Hadopi : un investissement gagnant pour Thierry Lhermitte
Pendant le vote de la loi Hadopi, Thierry Lhermitte a investi dans une société spécialisée dans la lutte contre le téléchargement illégal, TMG. Bien vu : elle a été choisie par les professionnels de la musique et du cinéma pour repérer les pirates, et alimenter les plaintes qui remonteront jusqu’à la justice.
La loi Hadopi organise une « riposte graduée » en trois étapes :
- Les téléchargements illégaux seront repérés par les agents assermentés des organisations professionnelles
- L’Hadopi identifiera les internautes et leur adressera des messages d’avertissement
- En cas de récidive, les dossiers seront transmis à la justice
Quatre organisations avaient lancé un appel d’offres commun pour choisir leur prestataire technique. Pour le cinéma, l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle. Pour la musique, la Sacem et deux représentants des maisons de disque, la SCPP et la SPPF.
« Nous sommes en train de conclure un accord avec TMG, et une fois le contrat signé, nous déposerons le dossier d’autorisation devant la Cnil “, indique Jérôme Roger, directeur général de la SPPF. Les autres organisations n’ont pas souhaité s’exprimer sur le sujet.
‘Rendre le téléchargement illégal cauchemardesque’
Installée à Nantes, TMG est une entreprise discrète. Depuis juin, son conseil d’administration compte pourtant une vedette : Thierry Lhermitte. Comme l’avait repéré PCInpact, l’acteur a investi 50 000 euros dans TMG. Le principal actionnaire reste le fonds Ouest Ventures.
Thierry Lhermitte est à la fois un passionné de nouvelles technologies, et un adversaire du piratage. ‘Trouver que cette loi (Hadopi) est liberticide, c’est ridicule !’, déclarait-il en novembre dans Challenges. Il expliquait aussi une des spécialités de TMG :
‘Quand un producteur nous apporte un film à protéger, nous en relevons l’empreinte numérique, et nous allons ensuite en rendre le téléchargement illégal cauchemardesque. Exemple ? Nous allons inonder les sites illégaux de fichiers leurres’ : vous croyez télécharger ‘Micmacs à tire-larigot’, et, en fait, le fichier contiendra autre chose.”
Cette fois-ci, TMG ne sera pas chargé de diffuser des “leurres”, simplement de repérer les fichiers illégaux. Impossible de tout contrôler. La Sacem dressera donc une liste de 10 000 titres à surveiller, nous avait indiqué en décembre son président, Bernard Miyet.
Le patron de TMG, Alain Guislain, refuse de fournir davantage de détails. Il prend cependant la défense de Thierry Lhermitte, assurant que l’acteur n’a pas investi par opportunisme : “Il est arrivé au moment le plus risqué.”
Thierry Lhermitte est entré au capital de TMG en juin, au milieu du feuilleton Hadopi : entre le vote de la loi au Parlement et sa censure par le Conseil constitutionnel. La version définitive du texte a été adoptée en septembre.
Depuis, la “riposte graduée” a pris du retard. Les décrets sur l’organisation de l’Hadopi n’ont été publiés que le 31 décembre. Officiellement, tout sera en place fin janvier pour envoyer les premiers mails d’avertissement aux pirates.
Mis à jour le 07/01/2010 à 11h10 : le prénom du directeur général de la SPPF n’est pas Frédéric, mais Jérôme.
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« Les Bronzés font du fric » ouais !
c’est assez atterrant de voir ce que sont devenus tous les gens du Splendid par rapport aux idées qu’ils prônaient.




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