à 15h01 le 10/01/2010
    • Internaute 39367
      assis sur ses fesses

    « Je ne suis pas Google, mais on est tous solidaires. »

    ouais.. solidaire avec une boîte qui cautionne la censure chinoise... elle est belle la vision de la démocratie du pépère.... continue ptit gars, t’iras loin...

  • zecite
    zecite
    Technoscopie
    • Posté à 16h39 le 10/01/2010
    • Internaute 3895
      Technoscopie

    Voilà plus de 5 ans que les maisons de disque, dans leur grande majorité, se contentent de gérer un patrimoine (le backcatalogue) sans investir dans la recherche de nouveaux talents. Pourquoi les soutenir ? Ca ne fait pas avancer la création.

    Peut-être que la véritable alternative est d’encourager les sites de productions alternatifs (touscoprod, mymajorcompany...) : l’internaute devient co-investisseur dans le développement (et la rémunération) d’un artiste qu’il aime, il en assure la promotion, les intermédiaires inutiles sont supprimés. Il peut choisir si/comment distribuer une musique dont il est co-propriétaire, ce qui ôte beaucoup de rigidités sur l’écoute et sur ce qu’on appelle le piratage.

    Mais, quand on demande à une partie prenante au débat de faire un rapport sur l’ensemble d’un domaine, forcément, c’est orienté.

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