Portrait 24/10/2007 à 16h45

Martinon : la voix de Sarkozy se fait un nom

Augustin Scalbert | Journaliste Rue89

Dandy et ex-fan de Trust, le porte-parole de l’Elysée tente d’exister entre son amie Cécilia et Nicolas, qui lui offre Neuilly.


David Martinon à l’Elysée, le 15 octobre (Rue89)

La semaine dernière, il a gagné un surnom : Monsieur « pas de commentaire ». Quelques jours plus tôt, à Neuilly-sur-Seine, c’était « Martinon, non, non ! » A 36 ans, celui qui s’honore de l’amitié de Cécilia Sarkozy n’a jamais été aussi exposé. Elle quitte l’Elysée pour « l’ombre ». Lui reste sous les projecteurs pour porter la voix de son patron, en revendiquant une « franchise » apprise de son chef, et qu’il entend faire jouer à plein pour son baptême politique, à Neuilly, où il est candidat à la mairie.

Cette nouvelle marque de faveur du Président nourrit les jalousies et surprend ceux qui l’ont connu plutôt « gris », sur les bancs de Sciences Po. Rencontre avec un jeune Sarko-boy qui semble s’être révélé à lui-même à mesure que son modèle le tirait vers la lumière.

Le point presse du lundi 15 octobre, où cinq questions sur le divorce du couple présidentiel ont suscité la même non-réponse lapidaire du porte-parole, vient de s’achever. Suivi d’une cohorte de collaborateurs, David Martinon a regagné son bureau dans l’aile est du palais, avec vue plongeante sur la rue du Faubourg-Saint-Honoré.

Les murs sont clairs, décorés d’une toile contemporaine et d’objets d’art plus classiques, qu’on devine attachés à ces lieux. Un rayonnage abrite des livres d’art. Tout en répondant à nos questions, le porte-parole de l’Elysée range ses papiers, zappe de LCI à i-Télé, tapote nerveusement sur son bureau. Un peu plus mobile que pendant ses points presse, où il reste bien droit derrière son pupitre.

Un exercice voulu par Nicolas Sarkozy et inspiré d’une pratique américaine déjà ancienne. Le Président a voulu que David Martinon soit « sa » voix, et que le monde entier le constate, en direct à la télé. Cette voix, Martinon la porte en appelant certains journalistes par leur nom, en apostrophant quelques confrères étrangers dans leur langue, en proposant de multiples variantes à son « no comment », comme : « Vous attendez-vous vraiment à ce que je réponde à cette question ? »

Mais alors que Sarkozy a construit son image sur le franc-parler, Martinon n’échappe pas à une certaine langue de bois. Exemple, cette réponse à une question sur la réforme des régimes de retraite, le 15 octobre : « L’état d’esprit, c’est à la fois une très grande détermination et une très grande volonté d’écoute, l’un n’étant pas exclusif de l’autre. »

« Effacé, un peu gris, on aurait dit un vieil apparatchik avant l’âge »

Outre son adjoint Pierre-Jérôme Hénin, David Martinon a retrouvé à l’Elysée quelques copains de la promo 1992 de Sciences Po : le conseiller Olivier Colom et la directrice de cabinet Emmanuelle Mignon. A ses camarades de la rue Saint-Guillaume, il n’a pas laissé un souvenir impérissable. Discret malgré son loden violet, « il faisait un peu premier de la classe », se souvient une journaliste qui le côtoie encore aujourd’hui. « Il était un peu passe-partout. Pas le plus brillant, mais bon élève, un peu fayot quand même. » Un travers qui se retrouve toujours, selon elle, dans ses rapports avec son patron. Avant de réussir le concours de l’ENA (promo Valmy), il fait ses premières armes dans la communication politique, puis travaille au cabinet de François Léotard pendant les derniers mois du gouvernement Balladur.

Sorti de l’ENA en 1998 avec le rang de conseiller des Affaires étrangères, David Martinon devient l’un des adjoints au porte-parole du Quai d’Orsay. De ceux qui distribuent les documents aux journalistes pendant que le porte-parole s’exprime. Souvenirs d’une journaliste de la presse diplomatique :

« Je l’ai vu pendant des années, mais je n’ai jamais entendu le son de sa voix. Il était totalement effacé, un peu gris, on aurait dit un vieil apparatchik avant l’âge. Je n’imaginais même pas qu’il puisse maîtriser ses dossiers. Je l’ai compris après, quand il s’est révélé. »

Depuis qu’il a envoyé une offre de services à Nicolas Sarkozy, en 2000, David Martinon est devenu un autre homme, « charmant, connaissant une foultitude de choses qu’il prend plaisir à raconter », dit la même journaliste. L’ex-fan de Trust se targue aujourd’hui d’une amitié avec la star ivoirienne du reggae Tiken Jah Fakoly. « Très dandy », cheveux gominés, le jeune homme a troqué ses costumes Paul Smith à rayures pour de plus discrets, tout de même siglés Prada. A l’instigation de Nicolas Sarkozy, dit-on.

Pendant ces sept années d’ascension éclaire -successivement sherpa à Beauvau puis à Bercy, puis chef de cabinet de la campagne-, David Martinon a beaucoup appris, même s’il n’est pas le self-made-man de bon ton dans la galaxie sarkozyste. Libéral pur sucre, ancien admirateur d’Alain Madelin, il se dit désormais dépendant de Sarkozy, « une drogue dure à accoutumance immédiate ». Un chef, un modèle, qui est aussi un drogué de l’image, très proche de certains propriétaires de médias :



Mais quelle est donc la recette de l’animal médiatique pour lequel il travaille, celui qu’on accuse de monopoliser l’espace médiatique, voire de contrôler l’agenda médiatique ? Selon David Martinon, qui évoque lui-même la série américaine The West Wing -où l’attachée de presse a un des rôles principaux auprès du Président-, rien à voir avec le spin doctoring et les méthodes d’Alastair Campbell, le très controversé conseiller de Tony Blair. (Voir la vidéo.)



Cette franchise qu’il revendique, David Martinon s’efforcera aussi d’en user pour se rapprocher de l’électeur neuilléen, qu’il commence à apprivoiser « le soir et le week-end ». Neuilly (Hauts-de-Seine) vote à 90% à droite. « Il suffirait de coller un autocollant UMP sur le front d’un hamster pour qu’il soit élu », s’amuse Christophe Grébert, éditeur du blog Monneuilly.com.

Mais cette fois, les militants de base de l’UMP ont très fraîchement accueilli le parachutage. Arnaud Teullé, autre conseiller à la présidence de la République, enfant du cru et fils d’un des principaux soutiens de Sarkozy lorsqu’il a ravi la mairie au nez et à la barbe de Charles Pasqua en 1983, a fini par se résigner : aux dernières nouvelles, le Président lui aurait promis un siège de conseiller général en 2008. Jean-Christophe Fromentin, un divers droite très installé dans la commune la plus riche de France, essayera en revanche de faire échec au duo élyséen.

Pour sa carrière politique, David Martinon n’entend surtout pas jouer la carte de la peoplisation, contrairement au couple Sarkozy. Logiquement, il appelle au respect de sa vie privée quand on l’interroge sur son mariage avec la jeune magistrate Adélaïde Camier-Weber, diplômée de Sciences Po comme lui et agrégée d’anglais. Prévu le 22 septembre à Arcachon, il aurait été « reporté », la sécurité de la témoin du marié -Cécilia Sarkozy- redoutant une manifestation altermondialiste. David Martinon a déjà reconnu, en « off », qu’il n’était « plus question de mariage ». Mais aux questions de Rue89, il répond... « pas de commentaire ». Il devient en revanche un peu plus prolixe sur les accusations de favoritisme de l’ex-première dame. (Voir la vidéo.)



En alternant la langue de bois, la sincérité et le « no comment », David Martinon ne révolutionne pas la fonction de porte-parole, mais modernise un poste désormais ultra-médiatisé. Ce que nous lui disons au moment de partir et à quoi il répond : « Jusqu’à ce que je me plante. »

Avec Julien Martin (Rue89)

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  • zorglub
    zorglub
    insulaire en exil
    • Posté à 17h00 le 24/10/2007
    • Internaute 3665
      insulaire en exil

    Ex fan de Trust dit il ! ! !

    La chanson « Saumur » lui va comme un gant .

    Lien

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à zorglub
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 17h34 le 24/10/2007
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      Un Peuple, un Chef, une Voix. Le medium est en transe, vite un Message... J’avoue que j’aurais mis cette info aux faits-divers, mais bonne chance, là, hein, bonne chance. Ils sont où, les Bulgares ? Lien

      Pierre JC Allard

    • Compte supprimé le 3 janvier 3
      • Posté à 17h38 le 24/10/2007
      • Internaute 10904
        in angulo

      Martinon, c’est le type même de l’antisocial qui perd jamais son sang-froid.

    • Anonyme répond à zorglub

      David Martinon fait partie des « chouchous » de Cécilia, de ceux dont elle a appuyé la montée en puissance auprès du chef de l’Etat.

      Le porte-parole de l’Elysée, qui a été choisi comme candidat UMP aux municipales de Neuilly-sur-Seine, lui avait demandé d’être le témoin de son mariage finalement reporté.

      Souvent accusé d’être un petit protégé, il rétorque dans les pages du Figaro : « Je ne vois pas pourquoi j’aurais honte d’avoir Cécilia comme amie . » Cette amitié résistera-t-elle à sa fonction du porte-parole de la présidence ? « Il n’y a pas d’amis, il n’y a que des moments d’amitiés », écrivait Jules Renard.

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    • Anonyme répond à zorglub

      Que des gens comme lui se retrouvent au sommet de l’Etat me dépasse totalement. C’est « sans commentaire » resteront. Pour le reste...

    • Anonyme répond à zorglub

      Ministe Milice
      tout est factice
      ministre milice
      tout est factice
      anti social
      anti social

    • Le marchand de sable
      • Posté à 21h06 le 24/10/2007
      • Internaute 6777

      moi je lui conseille plutôt d’aller chanter la grande illusion à son nabot
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      • Anonyme répond à Le marchand de sable

        Il me semble qu’appeler « nabot » le chef de l’état est irrespecteux et permettez moi de vous dire que vous abaissez le débat à un niveau abyssale : son nom est Mr Sarkozy même si vous n’êtes pas de son bord politique !

         
        • Anonyme

          Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa : de ce patronyme complet l’intéressé se targuait en sa jeunesse...

          Guic

        • Anonyme

          Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa : de ce patronyme complet l’intéressé se targuait en sa jeunesse...

          Guic

        2 autres commentaires
      • Anonyme répond à Le marchand de sable

        Bonjour .

        Un Dandy , même pas un copain ,oui ,de l’ancienne star , partie .

        en plus , « même “ pas beau .

        Moi , Femme ou jeune femme ? même pas pour la présence .

        Et le fils à Pierre Peret , même pas mieux .

        du bagout et du bla bla .

    • Anonyme répond à zorglub

      Je sens dans votre article une fascination pour cet homme que je je partage pas. je l’ai trouvé parfaitement ridicule la semaine dernière...

    • Anonyme répond à zorglub

      Vous êtes sûr qu’il se fait ou DEFAIT un nom ?
      Je dis ça juste parce qu’il y a une BOMBE qui se prépare à l’horizon !
      L’affaire du faux diplôme de Rachida Dati.
      On va donc résumer :
      la garde des Sceaux a certainement été choisie à ce poste, pour avoir été magistrate. Or, elle a intégré l’ENM sur la base d’un dossier dont un des principaux éléments se révèle faux. Comme dirait la ministre, elle-même : « Quand on veut, on peut ». NO et L’express

  • Hadès
    • Posté à 17h02 le 24/10/2007
    • Internaute 19436

    Etrange, on dirait que la dernière video bug.

    Censure ou défaillance technique ?

    • Julien Martin
      Julien Martin répond à Hadès
      Ex-Rue89
      • Posté à 17h06 le 24/10/2007
      • Internaute 14
        Ex-Rue89

      En quoi bugue-t-elle ?

      • Hadès
        Hadès répond à Julien Martin
        • Posté à 17h28 le 24/10/2007
        • Internaute 19436

        Ah, c’est passé. Visiblement ça venait de chez moi navré. ^^

         
        • guillaumekh
          guillaumekh répond à Hadès
          • Posté à 05h27 le 27/10/2007
          • Internaute 16868

          Ah ah ! Toujours la censure ! : p

          Sans vouloir faire le naïf de service, y’en a quand même qui démarre au quart de tour..

        1 autres commentaires
  • abas50
    abas50
    http://parisdailleurs.canalblog (...)
    • Posté à 17h06 le 24/10/2007
    • Internaute 15935
      http://parisdailleurs.canalblog (...)

    Je suis pas sur que ce genre de personne participe à la modernisation de la classe politique. Il aurait été parfait à la cour du roi soleil.
    Lien

    • Claude PELLETIER
      Claude PELLETIER répond à abas50
      Retraité dans son jardin
      • Posté à 18h19 le 24/10/2007
      • Internaute 10710
        Retraité dans son jardin

      Le chef d’orchestre français J Martinon est apparu pour la dernière fois à un pupitre parisien en août 1975, à la tête de l’orchestre international des Jeunesses musicales de France. Assez étrangement, c’est ce jour-là seulement que sa qualité de très grand chef fut reconnue par tous ceux - et ils étaient nombreux - qui, malgré une carrière internationale qu’ils ne pouvaient ignorer, faisaient preuve d’une certaine réticence à son égard et ne le citaient jamais dans le même souffle que Karajan, Klemperer, et même Münch.(...)

    • Anonyme répond à abas50

      Bonjour.

      J’ai encore l’impression de voir un mec arriver d’un autre monde et qui va nous dire comment bien faire marcher le notre. Apparemment, même à l’ENA, il était à l’écart de la vie collective (« premier de promo » […] « totalement effacé »…). Sur quelle expérience de la vie s’appui t’il alors, pour se lancer dans un engagement politique (non intéressé, bien entendu) ? Ces gens n’ont pas du tout les mêmes réalités et problèmes que le peuple, n’ont pas eu à les affronter, alors comment peuvent ils avoir la prétention de pouvoir les régler (des notre, les siens sont tout autre) ?

      Toujours de plus en plus d’écart entre les représentants politiques et ceux qu’ils représentent, ces gens paraissent prédestinés à nous guider vers le bon chemin (droit du sang et du niveau social ?). Ils ont appris à gérer les humains tel un troupeau, mais n’ont aucunes idées de la réalité des vies de ces humains. C’est une gestion industrielle de ce qu’ils considèrent comme une marchandise : l’humanité.

      Je comprends que les gens doués puissent espérer une ascension, mais pour le cas martinon, c’est une propulsion. A cette vitesse, il a du sauter beaucoup d’étapes, c’est pourquoi je doute sincèrement de la globalité de ses compétences. Les grands orateurs (car il est efficace dans le rôle de fusible) me font toujours aussi peur quand ils s’engagent dans un combat politique. Qu’ils restent dans le spectale, c’est opportunistes !

      Stouve

      • ras-la-patience
        • Posté à 19h48 le 24/10/2007
        • Internaute 10027

        @stouve
        SVP n’insultez pas les gens du spectacle,ce sont des passionnés sérieux, rien à voir avec ce genre de faux-cul. ça, un orateur ? , au rabais alors... il va très bien avec son maitre et ne déparera pas à neuilly.
        mais ou vont-ils chercher tous ces guignols ?

    • Anonyme répond à abas50

      Plutôt un minet d’henri II

      • zorglub
        zorglub
        insulaire en exil
        • Posté à 23h28 le 24/10/2007
        • Internaute 3665
          insulaire en exil

        ce serait plutôt 1 mignon d’Henri III ;)

         
        • Anonyme répond à zorglub

          C’est plutôt, avec ses cheveux gominés,le ...« gnôme-minet » ! ! !

          • Anonyme

            La pétillance ne semble pas être l’état d’esprit privilégié de Martinon-le-limaçon.

  • Adelyne sur le sable
    Adelyne sur le sable
    Si je savais
    • Posté à 17h08 le 24/10/2007
    • Internaute 16679
      Si je savais

    Enfin une lumière en cette période d’austérité, et quand on coupe le courant cinq minutes ça vous revient dans la gueule, mais pour tous les « Grenelle » du monde, je me damnerai pour ce « gendre » bon chic bon genre, à tête de beauf parfait et de gendre à marier à tous prix !
    Enfin, je sais bien que je n’ai aucune chance, car je ne cours pas les « rallyes », et tant pis je ne ferai pas plus comme commentaire !
    Vous avez dit, au fait, Marti qui ?
    Ah ! Martinon non.

  • Anonyme

    Article fayot sur un fayot.

  • Anonyme

    Comme s’il s’agissait de brasser de l’air en battant les bras pour être crédible. Mais qu’est-ce que c’est que ces zouaves ? ?
    Je n’avais aucun goût pour les vieux bonzes du début de la Vè mais là, c’est « pâté de foie rillettes sous les bras » comme disait Coluche.

  • Anonyme
  • celine_auriolles
    • Posté à 17h24 le 24/10/2007
    • Internaute 16297

    Un libéral pur sucre. On va être bien avec des gens comme ça pour nous gouverner. Il y en aura d’autres de cas de Noël Forgeart et Denis Gauthier-Sauvagnac. Des délinquants à col blanc. Ce sont ceux qui en pique le plus.

  • Anonyme

    Dandy mais plutôt moche.

  • Anonyme

    Et c’est reparti, la République des copains et des coquains. En plein dedans.

  • comptesupprimé16
    • Posté à 17h43 le 24/10/2007
    • Internaute 13082

    Ce monsieur n’a aucun interet, encore un pistonne qui va faire « pschittt » bientot

  • Anonyme

    dans « the west wing » l’attachée de presse n’a pas le deuxieme role après le président. Josh Lyman a le deuxieme role voire le premier dans le casting mais ça dépend des saison et pour le reste non ce n’est pas parce que CJ Cregg devient chief of staff de transition que « l’attachée de presse a le deuxieme role ».

    • machinchose
      • Posté à 22h38 le 24/10/2007
      • Internaute 8651

      ah c’est un peu comme si le journaliste auteur de l’article avait projetté son envie de voir reconnu l’importance fondamentale de ceux qui sont chargé de dialoguer avec lui...

      ah !

      un peu de rigueur de ferait pas de mal. Désolé mais dans « the west wing » CJ Cregg est très douée mais elle n’est pas la seconde en importance.

      bazarder comme ça Leo ! ! ahvoilà où mène le corporatisme !

  • Anonyme

    Hello à tous !

    « Moi je ne mens jamais, je peux ne pas répondre, mais je ne mens jamais. » (sic).

    Et le mensonge par omission il en a déjà entendu parler le premier de la classe de Neuilly par piston ?

    Il doit bien avoir un peu de vocabulaire en tant que porte-parole.

    Banzaï !

  • ThomasLefebvre
    ThomasLefebvre
    Rapatrié
    • Posté à 17h47 le 24/10/2007
    • Internaute 247
      Rapatrié

    Fascinant,

    Quelque part, la fonction de Campbell est comparable a celle de Martinon + Guaino. Campbell ré-écrivait les discours de Blair, ce que Martinon ne fait pas. La ou l’influence de Blair se fait sentir, c’est dans le passif de Martinon dans le marketing electoral : Blair en a usé un max avec l’aide de Philip Gould (lire absolument « The unfinished revolution »).

    Un peu gnangnan sur les bords : « la communication politique évolue avec les ages », tu parles d’une nouvelle...

    Martinon, si tu nous lis, encore un effort : mets les vidéos de tes confs de presse en ligne, histoire de faire passer la France pour un pays moderne.

    Pas de questions sur Neuilly ? Ni sur le hamster ?

    • machinchose
      • Posté à 17h54 le 24/10/2007
      • Internaute 8651

      déjà qu’il fasse refaire le site de l’Elysée histoire de nous faire passer pour une démocratie...

  • machinchose
    • Posté à 17h53 le 24/10/2007
    • Internaute 8651

    ouais bon... heu... bon il est bien gentil. J’adore son « ça ne resiste pas à l’analyse » et je déplore que vous ne le lui démontriez pas par l’analyse précisemment. Hein ? par exemple tout le monde sait que Joffrin aime bien sarko et hait royal que Lagardère est le « frère » de Sarko, que Dassault on ne le présente plus que Arnault est pas loin d’avoir été le témoin, ne parlons pas de Bouygues et de Bolloré et Minc par dessus tout ça... c’était si compliqué à dire ?

    Il pouvait répondre. Il aurait dit « mais pas du tout »

    vous pouviez dire que les syndicats de journalistes gueulent plus que jamais avant...

    vous pouviez parler du pb du temps de parole concrètement.

    mais en lui demandant son ’avis » en général vous lui permettez de sortir son discours tout fait et vous vous donnez bonne conscience assez facilement.

    non ?

    • Augustin Scalbert
      Augustin Scalbert répond à machinchose
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 19h11 le 24/10/2007
        rédacteur
      • Journaliste 27
        Journaliste

      Non, nous ne nous donnons pas « bonne conscience assez facilement ».

      Vous avez raison, ce n’était pas compliqué à dire, et nous l’avons dit. On ne le retrouve pas dans la vidéo puisque le format des questions sur les vidéos de Rue89 est à l’écrit. Mais vous pouvez tout de même voir que nous le relançons à plusieurs reprises : par exempler, quand il dit que « ça ne résiste pas à l’analyse », je lui demande « pourquoi ? ». A nos questions répétées, qui reprenaient les arguments que vous évoquez, il finit par répondre... qu’il ne peut pas répondre « face caméra ». Il propose une analyse en « off » qui, c’est important de le préciser, n’est jamais venue, faute de temps (la longueur de l’interview était minutée par l’Elysée, et notre but était d’obtenir du « on », pas du « off »).

      Pour lui, c’est évidemment une manière de ne pas répondre. Désolé de vous décevoir, mais David Martinon -comme quiconque- reste libre de ses réponses.

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