a la une 02/01/2010 à 10h42

De l'art de voler des tableaux : les maîtres de la cambriole

Augustin Scalbert | Journaliste Rue89

Après le vol de toiles de maître chez un particulier et dans un musée, retour sur les disparitions qui ont marqué l’histoire de l’art.


« Les Choristes », pastel de Degas dérobé au musée Cantini, à Marseille (DR)

Jeudi, le gardien d’une résidence privée du Var a découvert la disparition d’une trentaine de tableaux de maîtres comme Picasso. Le même jour, à Marseille, les gardiens du musée Cantini ont constaté le vol d’un pastel d’Edgar Degas. Les auteurs de ces vols n’ont pas eu à faire preuve d’autant d’imagination que certains de leurs ancêtres en filouteries.

Dans le premier cas, le ou les voleurs ont simplement fracturé une porte-fenêtre d’une résidence de La Cadière d’Azur, un village du Var. Le propriétaire était en vacances en Suède. La valeur totale des oeuvres dérobées approcherait un million d’euros.

A Marseille, comme le raconte Nouvelobs.com, le petit pastel de Degas a été simplement dévissé du mur, jeudi à potron-minet. Il n’a pas été retrouvé. Intitulée « Les Choristes », l’oeuvre, dessinée en 1877, fait seulement 27 cm par 32 cm. Le musée d’Orsay l’avait prêtée au musée Cantini pour une rétrospective Degas. Valeur estimée : 800 000 euros.

Un employé du musée a été placé en garde à vue vendredi, puis relâché sans aucune charge. Cité par 20Minutes.fr, le procureur de la République de Marseille a indiqué qu’il n’y avait pas eu d’effraction, « à [sa] connaissance ». Il avance trois hypothèses : « Un visiteur, un intrus ou une complicité interne. »

L’AFP estime d’abord le Degas à 30 millions d’euros

Le gardien de nuit placé en garde à vue jeudi semblant hors de cause, l’enquête ne fait que commencer. Une fois la police scientifique venue pour ses relevés, le musée devrait rouvrir samedi.

La première estimation de la valeur du Degas donnée par la police judiciaire et le musée rappellent à quel point les vols de tableaux font vibrer l’imaginaire populaire : 30 millions d’euros, pas moins...

D’autres Arsène Lupin ont réussi à dérober des oeuvres beaucoup plus précieuses, dans des conditions beaucoup plus rocambolesques.

Affaire suivante : non, Pablo Picasso n’a pas volé la Joconde

Mis à jour le 02/01/2010 à 13h15 après l’annonce du vol de 30 toiles chez un particulier.

Picasso n’a pas volé la Joconde


Des visiteurs devant « La Joconde » au musée du Louvre (Jacky Naegelen/Reuters)

Le tableau le plus célèbre du monde est entouré d’un horrible sas de verre blindé qui reflète les flashs (interdits) des touristes venus de toute la planète pour admirer son mystérieux sourire.

En 1911, la Joconde était accrochée aux mêmes cimaises que ses voisins, la peinture étant tout de même couverte d’un verre. A la portée de tous.

Quand, le 22 août, un gardien du Louvre découvre un trou à la place de Mona Lisa, la presse du monde entier s’émeut.

Le voleur voulait que Mona Lisa retourne en Italie

Des journaux et des mécènes offrent des récompenses, la Société des amis du Louvre promet l’impunité au voleur... Le poète Guillaume Apollinaire et le peintre Pablo Picasso sont soupçonnés. L’écrivain italien Gabrielle d’Annunzio revendique le vol.

Mais il n’en est pas l’auteur. La Joconde est perdue jusqu’en 1913, quand le vitrier italien Vincenzo Peruggia tente de la vendre à un antiquaire florentin, qui alerte la police.

Peruggia, qui avait participé aux travaux de mise sous verre des grands tableaux du Louvre, voulait que Mona Lisa retourne en Italie. Pendant deux ans, il l’avait conservée dans sa chambre de bonne parisienne.

La belle est revenue au Louvre en 1914.

Affaire suivante : à Zurich, le braquage artistique du siècle : Cézanne, Van Gogh, Monet...

A Zurich, le braquage artistique du siècle


Les quatre tableaux de la collection Bührle volés à Zürich en 2008 (DR)

La collection Emil G. Bührle est l’une des plus riches de Suisse. C’est dire. Elle est aussi l’une des mieux dotées du monde en impressionnistes et post-impressionnistes, des peintres très cotés.

Voilà pourquoi, en moins de trois minutes et en emportant seulement quatre tableaux, des hommes sont repartis avec environ 115 millions d’euros. Vers 16h30, le dimanche 10 février 2008, trois hommes encagoulés, dont l’un au moins était armé, font irruption dans l’entrée de la fondation, dans un quartier tranquille de la capitale financière suisse.


Sous la menace de son arme, l’un d’eux force visiteurs et personnel à s’allonger au sol, pendant que les autres décrochent chacun deux oeuvres, qu’on peut admirer dans un diaporama du Nouvel Obs :

  • « Garçon dans une veste rouge » de Paul Cézanne
  • « Marronnier en fleurs » de Vincent Van Gogh
  • « Champ de coquelicots près de Vétheuil » de Claude Monet
  • « Ludovic Lepic et ses filles » d’Edgar Degas

L’« Olympia » de Magritte enfumé : ceci est bien un vol

Ce mode opératoire sera aussi utilisé en 2009 pour le vol de l’« Olympia » de Magritte, en Belgique. Ils les chargent ensuite dans une voiture blanche, et filent. Seuls deux des tableaux, le Monet et le Van Gogh, ont été retrouvés, dix jours plus tard, sur la banquette d’une voiture garée devant un hôpital psychiatrique.

Des tableaux d’une telle valeur sont évidemment invendables sur le marché légal. Mais on peut les négocier auprès de riches collectionneurs qui ne les montreront jamais à leurs invités.

Affaire suivante : Stéphane Breitwieser, 239 oeuvres d’art sous sa veste

Breitwieser, 239 oeuvres sous sa veste


Il dit n’avoir agi que par passion, mais la police l’a soupçonné d’avoir négocié quelques tableaux avec des mafias des pays de l’Est. Mulhousien de 38 ans, Stéphane Breitwieser a fait quatre années de prison en France et en Suisse pour le vol de 239 oeuvres dérobées dans les musées de l’Europe entière, entre 1995 et 2001.

Breitwieser, dont le regard de chien battu a fait la une des journaux au moment de son arrestation, s’est toujours présenté comme un amateur d’art mû par des coups de foudre pour des oeuvres qu’il engrangeait dans sa collection personnelle, au premier étage du pavillon de sa mère, près de Mulhouse.

Mais le spécialiste de l’art de Libération, Vincent Noce, qui a enquêté sur lui, a découvert un courrier où l’aigrefin faisait état de « la vente d’une dizaine d’oeuvres d’art ».

Sa mère jette plusieurs dizaines d’oeuvres dans le fleuve

Stéphane Breitwieser procédait toujours de la même manière : en visite dans un petit musée peu surveillé, il repérait une petite oeuvre, qu’il glissait sous sa veste ou dans un sac.

Lorsqu’il est arrêté, en 2001, sa mère décide de « le punir ». Elle jette dans le canal Rhin-Rhône plusieurs dizaines d’oeuvres, peintures, sculptures, médailles... Elle a ainsi détruit des tableaux de Watteau, Boucher, Cranach, Corneille de Lyon et Bruegel l’Ancien.

Trafic de drogue ou villas jamaïcaines : quand les oeuvres voyagent

Trafic de drogue et villas jamaïcaines


Image extraite du film « Ordinary Decent Criminals » (DR)

Un article paru en 2001 dans le Courrier de l’Unesco laisse rêveur quant au destin des oeuvres d’art volées. Il décrit le fonctionnement d’une brigade des carabiniers italiens spécialisée dans la recherche d’oeuvres, la seule au monde avec l’office central de lutte contre le trafic de biens culturels, en France. Deux exemples de son action.

En 1987, 29 tableaux sont volés dans le musée municipal d’un village proche de Pérouse, Bettona. Parmi eux, un Pérugin. Six pays d’Europe et d’Amérique collaborent à l’enquête, qui aboutit en 1990... à Kingston, Jamaïque. Un ancien sénateur est arrêté, il fera deux ans de travaux forcés.

L’article évoque aussi, sans le nommer, un « coup » du célèbre gangster Martin Cahill. En 1986, il dévalise un fourgon blindé à Dublin, qui contient une partie de la collection de lord et lady Beit : 18 toiles de maître, notamment de Vermeer, Goya, Rubens, pour une valeur estimée à 500 millions de francs.

« Trois toiles, dont le Rubens, sont toujours manquantes »

Le patron de la brigade italienne raconte comment cette affaire croise « les circuits du trafic de drogue et du blanchiment d’argent. L’article poursuit :

“Une toile sera retrouvée à Istanbul par la police turque, en 1990. Trois autres, transférées à Londres, seront récupérées par la police anglaise.

Quatre -dont le Goya et le Vermeer-, gagées sur un prêt accordé à un diamantaire, ont été déposées dans une banque luxembourgeoise. Les carabiniers italiens les découvriront à la faveur d’une enquête sur le blanchiment d’argent sale.

Au total, trois toiles, dont le Rubens, sont toujours portées manquantes.”

Plusieurs films ont relaté cet épisode, dont “Ordinary Decent Criminals”, avec Kevin Spacey.

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  • Erka
    • Posté à 11h04 le 02/01/2010
    • Internaute 5196

    Vous avez oublie le cambriolage de l’Isabella Stewart museum de Boston, en 1990, avec vol de Vermeer, Rembrandt, inestimables... jamais retrouve.

    Lien

    • leo s
      leo s répond à Erka
      (...)
      • Posté à 14h05 le 02/01/2010
      • Internaute 73621
        (...)

      On a volé la joconde

      poème de Nazim Hikmet
      à offrir en cette période de voeux

  • Lou ségali
    • Posté à 11h43 le 02/01/2010
    • Internaute 14075

    Le marché de l’art, dont le jugement du sens, de la qualité et de la valeur de l’ œuvre reste très subjectif est devenu un « bisness » où les dollars et les euros coulent à flots dans les poches de gens qui n’y connaissent rien mais font un placement et dont la plupart des auteurs ont crevés de faim toutes leur vie.
    Dans le même temps on est en train de créer, du vivant de l’artiste, un musée « Pierre Soulages » à Rodez, qui va coûter des millions d’euros aux contribuables en espérant faire venir dans cette petite ville, ravitaillée par les corbeaux, des visiteurs du monde entiers séduit parce que j’appellerais
    personnellement « des tâches noires » et d’autres parleront d’œuvres d’art.
    L’artiste ne cédera au musée qui portera son nom qu’une partie de son œuvre, preuve s’il en faut que même lui ne croit pas à la réussite de cette opération.
    Mais il se « fait mousser ».

    • Mrs Pink
      Mrs Pink répond à Lou ségali
      passionnée
      • Posté à 12h33 le 02/01/2010
      • Internaute 100406
        passionnée

      Le marché de l’art juge de la valeur et de la qualité des oeuvres de toutes périodes grâce à un ensemble complexe de règles et de signes que ses acteurs connaissent bien.
      Le « business » dont vous parlez ne représente que la partie visible et médiatisée d’un marché de l’art mue en grande majorité par des passionnés, cultivés et engagés (artistes, collectionneurs, marchands). Encore faut-il s’y intéresser avant de juger.
      Quant aux artistes « crèves-la faim » dont vous parlez, il s’agit d’un des mythes les plus éculés qui soient, celui de l’artiste maudit (mythe du XIXe siècle).

      Enfin, je ne vois pas ce que Pierre Soulages vient faire là mais sachez qu’il s’agit d’un des plus grands artistes français de sa génération dont l’exposition au Centre Pompidou est proprement stupéfiante, à la fois pleine de force et de sensibilité, d’une rare beauté. Il est triste de voir que certains n’y voient que des « tâches noires » et cela montre bien l’aveuglement et le manque de sensibilité certains de ceux qui préfèrent rester dans l’ignorance.

      Car ce type de discours, que l’on a peine à entendre encore au XXIe siècle, et qui sévit depuis trop longtemps, repose sur une totale ignorance de ce à quoi il prétend savamment répondre.

      • Lou ségali
        Lou ségali répond à Mrs Pink
        • Posté à 18h09 le 02/01/2010
        • Internaute 14075

        Que vous me preniez pour un imbécile parce que je ne suis pas un passionné, libre à vous. mais vous ne m’empêcherez pas de penser
        que la l’art est tout à fait subjectif et que les valeurs financères que l’on y attachent sont démesurées.

        « Encore faut-il s’y intéresser avant de juger »
        Ben oui, j’ai tout à fait le droit de dire ce que je pense, même si ne je ne suis pas à vos yeux compétent.

        « Car ce type de discours, que l’on a peine à entendre encore au XXIe siècle, et qui sévit depuis trop longtemps, repose sur une totale ignorance de ce à quoi il prétend savamment répondre. »

        Votre réflexion, à la limite de l’insulte me fait penser à une autre : la culture est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale.

         
        • pikasso02
          pikasso02 répond à Lou ségali
          • Posté à 22h50 le 02/01/2010
          • Internaute 10134

          Lou Ségali, je suis d’accord avec vous. Soulages est pour moi un peintre qui a fini par croire qu’il était génial, parce que des critiques ont écrit sur sa peinture des propos excessifs de snobisme. Tout l’art depuis Picasso et Matisse pour faire court, n’est depuis les surréalistes que poésie, littérature illustrée. Soulages ne vaudra dans un siècle que la valeur des erreurs des critiques qui ont écrit sur lui. Donc pas cher. C’est une honte de se faire construire ou d’accepter qu’un musée à sa mémoire voie le jour de son vivant. Cela n’a pas porté chance à Vasarely. Il n’aura eu que ce qu’il mérite. Ces peintres qui sont cul et chemise avec le ministère de la Culture ne vivent que l’histoire, le temps de l’histoire de leur temps. Voir les peintres pompiers il y a un peu plus d’un siècle. Sur ce, bonsoir tout le monde !

        1 autres commentaires
      • Ouroboros
        Ouroboros répond à Mrs Pink
        Illustrateur
        • Posté à 18h12 le 02/01/2010
        • Internaute 79946
          Illustrateur

        Le souci, c’est qu’à passer son temps à dire que les gens sont ignorants, aveugles et insensibles, on ne le passe pas à leur expliquer et à les instruire.
        Tout le monde n’a malheureusement pas eu la chance de naître avec une sensibilité artistique exacerbée ou de bénéficier d’une éducation artistique.

        Certains ne voient que des « tâches noires » ? Au lieu de les blâmer, expliquez donc la démarche de l’artiste, l’impact de ses œuvres... Montrez ce que certains ne voient pas.
        Car quand on ne fait pas ça, on participe à la création d’une élite déconnectée de la réalité, qui considèrent ceux qui n’en font pas partie comme des arriérés butés (c’est à peu près ce que vous semblez dire) et qui sont considérés par ces derniers comme des bourgeois qui pètent plus haut que leur cul.

        A tort dans les deux cas.

      • A déménagé le 05-02-2012
        A déménagé le 05-02-2012 répond à Mrs Pink
        non connue
        • Posté à 07h42 le 03/01/2010
        • Internaute 84960
          non connue

        « et cela montre bien l’aveuglement et le manque de sensibilité certains de ceux qui préfèrent rester dans l’ignorance. »

        Vous êtes nu. Tout nu.

        Vous deviez complété votre culture par un peu de littérature :

        Lien

         2 autres commentaires
  • athica
    • Posté à 13h03 le 02/01/2010
    • Internaute 19170

    Et pour devenir un bon voleur d’antiquités quand tu seras grand, commence par là :

    Lien

  • Monard
    • Posté à 13h27 le 02/01/2010
    • Internaute 19095
  • marta
    marta
    luciole
    • Posté à 13h36 le 02/01/2010
    • Internaute 48283
      luciole

    aucune oeuvre d’art ne vaut l’exorbitante somme d’argent déboursée pour « la posséder » ;

    la place d’une oeuvre d’art est dans un musée et non dans le salon d’un quelconque parvenu (comme il y en a tant aujourd’hui) se pavanant devant ses invités ;

    il est malheureux de constater qu’une oeuvre d’art est réduite à une marchandise qui peut apporter gros ; d’où tous ces vols dont on parle, bien organisés et bien payés par le commanditeur ; espérons que celui-ci sait protéger l’objet de ses désirs lors des manipulations afin de ne pas l’abîmer avant qu’on ne le retrouve ;

    sur ce, et vous souhaitant à toutes et à tous une année moins désastreuse que celle que nous avons vecue, allez voir au musée Marmottant l’exposition : Fauves et Expressionistes (jusqu’à fin février)

  • A déménagé le 24-01-2012 2
    • Posté à 13h44 le 02/01/2010
    • Internaute 28589
      nc

    Bon je m’éloigne un peu (de tableau à sculpture) mais j’aime bien les petits malheurs qui arrivent régulièrement à la statue la plus connue danoise, la petite sirène de H.C. Andersen qui, humilité nordique oblige fait 312 metres de moins que notre tour eiffel, et est juste posée sur un caillou dans le porte de copenhague... voici un historique qui n’est pas forcement vrai sur toute la ligne...mais pour se donner une idee, trouvé dans wiki :

    La statue fut vandalisée plusieurs fois, et à chaque fois restaurée.

    Le 24 avril 1964, la tête fut sciée et dérobée par des artistes engagés du mouvement situationniste, parmi lesquels Jørgen Nash. Elle ne fut jamais retrouvée et une nouvelle tête fut fabriquée et placée sur la statue.

    Le 22 juillet 1984 son bras droit fut enlevé, et rendu deux jours plus tard par deux jeunes vandales.

    En 1990, on échoua à lui enlever la tête encore une fois, tout en laissant une coupure de 18 cm dans le cou.

    Le 6 janvier 1998, elle fut décapitée pour la seconde fois ; les coupables ne furent jamais identifiés, mais la tête fut rendue anonymement, et remise en place le 4 février.

    On barbouilla la statue plusieurs fois, notamment en 1961 où on lui teignit les cheveux en rouge et où on lui peignit un soutien-gorge.

    Le 11 septembre 2003, elle fut probablement dynamitée pour l’arracher à son socle1.

    Elle fut aussi drapée d’une burqa, affublée d’un Godemichet, etc.
    Dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 mai 2007, elle a été enveloppée de deux tissus rouge et bordeaux, une tenue d’inspiration musulmane, avec la tête recouverte d’un voile.
    L’administration de Copenhague a annoncé récemment que la statue pourrait être déplacée pour la protéger.

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 14h04 le 02/01/2010
    • Internaute 73621
      (...)

    Voilà à quoi aboutit la suppression des arts plastiques à l’école.

    Au lieu de prendre plaisir au saisissement de la création
    des énergumènes sans foi, sans loi, sans boussole pratiquent des activités annexes dont certains journalistes en mal d’accroche font des feuilles et des choux gras

  • Utilisateur désinscrit à sa demande le 2 janvier
    • Posté à 14h15 le 02/01/2010
    • Internaute 42903
      nc

    bonjour je veux fermer mon compte sur rue 89 que dois je faire ?

  • quetzal2012
    quetzal2012
    enseignant précaire
    • Posté à 23h17 le 02/01/2010
    • Expert 26736
      enseignant précaire

    La cambriole : un Art, soit.

    Cela fait longtemps que je ne suis pas venu sur la Rue et j’ignorais que maintenant des articles qui n’en sont pas y font la une, une dépêche tout au plus sans fond ni forme, ni analyse...

    Un sujet intéréssant pourtant !

    D’un côté on a envie de dire « joli coup » et de se dire que de toute façon, le prix exhorbitant de ces oeuvres est une absurdité mais on se dit surtout avec amertume que ces chefs-d’oeuvres vont atterrir dans les grandes propriétés de milliardaires sans scrupules.

    D’autre part, quand on parle de trafic d’art, on doit aussi parler de pillages organisés de main de maître par les Etats colonisateurs et les dominants en période de guerre. Le musée de Bagdad attend encore de nombreuses oeuvres « volatilisées » pendant la guerre du Golfe, la Grèce exige toujours le retour des frises du parthénon, exposées depuis le XIXème siècle au British Museum pillées pendant la période ottomane (du XIVème s. au début du XIXème s.)

    En Amérique latine, en Asie le pillage des objets d’art par des réseaux de criminels internationaux se fait à la demande de riches nord-américains ou européens bien que le contrôle se soit resséré, ils doivent alors redoubler d’inventivité pour poursuivre, est-ce pour autant un art ?

    Les « listes rouges » ont notamment servi au musée d’Art précolombien de Mexico pour identifier des oeuvres qui n’auraient jamais dû atterrir en Espagne...

    du fond svp du fond...

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 15h07 le 02/01/2010
    • Internaute 73621
      (...)

    « De l’art de voler des tableaux : les maîtres de la cambriole »

    souhaits 2010
    article du genre

    De l’art de peindre des tableaux : les maïtres de la palette.

    Bonne année Augustin

  • Manu de la bas
    Manu de la bas
    Altermondialiste light
    • Posté à 15h59 le 02/01/2010
    • Internaute 44679
      Altermondialiste light

    Si je devais voler un tableau de maitre un jour, ce serait surtout pour l’accrocher sur un mur de ma maison.

  • Humain
    • Posté à 16h19 le 02/01/2010
    • Internaute 21387

    Je vois déjà l’annonce :

    Des voleurs très malhonnètes ont volé la Rolex de Nicolas ! !

    On ne le dira jamais assez, les voleurs sont des gens malhonnètes ! !

    Un truc marrant serait de piquer les bijoux de la couronne, la Rolex de qui vous savez, ou encore le trésor du Vatican à Rome ou la pierre noire de la Mecque d’Arabie ! !

    Là se serait plus sportif ! !

    Mais le pire est que nos eglises sont pillées chaque jour ! ! Et tout le monde s’en moque ! !

    Je parle de la pierre noire, et je vois déjà les esprits s’offusquer ! ! !

    Et pendant que j’écris ces bétises, plusieurs eglises ou musées de nos campagne, mal gardés sont en trains de se faire cambrioler, et on s’en amuse... Bof, tout cela ce sont des trucs cathos ou chrétiens, on s’en moque bien ma foi ! !

    Dommage... Demain, nous dirons : c’est dommage !

  • lord snop
    lord snop
    jeune homme
    • Posté à 16h18 le 02/01/2010
    • Internaute 98733
      jeune homme

    Degas ne vaut pas 30 millions !
    tout au plus1, très bien vendu, de surcroit un tel tableau est invendable...
    les œuvres d’art sont devenues des titres speculatif dans une niche plutot interessante.
    scandale ? pas tant que ça. car qui discerne quels artistes resterons dans l’histoire et qui va disparaitre ? réponse les collectionneurs.
    qui prends des risques en disant « ceci est le futur ceci ne l’est pas » ? les collectionneurs.
    qui crée la vision de demain ? les collectionneurs encore.
    et toutes prise de risque gagnante doit être payé.

  • nanabel
    nanabel
    1ère version
    • Posté à 18h07 le 02/01/2010
    • Internaute 97292
      1ère version

    Ceci n’a pas de rapport direct avec l’article mais les commentaires me font penser à la déclaration du général Dietrich von Choltit au sujet de la destruction de Paris : « Je n’ai pas exécuté l’ordre qui venait d’un fou ». S’il avait exécuté cet l’ordre, le Louvre, la Tour Eiffel et tous les monuments et ponts de Paris n’existeraient plus. Comme quoi l’art n’appartient pas à une seule nation mais à tous ceux qui y sont sensibles.

  • TonyMo
    TonyMo
    hummm
    • Posté à 18h57 le 02/01/2010
    • Internaute 22269
      hummm

    En 2008 La Collection Emil G. Bührle en Suisse avait connue un vole de tableaux, les policiers avaient payé une rançon pour les récupérer. C’est un nouveau type de prise d’otages d’œuvres d’arts et ça paye...

  • PAPY5755
    PAPY5755
    néant
    • Posté à 19h05 le 02/01/2010
    • Internaute 95109
      néant

    Le trés charmant et sanguin maire de Marseille ne peut dans ce cas imputer ce vol à la Légion et encore moins à un sous-officier. Bizare ce silence est anormal ! La mise en danger des finances communale est flagrante, la population ne peut le supporter. Alors que cette faute de surveillance est un scandale.

  • Yfig
    Yfig
    Poète sans illusions j'écris (...)
    • Posté à 19h20 le 02/01/2010
    • Internaute 41364
      Poète sans illusions j'écris (...)

    superbe, le tableau !

  • pikasso02
    • Posté à 22h35 le 02/01/2010
    • Internaute 10134

    Non, Picasso était peintre, et pas voleur comme vous l’entendez dans vos articles. Mais à quoi bon revenir sur son vol mimétique, celui de « Madame Cézanne dans un fauteuil rouge » ? Puisque aucun des spécialistes de Picasso ne souhaite dialoguer. Découvrir ce nouveau Picasso, c’est entrer dans le plaisir de lire un poème plastique, un peu comme dans les toiles de Arcimboldo.

  • pikasso02
    • Posté à 23h03 le 02/01/2010
    • Internaute 10134

    « Jeudi, le gardien d’une résidence privée du Var a découvert la disparition d’une trentaine de tableaux de maîtres comme Picasso ... La valeur totale des oeuvres dérobées approcherait un million d’euros. »
    S’il s’agit de maîtres comme Picasso, la valeur totale des oeuvres est à mon avis sous-estimée ! Quand nous savons que Picasso tient la tête des ventes, avec des oeuvres à plus de 100 millions d’euros pièce. Ou alors, il doit y avoir une erreur quelque part...
    Quel dommage de s’intéresser à ce genre de faits divers. Il y aurait tellement de choses plus instructives à écrire sur les oeuvres de Picasso. Messieurs de Rue89 vous ne lisez donc pas les messages des personnes qui regrettent de ne pas avoir reçu d’éducation artistique.

  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 01h51 le 03/01/2010
    • Internaute 17943
      Author & Chief AtoZ Officer

    Il y a quelques annees, quelques dessins de tres grands maitres avaient ete voles au Isabella Stewart Gardner Museum, mais ils ne s’en sont apercu que bien apres, la collection etant particulierement dense.

  • ras-la-patience
    • Posté à 16h23 le 03/01/2010
    • Internaute 10027

    je devrais être amer ; quelques personnes aiment assez mes tableaux pour me donner de l’argent (trop peu !) en échange, mais jamais ils ne sont volés ! que dois-je faire ?

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 19h59 le 03/01/2010
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « l’art de voler des tableaux »

    ► En tous cas, je peux vous dire, la Joconde du Louvre,
    ce n’est qu’une vulgaire copie.
    L’original, il est dans mon salon.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h49 le 04/01/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Bin quand on arrêtera de payer des fortunes pour des trucs pareils, y’a moins de vol...
    Sans rire, 115 millions pour quatre tableaux tellement moches que si on m’en faisait cadeau, je l’accrocherai derrière une armoire pour pas le voir, c’est du grand n’importe quoi.
    Mais bon, la mode c’est vraiment irrationnelle. Suffit de voir la foule massée autour de la Joconde, portrait basique sans rien de remarquable, cette même foule qui n’accorde pas un regard à des vrais tableaux de grandes scènes gavés de détails.

    Enfin bon, faudrait aussi que les mecs achètent des tableaux comme on achète des lingots, pour blanchir du fric, le planquer ou investir dans un truc qui peut prendre de la valeur, alors qu’en fait ils ne les paient cher que parce que le pigeon avant eux les a payé juste un peu moins cher.
    Ok, c’est cool de décorer sa baraque avec ces posters de luxe, mais vu le risque je préfère encore avoir une copie qu’un original

    Et surtout arrêter de les exposer chez soi. J’imagine que le Louvre n’est pas impossible à braquer, mais ça doit être nettement moins simple qu’une maison de campagne qui n’est occupée à 90% du temps que par un vigile qui donnera toutes les clefs de la maison plutôt que de risquer sa vie si on lui pointe un flingue sous le nez.

    Et aussi envoyer en HP les mecs qui sont capables d’avoir des dizaines de tableaux volés chez eux, de les cacher, d’être les seuls à les voir. Pour en arriver là, faut pas être bien net...