21/12/2009 à 10h19

Les tenants de la langue d'Oc mal dans l'identité régionale



Dessin signé Moix

En Paca, Occitans et Nissarts aimeraient voir vivre leurs langues et leurs cultures. Mais ne leur parlez pas d’identité ! Une enquête publiée dans le mensuel Le Ravi de décembre.


Samedi 24 octobre, 35 000 personnes ont défilé dans les rues de Carcassonne pour revendiquer les moyens de faire vivre l’Occitan. Mauvaise humeur identitaire ? « Uniquement culturelle », assure André Neyton, directeur du Centre dramatique occitan de Toulon (CDO).

A l’occasion du lancement du « grand débat sur l’identité nationale » par le ministre de l’Immigration, les tenants de la langue d’Oc ont donc choisi leur camp. Eux aussi dénoncent un faux débat, accusent le gouvernement de xénophobie, de nationalisme, etc. Pour Moussu T, de Moussu T e lei jovents et l’un des piliers des Massilia Sound System :

« L’époque où tu naissais et mourrais dans ta communauté est finie.

Aujourd’hui, tu la choisis, tu en changes, tu t’adaptes à un monde sans barrières. L’important, c’est de s’inscrire dans l’histoire du lieu où tu vis, où tu te construis. L’identité n’est ni régionale, ni nationale, elle est propre à chacun. »

Même son de cloche de la part du directeur du CDO :

« Je récuse le terme. Il me fait immédiatement penser aux identitaires, les fachos de Nice. Poser son débat au niveau
national signifie surtout que l’on est tous identique. Ce qui est faux. Comment parler d’identité occitane alors que la langue d’Oc est commune à 32 départements ? »

Et d’insister :

« Le 24 octobre, nous avons manifesté pour obtenir des moyens pour que notre langue, qui se meurt même dans les campagnes, puisse être enseignée et s’exprimer. Pas pour des revendications sur la bouillabaisse ou d’autres conneries comme le folklore ! »

« Il y a folklore et folklore »

Une posture que défend également Gérard Tautil, porte-parole du Parti Occitan (PO) :

« Il y a folklore et folklore. La chanson d’amour des troubadours, qui est notre héritage, et les traditions du XIXe siècle auxquelles se réfèrent certains groupes passéistes, droitistes et réactionnaires. »

Même topo à Nice, où Louis Pastorelli, du collectif artistique nissart Nux Vomica, pique une colère blanche à tout parallèle avec les indépendantistes de la Ligue de restauration des libertés niçoises :

« Qu’est-ce qu’ils font à part porter le drapeau sur la tombe de Garibaldi ? Nous, depuis des années on met nos mots en action par la création. On organise des fêtes, un carnaval. Une langue et une culture n’existent que par la manière dont elles vivent ! »

Ecoles associatives, structures comme l’Institut d’études occitanes ou le Félibrige (association littéraire fondée par Frédéric Mistral), théâtre, musique, littérature, poésie, cuisine, etc. Tous assurent que la culture et la langue d’Oc sont toujours bien vivantes. Mais sur le déclin par manque de soutien.

Indice : France 3 Méditerranée leur accorde généreusement quarante minutes hebdomadaires en deux formats de 35 minutes et 5 minutes le week-end, montre en main. Et il faut s’accrocher.

Les protagonistes cherchent leurs mots, butent, semblent parler une langue qui leur est totalement étrangère. « C’est la réalité et l’état de la langue », reconnaît Gérard Tautil.

« On nous prend pour des ploucs ! »

Même marginalisation au niveau culturel. « Il y a 30 ans, je présentais 80 % de spectacles en Occitan et 20% en Français. Désormais, c’est l’inverse », déplore André Neyton. Malgré son succès populaire, Moussu T n’est pas mieux loti :

« J’ai choisi de chanter en langue d’Oc parce que ça m’apportait une vision plus complète du monde, une autre boîte à outil, comme toute personne ayant deux cultures. Mais comme je chante aussi en français, les radios ne diffusent que ce répertoire pour des raisons de quota. Une partie de ma culture disparaît. Un chanteur étranger ne sera jamais confronté à ça. »

Nouvelle fureur de Louis Pastorelli :

« On nous prend pour des ploucs. C’est une limitation de l’esprit, on nous impose une unité. Résultat, à Nice on est schizophrène : on regarde vers Marseille alors qu’on est plus proche des Italiens. »

Tous pointent une même cause : un Etat français centralisateur, qui impose sa culture et méprise celles populaires, à l’opposé de ses partenaires européens. Pour le porte-parole du PO :

« L’occitan ne survit en Paca que dans quelques écoles associatives et quelques classes de lycées de Marseille et Toulon. La Charte européenne des langues et des cultures minoritaires de 1994 pourrait nous permettre de mettre en place un vrai enseignement. Mais sur ses 75 articles, l’Etat en a signé 35 et ratifié aucun ! »

Les élus locaux ne sont pas en reste.

« Depuis 1947, on nous a fait 54 promesses de projet de loi. L’UMP nous a fait la dernière cette année. On l’attend toujours », poursuit l’ancien prof de philo.

Résultat, le combat se déplace un peu plus sur le terrain politique.

Depuis les européennes de cette année, le PO a abandonné son indépendance peu fructueuse (1 à 2 %) pour s’allier avec Europe Ecologie. Rebelote aux régionales, avec la promesse de places éligibles et l’espoir d’obtenir des élus. « On veut pouvoir poser le problème de l’Occitan sur la place publique », précise Gérard Tautil. Avant de préciser :

« Mais hors du cadre identitaire ou des “ismes” qu’on cherche à nous imposer. »

Eric Besson va être déçu. Et refaire une crise identitaire ?

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  • youri18
    youri18 répond à Òmi
    18
    • Posté à 21h22 le 21/12/2009
    • Internaute 63618
      18

    Les langues régionales appartiennent aux ... régions.
    C’est quand même les régions qui ont le plus d’intérêts à développer chacune la leur.
    En plus, ça ne pénalise pas les régions qui n’ont pas ou plus de langue régionale (comme l’IDF par exemple. Non, je déconne).

    « les régions ou les départements, on sait que leur avenir est flou ».
    A moyen terme, les départements vont probablement disparaître, et les pays aussi, au profit d’une Europe des régions, plus homogène pour ce qui est de la tailles des entités, et plus respectueuse des identités et cultures régionales, que ne le sauraient être les états nations forgés par les guerres.

     
    • Yp2
      Yp2 répond à youri18
      Sale gauchiste d'IEP
      • Posté à 23h40 le 21/12/2009
      • Internaute 71496
        Sale gauchiste d'IEP

      « Les langues régionales appartiennent aux ... régions. »

      Ah bon ? Alors considérant que le français est langue nationale, les départements devraient ne plus se préoccuper de son enseignement et retirer les cours de français des collèges (qu’ils gèrent) ?

      • youri18
        youri18 répond à Yp2
        18
        • Posté à 18h43 le 22/12/2009
        • Internaute 63618
          18

        Si les langues régionales n’appartiennent pas aux régions, à qui appartiennent elles ?
        Et en quoi dire cela signifie qu’il ne faut plus enseigner le français ?
        En plus, les académies sont régionales et pas départementales.

        Absurde. Soit vous ne comprenez rien, soit vous vous essayez à faires les TP de propagande de sciences po. Ca craint, la future élite de la nation.

        Les départements sont appelés à disparaitre.
        Créés après 1789, ils sont dimensionnés selon les moyens de transport de l’époque.
        Par exemple, les préfectures et sous-préfectures devaient être accessible à tous les citoyens du département au maximum en 1 journée de cheval. Ca n’a plus aucun sens aujourd’hui.
        Les éntités comme la France, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, etc.., sont vouées à disparaitre à moyen terme, remplacés par une Europe fédérale des régions. Regardez les positions de certaines gauches européennes et des partis régionalistes, d’autant plus que plusieurs pays sont déjà des fédérations.

        • Yp2
          Yp2 répond à youri18
          Sale gauchiste d'IEP
          • Posté à 19h28 le 22/12/2009
          • Internaute 71496
            Sale gauchiste d'IEP

          Réponse : elle n’appartiennent à personne. ;)

          L’histoire de l’enseignement du français n’est qu’une image pour vous montrer la logique de votre idée.

          Ne vous énervez pas, je suis d’accord avec vous. Les départements sont voués à disparaître au profit des communautés d’agglos et des régions qui sont les échelles les mieux adaptées au contexte actuel.
          Par contre, malgré le fait que je soit pour une Europe des régions, débarrassée de toutes ces prétentions nationalistes/patriotiques qui ont tendance à virer rapidement au brun fachiste, je ne suis pas aussi optimiste que vous sur son avènement « à moyen terme ».

          Ah, et arrêtez de croire que Sciences Po est une organisation de diffusion de propagande. Je n’ai encore vu personne ayant la prétention de m’endoctriner, à part peut-être un prof de management qui voulait m’apprendre la science de l’exploitation de son prochain.

          • youri18
            youri18 répond à Yp2
            18
            • Posté à 22h40 le 22/12/2009
            • Internaute 63618
              18

            Ouais ben quand je vois les anciens de sciences po au pouvoir et dans les médias, je pense avoir de bonnes raisons de me méfier.
            Je ne parle pas de tentative de vous endoctriner, mais de votre apprentissage des techniques de manipulation.

            Pour l’Europe, il me semble que la démarche est bien entamée, notamment dans le domaine des subventions structurelles, qui s’adressent plus aux régions qu’aux états.
            Et les états sont tellement obligés d’intégrer les directives européennes, qu’ils deviennent de simples relais.
            Ca peut aller vite, des fois. Regardez la chute du mur de Berlin, le passage à l’euro, difficiles à imaginer quelques années avant.

            • Yp2
              Yp2 répond à youri18
              Sale gauchiste d'IEP
              • Posté à 09h22 le 23/12/2009
              • Internaute 71496
                Sale gauchiste d'IEP

              Maus arrêtez de croire qu’à Sciences Po on détient un pouvoir secret pour vous manipuler ! C’est juste ridicule enfin !
              La cooptation dans les postes importants et le fait que les partis offrent des places de têtes de listes au gens sortis de l’ENA ou Sciences Po suffit. Pas besoin de mystifier le peuple pour tenir les manettes, je vous assure.

          • Jean-Luc LUMEN
            Jean-Luc LUMEN répond à Yp2
            en invalidité
            • Posté à 02h36 le 23/12/2009
            • Internaute 47198
              en invalidité

            « “un prof de management qui voulait m’apprendre la science de l’exploitation de son prochain.” »...la loi d’Airain ...je suppose

    • Òmi
      Òmi répond à youri18
      Locuteur minorisé
      • Posté à 14h56 le 22/12/2009
      • Internaute 39629
        Locuteur minorisé

      « Les langues régionales appartiennent aux ... régions. C’est quand même les régions qui ont le plus d’intérêts à développer chacune la leur. »

      Si on part sur ce principe, je propose que les intellectuels, scientifiques, ouvriers, etc... qui sont d’une région y restent, et ne « montent » pas à Paris. Ainsi, ce serait la fin de cet État français centralisé à outrance.
      Vu que la langue de ces gens ne concerne pas l’État, pourquoi devraient ils s’y soumettre ? Cessons également de payer des impôts à l’État (que notre langue ne concerne pas), payons les aux régions uniquement.

      • youri18
        youri18 répond à Òmi
        18
        • Posté à 18h53 le 22/12/2009
        • Internaute 63618
          18

        Proposez ce que vous voulez, les intellectuels, scientifiques, ouvriers, circulent de plus en plus, et sans vous écouter.
        Pour le racket des impôts, s’adresser à qui est le maître du territoire racketté : Commune, département, région, pays, Europe, OTAN, ONU, etc...
        Au fait, quel est le lien entre la langue et les impôts ?

    8 autres commentaires
  • solènejazz
    solènejazz répond à Òmi
    • Posté à 10h00 le 22/12/2009
    • Internaute 89346

    Vous avez raison pour le lien entre identité régionale et écologie mais je pense quand même que la biodiversité n’appartient pas à une région mais est un bien universel.

    et merci pour votre information sur l’Amassada. J’essaierai de creuser

     
    • Òmi
      Òmi répond à solènejazz
      Locuteur minorisé
      • Posté à 15h06 le 22/12/2009
      • Internaute 39629
        Locuteur minorisé

      Ben, moi personnellement, la fonte de la banquise, à Bordeaux, je m’en tape un peu (un peu). Je sens bien que j’aurai quand même des glaçons a mettre dans mon Pastis. Pourtant, pour la biodiversité, c’est important. C’est universel. Donc finalement, je m’en tape pas.

      Je pense qu’il en va de même des cultures régionales. Que dans la Petite Gavacherie en Gironde, le dernier locuteur de poitevin-saintongeais meurent et que du coup on n’y parle plus que le français, ça va pas changer ma vie. Cependant, pour la « linguisticodiversité » c’est important. Ça renvoit tout autant à l’universel. Donc finalement, je m’en tape pas non plus.

    2 autres commentaires
  • A déménagé le 6-2
    • Posté à 13h47 le 21/12/2009
    • Internaute 24833
    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à A déménagé le 6-2
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 15h56 le 21/12/2009
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « Mon identité n’est pas nationale »

      ► Et mon cul non plus ?

      • Virgule de Guillemet
        Virgule de Guillemet répond à Pierrrrre
        avec un s !
        • Posté à 16h02 le 21/12/2009
        • Internaute 83260
          avec un s !

        Soyez gentil, laissez-le sur sa chaise.

         
        • Pierrrrre
          Pierrrrre répond à Virgule de Guillemet
          → → → → → → → le marché autant (...)
          • Posté à 16h58 le 21/12/2009
          • Internaute 23078
            → → → → → → → le marché autant (...)

          « Soyez gentil, laissez-le sur sa chaise. »

          ► J’en suis tout aff(e)ssé

        1 autres commentaires
      • Georges65100
        Georges65100 répond à Pierrrrre
        Visiteur
        • Posté à 19h24 le 21/12/2009
        • Internaute 98611
          Visiteur

        son cul est international ..au plus offrant ...
        un cul libéral ? ? ?

  • pikasso02
    • Posté à 14h02 le 21/12/2009
    • Internaute 10134

    Notre époque ressemble à celle de Jules Ferry. Tous les Français devaient parler Français. A cette époque, cela allait presque de soi. (Le travail était offert à tous et en France) Cela fit beaucoup de mal aux langues régionales. Aujourd’hui, nous naissons ici, nous mourrons sans doute ailleurs et peut-être dans une autre région de la planète. L’identité n’a de sens que pour la création artistique. Notre pays aujourd’hui, disons demain, ce sera la terre. La seule grave erreur que fit Jules Ferry fut d’empêcher les sourds de signer. Eux perdirent leur culture. En 1976, la langue des signes fut reconnue par la France. Les sourds purent de nouveau penser. Les sourds furent les premiers à pouvoir voyager sans avoir à apprendre la langue des autres pays. Certes le langage des signes varie selon les régions. Mais les sourds n’ont pas de problèmes pour communiquer même avec des étrangers. Ce n’est pas le sujet, quoi que ! Demain nos enfants seront aux quatre coins du monde. C’est une évidence. L’évidence aujourd’hui est d’apprendre les langues, le plus possible. Sinon nous risquons d’être sourd à la réalité du monde.

    • Gudule
      Gudule répond à pikasso02
      • Posté à 14h07 le 22/12/2009
      • Internaute 9720

      En 1976, l’interdiction a été levée.

      La langue des signes française (LSF) est officiellement reconnue comme langue de France depuis la loi de février 2005.

      Quand aux différences régionales, c’est logique.
      C’est juste une question de canal, de mode d’expression.
      Que ce soit en geste ou vocalement, les langues répondent à la même logique.

      Les sourds sont de fait bilingues, ils n’ont pas le choix. La grande défaite de notre époque c’est de croire que la technique peut être plus subtile et complexe qu’une langue, par conséquent on pousse les enfants sourds à s’exprimer en français oral, à tourner le dos à leur langue naturelle.
      On s’acharne à en faire des monolingues purs et durs et on s’en félicite.

      Et vous avez tout à fait raison, un sourd et un entendant face à face ne sont pas handicapés de la même manière. L’un n’entend pas tandis que l’autre est bloqué dans sa communication.

      Merci d’avoir abordé ce sujet qui est tout à fait dans la thématique des langues méprisées et maltraitées.

  • Wildleech
    Wildleech
    révolutionnaire en devenir
    • Posté à 14h20 le 21/12/2009
    • Internaute 81842
      révolutionnaire en devenir

    L’identité Nationale se rapporte à la nation dans son ensemble et non aux différents individus qui la compose.
    Le rapprochement entre identité culturelle et carte d’identité est simplement grotesque et n’existe que dans le but de mystifier les xénophobes simples d’esprit.
    L’identité nationale est un bien commun depuis que nous nous sommes débarrassé de la monarchie. Elle évolue en permanence et sans intervention gouvernementale.
    Un véritable débat sur l’identité nationale aboutirait sans doute à la destitution de ce gouvernement qui n’agit pas pour le bien de la nation mais dans l’intérêt de l’élite qui désire la confisquer.

  • critiquesociale
    • Posté à 14h25 le 21/12/2009
    • Internaute 90103

    une bonne révolution voilà ce qu’il leur faudrait !

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 14h20 le 21/12/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Les cultures régionales ont été exterminées en France, pays centralisateur. Il reste néanmoins l’Alsacien...et le Créole. Mais là est-ce une langue, et est-on encore en France ? se demanderont certains.
    Le créole n’est-il pas parlé par des sujets d’une colonie, au mauvais caractère, ingrats, qui crachent sur les bontés - notamment sa culture - que leur offre de bon coeur Madame la France ?
    C’est ce que beaucoup de Français pensent.
    En Espagne les cultures « régionales » existent bel et bien. Et cela, non sans querelles, n’empêche pas l’Espagne d’exister.
    Aurait-on besoin d’évoquer la question de l’identité nationale en Espagne ? Ou Basques et Catalans se marrent et prennent ça pour une blague.Ou c’est l’ouverture d’une nouvelle guerre civile

    • Jor-Ice
      Jor-Ice répond à nemo3637
      Résistant en Bretagne
      • Posté à 14h50 le 21/12/2009
      • Internaute 27983
        Résistant en Bretagne

      Il reste aussi le Breton, le Gallo, le Basque...

      Je suis d’accord que les cultures régionales existent en Espagne mais avec quelques querelles parfois ! Dois-je rappeler l’existence d’Euskadi Ta Askatasuna ( E.T.A ) ! ?

      Mais le débat sur l’Identité nationale lancé par le Gouvernement actuel a le mérite de raviver des revendications et aspirations régionales et un certain rejet de tout symbole français qualifié de pays colonisateur et de nombreuses vidéos de ce type ont fait récemment leur apparition sur la Toile :

      Lien

    • Bonnequestion
      Bonnequestion répond à nemo3637
       ?
      • Posté à 18h39 le 21/12/2009
      • Internaute 64815
         ?

      Les « cultures régionales » comme vous dites, n’ont pas été exterminées en France.
      Il suffit de s’être un peu baladé pour constater la grande diversité de ce pays, tant du point de vue de la langue (si, si, sans forcément parler une autre langue, il y a une pléthore de mots hérités de dialectes, d’expression, et d’accents qui subsistent en France), de la gastronomie (mmmh, le fromage basque, et le cassoulet, et le tarte flambée, et les cannelés, etc.) et des modes de vie. Sans compter l’apport immense de l’immigration qui a participé également de la richesse de ce pays. En comparaison, les Etats-Unis, pays pourtant beaucoup plus vaste et lui aussi grand pays d’immigration est nettement plus uniformisé.

      Oui, les cultures évoluent, mais vouloir lutter contre, c’est juste réactionnaire.

      • Yp2
        Yp2 répond à Bonnequestion
        Sale gauchiste d'IEP
        • Posté à 11h29 le 22/12/2009
        • Internaute 71496
          Sale gauchiste d'IEP

        Limiter la diversité des cultures régionales à la bouffe et aux accents... chapeau. Si la culture française se fait bouffer par plus gros qu’elle à l’avenir, j’espère qu’il restera autre chose qu’un « accent » de l’oeuvre de Molière...

         
        • Bonnequestion
          Bonnequestion répond à Yp2
           ?
          • Posté à 18h42 le 22/12/2009
          • Internaute 64815
             ?

          Je vois que vous avez soigneusement sélectionné une petite partie de mon message. ^^
          Sérieusement, l’objet de mon message était de dire que la France était beaucoup plus diverse que ce que vous vouliez bien dire, et beaucoup plus diverse que de nombreux pays, et je le maintiens. Vous pensez sérieusement que la France est un bloc monolithique culturellement uniforme ? Voyagez un peu, et vous verrez...

          La culture française ne va pas se « faire bouffer », comme vous dites, mais elle va évoluer, c’est une certitude. Vouloir conserver les cultures éternellement figées à partir d’un point que l’on juge être un âge d’or (qui est en réalité toujours une construction rétrospective), on sait où ça mène...

          • Yp2
            Yp2 répond à Bonnequestion
            Sale gauchiste d'IEP
            • Posté à 19h10 le 22/12/2009
            • Internaute 71496
              Sale gauchiste d'IEP

            Elle ne va pas se faire bouffer : c’était une image construite avec les termes habituels de ceux qui crachent sur les langues minoritaires pour mieux hurler au loup quand l’anglais montre son nez.
            Qui vous dit que je suis pour le retour à « un âge d’or » ? Les cultures évoluent, c’est comme ça, effectivement. Après l’évolution se fait dans le sens où l’on pousse, et les défenseurs des langues régionales militent pour qu’elle le fasse aussi dans le sens de la préservation des cultures régionales.
            Je ne sais pas si c’est ce que vous avez voulu dire, mais j’ai cru comprendre que vous considériez comme inutile de défendre des langues menacées de disparition. Si c’est le cas alors vous avez là une belle version darwinienne et ultra-libérale de la culture : le plus fort gagne, c’est ça ?

            • Bonnequestion
              Bonnequestion répond à Yp2
               ?
              • Posté à 19h51 le 22/12/2009
              • Internaute 64815
                 ?

              Le problème, c’est que considérer qu’une culture est attaquée par une autre culture, et qu’il n’y a que confrontation (et pas enrichissement mutuel) dont l’une sortira vainqueur et « intacte » alors que l’autre sortira anéantie, ça me semble être non seulement une idée fausse, mais aussi une idée qui pousse à l’isolement voire à la xénophobie.

              Très franchement, je ne trouve pas que ce soit nécessairement tragique qu’une langue disparaisse. Le latin, le grec ancien et bien d’autres langues ne sont plus parlées. Et pourtant, personne ne peut dire qu’elles n’ont pas été à un moment des langues de cultures dominantes. Il y a de quoi relativiser votre idée du « plus fort gagne ».
              Je ne suis pas contre le fait que certaines personnes aient envie de « défendre des langues menacées de disparition ». Ils n’ont qu’à les parler.

              [et juste pour finir, une anecdote que je trouve touchante et absurde... très humaine, finalement : j’avais entendu parler il y a quelques temps d’une langue asiatique qui n’était plus parlée que par deux personnes.... qui, manque de bol, s’étaient fâchées et refusaient de se parler. Les chercheurs qui travaillaient sur cette langue sur le point de disparaître s’arrachaient les cheveux pour essayer de les réconcilier. Je ne connais pas la fin mot de l’histoire]

              • Yp2
                Yp2 répond à Bonnequestion
                Sale gauchiste d'IEP
                • Posté à 20h03 le 22/12/2009
                • Internaute 71496
                  Sale gauchiste d'IEP

                Une culture n’est jamais attaquée par une autre culture, je ne défends absolument pas cette idée.
                Par contre une culture peut-être détruite par certaines personnes qui veulent la faire disparaître. C’est ce qu’à fait l’administration française du XIXe aux années soixante en profitant de l’instauration d’une politique d’enseignement nationale et publique pour uniformiser la culture française en contraiugnant ou en incitant fortement les français parlant ces langues à ne plus le faire.

                C’est un fait, et ça ne conduit pas forcément à la xenophobie dans la mesure ou ça me pousse plus à prôner la tolérance envers toutes les cultures et l’émancipation de tous, et non pas à considérer qu’une culture est néfaste pour l’autre.

                • Bonnequestion
                  Bonnequestion répond à Yp2
                   ?
                  • Posté à 20h37 le 22/12/2009
                  • Internaute 64815
                     ?

                  En fait, l’usage du français dans les documents publics est imposé depuis l’ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539, donc ce processus a commencé bien avant le XIXème !
                  Mais vous avez raison, cette dynamique a largement été accélérée par la IIIème République. Pour autant, c’est un peu simpliste de présenter ça comme un mouvement visant uniquement à détruire les cultures régionales. Il ne faut pas oublier le contexte. D’un côté, c’est enfin la République, presque 100 ans après le début de la Révolution et après les nombreux conflits du XIXème. Et l’on veut s’assurer l’attachement des petits français à la République, ce qui passe par l’apprentissage de la langue de la République : le français, ou encore de l’histoire « nationale », autour de grands personnages et mythes fondateurs. De l’autre, le XIXème a été aussi celui de la construction de nationalismes en concurence les uns avec les autres. On vient de subir Sedan, la débâcle a été un traumatisme et on attend la revanche. Bref, c’est le moment de l’exaltation nationale.
                  Tout ça pour dire que l’unification du pays, notamment par la langue, fait partie de l’idée républicaine, et ce n’est pas juste les méchants jacobins qui veulent exterminer les cultures régionales.
                  Et puis, bon, je l’ai déjà dit, mais les cultures régionales sont très loin d’avoir disparu en France.

                  • Yp2
                    Yp2 répond à Bonnequestion
                    Sale gauchiste d'IEP
                    • Posté à 20h58 le 22/12/2009
                    • Internaute 71496
                      Sale gauchiste d'IEP

                    Attention, je ne nie pas les aspects positifs de la mise en place de cette politique d’enseignement. Je critique juste cet aspect paranoiaque et exclusif qui a conduit a vouloir éradiquer les cultures autres que la culture nationale au lieu d’unifier le pays en enseignant dans le respect des cultures locales. Cela a conduit à des dérives types « nos ancêtres les gaulois » dans les colonies.
                    Je suis conscient que cela vient de la méfiance des jacobins envers le système des provinces calquées sur des territoires culturels et politiques qui se sont constitués sous l’Ancien Régime, qui leur rapelaient les mauvais souvenirs de la royauté et des chouans. On a donc préféré la répression physique et intellectuelle après la défaite des fédéralistes.

                    • Bonnequestion
                      Bonnequestion répond à Yp2
                       ?
                      • Posté à 13h54 le 23/12/2009
                      • Internaute 64815
                         ?

                      Bon, évidemment, on ne peut pas s’entendre dès lors que vous me parlez d’« aspects positifs » (ou négatifs).
                      Je suis dans une posture où j’essaie de comprendre et d’expliquer un processus, la question du « positif » ou du « négatif » ne me regarde pas, alors que vous avez des revendications mémorielles où vous voulez que l’on juge l’histoire. Vous aussi vous voulez que la France demande pardon ? (je plaisante, pas taper)

                      Quand vous me parlez de répression, cependant, je souris. De quelle répression parlez-vous ? Le français obligatoire à l’école ?
                      Mon grand-père (dont la langue maternelle n’était pas le français), en Moselle annexée, rentrant un peu éméché d’un bistrot une nuit, se mit à chanter en français dans la rue. Il fut dénoncé à la police allemande pour ça. J’ai pas besoin de beaucoup réfléchir pour comprendre la petite nuance de cette répression-là avec la « répression » de l’État républicain. Cela dit, je comprends tout à fait que des personnes n’ayant pas la même histoire, et dont la région à laquelle ils s’identifient n’a pas connu les mêmes événements, aient une vision bien différente de l’oppression.

                      Vous réfléchissez sur le passé avec des termes anachroniques. On parle d’une époque où le multiculturalisme était un concept que personne ne pouvait imaginer, et où l’école usait de méthodes violentes, aujourd’hui condamnées, envers tous les élèves (et pas seulement ceux qui ne parlaient pas le français).Vous ne pouvez pas transférer vos propres valeurs, qui dépendent aussi de votre propre contexte historique, sur une époque où celles-ci étaient inconnues.

                      • Yp2
                        Yp2 répond à Bonnequestion
                        Sale gauchiste d'IEP
                        • Posté à 15h07 le 23/12/2009
                        • Internaute 71496
                          Sale gauchiste d'IEP

                        Evidemment, puisque ce jugement est fait a posteriori. Tout cela pour dire que les errances du passé ne sont pas un prétexte pour les perpétuer à notre époque. On sait aujourd’hui que le bilinguisme est une chance, pas un handicap. Je transfère donc ces valeurs pour juger le passé par rapport à l’héritage que l’on a aujourd’hui de ces modes de pensée.
                        Quand je parle de « répression », j’ai précisé « intellectuelle » (la répression physique ayant été employée plutôt dans les colonies a priori) en tant que tout usage des langues régionales à l’école était puni afin d’accélérer leur recul.
                        Dans le cas de votre grand-père je trouve justement que ça montre bien (au-delà du des langues régionales) les dégats qu’à pu faire cette bataille pour l’imposition d’une culture par la force : on en est venu a arrêter des gens pour leur interdire de parler la langue qu’il voulaient.

                        • Bonnequestion
                          Bonnequestion répond à Yp2
                           ?
                          • Posté à 10h55 le 24/12/2009
                          • Internaute 64815
                             ?

                          L’exemple de mon grand-père était surtout fait pour montrer que la France, justement, n’avait pas agi de cette manière, et pour relativiser la répression dont vous parlez.
                          On est bien d’accord, la répression qu’employait l’Etat était toute relative. Il s’agissait d’interdire l’usage d’une langue autre que le français à l’école. Et comme vous le dites, le recul des langues régionales était déjà en route. Finalement, on est d’accord, c’est juste que quand on parle d’« extermination » et de « répression », vous me concèderez que les images qui nous viennent en tête sont nettement plus violentes que ce que fût la réalité.

                          D’ailleurs, vous parlez d’aujourd’hui, mais vous n’êtes pas sans savoir que l’usage d’une autre langue que le français n’est pas interdit dans les établissements scolaires. Ce qui n’est d’ailleurs pas sans poser problème aux enseignants qui se font parfois chahuter par des élèves dans une langue qu’ils ne comprennent pas.

                          • Yp2
                            Yp2 répond à Bonnequestion
                            Sale gauchiste d'IEP
                            • Posté à 16h29 le 24/12/2009
                            • Internaute 71496
                              Sale gauchiste d'IEP

                            Je n’ai jamais parlé d’extermination. Je parle de répression intellectuelle dans la mesure où l’on a interdit de parler à l’école, que ce soit en cours ou en récréation, afin d’empêcher toute velléité de s’exprimer dans la langue.
                            Depuis les années 60, heureusement, ce genre de pratiques a été aboli, et on est enfin libre de parler comme on l’entend.
                            Enfin, si les enseignants se font chahuter dans une langue qu’ils ne comprennent pas, je ne vois pas où est le probleme. Les simples règles de la politesse s’appliquent : On ne s’adresse pas volontairement à quelqu’un dans une langue qu’il ne comprend pas.
                            Cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas discuter peinard avec son collègue d’à coté dans la langue que l’on veut, sans qu’un maton ne vienne emmerder.

          • youri18
            youri18 répond à Bonnequestion
            18
            • Posté à 19h11 le 22/12/2009
            • Internaute 63618
              18

            A propos de construction rétrospective, je me suis toujours demandé à quelle date sont apparus les costumes folkloriques, que l’on nous présente comme immuables depuis cro-magnon.
            Bien sûr que la culture française va se faire bouffer, car elle est attaquée bien plus de l’interieur que de l’extérieur.
            Y a qu’à lire les forums de type rue89.
            C’est pas grave, elle subsistera dans la même condition que les cultures passées, avec ses spécialistes amoureux.
            Pour l’instant, tout le monde s’essuie les pieds dessus, en bon barbare européen.

            • Bonnequestion
              Bonnequestion répond à youri18
               ?
              • Posté à 19h37 le 22/12/2009
              • Internaute 64815
                 ?

              Les folklores ont souvent été inventés au XIXème siècle, au moment de la construction des identités nationales. C’est le cas du kilt écossais, par exemple. Si ça vous intéresse, le livre d’Anne-Marie Thiesse, « La construction des identités nationales », est très bien.
              Ca donne largement de quoi relativiser les volontés de « préservation » d’une tradition que l’on considère comme centenaire alors qu’elle a été inventée à un moment précis et dans un but politique.

            • Yp2
              Yp2 répond à youri18
              Sale gauchiste d'IEP
              • Posté à 19h42 le 22/12/2009
              • Internaute 71496
                Sale gauchiste d'IEP

              Pour ceux présentés en Bretagne, ce sont des costumes qui datent en majorité de la fin XIXe/début vingtième. Les derniers ont été portés courramment jusqu’aux années 60/70 dans les campagnes.
              En fait ce sont les derniers costumes « traditionnels » comme on a pu les porter avant que la mode du prêt-à-porter industriel s’installe.
              J’avoue que présenter cela comme ça se débat, car c’est un peu muséifier la culture. Contrairement aux costumes, la langue, la littérature, la musique trad, la poésie continuent à évoluer par des créations et des métissages avec d’autres influences.
              Après, je parle pour la Bretagne, je ne sais pas pour les autres régions.

        13 autres commentaires
      • nemo3637
        nemo3637 répond à Bonnequestion
        Déchoukeur
        • Posté à 21h24 le 22/12/2009
        • Internaute 44521
          Déchoukeur

        Les langues « régionales » - on peut le regretter - ne sont plus parlées en France. Le basque est parlé couramment dans quelques localités comme Saint Etienne de Baïgorry (où évidemment je n’ai compris que couic des discussions pendant le concours des chiens bergers). L’Oc, lui a bel et bien disparu, et n’est plus pratiqué par les jeunes générations - sauf à l’école une heure par semaine, pour le folklore.
        Le catalan, en France, n’est plus parlé que par les gitans perpignanais.
        C’est le résultat d’une politique culturelle sciemment pensée et pratiquée depuis deux siècles qui a visé à faire apprendre à tous le français parisien. Donc une politique visant à une extinction de fait.
        Lors d’une récente réunion syndicale dans les Antilles, un participant, Corse, s’étonnait que tout le monde y parlait créole. En Corse, même dans les réunions du STC (Syndicat nationaliste corse) on parle français...
        A noter, par contre, que le créole parlé par la population, lui, n’a pas droit de cité dans les écoles antillaises, contrairement aux langues régionales dans l’Hexagone.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 15h03 le 21/12/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)
  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 16h04 le 21/12/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « Les tenants de la langue d’Oc »

    ► Ils nous font suer, à obliger les municipalités à mettre des rallonges dans les plaques de rue,
    doublant ainsi leur prix,

    avec des « Plaça dels poses clauses » au lieu de la Place des Puits Clos,

    et des « Hautas-Pireneas Conselh Generau » au lieu de Conseil Général des Hautes Pyrénées.

    Ils sont même allés jusqu’à diffuser dans le métro de Toulouse (on dit Tolosa maintenant) des annonces en occitan.
    Annonces que personne ne comprend, même pas la fille qui les lit au micro.

    La langue française est attaquée de partout,
    et ils instaurent un CAPES occitan, (très facile à obtenir, suffit de baragouiner 2 phrases en patois devant un jury militant et indulgent envers les militants de leur cause quoi qu’ils causent.)
    pour mieux paumer le touriste qui essaye de se mettre à notre langue française, et le convaincre de se contenter de son anglais utilisable partout.

    Les militants qui pourrissent par leur action toutes les municipalités en les obligeant à créer de toute pièce un mouvement occitan à la mode corse se regroupent au sein de

    L’Institut d’Estudis Occitans
    11 carrièra Malcosinat
    31000 Tolosa

    C’est (encore) en France.. si si….

    • Dan51
      Dan51 répond à Pierrrrre
      • Posté à 17h47 le 21/12/2009
      • Internaute 12803

      On voit que vous ne savez plus ce qu’est la culture enracinée dans la terre, ses coutumes, ses traditions, ses chants, ses contes...
      On nous vend des saltimbanques parisiens dans les médias pour qui seul le fric compte.
      Je préfère les soirées régionales à entendre raconter les contes d’autrefois, écouter les chansons en langue régionale, le parler des ancêtres, que des colonisateurs venus de Paris ont essayé d’éradiquer pour imposer LEUR langue et LEURS coutumes à coup de règle sur les doigts des enfants, pendant de longues décennies sinon des siècles.

      • Bonnequestion
        Bonnequestion répond à Dan51
         ?
        • Posté à 18h57 le 21/12/2009
        • Internaute 64815
           ?

        « On voit que vous ne savez plus ce qu’est la culture enracinée dans la terre »

        La terre, elle, ne ment pas ?

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à Dan51
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 20h02 le 21/12/2009
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « écouter les chansons en langue régionale, le parler des ancêtres »

        ►, oui, mais en quel occitan ?

        l’auvergnat ? ... le gascon ? l’aranais ....le béarnais ....la langue sifflée pyrénéenne .....le languedocien ....le limousin ....le provençal ....le chouadit .....le niçois .....le vivaro-alpin.... ?

        ..histoire qu’on se comprenne bien...

        moi je ne cause que français...
        et vos histoires occitanes,
        il n’est même pas certain
        que le conteur
        sache ce qu’il raconte..
        De toutes les façons, il sera applaudi,
        par des bobos parce que ça fait terroir
        et que ça bouscule notre identité nationale,
        affaiblie par la langue anglaise,
        la progression islamiste,
        et les coups de pics corsicoccitanobretonneux.

         
        • Dan51
          Dan51 répond à Pierrrrre
          • Posté à 20h14 le 21/12/2009
          • Internaute 12803

          Qui parlait « d’occitan “ ?

          Vous me faites pitié de ne parler que le français, votre fenêtre ouverte sur le monde est toute, toute petite...

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à Dan51
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 12h12 le 22/12/2009
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            « de ne parler que le français, votre fenêtre ouverte sur le monde est toute, toute petite... »

            ► Je vous accorde que le français voit son horizon, se restreindre de jour en jour

        • Yp2
          Yp2 répond à Pierrrrre
          Sale gauchiste d'IEP
          • Posté à 11h33 le 22/12/2009
          • Internaute 71496
            Sale gauchiste d'IEP

          « moi je ne cause que le français »
          > Mais c’est qu’il en est fier de son ignorance en plus. Le Français, c’est très bien, c’est une belle langue. Mais apprendre deux ou trois autre belle langue vous ferait du bien. Ca vous ouvrirait l’esprit, que vous avez étroit au demeurant.

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à Yp2
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 12h14 le 22/12/2009
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            « Ca vous ouvrirait l’esprit, que vous avez étroit au demeurant. »

            ► On appelle ça un esprit aigu ;
            le votre est plutôt grave.

            • Georges65100
              Georges65100 répond à Pierrrrre
              Visiteur
              • Posté à 12h49 le 22/12/2009
              • Internaute 98611
                Visiteur

              quel pragmatique que vous êtes ...
              Indiana Jones est aussi un pragmatique comme vous ...
              Mais qu’est ce que le pragmatisme ....
              un exemple devant une situation délicate ....

              Lien

              ça vous a plu ? ? ?

              le pragmatisme c’est chouet ...

        5 autres commentaires
    • Georges65100
      Georges65100 répond à Pierrrrre
      Visiteur
      • Posté à 19h23 le 21/12/2009
      • Internaute 98611
        Visiteur

      il y a violation de l’article 2 de la constitution, mais bon, en tant que libéral , vous avez une certaine compassion vu que cette honte existe même pour les villes gérées par la droite ...
      c’est tout ...

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