A la Une 22/10/2007 à 19h55

Le commerce équitable se déchire sur la grande distribution



Sacs éthiques (Paola De Oliveira).

Les salons de commerce équitable se suivent mais ne se ressemblent pas. L’objet de la discorde : la collaboration ou non avec la grande distribution. Alors que l’Ethical Fashion Show, le salon de la mode éthique, qui se tenait rue du faubourg Saint-Martin à Paris, le week-end dernier, a fermé ses portes, EquitExpo ne tardera pas à ouvrir les siennes à 200 exposants, du 26 au 29 octobre, à l’Île Saint-Denis.

Ces deux manifestations symbolisent deux démarches distinctes, sources d’une polémique qui agite le monde du commerce équitable. D’une part, l’Ethical Fashion Show, événement qui avait notamment pour partenaire Max Havelaar, la marque de commerce équitable présente chez les grandes enseignes, et le groupe la Redoute. D’autre part, l’association Minga, à l’initiative du salon EquitExpo, qui a fait le choix d’exister en ignorant les grands groupes. Minga s’attache en effet à promouvoir et à développer l’idée d’équité dans les échanges commerciaux en s’appuyant sur les réseaux de l’économie sociale et solidaire. Minga tient à éviter tout risque de récupération et veut tendre vers une équité d’un bout à l’autre de la filière.

Le secteur de la mode éthique aborde, de fait, la question de façon plus décomplexée, plus pragmatique. Pour la plupart de ses acteurs, vouloir se passer des grandes enseignes en s’arc-boutant sur leur mode de fonctionnement inéquitable serait contreproductif. Comme l’expliquait une jeune chargée de collection présente à l’Ethical Fashion Show : « En touchant largement les consommateurs, la grande distribution permet au secteur du commerce équitable de générer des ventes conséquentes et donc de démocratiser l’idée d’équité auprès du grand public. »

En effet, si le secteur a connu une progression spectaculaire de ses ventes ces dernières années, celle-ci a été exclusivement réalisée au sein de la grande distribution. Difficile, dans ces conditions, de ne pas reconnaître le rôle déterminant joué par les grandes enseignes dans la promotion du commerce équitable. Le nombre grandissant de professionnels qui optent pour une pratique de la mode plus éthique en est une preuve supplémentaire.

Environ 80 exposants français et étrangers du prêt-à-porter et des accessoires de la mode éthique se sont retrouvé le week-end dernier dans les salles du Tapis rouge, rue du Faubourg Saint-Martin. Lors de la première édition de l’Ethical Fashion Show, trois ans auparavant, ils n’étaient qu’une petite vingtaine.

Les professionnels de la mode éthique ne sont pas animés, à l’inverse de Minga, par l’idée d’un projet politique global pour changer la société. Ils ont malgré tout la conscience aigüe que des pratiques commerciales plus équitables avec le Sud à leur niveau peuvent aider à limiter les méfaits de la mondialisation sur ses populations et sur l’environnement. Pour eux, tout mettre en œuvre pour faire connaître et pérenniser leur démarche va de pair avec l’idée d’optimiser les résultats de leur petite entreprise. Et la grande distribution est un levier qu’ils n’excluent pas d’utiliser pour y parvenir...

Une nouvelle génération, convaincue par cette démarche, ne conçoit plus de réaliser des échanges commerciaux avec des producteurs et des artisans du Sud sans respecter des principes d’équité et de solidarité. Pour les quatre jeunes professionnels rencontrés au Tapis rouge, travailler de façon éthique confère du sens et de la cohérence à leur vie professionnelle et à leur vie tout court. C’est aussi une opportunité supplémentaire pour eux de s’insérer dans le monde du travail. Galerie de portraits.

Juan Pablo Lopez, styliste mexicain


Juan Pablo Lopez (Paola De Oliveira).

« J’ai toujours vécu au Mexique, un pays pauvre situé à côté du pays le plus riche du monde. J’ai été marqué par l’exploitation de la pauvreté là-bas. J’ai très vite réalisé que les t-shirts à bas prix, par exemple, c’était anormal, qu’ils étaient bon marché au prix d’une exploitation humaine. »

Juan Pablo Lopez est styliste. A 31 ans, il vient de créer sa propre entreprise, Teori co., et commercialise cette année sa première collection de t-shits en coton bio et équitable. Ses vêtements sont fabriqués dans un village mexicain proche de la frontière américaine. Les femmes employées par la coopérative avec laquelle il travaille étaient toutes sans emploi depuis le départ de la région de plusieurs entreprises américaines.

Après avoir enseigné quelques temps l’espagnol à Mexico, Juan Pablo change de cap et se lance dans des études de stylisme. Il est persuadé qu’on peut faire de la mode autrement, sur le modèle du commerce équitable dans le secteur de l’alimentaire. Il en aura la confirmation lors de la première édition de l’Ethical Fashion Show, où certaines rencontres lui mettront le pied à l’étrier. Le coton bio utilisé pour sa première collection a, par exemple, été fabriqué et transporté par la marque de vêtements équitables Tudo Bom.

Isabelle Minot, cogérante de la société Equité


Isabelle Minot (Paola De Oliveira).

« On est dans une vraie exigence professionnelle et à l’inverse d’une démarche de charité. On a envie de toucher le grand public pour qu’il comprenne que le commerce équitable ne rime pas uniquement avec poncho et flûte de pan. »

Isabelle Minot a 28 ans et vient de s’associer cette année avec sa meilleure amie, Marina Petraz, avec qui elle avait suivi les mêmes études de commerce. Elle est donc cogérante de l’entreprise Equité qui édite, entre autres, Coll. Part., une marque d’objets en matériaux recyclés. Équité ne travaille qu’avec des producteurs des pays du Sud via des coopératives qui développent des projets sociaux.

Au Cambodge, Isabelle et Marina travaillent avec une ONG qui emploie et forme dans son usine de couture des femmes qui ont subi des violences conjugales et se sont retrouvées dans la rue. Gâce aux bénéfices dégagés par les échanges commerciaux réalisés avec Equité, l’ONG a pu entreprendre la création d’une crèche au sein de l’atelier de couture, d’une école et d’un foyer destinés à ces couturières et à leurs enfants. La collection Coll. Part. est référencée dans un grand magasin parisien.

Liliana Riveros, styliste et lauréate du Premier prix Ethical Fashion Show 2007


Liliana Riveros (Paola De Oliveira).

« Je ne vends pas du coton biologique ou du commerce équitable. Je vends d’abord un produit parce que je suis styliste. La mode éthique est d’abord un choix personnel. J’ai, dès l’origine de mon projet, voulu travailler directement avec des artisans paraguayens sans savoir que le commerce éthique et équitable existait. En travaillant de cette façon, je m’épanouie. »

Liliana Riveros a remporté, ce week-end, le Premier prix Ethical Fashion Show 2007. Il est décerné au designer le plus « éthique » par un jury de professionnels et selon les critères de la charte de bonne conduite établie par ce salon. Ñanduti (toile d’araignée), qui désigne une technique de broderie réalisée par des artisans du Paraguay, est aussi le nom de la marque créée par Liliana Riveros.

A 29 ans, cette styliste argentine d’origine paraguayenne parvient à valoriser le savoir-faire d’une centaine d’artisans paraguayens qui n’avaient pas la possibilité de vivre de leur artisanat auparavant.

Elodie d’Andrea, chargée de collection pour la marque Art. 23


Elodie d’Andrea (Paola De Oliveira).

« J’espère qu’à la fin de ma carrière je n’aurai plus à préciser que je travaille dans le commerce équitable. J’espère que celui-ci fera partie du commerce conventionnel. Je suis pour la démocratisation de l’accès à cette façon responsable de consommer et celle-ci passe obligatoirement par la grande distribution. Ce qui m’intéresse c’est de travailler, par exemple, avec un styliste de Karl Lagarfeld qui s’engage dans un projet de commerce équitable. Dans ce cas, le consommateur est attiré par le vêtement d’abord parce qu’il est beau. Il découvrira dans un second temps qu’il a été réalisé selon les principes du commerce équitable. Ça permet de casser le préjugé selon lequel la mode éthique serait seulement baba-cool et moche. »

Elodie d’Andrea est chargée de collection pour la marque Art. 23. A 25 ans, elle assure le suivi de production des deux ateliers qui réalisent les modèles en coton biologique pour la marque, dans le Sud de l’Inde et à Bombay. Elodie dit s’intéresser au commerce équitable « depuis toujours » . Pendant ses études de commerce, elle organise chaque année une journée du commerce équitable dans son école.

Selon elle, le réseau indépendant de boutiques spécialisées n’est pas suffisamment développé en France pour permettre aux marques de se passer de la grande distribution. Elodie ne concevait pas de travailler dans le commerce sans qu’il soit équitable, elle ne conçoit pas plus de travailler dans la mode sans que celle-ci soit éthique.

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  • Anonyme

    J’ai approché le petit monde du commerce équitable. C’est pas toujours très beau et ça sent pas toujours très bon. L’affairisme y tiens son bureau.Equitable = redistribution des profits, oui mais on ne vous indiquera jamais les proportions. quand à l’ethique ! ! alors là « ils » s’en moquent.
    Ethique = dignité du travailleur, respect, droit minimaux, lutte contre l’esclavagisme en vigueur. Pratiquement tous les états ont signés la charte de l’OIT, quasiment aucun de la respecte (même dans nos pays soit disant développés), à la question, mais pourquoi ? la réponse est invariable ; il n’y a pas d’organisme de contrôle.
    bientôt les fêtes chez nous, pas pour les gosses qui produisent.

    • Anonyme

      Bien d’accord sur vos remarques.

      Mais... entre deux produits équivalents, l’un étant dit « équitable » et l’autre non, lequel choisissez-vous ?

      • moon1312
        • Posté à 13h19 le 23/10/2007
        • Internaute 15652

        Un café rebelle et zapatiste - 2007.

        Un café rebelle et zapatiste
        « Café du Chiapas cultivé de façon biologique et cueilli avec dignité »

        Le 1er janvier 1994, date d’entrée en vigueur de l’Alena (Accord de libre-échange nord-américain), les sans-terre, les sans-voix, les « oubliés de toujours » que sont les Indiens, descendent des montagnes et, au cri de « ¡Ya Basta ! » [Ça suffit ! ], occupent plusieurs villes du Chiapas, État riche en ressources, où la population est la plus pauvre du Mexique. L’EZLN (Armée zapatiste de libération nationale) apparaît publiquement pour la première fois et, avec elle, tous les Indiens en lutte réclament la dignité, la justice et la démocratie pour tous, la reconnaissance de leurs droits et de leur culture.

        Décidés à construire leur autonomie pacifiquement, sans chercher à prendre le pouvoir, et sur la base d’assemblées communautaires, les zapatistes s’organisent en communes autonomes.

        De nombreuses réalisations pour la mise en place d’une autonomie solide voient le jour - écoles, cliniques, coopératives, transports, agriculture, artisanat - dans une région où la plupart des paysans sont privés des services de base comme l’eau, l’électricité, l’éducation et la santé.
        Au Chiapas, la lutte s’organise aussi autour du café :
        Mut Vitz, Yachil Xojobal Chulchan et Ssit Lequil Lum, des coopératives zapatistes

        Tous les membres de ces coopératives appartiennent à des communautés indiennes zapatistes en résistance.

        Mut Vitz et Yachil Xojobal Chulchan, sont deux coopératives de la région des Altos. Mut Vitz, la « montagne aux oiseaux » en langue tzotzil, est une coopérative qui regroupe actuellement 541 cultivateurs de café. Créée en 1997, la plus ancienne coopérative zapatiste, elle produit un café certifié biologique. Yachil, avec près de 1 000 producteurs est située dans la zone de Polhó où ont trouvées refuge de nombreuses personnes chassées de leurs communautés par la violence paramilitaire. Son café est également certifié biologique.

        Ssit Lequil Lum, « Les fruits de la Terre Mère » en tzeltal, est la toute dernière des coopératives zapatistes. Elle est située dans la région Nord du Chiapas, où sont particulièrement actifs les groupes paramilitaires. Elle a choisi de franchir un pas supplémentaire sur le chemin de l’autonomie en refusant toute certification officielle dont les normes, imposées sans discussion avec les producteurs, ne correspondent pas toujours aux réalités locales. Elle développe à l’inverse une certification indépendante avec l’appui d’une université de Veracruz. Ce sont les producteurs eux-mêmes en relation avec des techniciens d’agro-écologie qui définissent la liste des points à certifier. Ne s’arrêtant pas à la récolte, comme la certification biologique, cette auto-certification, qui impose à la fois une culture sans produits chimiques et des normes sur la qualité du travail après la récolte des grains, est validée par les autorités zapatistes.

        Les membres des coopératives sont régulièrement menacés et agressés par des paramilitaires. Et en plus, le gouvernement, à travers sa stratégie de contre-insurrection civile, cherche à éradiquer ces coopératives, symboles de la possibilité d’un mode de production autonome. Après avoir bloqué le compte bancaire de Mut Vitz au printemps, le gouvernement a durci les lois fiscales, rendant très difficiles pour les coopératives zapatistes l’enregistrement de leurs représentants légaux ainsi que les transferts d’argent depuis l’étranger. Si, suite à cela, les inquiétudes sur la possibilité de Mut Vitz d’exporter du café cette année se concrètisaient, nous ferions venir du café de Yachil, l’autre coopérative de la même zone, moins menacée pour l’instant.

        L’avenir est incertain et la solidarité est plus nécessaire que jamais pour que vive cette expérience concrète de construction d’un autre futur.
        L’achat du café : une solidarité directe avec les communautés zapatistes

        Les groupes de solidarité d’Europe et d’Amérique du Nord achètent le café aux coopératives zapatistes à un prix supérieur à celui payé par les intermédiaires (appelés aussi les « coyotes » par les producteurs locaux !).

        À Paris, nous avons crée l’association Échanges Solidaires pour diffuser ce café par le biais d’achats solidaires. Il s’agit d’un café arabica, moulu ou en grains. Outre le prix d’achat supérieur payé au départ aux coopératives, les bénéfices sont entièrement reversés aux communautés zapatistes. Cet argent supplémentaire permet donc de soutenir les producteurs pour qui le café est souvent la seule production vendue (les autres cultures étant d’auto-subsistance) et représente la seule rentrée d’argent pour acheter ce qu’ils ne peuvent produire. Il permet également de soutenir les projets de ces communautés et notamment des projets de santé et d’éducation autonome.

        Afin d’éviter aux coopératives de devoir s’endetter en attendant le paiement de la récolte, nous leur pré-payons la plus grande partie de celle ci au moment de la commande que nous allons effectuer d’ici à la fin de l’année. C’est pourquoi nous lançons une souscription. Luttons ensemble, buvons du café zapatiste !

        BON DE SOUSCRIPTION POUR ACHAT(S) ANTICIPÉ(S)
        À renvoyer avant fin décembre 2007 à : CSPCL, 33, rue des Vignoles, 75020 Paris.

        Paquets de 250 g de café, 3 euros l’unité, disponibles en JUIN 2008

        Je souscris pour (3 € l’unité, 5 paquets minimum) :
        ............paquets Mut Vitz ou Yachil, soit .........euros

        ............paquets Ssit Lequil Lum, soit ........ euros

        Paiement effectué le .../.../....

        Par chèque bancaire à l’ordre de : Échanges solidaires

        Nom : .................................................... Prénom : ........................................................................
        Adresse : .........................................................................................................................................
        Code Postal : ...................... Ville : ..................................................................................................
        email [1] : .................................................................. Tel.[1] : ...............................................................

        Si vous souhaitez plus d’informations ou de bons de commande : cafesolidaire(a)no-log.org
        [1] Très important pour la livraison : journée de distribution à Paris ; envois en province (frais de port inclus dans le prix d’achat).

      • Anonyme

        Deux produits rigoureusement identiques : c’est difficile à entendre mais je choisis le moins cher.
        danielle.grunberg@wanadoo.fr

      • Anonyme

        si tu es courageux tu ne peux pas avoir un pseudo anonymes...bref là n’est pas la question !
        oui le commerce équitable est controversé, oui il y a des entreprises qui profitent comme max haavelar (en distribuant ses produits en grande distri et bien d’autres) oui c’est pas juste...Et ce que nous consommons chaque jour ? les prdts chinois ? par qui c fait ? qui est en dessous ? l’entreprise qui se dit commerce équitable et qui ne l’est pas ...je suis certaine que pour vendre il faut au moins qu’elle face une bonne action (question de crédibilité envers ses clients)...donc ca sera au moins ca de pris ! Par contre les gros entrepreneurs...
        SI on ne croit pas au commerce équitable il est ou l’espoir ?
        Il y a des entreprises qui font du vrai commerce équitable et qui rémunèrent ses producteurs ! mais le problème cest que ces entreprises ne DISENT pas grand chose (enfin se font écraser par les multi) mais pour tant elles font BOUGER les choses !
        Luna

      • rosier
        • Posté à 17h07 le 26/10/2007
        • Internaute 20481

        j’achète :
        1/ celui qui n’est pas vendu en grande surface
        2/ celui qui n’est pas logotisé Max havelaar
        3/ je me renseigne sur le soit disant « label » qui est inséré sur le paquet
        4/ je vais dans ma petite boutique de commerce équitable la plus proche et je discutte (longtemps) avec le vendeur pour connaître son éthique

        Cela fait beaucoup de déarches intellectuelles mais c’est à ce prix que les gens cesseront de mettre tous les produits « équitables » dans le même panier et par là de tout « jeter aux orties ».

    • moon1312
      • Posté à 01h56 le 23/10/2007
      • Internaute 15652

      DOCUMENTAIRE :

      Avec Christian Jacquiau, expert-comptable, auteur de 2 ouvrages qui ont dérangé et qui continuent à déranger :
      en 2000 - Les coulisses de la grande distribution (Albin Michel)
      en 2006 - Les coulisses du commerce équitable (Mille et une nuits)

      Des enquêtes approfondies qui dénoncent et démontent les systèmes qui
      permettent toujours à certains de gagner plus en ... faisant travailler les
      autres !

      Quelques membres de l’association ECSF et des extraits du film « Alimentation générale » de Chantal BRIET.
      production : Zalea TV

      Lien

      • Anonyme répond à moon1312

        Excellent !

        Merci pour ces liens très intéressants.

      • Anonyme répond à moon1312

        J’ai lu ce livre il y a 1 an et il m’a donné à réfléchir autrement. J’avoue que les produits marqués Max Havelaar ne finissent plus dans mon caddie. Il y a trop de gens qui surfent sur cette vague de l’équitable pour que ça devienne un geste naturel. Je pense également qu’il y a beaucoup à faire chez nous pour l’équité.

         
        • Anonyme

          quels produits finissent dans votre caddie ? ? ? : ceux de Lu, Procter et Gamble, Danone, coca cola...qui exploitent sans vergognes !
          De deux maux, je ne choisirai le moindre

        • rosier
          • Posté à 17h19 le 26/10/2007
          • Internaute 20481

          Et si tu n’allais plus au supermarket mais dans un petit commerce ?

        2 autres commentaires
    • Anonyme

      Commerce équitable = oxymore
      comme matraque sympathique, prison libre, guerre propre, torture sous controle médical......
      l’échange commercial, quel qu’il soit est une des étapes du circuit capitaliste : achat/vente de la force de travail, producion de marchandise, réalisation de la vente et constitution du profit.
      On en sort pas. Le seul avantage du commerce équitable, c’est d’aider à constituer « là-bas » une catégorie de commerçant locaux.... comme nos sympathiques commerçants d’ici. La belle affaire ! ! ! ! !

      • Anonyme

        Comment on fait pour vivre sans échanges commerciaux ? merci de me l’indiquer, je suis preneur !

    • Anonyme

      allez sur le site transparent trade, vous verrez que ces entrepreneurs ne font pas des profits gigantesques et que les actions qui sont conduites même si insuffisantes sont comme même utiles...Ne nous trompons pas de combat !

  • Anonyme

    J’ai approché le petit monde du commerce équitable. C’est pas toujours très beau et ça sent pas toujours très bon. L’affairisme y tiens son bureau.Equitable = redistribution des profits, oui mais on ne vous indiquera jamais les proportions. quand à l’ethique ! ! alors là « ils » s’en moquent.
    Ethique = dignité du travailleur, respect, droit minimaux, lutte contre l’esclavagisme en vigueur. Pratiquement tous les états ont signés la charte de l’OIT, quasiment aucun de la respecte (même dans nos pays soit disant développés), à la question, mais pourquoi ? la réponse est invariable ; il n’y a pas d’organisme de contrôle.
    bientôt les fêtes chez nous, pas pour les gosses qui produisent.

    • Anonyme

      Bien sur, comme dans tous les milieux, il y a des gens honnête et des escrocs. C’est pourquoi il importe de se renseigner et de savoir a qui l’on peut faire confiance. N’empêche que le commerce équitable est une belle alternative au mode d’exploitation répandu actuellement et je me demande pourquoi il y a toujours des gens que ca dérange ! ! ! Pourquoi revenir toujours au « tous pourris, ne faisons confiance a personne » ? ? Alors il vaut mieux continuer a se faire gruger par des entreprises dont on peut être surs qu’elles créent la misère humaine et exploitent les producteurs ? Ou donner sa chance au commerce équitable ? ? ? Moi je continuerai a croire au commerce équitable et vive Artisan du monde et Oxfam ! ! ! ! !

  • paco
    • Posté à 22h10 le 22/10/2007
    • Internaute 17955

    Rien n’est jamais parfait... c’est mieux que rien... Oui, mais, par exemple,commerce équitable veut souvent dire prise en compte des conditions de production, pas des conditions de transport (l’exploitation des marins asiatiques navigant sous pavillon de complaisance vaut bien celle du petit producteur de café d’Amérique latine).
    Pour un exemple décortiqué de filières commerciales diverses, un bon documentaire sur le commerce du beurre de karité, « le beurre et l’argent du beurre », de P. Bacqué (qui dénonce entre autres le commerce pseudo-équitable de « l’Occitane »).

  • Anonyme

    Il ne faut pas oublier que la mode est un secteur emblématique de notre société. Habituellement très « paillettes » et superficiel, très matérialiste. C’est aujourd’hui un des secteurs économiques les plus rentables pour les distributeurs et les fabricants qui ont tous délocalisé leur production dans des pays à bas coûts. Les marges sont phénoménales.
    Les personnes qui se lancent dans des entreprises de mode éthique sont donc à la fois idéalistes, créatives et pragmatiques. Elles ne prétendent pas du jour au lendemain faire une révolution politique, mais insuffler dans l’acte d’achat le plus irréfléchi et grisant (pour les fashionvictims du samedi !) un petit peu de réflexion et de recul sur le produit lui-même, et à travers cela, sur notre société et sur le reste du monde. La part de rêve est toujours là, mais le cerveau est de la partie.

    Enfin, la question de la collaboration avec la grande distribution n’est pas nouvelle, bien qu’elle se pose aujourd’hui avec plus d’acuité.
    Ce qui est sans doute le plus difficile à accepter, c’est l’utilisation marketing faite par beaucoup de grandes marques qui sortent à grands renforts de pub des mini collections éthiques... Le reste de leur production demeurant (soit 99,9% de leur chiffre d’affaires) « non éthique », sans le moindre engagement au plan écologique ou social.

    Maya
    ALTERMODE, le blog de la Mode Ethique
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  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 22h55 le 22/10/2007
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Etonnant : « l’Ethical Fashion Show ».

    Cette fois c’est sur, la Planete ne sera PAS sauvée . En tous cas, pas si on continue avec des conneries pareilles . Il faudra vraiment un changement radical de systeme et de vision du monde ..

    • Anonyme répond à Numerosix

      Je suis toujours étonnent de voir des critiques venant des gens qui sont dans leur petit univers.
      C’est très bien de critiquer car c’est comme ça qu’on continue à s’améliorer et tendre vers la perfection.
      Mais serait il possible de proposer aussi quelques solutions ou pistes plutôt que de vous déchaîner sur des personnes qui mettent en danger leur carrière pour essayer de changer au moins le sort d’une, deux ou trois personnes, si c’est pas toute une communauté.
      Bien sur que des problèmes demeurent et d’ailleurs personnes n’a prétendu que le Commerce équitable étaient parfait.
      Et d’ailleurs avez vous sincèrement pris le temps de se pencher sur la question du Commerce équitable, lu différent rapport montrant le changement dans les pays du Sud ou c’est juste les critiques tels qu’on a l’habitude de faire sans essayer de voir tout le travail accompli.
      Question : Qu’est-ce qu’on est prêt à faire pour le changement ?
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  • Mokarider
    • Posté à 03h39 le 23/10/2007
    • Internaute 951

    Je recommande vivement à ceux que ce sujet intéresse (la marchandisation du commerce équitable, ou commerce équitable VS. commerce DE l’équitable) de lire ces articles du Monde diplo :

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    On peut voir effectivement les termes « équitable » et « mode » associés négativement ou positivement. Le consommateur du XXIème siècle, en manque de solidarité mais également en proie à la peur de voir ses bons sentiments instrumentalisés, ne sera sûr du degré d’équité ou de bio de ce qu’il achète que le jour où, en scannant le code-barre du produit qui l’intéresse avec son téléphone, il accèdera à une base de données fiable lui donnant la part du prix final reversée au larbin du Sud.

    Les organismes de contrôle, en effet très peu nombreux, ne permettent qu’un aperçu très superficiel des pratiques qui permettent de donner le label « équitable » aux coopératives.

    Toutefois, entre un produit labellisé « équitable » et un produit issu des grands groupes d’agroalimentaire genre Kraft, qui maintiennent la pression sur les prix au maximum, le choix est vite fait : ceux qui jettent un regard cynique sur les défauts systémiques et le détournement du commerce équitable devraient peut-être se demander s’il existe des progrès qui, dans l’Histoire, n’ont pas connu des ratées et des déconvenues, surtout à leurs tout début.

    L’idée de commerce équitable, en mettant la société de consommation au cœur d’une logique de vie, a à mes yeux le mérite de ne pas s’embarquer trop loin des réalités : plutôt que de remuer comme un hochet des lendemains qui chantent en conchiant le capitalisme, il propose plus modestement une société un peu moins inégalitaire.

    On devrait voir comme un signe positif le fait qu’une association comme Minga différencie déjà le commerce équitable en lui donnant une aile plus radicale. Sûr que ceux-là ne sont pas restés les bras croisés à rouspéter en l’air.

    • Cyprien35
      Cyprien35 répond à Mokarider
      • Posté à 09h42 le 23/10/2007
      • Internaute 15800

      Tout à fait d’accord,
      Il doit être très difficile de faire du 100 % équitable (producteur, personnel des navires qui transportent les marchandises, caissières qui fait payer les produits etc...). C’est assez facile, je pense de trouver des failles au commerce équitable.
      Mais à qui profitent ces failles ? Les dénoncer sans cesse ne peut qu’éloigner le consommateur de ces produits et le rapprocher vers d’autres pas du tout équitables.
      Je voyage un peu et cela m’a toujours titillé d’aller un jour dans une coopérative « équitable » (il y a toujours les adresses au dos des paquets). Personne ici n’a fait cela à titre privé ?
      J’espère aussi que le commerce équitable ne se déchire pas. Si il y a des magasins comme minga (je ne connaissais pas, je vais aller visiter celui de ma ville), qui ne veulent pas passer par la grande distribution, tant mieux, cela laissera au consommateur un nouveau choix.
      D’ailleurs, c’est toujours comme cela que j’ai pris le commerce équitable : Il faut responsabiliser le consommateur ! Il faut que nous nous posions des questions sur ce que l’on achète.

      • rosier
        rosier répond à Cyprien35
        • Posté à 17h43 le 26/10/2007
        • Internaute 20481

        Minga n’est pas une boutique mais une asso( ?) qui regroupe différents partenaires du CE et qui oeuvre pour une réflexion de fond sur le commerce équitable tout au long de la filière. Ils sont pour la transparence et c’est en cela qu’ils se rapprochent beaucoup du Transparent Trade dans leur vision du CE.

        N’hésitez pas à aller sur ces 2 sites internet que sont celui de MINGA Faire Ensemble et Transparent Trade c’est très instructif et cela permet de voir un AUTRE commerce équitable que celui que l’on veut bien nous montrer : médias, communication outrancière Max Havelaarienne...

    • JP_JP
      JP_JP répond à Mokarider
      • Posté à 11h28 le 23/10/2007
      • Internaute 18274

      Effectivement Mokarider, l’article du monde diplomatique est très intéressant, vraiment à lire :
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      • Anonyme répond à JP_JP

        -La réponse de l’ONG Agronomes et Vétérinaires Sans frontières qui travaillent depuis presque 30 ans avec les petits producteurs d’Amérique et Latine cofondatrice de Max Havelaar. Une réponse pro commerce équitable mais dénonçant les stratégies d’Alliance de MA avec la grande distribution.

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      • Anonyme répond à JP_JP

        -La réponse de l’ONG Agronomes et Vétérinaires Sans frontières qui travaillent depuis presque 30 ans avec les petits producteurs d’Amérique et Latine cofondatrice de Max Havelaar. Une réponse pro commerce équitable mais dénonçant les stratégies d’Alliance de MA avec la grande distribution.
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  • Anonyme

    Pour agrémenter le débat, voir les deux articles ci-joint :

    - Un article du Monde diplo par Christian Jacquiau sur les dérives du commerce équitable notamment sur ses relations avec certaines multinationales cotonières et de la grande distribution :
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    -La réponse de l’ONG Agronomes et Vétérinaires Sans frontières qui travaillent depuis presque 30 ans avec les petits producteurs d’Amérique et Latine cofondatrice de Max Havelaar. Une réponse pro commerce équitable mais dénonçant les stratégies d’Alliance de MA avec la grande distribution.
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  • Anonyme

    Quid de l’idée d’exporter notre mode de pensé et de notre modèle d’économie ?
    Que dire d’une tribu, d’un village,.... Qui entre dans la consommation ?
    De la notion de profit ? De l’égoïsme que cela engendre ? De l’exploitation du dominant ( le chef, le propriétaire de la production, du plus malin, du plus fort....) sur les plus faibles (les non propriétaires, les inféodés, les faibles...) ?
    Nous ne sommes pas détenteur de la vérité, d’autres modèles existe, et ne sont pas compatibles avec la notion marchande.
    Donnons nous plutôt la chance de comprendre les autres que de vouloir les exploiter.
    Car enfin c’est pour notre petit bien être occidental que nous allons piller les ressources de ces gens.
    Bien sur qu’ils se déchire et ce n’est que le début. L’exemple vient de qui ?

    Anonyme ? Pas moins que caché derrière un pseudo !

  • Anonyme

    Je rejoins Paco et je confirme à propos du beurre de karité.
    Le commerce équitable est un piège à gogos qui fonctionne bien parce qu’il impacte les consciences des occidentaux, notamment les Français qui se croient toujours super privilégiés par rapport au reste du monde.

    Le commerce équitable n’a d’équitable que le nom.
    Les Français doivent arrêter de se flageller parce qu’on leur apprend à avoir mauvaise conscience.
    On leur dit que tuer un boeuf pour avoir sa viande et son cuir c’est mal, ça s’apparente à de la torture, alors ils deviennent végétariens et se chaussent avec des mocassins en plastique. Comme si le plastique n’était pas issu du pétrole et comme si le plastique n’était pas polluant car non bio-dégradable.

    Au fait, le café du commerce équitable, je l’ai goûté. Je n’ai pas compris pourquoi il est aussi mauvais.

    • Anonyme

      Le commerce équitable n’est qu’un concept auquel on peut adhérer ou non. Derrière ce concept se cachent beaucoup d’associations fournissant un travail sérieux ou non. Généraliser de cette manière en stigmatisant l’ensemble du commerce équitable n’est ni intelligent, ni constructif... Certaines structures de commerce équitable sont apparues dans les années 70, d’autres dans les années 80 et elles n’ont pas attendu les détracteurs de ce système aujourd’hui « à la mode » pour avoir un impact réel et concret sur la vie de milliers d’artisans et de producteurs à l’autre bout de la planète. Certaines associations se servent du concept pour arriver à leurs fins, d’autres l’appliquent concrètement sur le terrain et croient aux valeurs qu’elles défendent. Alors, arrêtons d’enfermer les gens, les systèmes, les valeurs dans des cases inamovibles avec la mauvaise foi qui nous caractérise. Dans le commerce équitable, tout n’est pas à jeter, tout n’est pas à garder, et il nous suffit juste d’un petit peu de meilleure volonté, d’une analyse critique plus fine et je vous assure que le commerce équitable ne sera plus un concept qu’on critique, mais une réalité à laquelle on croit.

      • Anonyme

        C’est un peu ce qu’on finit par soupçonner à vous lire.

    • rosier
      • Posté à 17h48 le 26/10/2007
      • Internaute 20481

      Pour parler de la sorte du CE, vous devez faire vos achats dans une GMS ou je me trompe.

      En ce qui concerne le goût du café équitable, les auriez-vous TOUS goûté pour vous permettre de dire une telle chose ?

  • Anonyme

    Qui parle d’équitable pense de suite relation commerciale entre pays sous développé - et j’utilise exprès ce terme car c’est celui qui nous vient en tête, et pays dit industrialisé ...

    A l’amont : nous avons des économies et sociétés traditionnelles faisant leur « transition “ vers le monde moderne - qui d’ailleurs est souhaitable pour eux ?

    A l’aval : nous avons le monde dit moderne, industriel, post industriel, etc... L’économie est celle de marché , et notre société est plutôt... de consommation.

    La notion d’équitable, se veux aussi de poser des questions d’éthique au niveau commercial, deux notions en contradiction ... Je donne quelques réflexions, car je ne connais pas de réponses catégoriques...

    1/Est ce que equitable signifie que nous allons respecter notre modèle économique, considérer le producteur comme un de nos producteurs Français, alors que les données économiques sont différends ?
    ( Max Avelaar )

    2/Est ce que equitable signifie que le producteur s’y retrouve , mais que le produit sur notre marché sera hors norme ?
    (Artisants du monde )

    3/Est ce que equitable ne se voudrait pas plutôt de respecter les particularités de l’amont et de l’aval de la chaine de commerce ? Et ce comment ?
    ( fabricant de meuble burkinabais )

    4/Est ce que équitable ne commencerait pas déjà à l’OMC dans les règles de commerce internationales ? ( clause de vente preferentielle, subventions d’Etat, etc.. )
    ( la france et ses bananes Ivoirienne)

    Les produits équitable que nous avons, c’est un peu une utopie, mais pourquoi pas... Si cela profite à l’amont comme à l’aval...

  • Anonyme

    il est agaçant de voir une fois de plus que beaucoup confondent bio, équitable et...durable. La fabrication de T-shirts en coton est une hérésie pour la planète. Le coton est l’une des cultures mortelles pour notre planète à cause des ressources exceptionnelles qu’elle demande en eau. Il faut faire du lin ou du chanvre voire trouver mieux ! ! ! La poste communique sur l’achat de ses uniformes en coton équitable. OK ! mais rien de durable la-dedans. Hors elle ne se prive pas de parler de développement durable. C’est de la bonne conscience de Bobo... et cela entraîne de fausses idées dans la tête des gens non avertis.
    Répétons une fois de plus :
    Bio ne veut pas dire nécessairement « bon »
    Equitable ne veut pas nécessairement dire « durable ».
    Ce n’est qu’en le martelant que nous avanceront... dommage, cela nous freine !

    • rosier
      • Posté à 17h53 le 26/10/2007
      • Internaute 20481

      Tout à fait d’accord mais trouvez moi du lin ou du chanvre non tissé en chine et on en reparle ! ! ! ! pour l’écologie on en est loin lorsque le chemin d’un tissu est si long et pour l’équitable c’est pire ! ! ! !

  • Anonyme

    Au début du web, je m’étais adressé à des représentants locaux d’une chaîne « solidaire » célèbre pour leur proposer mes services. Je fus particulièrement ému de m’entendre dire que ma proposition gratuite de création de site n’était pas envisageable car je souhaitais, en échange, me faire connaître en apposant ma signature sur le site présentant la boutique en question ... Apparemment les petits producteurs et petits artisans ne pouvaient bénéficier d’un commerce « équitable » que s’ils venaient de contrées lointaines ... Cela ne remet pas en question le mouvement éthique, cela souligne seulement la bêtise humaine ... À propos, il paraît que le site « Lien » est à vendre, est-ce un mauvais présage ?

    • rosier
      • Posté à 11h23 le 27/10/2007
      • Internaute 20481

      cela dépend sûrement de ce que vous faites comme profession , mais si c’est dans un cadre « équitable », solidaire, écologique, altermondialiste ou se rapprochant, je suis prête, personnellement à ce que vous fassiez mon site internet : « Atika Commerce Equitable et Solidaire » à Rodez : vente de prduits issus d’un commerce plus juste vêtements (Azimuts, Ethnica, Patatrac, Mama Africa entre autres), alimentaire (Andines), Artisanat (Bois Tourné de Ste Eulalie d’Olt, Colibri Création : Bijoux en terre émaillée de Millau )et que vous mettiez votre empreinte sur le site.
      Mais il faut pour cela que je vous connaisse et que votre éthique corresponde à la mienne.
      Evelyne

  • Anonyme

    « Si tu utilises des armes identiques à celles de ton ennemi, alors, fais la paix avec lui »

    Lien

  • Anonyme

    Fabriquer en France c’est Ethique ?

    C’est le choix qui a été fait par Projet-M, fabriquer en France, utiliser dés que possible du coton bio, attention du coton bio Suisse, ayant poussé aux USA.
    Pas du coton bio Turque ayant poussé en Inde et ramassé par des esclaves des champs ! Le commerce éthique c’est pas simple, éthique et bio ne sont pas forcément associés, ce qui n’est pas bio est il éthique ? Est-ce éthique de polluer les sols en Inde, en Afrique ? Donc nous chez Projet-M ont fabrique tout en France, et incroyable nos prix sont corrects pour une qualité irréprochable !

    Lien

    Faites vous votre propre idée ! Soyez vigilant !

  • Anonyme

    Fabriquer en France c’est Ethique ?

    C’est le choix qui a été fait par Projet-M, fabriquer en France, utiliser dés que possible du coton bio, attention du coton bio Suisse, ayant poussé aux USA.
    Pas du coton bio Turque ayant poussé en Inde et ramassé par des esclaves des champs ! Le commerce éthique c’est pas simple, éthique et bio ne sont pas forcément associés, ce qui n’est pas bio est il éthique ? Est-ce éthique de polluer les sols en Inde, en Afrique ? Donc nous chez Projet-M ont fabrique tout en France, et incroyable nos prix sont corrects pour une qualité irréprochable !

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    Faites vous votre propre idée ! Soyez vigilant !

  • Anonyme

    Le commerce doit être équitable d’un bout à l’autre de la chaîne, de la conception à la distribution.
    Or, quand on connaît les conditions de travail de la grande distribution (lire le journal d’un médecin du travail, de Dorothée Ramaut), il est évident qu’aucun produit vendu dans ces conditions ne peut être considéré comme équitable.

    Bien sûr, pour le moment il n’existe aucun autre réseau de distribution suffisamment développé. Ce réseau reste à inventer, mais des structures existent déjà (voir la position de Minga, celle de Biocoop, ...)

    Arnaud

  • Anonyme

    Je vous rcommande la lecture de l’excellent livre de Christian JACQUIAU :

    « LES COULISSES DU COMMERCE EQUITABLE “ (1001 nuits).

    Il y fait une critique documentée d’un certain commerce équitable - celui à la sauce marketing éthique, façon marque ( !) Havelaar - mais décrit aussi de réelles alternatives et ouvre de nombreuses pistes sur ce que pourrait être un VERITABLE COMMERCE EQUITABLE qui ne serait pas un commerce DE l’équitable.

    J’avais adoré son premier sur la grande distribution, celui est encore meilleur.
    Il a permis de dévérouiller les esprits et de lancer enfin un véritable débat sur l’équité.

    C’est peut être pour cela qu’il fâche les acteurs de la bien pensance équitable.

  • Anonyme

    et le festival equizik alors ? ? ! ! pourquoi n’a-t-il pas eu lieu ?

  • Anonyme

    zapatiste ! carrément ! ahah

  • Anonyme

    « se déchire »... Bof, c’est pas un peu excessif, je veux dire journalistique dans le mauvais sens du terme ?

    Signé, mc

  • Anonyme

    Mort de rire !
    On trouve de l’équitable dans la grande distrib.
    Quelle farce !
    C’est de l’équité pour bobobouffons en mal de BA.
    Ils sont prêts à tout pour nous vendre leurs saloperies.
    Avez vu ces petits jeunes gens bien sous tous rapports et bien propres sur eux, genre Alter-Coco, passés directement des grands cabinets d’audit et de leurs brillantes études à HEC à la marchandisation de la charité en surpemarchés ?
    Un autre monde est possible disiez vous ?
    Avec ces nouveaux boys scouts et leur approche de l’équité, les NESTLE, STARBUCKS, CARREFOUR et autres LECLERC peuvent dormir tranquiles.

  • Anonyme

    Il y a une échelle de valeur dans la consomm’action : je préfère acheter un produit équitable chez un petit commercant équitable mais quand je n’en ai pas l’occasion, je préfère acheter un produit équitable chez mon grand distributeur pluôt qu’un produit d’un fabricant normal, et quand je ne le trouve pas un produit d’un petit fabricant normal plutôt qu’un produit d’une multinationale...Dans mon système de valeur, je privilégie 1/ l’éthique ou l’équitable à même niveau 2/ le small is beautiful
    Il ne faut pas se laisser contaminer...Il ne faut pas faire de mauvais procès aux initiatives qui permettent même si elles ne sont pas parfaites d’amener comme même un peu plus de justice et de liberté. Alors c’est sûr que quand on achète un produit équitable par exemple chez Carrefour, on remplit aussi les caisses de ce mastodonte de la distribution qui écrase ses salariés, ses fournisseurs, les petits commerçants d’à côté...etc Mais, cela facilite l’accès aux produits équitables et permet aux acteurs de ce secteur de gagner leur vie pour développer leurs actions...Là ou cela se corse c’est que carrefour peut aussi concurrencer le petit commerçant qui ne vend que de l’équitable...Et c’est aussi de cela que le débat se complexifie. Personnellement, je pense qu’il ne faut pas opposer les deux approches, mais plutôt opposer l’approche éthique de la voie normale. Ce qui compte c’est de pouvoir batir des alternatives. On ne doit pas laisser le pouvoir économique entre les mains d’entreprises qui deviennent de plus en plus grandes (via fusion aquisition)et qui écrasent tout sur leurs passages. De même, il ne faut pas opposer les initiatives éthiques et équitables (et c’est vrai que la création de la commission commerce équitable a plutôt envenimé le débat sur ce point !). La consomm’action peut devenir un moyen important pour lutter contre les inégalités dans notre pays, en Europe et dans le Monde ; Il ne faut en aucun cas lui faire un mauvais procès d’intention...

  • Anonyme

    Si la guerre s’est déclarée entre les associations. C’est que certains comme Max Havelaar ont reçu des grosses subventions de l’Etat (de plusieurs millions d’euros) comme soutien au système de garantie ; et d’autres comme Minga n’ont rien reçu alors qu’ils se considèrent à juste titre comme des meilleurs défendeurs des petites structures et des actions qui peuvent être a la fois éthiques (au nord)et équitables (nord - sud). La connerie c’est d’avoir exclu avec la création de cette commission l’éthique et les petites « associations » défendant les petites « structures ». Maintenant, à l’ethical fashion show, il n’y a que des petites entreprises et si elle reçoivent un coup de pouce par La redoute c’est tant mieux pour elles et pour la consomm’action...Il ne faut pas les critiquer, ces entrepreneurs suivent des actions globalement justes. Savez vous que la plupart des marques de luxe Française délocalisent en Chine, en Ukraine... ? Je suis un professionnel du secteur, je sais de quoi je parle...Il faut avant tout critiquer ce qui se passe ailleurs

  • Anonyme

    il existe un centre de documentation spécialisé sur le commerce équitable où l’on peut consulter librement des ouvrages, rapports, coupures de presse, travaux universitaires sur tout ce qui touche au commerce équitable : Lien

    Une base de données référencie plus de 1500 références (bientout sur le site internet)

    CDTM 20 rue Rochechouart 75009 paris meto cadet, ouvert du mardi au samedi 11 h - 19 h

    cdtmparis@ritimo.org

    Gilles Faguet

  • Anonyme

    Ils seront tous au 1er Salon Européen de Commerce Equitable qui aura lieu à Lyon les 1-2-3 Février 2008 ! ! !

    Lien

    Equi’Sol (Association Rhône Alpine de promotion de tous les systèmes fiables de commerce équitable).

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