Les Anglais ont bien cherché, ils n'ont pas trouvé le point G

Le « point G » n’existerait pas, nous apprennent des scientifiques britanniques. On s’en doutait un peu : le point G, c’est un peu comme le Graal, dont il partage la capitale : magique, mais jamais atteint avec certitude.
Les sexologues acceptaient jusque-là, généralement, l’existence de cette zone érogène, mais acceptent aussi l’idée qu’on ne la prouverait jamais.
Les scientifiques du King’s College de Londres ont joué les iconoclastes du point G.
Ils ont travaillé sur 900 couples de jumelles, souhaitant vérifier si de « vraies » jumelles, qui partagent les même gènes, donneraient plus souvent des réponses identiques sur leurs zones de plaisir que les « fausses » jumelles.
« L’idée du point G est subjective »
Mais l’étude a montré que même les vraies jumelles avaient des réponses très différentes. Conclusion de Tim Spector, professeur d’épidémiologie génétique, qui a codirigé ce travail, publié dans le Journal of Sexual Medicine :
« C’est de loin la plus large étude jamais menée, et elle montre de façon assez solide que l’idée du point G est subjective. »
Le point G a été popularisé en 1982. Son nom, G, est un hommage au sexologue Ernest Gräfenberg, qui a étudié la sexualité féminine dans les années 50. Au début des années 80, il avait fait l’objet d’une frénésie d’articles dans les quotidiens et hebdomadaires français, illustrés par des schémas pas très glamour (voir ci-dessous).
Etait-ce une percée majeure dans la sexualité féminine ? Ou une vision mécaniste pour rassurer les hommes ?
Dolto amusée par le point G
Mais finalement, cette mode du point G avait selon Dolto quelque chose de bon :
« Je pense que c’est intéressant parce que cela permet aux gens de chercher leur géographie ensemble. C’est déjà quelques chose, on leur dit : il y a quelque chose à chercher. » (Voir la vidéo)
- 41494 visites
- 140 réactions















3








informaticien
informaticien
Il y a deux problèmes...
Déjà, supposer qu’il n’y aurait qu’un unique point de plaisir chez la femme. Ou éventuellement deux, mais il vaudrait choisir son camp (clitoridienne ou vaginale). L’homme aurait droit à une bonne demi-douzaine de points de plaisir (gland, frein, périnée, anus, prostate...) mais la femme n’en aurait qu’un ou deux ?
Et ensuite, supposer que ces points seraient purement mécanique et qu’il n’y aurait pas besoin de les érotiser. Avoir une masse de récepteurs nerveux dans un point du corps n’en fait pas automatiquement un lieu de plaisir sexuel ! Autrement, nous aurions des orgasmes en touchant nos doigts ou notre langue... Et inversement, on peut érotiser une zone par ailleurs pas particulièrement prédisposée : c’est ainsi que certaines femmes peuvent arriver à l’orgasme via la fessée. Comme l’anus, on peut supposer que le point G suppose une érotisation préalable pour être activé. Et que même chez les vraies jumelles, cette érotisation, qui est de l’acquis, ne se déroule pas de manière identique...




Partager