Tribune 17/12/2009 à 17h05

Panne électrique ? Possible, mais pas à cause du froid

Philippe Douroux | Journaliste


Il faut amener le pavillon français de l’orgueil national : si les centrales nucléaires d’EDF étaient à un niveau d’efficacité moyen, la question de la grande coupure ne se poserait pas. C’est parce que notre industriel ne fonctionne pas correctement que la Bretagne ou la région Provence-Alpes-Côte d’Azur risquent le « blackout ». Pas à cause du froid. Le froid est prévisible et la capacité indutrielle installée très largement suffisante. A condition d’être correctement utilisé.

La capacité installée du groupe est de 127 gigawatts (GW) ou 127 000 megawatt (MW), en comptant ses filiales ou participations en Europe. Le parc nucléaire installé atteint, lui, 63 100 MW. La difficulté est évidemment qu’une centrale nucléaire n’est pas toujours disponible. Les exigences de sûreté imposent de stopper la centrale au moindre incident. Three Miles Island et Tchernobyl ont permis à tout le monde de mesurer la fragilité d’une centrale nucléaire.

L’exigence de sûreté est telle que tous les exploitants de centrales nucléaire de la planète s’échangent des informations et en premier lieu le taux de disponibilité de leurs installations en dehors des périodes normale de travaux.

Le dernier rapport de la World Association of Nuclear Operators (Wano) montre que la maîtrise de l’outil nucléaire ne cesse de s’améliorer, puisque le taux de disponibilité atteignait 77% en 1990 pour s’établir autour de 86% depuis l’an 2000. Et il ne s’agit pas de mesurer les performances de la crème du nucléaire. Non, tous les pays qui exploitent une centrale nucléaire sont là. On trouve la Bulgarie et la très flippante centrale de Kozlodui, l’Arménie ou le Kazakhstan.

Le taux de disponibilité ne cesse de se dégrader

A 86% de disponibilité, EDF pourrait fournir environ 55 000 MW, ce qui, si on prend en compte l’hydraulique ou le thermique, lui laisse de la marge comparé au pic historique de consommation du 7 janvier 2009 : 92 400 MW. Le problème, c’est qu’EDF est très loin de la moyenne mondiale, et à des années lumière des meilleures.

Pire, depuis 2006, son taux de disponibilité ne cesse de se dégrader, passant de 82% en 2006 à 78% cette année. Et là, on risque le « blackout », avec un outil nucléaire qui plafonne à 50 000 MW. Même avec les 20 000 MW d’origine hydraulique et les 13 000 MW d’origine thermique, EDF doit n’est plus en mesure de faire face seul à la demande.

Résultat, dès le mois d’octobre nous sommes devenu importateur net d’électricité, quand la France était il y a peu exportateur.

Alors comment font les meilleurs ? Constellation Energy par exemple. Ce producteur américain d’énergie, dans lequel EDF a pris une participation minoritaire, peut servir de modèle. Ces trois centrales nucléaires situées dans l’Etat de New York et dans le Maryland affichent des taux de disponibilité supérieurs à 90%. Une tranche, Ginna nuclear power plant, affiche même un incroyable 100%.

Toute la difficulté pour EDF est d’inverser la pente. Il faudra en effet plusieurs années pour revenir à 80% de disponibilité et espérer atteindre la moyenne mondiale de 83%, sans sacrifier la sûreté nucléaire.

Retrouvez le blog de Philippe Douroux.

► Rectifié le 18/12 à 19h01. Chiffres de production d’électricité précisés.



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  • nono le simplet
    nono le simplet
    nihil scio nisi scio quod nihil (...)
    • Posté à 17h12 le 17/12/2009
    • Internaute 9767
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)

    en parlant de la sécurité , malgré un chiffre mauvais d’exploitation, il semblerait qu’elle se dégrade fortement surtout depuis que la maintenance est sous traitée ...
    le mauvais chiffre ne semblerait pas venir d’un excés de maintenance ...

    • a déménagé le 30 mars 2012
      • Posté à 18h13 le 17/12/2009
      • Internaute 45122

      Salut ,

      Tu as raison nono.. !
      J’ai eu recemment connaissance de ces pratiques.

      Effectivement depuis quelques dizaines d’années, la maintenance des éléments « sensibles » d’une centrale est confiée à des sociétés tierces, afin de réaliser une forme d’économie sur les charges fixes ( le personnel).
      Précédemment la maintenance était effectuée par des salariés « internes », suivis par la médecine du travail , mais aussi le CHSCT de l’entreprise et les partenaires sociaux.
      A mon sens c’était un gage de sécurité pour une industrie de pointe a haut risque.( pour nous et pour les salariés)

      Le règne du « profit » a permis d’abandonner les organisations internes qui permettaient de sanctuariser le risque.

      Quand on regarde de plus près le fonctionnement de ces sociétés de maintenance, on decouvre le pot au roses ! !
      - Des salariés à peine formés aux techniques employés et bien sur sous payés.
      - Des « entorses » a la sécurité des personnes dans les modes opératoires.
      - Des expositions au radiations supérieures au taux admissible.
      - Des marqueurs de radiation « trafiqués ».

      Alors du coup le black-out, je m’en fous un peu.
      Les bases d’une future catastrophe sont déjà campées... et tout ça pour gaver les actionnaires.

      • philzone
        philzone répond à a déménagé le 30 mars 2012
        membre de l'a.d.c.q.s.s.u.p.m.c (...)
        • Posté à 19h04 le 17/12/2009
        • Internaute 91986
          membre de l'a.d.c.q.s.s.u.p.m.c (...)

        la vous vous trompez complètement,ayant travaillé sur le système de régulation de presque toutes les centrales nucléaires de France entre 1980 à 1995, la maintenance, lors d’un arrêt de tranche était à chaque fois assurée par des sociétés tierces, à l’époque sous la direction du constructeur : FRAMATOME.
        en effet edf est juste l’exploitant de la centrale et n’utilise que quelques techniciens pour effectuer quelques interventions lors de la marche normale du réacteur et il ne pourrait pas mobiliser les centaines de personnes qui interviennent sur un arrêt de tranche

         
        • alaixih
          alaixih répond à philzone
          • Posté à 16h22 le 19/12/2009
          • Internaute 19775

          Effectivement mais la différence avec avant c’est qu’aujourd’hui EDF est cotée en bourse et donc on doit maximiser les profits.

          D’ailleurs dans de nombreuses centrales les gens se plaignent des conditions de travail et la sécurité des installations.

        1 autres commentaires
    • pablico
      pablico répond à nono le simplet
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 18h36 le 17/12/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      quand c’était une entreprise d’état, on avait même des redondances, de la sur capacité, mais cela marchait..
      pourquoi ? car les consommateurs et les « actionnaires » (l’état c’est nous) étaient les mêmes..

      il y avait un certain chantage, pas d’électricité, pas de voix dans les urnes...

      mais bon.. maintenant ce n’est plus pareil... et l’on a aucun moyen de faire pression.. aucun.. On subit..

      le libéralisme pour les biscottes, et les biens de consommation c’est buvable, mais pour l’énergie...NON !

      réflexion :
      en partant du principe que tout ce qui est rare est cher.
      il suffit d’organiser une pénurie d’électricité...et le tour est joué...

      On peut s’arranger à faire autant d’argent en investissant un minimum, qu’en travaillant dans le surplus.. le rêve de l’actionnaire...

    • Enki
      Enki répond à nono le simplet
      alchimiste
      • Posté à 19h00 le 17/12/2009
      • Internaute 9562
        alchimiste

      Je confirme, ainsi que les propos de Kalachnikov et Pablico.

      Quand on veut privatiser un service public imprivatisable, on commence par organiser le sabotage et la sous-traitance. C’est le cas dans toutes les activités d’EDF, du relevage de compteur au contentieux, en passant par la maintenance du réseau et des centrales.

      Aujourd’hui il y a des interimaires qui vont bosser dans des centrales nucléaires en CDD avec une formation symbolique, même les américains ne se risquent pas à externaliser autant.

      Un grand bravo à ceux qui se sont réjouis de pouvoir acheter les actions EDF qui étaient auparavant le patrimoine national : Vous pouvez désormais spéculer sur le nucléaire !

      N’oublions pas le petit job que l’ex ministre des finances ayant juré qu’on ne toucherait jamais à EDF a effacé de son CV :

      Lien

    • Iv
      Iv répond à nono le simplet
      Roboticien utopiste
      • Posté à 11h23 le 18/12/2009
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      Enfin, ça me choque quand même de voir rue89 donner en exemple des société privées qui auront plus à coeur de réduire les couts que les risques.

  • Humain
    • Posté à 17h29 le 17/12/2009
    • Internaute 21387

    Rions un peu !

    N’oublions pas que Borloo l’an dernier à « cédé » les moyens hydro-électriques à d’autres « industriels » et financiers de « l’environnement »...

    (En clair la régulation du réseau électrique est maintenant entre les mains de financiers alors qu’avant elle était simplement aux mains d’EdF dont c’est le métier)

    Ce qui fait que de nos jours pour EDF il est plus facile de relancer une centrale Gaz ou chabon plutôt que négocier pour acheter l’électricité dun barrage qui pourtant démarre plus rapidement ! !

    Ha libéralisme, quand tu nous tiens ! !

    Par ailleurs on préférera couper l’électricité aux usagers plutôt que d’acheter du courant à l’étranger ! !
    Il n’y a pas de petits profits !

    Et puis couper l’électricité, cela motive les troupes d’électeurs , comme en Bretagne ou en PACA où les « locaux » sont réticents pour construire une nouvelle ligne haute tension ou une nouvelle centrale ...
    Coupez vos radiateurs braves gens... et installez des cellules sur votre toit, des éoliennes dans votre commune ! !
    (Alors que la solution est ailleurs, mais les « braves gens » qui regardent les instructions de Pujadas ne le savent pas forcément !)

  • copain.dabord
    copain.dabord
    retraite
    • Posté à 17h27 le 17/12/2009
    • Internaute 66528
      retraite

    Vous n y comprenez rien .Puisqu on vos dit et repete a longueur de journeaux dits d information que des centrales nucleaires sont en maintenance voila la vraie raison vraie Bon oui pourquoi faire la maintenance au moment ou on as le plus besoin de l electricite REPONSE parceque circulez rien a voir SIGNE NICOLAS 1er empereur du peuple le plus con de la terre

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 17h36 le 17/12/2009
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    ben, ça aurait été bien de nous fournir l’explication de la baisse d’efficacité de nos centrales
    ça pourrait etre parce que nos centrales sont trop vieilles
    (ce qui inquiète quand on sait qu’il est question de les « prolonger »)

    mais l’article semble nous donner une petite piste. Si les autres centrales sont plus « performantes » ça pourrait etre simplement parce que l’on est plus tolérant sur les normes de sécurité
    qui va vérifier tout ça ?

    encore trois points

    quand edf a tout misé sur le nucleaire, et pour rentabiliser le colossal investissement que cela representait, edf a fait de la promo pour le tout electrique
    y compris le chauffage electrique, qui est une aberration energetique et ecomonique
    puisqu’on transforme de la chaleur (nucleaire ou traditionnel) en electricite, qu’on transporte (avec des pertes) cette electricité, et qu’on la retransforme en chaleur

    j’ai déjà signalé que les illuminations de noel representait a peu près une tranche de centrale nucléaire
    a cela il faut rajouter tous les magasins qui en cette saison (et meme le dimanche) sont éclairés a giorno, tres tot dans la soirée
    bref que certaines regions risque d’etre dans le black out pour que les marchés de noel puissent continuer à vendre

    et depuis qu’edf a commencé à communiquer sur ces possibles delestages plus personnes ne parle de la voiture electrique
    si toutes les automobiles (privées) devaient rouler à l’electricité il nous faudrait la moitié du parc nucleaire existant , en plus, pour satisfaire cette nouvelle consommation d’electricité.
    Mais dans les periodes de pointes comment pourrions nous avoir seulement 10¨% du parc automobiles qui roulent à l’electricité ?

    avant de parler delestage et structure nous pourrions nous intéresser à la sobriété énérgetique

    dajà edf communique sur ce thème en Bretagne ave un site ecowatt
    mais allez plutot faire un tour sur le sit negawatt
    c’est plus instrucionnant
    (et n’oubliez pas d’éteindre la lumière en sortant)

    • Dr Maboul
      Dr Maboul répond à jyeden
      Développeur
      • Posté à 17h56 le 17/12/2009
      • Internaute 50987
        Développeur

      « ça aurait été bien de nous fournir l’explication de la baisse d’efficacité de nos centrales »
      La privatisation partielle d’Areva depuis 2003 (et bientôt totale selon les rumeurs) et celle d’EDF me parait fournir une bonne explication.

      • jmax
        jmax répond à Dr Maboul
        • Posté à 18h28 le 17/12/2009
        • Internaute 3111

        au lieu de donner une explication politique, il faudrait donner une explication technique. Il n’y a plus assez d’uranium ? elles sont trop vieilles et tout le temps en panne ? le programme de maintenance est mal foutu et conduit à les réparer quand il y en a besoin ?
        l’article est muet sur ce sujet et c’est bien dommage

         
        • StuntmanMike
          StuntmanMike répond à jmax
          Ingénieur de recherche Energie/ (...)
          • Posté à 20h18 le 17/12/2009
          • Internaute 97433
            Ingénieur de recherche Energie/ (...)

          Explication technique (au moins partielle) :
          Pour ce qui est de l’uranium, c’est bon, on en a encore assez sur Terre. Les estimations tablent sur une soixantaine d’années de réserve pour ce qui est des gisements. Au pire, on peut trouver de l’uranium dans l’eau de mer, mais alors là, bonjour la catastrophe écologique et le coût.
          Pour ce qui est de la vétusté. Oui, les centrales vieillissent et ont de plus en plus d’avaries. Elles sont en arrêt assez fréquemment.
          Pour le programme de maintenance. Sans prendre en compte les pannes fortuites, EDF à mis en place un programme de visites décennales (donc tous les 10 ans...) avec l’Autorité de Sûreté du Nucléaire (ASN). Tous les 10 ans la centrale est arrêtée, la grosse maintenance et les vérifications sont effectuées, et au terme de cette visite, l’ASN délivre un permis d’exploiter la centrale pour 10 ans supplémentaire. Le problème avec ces visites décennales, c’est que les délais ne sont jamais respectés, un retard sur une activité entraine un retard de toutes les autres. Résultat : une visite qui est planifiée pour durer 4 mois, peut parfois s’étendre jusqu’à 6 voir 8 mois. Sans compter qu’il y a parfois des choses à refaire, à modifier, etc...

          Un autre facteur à prendre en compte. Les différents paliers des centrales françaises (900 MW, 1300 MW, 1450 MW et bientôt 1600 MW) sont plus ou moins tous construit sur le même modèle (par palier j’entends). Résultat : quand un défaut est trouvé sur une, il faut le corriger sur toutes les autres. D’où des indisponibilités...

          • V.B.
            V.B. répond à StuntmanMike
            Chercheur
            • Posté à 20h43 le 17/12/2009
            • Expert 27686
              Chercheur

            Enfin une réponse constructive.

          • drechtin
            drechtin répond à StuntmanMike
            Lecteur
            • Posté à 21h16 le 18/12/2009
            • Internaute 99391
              Lecteur

            En creusant, il s’avère que les causes ne soient pas que techniques. Il y a eu de très grosses grèves à EDF au printemps (parmi les plus grosses que l’entreprise ait connue ... mais très peu médiatisée). Sans rentrer dans le détail, GrDF et ErDF n’ont pas apprécié que les grands stratèges de l’entreprise veuillent privatiser leurs métiers, serrer les coûts de partout et qu’en même temps les PDG de GDF et EDF s’octroient une augmentation de salaires de 145 et 25% (plus primes à 5 zéros). La grogne s’est propagée entre autres aux exploitants nucléaires qui ont baissé la production. Le problème quand on veut recharger le réacteur, c’est qu’il faut que le combustible soit un minimum usé. Si le réacteur a été arrêté ou ralenti, il faut reporter l’arrêt pour rechargement. Gros mouvement social = gros décalage. Voilà pourquoi certains arrêts qui devaient avoir lieu fin d’été se retrouvent en automne. Ceci explique *en partie* le taux de dispo assez mauvais de cette année.
            Mais les autres années ? Il y a de gros travaux sur les tranches 900MW (majorité du parc) pour remplacer les générateurs de vapeurs. Cela prend beaucoup de temps.
            Ce sont les 2 causes majeures. Je pense ensuite que la politique de sous-traitance (je ne dis pas que c’est génant de sous-traiter, mais que c’est génant de sous-traiter si c’est pour mettre une pression sur les ouvriers en minimisant les risques de conflits sociaux) n’aide pas non plus.

        3 autres commentaires
  • TheBigSchtroumpf
    TheBigSchtroumpf
    Etudiant
    • Posté à 17h38 le 17/12/2009
    • Internaute 99291
      Etudiant

    « Tout le monde fait mieux, EDF fait moins bien. C’est irréfutable »
    Permettez moi de douter. Je veux bien croire que nous ne somme pas les meilleurs, et que beaucoup font mieux.

    Mais je remarque qu’il n’est pas difficile d’augmenter se fameux taux de disponibilité : il suffit de ne pas arrêter la centrale en cas de pépin ! Je préfère que nos centrales soient bien entretenues.

    • albertbob
      albertbob répond à TheBigSchtroumpf
      ingenieur
      • Posté à 17h54 le 17/12/2009
      • Internaute 80921
        ingenieur

      Je suis complètement d’accord avec l’argument de thebigschtroumpf, et j’en ajouterai un autre.
      Sauf erreur de ma part, que je vous prierai de bien vouloir excuser, il me semble que le problème vient aussi de l’acheminement. Et là, le froid a tout à voir.
      Comme tout le monde le sait désormais, l’électricité ne se stocke pas. Il se trouve qu’elle est aussi difficile à transporter.
      La Bretagne ne produit que peu d’électricité, c’est un choix, qui si j’ai bien compris, est politique.
      Si la Bretagne consomme plus qu’elle ne peut recevoir, il n’y a que 3 solutions : soit elle produit plus, ce qui n’est pas possible (d’après un précédent article), soit elle consomme moins (de gré ou de force), soit on fait en sorte qu’elle puisse recevoir plus (que les bretons près à avoir des lignes de 400kV dans leur jardin lèvent la main)
      Qu’EDF soit coupable, je n’en doute pas. Ils sont côtés en bourse, le capitalisme étant le mal absolu, ils ont forcément une logique financière qui vise à privilégier les actionnaires en ne respectant pas les clients. Ce simple fait les désigne donc au moins comme responsables de la situation.
      Il n’en reste pas moins que l’énergie, en particulier sous forme électrique, n’apparaît pas comme ça, par magie.
      Il ne suffit pas de produire, il faut ensuite acheminer. Ce peut être résolu en partie par une meilleure répartition des lieux de production, par exemple.
      Mais EDF (ou sa filiale RTE) ne sont pas les seuls coupables. Et le froid EST responsable.

      • Le.conformisme-art.de.la.soumission.au.plus.fort
        • Posté à 22h53 le 17/12/2009
        • Internaute 41160

        Et si pour éviter de trop consommer, l’habitat était mieux isolé......

        Car l’isolation permet d’éviter de trop consommer pour se chauffer l’hiver mais aussi de trop consommer pour se climatiser l’été....
        Ca fonctionne dans les 2 sens....

      • Keldan
        Keldan répond à albertbob
        Now future & karpe diem
        • Posté à 17h44 le 18/12/2009
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        que les bretons près à avoir des lignes de 400kV dans leur jardin lèvent la main
        J’en ai eu une dans mon jardin pendant six ans, ça ne pose pas de soucis. Faut juste s’en éloigner les jours d’orage.

  • Houdeng
    Houdeng
    Economiste
    • Posté à 17h42 le 17/12/2009
    • Internaute 91540
      Economiste

    Un pays dans lequel il y a des coupures d’électricité parce que la communauté ne sait pas gérer les centrales, c’est soit un pays en guerre, soit un pays sous-développé. Maintenant on peut gloser sur les détails...

    • Compte supprimé le 23 janvier 10
      Compte supprimé le 23 janvier 10 répond à Houdeng
      en territoire apache
      • Posté à 06h59 le 18/12/2009
      • Internaute 2863
        en territoire apache

      tsss un economiste qui ose parler de la Californie en ces termes

      alala glosont sur les details !

      • Houdeng
        • Posté à 04h20 le 20/12/2009
        • Internaute 91540
          Economiste

        merci pour la remarque, bien vu... ayant de la famille en Californie, je vous promets qu’ils étaient un petit peu du même avis. En plus maintenant l’Etat de Californie est quasiment en cessation de paiement. Ils sont loin de se considérer comme un modèle à suivre. Il faut pas confondre l’image de la Californie vendue par Hollywood et la Californie elle-même, pays de ramasseurs de fraises mexicains ! Je trouve cela fascinant aux US, ce mélange d’hyper modernité et d’archaïsme. Pour l’électricité, ils sont dans l’archaïsme (remember, ils fonctionnent toujours au 110V...)

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 17h44 le 17/12/2009
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Gadonnex, l’ex patron d’EDF était tellement obnubilé par la rentabilité à cours terme de son entreprise afin de la mettre sur les bons rails de l’ouverture du capital (faut pas dire privatisation, c’est un gros mot) et par l’extension à l’international en acquérant 8 centrales nucléaires pour 16 milliards d’euros en Angleterre (des poubelles très onéreuses), qu’il en a oublié la production d’électricité, avec ses contingences que sont la maintenance et le remplacement des pièces les plus coûteuses (GV entre autres)
    Il faut surtout pas confier la production d’électricité nucléaire à un financier, il privilégiera toujours la bourse à la maintenance

  • greenworld
    • Posté à 17h45 le 17/12/2009
    • Internaute 29214

    Et oui, c’est ca de mettre tous les oeufs dans le meme panier.

    Diversité énergétique vite !

    • Grenouille verte
      Grenouille verte répond à greenworld
      Sur un nénuphar
      • Posté à 20h03 le 17/12/2009
      • Internaute 82274
        Sur un nénuphar

      Qu’est-ce que la diversité énergétique a à voire la dedans ? Diversité des moyens de production d’electricité ou diversité des energies utilisées ?

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 17h48 le 17/12/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « Il faut amener le pavillon français de l’orgueil national »

    ► Un pavillon qui s’est dressé sous Giscard,
    à l’encontre d’une opposition forcenée de la gauche et des verts

    un pavillon qui s’est étiolé sous Mitterrand, qui, sous la pression des Verts, a empèché toute construction de nouvelles centrales nucléaires en France,

    un manque de prévision que nous payons cher aujourd’hui.

    • MIDI ROUGE
      MIDI ROUGE répond à Pierrrrre
      Jeune retraité actif
      • Posté à 17h57 le 17/12/2009
      • Internaute 94780
        Jeune retraité actif

      Toujours d’aussi brillantes analyses ! Quelle culture universelle, quelle pertinence dans le propos !
      Moi, je propose que Pierrrre soit nommé conseiller privé du petit : la France ira mieux, et nous serons débarassés de ses commentaires toujours plus affligeants.

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à MIDI ROUGE
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 20h19 le 17/12/2009
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « nous serons débarassés de ses commentaires toujours plus affligeants. »

        ► Avant de vous attaquer à mes serviettes,
        commencez donc par vos torchons qui n’apportent rien,
        rien, aucun argument, sinon quelques insanités de cours de récréation.

    • Tintinac
      Tintinac répond à Pierrrrre
      • Posté à 22h28 le 17/12/2009
      • Internaute 15124

      Nous avons assez de centrales nucléaires. Notre consommation est inférieure à notre capacité de production. En temps normal nous vendons de l’électricité

      Le problème de prévision se situe au niveau de la maintenance. Si elle avait été faite à temps nous n’en serions pas là. Maintenant nous ne pouvons plus reculer, il faut bien la faire cette maintenance sinon nous risquons un problème majeur.
      Voilà comment nous passons de vendeur à acheteur d’électricité.

      Comme d’habitude, votre analyse est erronée. Par conséquent le diagnostic ne peut pas être juste et le remède encore moins.

  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 17h50 le 17/12/2009
    • Internaute 47359
      Retraité

    Le chauffage électrique est un non sens La France a la moitié des convecteurs que possède l’Europe. Nous aurons toujours des problèmes aux heures de point là où le nucléaire est inadapté.

    • V.B.
      V.B. répond à tlaloc
      Chercheur
      • Posté à 20h49 le 17/12/2009
      • Expert 27686
        Chercheur

      Vous faites erreur. Malgré ce qu’on peut raconter, le nucléaire est capable d’absorber une grande partie de l’augmentation de la puissance pendant les heures de pointes.
      En effet, si les réacteurs nucléaire n’ont pas la réactivité d’une turbine hydroélectrique ou à gaz (5 minutes entre l’allumage et le plein régime, si mes souvenirs sont bons), il ne faut que 30 min pour arriver à établir un régime donné à condition d’avoir prévu le coup. Ce qui n’est pas difficile dans le cas présent, ca fait une semaine qu’on l’attend ce coup de froid.

    • Le.conformisme-art.de.la.soumission.au.plus.fort
      • Posté à 23h11 le 17/12/2009
      • Internaute 41160

      Comme je l’ai dit plus haut :
      Pour éviter de trop consommer, l’habitat doit être mieux isolé......

      Car l’isolation permet d’éviter de trop consommer pour se chauffer l’hiver mais aussi de trop consommer pour se climatiser l’été....
      Ca fonctionne dans les 2 sens....

      Quand à l’utilisation de l’énergie électrique pour se chauffer ou refroidir son habitat, c’est en améliorant l’efficacité énergétique d’un bâtiment que cette solution prend tout son sens :
      - isolation exterieure,
      - puits canadien avec VMC double flux
      - exposition du bâtiment / ouverture (vent dominant et/ou ensoleillement...

      Mais pour le moment on préfère subventionner des centrales photovoltaïque à tour de bras qui n’aide en rien au fonctionnement l’hiver de notre système électrique....

  • marvolo
    marvolo
    étudiant
    • Posté à 17h56 le 17/12/2009
    • Internaute 99293
      étudiant

    Cet article contient une grosse erreur qui fait que le raisonnement de l’auteur est complétement faux. La puissance nucléaire installée en France est de 63 GW, et non pas de 110 GW comme le prétend l’auteur.

    M. Douroux vous avez confondus la part du nucléaire dans la capacité installée avec la part du nucléaire dans l’électricité consommée.

    • pissefroid
      pissefroid répond à marvolo
      râleur velléitaire
      • Posté à 18h23 le 17/12/2009
      • Internaute 26278
        râleur velléitaire

      exact !
      voir
      Lien

  • Emma Indoril
    Emma Indoril
    Nérévarine
    • Posté à 18h00 le 17/12/2009
    • Internaute 29462
      Nérévarine

    Oui, mais l’article ne dit pas pourquoi on est en dessous de... heu ... de tout ?
    C’est la faute aux actionnaires ? à la rentabilité à tout crin ? Ou alors une fois qu’on a payé le PDG, il n’y a plus d’argent pour acheter de l’essence pour mettre dans la centrale (comment ça une centrale nucléaire ne fonctionne pas à l’essence ?).

    Ou alors c’est simplement qu’on est des cons en France ?

    • newsome
      newsome répond à Emma Indoril
      • Posté à 20h12 le 17/12/2009
      • Internaute 93179

      Une partie de la réponse est qu’en France, la production nucléaire s’ajuste à la demande. Bien obligé, puisqu’elle représente une grande fraction de la production totale. Partout ailleurs, les centrales nucléaires fonctionnent de manière constante, et donc semble-t-il, au quasi-maximum (86%) de leurs possibilités, et l’ajustement de la production à la demande est assuré par les autres types de production d’électricité.

      • V.B.
        V.B. répond à newsome
        Chercheur
        • Posté à 20h54 le 17/12/2009
        • Expert 27686
          Chercheur

        D’accord et pas d’accord avec votre argumentaire.

        Pas d’accord parce que les fluctuations de puissance des centrales ne sont pas prises en compte dans les calculs de la disponibilité du parc. Seuls les arrêts complets le sont.

        D’accord parce que ces fluctuations de puissance entrainent une fatigue accrue de la centrale dans son ensemble et diminue en particulier la durée de vie du combustible, qu’il faut changer plus souvent. Ceci étant, c’est un effet marginal à l’échelle de la production annuelle (mais pas à l’échelle de la vie d’une centrale).

         
        • newsome
          newsome répond à V.B.
          • Posté à 01h00 le 18/12/2009
          • Internaute 93179

          Pas évident : il semble qu’on définisse un « taux de disponibilité en temps » (« availability factor ») et un « coefficient de disponibilité » (« capacity factor »), qui est bien le rapport de l’énergie produite en un temps T sur la puissance fois T. Lequel des deux est évoqué dans l’article ?

          Sur Lien, j’ai trouvé :

          « France’s nuclear reactors comprise 90% of EdF’s capacity and hence are used in load-following mode [...], so their capacity factor is low by world standards, at 77.3%. However, availability is almost 84% and increasing. »

          Donc un coefficient, plutôt qu’un taux, de disponibilité comparable à celui de l’article... mais sans précision sur l’année de référence.

          • Pas lolo
            Pas lolo répond à newsome
            fasciné
            • Posté à 10h18 le 18/12/2009
            • Internaute 29635
              fasciné

            Je vais essayer de traduire la citation en termes plus explicites.

            Ils disent que le parc nucléaire français représente 90% des capacités de production. En fait, c’est factuellement faux. Le mix est en gros, sur une capacité installée de l’ordre de 100 000 MW,
            63% de nuke, 12% de Thermique classique et le PSP en hydraulique.

            Les 90% auxquels ils se référent concernent la quantité d’électricité produite, le nucléaire étant plus appelé (utilisé) que les tranches fioul lourd par exemple.

            La disponibilté d’une tranche c’est le fait qu’elle soit capable de produire à la demande du réseau. C’est donc le pourcentage du temps où elle n’est pas en indisponibilité programmée (maintenace prévue, rechargement de combustible etc...) ou fortuite (Arrêt d’urgence ou casse de matériel par exemple).

            Une tranche qui ne produit strictement aucun MW dans l’année peut avoir une disponibilité de 100%, il suffit qu’à tout moment elle ait été en position de démarrer et de fournir à la demande du réseau. C’est tout à fait théorique, bien sur.

            Le facteur de capacité d’un moyen de production est le rapport de la quantité d’electricité produite sur la quantité maximale qu’il aurait pu produire vu sa puissance. Pour de l’éolien c’est de l’ordre de 20% par exemple. Ce qui veut dire qu’il y a suffisamment de vent pour produire un jour sur cinq.

            Pour reprendre l’exemple de la centrale disponible un an à 100% à l’arrêt, durant cette période son facteur de capacité est de 0%.

            Pour reprendre la citation de world-nuke.org :

            Ce qu’ils disent c’est que, comme la proportion du nucléaire est très importante dans la capacité installée en France, les tranches nuke doivent participer au service réseau.
            Le service réseau c’est la nécessité pour les tranches couplées au réseau de pouvoir fournir rapidement un excédent de puissance pour palier à un appel de puissance sur le réseau, au défaut d’un des moyens de production sur le réseau, ou à un incident sur le réseau.
            Les tranches participant doivent être en mesure de fournir entre 7 et 10% de puissance supplémentaire en quelques minutes.
            Donc, si une tranche de puissance maximum 900 MW participe, elle ne peut produire, en fonctionnement stabilisé normal que 93% des 900 MW nominaux.
            Ce qui explique la remarque sur le facteur de capacité des centrales françaises par rapport à d’autres pays, où le nuke étant suffisamment peu développé, le service réseau est fourni par les autres moyens de production. Les centrales nuke peuvent tourner en base à 100% de puissance nominale.

            • newsome
              newsome répond à Pas lolo
              • Posté à 22h08 le 18/12/2009
              • Internaute 93179

              Ce que je crois comprendre, c’est qu’il y a ambiguïté dans l’emploi du terme « disponibilité » dans ce contexte de la production d’électricité. Ça correspond souvent au « availibility factor » anglais. Mais c’est aussi employé, en concurrence avec « facteur de charge », pour traduire le « capacity factor ». Et je pense qu’il y a dans l’article, confusion entre les 2 acceptions.

  • Colonel Hati
    Colonel Hati
    Lecteur
    • Posté à 18h03 le 17/12/2009
    • Internaute 99295
      Lecteur

    Cet article part d’un postulat totalement erroné, comme quoi la non disponibilité des centrales serait la cause des problèmes en Bretagne (et en PACA).

    Les problèmes viennent du fait que la Bretagne importe presque toute son électricité et que le réseau d’acheminement est sous dimensionné lorsque les importations a réaliser sont importantes. Le problèmes vient du réseau électrique, en aucun cas des capacités de productions globales de la France.

  • michel 13
    • Posté à 18h17 le 17/12/2009
    • Internaute 49378

    Cet article manque d’informations précises : pourquoi les autres font mieux, pour quelles raisons le taux de disponibilité baisse chaque année, etc. Trop de généralités dans ce papier n’en font pas une info alors que ce sujet est très intéressant.

  • Disciple ressucité
    • Posté à 18h22 le 17/12/2009
    • Internaute 71674

    Externaliser les services n’est pas la panacée, loin s’en faut. Je sais bien le crédo actuel mais à rechercher le moindre coût, le moins-disant pour la maintenance on arrive à cette situation.

  • Olivier hj
    Olivier hj
    observateur
    • Posté à 18h34 le 17/12/2009
    • Internaute 99296
      observateur

    Bonjour,
    j’ai relevé des erreurs dans votre article.

    Erreurs sur les chiffres :

    En 2008, la puissance nucléaire maximale en France s’élève à 63,3 GW. La puissance électrique totale en France s’élève à 117,7 GW.
    Le nucléaire représente 53,7 % de la puissance électrique française et représente 76 % de la production électrique française

    Source RTE :
    Lien

    Erreurs sur le fond :

    -Le nucléaire produit de l’électricité en base, c’est-à-dire qu’il en produit toute l’année. Or le chauffage électrique est un besoin saisonnier auquel le nucléaire ne peut répondre complètement puisque l’électricité nucléaire est déjà utilisée en base, et cela quel que soit le taux de disponibilité. Il faut donc d’autres moyens de production électrique.

    -Les moyens de production électrique mis en œuvre pour répondre à ce besoin saisonnier, en complément du nucléaire, durant la pointe de consommation hivernale sont généralement plus polluants que ceux en consommation en base. Les centrales thermiques classiques utilisées pour répondre à cette pointe sont très émettrices de gaz à effet de serre. La pointe entraîne, en outre, un important surinvestissement en moyens de production qui ne fonctionnent que quelques centaines d’heures par an. Le recours au chauffage électrique, c’est aussi un surenchérissement notable du réseau de distribution, notamment dans les régions à l’habitat dispersé.

    -Enfin, le chauffage électrique est l’image même du gaspillage car son rendement énergétique est exécrable : il faut produire plus de 3 kWh pour consommer 1 kWh. Les deux tiers de l’énergie sont perdus dans la chaleur rejetée par les réacteurs nucléaires et les pertes en ligne pour apporter l’électricité au convecteur électrique.

    La solution : une politique de rénovation et d’isolation des bâtiments, des économies d’énergies donc et des énergies renouvelables (biomasse, éolien).

  • Servais-Jean
    • Posté à 18h46 le 17/12/2009
    • Internaute 4591
      43

    Ayant lu « en diagonale » cet article je pense que le rédacteur n’a pas compris le sens de la déclaration d’EDF.
    Il ne s’agit en rien d’une faiblesse de la production d’autant plus que nos voisins se font un plaisir de vendre la leur au prix fort à EDF comme cela se fait aussi dans l’autre sens.
    EDF demande à la Bretagne et à la région PACA de réduire leur consommation parce que les lignes qui les alimentent sont trop faibles et ne sont pas capables de leur fournir ce qu’elles demandent.
    Depuis des dizaines d’années (30 ou 40) ces deux régions refusent toute implantation de nouvelles lignes ou de centrales et se sont mises en position de faiblesse.
    La Bretagne et la région PACA se retrouvent en position de « victime » mais ils devraient se demander s’ils n’ont pas aussi un peu cherché cette position inconfortable.
    A tout refuser il faut savoir aussi tout assumer y compris les risques de coupures.

    Une simple histoire de beurre et d’argent du beurre ... sans parler de la crémière et de son célèbre cul.

  • nopseud
    nopseud
    Adm. Sys.
    • Posté à 18h43 le 17/12/2009
    • Internaute 90272
      Adm. Sys.

    Le plus terrible c’est que ce taux de disponibilité particulièrement bas ne peux même pas se justifier par des contraintes de sécurité. Edf n’a jamais été aussi peu rigoureux avec la sécurité de ses centrales qu’actuellement...

    • zazachavez
      zazachavez répond à nopseud
      • Posté à 20h27 le 17/12/2009
      • Internaute 83209

      si tu pouvais en dire plus ...

       : -)

      • nopseud
        nopseud répond à zazachavez
        Adm. Sys.
        • Posté à 22h54 le 17/12/2009
        • Internaute 90272
          Adm. Sys.

        faut que je retrouve l’article de ... Bakchich hebdo ou Fakir ou Du Canard qui parle de la façon dont EDF sous-traite la maintenance de ses centrales... ca demande un peu de temps : -(

  • elduderino
    elduderino
    thésard
    • Posté à 18h48 le 17/12/2009
    • Internaute 57260
      thésard

    C’est la faute aux syndicats, pardi !

    Maintenant que j’ai agrippé votre attention avec cette simplification abusive et un point d’exclamation, je développe :

    Selon un article du Monde publié ce mois-ci (n’ayant pas de compte sur LeMonde.fr, je n’arrive pas à le retrouver...), le faible taux de disponibilité des centrales nucléaires françaises cet hiver serait dû à un mouvement de grèves chez EDF ce printemps, qui a retardé de plusieurs mois les opérations de maintenance dans plusieurs centrales (les centrales devant être arrêtées pour ces opérations, elles sont arrêtées en ce moment, en plus de celles dont l’arrêt actuel était prévu). Le mouvement de grève aurait ainsi perturbé le cycle normal d’arrêt et de maintenance des centrales, ce qui expliquerait le fait que « trop » de centrales se retrouvent arrêtées aujourd’hui en même temps, juste quand on en a le plus besoin...

    Bref, la faute aux syndicats, quoi ;)

    PS : je ne fais que rapporter le contenu de l’article, hein (et encore, le souvenir que j’en garde...), je prends pas position quant à la justesse de l’explication fournie !

  • aurelien.durupt
    aurelien.durupt
    Ingénieur
    • Posté à 18h55 le 17/12/2009
    • Internaute 99299
      Ingénieur

    Encore un article anti-nucléaire basé sur des chiffres faux (la puissance nucléaire installée est de 63GW comme certain l’on fait remarquer), et donc sans aucun sens, mais qui contribuera à la mauvaise image du nucléaire de l’opinion publique...

    Vous pourriez faire relire vos articles par des professionnels du secteur avant de publier des titres de ce genre !

    Pour information tout de même, la baisse du taux de disponibilité des centrales nucléaires de ces deux dernières années s’explique simplement : EDF est en plein milieu de visites décennales de beaucoup de centrales (20 ans pour certaines, 30 pour d’autres) qui nécessitent un arrêt de 4 à 5 mois, alors qu’une arrêt habituel ne dure que 1 mois 1/2.

    De plus, cette année s’ajoute l’examen pour la prolongation de la durée de vie des centrales ayant 30 ans, et les grèves du printemps qui ont bouleversé le calendrier de maintenance... Le taux de disponibilité va donc naturellement remonter à son ancien niveau sans pour autant avoir a critiquer les compétences du premier producteur d’électricité européen !

    Quand les journalistes anti-nucléaires se décideront à s’informer sur le sujet complexe dont ils veulent parler avant de publier leur article, on pourra peut-être enfin avoir un débat public intéressante sur cette source d’énergie qui caractérise notre pays.

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