Votre porte-monnaie au rayon X 06/01/2010 à 10h37

Cinéma le Balzac, 15 000 euros de bénéfices en 2008

Zineb Dryef | Journaliste Rue89

Patron du Balzac, Jean-Jacques Schpoliansky décortique le porte-monnaie de son cinéma parisien.


Jean-Jacques Schpoliansky, patron du cinéma le Balzac, dans l’une de ses trois salles (Audrey Cerdan/Rue89).

C’est grâce à l’énergie de Jean-Jacques Schpoliansky qu’il est encore possible, aux Champs-Elysées, de regarder « La Nuit de Carnaval » d’Eldar Riazanov ou un classique du burlesque précédé d’un concert de jazz ou de musique classique.

Sur les strapontins de l’une des trois salles de projection du cinéma d’art et d’essai Le Balzac, il arrive aussi que les spectateurs soient invités à déguster des plateaux-repas conçus par Guy Martin du Grand Véfour ou des pâtisseries de Sébastien Bauer de la maison Angelina. Si ce n’est une dégustation ou un concert, ce sera un débat ou une projection supplémentaire de courts-métrages ou de trésors oubliés du cinéma muet.


Le cinéma le Balzac (Audrey Cerdan/Rue89).

Des idées pour faire de son cinéma un « lieu vivant » où les gens discutent, Jean-Jacques Schpoliansky en a à profusion :

« Je me bats avec des bouts de ficelles depuis 36 ans et je n’ai pas l’intention de m’arrêter. Un quartier comme celui-là a besoin d’un cinéma de proximité, d’un endroit où les gens se parlent et découvrent des choses. »

Sa ligne de conduite, ce franco-russe de 64 ans la doit d’abord à son histoire familiale. Le Balzac a été créé par son grand-père en 1935 puis repris par son père jusqu’à sa mort en 1973. Depuis, les salles de cinéma des Champs-Elysées sont devenues des multiplexes et les indépendants survivent difficilement.

Dans les années 60, le Balzac pouvait dépasser les 400 000 spectateurs annuels. Depuis, c’est la dégringolade. Les années 90 ont connu des pics à ... 196 000 entrées.

Recettes : 1 426 385 euros par an

Guichet : 861 500 euros

Première rentrée d’argent, les tickets de cinéma. Pour l’année 2009, un peu plu de 156 000 entrées ont été comptabilisées pour un total de 861 000 euros (HT).

« Je ne me bats pas contre UGC, je tiens à préserver la qualité de ma programmation », explique Jean-Jacques Schpoliansky. Le Balzac est salle unique aux Champs-Elysées, c’est-à-dire que ses films à l’affiche ne sont pas diffusés dans les autres cinéma du quartier.

Jusqu’en 2005, celui que Le Monde a surnommé « le dernier des Mohicans du cinéma indépendant » refuse la carte de fidélité UGC, croyant à tort que son public n’en était pas client.

En 2005, après une année catastrophique, il se décide à accepter d’être dans le parcours du pass UGC. Résultat : les recettes s’envolent (+15%).


Au cinéma le Balzac (Audrey Cerdan/Rue89).

Le prix d’une place de cinéma est ainsi réparti :

  • 5,5% de TVA
  • 10,73% de TSA (taxe spéciale additionnelle) : c’est ce qui revient à un fond du CNC permettant de subventionner les films et les exploitants.
  • 1,27% pour la Sacem
  • Le reste est partagé entre les exploitants et les distributeurs. Les premières semaines, 50% revient au distributeur. Plus longtemps le film sera à l’affiche, plus la part sera importante pour l’exploitant.

Publicité : 42 685 euros

Screenvision, la plus grosse régie publicitaire liée au cinéma, commercialise l’espace publicitaire dans les salles. (Modestes) résultats : 42 685 euros.

Location/événements : 216 300 euros

Les trois salles du cinéma sont régulièrement louées à des entreprises pour des premières, des séminaires, des cocktails hauts de gamme. « Ah ! C’est quelque chose d’important ! Grâce à ces événements, je paye mon loyer. C’est le plus important », précise-t-il.

Confiserie/bar/DVD : 27 000 euros

« Les DVD... J’aimais bien faire ça. On vendait des films qu’on avait aimés dans de jolis coffrets Le Balzac. Ça a marché au début mais comme les magasins font des promotions sur les films, on se retrouvait avec des prix beaucoup trop élevés. On a laissé tomber au bout de trois ans. »

Restent les confiseries et le bar.


Le cinéma le Balzac (Audrey Cerdan/Rue89).

Ciné-concerts et Pochettes surprises : 18 000 euros

En 1993, une estrade a été montée dans la grande salle de projection. Depuis, des musiciens jouent tous les samedi avant le film.

Le dimanche matin, c’est Pochette surprise. La diffusion de courts-métrages, de vieux muets (Buster Keaton) et de raretés dénichées par Lobster Films est également accompagnée par des musiciens.

Pour faire vivre ces événements, Jean-Jacques Schpoliansky peut compter sur le soutien de passionnés de cinéma qui lui donnent des coups de main :

« Dans le cadre d’un parcours cinéma à Paris, organisé par l’association Les Excellents Cinémas, j’ai rencontré le président de Miko, devenu depuis le président d’Unilever. Il voulait m’aider et m’a donné 1 000 glaces Miko à distribuer. Je les ai distribuées avec lui aux spectateurs. Il y en avait tellement... Depuis, il me fournit des glaces Ben&Jerry’s pour les matinées du dimanche. »

Subventions : 260 900 euros

La Balzac touche plusieurs subventions liées à sa programmation :

  • Classé cinéma Art et Essai, le Balzac a touché 50 100 euros du CNC
  • Le CNC a également versé 64 800 euros au cinéma au titre d’ »aide aux salles maintenant une programmation difficile face à la concurrence « 
  • Canal Plus a une obligation d’aide à l’exploitation à hauteur de 13,5 millions d’euros par an. Le Balzac a touché 16 000 euros. Mais Canal Plus souhaite réduire ces subventions
  • A condition de consacrer la moitié de sa programmation aux films européens non nationaux, le cinéma peut toucher la subvention du réseau Europa Cinemas Europa. Elle est de 29 200 euros pour le Balzac.
  • 47 000 euros ont été versés en 2009 par la Ville de Paris, dans le cadre de sa politique de soutien aux salles indépendantes.
  • Un mécénat musical de l’Adami (Administration des droits des artistes et musiciens interprètes), la Sacem, la Spedidam (Société de perception et de distribution des droits des artistes-interprètes musique et danse) et le CNSM (Conservatoire national supérieur de musique et de danse) rend possible l’organisation de ciné-concerts. Pour 2009, les aides se sont élevées à 53 800 euros.

“Sans ces aides, le cinéma indépendant ne survivrait pas”, affirme Jean-Jacques Schpoliansky.


Le cinéma le Balzac (Audrey Cerdan/Rue89).

Dépenses fixes : 1 338 400 euros par an

Location films : 401 400 euros

Sur les 861 500 euros de billetterie, un peu moins de la moitié revient aux distributeurs.

Loyers et charges : 197 000 euros

Un cinéma à deux pas des Champs-Elysées, ça a un prix :

“Je me souviens qu’en 1973, je payais 70 000 francs par an. Après les travaux que j’ai faits en 1975, ça a augmenté. Et depuis, ça continue.”

Salaires et charges sociales : 540 000 euros

Une douzaine de personnes travaillent avec Jean-Jacques Schpoliansky. Projectionnistes, comptable, assistante, caissiers, contrôleurs... Ils ne sont pas tous à plein temps.

Divers : environ 200 000 euros

Les frais de fonctionnement (électricité, eau...) et les impôts s’ajoutent à toutes les dépenses précédentes :

“On est souvent déficitaires... C’est difficile de survivre à la concurrence des autres cinémas mais je continuerai à me battre et à inventer des choses pour faire vivre ce lieu.”

Le résultat de l’année 2009 n’étant pas encore connu -“il ne sera pas très bon” -, celui de 2008 permet de se faire une idée de la difficulté de faire tourner un cinéma indépendant : 15 000 euros.

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  • 63 réactions
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  • Abdu
    Abdu
    OSNI
    • Posté à 10h49 le 06/01/2010
    • Internaute 92397
      OSNI

    Pas de doute : internet met le cinéma en péril et nous avons un besoin urgent de le mettre sous flicage !

    • ecor1
      ecor1 répond à Abdu
      sur le fil
      • Posté à 11h05 le 06/01/2010
      • Internaute 25388
        sur le fil

      Je pense pas que ce soit la faute d’internet. Le cinéma en général affiche plutot une bonne forme, j’en veux pour preuve tout ces multiplex qui ont fleuri ces dernieres années un peu partout.

      Un certain type de salles et une certaine idée du role du projectioniste est menacée, mais cela est plus du à l’évolution des gouts et des habitudes de consommation cinématographique qu’a une concurrence directe de support cinéma/internet. Si internet a salement amoché l’industrie musicale c’est parce qu’il est possible d’acceder à des fichiers audio de tres bonnes qualité. Visionner un film en streaming c’est loin d’etre au top, c’est gratuit, certes, mais pourri.

    • Atchoum44
      Atchoum44 répond à Abdu
      étudiant
      • Posté à 11h25 le 06/01/2010
      • Internaute 100730
        étudiant

      Heu, c’est du second degré ou bien tu penses réellement que les petits cinémas meurent parce que les internautes téléchargent massivement de l’art-et-essai ?

    • raphael.w
      raphael.w répond à Abdu
      • Posté à 11h36 le 06/01/2010
      • Internaute 65284

      Le flicage d’Internet est impossible !
      Éduquer apporterait de meilleurs résultats.

      Cependant Ecor1 parle des multiplexes qui se portent bien et il a raison.
      L’industrie du cinéma a réussi un très beau coup comparable à celui de la téléphonie, à savoir : l’abonnement !
      Aujourd’hui pour seulement ( ahaha ) 20€ on a une carte « illimité » au cinéma, qu’on « rentabilise » en 2,3 séances plein tarif et du coup on est super content.
      - On est obligé d’aller dans un multiplex style UGC ou Pathé
      - On est quasiment obligé d’aller voir des daubes pour se dire qu’on a pas payé la carte pour rien
      -On tue les petits cinés
      -On dépense FORCEMENT 20€ par mois en cinéma

      Les industrielles du ciné se frottent les mains, ils ont enfin un revenu fixe grâce à nos abonnements et peuvent voir l’avenir sous un meilleur jour puisqu’ils connaissent le nombre d’abonnés et se contrefoutent de la qualité puisque l’argent rentre que le ciné soit plein ou non !

      Alors l’Internet contribue peut être à l’augmentation de l’échange illégal de films, mais ne tue certainement pas le cinéma.
      Le mal est peut-être présent, mais n’est clairement pas l’internet

      • spacekiwi
        spacekiwi répond à raphael.w
        oreilles ouvertes
        • Posté à 12h02 le 06/01/2010
        • Internaute 64319
          oreilles ouvertes

        désolée mais je pense que tu te trompes...avec une carte de cinéma illimitée tu peux aussi aller dans beaucoup de cinémas indépendants et c’est justement ce qui fait son intérêt !
        le balzac en fait partie d’ailleurs...c’est une carte pour cinéphiles, il est donc tout à fait normal que cette carte ne permette pas uniquement d’aller voir les derniers blockbusters !

      • SlyTheSly
        SlyTheSly répond à raphael.w
        • Posté à 12h54 le 06/01/2010
        • Internaute 24414

        Complètement à côté de la plaque !

        Hier je suis aller à l’Espace Saint-Michel, Place Saint-Michel à paris, cinéma d’art et d’essai, voir The Proposition, un western australien qui ne passait pas (ou plus) ailleurs.
        Sans ma carte UGC je n’aurais pas pris le « risque » (à 7-8 euros) d’allers voir un film que je ne connaissais pas trop. Et je ne regrette pas !

        Je ne compte plus le nombre de films que j’ai vu dans des petites salles acceptant la carte UGC, qui n’OBLIGE PAS à aller dans un multiplex, mais permet aussi l’accès aux partenaires.
        De plus, UGC diffuse, dans ses multiplex, un très grand nombre de films qui sont loin d’êtres des blockbusters ! Je me souviens avoir vu aux Halles (le plus grand d’Europe, je crois) un film islandais et une tonne de films asiatiques dont certains étaient très peu diffusés en France. A Bercy aussi j’ai découvert quelques pépites parmi des petits films pour lesquels j’aurais passé mon tour si j’avais du payer plein pot.
        Sans compte les reprises que j’ai pu voir dans ces petits ciné que je n’aurais jamais visité sans la carte.

        Je vois 2 à 6 films par mois, et 95% sont des bons films, que j’apprécie. Et une minorité sont des blockbusters, j’en évite même plein.

        Si on se force à « aller voir des daubes » c’est qu’on est soit sacrémment difficile, soit très mal informé.

         
        • raphael.w
          raphael.w répond à SlyTheSly
          • Posté à 14h38 le 06/01/2010
          • Internaute 65284

          Je parlais pour Strasbourg, ou la carte UGC n’ouvre pas la porte des autres cinémas.
          Je me suis renseigné à midi et j’ai peut être parlé un peu vite puisqu’il existe une carte Pathé qui elle ouvre les petits ciné de notre ville.
          Cependant mon jugement sur l’abonnement reste le même, mais je me suis surement mal exprimé !
          Je pense que l’augmentation des prix du cinéma ont été mis en place pour forcer les gens à s’abonner. Il me semble que dans le début des années 90 , arrêtez moi si je me trompe, les séances étaient moins chers et l’abonnement n’existait pas ! Il n’est la que depuis le cinéma à 9€ ( ~54 Francs quand meme ! ! ! !)

          Je suis plutôt content d’entendre que je me trompe et qu’à Paris les cartes ouvrent la porte aux autres cinémas...

          • SlyTheSly
            SlyTheSly répond à raphael.w
            • Posté à 01h57 le 07/01/2010
            • Internaute 24414

            C’est vrai que j’aurais du penser au fait que Paris peut être une exception avantageuse dans notre cas (ne pas y voir de parisianisme primaire, je suis jurassien à la base : p).

            Il est clair que le prix à la scéance, sans réduction, me parait extrêmement prohibitif désormais.
            Ma femme qui n’a pas la carte mais ne serait pas sûre de la rentabiliser hésite à aller voir pas mal de films. Au final elle voit à peine la moitié de ce qui l’intéresse.

        2 autres commentaires
      • Keldan
        Keldan répond à raphael.w
        Now future & karpe diem
        • Posté à 14h28 le 06/01/2010
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Oui, forcément, c’est la faute aux méchants cinémas.

        Sauf que les ciné passent ce que les gens vont voir (et même à Paname je crois qu’ils passent tous les films qui sortent, même les moins connus). Si les gens décident d’aller voir que des navets ouzbeks sur la difficile communication entre un enfant indonésien unijambiste et son arbre du brésil préféré, ils les diffuseront.

        Ce n’est pas eux qui font la mode, ils se contentent de la suivre...

         
        • alexandre32
          alexandre32 répond à Keldan
          clochard céleste
          • Posté à 15h17 le 06/01/2010
          • Internaute 100183
            clochard céleste

          C’est oublier un peu vite le rôle de la pub et autres promotions télévisuelles.... tout comme pour les bouquins, le ciné est devenu une marchandise avant d’être un support artistique, et en matière de commerce, la mode est imposée par les publicitaires...
          Un bon matraquage pour promouvoir ta « daube ousbek sur la difficile..... » et les salles se rempliront.

          • Keldan
            Keldan répond à alexandre32
            Now future & karpe diem
            • Posté à 15h42 le 06/01/2010
            • Internaute 5164
              Now future & karpe diem

            Je suis bien d’accord, avec une bonne campagne de pub les gens iraient voir n’importe quoi, à tel point que certains diraient adorer ce qu’ils auraient détester sans ça.

            Mais ça reste la faute du public qui gobent ce que lui racontent la pub.
            Ou alors je suis un être hors du commun avec une volonté divine, parce qu’on a beau me dire d’adorer Johnny, il faudrait me payer cher pour que j’aille à un de ses concerts...

            • raphael.w
              raphael.w répond à Keldan
              • Posté à 16h12 le 06/01/2010
              • Internaute 65284

              Ben oui mais le problème de la pub c’est qu’elle joue sur l’inconscient du public en lui bourrant le crâne !
              Et même si ça ne fonctionne pas bien sur tout le monde, le fait d’en être abreuvé fini par modifier notre comportement. Qu’on le veuille ou non.

        • Noari99
          Noari99 répond à Keldan
          Objet du scandale
          • Posté à 15h19 le 06/01/2010
          • Internaute 99151
            Objet du scandale

          Mais le jeu est faussé. Un très grand nombre de personnes vont au cinéma moins de 3 fois par mois, donc la carte « illimité » n’est pas rentable pour elles. En revanche, les gros cinémas peuvent se permettre de faire des tarifs préférentiels type étudiant ou -26 ans, ce que ne peut pas faire un cinéma indépendant. A Toulouse par exemple, ayant moins de 26 ans, je paye ma place de cinéma 3,90 euros, à n’importe quelle séance. Il est donc plus facile de se rendre au gaumont pour voir une bouse que dans un petit cinéma pour voir un bon classique.
          C’est le même problème que pour la télévision, les émissions intelligentes sont plus difficiles d’accès et c’est un véritable drame !

          • Keldan
            Keldan répond à Noari99
            Now future & karpe diem
            • Posté à 15h49 le 06/01/2010
            • Internaute 5164
              Now future & karpe diem

            Ouais, c’est comme un resto de chaine et un petit resto super bon mais plus cher.
            Mais après c’est à toi de voir si tu préfères voir trois daubes au lieu de payer la même chose pour voir un seul bon film.

            Quoi que la comparaison avec le resto est un peu foireuse, car à la différence de la nourriture mater un film n’est pas vital.
            Et doublement foireuse, car dans les grandes villes les cinémas proposent tous les films qui sortent, donc pour un tarif réduit on peut aussi aller voir le dernier film ouzbek plutôt que le dernier hit hollywoodien.

            • Noari99
              Noari99 répond à Keldan
              Objet du scandale
              • Posté à 16h41 le 06/01/2010
              • Internaute 99151
                Objet du scandale

              Malheureusement, les grands cinémas ne proposent pas tous les films. Prenez « In the loop » par exemple, film sur les magouilles et coups bas des politiques britanniques. Ce n’est pas le film le plus difficile à trouver mais pas le plus simple non plus.
              L’intérêt des petits cinémas est justement les thèmes, les rétrospectives et les manifestations (comme les concerts au Balzac par exemple) autour du film. C’est ça qui fait vraiment la différence.
              En fait je crois que j’ai du mal à comprendre pourquoi les gens ne se tournent pas plus vers ce genre de manifestations...

        • Grand Ole Opry
          Grand Ole Opry répond à Keldan
          http://www.bbaptiste.blogspot. (...)
          • Posté à 15h46 le 06/01/2010
          • Internaute 80249
            http://www.bbaptiste.blogspot. (...)

          Malheureusement, les gens ne vont pas voir ce genre de films ouzbeks comme vous dites, qui sont pourtant les meilleurs.

        7 autres commentaires
    • rmd
      rmd répond à Abdu
      rien
      • Posté à 11h40 le 06/01/2010
      • Internaute 65069
        rien

      Lien
      Record de fréquentation dans les cinémas en 2009 : Une année 2009 caractérisée par près de 200 millions d’entrées soit la plus forte fréquentation depuis près de 30 ans.

      Lien
      record de fréquentation en salles en 2008.

      heureusement qu’hadopi arrive pour sauver le cinéma.

      • PoG
        PoG répond à rmd
        Etudiant.
        • Posté à 13h16 le 06/01/2010
        • Internaute 70681
          Etudiant.

        Bizarrement, j’irais presque jusqu’à dire qu’une bonne partie des plus gros acteurs du cinéma sont déçus de ces chiffres, contredisant totalement leurs pseudo théorie des pirates qui détruisent la culture.

        Crise + Pirate = Record historique de fréquentation en salle deux années de suite ?

        Que dire de plus, certains chiffres sont discutables, pas ceux la.

  • Jacques Bolo
    Jacques Bolo
    Auteur-Editeur-Libraire
    • Posté à 10h57 le 06/01/2010
    • Internaute 37329
      Auteur-Editeur-Libraire

    Ça serait bien de faire au moins un tableau Recette/Dépenses, sinon un vrai bilan. Ce ne devrait pas être aux lecteurs de le faire.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 11h13 le 06/01/2010
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    [ « Je me bats avec des bouts de ficelles depuis 36 ans et je n’ai pas l’intention de m’arrêter. Un quartier comme celui-là a besoin d’un cinéma de proximité, d’un endroit où les gens se parlent et découvrent des choses. »

    • Salaires et charges sociales : 540 000 euros
    • Subventions : 260 900 euros

    - Heureusement que le montant des Salaires distribués et des cotisations reversées sont supérieurs aux subventions...

    ...car « ramer » à un peu plus de 1000 € de bénef mensuels pour une salle de ce type, c’est quasiment jouer avec la banqueroute et marcher sur un fil.
    - Une telle marge ne met l’entreprise à l’abri d’aucune déconvenue !

  • otzi
    otzi
    salarié
    • Posté à 11h17 le 06/01/2010
    • Internaute 100587
      salarié

    Ayant passé un peu de temps dans les pays francophone il est surprenant de voir à quel point le cinéma était le symbole d’une exeption française, plus qu’un produit culturel, un mode de pensée. Aujourd’hui coincé dans la mondialisation la culture du cinéma français part en lambeaux avec une partie de notre identité à l’international. Faire de simple calcul économique en additionnant des chiffres c’est parler de l’industrie du cinéma et non de l’essentiel, une disparition programmée de la créativité française .

  • jeanpaul
    jeanpaul
    Musicien
    • Posté à 11h25 le 06/01/2010
    • Internaute 100768
      Musicien

    Rue 89 pourrait il nous éclairer sur le fait que pour les mini-concerts, il y a une subvention de 53000 euros, alors que les musiciens sont remunérés a peu près 100 net par concert ? Avec maximum 40 concerts par an et environ 2 musicien par semaine, cela donne 15000 euros seulement de frais ! ! !
    Les étudiants du Cnsm se font donc exploiter par Mr Schpoliansky (dont on aimerait aussi savoir le salaire ! !)

  • PIT LE CHIEN
    PIT LE CHIEN
    Wouaooouh!
    • Posté à 11h30 le 06/01/2010
    • Internaute 25924
      Wouaooouh!

    Quel merveilleux cinéma que cinéma-là ! Qu’il fait bon y aller depuis tant et tant d’années, assurés que la programmation y sera toujours excellente. L’idée de se rendre dans ce quartier peu agréable (les Champs) est vite compensée par le plaisir d’aller « vraiment au cinéma ». Longue vie au Balzac et à son patron passionné !

  • jma14
    • Posté à 12h03 le 06/01/2010
    • Internaute 31729

    15000 Euros de résultat net avant impôt, c’est pas grand chose. Son Excédent Brute d’Exploitation qui va déterminer son taux d’endettement aux yeux des banques ne doit pas être beau. Il a donc aussi peu de chance de pouvoir investir.
    Ceci dit ce sont les subventions qui font tenir la société !

    260000€ de subvention n’est ce pas un peu beaucoup, quel est le bénéfice/subvention de ce type de projet ? Ne vaudrait-il pas mieux abandonner la projection en salle, réduire le circuit et passer directement au DVD, afin d’injecter cet argent directement dans les films. Je préfère donner l’argent directement à la profession que donner 15 ou 20% de remise sur le prix du billet au consommateur ! ! Ca se discute.

    Il aurait été judicieux de mettre le salaire du gérant-associé.
    Parce que qu’en au file 260.000€, on aimerait quand même savoir dans quelle ligne de compte ca va ! ! !

    • cyel
      cyel répond à jma14
      Auteur à Noisy
      • Posté à 12h17 le 06/01/2010
      • Internaute 10395
        Auteur à Noisy

      Abandonner la projection en salles, donc tuer le cinéma. Oui, c’est une idée pour un meilleur cinéma.

      • jma14
        jma14 répond à cyel
        • Posté à 14h07 le 06/01/2010
        • Internaute 31729

        C’est une question d’évolution. Le télégramme a laissé la place au telephone, les files nilons au files en cuivre, ainsi de suite. L’image a commencé avec le cinéma, elle s’est démocratisée dans les foyers avec la télé et les ordi.
        Le cinéma s’est regardé un film sur un cran écran ! Ca n’est pas la fin du monde si les gros et gras occidentaux (dont je fais partis) ne voient plus leur film sur grand écran. D’autant plus que les vidéos projecteurs et les plasmas sont rentrés dans les foyers

        Ca n’est pas un recul au vue des 300.000 années de l’évolution de l’homme !

        Nous sommes en train de parler de film d’art, pas des gros films commerciaux, dont je pourrais comprendre à la rigueur et encore, l’argument « effets spéciaux » vu sur grand écran. Comme vous l’avez lu je propose plutôt d’injecter cet argent dans la réalisation, plutôt que dans le support. Je pense qu’il est plus interressant pour l’industrie du cinéma de réaliser des DVD de 10 ou 20 courts métrages, afin de démocratiser ce type de cinéma et donner plus de chance à des réalisateurs qui n’ont pas d’argent.

        Le cinéma est devenu à mon sens une forme de confort nostalgique. Je pose donc la question combien coûte ce confort en terme de subvention ? C’est tout. Ma réponse n’a pas valeur de vérité. Elle lance une piste de réflexion dont nous manquons souvent en occident.

         
        • Keldan
          Keldan répond à jma14
          Now future & karpe diem
          • Posté à 14h43 le 06/01/2010
          • Internaute 5164
            Now future & karpe diem

          Je suis bien d’accord avec toi.

          Quel est l’intérêt d’une salle de cinéma ?
          Chez moi j’ai du gros son, moins puissant que dans un ciné mais j’ai pas besoin d’être assourdi pour apprécier.

          De même que l’écran, il est plus petit qu’au ciné forcément mais vu qu’on est bien plus près la taille peut être proportionnellement la même si on a investit dans un grand écran.
          En plus au ciné on est soit trop près et ça flingue les yeux, soit trop loin et on en profite pas pleinement, soit sur le bords et on a mal au cou à la fin.

          Chez soi on peut regarder le film cinquante fois pour le même prix et on peut basculer de la VO à la VF. Et le mieux c’est que si on a envie de pisser, on peut mettre sur pause ou taper la discute avec son voisin sans faire chier personne.

          Au ciné, on doit supporter les autres qui font du bruit ou bloque la vue, il faut être présente à une heure précise, faire la queue pour acheter le ticket, se fader la pub et surtout on est trop mal assis et y’a pas de place pour les jambes.

          Le seul avantage du cinéma est d’être un lieu neutre, où un type peut amener une gonzesse car si il l’amène à la maison elle saura où il habite, sa mère la verra, sa femme la verre, etc.

          • Grand Ole Opry
            Grand Ole Opry répond à Keldan
            http://www.bbaptiste.blogspot. (...)
            • Posté à 15h58 le 06/01/2010
            • Internaute 80249
              http://www.bbaptiste.blogspot. (...)

            C’est en effet une définition primaire du cinéma -et que je ne critique pas par ailleurs- qui ne serait rien d’autre qu’un divertissement que vous donnez là. En effet, vous n’avez pas franchement intérêt à vous y déplacer à part pour tripoter votre future petite amie, si c’est votre conception des choses.

            Mais le cinéma étant selon moi avant tout un art, je n’arrive pas à comprendre qu’on puisse vouloir en arriver là.

            L’intérêt d’une salle de cinéma, c’est l’intérêt d’une salle de musée. Proposer du neuf, de l’expérience, du chef d’œuvre classique, de l’émotion, du divertissement, aussi, parfois. Créer une émulsion artistique afin d’encourager les cinéastes à avoir de l’audace, à créer le cinéma de demain. Et proposer aux gens des films qu’ils n’achèteraient jamais en DVD, car ils n’en auraient jamais entendu parler.

            J’ai la chance d’habiter dans un quartier de Paris où les cinémas d’art et d’essai, comme le Balzac, sont nombreux. Quel régal ! Et quel dommage qu’il n’existe que très peu de salles de ce genre ailleurs qu’ici, les patrons de ces salles se battant comme des dingues pour que l’état n’abandonne pas les derniers vestiges provinciaux de l’industrie indépendante.

            Clin d’œil à Eddy Mitchell, au passage.

            • Keldan
              Keldan répond à Grand Ole Opry
              Now future & karpe diem
              • Posté à 16h12 le 06/01/2010
              • Internaute 5164
                Now future & karpe diem

              Et qu’est ce qui empêcherait un vendeur de DVD, ou un vidéo-club (cent fois mieux que l’achat) de faire la même chose ?

              Mon ancien vidéo-club avait un type tout à fait dans cette veine. Il savait que j’adore les polars, et n’hésitait pas à me conseiller tel ou tel film, à côté desquels je serais passé si on ne m’en avait pas parlé.
              Sans oublier qu’aujourd’hui il n’est pas difficile de tout connaitre sur tous les films. Par exemple quand je télécharge, je parcours toute la liste des trucs disponibles, et je vérifie sur un site web ce qu’est chaque film afin de ne pas louper quelque chose qui pourrait être bien.

              La salle de cinéma n’est pas mieux pour ça. Si je connais rien sur les films, avoir dix vingt affiche face à moi ne m’aidera pas plus à choisir. J’irai au hasard, au mieux en lisant le résumé, bref aussi aléatoire que d’être en face des boitiers de DVD.

              Le cinéma est un art, c’est certain. Mais c’est le film qui est artistique, pas la salle de cinéma !

            • jma14
              jma14 répond à Grand Ole Opry
              • Posté à 17h15 le 06/01/2010
              • Internaute 31729

              « Mais le cinéma étant selon moi avant tout un art, je n’arrive pas à comprendre qu’on puisse vouloir en arriver là. » On parle bien du support, c’est à dire de la salle. Je ne voix pas l’art dans une salle rempli de fauteuil. L’art est sur la pelicule.

              « Créer une émulsion artistique afin d’encourager les cinéastes à avoir de l’audace, à créer le cinéma de demain. Et proposer aux gens des films qu’ils n’achèteraient jamais en DVD, car ils n’en auraient jamais entendu parler. » Ce n’est pas le fait que le film va être diffuser sur grand écran qui va faire que les réalisateurs et les acteurs vont être meilleur. Il y a un potentiel et une puissance de frappe des vidéo club en France 1000 fois plus important que ces quelques salles.
              Il y a seulement une transition à faire, probablement douloureuse.

              • go_hu
                go_hu répond à jma14
                physicien
                • Posté à 17h46 le 07/01/2010
                • Internaute 100944
                  physicien

                Personnellement, je ne regarde jamais de DVD. Pourtant j’en ai mais je n’ai jamais envie de les voir et lorsque les mêmes films passent à la TV, là je les regarde ! (bêtement !)
                En fait, je crois que le fait d’être diffusé donne de l’importance à la chose... J’adore aller au cinéma et la présence des autres -qui a l’air de vous nuire et je comprend vos arguments- au contraire me plait.
                c’est étrange mais... Oui, j’aime payer pour voir un film que j’aurais pu voir gratos chez moi avec en plus, la tête du grand devant moi, le bruit des popcorn, les commentaires des ados, les cris des groupies, les soupirs des gens qui s’ennuient et les rires des fans...

        5 autres commentaires
  • theshadedcucumber
    theshadedcucumber
    justicier potager
    • Posté à 12h01 le 06/01/2010
    • Internaute 93575
      justicier potager

    Il est dommage et assez triste de constater que les cinémas indépendants ne vivent que grâce aux subventions. A terme, c’est le risque de perdre son identité, les exploitants devenant peu à peu des fonctionnaires dont la programmation pourrait bien un jour être dictée par leur employeur : l’Etat ! Même si nous avons la chance de vivre dans un pays qui défend la liberté d’expression, on ne sait jamais ce qui peut arriver et il faudrait se méfier de cette « fonctionnarisation ».

    Par ailleurs, on peut aussi se demander si l’octroi de subventions à un cinéma fréquenté par 156 000 personnes par an (en considérant des spectateurs uniques à chaque place vendue, mais en réalité on est sans doute plus proche des 20 000 / 30 000) répond bien à un objectif d’intérêt général : les impôts et taxes finançant ces subventions ne seraient-ils pas mieux dépensés ailleurs (logement...). Il y a sans doute un intérêt à conserver un lieu tel que le Balzac, mais est-ce plus important que d’autres causes ?

    • heretok
      heretok répond à theshadedcucumber
      citoyen hors-service
      • Posté à 12h29 le 06/01/2010
      • Internaute 62306
        citoyen hors-service

      Si tu (Je te tutoie, on est entre riverains après tout) me le permet je répondrai à ton derniers paragraphe et ta question :

      Peut-être que ces subventions sont de trop et peut-être qu’on ferait mieux d’aider d’autres gens « plus » (difficile de quantifier un truc pareil) dans le besoin.
      Cela étant dit venir dire ça ici pour un ciné indépendant qui essais tant bien que mal de survivre, de produire quelque chose de bon pour la société (culture, lien social) alors que nos gentils et attentionnés gouvernants gaspillent par millions le pognon en sondages, déplacements en avions, gardes du corps etc etc, c’est limite indécent.

      Alors mille fois oui pour une réduction des budgets et des coupes franche dans les subventions mais là où le pognon est vraiment et ce n’est certainement pas ici.

    • Sowinski
      • Posté à 13h01 le 06/01/2010
      • Internaute 45555

      Ce mythe que parce que l’on est subventionné par l’Etat on perd son indépendance...
      Mythe corolaire de celui qui veut qu’être livré au seul marché (i.e. à des intérêts privés) garantit nécessairement plus d’indépendance. Complètement risible pour qui s’intéresse à un secteur comme celui des médias, où l’enjeu de la liberté d’expression est le plus fort.

      Faut arrêter, c’est pas parce qu’un cinéma est subventionné qu’on va le forcer à passer les films où tournent Clavier et Johnny pour faire plaisir au pouvoir et lui interdire de passer la Bataille d’Alger ou que sais-je.
      « Fonctionnarisation » là je commente même pas, c’est plus du mythe c’est du fantasme idéologique pur et dur.

    • alberich
      alberich répond à theshadedcucumber
      fumiste
      • Posté à 13h28 le 06/01/2010
      • Internaute 84604
        fumiste

      Sans subventions vous n’auriez qu’Avatar à voir dans toutes les salles à 100 km à la ronde.

      De tous temps l’art a toujours eu besoin de mécènes pour s’exprimer, concernant le cinéma ceci concerne la diffusion et donc les salles.

      Bah sinon l’argument du logement je le met dans la catégorie des « biafrais qui ne mangent pas à leur faim » pour convaincre les gosses de finir leur soupe. Malgré les disparités sociales et la misère de certains, nous ne vivons pas dans une société où l’individu est en quête permanente de la satisfaction de ses besoins élémentaires de survie.

      • theshadedcucumber
        theshadedcucumber répond à alberich
        justicier potager
        • Posté à 13h47 le 06/01/2010
        • Internaute 93575
          justicier potager

        Je suis assez d’accord avec vous, et en réalité, mon propos n’était pas de poser moi-même la question, mais plutôt de relayer une question que l’on entend souvent à propos de ce type de subvention.

        Pour ma part, je suis surtout un peu déçu que ce genre de cinémas aient besoin des subventions pour vivre, car au fond cela signifie soit qu’il n’a pas un public suffisant, soit qu’il n’a pas un public prêt à payer le prix « réel » d’une place. La réalité est probablement surtout la première solution. Et c’est dommage...

  • houps
    houps
    Au fond à gauche
    • Posté à 12h47 le 06/01/2010
    • Internaute 90522
      Au fond à gauche

    J’ai fait un stage dans un cinéma de village près de Marseille. J’ai constaté que le public préféré aller dans un multiplexe et se taper 1 h de route de plus, pour voir un film déjà à l’affiche dans le village.
    Tout est là...

    • Keldan
      Keldan répond à houps
      Now future & karpe diem
      • Posté à 14h46 le 06/01/2010
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      Quand j’étais mioche, on allait au ciné du village. C’était le bonheur : son mono, mur blanc crado comme écran, chaise en plastique...

      C’était vraiment ingrat de notre part de fuir ce merveilleux cinéma une fois le permis en poche pour aller dans des vrais cinémas...

    • theshadedcucumber
      theshadedcucumber répond à houps
      justicier potager
      • Posté à 19h19 le 07/01/2010
      • Internaute 93575
        justicier potager

      Oui, les gens veulent du confort. Les cinés indépendants sont souvent vieillots et pas très propres, alors que les multiplexes proposent des salles neuves, de l’espace aux jambes et un son/image au top. Difficile de demander aux gens de choisir le petit ciné vieillot dans ces conditions.

      (en même temps, je dis ça, mais l’an dernier j’ai du aller plus souvent dans des petits cinés pourris que dans des multiplexes...)

  • Alfcmoa
    Alfcmoa
    c'est pas toi
    • Posté à 12h50 le 06/01/2010
    • Internaute 100775
      c'est pas toi

    Un truc que je trouve génial en france ce sont les aides et les subventions pour a peut près tout. C’est bien, mais ...

    Si on fait les comptes sur la subvention CNC :

    Recette faite au guichet : 861 500 euros
    dont 10.73% vont au CNC ce qui fait 81 708.95 euros

    le CNC reverse au cinéma « 64 800 euros au cinéma au titre d’ »aide aux salles maintenant une programmation difficile face à la concurrence »

    Une différence donc de 16908.95 euros... Pourquoi ne laisse ont pas l’argent au cinéma plutôt que de le perdre dans de lourds frais de gestion...

    • Bison
      Bison répond à Alfcmoa
      des prairies ...
      • Posté à 14h22 le 06/01/2010
      • Internaute 24506
        des prairies ...

      parce que l’argent prelevé par le cnc repart dans les filières de production française (par producteur pro rata du nombre d’entrée...) donc ce travail doit être fait coute que coute. Donc si ce que vous appelez les frais de gestion sont seulement les frais bancaire d’un transfer de fond ... ils sont probablement inférieur à ceux d’une analyse financière débit/crédit d’un cinéma et transfer du différentiel ...
      enfin je pense...

      • Alfcmoa
        Alfcmoa répond à Bison
        c'est pas toi
        • Posté à 17h03 le 06/01/2010
        • Internaute 100775
          c'est pas toi

        Ou alors exonérer les cinéma type art et essais éligible à cette subvention de la part du CNC. Comparer à ce que dois payer un cinéma de type multiplexe, 16 000 euros doit être une goute d’eau.

        Goute d’eau plutot intéressante pour un petit cinéma comme celui là.

        Et les frais de gestions doivent sans doute être plus important qu’un simple transfert de fond. Il faut payé des personnes pour vérifier, calculer, prélever, reverser tout cet argent ...

        Optimisation des coûts en somme.

         
        • Bison
          Bison répond à Alfcmoa
          des prairies ...
          • Posté à 19h14 le 06/01/2010
          • Internaute 24506
            des prairies ...

          C’est justement ce qui est dit ; les personnes pour vérifier, calculer etc. on devra les payer de toute façon car le soutien automatique est calculé en fonction des entrées salles ... ce que vous proposez conduit à sortir les salles « art et essais » des circuits de financement de la production, donc hors du marché... Or le marché c’est la vie et le cinéma plus difficile à rentabiliser ne doit surtout pas s’en écarter ... à mon avis

        1 autres commentaires
  • alberich
    alberich
    fumiste
    • Posté à 13h17 le 06/01/2010
    • Internaute 84604
      fumiste

    15 000 de bénéf pour 1 426 385 de recettes. Voilà un bilan que je pourrais signer des deux mains ...

    Plus sérieusement, une chance que les locaux soient bien situés et se prêtent à l’organisation d’évènements sans lesquels ce cinéma pourrait mettre les clés sous la porte.

  • patroc
    • Posté à 13h22 le 06/01/2010
    • Internaute 10914

    Rue89, vous allez empocher 249000 euros de subventions de l’état (nos sous) en 2010, et ce n’est qu’un début ! .. Vous qui vous revendiquez libre de toute pression, pourquoi acceptez-vous cet argent du gouvernement ? .. Pourquoi ne pas le demander à vos lecteurs ou faire payer votre site ? .. Ne serait-ce pas plus libéral et surtout plus favorable à la liberté de ton que vous défendez ? .. Vous me décevez et d’ores et déjà, par cet acte complice de l’oligarchie en marche, je connais votre futur ! .. Je vous quitte, vous comme d’autres sites (certains dejà payants, la double peine !), hypocrites et férocement intéressés.. Distribuer la bonne parole gouvernementale et calmer l’esprit du peuple, tels sont vos devoirs à présent ! .. L’information est ailleurs dorénavant.. Tchao..

    • Keldan
      Keldan répond à patroc
      Now future & karpe diem
      • Posté à 14h49 le 06/01/2010
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      Si je comprends bien cette logique, la prochaine fois que tu seras malade, tu seras à aux ordres de l’état qui paiera tes congés maladies, ton toubib et tes médocs : D

    • heretok
      heretok répond à patroc
      citoyen hors-service
      • Posté à 16h37 le 06/01/2010
      • Internaute 62306
        citoyen hors-service

      Lire autre chose que 1984 de temps en temps ça peut pas faire de mal non plus hein..

  • ec1-london
    ec1-london
    I fight poverty, i work...
    • Posté à 14h53 le 06/01/2010
    • Internaute 7771
      I fight poverty, i work...

    Une division toute bete.......
    540.000 de salaires et charges sociales divises par 13 salaries (les 12+lui-meme).... €41,538 par personne en moyenne, sachant que tous ne travaillent pas a plein-temps et que des professions style « caissiers », « assistants » et/ou « controleurs » sont loin de gagner ces sommes , on parle de €3500 brut mensuel(je ne connais pas la remuneration d’un projectioniste) et les comptables sont normalement externes donc leur remuneration ne rentre pas dans la meme assiette...... je me demande sincerement quel est le ou les revenus qui alourdissent autant ce chiffre....

    • Ryuu
      Ryuu répond à ec1-london
      Informaticien parisien
      • Posté à 15h49 le 06/01/2010
      • Internaute 28569
        Informaticien parisien

      Vous négligez les charges sociales, qui relèvent de calculs compliqués mais sont très loin d’être négligeables...

      • ec1-london
        ec1-london répond à Ryuu
        I fight poverty, i work...
        • Posté à 15h59 le 06/01/2010
        • Internaute 7771
          I fight poverty, i work...

        Non non, merci de votre contribution mais j’incluais aussi ces charges.
        Le total des charges (salariales+patronales) se situe entre 19.04% et 45,04%, meme au taux maximal sur, disons 50% de l’assiette, cela represente des salaires vraiment au dessus de la moyenne pour des « postes de bases »......

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