A débattre 22/12/2009 à 17h48

Secret des sources des journalistes : un texte imparfait

David Servenay | Ex-Rue89

Comme Julien Dray, j’ai eu droit à un rappel à la loi. C’était à l’été 2008, après la publication d’un article sur le sort de Kamel Bouchentouf, ex-informateur de la DST, condamné à six ans de prison. Les enquêteurs de la 3e Division de police judiciaire voulaient connaître mes sources.

Après une longue et courtoise discussion (eux aussi pratiquent le off), je décidais d’en rester aux termes de mon papier. Ni plus, ni moins. Dialogue :

- Je me retranche derrière l’article 109 du code de procédure pénale.
- Le quoi ?
- L’article 109, celui du secret des sources.
- Voyons cela...

Après consultation du substitut de permanence et quelques semaines de réflexion, le parquet de Paris décida de ne pas me poursuivre pour « recel de correspondance illicite avec un détenu ». Fin de l’histoire. Parfois, elle prend un autre tour, comme les riverains de Rue89 l’ont suivi pour le off de Sarkozy sur France3.

Un principe supportant des exceptions

La loi, adoptée lundi soir en catimini par une vingtaine de députés (les Verts et les communistes n’étaient pas dans l’hémicycle), entérine ce principe du secret des sources. Trois ans après avoir lancé le débat, suite à l’affaire de l’équipe cycliste Cofidis où un juge cherchait à identifier les sources de l’Equipe et du Point, celui-ci est donc tranché. Le secret des sources est désormais encadré par un texte en six articles, qui prévoit une exception :

« Il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources que si un impératif prépondérant d’intérêt public le justifie et si les mesures envisagées sont strictement nécessaires et proportionnées au but légitime poursuivi. Cette atteinte ne peut en aucun cas consister en une obligation pour le journaliste de révéler ses sources. »

Concrètement, il s’applique :

  • aux journalistes, au sens des titulaires de la carte de presse, y compris les pigistes
  • à toutes personnes associée professionnellement à la chaîne de l’information. « C’est un point important, souligne Basile Ader, spécialiste du droit de la presse et avocat de Rue89, car cela écarte les blogueurs par exemple. C’est un problème que nous verrons apparaître. »

Le nouveau texte encadre précisément :

  • les perquisitions dans les rédactions et/ou au domicile des journalistes, uniquement sous la direction d’un magistrat et avec la possibilité de la contester
  • le droit de se taire
  • l’interdiction de « transcrire » dans la procédure judiciaire des écoutes téléphoniques ou interceptions de communications visant à identifier les dites sources
  • la jurisprudence Gaetner (du nom de ce confrère de l’Express) qui autorise un journaliste à produire dans le cadre de sa défense des documents protégés par le secret de l’instruction

Un texte historique et... imparfait

Dans l’ensemble, les juristes saluent donc un « texte historique », dans la mesure où le législateur reconnaît enfin un principe entériné par la Cour européenne des droits de l’homme (Strasbourg), où la France est régulièrement condamnée.

Même le Syndicat national des journalistes (SNJ) se réjouit d’une loi toutefois « imparfaite ». Dominique Pradalier, secrétaire générale du SNJ, y voit surtout la porte ouverte aux contentieux :

« Je le crains et l’espère en même temps, car cela permettra de voir si le législateur est allé assez loin. La loi devrait avoir un effet pédagogique, sur les juges et sur les journalistes. Répétons-le : ce n’est pas les journalistes qui doivent être protégés, mais les sources. »

Pourtant, avec ce texte, la France reste en-deça des standards européens. C’est l’avis de l’avocat Christophe Bigot :

« Si les juridictions avaient accepté d’appliquer l’article 10 de la CEDH, on n’en serait pas là. Ce n’est pas très glorieux pour les juges. C’est le fruit d’une résistance incompréhensible des juges, en particulier ceux qui, dans les affaires de droit commun, estiment que les journalistes ne sont pas au-dessus des lois. »

En Belgique, depuis 2005, le secret des sources ne souffre qu’une seule exception, uniquement si c’est :

« Pour prévenir la commission d’infractions constituant une menace grave pour l’intégrité physique d’une ou de plusieurs personnes. »

En clair, si la source d’une information permet d’éviter un attentat dans la demi-heure, alors la justice peut agir. Le terme d’« impératif prépondérant d’intérêt public » est beaucoup plus vague. Il va sans doute donner du travail aux avocats français.

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  • Anabase
    Anabase
    chti
    • Posté à 17h58 le 22/12/2009
    • Internaute 48813
      chti

    première bonne info dans le sarkoland depuis longtemps ! !

    • Barbatruc
      Barbatruc répond à Anabase
      Jedi
      • Posté à 18h21 le 22/12/2009
      • Internaute 92719
        Jedi

      « Le secret des sources est désormais encadré par un texte en six articles, qui prévoit une exception ». « Une exception », certes. Mais quelle exception !

      Le secret des sources, « l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse » selon la CEDH, ne tient plus qu’à un fil. Celui de « l’intérêt public ». L’affaire de Tarnac ? Il s’agit ni plus ni moins que de lutte contre le terrorisme, donc d’intérêt public. L’attentat de Karachi et les rétro-commissions associées ? Intérêt public. Un scandale dans la gestion des déchets de la filière nucléaire ? Intérêt public. Une information gênante liée à la vaccination de la grippe A, à la nocivité d’un médicament ou d’un OGM ? Intérêt public ! Quel juge pourrait statuer qu’une affaire ayant entrainé (ou pouvant entrainer) la mort d’une personne ne met pas en jeu « l’intérêt public » ?

      => Voir « Journalistes en semi-liberté » : Lien

      Ça me rappelle un peu cette histoire d’HADOPI. Les journalistes n’ont jamais cru bon de critiquer le projet de loi... jusqu’à ce qu’ils se rendent compte que leurs droits d’auteur étaient réduits (dans le cadre d’une publication Web d’un article papier).

      On reparlera donc de cette loi une fois que procureurs et juges auront montré que l’intérêt public s’appliquait aux affaires politiques, médiatiques, économiques... Un peu à tout, quoi...

      A suivre.

      • zénon denon 84
        zénon denon 84 répond à Barbatruc
        Bonne
        • Posté à 20h04 le 22/12/2009
        • Internaute 30028
          Bonne

        Excellent site que
        « les mots ont un sens “ depuis pas mal de temps
        de même q’ Acrimed .
        J’allais oublier Agoravox ...

        C’est tout de même autre chose que le ‘ post
        trop épidermique ,voire émotionnel à souhait ... c’est dire .

        Mais ça plait me dit-on _Alors _ ?
        PUB gratuites bien entendu .Par ces temps mauvais .

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 17h58 le 22/12/2009
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Si je dis que Sarkozy est plus un ventilo qu’un homme d’état, c’est un « impératif prépondérant d’intérêt public »... ? !

    C’est une bonne chose que les journalites soient protégés, mais nous citoyens lambda, bloggeurs ne sommes nous pas à la merci d’une descente de police quand on se lâche tellement notre colère peut être grande... ? !

    Quand à devenir une source pourquoi pas, mais certainement pas une source policière... ! !

    Lien

    • Barbatruc
      Barbatruc répond à Phil2922
      Jedi
      • Posté à 18h16 le 22/12/2009
      • Internaute 92719
        Jedi

      « Si je dis que Sarkozy est plus un ventilo qu’un homme d’état, c’est un “impératif prépondérant d’intérêt public”... ? ! »

      => Ça dépend, tu parles du Président de la République ou du Papa de son Fils ?

  • LeTicien
    LeTicien
    Informaticien
    • Posté à 18h25 le 22/12/2009
    • Internaute 91779
      Informaticien

    Beau texte. Dans les faits la flicaille choppe un journaliste ou un avocat ou un quidam informe, on lui colle de la poudre dans son veston, on le met en GAV, a poil attache a un radiateur, quelques tartes dans la gueule, le doigt dans l’oignon insultes racistes ect facon Gestapo 1940 puis on le charge a mort et on le pressure sans sommeil pour le faire parler. Ensuite on invente un outrage et on le colle au ballon.
    Dans les faits j’ai jamais compris pourquoi les journalistes n’etaient pas plus prudents envers la flicaille, planquer sa documentation, ses disques durs amovibles, pas de telephone evidemment, pas d’email ou alors cryptes ou sur le www parallele, des BALs morte et des contacts tres ruses sont a mon avis le minimum de precautions. J’ai jamais compris pourquoi le Gal Rondot avait consigne par ecrit et surtout garde sur lui et chez lui des documents sensibles. C’est pas bien dur de louer au black un box quelque part...
    On se fait toujours avoir betement par manque de precaution.

  • spleenlancien
    spleenlancien
    Manant, de passage sous le (...)
    • Posté à 18h27 le 22/12/2009
    • Internaute 78672
      Manant, de passage sous le (...)

    Vous êtes bien magnanime monsieur Servenay.
    En effet, comme vous le soulignez en conclusion de votre article le terme « impératif prépondérant d’intérêt public » est bien trop vague.
    L’interêt public pourra être décliner à toutes les sauces
    Dès que des vies seront en jeu un juge pourra arguer de l’interêt public.même s’il lui reviendra la tâche de trouver l’informateur.
    Zutre ! J’allais oublier. C’est au Procureur à qui incombrera cette mission puisqu’il est question de supprimer le juge.

    • xavier-xavier
      xavier-xavier répond à spleenlancien
      muntagnolu
      • Posté à 18h34 le 22/12/2009
      • Internaute 23086
        muntagnolu

      Du côté des juristes (Lien)
      comme du côté des journalistes(Lien), le texte est plutôt vu comme une avancée indéniable, offrant aux journalistes des garanties bien supérieures à celles d’aujourd’hui.
      Quand les nouvelles sont bonnes, sachons donc les prendre comme telles.

    • David Servenay
      David Servenay répond à spleenlancien
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 22h47 le 22/12/2009
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Je n’ai pas à être « magnanime », je ne fais que rapporter les termes de cette loi et l’avis de plusieurs protagonistes avisés sur le sujet.

      En fait, ce texte apparaît très conforme à la tradition juridique française en matière de droit de la presse : abstrait, laissant une large place à l’interprétation et plutôt moins libéral que la tradition anglo-saxonne.

      Pour le reste, je ne me fais pas d’illusions : tout pouvoir cherche forcément à contrôler ses contre-pouvoirs, dont nous faisons partie.

      C’est le vieux jeu du chat et de la souris, non ?

  • Barbatruc
    Barbatruc
    Jedi
    • Posté à 18h50 le 22/12/2009
    • Internaute 92719
      Jedi

    Protection des sources : les journalistes « consternés »

    Lire : Lien

    Le Forum des sociétés de journalistes estime que « le secret des sources, pierre angulaire de la liberté de la presse, ne souffre d’aucune des exceptions - subjectives et dangereuses - que prévoit la nouvelle loi française », adoptée mardi au Parlement.

  • survivant
    • Posté à 19h06 le 22/12/2009
    • Internaute 25864

    Le père noël est trop généreux de distribuer ses cadeaux empoisonnés dans la chaussette des journalistes. Avec les nouvelles technologies en matière de télécommunications, si les journalistes veulent continuer à obtenir des informations secrètes, pour protéger les sources il va leur falloir construire un barrage hydraulique. Et pour commencer bannir toutes les conversations avec un portable et privilégier la cabine téléphonique. Deuxièmement, éviter de parler de vive voix d’un quelconque rendez vous avec une source dans les locaux de la rédaction voire chez soi lorsqu’un journaliste est en charge de dossiers brûlants. Les petits micros sont très en vogue de nos jours. A ne pas y prendre garde. Les sources, font des ruisseaux, les ruisseaux des rivières , les rivières des fleuves, et pour finir les fleuves se jettent dans la mer. La source devient une goutte d’eau dans cet océan merdeux.

  • Juggernaut
    Juggernaut
    intello précaire ?
    • Posté à 20h00 le 22/12/2009
    • Internaute 93472
      intello précaire ?

    l’article est intéressant, même si je préfère sa version belge, qui est très claire et ne s’embarrasse pas d’embrouilles : la divulgation des sources c’est NON à une seule exception près : l’atteinte aux personnes ( on aurait pu ajouter l’atteinte aux biens selon moi... ).

    Mais l’équilibre à trouver reste un sujet long et compliqué : si les journalistes disposent de trop de protection et de trop de liberté, on va se retrouver dans un système de journalisme à l’américaine, certes capable de sortir une affaire comme le fameux watergate, mais aussi et surtout capable au quotidien de débiter une quantité d’âneries et d’insanité en toute impunité. que la justice soit capable de connaître les sources, c’est aussi une façon efficace de dissuader un journaliste de faire n’importe quoi.

    Car derrière la protection des sources se cache aussi la liberté pour un journaliste d’inventer ou d’exagérer n’importe quoi pour gagner sa croûte. remontez simplement 6 ans en arrière ( déjà !) pour voir toutes les conneries qui ont pu être dit sur la France à l’époque de notre opposition à la guerre en Irak. ou encore les cartes de CNN qui sont dignes d’un enfant de 3 ans !

    Il faut trouver un équilibre entre le risque de diffamation et le risque de censure...

    Par contre, la différence qui existe entre un journaliste et un non-journaliste pose un problème plus général entre la liberté d’expression d’une personne privée ( vous, moi, un commentaire sur un forum, un blog... ) et une personne publique ( journaliste, mais aussi politiciens, etc. ) : une personne privée ne représente qu’elle. aussi attaquer un blogueur ou n’importe qui ( on a des cas de poursuites pour injures publique par des personnes privées je crois non ?) pour moi c’est un début de fascisme. mais quid d’une personne publique ? une personne publique a clairement une influence sur l’opinion, sur les relations internationales, etc. de plus s’il est une personnalité publique c’est qu’il a été nommé ou élu d’une certaine manière. il représente donc des gens ou une institution. inutile je crois de restituer sur rue89 les propos tenus par besson, hortefeux ou le maire raciste de ploucland !

    Dans l’idéal, il faudrait se montrer bien plus strict envers la liberté d’expression des personnalités publiques. mais cela pose deux problèmes majeurs : la première, c’est comment définir une personne publique ? et la deuxième, c’est quelles en serait les limites ? oui, parce que le rôle d’une personnalité publique c’est aussi de faire avancer le schmilblick, donc parfois de rentrer dans le lard, pas forcément de manière super fine ( les propos racistes de bessons illustrent bien le débat, de même que le fait qu’il se fasse traiter de Laval.... )

    • A déménagé le 13-01-2012 5
      • Posté à 20h29 le 22/12/2009
      • Internaute 98137
        non connue

      Il vaut mieux se faire traiter de Laval que d’être obligé d’y habiter...

      Il y a un point que cette loi ne traite pas, et qui est important.

      Autrefois, les gens prenaient peu ou pas de notes, et l’essentiel des informations résidait dans leur mémoire individuelle. La justice pouvait éventuellement saisir des lettres ou des carnets, mais il s’y trouvait peu de choses, car la mémoire des gens était plus exercée, et meilleure, qu’aujourd’hui.

      De ce fait, une grosse partie de l’intimité des gens était à l’abri de la police et de la justice.

      Aujourd’hui, chacun (ou presque) a un ordinateur, et une grande quantité de notre intimité s’y trouve (documents, photos, mails, historiques de chats, contribution à des forums ou blogs, etc...). Du fait que cette intimité n’est plus dans notre mémoire, mais en est sortie et s’est matérialisée, elle devient à l’entière disposition de la police ou de la justice, qui peuvent même récupérer ce que nous avions décidé d’effacer, de supprimer.

      C’est tout à fait anormal. Il va falloir dans l’avenir deux changements majeurs :

      1) que la société considère que ce n’est pas parce qu’une information existe qu’elle doit être accessible à la police ou à la justice
      2) que la sphère d’intimité inviolable déborde du simple cerveau et inclut les carnets intimes, le disque dur de l’ordinateur, le courrier, etc... Et qu’on ne peut en aucun cas y avoir accès sur simple perquisition...

      Si on ne fait pas ça, que se passera t-il le jour où la technologie permettra de lire dans la mémoire des gens comme dans un disque dur ?

      • Compte supprimé le 2 janvier
        Compte supprimé le 2 janvier répond à A déménagé le 13-01-2012 5
        Hideux - http://ici-blog.net
        • Posté à 20h46 le 22/12/2009
        • Internaute 98143
          Hideux - http://ici-blog.net

        Clap, clap !

      • survivant
        • Posté à 21h12 le 22/12/2009
        • Internaute 25864

        Tu soulèves une vraie question, mais je crois que depuis le boom informatique entré dans les foyers et l’accès internet avec toute son armada de forum, facebook, messageries instantanés ect. Les utilisateurs de ces forums y compris sur ce site, des psychologues se sont déjà penchés sur la question comme le prouve l’article de David Servenay sur la mouvance terroriste et les nouveaux services de flics, notre mémoire de pauvre terrien est déjà scrutée dans ses moindres détails. Le tout est d’essayer de garder le masque. Ceux qui ont des choses à dire généralement font très attention ! Malgré cette prudence personne n’est à l’abri d’un réveil matin agité...

    • zénon denon 84
      zénon denon 84 répond à Juggernaut
      Bonne
      • Posté à 20h38 le 22/12/2009
      • Internaute 30028
        Bonne

      Un beau pavé que je viens de terminer ...
      plus de 750 pages ,
      paru chez un éditeur qui monte !

      « LA FABRIQUE “_cette fois-ci , livre couleur noire (et non vert ) !

      ‘Histire d’un crime de Victor Hugo ( Déposition d’un témoin )
      ____________________________
      avec une superbe préface de /
      Jean -Marc Hovasse .

      Edifiant .Quel beau cadeau de Noel .

      • Juggernaut
        Juggernaut répond à zénon denon 84
        intello précaire ?
        • Posté à 22h51 le 22/12/2009
        • Internaute 93472
          intello précaire ?

        y dit qu’il a plus de genoux ?

  • Jaïlou
    Jaïlou
    étudiante à oreilles
    • Posté à 18h51 le 23/12/2009
    • Internaute 62545
      étudiante à oreilles

    La protection des sources deviennent légale, bien qu’imparfaitement protégée, pour les médias officiels, mais les medias en ligne, pas seulement blog mais associatifs de tous genre reste menacés. A l’image de nos copains de la télé associative TV Bruits (Lien) à Toulouse qui transmettaient ce message mi décembre :

    « A nouveau Tv Bruits a reçu un courrier émanant des instances judiciaires. Aucune plainte contre nous cette fois mais une Réquisition judiciaire. La DIPJ de Pointe à Pitre nous prie de lui communiquer les coordonnées de l’administrateur de notre site internet et souhaiterait connaitre les sources de l’un de nos articles.

    Cet article est intitulé “ Lisa DAVID interpelle la direction de RFO ” où la journaliste syndiquée au SNJ-RFO dénonce le choix de la direction de n’avoir choisit aucun journaliste martiniquais pour rendre hommage à Aimé Césaire.

    Tv Bruits n’a pas à dévoiler ces sources, comme n’importe quel média, mais la justice tente apparemment actuellement de distinguer les publications sur internet du reste du droit de la presse. »

  • alice91
    alice91
    intello
    • Posté à 10h27 le 23/12/2009
    • Internaute 97720
      intello

    « Les journalistes : je pisse dessus ! », à son rachat du figaro, cette phrase de Hersant (t ou d ? ? ?), député RPR très à droite (souvenir occup....), peut être reprise par l’UMP.

    La démocrature fse :
    Le patron pdt de l’UMP ? Sarko , via Bertrand, et Pdt de notre république.
    le trésorier del’UMP ? Woerth, et ministre des finances....
    On continue la liste ? ? ? ? ? M. Copé à muti casquettes .... and so on.....

    Alors .... la liberté de la presse.
    Le Lefebvre et autres consorts voudraient s’assoir dessus.
    Malheureusement !

  • kevshenko
    kevshenko
    Etudiant en mal de Lettres
    • Posté à 12h14 le 23/12/2009
    • Internaute 99730
      Etudiant en mal de Lettres

    La protection des sources pour les journaliste fait énormément d’envieux. Que ce soit les juges ou les politiques, ils se sentent impuissants face à des informations qu’ils ne peuvent contrôler. Et ce manque de contrôle entraine ces nombreux dérapages qui apparaissent au goutte-à-goutte dans les médias. Je n’irai pas jusqu’à dire que l’exception journalistique fait des jaloux...Quoique !

  • XavXav
    • Posté à 14h12 le 23/12/2009
    • Internaute 28444

    Une fois de plus, on va donner à un groupe de personnes (les journalistes accrédités) des avantages spécifiques, ce qui va renforcer une tendance au corporatisme (formation similaire, carte de presse, avantages fiscaux) dont par ailleurs il semble qu’elle nuise à la crédibilité de la presse.

    C’est bien, dans le sens où une protection partielle du travail d’investigation est une chose positive, mais c’est aussi négatif, dans le sens où on voit se poursuivre une tendance à séparer journalistes « officiels » et auteurs du web (blog et sites) qui ne bénéficient pas des mêmes protections (alors que leur activité est identique).