Les Inrocks 07/01/2010 à 13h41

Sombre mercredi pour Jeudi noir au tribunal

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Camille Polloni | LesInrocks.com


Les membres du collectif Jeudi noir, qui occupent un hôtel particulier place des Vosges depuis deux mois, passaient mercredi devant la justice après une plainte de la propriétaire des lieux.

La présidente, Michèle Blin, avait prévenu dès l’ouverture de l’audience au tribunal d’instance du Ve arrondissement : le procès de Jeudi noir ne doit pas devenir « une tribune politique ».

Douze personnes sont assignées pour l’occupation d’un hôtel particulier de 1 000 mètres carrés habitables, sur la très chic place des Vosges. L’immeuble du XVIIe siècle a été réquisitionné le 31 octobre par le collectif Jeudi noir, qui milite pour le droit au logement des étudiants à faible ressource.

Une médiatisation favorable à Jeudi noir

Les militants affirment que le bâtiment est inoccupé depuis 1965 par sa propriétaire de 87 ans sous tutelle, Béatrice Cottin. Parmi les personnes citées, certaines nient faire partie des occupants. Dix autres se sont auto-désignées et comparaissent également. Un joyeux bordel s’éteint à l’entrée de la cour, dans une salle d’audience bondée de militants et de journalistes.

Les avocats de Mme Cottin demandent l’expulsion des occupants et une indemnité d’occupation de 69 663 euros par mois. « Nous allons enfin pouvoir aborder le respect des lois », commence Maître Claire Waroquier, excédée par une médiatisation plutôt favorable au collectif :

« Nous avons entendu que c’est un immeuble inoccupé depuis 40 ans alors que c’est la résidence principale de Mme Cottin. »

L’intéressée vivrait « provisoirement » en maison de retraite après des ennuis de santé, mais voudrait selon sa défense réintégrer l’hôtel particulier de la place des Vosges. Son avocate s’agace contre les squatteurs :

« C’est finalement assez marrant d’être logé sans rien payer, a fortiori place des Vosges. On est en train de jouer la montre contre une dame de 87 ans. On vient nous dire “ ces pauvres étudiants... ”. »

« En droit », interrompt la présidente, qui refuse de dévier vers le sentimentalisme ou la colère. Les plaignants demandent au tribunal d’agir sans délai pour expulser les étudiants.

« Je ne vois pas ce qui justifie l’expulsion brutale »

Pascal Winter, avocat des membres du collectif, se joue du méli-mélo de ceux qui habitent place des Vosges et de ceux qui ne faisaient que passer. « J’ai communiqué la liste à la partie adverse », fait-il valoir. « Sans justificatif », l’interrompt son contradicteur. Blasphème judiciaire : jamais on ne coupe un avocat dans sa plaidoirie. La présidente essaie d’apaiser les choses :

« Allez, vous n’avez pas été interrompu et vous ne le serez pas. Continuez. »

Maître Winter reprend :

« Les gens que je représente ne sont pas là pour le fun. Ils n’ont pas les moyens de se loger. Il est faux de dire que madame Cottin habite dans les lieux. Les travaux dans cet immeuble ont été arrêtés depuis au moins quinze ans et personne ne l’occupe. »

L’avocat plaide les circonstances particulières qui ont conduit à l’occupation des lieux, l’absence de dommage et leur intention de restituer le bien quand les travaux de rénovation commenceront, comme cela s’est fait rue de la Harpe « Je ne vois pas ce qui justifie l’expulsion brutale », conclut-il. Le jugement sera rendu le 18 janvier.

En partenariat avec LesInrocks.com

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  • alberich
    alberich
    fumiste
    • Posté à 13h50 le 07/01/2010
    • Internaute 84604
      fumiste

    Pourquoi « mercredi » ? Nous sommes jeudi non ?

    • Lucile Sourdès
      Lucile Sourdès répond à alberich
      Editrice Rue89
      • Posté à 15h05 le 07/01/2010
        éditeur
      • Journaliste 67769
        Editrice

      En effet, mais l’audience avait lieu hier... mercredi.

      • alberich
        alberich répond à Lucile Sourdès
        fumiste
        • Posté à 17h45 le 07/01/2010
        • Internaute 84604
          fumiste

        Sans doute mais :

        « ...passaient aujourd’hui ... »

        Dans un article daté du 7/01/2010 (aujourd’hui !)

         
        • Lucile Sourdès
          Lucile Sourdès répond à alberich
          Editrice Rue89
          • Posté à 17h50 le 07/01/2010
            éditeur
          • Journaliste 67769
            Editrice

          Bien vu ! C’est une erreur dans le chapô de l’article des Inrocks que nous n’avions pas vue.

        1 autres commentaires
    • MichelK
      MichelK répond à alberich
      sans paroisse
      • Posté à 17h37 le 07/01/2010
      • Internaute 38762
        sans paroisse

      c’est comme pour la crise de 29 : y a du décalage horaire...

    • MichelK
      MichelK répond à alberich
      sans paroisse
      • Posté à 17h40 le 07/01/2010
      • Internaute 38762
        sans paroisse

      c’est comme pour la crise de 29 : y a du décalage horaire...

      et comment faire pour supprimer un commentaire quand on appuie deux fois sur la touche par erreur ?

      • alberich
        alberich répond à MichelK
        fumiste
        • Posté à 17h46 le 07/01/2010
        • Internaute 84604
          fumiste

        On ne peut pas, la solution est de l’éditer et marquer « doublon » ou un truc du genre.

  • ellilou
    • Posté à 14h00 le 07/01/2010
    • Internaute 21018

    On applique que les lois qu’on veut bien appliquer : pourquoi ne pas commencer par respecter la loi de réquisition des logements inoccupés (pas très sûre du nom exacte...). On finirait presque par avoir l’impression fâcheuse que certaines lois ne sont là que pour faire « joli ».

    • NKM54
      NKM54 répond à ellilou
      étudiant
      • Posté à 14h05 le 07/01/2010
      • Internaute 100405
        étudiant

      A ma connaissance une telle loi n’existe pas, ça serait en contradiction avec le droit de propriété...

      • Piedo
        Piedo répond à NKM54
        Assis
        • Posté à 14h15 le 07/01/2010
        • Internaute 43246
          Assis

        Google est votre ami.

        (Loi nº 98-657 du 29 juillet 1998 art. 52 Journal Officiel du 31 juillet 1998)

        (Loi nº 2006-872 du 13 juillet 2006 art. 72 Journal Officiel du 16 juillet 2006)

        Sur proposition du service municipal du logement et après avis du maire, le représentant de l’Etat dans le département peut procéder, par voie de réquisition, pour une durée maximum d’un an renouvelable, à la prise de possession partielle ou totale des locaux à usage d’habitation vacants, inoccupés ou insuffisamment occupés, en vue de les attribuer aux personnes mentionnées à l’article L. 641-2.
        Ce pouvoir s’étend à la réquisition totale ou partielle des hôtels, pensions de famille et locaux similaires, à l’exception des hôtels et pensions de famille affectés au tourisme.
        A titre transitoire, le représentant de l’Etat dans le département peut, après avis du maire, exercer le droit de réquisition prévu au présent article dans toutes les communes où sévit une crise du logement.
        La durée totale des attributions d’office prononcées postérieurement au 1er janvier 1959 ne peut excéder cinq ans, sauf dérogation accordée à titre exceptionnel pour une durée supplémentaire de deux ans au plus dans les conditions fixées par décret.

         
        • NKM54
          NKM54 répond à Piedo
          étudiant
          • Posté à 14h39 le 07/01/2010
          • Internaute 100405
            étudiant

          Merci beaucoup, voilà qui enrichie ma faible culture juridique. La mairie socialiste de Paris a-t-elle soumis de tels dossiers à la préfecture récemment ?
          Toujours est-il que l’abandon de tels immeubles m’étonnera toujours, il faut croire que mettre à la location n’est pas si simple que ça...

          • Lugi
            Lugi répond à NKM54
            • Posté à 17h04 le 07/01/2010
            • Internaute 28945

            J’avais regardé ces textes il y a 1 ans environ. C’était compliqué mais pour Paris-Lyon-Marseilles c’est les mairies d’arrondissement qui peuvent lancer une procédure de réquisition, pas la mairie de Paris.
            Mais c’était confus (pour moi qui ne suis pas juriste) et surtout que pour bien comprendre il fallait chercher dans les lois de 68.

            Note que je peux me tromper là-dessus et que ce soit la mairie de Paris qui remplisse le rôle de la préfecture en la matière.
            Cela dit.
            Cela dit, et en toute rigueur, rien ne prouve que s’ils le peuvent (pouvaient) les socialistes lancerait des procédures de réquisitions pour les logements vides dans Paris.

            « Toujours est-il que l’abandon de tels immeubles m’étonnera toujours, il faut croire que mettre à la location n’est pas si simple que ça... »
            Il est très difficile de garder son sérieux en lisant ceci. Très.
            Vous mériteriez 4 boules au moins pour cet humour.

            PS : Légifrance est ton amis.

            • Network 23
              Network 23 répond à Lugi
              identité perdue dans mes papiers (...)
              • Posté à 18h14 le 07/01/2010
              • Internaute 23367
                identité perdue dans mes papiers (...)

              Bien avant la loi DALO, l’ordonnance du 11 octobre 1945 permettait la réquisition :

              Voici les principaux points de la loi sur la réquisition des logements, datant du 11 octobre 1945, dont les associations de défense des mal-logés réclament l’application.

              Cette ordonnance, émise par le Conseil national de la Résistance, a été reprise dans le Code de la construction et de l’habitation (art L641-1).

              Selon le texte, le représentant de l’Etat dans le département, « sur proposition du service municipal du logement et après avis du maire (...) peut procéder, par voie de réquisition, pour une durée maximum d’un an, renouvelable, à la prise de possession partielle ou totale des locaux à usage d’habitation vacants, inoccupés ou insuffisamment occupés » pour les attribuer à des mal-logés.
              Les bénéficiaires sont « les personnes dépourvues de logement ou logées dans des conditions manifestement insuffisantes » et celles « à l’encontre desquelles une décision judiciaire définitive ordonnant leur expulsion est intervenue ».
              Le bénéficiaire d’un logement ainsi réquisitionné est tenu de l’occuper lui-même, « paisiblement », et de verser une « indemnité d’occupation ».

              La demande de logement doit être adressée au maire (ou au préfet pour la région parisienne) et le local réquisitionné doit être vacant depuis plus de huit mois.

              Lien

              Les dernières attributions d’office, au sens de l’ordonnance du 11 octobre 1945, remontent à notre connaissance à la période 1976-1979 durant laquelle 73 réquisitions ont été réalisées à Paris.

              (...) Mais la procédure d’attribution d’office est restée telle que, depuis le 31 décembre 1958, date à laquelle de Gaulle avait apporté un dernier perfectionnement.

              Il est possible que des ajustements soient nécessaires lorsque sa mise en œuvre sera assurée, mais ils ne nécessitent pas de reformes législatives. Tout au plus des améliorations réglementaires.

              En l’état, la procédure d’attribution d’office est utilisable, immédiatement.

              Lien

              (Droit au Logement, ça date d’avant DALO)

              • Lugi
                Lugi répond à Network 23
                • Posté à 12h12 le 08/01/2010
                • Internaute 28945

                Avec les lois de 68 je faisais référence aux loins qui ont constitué PLM comme villes avec maires et maires d’arrondissement. Le préfet a toujours son mot à dire dans les réquisitions (exception peut être de PLM pour lesquelles je me prononcerait pas).

          • DrTom
            DrTom répond à NKM54
            Citoyen
            • Posté à 09h01 le 08/01/2010
            • Internaute 53985
              Citoyen

            « Toujours est-il que l’abandon de tels immeubles m’étonnera toujours, il faut croire que mettre à la location n’est pas si simple que ça... »

            C’est une blague ?

            • NKM54
              NKM54 répond à DrTom
              étudiant
              • Posté à 15h33 le 08/01/2010
              • Internaute 100405
                étudiant

              Une demi blague en réalité.
              Mon raisonnement peut paraître étrange, mais si on réfléchit en « homo economicus » il est en théorie plus intéressant de louer un immeuble que de le laisser à l’abandon tout en payant la taxe foncière tous les ans...a fortiori lorsque l’on connait le prix des loyers à paris.

              Il y a donc une série d’éléments qui font qu’une partie des locaux de certaines villes sont vacants, et qui font que la balance des intérêts penche au final vers « l’abandon » des lieux.
              Lesquels ?
              1. Un attachement affectif à l’immeuble (maison de famille...)
              2. Une occupation occasionnelle des lieux (logement secondaire)
              3. Le propriétaire ne veut pas s’embarrasser avec d’éventuels impayés et les procédures qui en découlent.
              4. Il appartient à de grandes entreprises pour lesquelles la location de locaux vacants n’a que peu d’intérêts.
              5. ...

              Ce n’est pas exhaustif, seulement j’essaye de comprendre pourquoi « la méchante mémé » et d’autres propriétaires, souvent vus comme d’avides rentiers, n’usent pas de leur droit de propriété en mettant leurs biens en location dans la perspective de gagner de l’argent...

        • Quality street
          Quality street répond à Piedo
          à l'ouest, bien trop à l'ouest
          • Posté à 14h52 le 07/01/2010
          • Internaute 68255
            à l'ouest, bien trop à l'ouest

          Ce que vous citez ne s’applique pas ici.

          Les destinataires de ces textes ne sont pas les associations tel que l’est Jeudi noir mais les Préfets.

          • utodeb
            utodeb répond à Quality street
            etudiant
            • Posté à 15h08 le 07/01/2010
            • Internaute 52274
              etudiant

            Ok. Mais si les représentant de l’état faisait appliquer la loi, l’assoc n’aurait pas besoin de « forcer » un peu les choses.

            • Piedo
              Piedo répond à utodeb
              Assis
              • Posté à 15h22 le 07/01/2010
              • Internaute 43246
                Assis

              Ça n’est pas le propos. Je répondais simplement à NKM qui doutait de l’existence d’une loi de réquisition. Or, elle existe bel et bien mais n’est jamais appliquée.

              • utodeb
                utodeb répond à Piedo
                etudiant
                • Posté à 17h35 le 07/01/2010
                • Internaute 52274
                  etudiant

                oui mais je répondais à Quality street et pas à toi ; -)

                • Piedo
                  Piedo répond à utodeb
                  Assis
                  • Posté à 22h11 le 07/01/2010
                  • Internaute 43246
                    Assis

                  Ah mais oui, tutafé, c’est pas du tout à vous que je voulais répondre. My bad !

        11 autres commentaires
  • Travailler moins pour vivre mieux
    • Posté à 14h02 le 07/01/2010
    • Internaute 58018
      chômeuse

    Félicitations à Jeudi Noir pour ses actions !
    On vous soutient !

  • brunolabarbe
    brunolabarbe
    enseignant maritime
    • Posté à 14h06 le 07/01/2010
    • Expert 100339
      enseignant maritime

    Je soutiens absolument jeudi noir. Réquisition des logements vides. Trop de misères en France. La spéculation est passée par là. Trop tard pour la négotiation.
    Bravo, continuez.

  • firefly
    firefly
    Corvéable à merci...
    • Posté à 14h16 le 07/01/2010
    • Internaute 22885
      Corvéable à merci...

    Je ne souhaite la mort de personne, mais quand je vois ce genre de situation, surtout pour un appart inhabité depuis au moins 15 ans si ce n’est plus... Ça me fait penser à cette chanson...

    SICK OF IT ALL
    « Die Alone »

    so rotten on the inside
    in heart and soul and mind
    so rotten on the inside
    guaranteed to die alone

    die alone - keep the money. keep it all
    die alone - a worthless pile of bones

    so rotten on the inside
    where all the truth hides
    the lie that’s on the outside
    is worn like a disguise

    die alone - keep the money. keep it all
    die alone - a worthless pile of bones

    so rotten on the inside - guaranteed to die alone
    so rotten on the inside - guaranteed to die alone

    there is no room left for things that we possess
    there is no room to take it with you
    the only thing left. emotion we possess
    the feelings that would love or hate you

    die alone - die die
    there is no room to take it with you
    die alone - die die
    no one will care and none will mourn you
    die alone - die die
    you have no room to take it with you
    die alone - die die
    no one will mourn. they want to see you gone
    they want to see you gone
    die alone

    Bon courage Jeudi Noir, vos initiatives sont horripilantes pour les nantis mais encourageantes pour les démunis...

    • freakfeatherfall
      freakfeatherfall répond à firefly
      moonchild
      • Posté à 14h34 le 07/01/2010
      • Internaute 21024
        moonchild
    • critiquesociale
      • Posté à 11h20 le 08/01/2010
      • Internaute 90103

      EUH..... LES DÉMUNIS, ILS ATTENDENT TOUJOURS DEVANT LA PORTE DE POUVOIR RENTRER !

      OUVREZ JEUDI BLACKOS OUVREZ AUX DÉMUNIS !

  • Sibyllin
    Sibyllin
    Rien à dire mais je le dis (...)
    • Posté à 14h18 le 07/01/2010
    • Internaute 36016
      Rien à dire mais je le dis (...)

    Lors d’un reportage il a été montré que l’hôtel particulier était à l’abandon et servait de squat... aux pigeons !
    Ce lieu était à la limite de ce que l’on peut accepter pour un bâtiment qui fait partie du patrimoine et ou certaines heures de notre histoire se sont déroulées.
    C’est plutôt mémé qui devrait payer pour les dégâts causés et pour, en plus, laisser cet endroit vide depuis 40 ans quand tant de gens meurent dehors (en hiver ET en été...)

  • freakfeatherfall
    freakfeatherfall
    moonchild
    • Posté à 14h40 le 07/01/2010
    • Internaute 21024
      moonchild

    il y a quelques années, une nuit où je me promenais place des vosges je m’étais arrêté pour discuter avec un sdf sympa qui habitait là depuis un moment
    il m’avait parlé d’un immeuble inhabité (il vivait à ses pieds et lisait sous ses arcades) et de sa vieille propriétaire qu’il croisait régulièrement - relations cordiales... je suppose qu’il s’agit du même immeuble

    mais je n’ai pas revu kaiser (le sdf) quand je suis repassé quelques mois plus tard...

  • Lozardèche
    Lozardèche
    Musicien
    • Posté à 14h46 le 07/01/2010
    • Internaute 100487
      Musicien

    Il n’y a qu’à supprimer la proriété privée ! Tout ira bcp mieux alors ! Il n’y a qu’à voir comment ça se passait en Union Soviétique au bon vieux temps de Staline et du Goulag !

    • alexandre32
      alexandre32 répond à Lozardèche
      clochard céleste
      • Posté à 15h07 le 07/01/2010
      • Internaute 100183
        clochard céleste

      Voila une association d’idée stupide... et dans le même ordre de réflexion à la mord moi le bout : le régime de vichy n’était-il pas capitaliste ?

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 14h51 le 07/01/2010
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    C’est inadmissible d’avoir un juge qui rappelle le droit de propriété alors que nous sommes en plein hiver, que le grand froid persiste et que ce logement inoccupé depuis 1965 peut permettre à quelques personnes de ne pas passer la nuit dehors.
    J’apporte mon soutien le plus total à Jeudi Noir et à toutes les Assocs qui font le maximum pour venir en aide à des gens qui sont tombés dans la misère, chose qui peut arriver plus vite que l’on pense... ! !

    Lien

    • Au sud de nul part-
      Au sud de nul part- répond à Phil2922
      Situation
      • Posté à 15h10 le 07/01/2010
      • Internaute 57434
        Situation

      Certes.

      Mais ces personnes ne sont pas dans la misère et exècre les SDF qui ne sentent pas bons.

      Ce sont les nouveaux sdf chics , en somme, très a politique, comme ils le clament, alors que c’est totalement faux.

      Todeti

      • Piedo
        Piedo répond à Au sud de nul part-
        Assis
        • Posté à 15h19 le 07/01/2010
        • Internaute 43246
          Assis

        « Ces personnes exècrent les SDF qui ne sentent pas bon » ?

        Des sources ! ! !

        C’est un poil facile d’affirmer des choses aussi grosses, encore faut-il avoir la preuve de ce qu’on avance. Le ton péremptoire que vous adoptez n’est en rien un gage de vérité.

         
        • Au sud de nul part-
          Au sud de nul part- répond à Piedo
          Situation
          • Posté à 16h31 le 07/01/2010
          • Internaute 57434
            Situation

          Eh bien renseignez vous. Par exemple, sur rue 89. ( ;)). Vous n’avez pas eu connaissance de l’un des derniers articles de rue 89 concernant ce collectif et des échanges qui l’ont suivis ici ? C’est bien dommage.

          Vous trouvere sinon très facilement des « sources » sur le net de ce que j’avance.

          Sinon, il ne s’agit guère de vérité, mais, d’un minimum d’objectivité. J’ose à peine évoquer le pseudo-apolistime de ce collectif ; vous pourriez croire que j’exagère, si bien que je vous laisse aussi le soin de vous renseigner sur ce point. Bon courage.

          Todeti

          • GGGG
            GGGG répond à Au sud de nul part-
            (r)
            • Posté à 18h03 le 07/01/2010
            • Internaute 49060
              (r)

            C’est ma foi vrai que les personnes conscientes des enjeux sociaux (politisés donc) flanquent la pétoche n’est-ce pas ?

            Malheureusement il va bien vous falloir en croiser de plus en plus. La dérégulation a montré son vrai visage, et pas que pour les étudiants.

            Bien le bonsoir

            • Au sud de nul part-
              Au sud de nul part- répond à GGGG
              Situation
              • Posté à 18h36 le 07/01/2010
              • Internaute 57434
                Situation

              Certes. J’ai très peur.

              Et je ne suis pas du tout conscient des enjeux.

              Il faut dire que je ne lis pas beaucoup...

              Et que je connais rien, mais alors rien du tout, et aux idées politiques, et au capitalisme néo-libéral.

              Heureusement que vous êtes là ( ;)))

              P.S : quand vous aurez compris la signification de mon précédent message, faites moi signe.

              Todeti

              • GGGG
                GGGG répond à Au sud de nul part-
                (r)
                • Posté à 22h05 le 07/01/2010
                • Internaute 49060
                  (r)

                Je comprends votre appréhension, mais sachez que vous pouvez compter sur moi.

                Un conseil toutefois ne lisez pas de trop, ou alors faites-le en douce car les intellos n’ont pas bonne presse en ce moment.

                Plus sérieusement, que reprochez-vous donc à ce collectif sinon d’avoir des opinions inverses à celles des Jeunesses Pops ?

          • empecheur.de.gouverner.en.rond
            • Posté à 12h06 le 08/01/2010
            • Internaute 82946
              Pharaon

            Cher vous,

            Si vous voulez apporter de la crédibilité à votre propos, c’est à vous de l’étayer par des sources et des preuves tangibles, et non à chaque riverain d’aller vérifier chacune de vos allégations. Cela n’empêche que chacun doit se renseigner de son côté, surtout s’il compte reprendre l’info.

            Imaginez le riverain quelque peu simplet et fort influençable qui lit vos propos et qui ce soir racontera lors d’un repas entre amis que Jeudi Noir haït les SDF et qu’il le sait parce qu’il l’a lu sur rue 89.

            Votre manœuvre discrédite à la fois le collectif, Rue 89 et au final vous même.

        5 autres commentaires
      • claire_
        claire_ répond à Au sud de nul part-
        Obscure
        • Posté à 17h23 le 07/01/2010
        • Internaute 76292
          Obscure

        Je ne crois pas qu’ils choisissent des personnes « chics » mais plutôt des personnes « clean ».
        Leur but n’est pas de bousiller l’immeuble, pour être pris un minimum au sérieux ils doivent restituer les lieux propres. Et désolée de le dire mais c’est pas en prenant des « SDF qui ne sentent pas bon », comme vous dites, qu’il vont avoir cette garantie. Et oui, faut bien avouer que les problèmes d’alcool (et autre) sont légion chez les SDF, ça doit être bien plus difficile à gérer que des étudiants ou travailleurs précaires « propres sur eux ».

         
        • viva zebda
          viva zebda répond à claire_
          Ni maître, ni croquettes
          • Posté à 18h04 le 07/01/2010
          • Internaute 25029
            Ni maître, ni croquettes

          « Je ne crois pas qu’ils choisissent des personnes “chics” mais plutôt des personnes “clean”.
          -Il prennent des personnes “fric”

          Il faut également arrêter de penser que les locataires “bousillent” les immeubles.Les batiments qui se dégradent,le sont le plus souvent par le manque d’entretiens incombant aux proprio, étanchéité de toiture ,tuyauterie d’eau vieillotte,.... !
          Quant a la saleté,ça se nettoie,et a la charge du locataire...(ce n’est jamais le papier peint qui donne un valeur a un bien)

        • Au sud de nul part-
          Au sud de nul part- répond à claire_
          Situation
          • Posté à 18h29 le 07/01/2010
          • Internaute 57434
            Situation

          Si je ne m’abuse, l’immeuble que ces gentils militants occupent ne leur appartient pas. Si je m’abuse pas non plus, malgré l’orientation politique avérée de Leila chabi, ou de Julien Bayou, ce collectif qui se prétend pourtant a-politique, mais qui a ses entrées au P.S (d’où le soutien de certains maires P.S envers leur action) ne militent pas pour l’abolition de la propriété privée. Or, ce collectif squatte un immeuble qui devient ensuite interdit au public - sauf bien sûr lorsque ce public s’incarne en la figure du vieux rebelle Cohn Bendit accompagné de quelques caméras. Pour le dire autrement, les dirigeants de ce collectif s’approprient un immeuble qui ne leur appartient pas du tout, puis, ils se comportent dans cet immeuble comme s’ils en étaient les propriétaires en en interdisant l’accès à quiconque ne correspondrait au « profil » qu’ils ont au préable défini, lequel profil est en fait celui de leur propre milieu social, économique et culturel. Je trouve cela amusant, ironique, et très significatif.

          Ensuite, les « représentants » de ce collectif -je varie le concept à mettre entre guillemets pour qualifier ces petits « chefs »...- ne se sont pas contentés d’affirmer qu’ils ne voulaient pas de SDF, mais, ils ont clairement affirmé que leur squatt se distinguait des autres squatts plus « ouverts » qu’ils ont qualifiés de « squatts d’extême gauche », visant ainsi les squatts parisiens ou non, qui ont vu le jour en france depuis le début des années 80 et qui comportent souvent des ateliers d’artiste, une vie communautaire, etc.. ; bref, ces personnes ont d’eux-mêmes décidé de récupérer le concept de squatt, d’y ajouter une bonne campagne de communication (ils sont très compétents en la matière, il est vrai), pour présenter une belle image au public. Il n’y a pas de petit profit en matière de reclyclage de concept, il est vrai.

          C’est leur problème de vouloir se distinguer ainsi, tout en entamant, comme certains de leurs illustres prédécesseurs (ah...la voix de la rebellion popur faire ces classes...) une prometteuse carrière politique. En conséquence, il ne faut pas me demander de me sentir solidaire de ces personnes qui commencent leur « combat » en écartant tous les individus qui ne conviennent pas à un profil type : lorsqu’il s’agira d’invoquer une belle solidarité de gauche pour lutter contre je ne sais quelle décision politique, je me souviendrais alors que ces gens, lorsqu’ils veulent combattre un fléau -le problème du logement- pensent d’abord et avant tout à leur pomme, et aux membres de leur classe ou de leur milieu social. Pusique pour ces gens, n’est-ce pas, le problème du logement doit se découper en tranche, selon que l’on est un jeune bien, un jeune pas bien, un actif, un inactif, un SDF pas propre, etc...eh bien, je n’ai absolument pas à me sentir solidaire d’eux. Car n’est-ce pas leur appliquer à leur tout leur propre méthode ? Chacun sa petite case, n’est-ce pas ?

          Enfin, je suis assez amusé de la manière dont les journaux dits de « gauche » -libé, nouvel obs, etc...- soutiennent le combat de ces jeunes gens qui, parait-il, vivent une grande misère. Au milieu de ce bal de faux culs, on prétend combattre les méchants propriétaires qui osent, ce qui est bien exact, proposez des loyers prohibitifs. Ainsi, si je ne m’abuse, nous avons de futurs jeunes dynamiques et de futurs propriétaires qui engueulent l’ancienne génération de propriétaires d’être des gros radins. Je ne suis pas assez naïf, ni assez peu au courant de l’histoire des idées et de ceux qui ont prétendu les incarner en France, pour ne pas franchement rigoler. En réalité, le discours tenu par les petits chefs » de ce collectif signifie qu’ils devraient, en fonction de leur nombreux diplômes, de leur immenses compétences, être logés. Ils ne sont pas n’importe qui, eux, et ils tiennent bien à le faire comprendre en écartant dans un discours de communication bien réfléchi tout ce qui pourrait y faire un peu tache. Cachez ces SDF incultes, non-diplômés,et qui, nous dit-on, boivent de l’alcool....( ;)))

          Pour terminer, je tiens à préciser que j’ai été SDF à 20 ans, et que j’ai eu l’occasion de squatter. J’ai, durant cette période, rencontrer des SDF très différents les uns des autres (des alcoolos, des artistes, des chômeurs, des étudiants, etc...). L’image dégueulasse que renvoie ce collectif des SDF me dégoutent profondément. Car, lorsque j’ai été SDF, j’ai aussi rencontré des gens bien avec qui j’ai partagé et appris beaucoup de choses. De plus, j’aimerai bien savoir comment les membres de ce collectif peuvent interdire l’entrée d’un immeuble squatté sans avoir tout bêtement changé les serrures. Ils ont pété la porte ? Une fenêtre ? Qui a changé la porte ? etc....
          J’aimerai aussi savoir comment ils ont pu transporter des objets aussi peu encombrant et très courant chez les miséreux tel qu’un piano droit, en plein Paris. Ca, un squatt fermé, avec des peuvres jeunes qui se baladent place des vosges avec un piano droit sour le bras droit, je ne connaissais pas : c’est un « profil » de SDF intéressant.
          Bref, j’aimerai bien que ces petits rigolos cessent, au niveau de la communication, de se faire passer pour de pauvres petits jeunes pauvres et sans ressources : ils instrumentalisent la misère, misère qu’ils n’ont apparemement jamais connue, et qu’ils se permettent aussi de stigmatiser en déclamant dans la presse un beau « cliché », cliché qu’ils n’ont pas énoncé sans y avoir bien réfléchi auparavant. Des vrais pros de la Com’..... : « Nous », n’est-ce pas, nous n’avons les « mêmes valeurs “ que des ‘punks-à-chiens’, disent-ils. Nous, rassurez vous, on n’est pas des vandales, on n’est pas des méchants, on des gentils. Regardez, vous voyez bien que le mal est ailleurs. Personnellement, je préfère la gauche de vincennes à cette pseudo-gauche qui usent des méthodes au niveau de la com’ que Sarkozy et sa clique.
          Nous sommes des jeunes propres, nous.... Que ces jeunes de ‘gauche’ restent entre eux. Moi, je ne tiens pas à adopter un tel discours. Je préfère cent fois un mec de droite qui certes fustigerait les SDF, mais qu’i n’aurait pas besoin de cacher le fond de sa pensée derrière une belle cause, en jouant sur les concepts, et en affirmant lutter contre le ‘mal-logement’ en ‘général’ tout en bossant en fait pour sa tronche.

          Todeti

          • KLeM75
            KLeM75 répond à Au sud de nul part-
            artisan
            • Posté à 19h28 le 07/01/2010
            • Internaute 75079
              artisan

            merci d’avoir pris le temps d’écrire ton pavé.

            L’image dégueulasse que renvoie ce collectif des SDF me dégoutent profondément.
            cette phrase entre autre résume aussi mon point de vue.

            • Au sud de nul part-
              Au sud de nul part- répond à KLeM75
              Situation
              • Posté à 20h09 le 07/01/2010
              • Internaute 57434
                Situation

              Merci d’avoir pris le temps de le lire.

              A plus.

              Todeti

          • empecheur.de.gouverner.en.rond
            • Posté à 12h28 le 08/01/2010
            • Internaute 82946
              Pharaon

            Moi aussi j’ai lu ton pavé et il ne m’a pas laissé indifférent. Tu as du vivre des moments difficiles en tant que SDF, même si tu met en valeur les rencontres et les moments de joie, cela se sent dans ton texte.

            Ne mélange pas tout, Jeudi Noir n’est pas un collectif de SDF mais de « précaires du logement ».(Lien) Il y a nombre d’associations pour les SDF, mais ce n’est pas la vocation première de celle-ci. Jeudi Noir propose sur son site un formulaire à remplir si l’on veut pouvoir bénéficier d’un logement avec des questions types « Combien êtes vous prêts à payer par mois ? » ou « Que pourriez vous faire pour aider l’assoc ? ».

            Lien

            Tout ça pour dire que vous mélangez les choses. Chaque association s’occupe d’un public précis, il n’existe pas, à ma connaissance, d’association « sauvons tous les malheureux du monde », mais il existe ACF pour la faim dans le monde, les restos du coeur pour la faim en france, EMDH pour le droit des enfants ...... et j’en passe.

            Jeudi Noir, et ils ne s’en cachent effectivement pas, a pour vocation d’aider les jeunes qui ne pourraient pas venir étudier à Paris faute de moyens pour payer un loyer.

            Après il font sûrement une sélection arbitraire, il n’y a pas de place pour tout le monde, moi par exemple j’avais rempli ce formulaire et jamais reçu de retour. Je ne m’en offusque pas.

            Au lieu de dénigrer aveuglément il faudrait mieux soutenir l’action de ce collectif qui pourrait amené à faire changer les mentalités et faire que les 1/10 des appartements vides à Paris ne le restent pas alors que certains ne savent pas ou dormir.

            Si vous n’êtes pas d’accord avec la forme, vous approuvez au moins le fond et, pour aller au bout des choses, créez le même type de collectif mais pour les sans-abris ou les sans-papiers ou ... Vous pourriez l’appeler Vendredi Noir !

        5 autres commentaires
    • alexandre32
      alexandre32 répond à Phil2922
      clochard céleste
      • Posté à 15h52 le 07/01/2010
      • Internaute 100183
        clochard céleste

      Le problème n’est pas le juge..... mais le droit. La propriété privée étant la base même du capitalisme, on en revient toujours au même constat : ce modèle a montré tant ses limites que sa cruauté, il est temps de changer les mentalités.

    • Lugi
      Lugi répond à Phil2922
      • Posté à 16h51 le 07/01/2010
      • Internaute 28945

      Il me semble que la trêve hivernale s’applique à toutes les expulsions.

      • lancetre
        lancetre répond à Lugi
        • Posté à 21h38 le 07/01/2010
        • Internaute 18658

        Non, elle ne s’applique pas aux squatters, ce qui est juridiquement logique, puisqu’ils occupent les lieux sans droit ni titre.

  • Quidam_75
    Quidam_75
    Coussin péteur
    • Posté à 14h54 le 07/01/2010
    • Internaute 94314
      Coussin péteur

    « Un joyeux bordel s’éteint... »

     ?

  • utodeb
    utodeb
    etudiant
    • Posté à 15h11 le 07/01/2010
    • Internaute 52274
      etudiant

    D’après le canard enchainé de cette semaine, ce ne serait pas la propriétaire qui serait une gentille vieille mais la tutrice qui aurait déposé plainte ...

  • Compte supprimé le 23 janvier 4
    • Posté à 15h26 le 07/01/2010
    • Internaute 59113
      chomeur satisfait

    Pourquoi « sombre “ mercredi ?
    C’est du racolage militant : rien n a été décidé ! ! !

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