Tribune 24/12/2009 à 16h35

Identité nationale et passé colonial : pour un véritable débat


« Un grand débat sur l’identité nationale », des centaines de milliers de connexions, des rencontres en province dans les préfectures et 40 000 contributions (dont de nombreux « dérapages ») sur le site du ministre Eric Besson... Un succès ? Les critiques virulentes à gauche et les doutes à droite se multiplient depuis quelques jours et donnent, déjà, un sentiment contraire en cette veille de Noël.

Des intellectuels, des chercheurs, des écrivains, des journalistes qui travaillent sur le colonial, l’immigration et le postcolonial proposent ici, tout en refusant depuis le début de participer à cette manipulation, une alternative au faux débat actuel (nous publions ici une version courte de l’appel).

Nous savons tous que la manière de poser une question et d’en présenter le contexte et ses présupposés déterminent souvent la réponse. Il faut donc lire soigneusement les discours du ministre, de ses collègues et des députés qui soutiennent le gouvernement, et analyser les références proposées par le ministère pour « guider » les débats.

Les réponses des internautes ou des personnes qui participeront au débat n’y changeront pas grand-chose, les dés sont pipés, la réponse est déjà là : les Français doivent honorer la France, son drapeau, ses grands hommes, son hymne national, son passé glorieux, mais les Français doivent aussi respecter ses valeurs de générosité et d’ouverture... bref le retour à un nationalisme de symboles, étriqué, excluant, qui ne répondra pas aux questions les plus contemporaines.

Sans le nommer, le débat tourne autour du thème de l’immigration

De toute évidence le débat, sans le nommer, ne cesse de tourner aussi (à la veille des élections régionales) autour du thème de l’immigration (en particulier postcoloniale) et de ses conséquences sur l’« identité nationale », même si de nombreuses personnalités de l’UMP et d’anciens Premiers ministres commencent à sentir le « vent mauvais » et s’écartent de la démarche.

Pourtant, sur le site, pas une référence sur l’immigration, sur la colonisation ou sur l’esclavage ! Le véritable débat est toujours dans l’ombre. Le message est clair : évitons ces sujets qui fâchent et revenons aux principes fondamentaux des « pères fondateurs » de la Nation, actualisés par les thuriféraires de la fierté nationale.

Pourtant, derrière le « débat sur l’identité nationale » se tapit un autre débat, omniprésent, sur le passé colonial de la France et ses héritages dans le présent (immigration, connaissance de cette histoire, guerre des mémoires, place de l’islam, pseudo-repentance...).

Le président de la République, dans une tribune, mélange les notions d’intégration et d’assimilation, renvoyant à une dialectique qui risque de provoquer des amalgames. La question est moins en effet « Qu’est-ce qu’être Français ? » mais bien, dans ce « grand débat », qui ne dit pas son nom : « Peut-on être noirs, Arabes, Asiatiques, ultramarins et Français ? » Car nous sommes encore, comme le rappelle très justement dans une tribune Yazid Sabeg, « hantés souterrainement » par l’histoire coloniale (Le Monde, 7 novembre 2009).

Cinq ans après le coup de feu sur la « colonisation positive » (fin 2004) qui va aboutir à la loi de février 2005 (et notamment à son article premier sur la reconnaissance de l’œuvre coloniale de la France), nous est proposé un second round sur un retour à l’« identité de la France », qui s’annonce d’ores et déjà comme une entreprise réactionnaire.

En toile de fond, les immigrés, leurs enfants (et petits-enfants). Mais pas n’importe lesquels. Ceux qui sont plus « colorés » que les autres. Ceux qui sont les « héritiers » du temps des colonies, ceux qui seraient avides de « communautarisme », ceux qui ne s’assimilent pas (comme nous l’explique la pasionaria Elisabeth Lévy chez Yves Calvi ou dans les colonnes du Figaro Magazine).

En un mot, « ceux qui n’aiment pas la France », sifflent l’hymne national ou manifestent lorsque l’Algérie se qualifie pour la Coupe du monde, terrorisent les banlieues, détruisent l’économie de « nos » paradis exotiques, et veulent diversifier la République tant « ethniquement » qu’en terme de religion. Ils nous font perdre « notre âme », notre « essence » et obligent leurs « sœurs » à porter la burqa.

À ignorer, et pire, à stigmatiser ces composantes de la société française en parlant « d’assimilation », le débat sur l’identité est piégé : à la recherche d’une essence nationale, il exclut du champ du « national » les formes d’altérité qui sont la marque de notre société mondialisée et de sa constante créolisation.

Quelles alternatives face à débat ?

Comment réagir face à ce tsunami identitaire lancé par le ministre et appuyé par le président de la République : y participer selon le cadre posé et accepter la manipulation, refuser de contribuer à ce débat tronqué en période électorale et rester silencieux, recadrer le débat sur les véritables enjeux et entrer en résistance ?

On l’aura compris, nous penchons depuis plus d’un mois vers la seconde option comme beaucoup de signataires de l’appel de Mediapart, tant le « débat » est biaisé et joué d’avance (ce qui explique notre silence jusqu’alors).

En même temps, le silence et le refus du débat laissent nos concitoyens face à la seule machine gouvernementale, c’est d’ailleurs ce que vient de souligner avec justesse Yves-Charles Zarka dans une tribune publiée par Le Monde sous le titre « Pour en finir avec le piège de l’identité nationale ».

C’est pourquoi nous n’aurons de cesse, dans les prochains mois, de recentrer la réflexion vers d’autres enjeux et de proposer de façon concrète des outils de compréhension pour les Français. En même temps, nous avons conscience de la saturation relative de l’opinion sur ces questions, du refus de la grande majorité des médias d’aborder cette problématique, et du manque d’intérêt des politiques pour un « débat » qui serait peu électoral.

Pour autant, nous avons choisi d’agir, pour aller au-delà du seul appel à l’interdiction du « ministère de l’ambiguïté » ou à l’auto-interdiction de toute prise de parole qui risque de faire croire que nous n’aurions plus rien à dire sur nos « identités » en France.

Dans un premier temps, il faut revenir à l’essentiel et comprendre l’histoire. Il faut faire connaître ce passé colonial/esclavagiste et l’histoire de l’immigration des Suds dans notre pays, dont nos contemporains ignorent presque tout. Cette histoire et ses « apports » (comme le demande le ministre) ne feront plus « débat » lorsque la connaissance aura transcendé les fantasmes.

C’est ce que montre, par exemple, l’exposition Générations. Un siècle d’histoire culturelle des Maghrébins qui vient d’ouvrir à la CNHI, c’est ce que proposent sous forme de comparatisme franco-américain les rencontres à l’ENS autour des « Minorités visibles en politique » ou le coffret de huit livres « Un siècle d’immigration des Suds en France ». Il faut enseigner, comparer, transmettre et non débattre avant d’avoir acquis un savoir.

Appels, ouvrages, colloques : il faut recentrer ce débat

Dans un second temps, certains d’entre nous ont pris l’initiative (dès juin 2009) de lancer le 20 janvier 2010 (un an après le mouvement social dans les outre-mers et pour le 50e anniversaire des indépendances africaines) un appel rassemblant une centaine de contributeurs reposant sur des propositions concrètes pour une « République multiculturelle et post-raciale » capable d’être le reflet de nos histoires et de la diversité de notre pays.

Enfin, pour replacer ce débat franco-français dans les enjeux internationaux, une partie d’entre nous, en mars 2010, proposera l’ouvrage « Ruptures postcoloniales » avec une quarantaine d’auteurs de tous horizons, références dans plus d’une dizaine de pays des questions postcoloniales, pour analyser les mutations de notre temps et expliquer pourquoi les « enjeux identitaires » doivent être appréhendés en même temps « ici » et « ailleurs ».

Dans la même perspective, plusieurs ouvrages, rencontres et colloques ont déjà proposé cette année ou proposeront « d’autres débats » tout au long du premier trimestre 2010, avec pour point d’orgue début février 2010 où des contre-colloques viendront en réponse de celui annoncé par le ministre. Ces initiatives, parmi beaucoup d’autres, sont les armes de l’intelligence et du savoir, face aux fantasmes et à l’émotion.

Après avoir commémoré la destruction d’un mur à l’Est (1989-2009), il convient d’en abattre un autre : celui de nos imaginaires collectifs qui, à l’égard des populations des Suds ou ultramarines, n’a pas encore été déconstruit. C’est un des enjeux majeurs auxquels notre génération est confrontée et nous devons relever le défi avant que d’autres crises traversent nos outre-mers ou nos quartiers.

Alors oui, il faut choisir « son » débat et ce n’est pas celui de « l’identité nationale », mais bien celui de la manière dont se construisent nos identités collectives et nos valeurs communes, républicaines, dans la France postcoloniale, cinquante ans après les indépendances africaines.

Voir l’appel dans son intégralité sur www.achac.com.

Le collectif « Pour un véritable débat » :

Nicolas Bancel (historien, université de Lausanne), Esther Benbassa (directrice d’études, EPHE), Pascal Blanchard (historien, laboratoire Communication et Politique CNRS), Florence Bernault (historienne, université du Wisconsin), Ahmed Boubeker (sociologue, université de Metz), Marc Cheb Sun (directeur de la rédaction, Respect mag), Catherine Coquery-Vidrovitch (historienne, professeur émérite de l’université de Paris VII), Didier Daeninckx (écrivain et romancier), François Durpaire (historien, chercheur-associé à l’université Paris I), Yvan Gastaut (historien, université de Nice), Vincent Geisser (sociologue-politologue, IREMAM CNRS), Didier Lapeyronie (sociologue, université de Bordeaux 2), Gilles Manceron (historien, LDH), Achille Mbembe (historien, université de Witwatersrand/Johannesburg), Elikia M’Bokolo (historien, EHESS), Fadila Mehal (présidente des Mariannes de la diversité), Thomas (historien, université d’UCLA).

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  • TITI67
    TITI67
    étudiant
    • Posté à 17h03 le 24/12/2009
    • Internaute 98630
      étudiant

    C’est justement au nom de l’accueil, de la tolérance, de la laicité...qui sont notre identité qu’il faut non seulement un débat mais des actes pour faire reculer l’obscurantisme qui s’installe dans notre pays.
    Quand je vois les Pays bas ou la Suisse (pays tolérants) prendre certaines mesures suite à différentes affaires,(Théo VAN GOGH, t.ramadan...) je ne peux que les soutenir

    ne confondons pas tolérance et laxisme.

    la laicité c’est la neutralité pas l’indifférence, c’est la tolérance pas le laxisme, c’est le vivre ensemble.
    Nous constatons que nos valeurs républicaines reculent dans certains quartiers...et ce n’est pas un hasard...la ou progresse l’islamisation !

    • Brazza
      Brazza répond à TITI67
      historien
      • Posté à 17h14 le 24/12/2009
      • Internaute 99811
        historien

      La meilleur manière de défendre la République, c’est de transmettre notre histoire commune, de bâtir du mémoire où chacun à sa lace, aussi bien dans les « quartiers » que dans les outre-mers. Le débat actuel est le fuit de 50 ans de silence sur une part de notre histoire, coloniale, et nous vivons aujourdhui le ressac de ce passé non-assumé par les générations précédentes. Nous traversons une crise du « vivre ensemble » mais la République a su trouver dans son histoire, à d’autres moments de crises, les moyens d’avancer... Affaire Dreyfus, Vichy... autant d’exemple qui montrent que c’est en affirmant nos valeurs et en s’engageant pour une mémoire commune que la République a su transcender ces crises « d’identités ». Nos valeurs républicaines ne reculent pas, elles doivent évoluer pour digérer ce passé colonial encore à la marge du grand récit national, et penser de façon différente l’histoire et la présence migratoire issue de cet ex-empire.

      • TITI67
        TITI67 répond à Brazza
        étudiant
        • Posté à 17h41 le 24/12/2009
        • Internaute 98630
          étudiant

        Bien sur....peronnellement j’assume le passé de mon pays, les hauts et les bas, le sang et les larmes, les rois la république, les LUMIERES...

        Je m’interroge devant l’exploitation du colonialisme par certaines personnes.
        N’oublions pas que de nombreux Maghrébins ont suivi leur colonisateur des 1962...devinant sans doute le marasme dans lequel se retrouverait l’algérie aprés leur départ.
        Cette migration n’a d’ailleurs jamais cessée. Mais pleurer des visas la bas pour cracher sur la France ici...vous comprendrez que ça passe mal !

         
        • survivant
          survivant répond à TITI67
          • Posté à 18h56 le 24/12/2009
          • Internaute 25864

          Avant tout je voudrai remercier le collectif pour leur tribune. Ouf ! J’ai cru un instant que des commentateurs de rue89 me prenaient pour un débile profond, un terroriste d’extrême gauche voire un dangereux agitateur. Enfin, la vérité à toujours dérangée et dérangera toujours tant que nous vivrons dans un monde géré par des menteurs.

          Ceci étant dit : Je voudrai revenir sur ce que tu écris « Mais pleurer des visas la bas pour cracher sur la France ici...vous comprendrez que ça passe mal ! » et c’est là qu’il ne faut pas faire d’amalgame.
          La colonisation française en Algérie a durée 144 ans. Deux guerres mondiales sont passés par là et les algériens comme les africains d’Afrique noire sous colonies françaises étaient sur le front pour défendre la liberté de la France. Après la guerre de 39-45 les MOI (mains œuvres immigrées) venant du Maghreb dont l’Algérie évidemment sont venus en France pour reconstruire le pays. Ces immigrés ont pour la plupart gardés la nationalité de leur pays d’origine. Lorsque la guerre d’Algérie a éclaté deux camps se sont divisés dans la population algérienne : les pour l’indépendance de l’Algérie et les contre appelés : les harkis qui se sont battus aux côtés des français. Ceux qui sifflent l’hymne nationale sont les enfants appelés dans le jargon les « beurs » des MOI. Ces enfants sont la deuxième génération et sont nés ici ! Donc français. Le problème, c’est lorsque De Gaulle a déclaré l’indépendance de l’Algérie dont deux attentats avaient été commandités contre lui par l’OAS qui ont failli lui coûter la vie, les français nés en Algérie ( les pieds noirs) ont tous perdus et sont rentrés en France, les harkis qui s’étaient battus aux côtés des Français ont eux aussi été obligés de quitter le pays par peur de représailles. Seulement voilà, l’histoire aurait pu s’arrêter là. Malheureusement une rancœur perdure avec ceux qui ont tous perdus. Les beurs et les chibanis encore en vie son t les boucs émissaires de toute cette mascarade politique qui fait débat sur l’identité nationale.

          • kdb
            kdb répond à survivant
            • Posté à 12h49 le 25/12/2009
            • Internaute 29729

            et les chinois... eux ont les entends jamais ! et ils posent pas problème !
            ils etaient la aussi depuis la guerre ! qu’ont t’ils eu en échange.... rien ! et ils s’en plaignent pas !
            ils font de la culture de riz en Camargue pour leur grande majorité mais dans : « le respect et la gentillesse “chose pas trop compris par les musulmans qui pensent encore que les harkis (de bons français sont des traitres ! ! !)

            • survivant
              survivant répond à kdb
              • Posté à 14h00 le 25/12/2009
              • Internaute 25864

              Je te rassure tout de suite je n’ai rien contre les harkis qui ont choisi leur camp, d’autres l’ont fait avant eux pour défendre leurs intérêts personnels. En revanche, j’aimerai que tu évites de dévier le sujet sur la chine, qui d’une part n’a aucun lien direct avec la France avec son histoire coloniale et d’autre part nous sommes dans la mondialisation et l’ouverture des échanges commerciaux en font partis. Maintenant l’un n’empêche pas l’autre si les chinois ne respectent pas les règlent du pays ou ils exploitent c’est que l’état ne fait pas son boulot ou bien ce qui est le plus probable des intérêts commerciaux avec la chine sont en jeu comme la vente d’armes, les centrales nucléaires ect.

              • kdb
                kdb répond à survivant
                • Posté à 14h14 le 25/12/2009
                • Internaute 29729

                ben si ca en a ! un lien tu oubli l Indochine la chine a eu pas mal de colonisations qu’ils ont subits et en 40 ils étaient la ces braves coulis :
                et je parle de la bonne tenu et de la correction des chinois en France je ne parlais pas de la chine !

              • kdb
                kdb répond à survivant
                • Posté à 14h18 le 25/12/2009
                • Internaute 29729

                a noter pour ta gouverne le seul homme politique(1seul la fait !) a avoir rendu hommage aux coulis chinois mort pour la france s’est jm Le pen

                • survivant
                  survivant répond à kdb
                  • Posté à 15h12 le 25/12/2009
                  • Internaute 25864

                  Tout est dit dans ta réponse, ton bulletin de vote en fait foi !

                • survivant
                  survivant répond à kdb
                  • Posté à 15h40 le 25/12/2009
                  • Internaute 25864

                  T’inquiètes j’ai parfaitement compris tes méthodes de barbouzard, la même que celle que ton pote sarko cherche à faire avaler avec ses amis dont tu fais partis. On te parle de mondialisation et tu retourne dans ton passé de vieux démon, pendant que les français se bataillent dans la merde que vous avez semée l’autre avance en loucedé pour garder le pouvoir en attisant la haine sur l’intégrisme. Tu n’apprendras jamais au vieux singe à faire la grimace. A ton service !

          • fouadraiden
            fouadraiden répond à survivant
            Commentateur bruxellois
            • Posté à 23h21 le 25/12/2009
            • Internaute 59283
              Commentateur bruxellois

            bon commentaire mais attention ne pas enfermer le probleme dans une histoire uniquement franco française...certes il y a l’algerie, la guerre et les opprimés , mais les algériens , les musumans comme on disait , ont tjrs été peruçs par la colonisation française comme inférieurs.

            la preuve, il y a aussi des maghrebins ailleurs qu’en france et crois moi ils n’ont rien à envier à leurs « frères beurs »...

            problème donc bcp plus profond, il s’agit rien moins que du statut des minorités non occidentales à l’intérieur de la civilisation occidentale, qui avec à travers ce statut révèle les limites objectifs de l’identité occidentale.

            pensons aussi au problème noir ...

        • pablico
          pablico répond à TITI67
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 15h41 le 25/12/2009
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          est-on responsables des choix qu’on fait nos Aïeux, nos grands parents et nos parents ? (avec les paramètres, les valeurs de l’époque)

          on doit gérer juste les conséquences actuelles de leurs choix(avec nos paramètres actuels). Pas se battre la couple de leurs choix.

          c’est fait, c’est fait, on n’était pas là...

          les choix que nous faisons , par l’intermédiaire de nos politiques bien malgré nous, auront des conséquences qu’on ne peut pas prévoir ni imaginer plus tard, les paramètres, les valeurs ne seront plus les mêmes.

          marche-t-on sur la tête ?

          les paramètres et valeurs changent d’une génération sur l’autre, et on vient de nous parler d’identité nationale morale ?

          c’est ne pas connaitre les effets du temps, de la « pensée », de l’adaptation au présent qu’on est obligé de faire pour vivre.

          pour les septiques : le « présent d’hier », n’est déjà plus le « présent d’aujourd’hui’, et ne sera plus le “présent de demain” ..tout bouge et change en même temps..
          La lecture du journal le démontre d’une façon têtue tout les jours..

          Cela donne le tournis.

      • zorbeck
        zorbeck répond à Brazza
        • Posté à 15h46 le 25/12/2009
        • Internaute 9110

        « ...mais la République a su trouver dans son histoire, à d’autres moments de crises, les moyens d’avancer... Affaire Dreyfus, Vichy... autant d’exemple qui montrent que c’est en affirmant nos valeurs et en s’engageant pour une mémoire commune que la République a su transcender ces crises d’identités »

        Pour l’affaire Dreyfus, c’est vrai qu’au bout du compte la RF a su dépasser par elle-même un repli identitaire (seul un Juif avait pu trahir la France) en donnant finalement la prépondérance au droit et à la vérité. Sur ce coup là, bravo la France.

        Par contre, pour ce qui est de Vichy, question affirmation des valeurs c’est beaucoup moins évident. Après la déconfiture de 39-40, aussi inattendue que prévisible, la France apeurée s’était majoritairement réfugiée derrière Pétain et ses rancœurs antisémites, le discours d’alors étant que les Juifs étaient responsables de la continuation de la guerre et de ses insupportables bombardements (un peu comme aujourd’hui l’ennemi intérieur que sont ces profiteurs de musulmans qui ont usurpé une identité française, responsables désignés de notre déclin économique), et ce sont bien des policiers français et l’administration française qui ont livré aux nazis 80% des Juifs arrêtés en France (quoi de plus naturel, Hitler n’avait-il pas prophétisé que si la guerre devenait mondiale ils en paieraient le prix ?). Je ne compte pas non plus les millions de dénonciations anonymes, de l’aveu même d’officiers de la gestapo il y en avait tellement qu’ils ne savaient pas quoi en faire. Je suppose qu’aujourd’hui le bon peuple de France n’aura pas besoin de recourir à ces moyens archaiques puisque dès que la loi le permettra, il suffira juste de quelques courageux citoyens pour publiquement immobiliser l’impétrante et lui arracher sa burka dans un geste de salubrité publique (on ne sait pas encore si la loi permettra de la raser en même temps, histoire de faire comprendre pour de bon à ces cervelles d’oiseau qu’on ne veut pas de ca ici chez nous, dans la douce sarkozye des droits de l’homme). Ensuite, que je sache, la France ne s’est pas libérée toute seule, même si de Gaulle est parvenu à établir le mythe du contraire en occultant et en absolvant le tout dans un grand esprit de réconciliation nationale, gros mensonge pour la grandeur de la nation qui lui a ouvert un destin politique avec le succès que l’on sait.

        A voir l’entrain avec lequel la question nauséabonde de l’identité nationale ne trouve d’autre réponse que celle de l’exclusion, j’en déduis une conclusion inverse à la votre : la seule mémoire commune est celle de l’amnésie.

      • Compte supprimé le 4 janvier 2
        Compte supprimé le 4 janvier 2 répond à Brazza
        Célibataire endurci
        • Posté à 10h57 le 26/12/2009
        • Internaute 99832
          Célibataire endurci

        je tiens à vous rappeler que la colonisation a éradiquée l’esclavage ...mais bon c’est un détail pour vous ...
        au diable la vérité ... n’est ce pas ? ? ?

    • Boutauvent
      Boutauvent répond à TITI67
      Testeur de temps libre
      • Posté à 11h42 le 25/12/2009
      • Internaute 45018
        Testeur de temps libre

      Je n’ai pas eu l’impression que « l’islamisation » ait conquis les couloirs de l’Élysée ; pourtant c’est bien le lieu où nos règles républicaines connaissent le recul le plus net.
      Que certains « quartiers » soient gagnés par une forme d’anomie est plus la résultante de l’abandon par les pouvoirs publics des obligations constitutionnelles de la république que sa cause. D’ailleurs, cette anomie se répand à travers des populations qui n’ont rien à voir avec l’islam ; la « marginalisation » s’organise parmi des groupes de culture française abandonnés par une société qui n’a plus besoin d’eux et les transforme en « déchets industriels » qu’il n’est pas encore rentable de recycler.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 18h04 le 24/12/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Bof ..
    Et ceux qui s’en foutent carrément de toutes ces conneries du passé , du moins du fait qu’on les instrumentalise en piallant dans un sens ou dans l’autre et qui ne sont pas racistes du tout dans le « vivre ensemble du ici et maintenant », pour parler dans votre charabia, vous en faites quoi ?

    Je lancerais bien une pétition pour absolument aucun débat du tout , mais ce serait vous faires encore trop d’honneur, les pialleurs débatocentrés convulsifs...

    • Homere elmero
      Homere elmero répond à Numerosix
      communiste primitif
      • Posté à 18h07 le 24/12/2009
      • Internaute 87706
        communiste primitif

      tu es un dangereux nihiliste.

      • Numerosix
        Numerosix répond à Homere elmero
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 18h26 le 24/12/2009
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Est ce qu’ils se rendent compte que dans la réalité ( les bureaux, les bistrots , en famille,entre amis, au restaurant) ,une majorité colossale de gens dangereux nihilistes n’en parlent JAMAIS , du passé colonial bon ou mauvais et de l’identité française en dehors que c’est chiant de renouveler son passeport et qu’ils s’emmerdent pas avec le prix que ça coute , tu crois ?

        Joyeux Noél , Pas Glop , au fait , t’es PAS COMME NOUS, t’es déjà le 25, non ?

         
        • Homere elmero
          Homere elmero répond à Numerosix
          communiste primitif
          • Posté à 18h35 le 24/12/2009
          • Internaute 87706
            communiste primitif

          Joyeux noel itou. Et oui, ici le Pele Noel a deja comence sa toulnee, c’est qu’il y a un paquet de petit salopiots a regaler... Il sue de grosses gouttes et sent la vieille sueur, vu qu’il a deja picole sa dose.

          • Numerosix
            Numerosix répond à Homere elmero
            Prisonnier dans le village (...)
            • Posté à 18h39 le 24/12/2009
            • Internaute 14499
              Prisonnier dans le village (...)

            Dans quel état tu vas nous l’a mis ? Il ne va jamais pouvoir venir jusqu’a chez nous . Dope le ! passes le sous la douche et fais lui un café salé !

            • Homere elmero
              Homere elmero répond à Numerosix
              communiste primitif
              • Posté à 19h03 le 24/12/2009
              • Internaute 87706
                communiste primitif

              Je le gave de RedBull aux amphe et je le fourre dans son traineau, direction l’europe.

              • Numerosix
                Numerosix répond à Homere elmero
                Prisonnier dans le village (...)
                • Posté à 19h05 le 24/12/2009
                • Internaute 14499
                  Prisonnier dans le village (...)

                En voila un beau conte de Noël ..

              • freakfeatherfall
                freakfeatherfall répond à Homere elmero
                moonchild
                • Posté à 20h20 le 24/12/2009
                • Internaute 21024
                  moonchild

                mais c’est du viol ça homere...

              • Mon-Al
                Mon-Al répond à Homere elmero
                roturière : -)
                • Posté à 23h11 le 24/12/2009
                • Internaute 24219
                  roturière : -)

                Ayé, il arrive

                • framboise.
                  framboise. répond à Mon-Al
                  incognitotte
                  • Posté à 07h43 le 25/12/2009
                  • Internaute 80729
                    incognitotte

                  Il est arrivé et je te souhaite un bon Noël, Mon Al.

                • Cosette
                  Cosette répond à Mon-Al
                  Délinquante amoureuse
                  • Posté à 09h36 le 25/12/2009
                  • Internaute 33774
                    Délinquante amoureuse

                  Bonjour Mon-Al,

                  ça y est, je l’ai vu......

        • Au sud de nul part-
          Au sud de nul part- répond à Numerosix
          Situation
          • Posté à 00h35 le 25/12/2009
          • Internaute 57434
            Situation

          vouiiii.

          Sans parler des « gens » ki n’osent même plus en parler....

          Super résultat.

          Un évenement (bidon) qui nous pétera à la gueule plus tard.

          Super.

          Je suis (h)achement content.

          Pas glop du tout, à voir encre une fois la pseudo-gauche si con.

          Todeti

          • Numerosix
            Numerosix répond à Au sud de nul part-
            Prisonnier dans le village (...)
            • Posté à 10h58 le 25/12/2009
            • Internaute 14499
              Prisonnier dans le village (...)

            La pseudo gauche tombe en klaksonnant dans tous les panneaux tendus par Sarkozy , c’est hallucinant, à ce point la, oui ..
            Ils n’ont jamais lu le moindre opuscule de stratégie, même pour les nuls ? Ils savent lire , au moins ? ? ! ! ! Ou seulement signer d’une croix sur les listes de pétitions ?

            Que fait le parti invisible , bon sang ?

            • survivant
              survivant répond à Numerosix
              • Posté à 13h30 le 25/12/2009
              • Internaute 25864

              Salut numérosix et joyeux noël. Comme tu dis la gauche est non seulement dans les choux mais le pire c’est qu’elle à un amas de merde dans et devant ses yeux. Car si ma vision des choses se révélait vraie, ce qui se trame dans le dos du monde à de quoi nous faire gerber la dinde de noël et nous glacer le sang pour servir en bûche.
              Sarko est la réplique exacte de busch et ses nombreuses promenades à cheval passée chez son pote le cow-boy des échanges sur les stratégies à suivre pour maintenir un état de terreur envers l’opinion publique ont certainement agrémenté leurs soirées en fumant le calumet de la guerre. Vu le déroulement des événements sur l’identité nationale, pour ma part ça ne laisse aucun doute sur ce qu’il se prépare. Obama est isolé et les européens, sarko le chef en tête fait tout pour le déstabiliser et l’entraîner sur le terrain de la guerre, en voyant que le chef d’état us ne suit pas ses pensées il le laisse crevé sur les problèmes afghans et irakiens.

              Maintenant en regardant les choses de cette manière ce n’est plus un débat qui est nécessaire c’est un sursaut spontané des opinions publiques pour résister et faire blocage à cette politique, mais pas seulement ici, dans tous les autres états européens. Obama ne tiendra pas longtemps la cadence, aux rythmes ou ces fumiers sont en train de l’enfoncer.

        11 autres commentaires
  • Baurelyre
    Baurelyre
    Libelliste
    • Posté à 18h20 le 24/12/2009
    • Internaute 21869
      Libelliste

    Le ministre de la Honte réduit-il l’identité nationale à la question de l’immigration ?
    Non, non ! protestent les bouches-en-cœur du « débat véritable », c’est à la question coloniale qu’il faut la réduire !
    Une entourloupe au lieu d’une autre…
    N’emboîtez donc point le pas à ce monsieur Besson, qui a quelques raisons, lui, d’avoir des problèmes d’identité.

    B.

  • Duc du Granlac
    Duc du Granlac
    Républicain
    • Posté à 18h28 le 24/12/2009
    • Internaute 86373
      Républicain

    « Après avoir commémoré la destruction d’un mur à l’Est (1989-2009), il convient d’en abattre un autre : celui de nos imaginaires collectifs qui, à l’égard des populations des Suds ou ultramarines. »

    Faut vraiment être felé pour ecrire des conneries pareil ! !

    La colonisation je m’en fout, et mes amis magrebins aussi(c’est absurde de dire ça d’ailleurs car ce n’est pas comme ça que je les vois).

    A part le collectif des indigènes de la republiques qui sont des excités sans prise sur les quartiers et les anciens de l’OAS qui s’interesse encore à la colonisation ?

    Comme quoi il ne suffit pas d’être sociologue pour comprendre nos sociètés.

    • Tinhinane
      Tinhinane répond à Duc du Granlac
      Médiatrice scientifique
      • Posté à 21h16 le 24/12/2009
      • Internaute 4901
        Médiatrice scientifique

      OK laissez tomber le colonialisme sans rien y comprendre, mais alors courrez vite voir un dictionnaire, ou surfez sur le net, voire consultez un psy pour qu’il vous explique l’impact des impensés.

      En attendant lisez (faute de pouvoir les écouter si vous ne les avez pas podcastés) par exemple une série d’émissions sur les Gaulois et l’histoire de l’archéologie, vous comprendrez peut-être que l’histoire n’est pas neutre, l’identité en tant qu’histoire individuelle et collective est également un terrain de manipulation qui peut générer des comportements pouvant aller à la xénophobie, etc.

      Une très belle émission avec Alain Schnapp :
      - Lien
      Une autre avec Christian Goudineau :
      - Lien
      poursuivre avec Laurent Avezou, Claude Gilbert-Dubois, Jean-Marie Le Gall, etc ;
      - Lien
      Persévérez avec Colette Beaune, Laurent Olivier et Olivier Buchsenchutz
      - Lien
      Vous pouvez aller même jusqu’Astérix
      Lien

      • Duc du Granlac
        Duc du Granlac répond à Tinhinane
        Républicain
        • Posté à 21h25 le 24/12/2009
        • Internaute 86373
          Républicain

        Voir le monde sous l’angle de la lutte coloniale est effectivement completement stupide.

        Les suisses ont les même débat qu’ici et pourtant la colonisation c’est pas leur truc .

        D’ailleurs cette question se pose de la même façon sur l’ensenble de l’Europe où fatalement votre prisme coloniale s’ecroule.

         
        • Tinhinane
          Tinhinane répond à Duc du Granlac
          Médiatrice scientifique
          • Posté à 19h46 le 26/12/2009
          • Internaute 4901
            Médiatrice scientifique

          Généralement je fais attention à ne pas me faire piéger par un quelconque prisme particulier en particulier celui du déni.

          « On devient Français ou l’on reste “ Welche ” selon qu’on
          s’élève à l’universalisme ou qu’on s’enferme dans les particularismes, qu’on
          prend le parti des Lumières ou de l’obscurantisme, qu’on contribue à la
          civilisation ou qu’on s’attache à la barbarie. » Essayez de trouver qui disait cela, le reste du texte mérite lecture et médiation.

        1 autres commentaires
      • Boduacus
        Boduacus répond à Tinhinane
        • Posté à 15h55 le 26/12/2009
        • Internaute 35702

        Piètres références que ces produits de « vulgarisation ».

         
        • Tinhinane
          Tinhinane répond à Boduacus
          Médiatrice scientifique
          • Posté à 19h53 le 26/12/2009
          • Internaute 4901
            Médiatrice scientifique

          Dans ces produits de « vulgarisation » (que vous mettez sciemment entre guillemets) que vous considérez comme de piètres références il y a de très nombreuses références (ouvrages, etc.) qui vous invitent à aller plus loin, si vous le souhaitez.

          Dans une émission radio de moins d’une heure il est difficile de faire le tour d’une question aussi complexe et ample mais dans les questions des animateurs et les réponses des invités, spécialistes incontestables des thématiques abordées, je trouve personnellement matière à penser...

        1 autres commentaires
    • survivant
      • Posté à 15h27 le 26/12/2009
      • Internaute 25864

      Certainement, rien ne sert de remuer le couteau dans la plaie et qui aime la liberté voudrait un monde sans frontière et un monde peuplé d’individus égaux en droit et en titre quelque soit sa couleur de peau. Le monde n’est pas fait ainsi. Nous devons donc faire avec son histoire qui nous sert à avancer pour rectifier nos erreurs du passé et les contourner pour ne pas tomber dans le même piège.

      L’état vient de lancer un « débat » sur l’identité nationale concernant les étrangers en situation irrégulière. Posons nous les bonnes questions :

      Un étranger en situation irrégulière profite t il des services sociaux ? Non car pour prétendre au rmi, rsa, allocations familiales il vous faut des papiers.

      Un étranger en situation irrégulière peut-il travailler ? Non car pour travailler il faut avoir des papiers pour se déclarer à la sécurité sociale. Pourtant certains travaillent et n’ont aucune couverture sociale.

      Un étranger en situation irrégulière peut-il se faire soigner ? Non car pour se faire soigner il lui faut une couverture sociale.

      Un étranger en situation irrégulière peut-il avoir un logement ? Car pour avoir un logement il faut des bulletins de salaire, un compte en banque.

      Alors dans quel droit international, il est mentionné qu’un homme en danger souvent de mort dont le seul crime qui lui reproché c’est d’être en situation irrégulière devrait retourner dans son pays d’origine certains, en état de guerre ou de misère, puisqu’il ne profite pas de la société ? Seules des personnes bien intentionnées leur donnent un morceau de pain et un bol de soupe pour se réchauffer dans ce froid.

      La réponse à toutes ces questions pourrait-être à multiples facettes mais le résultat serait identique : l’étranger est un indésirable.

      En déduction, comment ne pas penser que ce débat sur l’identité nationale lancé par l’état n’est pas une stratégie à des fins électorales ? Et une fable servant à endormir un électorat et une opinion publique qui a choisi comme bouc émissaire à tous leurs problèmes : L’étranger.

  • survivant
    • Posté à 20h10 le 24/12/2009
    • Internaute 25864

    Allé je vais encore mettre un pavé dans la marre. Il ne faut pas se masquer la face. Ce débat est un enjeu électoral pas seulement pour les régionales mais sur un long terme. Et cet enjeu est l’intégration de la Turquie dans l’union Européenne. En causant le flou sur l’identité nationale sarko essaye de diviser les français tout d’abord sur le problème des musulmans pour glisser lentement sur la Turquie qui avait déjà soulevé un tollé. Si sarko arrive ce tour de force nous n’ en avons pas fini ce régime.

    • mick69
      mick69 répond à survivant
      • Posté à 17h09 le 26/12/2009
      • Internaute 2907

      Au sujet de l’adhésion de la Turquie, Sarkozy a déclaré être contre pour amuser la galerie, mais en réalité, il a fait modifier la loi pour que les français ne soient pas consultés par referendum sur cette adhésion

      • survivant
        survivant répond à mick69
        • Posté à 18h18 le 26/12/2009
        • Internaute 25864

        Une loi en trompe l’œil puisque l’adhésion de la Turquie est désormais une question européenne et concerne les 27 et non plus la France. Reste à savoir si les peuples européens se feront berner et museler comme ils l’ont été sur le TCE.

      • survivant
        survivant répond à mick69
        • Posté à 18h47 le 26/12/2009
        • Internaute 25864

        Avec sarkozy toujours penser stratégie. Il tire deux coups d’avance le premier, en se disant que s’il est réélu en 2012 il sortira de son chapeau sa fameuse loi qui fera évidemment des émules auprès de ses homologues européens puisqu’ils ont trouvé leur chef sarkozy. Le deuxième coup s’il est réélu et que les peuples européens trépigneraient et réclameraient un référendum, sarkozy commence par stigmatiser les étrangers et en particulier ceux qui lui servent auprès d’un électorat et une opinion publique formatés à un coupable tout trouvé les musulmans « intégristes ».

         
        • survivant
          survivant répond à survivant
          • Posté à 19h40 le 26/12/2009
          • Internaute 25864

          Quoi qu’il en soit un peuple sera toujours consulté par référendum, c’est le peuple Irlandais qui prévoit dans sa constitution de consulter son peuple. Sans l’accord des 27 nous retomberons dans le même cas qui avait au non des Irlandais avec le TCE de Lisbonne. Donc, sarkozy laisse sa loi couvée et la ressortira en temps voulue. Dans l’hypothèse que les Irlandais fassent retarder le processus de l’adhésion de la Turquie dans l’union en répondant favorablement à son adhésion. Son stratège sur l’identité nationale et sa stigmatisation sur le musulman est bien fondée.

        1 autres commentaires
  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 21h08 le 24/12/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Faute d’alternative à la crise qui touche notre société (économique sutout) la stratégie du bouc émissaire et des fausses solutions qui préserveront les intérets des puissants est en route.
    Tapons nous la tête avec le marteau pour oublier notre première douleur.
    Tout cela s’est déjà joué de façon moins subtile dans les années 30.
    Mais le jambon de Noël m’attend, moi, l’antéchrist.
    Que puis-je faire pour ces terres lointaines ?
    Alors que le pinson croasse comme un corbeau dans le froid, tout là-bas, je m’en vais aussi manger de la dinde !
    Cela fait beaucoup. Mais on sait tellement bien présenter ces plats là dans la Caraïbe. A ce niveau nous valons bien la culture gastronomique des Français.
    Les jeunes prévoit un bain de minuit. De bon goût pour un Noël.
    Je me contenterai probablement d’un bon cigare, le nez dans les étoiles, un peu saoul, lâchant quelques blasphèmes contre les serins jaunâtres, que personne ne comprendra....
    Joyeux Noël, bande de c.

  • survivant
    • Posté à 21h37 le 24/12/2009
    • Internaute 25864

    Dans la probabilité que sarko arrive à maintenir une division sur l’identité nationale il pourra maintenir sous son escarcelle les électeurs les plus radicaux et une opinion publique favorable à sa politique. Lorsque la question de l’intégration de la Turquie dans l’Union Européenne se reposera les autres chefs d’états européens sur la même longueur d’onde que sarko doivent faire de même dans leur pays, maintenir les plus radicaux et l’opinion publique dans cette voie d’un musulman intégriste ce qui permettra aux conservateurs de garder le pouvoir avec la Turquie comme le maillon faible pour l’opinion et le maillon fort pour les conservateurs. La suite, c’est que les européens cherchent à garder le pouvoir jusqu’à une prochaine élection américaine et le retour des conservateurs au pouvoir. La fin, tout le monde peut se l’imaginer. L’Amérique en compagnie de l’Europe réunie cette fois ci s’attaqueront au pétrole pour conserver le titre de première puissance mondiale au détriment des peuples arabes.

  • letroisièmeoeil
    letroisièmeoeil
    conscience déguisée en être (...)
    • Posté à 01h40 le 25/12/2009
    • Internaute 99824
      conscience déguisée en être (...)

    Moi je voudrais bien que les petits génies de l’UMP m’expliquent la nécessité d’avoir un débat sur « l’identité française »...
    Moi, je croyais que « être français », c’était posséder la nationalité française. Début et fin du débat. Ce n’est pas conditionné à quoi que que ce soit, que je sache. Je suis citoyen français. Point.
    Après, que j’aime ou que je n’aime pas « mon » drapeau, « mon » hymne, « Racine, Hugo, Voltaire, tous les Louis de l’histoire de France, Mazarin, Henri IV, La Fontaine, Maupassant, Lamartine, Nicolas Poussin, Géricault, Proust, Lenôtre le jardinier,et le chocolatier, Chateaubriand, les jardins à la française, Vauban , Talleyrand, Napoléon Bonaparte, Ravel, Saint Simon, les mousquetaires du Roi, le bal musette , Renoir, les impressionistes, Louis Lumière », ce sont des considérations tout à fait personnelles et qui n’ont rien à voir avec « l’identité française », n’en déplaise à tous(tes) les Mimi Pinson de ce monde.

    Je suis français, d’aussi loin que ma généalogie puisse témoigner, et pourtant je ne suis pas « plus » ni « moins » français qu’un autre français, fut-il un Ali Benaba, une Kim Zhao, un Padraic McCarthy ou un Mto Kamembé.

    Alors d’où ce besoin d’attiser les pulsions nationalistes si ce n’est par reflexe électoraliste ? Pourquoi n’entend-on presque cette vérité pourtant toute simple ? Elle couperait peut-être le sifflet à ce débat ridicule et sanguinaire...

    • alberich
      alberich répond à letroisièmeoeil
      fumiste
      • Posté à 10h17 le 25/12/2009
      • Internaute 84604
        fumiste

      N’importe quoi, effectivement si pour vous être français se résume à la CNI ou au passeport ...

      Dans ce cas que signifie pour vous être breton, alsacien, basque ou corse ? Rien du tout je suppose ...

      • letroisièmeoeil
        letroisièmeoeil répond à alberich
        conscience déguisée en être (...)
        • Posté à 14h43 le 25/12/2009
        • Internaute 99824
          conscience déguisée en être (...)

        Ben oui... Pour moi, « être français », ça veut tout simplement dire « être de nationalité française ». C’est tout. Je ne l’ai pas choisi, et je ne vais pas y investir une quelconque identification, ou de l’émotionnel. Je suis un citoyen français, ça n’empêche en rien ma liberté individuelle. Je n’appartiens à rien ni personne, surtout pas à un « état’, un drapeau ou un hymne.

        Et puis, ben non... Et je pense que “breton, alsacien, basque ou corse”, ou encore “français”, ce ne sont que des petites étiquettes qu’ont se met pour se sentir appartenir à une communauté. Des raccourcis faciles pour éviter de voir les identités individuelles... et d’avoir à faire face à la complexité de la multitude humaine.
        Tiens, ça veut dire quoi pour toi, “être breton” ? J’aimerais savoir...

  • Au sud de nul part-
    • Posté à 00h31 le 25/12/2009
    • Internaute 57434
      Situation

    Bien.

    Tu signes et Tu fermes ta gueule.

    Sinon, ces personnes parlent de « nos quartiers » ?
    ouaaahhhh....

    Bidon.

    Todeti

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