A débattre 04/01/2010 à 16h57

Grippe A : comment évaluer le coût du principe de précaution ?

Guillemette Faure | Journaliste


En prévision d’un pic de grippe A, 94 millions de doses de vaccins avaient été commandées par la France, qui cherche à les revendre aujourd’hui et qui a résilié les commandes de 50 millions de doses de vaccin anti-grippe A, comme annoncé lundi soir sur TF1 par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. Le député UMP et professeur de médecine Bernard Debré dénonce « le principe de précaution poussé à l’extrême stupidité ». Mais comment savoir jusqu’où apprécier le principe de précaution ?

« Personne n’a envie d’être le prochain Fabius »

Dominique Bourg, professeur à l’université de Lausanne, directeur de l’Institut des politiques territoires et de l’environnement :

« Il y a un côté ridicule aux critiques actuelles. On sait que les épidémiologistes de l’OMS s’attendent à une méchante pandémie. On a à l’échelle générale des indicateurs qui montrent qu’on est en situation critique, dans un état sanitaire fragilisé par le vieillissement, avec des souches qui résistent aux antibiotiques.

Imaginons que le H1N1 ait mal tourné. Imaginez le tollé si on n’avait pas pris ces mesures. Le risque, c’est que le prochain responsable, de peur de se faire taper dessus, sous-estime les moyens... et se fera taper dessus.

L’application du principe de précaution s’explique en France parce qu’on a eu des mésaventures sur le plan sanitaire. En 1993, 53% des contaminés (au VIH) par transfusion sanguine étaient français. Ça a beaucoup marqué les autorités françaises. Personne n’a envie d’être le prochain Fabius.

On l’a vu en 2000 avec la vache folle quand des mesures très fortes ont été prises en France. La seule leçon à tirer de cette affaire, c’est que si on rentre dans une période de risques sanitaires, les pouvoirs publics n’ont pas des moyens infinis.

On ne peut pas répéter à l’infini l’opération qui a eu lieu. On sera obligé d’avoir un investissement plus faible. Dans un contexte dans lequel on a de bonnes raisons de craindre une pandémie forte, on peut tirer toute sorte d’enseignements de cette mobilisation grandeur nature.

Le drame du principe de précaution, c’est que quand il réussit, les gens ont l’impression qu’on a agi pour rien, quand il triomphe on a l’impression qu’il ne sert à rien. Alors que justement, c’est parce qu’on a pris des mesures. »

« On ne fait pas assez d’analyses coûts-bénéfices »

Nicolas Treich, économiste à l’Ecole d’économie de Toulouse, spécialiste de l’économie de l’environnement :

« Quand on réfléchit aux dépenses publiques, il faut mettre en rapport les coûts et les bénéfices attendus des différents projets. Les budgets qu’on peut allouer à la prévention ne sont pas infinis, surtout en période de déficit.

Au niveau individuel, on fait des arbitrages. Par exemple, je suis prêt à m’exposer au risque des ondes magnétiques parce que je veux utiliser mon téléphone. Si c’est trop coûteux pour moi d’investir dans la sécurité, je vais prendre des risques. C’est pour ça, par exemple qu’on ne roule pas dans des tanks sécuritaires.

Ça a du sens que nos choix publics reflètent nos choix individuels, nous vivons dans une démocratie. L’ensemble des risques auxquels nous faisons face est très important : risque de santé, risque environnemental...

Quand on fait plus de prévention dans un domaine, ça en limite dans d’autres.
Il faut définir des critères pour faire les meilleurs choix possibles, regarder les différents coûts des mesures : ça permet d’éviter des erreurs faites dans le passé.

Par exemple, aux Etats-Unis, au début des années 80, après le film Erin Brockovich, l’EPA a massivement investi dans la dépollution des sols alors que les experts disaient que c’était un risque modeste. Aujourd’hui, on a l’impression que ce programme a été inefficace : le coût par cancer évité a été supérieur à un milliard de dollars.

A contrario, il y a des risques qu’on ne prévient pas assez, par exemple les risques liés aux accidents du travail et à la sécurité routière.

En France, on a un retard dans l’évaluation. On n’évalue pas bien les analyses publiques, on ne fait pas assez d’analyses coûts-bénéfices. Heureusement, la France est en train de rattraper son retard. Une loi effective depuis 2009 oblige à faire des études d’impact pour toute nouvelle loi et la faire passer au Conseil d’Etat et au Parlement. Ça va dans le sens d’une évaluation plus systématique des projets publics. On va dans le bon sens. »

► Mis à jour le 4/1/2010 à 20h42, après l’intervention sur TF1 de Roselyne Bachelot.


Dessin de Na

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  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon répond à ZonZon la MouChe
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 22h14 le 04/01/2010
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Et imaginez seulement que ces 5 000 000 de personnes vaccinées commencent à développer en plus, des symptômes liés aux éventuels effets indésirables de ce vaccin mal embouché, car préparé à la va-vite, sans le recul des essais cliniques utiles, voire indispensables :

    ° Puisque juridiquement, tout le monde a été mis à l’abri des poursuites !

  • AlfredoGarcia
    • Posté à 17h55 le 04/01/2010
    • Internaute 47461
      Rien

    « Personne n’a envie d’être le prochain Fabius », c’est une des réponses possibles, mais cela n’a rien à voir avec de la politique, c’est de la panique.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 00h19 le 05/01/2010
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    « Comment évaluer le coût du principe de précaution ? »
    Un fois de plus le bouc émissaire a été trouvé, l’EXPERT
    Comme pour le désastre du sommet de Copenhague, le politique se réfugie derrière son petit doigt pour se cacher de ses propres incompétences sanitaires et économiques
    Contrairement à toutes logiques démocratiques, le contenu des contrats qui lient les fabricants du vaccin H1N1 et l’État Français est tenu secret, notamment en terme de recours juridiques mais aussi en matière de retour des doses de vaccins non utilisées.
    Beaucoup de pays (Belgique, Espagne,....) n’ont été livré que de la quantité utilisée, la France se voit dotée de 89 millions de doses supplémentaires inutilisées.
    Le principe de précaution a bien été appliqué, mais pour les marges de l’industrie pharmaceutique.
    Dans certains pays non démocratiques, le ministre de la santé en place aurait été condamné au châtiment suprême pour bien moins que cela, dans un pays anglo saxon il aurait démissionné, en France,il sera certainement élevé au rang de ministre d’État

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 18h04 le 04/01/2010
    • Internaute 82025
      non connue

    Il est évident qu’on ne peut pas critiquer l’action du Ministère de la santé, en date de septembre, avec en main les données de janvier.
    Et par conséquent, le Tamiflu, les masques et autres vaccins devaient être approvisionnés.

    Mais allons au bout du raisonnement :

    Pour le sang contaminé, l’essentiel du scandale a porté sur le fait d’utiliser des produits non chauffés, meilleur marché, plutôt que des produits chauffés, disponibles.
    En septembre, on savait que dans le vaccin contre la grippe, c’était les adjuvants qui comportaient le plus de risques.
    Et qu’a-t-on fait ?
    Exactement la même erreur que pour le sang contaminé : pour des raisons de gros sous ou de « préférence nationale », on a pris le risque d’approvisionner des vaccins avec adjuvant. Alors que des vaccins sans adjuvants étaient envisageables.

    Alors maintenant dites-moi : le principe de précaution a-t-il été appliqué ?

  • Asclepieia
    Asclepieia
    Interne de Santé Publique
    • Posté à 18h07 le 04/01/2010
    • Internaute 32473
      Interne de Santé Publique

    Attention quand même à ne pas tomber dans le piège tendu par l’UMP concernant cette polémique. En tapant sur les quantités astronomiques de vaccins, masques et tamiflu achetés par la France, on ne fait le procès que d’une trop grande prudence et d’une mauvaise gestion de l’argent publique. Ce qui est grave mais qui sera toujours atténué par le fait qu’il fallait prendre des précautions.

    Par contre, il faut clairement poser la question des conditions d’achat de ces produits de santé, de leur utilisation pour le moins chaotique durant la saison épidémique, de l’organisation centralisée et étatique du dispositif de vaccination qui a abouti à ce que nous soyons le pays développé avec le plus faible taux de vaccination et de la pression exercée sur les médecins par le Ministère pour écouler les stocks de Tamiflu... Voila les vrais questions auxquelles devraient répondre la Cours des Comptes ou une Commission d’Enquête Parlementaire.

  • Jean Meyran
    Jean Meyran
    lecteur attentif (du moins, j' (...)
    • Posté à 18h10 le 04/01/2010
    • Internaute 65607
      lecteur attentif (du moins, j' (...)

    Comparer H1N1 avec le sang contaminé, c’est juste obscène.
    Les responsables des transfusions savaient que les lots étaient contaminés...

    Si on veut faire une comparaison plus pertinente c’est la canicule de 2003 qui s’impose : pour éviter d’être aussi ridicule que le pauvre Mattei en chemisette, on a mis un milliard sur la table, c’est tout

    A posteriori, c’est une connerie, a priori c’était pour le moins ambitieux (suffit de diviser 50 millions de personnes par le nombre de personnes sachant faire une piqure...)

  • sarahappy
    • Posté à 18h16 le 04/01/2010
    • Internaute 9117

    C’est la facon ump/orwellien « doubletalk » de présenter les choses...

    mais pour nous autres, posons la question suivante : à qui profite la crime ?
    regardez le nombre d’affaires qui entourent déjà le nabot :
    tapis a eu ses milliions,
    frere a eu le gros lot (souvenez vous des premiers mois du mandat et la vente gdf)
    et rebingo pour frere avec la vente de quick qui vaut 300millions et racheter par le nabot pour 800 millions - où sont partis les 500 millions ? ? ? la justice française a été écarté par le nabot mais la justice belge poursuit l’affaire)..
    donc par quel parcours a suivi l’argent de cette transaction pour que le nabot puisse en mettre plein les poches ? qui fabrique et vend ces doses ? qui sont leS intermediaireS ?

  • Claude-le-breton
    • Posté à 18h18 le 04/01/2010
    • Internaute 30706

    Je serais curieux de savoir de quelle façon et en combien de temps les gens qui ont commandé 94 Mdoses de vaccin avaient prévus de traiter les français : à 6 millions de vaccinations en un peu plus d’un mois, l’année 2010 n’aurait pas suffi.
    Même en augmentant le rendement, 10 millions par mois par exemple, la logistique prévue ne me parait pas à l’échelle du problème posé initialement.

    • letroisièmeoeil
      letroisièmeoeil répond à Claude-le-breton
      conscience déguisée en être (...)
      • Posté à 19h52 le 04/01/2010
      • Internaute 99824
        conscience déguisée en être (...)

      En dehors de toutes les tergiversations sur l’excès ou non du principe de précaution dans cette affaire, ce raisonnement me paraît bien situer l’absence totale de reflexion pratique de Bachelot sur cette affaire. Le gouvernement a de toute façon commandé LARGEMENT plus de vaccins (quatre fois, voire cinq ou six fois trop) que ce qu’il était possible PHYSIQUEMENT de vacciner.
      Honte à toi, Roselyne.

  • Xavier Denamur
    Xavier Denamur
    Restaurateur
    • Posté à 18h22 le 04/01/2010
    • Internaute 48550
      Restaurateur

    Encore une fois dans cette histoire, c’est l’approximation et la précipitation de la politique du gouvernement qui est à remettre en cause. Les services de l’Etat malgré des voix dissonantes ont appliqué au mieux les consignes qui leurs ont été attribuées.
    D’après mes informations, lorsque la campagne de vaccinations a battu son plein en décembre, l’APHP était contre les réquisitions abusives des médecins hospitaliers décidées par le préfet sur ordre du ministère. Cette décision une fois de plus mal réfléchie a entraîné des dysfonctionnements dans les services des hôpitaux aux détriments des patients et des médecins eux mêmes. Ces derniers, à qui il faut rendre hommage, sont sûrement ceux qui ont le plus soufferts dans cette histoire en travaillant quasiment 24 sur 24 pour assurer leur mission de service public.
    Même si « la réquisition » des médecins hospitaliers reste à l’ordre du jour jusqu’en mars, il semble que le manque de candidats à la vaccination a permis de rétablir la bon fonctionnement de nos hôpitaux. Jusqu’à quand ?

  • Fred24
    Fred24
    Rural
    • Posté à 18h24 le 04/01/2010
    • Internaute 89386
      Rural

    Bientôt au nom du principe de précaution on va arrêter de pisser pour éviter la dernière goutte. Y en a marre du principe de précaution.

    Et si la pandémie avait été très grave, avec une forte mortalité etc.....

    Et bien à ma place de Bachelot je ne serais pas fier parce que on a pas été foutu de vacciner plus de 5% de la population avant le pic d’épidémie ! Un truc a avoir deux ou trois million de morts ça. Ca aurait été la panique totale. J’espère qu’on en tirera les enseignements.

  • leymonie
    leymonie
    retraité
    • Posté à 18h43 le 04/01/2010
    • Internaute 68754
      retraité

    comment se fait il que des pays comme l’Angleterreou l’Allemagne qui ont des populations plus importantes aient commandé des quantités moins importantes de vaccin ?
    Comment se fait il que nous ayons payé le prix fort sur une commande deux fois plus importante que chacun de ces pays ?
    Comment se fait il que la date de pour les anglais et les Allemands celle-ci est 2014 voir 2015 ?
    Quand je commande une grande quantité d’un produit et que je négocie,j’obtient des prix c’est lABC du commerce.
    Madame Bachelot si vous aviez tenu compte de ce principe vous nous auriez économisé 94 000 000 d’€.....car vous avez acheté ces vaccins 1€ plus cher que nos voisins avec leur petite quantité

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 18h44 le 04/01/2010
    • Internaute 53186
      inconsolable
    • tvargentin e
      tvargentin e répond à Anastaze
      • Posté à 19h00 le 04/01/2010
      • Internaute 100552

      la gauche toujours la gauche qui se plaint mais si legouvernement n’avaient pas achetés suffisament de vaccins et qu’ il y est plus de morts à cause de ça quesque la gauche aurait dit.

      on a le souvenir de leurs affaires de corruption sur le sang contaminé et la MNEFet beaucoup d’autres mais comme c’est les socialos-communistes ils sont infaillibles.

      « Français vous avez la mémoire courte »

      Lien

      • Compte supprimé le 4 janvier 2
        Compte supprimé le 4 janvier 2 répond à tvargentin e
        Célibataire endurci
        • Posté à 20h35 le 04/01/2010
        • Internaute 99832
          Célibataire endurci

        Je connais de vue un jeune de 26 ans à Pau qui a été foudroyé en quelques jours ...
        « Français vous avez la mémoire courte »
        il ne faut mettre tout le monde dans le même sac ..
        dans la vie il vaut mieux en faire trop que pas assez . alors tant pis si ça a coûté plus chez qu’ailleurs ...

      • leymonie
        leymonie répond à tvargentin e
        retraité
        • Posté à 10h56 le 05/01/2010
        • Internaute 68754
          retraité

        réponse à tv Argentine
        non non,les français n’ont pas la mémoire courte,
        ils se rappele les 15000 mort de la canicule en 2003 quand Juppé était en vacances ainsi qu’un nommé Chirac au frais au Canada et puis si on remonte dans le temps,il n’y a que l’embarras du choix : le scandale de la Villette,le trou des Halles,l’affaire Boulin qui s’est noyé dans 10cm d’eau,les frais de bouche de chichi à la Mairie de Paris,l’affaire Schuler,le scandale des HLM de la Ville de Paris,les faux électeurs de Tibéri etc...etc... et si j’osé en 36 la droite qui préférait Monsieur Hitler au front Populaire.

  • progym
    progym
    enseignant
    • Posté à 18h50 le 04/01/2010
    • Expert 96434
      enseignant

    je voudrais savoir : ça coûterait combien 100 000 tonnes de baygon jaune ou de baygon vert ?
    Parce qu’après la grippe H1N1, l’été pourrait nous mettre sous la menace du chicoungougna (excusez l’orthographe approximative). Maladie transmise par les moustiques....
    Moi, je file m’acheter une moustiquaire avant que les stocks soient vidés sur ordre de la préfecture...par principe de précaution évidemment ! ! !

  • Zadig 974
    • Posté à 18h51 le 04/01/2010
    • Internaute 38559

    Il est vrai qu’il y a eu certaines déboires sanitaires aux conséquences politiques que les classes dirigeante et intellectuelle n’ont pas oubliées. La sécheresse aux effets meurtriers, l’affaire du sang contaminé sont encore présents dans toutes les mémoires. Et puis aussi les craintes que nous avons sur les aliments ogm...
    Le problème est que nous avons tendance à tout mettre dans le même panier. Et de justifier par les erreurs d’hier celles d’aujourd’hui.
    Cela vient de beaucoup de facteurs qui empêchent toute expression de la sérénité dans les analyses qui devraient présider à toutes les décisions. Parmi ceux-ci, il semble que le premier de ces facteurs soit le vacarme dans lequel nous vivons.
    La présence perpétuelle du parasitage médiatique paralyse l’esprit de décision. Le politicien peut-il avoir l’oeil rivé ailleurs que sur la courbe de l’institut de sondage ? Si les médias affolent la population en créant l’angoisse de la catastrophe à venir, il est justifié que le dirigeant politique prenne des mesures afin de protéger ses administrés.
    Mais entre deux messages, un qui raisonnablement remet en cause les excès de « principe de précaution », et l’autre qui agite les affres promis d’un fléau point encore advenu, l’élu a-t-il le choix de prendre le temps nécessaire de la réflexion ?
    Il semble que non. La rapidité des performances que les moyens modernes de communication nous assurent, l’idéal de démocratique qui rend la parole de l’expert égale à celle du béotien, la dictature du bon gros « bon sens » compréhensible par tout un chacun, assorti à la perte de confiance générale en les capacités de ceux qui nous gouvernent, tout cela nous conduit inexorablement vers la tyrannie de la bravache expression d’un principe de précaution.
    Et si on se laissait le temps d’exercer la Raison ?
    Et si on devenait intelligents, en France ?

    • Xavier Denamur
      Xavier Denamur répond à Zadig 974
      Restaurateur
      • Posté à 02h20 le 05/01/2010
      • Internaute 48550
        Restaurateur

      Tout un programme en deux questions, j’adhère.
      Yes we can have dream et le réaliser à condition de croire en la possibilité que s’unissent des gens imprégnés du désir de voir triompher l’intérêt général sur l’intérêt particulier. Encore au quatre coins du monde, ces personnes existent et ne demandent peut-être qu’à être réunis pour travailler sur un véritable projet de civilisation. Réfléchissons à de véritables propositions économiques, sociales, écologiques, culturelles et réunissons ces femmes et ces hommes pour former l’équipe d’où émergera naturellement le leader qui remportera les prochaines élections présidentielles.
      La France n’est pas les USA, elle ne pourra pas assurer financièrement et socialement un second mandat d’un président à la solde des intérêts des puissants.
      Evitons le désastre, agissons.
      Xavier and the spirit of a reste orateur libre.

  • lapinot
    lapinot
    chômiste
    • Posté à 19h01 le 04/01/2010
    • Internaute 77334
      chômiste

    Le cancer du sein tue 10 000 femmes par an en France... J’aimerais être sûr qu’en matière de prévention et dépistage on n’applique pas une logique économique du genre « combien ça couterais ? 500 millions ? le double ? t’es fou, et pour sauver combien de vie ? pas rentable, coco, et pis ça intéresse pas les médias... on s’en fout... »
     : -(

  • tvargentine-
    • Posté à 19h05 le 04/01/2010
    • Internaute 17486

    Il vaut mieux un bon principe de précaution que pas du tout

    Les trops nombreux scandales sanitaires,avec les milliers de morts sont là pour le démontrer

    Oui,ce gouvernement à eu raison

    Non,la reaction de ce qui reste du « PS » est répugnante rien qu’au regard des morts du sang contaminé et d’un véritable principe de précaution

    Lien

  • désinscrit-
    • Posté à 19h06 le 04/01/2010
    • Internaute 736

    « Il y a un côté ridicule aux critiques actuelles. On sait que les épidémiologistes de l’OMS s’attendent à une méchante pandémie....
    Evidemment en partant d’un postulat aussi “fragile” et manipulable on peut tout justifier.

    Quand à nous traiter de ridicule parcequ’on critique, déjà c’est incorrect, ensuite “on” critique depuis le début. Enfin, peut être que le prochain coup le responsable prendra peut être une décision trop timide mais en faisant le même ramdam la majorité de la population se méfiera (c’était d’ailleurs la première des critiques déjà ce coup ci en référence à la campagne de vaccination aux USA en je sais plus qu’elle année).
    T’as qu’à voir 4 millions de vaccinés si ça avait été grave tout le monde buvait le bouillon quand même ! !

  • Clovirus
    Clovirus
    (profette)
    • Posté à 19h16 le 04/01/2010
    • Internaute 98861
      (profette)

    Il a bon dos, le principe de précaution !
    Je ne suis pas persuadée que notre bonne Roseline puisse l’invoquer en ce qui concerne cette affaire car, pour moi, l’application de ce principe exclut que l’on envisage de vacciner toute une population avec un vaccin expérimental, en dédouanant les laboratoires pharmaceutiques de conséquences du type « hormone de croissance », « sang contaminé ».

    (Ce qui amène une autre question : quel sorte de vaccin a été vendu à l’Egypte ?)
    De même, le principe de précaution suppose que l’on informe les gens des risques réels qu’ils courent et non pas qu’on les effraie (« je vais vous montrer ce que fait ce virus... ») et qu’on les désinforme.

    Parler du cout du principe de précaution ici n’a aucun sens, car il n’a pas été appliqué.

    • Clovirus
      Clovirus répond à Clovirus
      (profette)
      • Posté à 19h39 le 04/01/2010
      • Internaute 98861
        (profette)

      En fait, si, il a été appliqué : voir l’article de Rue 89 : « Grippe A : des vaccins sans adjuvants commandés, au cas où ».

      Comme ces vaccins sans adjuvant ont été achetés au prix de 6,25 euro la dose et qu’il en a été acheté 800 000 doses, le cout du principe de précaution s’élève en fait à 5 millions d’euros... On est bien loin des 800 millions invoqués...

      Idée : comme cette vaccination s’apparente plus à une expérimentation qu’à autre chose, on pourrait peut-être dire qu’il s’agit de « recherche » et ponctionner les crédits destinés à la recherche et l’innovation en entreprise !
      Elle est pas bonne mon idée ?

      • affreuxjojo
        affreuxjojo répond à Clovirus
        • Posté à 21h50 le 04/01/2010
        • Internaute 29421

        C’est exactement cela. Nous sommes les cobayes d’une expérimentation politique. Ils ont fait la même aux USA. Elle a mal fini.

        La seule différence avec les souris de laboratoire, c’est que nous ferons nous même le bilan après l’expérience et que nous réparerons nous même les dommages. C’est l’inconvénient d’être bêtes
        C’est bien parti pour être une catastrophe pour nous, les souris. Et très fructueux pour les laborantins en chef.

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 19h17 le 04/01/2010
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Drôle de principe de précaution, quand même, lorsqu’on administre à des millions de personnes des doses de vaccin dont on ne connait pas les possibles effets secondaires ! les essais cliniques ne datent que du mois d’août dernier, il n’y a donc aucun recul.

    La chère Roselyne a-t-elle appliqué la « loi de Murphy » dite « loi de l’emmerdement maximum » ?

    1. Rien n’est aussi simple qu’il y paraît.
    2. Tout prend plus de temps que ce que vous croyez.
    3. Tout ce qui est susceptible de mal tourner, tournera nécessairement mal.
    4. S’il existe plusieurs façons pour les choses de mal se passer, c’est celle qui fera le plus de dégâts qui se produira.
    Corollaire : C’est au pire moment que les choses tourneront mal.
    5. Si quelque chose « ne peut tout simplement pas mal tourner », ca tournera mal quand même.
    6. Si vous avez trouvez plusieurs façons pour les choses de mal se passer, mais que vous les avez circonvenues, une autre façon apparaîtra spontanément.
    7. Laissées à elle-mêmes, les choses ont tendance à aller de mal en pis.
    8. Si tout semble manifestement bien se passer, c’est que quelque chose vous a échappé.
    9. La Nature frappe toujours au défaut de la cuirasse.
    10. Mère Nature est une chienne. L’univers n’est pas indifférent à l’intelligence, il lui est activement hostile.
    11. Il est impossible de faire quoi que ce soit à l’épreuve des imbéciles : les imbéciles se montrent toujours si ingénieux !
    12. Si vous décidez de faire quelque chose, il y aura toujours autre chose à faire avant.
    13. Chaque solution apporte de nouveaux problèmes.

    Lien

  • nahera
    • Posté à 19h28 le 04/01/2010
    • Internaute 6180

    Tout d’abord un petit sondage : qui a reçu son bon de vaccination ?
    Le 31 décembre, nous étions 7 de 20 à 75 ans : j’étais la seule à avoir reçu ce fameux bon (et ce n’est pas moi qui suis à risque ! !)

    Et ensuite sur le processus de vaccination : on nous a rebattu les oreilles avec le fait qu’il fallait se vacciner pour protéger les autres et pas forcément soi-même (ce qui semble effectivement logique pour une politique de santé publique). Pourquoi n’ applique t’on pas le même principe pour la grippe saisonnière : de 2500 à 6000 morts par an, il y a sûrement pas mal de vies à sauver, non ? ?

  • Orphee
    • Posté à 19h32 le 04/01/2010
    • Internaute 38496

    Pour avoir vécu ce genre de situation dans une vie antérieure, je sais que que le principe de précaution se mue facilement en principe du parapluie, c’est à dire tout faire pour qu’on ne puisse rien me reprocher à n’importe quel prix.

    Au cas d’espèce, ça y ressemble fort.

    J’ai toujours essayé d’avoir une approche plus réaliste, mais ça n’a pas marché tout le temps.

  • flixp
    flixp
    Aboyeur
    • Posté à 19h34 le 04/01/2010
    • Internaute 34063
      Aboyeur

    entendu sur France Inter hier.

    Nous aurions acheté 10% de la production de vaccins
    Si 94 millions de doses correspnd à 10% des vaccins, on peut évaluer le nombre de vaccins commandé à un milliard.
    Un vaccin coute entre 6 et 10 euros à l’achat. 8 euros en moyenne

    Chiffre d’affaire total : 8 milliards pour les labos.

    Et ils licencient toujours : Lien

    • TienTien
      TienTien répond à flixp
      impavide devant les ruines de (...)
      • Posté à 22h08 le 04/01/2010
      • Internaute 86881
        impavide devant les ruines de (...)

      Oh, mais ce n’est pas tout ! Lu sur Le Figaro ce matin que la France détenait les 2 tiers des stocks MONDIAUX de tamiflu.....

      • flixp
        flixp répond à TienTien
        Aboyeur
        • Posté à 01h09 le 05/01/2010
        • Internaute 34063
          Aboyeur

        j’ai entendu un tiers. Enfin un ou deux tiers c’est tellement considérable que je me demande si le Tamiflu a une réelle efficacité.

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à flixp
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 22h18 le 04/01/2010
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Combien de logement salubres serait-il possible d’offrir aux mal logés ou aux sans abris, avec ces mêmes huit milliards d’€uro ?

      - Les mal logés ne sont pas pris en compte par le vénéré principe de précaution que l’on nous sert à toutes les sauces ?

      • flixp
        flixp répond à Yvon le Zébulon
        Aboyeur
        • Posté à 01h08 le 05/01/2010
        • Internaute 34063
          Aboyeur

        je pensais à la dette des pays pauvres en échelle de valeur. Mais j’avoue avoir du mal à la trouver.

  • Art-35_Constitution-1793
    Art-35_Constitution-1793
    Pour une Republique Bonsensiste (...)
    • Posté à 19h46 le 04/01/2010
    • Internaute 4675
      Pour une Republique Bonsensiste (...)

    Il y a toutefois un problème que personne ne semble soulever : Les doses achetées n’étaient techniquement pas administrables : Tout juste 4 a 5 millions en deux mois = environ 40 mois pour les 94 millions de doses ?

    Je pense que ils ont aussi séchés les cours de mathématiques au gouvernement, après l histoire ?

  • morphee 78
    morphee 78
    médecin
    • Posté à 19h45 le 04/01/2010
    • Internaute 78312
      médecin

    Farces et attrapes , poudre anti-éléphants

    L’illustre Professeur Dominique Bourg qui sévit à l’Université de Lausanne , nous annonce en toute certitude et sans aucun complexe que , parlant de virus , des « souches résistent aux antibiotiques “ .

    Réveillez-moi ! Un virus , quel qu’il soit est totalement insensible aux antibiotiques . C’ une vérité première que tout étudiant de 1ère année de fac connait , y compris en Suisse .
    Après avoir lu de telles stupidités , comment imaginer que les citoyens du monde puissent encore faire confiance dans nos prétendus savants , fussent-ils membres de la divine OMS , temple du prétendu savoir .

    Comment peut-on servir Dieu et Mamon ? Nul ne peut servir deux maitres ou alors , selon notre droit , il y a conflit d’intérêt .

    Le principe de précaution n’est pas la démesure . Ou alors , devant le danger de nous voir envahis par les éléphants , suivons le guide qui vous vendra de la poudre ‘ anti-éléphant , de préférence au prix fort . Et , il est vrai qu’après saupoudrage , nous ne verrons pas d’éléphants dans vos fruitiers et jardins .

    Revenons à nos décideurs qui ont acheté 10% des vaccins du marché ( prétendus anti-catastrophe ) pour vacciner 1 % des Français . Est-cela le principe de précaution ? Ne serait-ce pas plutôt le principe de l’OMC et de ses règles par définition amorales ?

    Et dans cette affaire , dont on nous rebat les oreilles depuis Mars 2009 , que sont devenus les stocks de Tamiflu jalousement gardés par l’Armée comme denrée précieuse et médication d’exception ?

    Je n’ai pas honte d’être Français , mais je n’accepte pas la profonde malhonnêteté de ces gens qui se prétendent éclairés et qui , profitant de leur carnet d’adresse , font fortune sur le dos des plus faibles .

    Bachelot , je te vois .

    Morphée .

  • PHAR50
    PHAR50
    médecin hospitalier
    • Posté à 19h54 le 04/01/2010
    • Internaute 58937
      médecin hospitalier

    Il faut arrêter de tourner autour du pot : la commande de 90 millions de doses est un scandale de stupidité politique, médicale, économique et , on ne peut donc plus s’empêcher d’y penser, suspecte de prévarication .
    Quel que soit l’objectif affirmé, vaccination massive ou ciblée, ce choix est indéfendable :
    1°) celui d’une vaccination massive ( 45-50 millions de Français !) : en moins de trois mois et alors que l’épidémie a déjà commencée, aucun modèle organisationnel n’est valide et encore moins réalisable sauf à déclarer la loi martiale .
    2°) celui d’une vaccination ciblée : pour les personnes à risque et celles essentielles au maintien de l’action de l’état et de ses services régaliens, estimons 20 millions de personnes, la commande de 90 millions de doses est évidemment aberrante, même sur la base de 2 injections .

    Alors pourquoi cette incroyable et grotesque décision ? - je vous le rappelle, 10% du total des doses mondiales commandées le furent par la France - . Ce ne peut être que pour de mauvaises raisons : poker et indécence politiques, collusion politico-économique et réseaux professionnels proches historiquement de la ministre qu’il est impossible de ne plus suspecter – observons ces futures activités quelques mois après son départ du ministère …écran de fumée devant nos autres défis et menaces..

    N’oublions pas non plus et pour finir les deux dernières inepties au titre des choix suspects ou inacceptables :
    1°) celui de proposer le traitement par Tamiflu – qui ne se vendait plus beaucoup faute d’indications, et la grippe A n’en est pas une, sans parler des effets secondaires nombreux et inacceptables lorsque l’indication n’est pas formelle . En fin de compte, il n’en aura été très peu prescrit .
    2°) celui de taxer autoritairement nos mutuelles à hauteur de 500 millions d’€ alors que ces dernières étaient prêtes à participer à l’effort financier en remboursant une partie du vaccin , par patient et acte comme elles le font pour nos soins . Il paraît que cette solution fut estimée trop compliquée par le premier ministre qui préféra ce hold-up forfaitaire : 500 millions garantis ! A n’en pas douter, si la revente des excédents vaccinaux est un succès, la ponction financière de nos mutuelles sera minorée dans les mêmes proportions !

    Quand j’observe ce qui se fait dans ce domaine de la santé où je prétends à quelques aptitudes critiques, je m’angoisse en évoquant les choix économiques et politiques pour lesquels je n’ai aucune prédisposition d’analyse .

    • jivé13
      jivé13 répond à PHAR50
      salarié comme plus de 90%des (...)
      • Posté à 02h46 le 05/01/2010
      • Internaute 52558
        salarié comme plus de 90%des (...)

      Je souscris entièrement à votre démonstration. Au passage, je constate que les médecins de terrain comme vous sont malheureusement trop peu nombreux à s’exprimer ici.

      Quant au « hold up forfaitaire des 500 millions garantis » à l’encontre des mutuelles,il suffit de rappeler ceci :
      Quand le Gouvernement a pris cette décision, il savait bien que la grande majorité des médecins de terrain était bien décidée à ne proposer le vaccin qu’aux personnes à risques telles qu’elles sont listées dans le calendrier vaccinal 2009.( et beaucoup disaient à leurs patients âgés que le vaccin saisonnier serait suffisant pour eux, ce virus touchant peu les plus de 65 ans).
      Il était donc fort probable que la « note » pour les mutuelles aurait été moins douloureuse que le forfait de 500 millions.

      Petit calcul : Si les mutuelles prennaient à leur charge 30% du prix du vaccin : chaque dose de 8 euros leur coûterait 2,4 euros.
      Pour les 5 millions de vaccins effectués à ce jour leur charge serait de 12 millions d’euros seulement.
      Les 500 millions sont donc bel et bien un hold up insupportable pour nous tous.

      De toute façon le choix délibéré de la vaccination de masse impliquait la mise à l’écart des médecins de terrain trop bien informés de la réalité de cette pandémie pour être des exécutants obéissants et dociles.

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 20h27 le 04/01/2010
    • Internaute 7659
      oiseau

    Fabius et la peur de l’affaire du sang contaminé a bon dos !

    Notre glorieux gouvernement s’est empressé de :

    1) jouer à la bouée de secours du secteur pharama qui voyait la plupart de ses brevets arriver à terme.

    2) jouer aux grands sauveurs car quand on sait qu’une catastrophe sera évité (ou n’existe pas), on peut toujours dire que c’est grâce à nos décisions. D’ailleurs, du point de vue de la com, il faut le faire savoir car ainsi, on se montre comme étant soucieux des gens. A contrario, quand une catastrophe arrive, c’est le contraire : il faut la cacher, et avec elle nos incompétences à la gérer (cf. Tchernobyl).

    Bref, quand en France on sait qu’il y a des études qui démontrent que 1/10 de nos légumes vendus ont des résidus toxiques supérieur à la norme, qu’on a 1/3 de nos fruits dans ce cas, que les OGM tendent à être autorisé, que les cas de cancers sont multipliés par 6 chez les agriculteurs (trouver les causes), dépenser des sommes astronomiques en période de crise pour « le principe de précaution », cela me parait relever de la communication mais pas d’autre chose.

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 20h34 le 04/01/2010
    • Internaute 53186
      inconsolable

    Lien

      PARIS (Reuters) - La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a annoncé lundi avoir résilié la commande de 50 millions de doses de vaccins contre la grippe A, sur un total de 94 millions, alors que la polémique enfle sur la stratégie du gouvernement.

    • pierrot123
      pierrot123 répond à Anastaze
      • Posté à 22h59 le 04/01/2010
      • Internaute 10449

      Résilié la commande de 50 millions de doses, disent-ils ?

      Mais, Chèr(e) Anastaze....Une résiliation de commande, ça se paye !

      Je serais curieux de connaître le détail du contrat sur ce point précis d’une éventuelle « résiliation de commande »...

      • Anastaze
        Anastaze répond à pierrot123
        inconsolable
        • Posté à 23h22 le 04/01/2010
        • Internaute 53186
          inconsolable

        Politiquement parlant, ça n’a pas de prix !

         
        • pierrot123
          pierrot123 répond à Anastaze
          • Posté à 10h08 le 05/01/2010
          • Internaute 10449

          D’accord...
          Sauf que c’est vous et moi qui, en l’occurrence, payons la douloureuse ! ! !

          • Anastaze
            Anastaze répond à pierrot123
            inconsolable
            • Posté à 10h20 le 05/01/2010
            • Internaute 53186
              inconsolable

            Le post de Xavier Denamur, donne une idée du montant de cette douloureuse.

            De toute façon Roselyne a le profile de l’acheteuse compulsive, pour mettre à bas le système de santé (l’assistanat) elle est la bonne personne à la bonne place.

        2 autres commentaires
    • Xavier Denamur
      Xavier Denamur répond à Anastaze
      Restaurateur
      • Posté à 03h17 le 05/01/2010
      • Internaute 48550
        Restaurateur

      Concernant cette dépêche de Reuters quelque chose m’échappe.
      J’ai lu sur une dépêche datée du 15 juillet 2009 Lien « La France a décidé d’acheter 94 millions de doses de vaccin contre la grippe A-H1N1 pour un milliards d’euros auprès de trois laboratoires, a annoncé mercredi le gouvernement. » alors qu’hier « La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a estimé que l’Etat économiserait ainsi plus de 350 millions d’euros. » en résiliant 50 millions de doses.
      Je sais qu’on entre en pleine période de solde mais pourquoi les vaccins sont-ils plus de deux fois moins chers en janvier (7euros) qu’en juillet (14.77 euros) sachant que d’après des documents officiels aucun vaccin n’a été acheté au delà de 10 euros ? Lien

  • kassis01
    • Posté à 20h36 le 04/01/2010
    • Internaute 24687

    Le coût de la Grippe A en France :
    - l’achat de 94 000 000 vaccins
    - l’achat de 2 000 000 de masques
    - l’achat de Tamiflu qui ne sert à rien
    - les heures de propagande à la TV et radio nationales
    - les courriers pour convoquer les personnes à vacciner
    - la location des centres de vaccination
    - le temps d’attente des personnes en instance de vaccination
    - l’astreinte des vaccinateurs
    - l’établissement des plans de prévention dans les entreprises
    - les heures pour expliquer les dits plans aux employés
    - les heures que les employés ont passés à comprendre et restituer les dites consignes
    - les frais commerciaux pour essayer de refourguer les 89 000 000 de vaccins à d’autres pays
    - les coûts de stockage des vaccins

    et à cette heure ce n’est pas fini....

    • TienTien
      TienTien répond à kassis01
      impavide devant les ruines de (...)
      • Posté à 22h15 le 04/01/2010
      • Internaute 86881
        impavide devant les ruines de (...)

      Concernant le tamiflu, selon Le Figaro de ce matin, la France détient les 2 tiers des stocks MONDIAUX de ce médicament ! ! !

      • Guillemette Faure
        Guillemette Faure répond à TienTien
        Auteur(e) de l'article Journaliste
        • Posté à 23h02 le 04/01/2010
        • Internaute 34
          Journaliste

        Je n’ai pas lu le Figaro mais Bernard Debré sur RTL parlait d’un tiers (ce qui est déjà énorme).

    • Xavier Denamur
      Xavier Denamur répond à kassis01
      Restaurateur
      • Posté à 03h45 le 05/01/2010
      • Internaute 48550
        Restaurateur

      Pitié, n’en jetez plus, vaccinez-moi. Et dire que sur ce sujet, je croyais avoir déjà reçu plusieurs rappels.
      A la lecture de votre inventaire, l’addition sévices compris sera visiblement plus lourde qu’on aurait pu l’imaginer.
      A propos des « heures de propagande à la TV et radio nationales » des appels d’offres ont-ils été lancés ? Si des questions sont posées à ce sujet, obtiendrons-nous des réponses ou est-ce qu’il en sera comme pour la campagne de propagande de la baisse de la TVA dans la restauration où je n’ai pu obtenir pour toute réponse qu’un silence révélateur ?
      Conclusion, avec ces seringues, on a surtout piqué dans les caisses de l’Etat pour soigner les amis pendant la France souffre de plus en plus.
      Il faut que ça change.

  • pautreb
    • Posté à 20h39 le 04/01/2010
    • Internaute 5656

    Quand on a commandé 18 fois plus de doses qu’utilisées, on est même plus dans le principe de précaution, mais dans le principe de Peters : cela fait des mois que tout le monde a compris que Bachelot est largement au dessus de ses limites de compétences , non seulement par sa communication , mais par son sens de la désorganisation , son incapacité de gestion
    Puisque Sarko veut toujours imiter la responsabilisation par résultats comme dans le privé , il n’a plus qu’une seule conclusion à tirer : virée

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