17/12/2009 à 15h21

Japon : ces hommes qui font le trottoir pour vendre leur affection

Camille | Mauvais genre


Affiches vendant les services d’hôtes et hôtesses (Crédit : Camille)

(De Tokyo) En voyage au Japon au mois d’août, il n’y a pas que les love hotels qui ont attiré mon attention. Dans le Kabuki-chô, le quartier chaud de Tokyo, je regardais les enseignes lumineuses qui faisaient la publicité pour de nombreux hommes et femmes. Mais qui imaginez-vous se vendant sur le trottoir ? Des femmes ? Que nenni non point ! Ce sont les hommes qui tiennent le pavé.



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BOTCHOTHON09_18_KABUKI_CHO.mp3

Les femmes attendent les clients que leur auront envoyé les rabatteurs dans des bars, discrètement situés à l’étage d’immeubles complètement dédiés à l« ’entertainment ». Dans les quartiers animés, les bars s’empilent les uns au-dessus des autres. Au rez-de-chaussée, on trouve des plaques avec les noms des établissements qu’on pourra trouver dans les étages.

« Lorsque le bar indique la mention “snack”, ne crois pas que tu vas y manger un croque-monsieur », m’avertit un ami français installé au Japon :

« En fait, ce sont des bars où les filles proposent leur compagnie contre de l’argent. Pas forcément du sexe, même si ça peut arriver, mais l’idée c’est que les salarymen puissent passer la soirée à discuter avec une jolie femme ou à tenter de la charmer. »

Issei est le « top host », le marchand d’affection le plus rentable du club

Comme le montre la photo ci-dessus, prise dans les rues du Kabuki-Chô, les hommes prennent autant de place sur les murs que les femmes. Et si effectivement on ne voit pas de femmes vendant leurs services dans les rues, les hommes, eux, y sont nombreux. Un très bon documentaire, « The Great Happiness Space », décrit d’ailleurs le monde des « hosts bars » d’Osaka et les relations qui s’y nouent.

Dans un déluge de musique et d’alcool, on y voit des filles flirter avec les hôtes, et déclarer, à l’écart de la caméra, leur amour pour tel ou tel « marchand d’affection ». Le nom d’Issei, le « top host » du club où le documentaire a été tourné, revient très souvent. Les hôtes entretiennent savamment les sentiments de leurs clientes, en évitant d’aller trop loin pour ne pas combler le manque.

Ils iront rarement jusqu’à coucher avec elles : s’ils passent à l’acte, « elles auront obtenu ce qu’elles veulent et arrêteront d’être mes clientes », dit l’un d’eux. Les filles savent pertinemment que c’est leur argent qui nourrit cette « affection », mais certaines ne perdent pas espoir de se marier un jour avec leur hôte préféré. Une cliente d’Issel :

« J’ai déjà tellement investi dans Issei, entre 40 000 et 50 000 dollars, qu’il ne peut que me donner quelque chose en retour. C’est un investissement. » (Voir la vidéo)

J’en ai croisé beaucoup, au coin des rues, de ces jeunes éphèbes à la coiffure très stylée, au look moderne, qui tentent de draguer toutes les filles japonaises. Pour les femmes étrangères, il est difficile d’y pratiquer le « tourisme sexuel » : hormis certains clubs réellement destinés à cet effet, les hôtes fuient à l’approche d’Occidentaux.

Lorsque j’ai tenté d’en approcher un, j’ai bien vu dans son attitude que mon origine le dérangeait fortement, je n’ai pas insisté.

Dans un état déplorable après une nuit de beuverie et d’affection feinte

Qui sont les clientes ? D’après le documentaire, une forte proportion, voire la majorité, sont elles-mêmes hôtesses ou prostituées... Beau cercle vicieux. Quand je vois, à la fin du film, la tristesse et l’état déplorable des hôtes après une nuit de beuverie et d’affection feinte, je me dis que pour gagner ces milliers de dollars, il faut avoir le coeur bien accroché.

Les filles, une fois charmées, vont en effet leur payer bouteille sur bouteille, dépensant des dizaines voire des centaines de milliers de yens (parfois plusieurs milliers d’euros) pour s’attirer les faveurs des hôtes « stars ».

Car il y a un classement des « top hosts », c’est-à-dire ceux dont le chiffre d’affaires est le plus important. Le légendaire esprit de compétitivité de l’entreprise japonaise se prolonge jusqu’aux hosts bars.

« Elle est très manipulatrice, comme beaucoup de clientes »

Les clientes ont l’impression d’être manipulées par leurs hôtes, mais l’inverse est vrai aussi. Issei le dit :

« Cette cliente va dire ce que je veux entendre pour que je continue à lui donner mon attention. Elle est très manipulatrice, c’est le cas de beaucoup de clientes. J’ai du mal à la supporter. »

Les hôtes éprouvent aussi un certain sentiment de gêne après avoir extorqué ces sommes astronomiques à des jeunes femmes en mal d’affection. « Si je ne dépasse pas les 50 000 dollars de gains par mois, c’est que je ne peux pas encaisser plus de culpabilité », dit l’un d’eux.

Au Japon, l’affection est donc un service marchand comme un autre. Entre les love hotels amusants et assumés et les hommes sur le trottoir, j’ai pu constater par moi-même quelques-unes des nombreuses différences entre les sexualités françaises et japonaises. Et je comprends mieux pourquoi ma collègue Agnès Giard fait du Japon un objet du désir.

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  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 15h32 le 17/12/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    Et alors ? l’affection n’a pas de sexe. Tout le monde peut en manquer, ou en avoir besoin.

    La loi de l’offre et la demande....

    bon là on paye...d’habitude c’est gratuit tout cela..enfin on le fait croire..

  • anini
    anini
    terrienne de souche !
    • Posté à 15h53 le 17/12/2009
    • Internaute 51759
      terrienne de souche !

    Si les japonaises sont prêtes à payer l’affection d’un inconnu à ce prix , il y a des questions à se poser sur leur vie affective en effet !
    C’est pain béni pour les baratineurs mais ça laisse beaucoup à imaginer sur leur solitude !

    • Iv
      Iv répond à anini
      Roboticien utopiste
      • Posté à 16h40 le 17/12/2009
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      Oui, c’est horrible. Passé l’amusement du coté décalé des masseuses en cosplay ou des serveuses habillés en personnages de manga des cafés d’Akihabara, on sent l’exploitation d’une détresse amoureuse et d’un manque de tendresse des ados nippons entretenu par tout un écosystème.

      Ca fait assez mal au coeur à voir...

  • ecor1
    ecor1
    sur le fil
    • Posté à 15h54 le 17/12/2009
    • Internaute 25388
      sur le fil

    Hé bien très chère,
    « Lorsque j’ai tenté d’en approcher un, j’ai bien vu dans son attitude que mon origine le dérangeait fortement, je n’ai pas insisté. »

    Les occidentaux sont si repoussants à leurs yeux ?

    • Camille
      Camille répond à ecor1
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 16h03 le 17/12/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Très chèr(e), je tiens aux parenthèses !

      Ce n’est pas forcément le physiquement repoussant qui les a rebutés, mais en tout cas ils étaient mal à l’aise, dès que je m’approchais en essayant de leur parler anglais, ils coupaient toute communication...

      • natoussia
        natoussia répond à Camille
        Intello à lunettes
        • Posté à 16h22 le 17/12/2009
        • Internaute 98650
          Intello à lunettes

        Hummm... Chère Camille, permettez-moi de venir vous taquiner, mais si vous étiez un garçon, ces charmants éphèbes japonais dragueurs monnayés de petites japonaises auraient été gênés, non pas par votre occidentalité, mais bien par votre virilité ! Ne vous seriez-vous pas grillée toute seule sur ce coup là ?

         
        • ecor1
          ecor1 répond à natoussia
          sur le fil
          • Posté à 16h44 le 17/12/2009
          • Internaute 25388
            sur le fil

          Tout à fait c’est pour ça que j’ai mis en attaque « très chère ».

        • Camille
          Camille répond à natoussia
          Auteur(e) de l'article Mauvais genre
          • Posté à 17h07 le 17/12/2009
          • Internaute 48427
            Mauvais genre

          J’étais en banal couple hétéro en voyage au Japon et nous étions tout deux complices dans ces explorations qu’il s’agisse du love hôtel ou de ces étranges contacts (c’est surprenant quand on se ballade dans les rues de voir autant d’hommes placardés sur les murs, un peu comme les femmes placardées à Paris sauf que c’est des hommes et qu’on n’a pas l’habitude)...

          Ni la fille ni le garçon de notre couple ne pouvaient parler à ces jeunes hommes. Je pense donc qu’il ne s’agit pas, en l’occurrence, d’un problème de genre mais bien du fait de mon occidentalité.

          • Numerosix
            Numerosix répond à Camille
            Prisonnier dans le village (...)
            • Posté à 17h39 le 17/12/2009
            • Internaute 14499
              Prisonnier dans le village (...)

            Camille en banal couple hétéro marié à l’église qui fait sa prière du soir avant le boogie woogie dans le noir en voyage de noce au Japon..C’est un peu décevant, pour les fantasmeurs , quand même : -)

          • Enki
            Enki répond à Camille
            alchimiste
            • Posté à 18h26 le 17/12/2009
            • Internaute 9562
              alchimiste

            Je vous rassure, Camille, j’ai eu le même problème à trouver quelqu’un dans un supermarché pour m’aider à traduire l’étiquettage de briques de lait, alors qu’on m’y a parfois pris en stop sans même que je mette le pouce, et dragué bien au delà de ce que je mérite.

            C’est probablement plus un problème de barrière de langage, s’ils ont des difficultés à dialoguer avec leur cliente, cela ruine leur business.

            C’est un peu injuste de dire que les japonais sont aussi mauvais que les français en anglais, parce qu’ils y travaillent sans doute bien plus en étant bien plus loins, mais c’est très vrai ! Bien qu’ils utilisent l’alphabet « romaji », ce n’est pas leur standard, et surtout, il y a une vraie difficulté orthophonique avec certains sons, tels le « R » qui sera au mieux un « L », voire une sorte de « D ». Cela les complexe terriblement, et ils n’oseront pas baragouiner un mauvais anglais pragmatique, même quand ils ont un niveau respectable à l’écrit.

            Pour ce qui est de la séduction, même si la société insulaire japonaise est très raciste, que le terme « gaïjin » est très nettement péjoratif, les exotiques occidentaux y ont plutôt la côte, les français(Louis Vitton), anglais (aristocratiques et maniérés) plus que les américains (vulgaires et vainqueurs).

            • Lictor
              Lictor répond à Enki
              informaticien
              • Posté à 20h16 le 17/12/2009
              • Internaute 68450
                informaticien

              Tout à fait, l’anglais présente vraiment des obstacles quasi-insurmontables pour un japonais. Par exemple, le japonais a une prononciation très simple : il y a peu de syllabes (moins d’une centaine), ça se prononce comme ça s’écrit et s’écrit comme ça se prononce, il n’y a pas d’accent tonique... Au contraire, l’anglais à un nombre invraisemblable de syllabes (plus de 8000, à cause du « gliding » notamment), l’écriture et la prononciation sont deux mondes différents que seul l’usage apprend, il y a l’accent tonique à maîtriser... Bref, un cauchemar pour un japonais...

              A la limite, ils feraient mieux d’apprendre le français... Ou les français d’apprendre le japonais. En dehors de l’écriture (qui n’est pas forcément très compliquée), le japonais est une langue relativement simple...

              • Mr. Tanaka
                Mr. Tanaka répond à Lictor
                Salaryman
                • Posté à 04h31 le 18/12/2009
                • Internaute 97995
                  Salaryman

                >>> ça se prononce comme ça s’écrit et s’écrit comme ça se prononce ?

                本当に?
                漢字は簡単に読めるの?

                • Enki
                  Enki répond à Mr. Tanaka
                  alchimiste
                  • Posté à 12h09 le 18/12/2009
                  • Internaute 9562
                    alchimiste

                  Hahaha ! Oui, vraiment, les kanjis sont faciles à lire ! (merci google translate !)

                  C’est juste qu’il faut passer du temps à les apprendre et apprendre à les dessiner.

                  Pour ceux que ça interesse, le japonais utilise quatre alphabets :

                  - Les kanji sont des caractères idéographiques ( 1 mot= 1 kanji) empruntés aux chinois, il y en a deux milliers officiels au Japon.

                  - Les hiragana sont 46 caractères phonétiques combinables qui sont des abréviations des kanji représentant le même son. C’est la base de la langue qu’étudient d’abord les écoliers. Ils servent pour les mots grammaticaux ou ceux dont on ne connait pas le kanji.

                  - Les 46 katakana sont en gros la même chose, mais ils servent surtout à transcrire les mots étrangers ou mettre un mot en relief.

                  - Les romaji sont les caractères de l’alphabet latin, ils servent surtout à transcrire le japonais pour les odccidentaux (signalisation), les mathématiques et l’informatique, les sigles, etc...

                  Je m’en ferai bien une bonne résolution de nouvelle année, je crois que le mieux est de se familiariser d’abord avec les hiragana, puis les katakana et d’apprendre des kanji au fur et à mesure.

                  D’après quelques amis profs, il y a un certain « analphabétisme » chez les jeunes générations de japonais qui, s’ils sont plus familier avec les romaji et l’anglais, connaissent de moins en moins de kanji.

                  Pour les travellers : Faites l’effort d’apprendre les quelques formules de politesse de base, les autochtones apprécient grandement cet effort, et vous aurez nécessairement l’air un peu ridicule, ce qui les aidera à surmonter leur propre timidité.

              • hitsuji
                hitsuji répond à Lictor
                cadre
                • Posté à 07h25 le 18/12/2009
                • Internaute 99286
                  cadre

                Bonjour Lictor,

                Je ne suis pas entièrement d’accord avec ce que vous dites.
                Certes, les « sons » japonais sont assez simples à prononcer pour un français car ils existent presque tous dans cette langue. Mais non, le japonais ne s’écrit justement pas comme il se prononce, et Mr Tanaka vous le fait très justement remarquer. Les kanji constituent un apprentissage complexe et long qui monopolisent une bonne partie de la scolarité d’un japonais. Il est aussi inexacte de penser que l’intonation n’a pas de rôle à jouer en japonais. Au contraire elle est extrêmement importante, et malheureusement peu abordée, semble-t-il, par les enseignants de japonais français. Par exemple, les mots homonymes 雨 et 飴 on des intonations différentes qui permettent de les distinguer à l’oral. La rythmique des phrase a aussi son rôle à jouer. Cette nuance est en général assez difficile à maitriser par les étrangers (les non japonais).
                Par ailleurs, si la grammaire japonaise peu sembler simple de premier abord, vous constaterez au fur et à mesure de votre apprentissage que les nombreux sous-entendus et nuances narratives qui font sa richesse peuvent s’avérer extrêmement complexes. Ce n’est pas parce qu’une langue a une « base » simple que son utilisation en devient pour autant aussi simple. J’aurais même tendance à penser plutôt le contraire. ^^

                Pour ce qui est de présenter le français comme une langue plus simple à étudier pour les japonais que l’anglais, de ma propre expérience le français est bien plus difficile, notamment en terme de prononciation.

        8 autres commentaires
      • Iv
        Iv répond à Camille
        Roboticien utopiste
        • Posté à 16h38 le 17/12/2009
        • Internaute 39192
          Roboticien utopiste

        Il faut aussi savoir que le niveau en Anglais d’un Japonais moyen fait passer le Français moyen pour un pur bilingue !

        Il paraitrait-je-me-suis-laissé-dire-que en tant qu’occidental, ce genre d’expérience risque d’arriver en choisissant ces endroits au hasard. Il en existe en revanche où les hôte(sse)s sont assurés de parler anglais

      • ecor1
        ecor1 répond à Camille
        sur le fil
        • Posté à 16h43 le 17/12/2009
        • Internaute 25388
          sur le fil

        Tout à fait, les Japonais ont en règle générale un Anglais déplorable, c’est peut être la raison de cette « non communication ». Quand aux parenthèses c’était pour voir si...

      • Lictor
        Lictor répond à Camille
        informaticien
        • Posté à 20h19 le 17/12/2009
        • Internaute 68450
          informaticien

        Un peu comme ce qui se passe en France quand un étranger demande son chemin dans la rue ou pose des question dans un magasin en fait...

    • Dudesque
      Dudesque répond à ecor1
      généralement sur mon séant
      • Posté à 16h31 le 17/12/2009
      • Internaute 2716
        généralement sur mon séant

      Comme expliqué dans l’article, les hotes/hotesses (qui si je ne m’abuse sont un genre de déclinaison moderne de la geisha) sont principalement pour parler, discuter, faire consommer son client/cliente.
      Hors les japonais ne parlent pas anglais. Certain bar à hotesses sont spécialisés dans la clientèle etrangere, mais dans Kabukicho, il n’y a que les masseuses thailandaises et les rabatteurs (pour le coup c’est de la prostitution tel que nous la connaissons) qui vont interpeller les etranger en anglais.
      Voila pour l’experience des quelques semaines nippone, corroboré par plusieurs amis qui vivent dans le kabukicho depuis 4 ans

    • Corti
      Corti répond à ecor1
      Onaniste Otaku
      • Posté à 16h33 le 17/12/2009
      • Internaute 46986
        Onaniste Otaku

      Non, soyez rassuré, c’est juste contre tous les étrangers. Et encore, les occidentaux, ce ne sont pas les plus maltraités à-priori.

      C’est simple, c’est un peu comme le concept des goys dans la religion juive.

      Les japonais font la même chose avec le terme « gaijin » qui désigne tous les étrangers.

      Suivant l’« intégrisme » du milieu, être goy ou gaijin peut n’avoir aucune incidence ou en avoir une très lourde.

      Bref, c’est juste une discrimination de plus. Suffit de ne pas appartenir à la communauté et ayé, on est préfixé (en négatif de préférence).

      Voilà quoi...

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 16h29 le 17/12/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Nous en France, pour l’ affection , on a des animaux de compagnie..On est le record du monde, il parait ..

    Et le rapport sexuel n’est pas obligatoire non plus ( il parait) ..

    Chacun son truc : -)

    • Pseudo
      Pseudo répond à Numerosix
      Enfin libre : -)
      • Posté à 17h54 le 17/12/2009
      • Internaute 25947
        Enfin libre : -)

      C’est la chenille (d’or) qui redémarrre...

  • Désinscrit le 15-6
    • Posté à 16h23 le 17/12/2009
    • Internaute 83404
      nc

    A lire l’article j’ai la sensation que ces femmes sont desséchées dans leur coeur et pensent pouvoir acheter la rémission de leur angoisses avec de l’argent, en payant des rêves le plus cher possible.

    Et plus la frustration grandit en elles, plus elles s’accrochent dans un no-man-lands de l’amour.
    Elles sont comme des marguerites poussant entre les grilles de désenfumage d’une bouche de métro japonais.

    S’il s’agissait uniquement de baiser il est pourtant relativement aisé de trouver un étalon gratuitement et pour le soir même, mais pour ces femmes l’acte de payer n’est pas anodin, il s’agit bien là de l’achat d’une rémission de leur souffrance.

    Bref, rien de neuf sous le soleil, un paradis artificiel, un miroir aux alouettes, un attrape paumées de plus

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 16h34 le 17/12/2009
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    ça m’a l’air mieux en françe , au moins ils baisent

  • Enki
    Enki
    alchimiste
    • Posté à 16h42 le 17/12/2009
    • Internaute 9562
      alchimiste

    Les occidentaux sont souvent interloqués, voire effrayés par l’ambition des roboticiens japonais de remplacer hotesses d’accueil, voire enseignants et nounous par ce genre d’androïdes :

    Lien

    ... qu’ils sont tout-à-fait prêts à respecter et aimer !

    C’est la réaction de notre culture d’influence judéo-chrétienne face à une culture animiste. Nous tendons à dissocier l’âme du corps, alors que pour les japonais, un objet, une plante, un tamagochi en possèdent une. Au pays du soleil levant, aller faire baptiser sa nouvelle voiture par les prêtres shinto n’est pas plus excentrique que de la doter d’un Saint-Chistophe.

    De même, nos réactions face à ce que nous assimilons à une forme de prostitution sont souvent marquées d’incompréhension parce que les codes y sont différents. Les mêmes familles occidentales qui souhaitent « un bon parti » en forfait-épousailles à leur fille voient l’enfer à ce qu’elle se marchande à l’heure. Quelle différence entre la servilité mercantile d’un serveur et les attentions hypocrites et intéressées d’un escort-boy au restaurant ? Le caractère sexuel de la séduction, celui qui ne doit se pratiquer qu’en vue d’un mariage procréatif pour la gloire du seigneur ?

    Les codes de l’amour, de l’affection, de la sexualité sont différents au Japon, mais la culture de la marchandisation nous englobe tous. L’affection y est un service marchand comme un autre parce la culture ne l’y distingue pas de la même façon qu’ici des autres besoins humains par une sacralisation hypocrite.

    J’ai fait le même job ici, j’ai été serveur. Je savais très bien que certaines clientes revenaient consommer du sourire et un peu de galanterie. J’ai vendu des fringues, ce qui nécessite de vendre le miroir :
    -« Miroir, mon beau miroir, dis moi que je suis la plus belle. »
    - Insert a coin...

  • hitsuji
    hitsuji
    cadre
    • Posté à 17h11 le 17/12/2009
    • Internaute 99286
      cadre

    Je comprend que lorsqu’un voyageur occidental se rend au Japon il ait avant tout le regard attiré par la bizarrerie (ou du moins à ce qui lui semble bizarre, car la plupart du temps il s’agit souvent de méprises dues à l’ignorance ou à méconnaissance de la langue nippone et des codes de la société). Évidemment, c’est plus intéressant de parler de sujets insolites ; Le problème c’est que lorsque l’on (les medias) nous parle du Japon ce n’est pratiquement toujours que pour nous parler de ces étrangetés nippones, quitte à en exagérer souvent les faits. Au final, les français ont une vision biaisée bien regrettable de ce pays (je pense que c’est aussi le cas pour d’autres pays éloignés dont le seul écho que nous avons ce fait via les medias).
    Non, au Japon il n’y a pas que des écolières dociles qui se baladent avec des jupes minimalistes ; les gens ne pratiquent pas non plus le cosplay à tous les coins de rue ; tous les jeunes japonais ne sont pas des Otaku ; on ne se suicide pas à la première déconvenue ; la télévision n’y passe pas que des jeux débilisants ; et contrairement à ce que pourrait laisser croire cet article, la majorité des japonais ne fréquentent pas le genre d’établissements dont il est question. Le Japon ne se résume pas à Tokyo, Tokyo ne se résume pas aux quartiers de passe.

    Tout ça pour dire qu’il faudrait, à mon avis, ne pas rester braqué sur ce qui nous saute à première vu au yeux pour se permettre de voir tout ce qu’il y a aussi autour.

    Je ne remet pas du tout en cause cet article qui me semble décrire très justement ce type de commerce. J’invite seulement son auteur à nuancer un peu son propos afin de ne pas donner dans la caricature.

    On arrive souvent à tomber sur ce genre de bêtises :
    Lien

    Désolé pour ce message assez décousu, mais j’espère que vous aurez compris ce que je souhaitais exprimer ^^

    • Camille
      Camille répond à hitsuji
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 17h16 le 17/12/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Bonjour,

      Je tiens un blog sur les questions de sexe et de genre.

      J’ai profité d’un voyage au Japon pour y noter que les questions de sexe et de genre sont abordées très différemment là bas et ici... D’où entre autre cet article qui, j’espère, ne prétend pas décrire l’ensemble du Japon mais bien un épiphénomène qui est surprenant et révélateur d’autres us et coutumes japonnais (je vous renvoie sur Agnès Giard et ses différends ouvrages pour une vue d’ensemble des différences immenses culturelles sur le rapport à la sexualité et aux questions de genre).

      Rien ne vous empêche de tenir un blog sur le Japon et de relever ce qui vous semble important mais ce n’est pas du tout l’objet du présent article.

      Cordialement.

      Camille

      • hitsuji
        hitsuji répond à Camille
        cadre
        • Posté à 21h05 le 17/12/2009
        • Internaute 99286
          cadre

        Bonjour Camille et merci pour votre réponse.

        Ayant vu l’article en question sur la page d’accueil du site, je n’avais pas fait attention qu’il s’agissait d’un billet d’un blog en particulier. En effet la thématique de votre blog étant ce qu’elle est, il n’y a rien d’étonnant à ce que vous l’abordiez. D’ailleurs je ne vous le reprochais pas véritablement. En fait j’ai profité du fait que le Japon était abordé pour « dénoncer » la mésinformation dispensée par certains journalistes peu consciencieux (ce qui n’est pas votre cas a priori).
        Je suis tout a fait conscient que votre article n’avait pas d’autre prétentions que de présenter une des nombreuses facettes du Japon, et je m’excuses si j’ai pu vous froisser.

        Pour ce qui est de Agnès Giard, le peu que je connais de ses ouvrages ne m’encourage pas à en découvrir plus. J’ai trop le sentiment d’y lire les propres désirs et fantasmes de l’auteur plus qu’une vision objective du sujet traitée (peut-on être réellement objectif de toute façon ?). Mais ce n’est que mon humble ressenti, peut-être est-ce moi qui me trompe complètement. ^^

      • kurii
        kurii répond à Camille
        • Posté à 22h18 le 18/12/2009
        • Internaute 34220

        Kabuki-cho, ghetto des mafias chinoises, les gens y vont pour trouver des trucs rares, bizarres et plutot « pas japonais ». Je crois que meme dans le Lonely Planet, c’est explique.
        Donc, vous y trouvez les moeurs differentes par rapport a un bas-fond de Chinatown en France ou aux US ?

         
        • Camille
          Camille répond à kurii
          Auteur(e) de l'article Mauvais genre
          • Posté à 12h32 le 21/12/2009
          • Internaute 48427
            Mauvais genre

          Oui, nulle part ailleurs, je n’ai vu des affiches placardées aux murs des villes avec des hommes « à vendre ». Certainement pas à Paris ou à New-York. Je n’ai jamais voyagé en Chine donc je ne sais pas ce qu’il en est là bas ? Si vous connaissez, ça m’intéresse.

          Par ailleurs, ce phénomène n’est pas localisé à Tokyo, c’est également visible à Osaka, à Sapporo ou dans toutes les grandes villes japonaises que j’ai visitées.

        1 autres commentaires
    • Corti
      Corti répond à hitsuji
      Onaniste Otaku
      • Posté à 17h37 le 17/12/2009
      • Internaute 46986
        Onaniste Otaku

      Ce hoax mériterait mériterait à lui tout seul un TD dans toutes les écoles de journalisme, tant il dénonce de multiples travers.

    • h75
      h75 répond à hitsuji
      h75
      • Posté à 19h34 le 17/12/2009
      • Internaute 94430
        h75

      Bonjour,
      Vous devez être Japonais, et je comprends que ce genre de descriptions vous agace. Mais, je pense qu’il y a réellement une différence importante avec la France sur ce point. Par le passé, environs 10 ans, j’allais très souvent et longuement au Japon pour mon boulot. Très souvent, mes collègues Japonais m’emmenaient discuter dans des bars ou des filles venaient discuter avec nous pour agrémenter la conversation (une par homme). Je crois que cela se fait moins maintenant. Quelque chose qui m’a beaucoup étonné :
      - un collègue et ami japonais extrêmement à l’aise socialement, payait pour aller parler seul à ces filles (c’est inimaginable en France).
      - J’avais rencontré deux superbes suédoises dans un MacDo (malheureusement je repartais le lendemain) qui faisaient un tour du monde et qui renflouaient leurs finances grâce à ces bars. Elles m’ont dit qu’elles en avaient tellement marre d’être les seules à parler que parfois elles changeaient de l’anglais au suédois, et là, aucune réaction de la part du japonais !

      Tous cela pour dire d’une part que ces japonais qui nous paraissent parfois si proches ne le sont pas temps que cela, mais d’autre part, que ces bars semblent effectivement n’être que le refuge des désespérés sentimentaux japonais (lorsque les clients sont seuls).

      • alaixih
        alaixih répond à h75
        • Posté à 20h28 le 17/12/2009
        • Internaute 19775

        En fait cela est différent de chez nous, quelque part j’ai l’impression qu’il s’agit de la même histoire que pour les geishas.
        C’est une sorte d’atteinte d’un certain statut que d’avoir un courtisan, une courtisane. Je pense que malgré tout juger les japonais avec nos critères est inadapté.

        Je pense que la représentation, l’apparat quelque part est au japon quelque chose de très important. Cet aspect nous échappe peut être un peu.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h35 le 17/12/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Claquer du fric pour espérer passer une soirée et tout ça pour ne même pas tirer un coup, c’est très classique, on appelle ça la drague : D
    Donner de l’affection bidon en échange de biens matériels ou de services, c’est aussi banal, on appelle ça la vie en couple : D

    Mais elle doit être grave la vieille pour lâcher 50 000 balles à un type sans même pouvoir niquer. A ce prix là, elle pourrait avoir un gigolo, ou même s’acheter plein d’amis.

    Les pauvres nippons, je sais ce qui leur manque : des immigrés !
    Franchement, quand on en est réduit à ce niveau, autant contracté consciemment un mariage blanc. Non seulement ça coute nettement moins cher, mais en plus on peut se taper le mec avec ses copines et ses caniches (c’est ça ou le charter)

    • hitsuji
      hitsuji répond à Keldan
      cadre
      • Posté à 07h27 le 18/12/2009
      • Internaute 99286
        cadre

      Je penses que les client(e)s de ce genre d’établissment ne cherchent pas forcément le sexe, ni même une quelconque affection. A mon avis il s’agit essentiellement d’un divertissement plus qu’un besoin de combler un manque. Comme les bars à streaptease aux etats-unis, ou bien les soirées Chip and dels.

      • h75
        h75 répond à hitsuji
        h75
        • Posté à 16h12 le 18/12/2009
        • Internaute 94430
          h75

        Votre explication me plait bien, elle est compatible avec tout ce que j’ai pu voir.
        MERCI de m’ouvrir les yeux sur ce problème qui m’intrigue depuis toujours ...

      • puresonic
        puresonic répond à hitsuji
        Contempteur irascible
        • Posté à 02h36 le 19/12/2009
        • Internaute 55211
          Contempteur irascible

        Les soirées « chip and Dell » ? ? ? ? ? c’est pour les informaticiens ?

  • Lohiel
    Lohiel
    http://twitter.com/Lohiel
    • Posté à 19h12 le 17/12/2009
    • Internaute 38391
      http://twitter.com/Lohiel

    Eh bien finalement, ce sont des « geishos » (les geishas n’étaient pas censées coucher non plus)

    En tout cas, le Japon semble un pays d’avenir pour les coiffeurs : -)) ...

    c’est marrant cette esthétique qui vient du manga en passant par le jeu vidéo, avec teinture des cheveux artistement ébouriffés... et débridage des yeux pour les plus sophistiqués... une esthétique qui d’ailleurs s’est mondialisée via les goûts de nos ados, ces dernières années. Les garçons y sont de plus en plus féminisés, ça devrait plaire à Camille^^ (ci-dessous, Cloud, un héros très célèbre chez les 12-18).

  • heinpasdeux-
    heinpasdeux-
    Trollé par la modération...
    • Posté à 19h36 le 17/12/2009
    • Internaute 94001
      Trollé par la modération...

    Depuis un certain évènement...Le japon est en pointe dans beaucoup de domaines...

    Lien

  • Yfig
    Yfig
    Poète sans illusions j'écris (...)
    • Posté à 19h50 le 17/12/2009
    • Internaute 41364
      Poète sans illusions j'écris (...)

    Bonjour Camille,

    article racoleur, sans le moindre intérêt, pour une activité vieille comme mes robes !
    Quand on a rien à dire, on fait comme moi, on la ferme !

    • Camille
      Camille répond à Yfig
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 20h12 le 17/12/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Bonjour Yfig,

      Vous le saviez vous que les hommes faisaient les gigolos (sans sexe) au Japon et gagnaient très bien leur vie comme ça ?

      Moi non avant d’y aller. Je continue de trouver ça intéressant ce rapport aux genres qui est si différent au Japon et ici.

      Ca ne vous intéresse pas ? Le titre n’était pas trompeur...

      • Yfig
        Yfig répond à Camille
        Poète sans illusions j'écris (...)
        • Posté à 14h40 le 18/12/2009
        • Internaute 41364
          Poète sans illusions j'écris (...)

        Mais, Camille, vous n’avez pas lu Frédérick Mitterand ?

        Le titre est « racoleur » .... ce n’est pas un synonyme de « trompeur », c’est un synonyme de « couillonade » !

        Il n’y a pas de sot métier ..... il y a même des journalistes qui font des articles sans matière ..... et qui, peut-être, gagnent leur vie avec ça !

        Par chance, il y a aussi des lecteurs pour ce genre de vatuité .... dumoment qu’ils paient, où est le mal ?

        Vous êtes jeune, et ce n’est pas une critique ..... on passe tous par là ..... moi, j’ai réagi par rapport à mon expérience ..... si vous allez à Djakarta, ou à Khartoum, ou à Dar Es Salam, vous trouverez la même chose si vous allez dans les endroits pour ça .... car c’est le problème de l’article : écrire sur un sujet très ciblé ..... si vous allez dans une boucherie, sûr que vous trouverez un boucher et de la barbaque ! et dans un bordel, des p..... et une mère maquerelle !

        Perso, je préférérais un article véritablement surprenant .....

        De notre envoyée spéciale à Bruxelles, on a retrouvé Rachida dans un troquet en train de gruger des gogos au bonneteau ! ! ! !
        ça, c’est de l’info !

         
        • Camille
          Camille répond à Yfig
          Auteur(e) de l'article Mauvais genre
          • Posté à 15h09 le 18/12/2009
          • Internaute 48427
            Mauvais genre

          Je ne comprends toujours pas ce que vous me reprochez... Vous vouliez un article généraliste sur « le Japon en général » ? Un article pas ciblé, c’est juste pas un article du tout.

          Je persiste (et signe !) à trouver surprenant de voir des mecs sur le trottoir dans les quartiers chauds au Japon, alors qu’on ne voit pas de filles. Vous en êtes blasé parce que vous avez fait le tour de la planète ? Tant mieux. Quant à votre agressivité et votre condescendance, je m’en passerais bien.

        1 autres commentaires
  • freakfeatherfall
    freakfeatherfall
    moonchild
    • Posté à 20h18 le 17/12/2009
    • Internaute 21024
      moonchild

    mais en fait camille, ici tu nous racontes le documentaire que tu as vu, c’est uniquement de là que viennent tes infos, non ?

    et il faut pas oublier une chose : les hosts & hostess ont intérêt à bien tenir l’alcool, paske ils sont obligés de boire toute la nuit - c’est avec les consos qu’ils font leur thune
    c’est pour ça que tu peux les voir complètement torchés vers 5-6h du mat, les 1ers métros
    et ça, c’est pas évident comme taf...

    • Camille
      Camille répond à freakfeatherfall
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 11h25 le 18/12/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Ben écoute, au départ c’est en me promenant sur place que j’ai vu ces hommes sur le trottoir (et pas qu’à Tokyo, à Sapporo ou Osaka aussi), ces affiches partout, que je leur ai parlé... Du coup, j’en ai parlé à des amis, qui m’ont dit ce qu’ils en savaient et l’un d’eux m’a pointé vers le documentaire, que j’ai trouvé très instructif. Ca part donc d’une surprise constatée sur le terrain et c’est complété par le film, voilà tout.

  • freakfeatherfall
    freakfeatherfall
    moonchild
    • Posté à 20h20 le 17/12/2009
    • Internaute 21024
      moonchild
  • Salmuek
    Salmuek
    Doctorant
    • Posté à 20h48 le 17/12/2009
    • Internaute 12714
      Doctorant

    « Pour les femmes étrangères, il est difficile d’y pratiquer le “ tourisme sexuel ” : hormis certains clubs réellement destinés à cet effet, les hôtes fuient à l’approche d’Occidentaux.

    Lorsque j’ai tenté d’en approcher un, j’ai bien vu dans son attitude que mon origine le dérangeait fortement, je n’ai pas insisté. »

    Camille est une femme ! ! ! !

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