Revue de presse 24/10/2007 à 23h37

Sarkozy couvert de louanges par la presse marocaine

Zineb Dryef | Journaliste Rue89


Dîner officiel dans le palais royal de Marrakech (Eric Feferberg/Reuters).

Oublié le couac diplomatique de cet été. La presse marocaine a sorti le grand jeu : publication de l’intégralité des discours prononcés par Nicolas Sarkozy lors de son séjour, éditos dithyrambiques et suivi heure par heure de la visite d’Etat du président Français.


“ Franc succès” . C’est sur ce titre que le très sérieux quotidien Le Matin du Sahara a conclu sa série d’articles consacrée à la présence de Nicolas Sarkozy au Maroc. Un édito plus qu’élogieux a salué la visite du chef d’Etat :

“ Le président Nicolas Sarkozy aura en une seule journée confirmé sa réputation d’homme d’action, de ’président pressé’, happé par le rythme incandescent d’une temporalité qu’il s’est fixé lui-même.”

Très enthousiaste, le quotidien marocain revient sur l’ » exaltante mobilisation, mêlant retrouvailles et découvertes » et sur le discours de Nicolas Sarkozy devant le Parlement marocain :

« Le riche et fort discours qu’il a prononcé au Parlement, applaudi à tout rompre, rejoint en effet son engagement exprimé par tant de fois sur la réforme politique, économique, sociale et humaine qu’il prône et dont il est le porteur. »

« Une parfaite identité de vue, une réelle convergence »

Le Matin ajoute que « sans risque d’exagération , il existe une parfaite identité de vues, une réelle convergence entre le Maroc et la France sur les problématiques de l’heure, sur la manière de les aborder et bien entendu sur certaines difficultés qui les caractérisent. »


Une parfaite idylle dont Al Bayane se fait également l’écho :

“ La première visite d’Etat au Maroc du président Nicolas Sarkozy a été couronnée de succès, traduisant la parfaite santé de la relation entre la France et le Royaume. Sur le plan politique, la symbiose est palpable, reflétée par l’important discours du président français devant les députés.”

Le TGV Tanger-Casablanca, prévu pour 2013, est inconstestablement le point fort de cette visite. Al Bayane revient sur ce contrat :

“ Un programme d’envergure dont la première phase (Casablanca-Tanger) coûtera la bagatelle de 1,8 milliard d’euros -pas moins que ça- sur un projet total de 3 milliards d’euros. Et cet important marché va revenir principalement à des sociétés françaises, dont Alstom, la SNCF (à travers sa filiale d’études Systra) et le Réseau Ferré, qui en auront pour la moitié.”

Un chantier qui devrait en appeler de nouveaux : l’Office national des chemins de fer (ONCF) souhaite étendre ce projet aux villes touristiques de Marrakech, Agadir et Fès.

“ Un discours où l’émotion n’a pas manqué au rendez-vous”


Aujourd’hui le Maroc

voit dans ces diverses signatures de contrats ‘ les contours d’un nouveau partenariat’ . Outre le TGV Tanger-Casablanca, Nicolas Sarkozy a également lancé un protocole d’accord entre la société nucléaire Areva et l’Office chérifien des phosphates (OCP).

La France a ainsi signé des contrats avec le Maroc pour un montant de plus de 3 milliards d’euros. Premier pays bénéficiaire de l’aide publique française, le Maroc a obtenu des fonds supplémentaires.

Et le quotidien de conclure :

‘ Sensible à l’intérêt que représente l’INDH (Initiative nationale pour le développement humain), la France a octroyé au Maroc un nouveau don d’un montant de 8 millions d’euros. Ce geste est né de la conviction de combattre la pauvreté, qui devrait faire le lit de l’extrémisme.’

Touché par le discours de Nicolas Sarkozy (voilà qui change de Dakar), le journaliste d’Aujourd’hui le Maroc est revenu sur les moments forts :

‘ ’Vous êtes un grand peuple qui veut être debout’, a exhorté le chef d’Etat français, qui a salué l’audace dont a fait preuve le Maroc pour tourner la page des violations des droits de l’Homme commises par le passé.

’Quel autre pays a pu en faire autant ? ’, s’est interrogé le président Sarkozy, qui a fait un discours où, au-delà de la rigueur qu’implique l’analyse politique, l’émotion n’a pas manqué au rendez-vous.

’La France aime le Maroc. Vive le Maroc. Vive la France’, a-t-il conclu, avant de quitter la tribune du Parlement sous un tonnerre d’applaudissements.’

‘ Au Maroc, probablement plus qu’ailleurs, le client est roi’

Seule ombre au tableau, l’échec de la vente d’avions Rafale. Décidemment invendable, l’avion n’a pas séduit le roi Mohamed VI, qui lui préfère les F16 américains. ‘ Il n’y a pas que des succès’ , a laissé tomber modestement Nicolas Sarkozy ajoutant :

‘ Quand on arrive deuxième d’une course, il ne faut pas détester le premier, il faut le copier pour le dépasser la prochaine fois. Je ne comprends pas cette vision agressive, rétrécie, fermée, frileuse, des relations internationales.’

Khalil Hachimi Idrissi, éditorialiste à Aujourd’hui le Maroc, y voit lui la faillite des experts français :

‘ Cet échec est emblématique d’une manière, désormais complètement dépassée, de faire du commerce à la légère. Entre amis. Sans rigueur. Les 3 milliards d’euros de contrats signés par Nicolas Sarkozy atténuent la peine, mais n’exonèrent pas les responsabilités.

Au Maroc, probablement plus qu’ailleurs, le client est roi. Les experts français se sont tirés, seuls, une balle dans le pied, justement, en faisant en faisant peu de cas de leur client et, surtout, de ses attentes.’

Et de finir pessimiste : ‘ Car si les Français ne sont pas capables de vendre ce foutu avion à un pays comme le Maroc, à qui peuvent-ils bien le vendre ? À personne.’

Ce gros loupé est pourtant apparu minime aux yeux de la presse marocaine qui n’a pas fait, cette fois-ci, la moindre allusion au pourtant très ‘ marocophile’ Jacques Chirac...

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  • Anonyme

    Je ne vois pas ou est le scoop.
    La presse marocaine a toujours été sous la coupe du Makhzen.
    Elle est réputée pour être peu crédible et toutes voix discordantes à l’optimisme ambiant est illico éliminée

    • Anonyme

      Tintin au Congo
      Sarko au Maroc

    • Anonyme

      L’ultime chance d’exporter le Rafale : l’armée de l’air gabonaise. Mais là aussi les choses se présentent assez mal. Le message enregistré en réponse au dernier appel de l’Elysée à Bongo : « il n’y a plus de Gabonais au numéro que vous avez demandé ! ».

      • Anonyme

        non ils acheteront des f-16 les etats unis feront tout ce qui est nécessaire pour fourguer leur matos, y compris vendre à perte

         
        • Anonyme

          tout est dit. abattre la concurrence à des fins economique et politique.

          des avions d’occasion : voilà ce qui marche de nos jours.

        1 autres commentaires
      • Anonyme

        c’est-à-dire que vu le climat de censure qui odorise l’atmosphère là-bas au Maroc, faudrait vraiment que les journalistes récalcitrants soient super débiles pour critiquer un type que, même en France, et à part sur ce site, quelques sites, personne ne critique.
        Là bas c’est la loi de la trique, ici, la loi du fric.

         
        • Anonyme

          Rien à dire ! !
          Vous avez tout résumé en 2 phrases ! ! !

        • Anonyme

          En simplifiant à l’extrême, je n’ai rien à dire de plus.

        • Anonyme

          rien à dire de plus, tout est dit
          bravo.

        3 autres commentaires
    • Anonyme

      Et si les « bonnes affaires » étouffaient le cri d’un ressortissant français, emprisonné depuis 13 mois au Maroc... ?

      Lien
      > Un entretien vidéo avec Céline, soeur de Christophe Curutchet :
      - retour sur la journée du 17 sept 2006
      - absence de preuves ou de témoignages contre Christophe mais peine de 10 ans de prison ;
      - 2ème procès et témoignage des Douanes de Casablanca qui l’innocente mais 8 ans de prison ;
      - silence des gouvernants français ;
      - silence de la presse...
      - toutes les pièces du dossier d’accusation en ligne sur le site du Comité de Soutien...

      7mn pour comprendre pourquoi, depuis 13 mois, Christophe Curutchet est au pire un bouc émissaire ; au mieux, une monnaie d’échange...
      Merci pour lui et les 300 membres du comité de soutien
      Lien

    • Anonyme

      Un effrayant malentendu

      Au départ, un simple dossier sur… les blagues ! Au final, une escalade de plus en plus dangereuse, et des journalistes en danger. Récit.

      Depuis quelques jours, l’hebdomadaire arabophone Nichane vit une situation aussi ahurissante que dangereuse. Pour avoir publié un dossier sur les « noukat » (blagues) qui circulent au Maroc, le directeur et un journaliste de Nichane sont aujourd’hui poursuivis par l’Etat pour « atteinte aux valeurs sacrées », et plus particulièrement à celles ayant trait à la religion islamique. Cette accusation est la plus grave qui soit prévue dans l’arsenal juridique marocain, et expose nos collègues et amis à 3 à 5 ans de prison, ainsi qu’à l’interdiction temporaire de parution de Nichane – si la justice tranche dans ce sens. Mais sans attendre l’issue du procès, le premier ministre a déjà décidé, au nom du gouvernement marocain, l’interdiction pure et simple de Nichane. Des voix s’élèvent un peu partout dans les groupes religieux marocains (et parfois étrangers), officiels ou clandestins, pour appeler à « laver l’odieux affront fait aux musulmans », en prenant les « mesures les plus extrêmes » à l’encontre de Nichane et de ses journalistes. Ces derniers se sentent aujourd’hui, à bon droit, menacés dans leur intégrité physique en raison de la publicité démesurée faite autour de cette affaire. Ils ont été ainsi contraints, à titre préventif, de doubler les effectifs de sécurité aux portes du magazine, tout en appelant à une protection policière.

      Tout a commencé le jeudi 30 novembre, pendant la conférence de rédaction de Nichane. Ce jour là, l’équipe décide de consacrer le prochain dossier de couverture aux « Noukat » : ces blagues populaires qui font le sel de la vie quotidienne des Marocains. Collectivement, la décision est prise de prêter une attention particulière aux blagues les plus fréquemment racontées par les Marocains (comme, d’ailleurs, par tous les peuples du monde) : celles portant sur la religion, la sexualité et la politique. Il a été décidé que nous en publierions quelques échantillons (que nous sélectionnerions parmi les plus « soft » de celles que se racontent les Marocains tous les jours), et que l’essentiel du dossier serait consacré à l’analyse des blagues, et à l’étude des enseignements qu’elles comportent sur la culture collective des Marocains. De par son sujet et son angle d’attaque, le dossier se voulait à la fois ludique et informatif. L’équipe de Nichane était à mille lieues d’imaginer que cela causerait le moindre remous, ou le moindre problème. C’est d’ailleurs ainsi que cela s’est passé, à la sortie en kiosque du magazine, le samedi 9 décembre. Les seules réactions reçues par l’entourage et les amis des journalistes de Nichane ont été de ce type : « votre analyse est bonne, mais les blagues que vous avez publiées sont vieillottes, on les connaissait depuis longtemps ; il y a bien “ pire ” qui circule ». Il n’y a pas eu d’autres commentaires, tout au long de la semaine où ce numéro était vente.

      Vendredi 15 décembre. Soit la veille du jour où ce numéro hebdomadaire a été retiré des kiosques pour être remplacé par le suivant, nous avons appris, par un de nos confrères de la presse écrite, que les animateurs d’un site web islamiste entendaient déposer plainte contre Nichane. Vérification faite, les animateurs de ce site web avaient ouvert un « forum de discussion » dans lequel ils condamnaient Nichane et ses journalistes dans des termes frisant l’appel à la fatwa, pour avoir « gravement offensé Dieu et son prophète ». Sur la centaine de commentaires « postés » sur ce forum, une large majorité traitait ouvertement les journalistes de Nichane d’apostats et d’athées – ce qui, dans la logique des islamistes extrémistes, légitime le jihad à leur encontre. Les journalistes de Nichane commencent à s’inquiéter, mais tablent (à tort, on le sait depuis) sur le fait que la raison et la mesure finiront par reprendre leurs droits. Il ne s’agissait que de blagues ! !

      Lundi 18 décembre, le syndicat étudiant de l’université de Kénitra (contrôlé par les islamistes) organise, sous la houlette de l’un des animateurs du site anti-Nichane, un piquet de grève, distribue des affiches de condamnation de Nichane, et appelle la punition de son « crime ». Sentant le malentendu enfler et le danger se préciser, le directeur de Nichane fait plusieurs déclarations à des quotidiens marocains, dans lesquels il transmet, par anticipation, ses « excuses et explications à ceux qui se sont sentis offensés ». Ces déclarations n’auront, le lendemain, que très peu d’échos – contrairement aux invectives et aux accusations d’apostasie, à peine voilées, qui se multiplieront dans les médias, principalement sur Internet. Sentant aussi venir des risques sérieux pour leur sécurité physique, les responsables de Nichane, toujours le lundi 18, multiplient les contacts « préventifs », principalement auprès de membres du gouvernement, d’Ouléma (docteurs ès science religieuse), et de dirigeants du PJD (parti islamiste marocain). A tous leurs interlocuteurs, les responsables de Nichane réaffirment avec force qu’il est aberrant de prendre des blagues populaires pour des positions éditoriales, et qu’en tout état de cause, Nichane n’a en aucune manière endossé le contenu de ces blagues mais s’est attaché, sur un strict plan journalistique, à les décortiquer et à les analyser sous un angle sociétal. Dans l’ensemble, le message est compris, et approuvé. Même le parti islamiste, tout en signifiant qu’il désapprouve la publication de ces blagues, se montre compréhensif et assure qu’il n’est dans l’intérêt de personne de déclencher une spirale de terreur et de fanatisme qui pourrait s’avérer incontrôlable.

      Mardi 19 décembre, une colonne d’humeur signée par un des éditorialistes les plus lus du royaume fait monter la tension d’un cran supplémentaire. Ouvertement, cet éditorialiste appelle le gouvernement à « punir » Nichane. Ce même jour, une instance religieuse koweitienne se saisit de « l’affaire », et publie un communiqué condamnant violemment Nichane, et frisant, là encore, l’appel à la fatwa. Dans les heures qui suivent, les appels téléphoniques anonymes commencent à se multiplier, menaçant l’équipe de Nichane du « châtiment ultime », expressions explicites et ordurières à l’appui. La police est immédiatement sollicitée, afin d’assurer la protection des journalistes et des locaux du magazine. Quelques heures plus tard, le directeur de Nichane répond à une convocation « urgente » de la police judiciaire qui l’interroge, lui dit-on, « dans la cadre d’une enquête préliminaire à une éventuelle poursuite du ministère public. “ Mais c’est peu probable, ajoute l’officier de police, parce que cela créerait des tensions qu’il est préférable d’éviter ”. Le soir même, un responsable de Nichane contacte un haut responsable au gouvernement pour l’aviser de deux choses : primo, Nichane compte publier dès son prochain numéro des excuses à ceux qui se sont sentis offensés, pour apaiser ce qui peut encore l’être ; secundo, l’ouverture d’un procès pourrait être extrêmement dangereuse car elle engendrerait une large médiatisation, sur le plan national autant qu’international – ce qui ne manquerait pas de déchaîner la fureur de tout ce que le Maroc et le monde islamique compte d’extrémistes religieux, avec ce que cette fureur peut engendrer comme violences. En réponse, ce haut responsable gouvernemental déclare “ comprendre et regretter cette situation, qu’il serait préférable d’éviter ” ; Il assure, pour conclure l’entretien, qu’il “ rappellera après s’être renseigné ”. A l’heure où ces lignes sont écrites, il ne l’a toujours pas fait, malgré plusieurs relances.

      Mercredi 20 décembre, le directeur de Nichane, ainsi que l’auteur du dossier sur les blagues, sont de nouveau convoqués “ pour audition préliminaire ” par la police judiciaire, dont le responsable continue à leur assurer que d’après ses contacts avec le procureur de Casablanca, la poursuite par le parquet est très improbable, “ parce qu’elle jetterait inutilement de l’huile sur le feu ”. C’est aussi ce que dit au téléphone, vers 15h30, un haut responsable du ministère de la justice, dont dépend ce même parquet. Moins d’une demi-heure plus tard, le directeur de Nichane et l’auteur du dossier sur les blagues sont notifiés de leur mise en accusation, par le parquet, du crime le plus grave prévu par le code pénal marocain : l’“ atteinte aux valeurs sacrées ”. Dès lors, les évènements s’enchaînent à une allure ahurissante qui laisse clairement pensé que l’Etat avait minutieusement planifié le déroulement des évènements. Deux heures plus tard, tombe un communiqué du premier ministre (parfaitement illégal, d’ailleurs – lire encadré ci-contre) qui, en toute simplicité, “ interdit à compter du 20 décembre 2006, la diffusion de l’hebdomadaire Nichane sur la voie publique ”. Autrement dit, sa mise à mort. La nouvelle fait bien entendu fait l’effet d’une bombe dans le landernau médiatique. Les chaînes de télévision marocaines comme internationales s’en saisissent, donnant pour certaines la parole à des intervenants qui affirment leur condamnation indignée “ de ces graves atteintes à la religion islamique ” (à la notable exception du député PJD Mohammed Yatim qui, intervenant sur Al Jazeera, a fait preuve d’un admirable sens de la mesure). Ne pouvant plus publier d’excuses ni d’explications dans les colonnes de Nichane, désormais interdit, son équipe rédige dans l’urgence un communiqué, puis un second, immédiatement diffusés à tous les médias nationaux et internationaux.

      A l’heure où ces lignes sont écrites, la plupart de ces médias continuent d’ignorer ces communiqués d’apaisement et de jeter de l’huile sur le feu. Prions de toutes nos forces pour que la raison reprenne ses droits, que chacun comprenne que publier et analyser des blagues ne revient nullement à les endosser, et que les journalistes de Nichane, qui se sont pourtant toujours efforcés de tenir compte du contexte dans lequel ils travaille, le feront désormais davantage. Quant cet effrayant accès de fièvre sera retombé, et si l’Etat marocain, qui se déclare “ défenseur de la liberté de la presse ”, lui permet de le faire.

      Casablanca, jeudi 20 décembre 2006 

      source : NICHANE

  • Anonyme

    Ah non ? ... Il était où, alors, le peuple ? ... Pas là.... Bon. OK. D’accord... Alors le peuple, lui, contrairement à la presse, il n’est pas (plus) « sous la coupe du Makhzen » ? .... ça serait pas ça, des fois, la nouvelle ? (Parce qu’en effet, s’agissant de la presse marocaine... à la lire, bien souvent on se croirait... en France !
    Comment dit-on en Marocain (et en Français aussi) : « Good night and good luck » ? !

    • Anonyme

      ca se voit que vous n’etes pas des marocains. et pour la coupe du makhzen vous me faites rire vous etes pathetique.
      vive le roi vive la patrie bande d’idiot

  • Anonyme

    la presse marocaine, un rêve que Sarkozy voudrait surement bien voir se réaliser en France.

    • machinchose
      • Posté à 08h36 le 25/10/2007
      • Internaute 8651

      ah ? ce n’est pas déjà arrivé ?

  • alcid
    • Posté à 03h48 le 25/10/2007
    • Internaute 20365

    Bravo Sarko pour un voyage qui c’est parfaitement derouler. Partout ou tu vas les gens t’adore. Tu te demene a chercher ce point de croissance pour la France.
    Mais POURQUOI PORTE TU TOUJOURS TON ALLIANCE A LA MAIN ? ? ?

    • Anonyme répond à alcid

      Passkeu , c’est avec la Fraaaanceuuu ! , qu’il est marié !
      La procédure de divorce est en cours ....
      C.M.

  • Anonyme

    Sarkozy couvert de louanges par une certaine presse marocaine, car ici, tout comme en France, les avis divergents ont encore droit de cité, (et d’être cités, aussi, merci).
    Cet article, dans son titre comme dans son contenu, montre en tous les cas que l’on peut, moyennant une petite sélection, orienter l’info…
    Que veut montrer cette sélection de rue huit-neuf ? Que la presse marocaine (entendu comme toute la presse) est à la botte du pouvoir ? Que Sarkozy serait aimé des marocains ?
    Imaginons une situation inverse : M6 vient à Paris, fait des discours lèche-cul à Sarkozy, à l’Assemblée Nationale, visite plein d’admiration béate le chantier de je ne sais quelle ligne de bus ou station de Vélib’, pour que la France lui achète, euh…des tagines, disons (en l’occurrence, c’est bien meilleur et moins nocif que des avions faits pour tuer). Le Figaro, Libé, le Nobs, et consorts titrent « quel grand Roi que le grand Roi du Mroc, qu’il est beau, qu’il parle bien ! » La presse marocaine (vous savez, celle qui est à la botte du pouvoir), fait une revue de presse qui oublie opportunément le dossier du Canard sur l’affaire Ben Barka en cours, ou sur l’argent pas très propre qui circulerait ici ou là.
    Où se situe rue89 dans la simulation que voilà ?
    J’espère donc que, par souci d’objectivité, le titre de cet article sera corrigé, et que ce papier sera suivi d’une revue de presse d’articles moins élogieux…à moins qu’il faille que je m’en charge ?
    A part ça, on a vu partout (dans la presse française), des photos du petit qui fait coucou, dans les rues de Rabat, à des gens (supposément). Un plan plus large aurait montré qu’il ne faisait coucou à personne ! On s’en tape, du nain, on a autre chose à foutre.

    Sinon, juste pour rire, le nouveau slogan de Dassault : « à nous de vous faire préférer le train ».

    Ok, je sors…

    AE, franco-marocain, à Rabat.

    • Anonyme

      Merci le franco marocain.
      Ils parlent tous comme çà dès qu’il s’agit de nous rafler la mise.Subitement on se retrouve avec des yeux lumières. on se demande de qui ils parlent vtaiment, de nos pays ou bien du leur. De nos vies ou bien des leurs. On ne se retrouvent plus, on est perdu dans cette cacophonie qui sert , on le devine, aà couvrir les chuchotements complices entre corrompus et corropteurs au moment où il faut réglerla note. Encore et toujours la vieille façon d’agir. même que la presse dite de je ne sais plus quoi s’y met avec ses idées imposées et son manque de pudeur affligeant. Terrible temps de chiens !

      • Anonyme

        Quand il fera beau par chez vous, allez promener vos chiens en forêt. Ils auront un plaisir évident à faire des découvertes. Prenez exemple sur eux, sortez un peu, il existe de multiples mondes alentour, et toute critique est constructive, mème si elle vous choque !

    • Anonyme

      Je suis d’accord avec toi !
      Je suis content que rue89 soit mais il me restera tjr ce doute sur l’objectivité, mais bon ce canard ne peut etre non plus le vengeur masqué !
      Ha si c’était moi je lui rentrerai dans le tas direct au nabot ! m’enfin ...
      Que faire ?
      nlnico@free.fr

  • Anonyme

    Mais très interessants...
    La presse Marocaine est louangeuse.
    Aussitôt les lecteurs de Rue89 expliquent qu’il s’agit d’instructions données par le Roi du Maroc, que le peuple Marocain n’y était pas consentant etc...
    Quand il y a eu une incompréhension au début de la Présidence de Nicolas Sarkozy, ce fut un festival de critiques.
    Il faudrait que les lecteurs de Rue89 soient cohérents quand c’est une loupé c’est un vrai loupé mais quand c’est un succès c’est un vrai succès...
    Il est vrai que quand on lit des posts ou les lecteurs s’abaissent à critiquer jusqu’au physique de Nicolas Sarkozy on peut s’attendre à tout.
    La réalité c’est que le Maroc, son Roi, son Peuple, sont nos voisins et partagent beaucoup d’intérets et de valeurs communes, ne serait-ce que l’aspiration à la Démocratie et à une vie meilleure, ce qui n’exclut pas la défense légitime dans les deux cas de nos interets nationaux.
    Alviano

    • Anonyme

      mon cher Alviano,

      Cela fait depuis bien longtemps que les « internautes » de Rue89 ne sont plus à une contradiction près !
      Nous avons cru à cette « révolution de l’info » (qu’est ce que c’était bien les premiers mois ! ...) avant de nous apercevoir qu’il ne s’agissait que d’une pantalonnade et un gadget médiatique de plus, sous couvert de « citoyenneté ».
      Un bref coup d’oeil aux commentaires suffit se faire une idée.
      Les « libéraux » y deviennent d’un coup de commentaire des « fachos » ou des « nazis », les bloggeurs médiocres des « citoyens engagés » ou « indignés », les présidents des « dictateurs » ou des « nabots », des femmes ministres des « vendues » ou des « prostituées ».
      Les stars du show-biz y restent pourtant « éminemment social » (sic)et les lycéens, tout comme les journalistes, pleins de tics de langage...

      Tout comme pour le journal « Libération », nous garderons un souvenir ému de ce que fut pour un temps le Rue89, premier du nom, qui avait au moins le mérite d’être créatif et surtout original...

      Cordialement,

      La blogosphère (comme on dit sur rue89)

      • Anonyme

        On ne saurait mieux dire !

      • Anonyme

        Je rejoins le commentaire précédent, vous avez parfaitement résumé le problème de Rue89...ses lecteurs ! ! !
        Il faut ajouter que maintenant on commence à voir des commentaires extrémistes de droite, voire islamistes déguisés après tant de soupes de gôche tiédasses et ressasées.
        Ceci dit il reste que les articles sont souvent novateurs dans leur présentation, et qu’il ne faut pas non plus se tromper sur le nombre des dispensateurs de commentaires gnagnans : ils ne sont pas si nombreux à participer aux débats.
        Donc espérons... ! ! !
        Merci de votre post en tout cas.
        Alviano

         
        • Anonyme

          Vachement élégant, votre club !

          Continuez à traquer les islamistes déguisés surtout...

        • Anonyme

          Vachement élégant, votre club !

          Continuez à traquer les islamistes déguisés surtout...

          • Anonyme

            L’élégance n’exclut ni la vigilance, ni les convictions Démocratiques, ni la résolution de combattre le fascisme.
            N’ayez aucun doute là-dessus.
            Si celà vous plait, tant mieux...
            Alviano

            • Anonyme

              Un magnifique rôle, en effet !

              Etes-vous grand ou petit ? Gros ou maigre ? Êtes-vous déguisé ?

              Des « islamistes déguisés » ? ...

              Vous vous foutez de la gueule du monde ? ! ?

              C´est pratique l´auto-définition, mais le repérage d´islamistes déguisés dans les forums de la presse française m´indique un sérieux problème de paranoia.
              Si vous en voyez un qui tourne pas rond, vous faites quoi ? Vous le dénoncez ? À quel service ? Ah bon, vous êtes prêts ?
              Vous flippez mon ami ! ! !
              La défense de la démocratie, c´est aussi veiller à ne pas prendre des vessies pour des lanternes !
              Vous n´avez pas un filtre très objectif pour regarder la réalité, quoique vous pensiez des autres !

              • Anonyme

                Si ça ne vous plait pas tant pis ! ! !
                *Alviano

        • Hadès
          • Posté à 17h26 le 25/10/2007
          • Internaute 19436

          Ces critiques passionnées du profil des lecteurs de Rue89 me rappelle un trait d’humour de Bertolt Brecht :
          « Puisque le peuple n’est pas d’accord avec le gouvernement, il faut dissoudre le peuple ! »

          Les lecteurs sont ce qu’ils sont, et personne n’a à s’excuser de ne pas se comporter comme vous le voudriez. On ne peut pas plaider pour la démocratie et mépriser les gens. Excessifs ? injustes ? sans doute, mais c’est la vie.

          Et ce n’est pas parce que « le temps des cerises, c’était mieux » que de telles idées ne circulaient pas dans la population. On peut espérer que la lecture de Rue89 nous fera plus de bien que de mal.

          • Anonyme répond à Hadès

            Je suis un démocrate, mais j’ai aussi le sens de la mesure, le goût de la logique, et le respect des convenances.
            Je pense que ce sont des réflexes qu’on est en droit d’attendre de chacun quelque soit ses opinions.
            Alviano

            • Anonyme

              Alviano, vous perdez votre temps à répondre et à argumenter avec des gens qui ont souvent prouvé qu’ils confondaient « combat citoyen » et « lecture assidue de Charlie hebdo »...
              En un mot, des grandes gueules...

            • machinchose
              • Posté à 07h59 le 29/10/2007
              • Internaute 8651

              On peut l’attendre d’un président de la république ou non ?

        9 autres commentaires
    • Anonyme

      Mr Sarkozy n´est pas encore un roi !

      Blanc ou noir, que vous êtes gris !

    • machinchose
      • Posté à 09h09 le 25/10/2007
      • Internaute 8651

      Je ne vois pas bien ou est la contradiction :

      cet été le roi du maroc faisait la gueule à notre président la presse marocaine était critique. depuis, le bon roi du maroc ne fait plus la gueule à notre président, la presse marocaine aime notre président à nouveau.

  • Anonyme

    Un succes de Sarkozy !
    Qui nous le dit ?
    La presse et le parlement du Maroc.
    Sans la liberté de blamer il n´est point d´eloge flatteur !
    Beaumarchais,
    Beau marché...

  • Anonyme

    Je suis d’accord avec AE, franco-marocain, à Rabat. Je ne comprends pas cet article. C’est une revue de presse marocaine. Franchement je crois qu’il y a un loupé quant à son utilité.
    Pour ce qui est de son orientation, il faut savoir que même la presse de droite (Le Figaro) ne donne pas l’écho de cette presse marocaine. Ce qui est une belle occasion manquée.
    Pour le coup, allez jeter un coup d’oeil aux articles du Monde et Courrier International (Lien)

  • Anonyme

    depuis bien longtemps.

    voir l’affaire des rafales, c’est désopilant :

    Lien

  • Zineb Dryef
    Zineb Dryef
    Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
    • Posté à 08h27 le 25/10/2007
      rédacteur
    • Journaliste 24
      Journaliste

    Bonjour,

    Les critiques fusent ! J’ai fait une revue de presse sur le bilan de la visite de Nicolas Sarkozy. Alors oui, la presse a ici et là légèrement critiqué le projet d’UM mais là n’était pas le sujet de ma revue de presse. Les journalistes marocains ont largement salué la visite de Sarkozy, l’arrivée du TGV etc. Par ailleurs, les hebdos paraissent en fin de semaine au Maroc. Je n’avais donc que la vision des quotidiens. Ils ne sont pas tous cités mais allez jeter un oeil dans les pages de Libération, de l’Opinion etc.

    • Anonyme répond à Zineb Dryef

      Ecoutez, Zineb (puisque vous m’avez incité à ne pas employer de formule de politesse), il faut que vous compreniez que le lectorat de Rue89 ne supporte pas que quoi que fasse, dise, ne fasse pas ou ne dise pas Nicolas Sarkozy celà ne peux qu’être intrinsèquement mauvais, médiocre, ridicule, outrageant etc...
      Ne vous mettez pas martel en tête, quand vous rédigez un article louangeur sur NS, c’est bien, quand vous rédigez un article critique, c’est bien, quand vous rédigez un article incendiaire, c’est mieux car celà permets à la majorité de progresser.
      Nous sommes en Démocratie, ce qu’une grande partie du lectorat de Rue89 n’a pas encore compris.
      Vos articles sont toujours interessants, je les lit toujours avec plaisir.
      Alviano

      • Anonyme

        euh, de quelle majorité parlez-vous, Aliviano ?

        Ne vous excluez pas si vite...

         
        • Anonyme

          La majorité de droite, celle qui a voté pour Nicolas Sarkozy, et dans laquelle je me reconnais.
          Alviano

          • Anonyme

            J’ai le coeur à gauche et il y est bien.
            Et il n’y a pas que des gens de droite qui ont voté pour ce fou dangereux.

        2 autres commentaires
  • Anonyme

    Le Matin du Maghreb et du Sahara (c’est son titre complet) est connu pour être LE journal du Palais/Makhzen. Même s’il fonctionne désormais sur capitaux privés.

    Aujourd’hui le Maroc (de bonne tenue) a été fondée par un des sbires de Driss Basri, à l’époque de Basri.
    Si le journal a hurlé avec la meute à chute dudit Basri, il n’en reste pas moins identifié avec une ligne droite « sécuritaire ».

    Un internaute renvoie vers la page ce Courrier International, qui cite La Nouvelle Tribune.
    La Nouvelle Tribune, est un canard de la droite marocaine, qui, visiblement se montre déjà plus critique sur notre National-Nicolas à talonnettes à réacteur.
    Lien

    L’Economiste (dont le titre indique suffisamment que son fond de commerce n’est pas le Grand Soir alter-mondialiste…) ne manque pas d’une pointe de causticité :
    Lien
    // Dans son discours à l’égard du « Maroc en mouvement », du « Maroc réconcilié avec son passé » et « tourné vers son avenir », le président français zappe également l’affaire Ben Barka. Un dossier qui curieusement vient de connaître un rebondissement de taille. Le juge Patrik Ramaël vient de lancer cinq mandats d’arrêt visant notamment le général Hosni Benslimane, chef de la Gendarmerie royale. //

    Pour la Presse de la gauche marocaine (celle qui croule sous les procès les saisies et les amendes faramineuses), il faudra voir TelQuel (dans quelques jours)
    Lien

    et Le Journal
    Lien

    Mais, au fond, si le lectorat veut savoir la vrai raison de l’engouement marocain (outre que le Maroc est un pays dont les élites sont nettement plus à droite qu’à gauche…), c’est la question des provinces du sud, le Sahara. Cause nationale.
    Nul de dira jamais du mal de quelqu’un qui soutien (même du bout des lèvres) la position marocaine.

  • Anonyme

    Le Matin du Maghreb et du Sahara (c’est son titre complet) est connu pour être LE journal du Palais/Makhzen. Même s’il fonctionne désormais sur capitaux privés.

    Aujourd’hui le Maroc (de bonne tenue) a été fondée par un des sbires de Driss Basri, à l’époque de Basri.
    Si le journal a hurlé avec la meute à chute dudit Basri, il n’en reste pas moins identifié avec une ligne droite « sécuritaire ».

    Un internaute renvoie vers la page ce Courrier International, qui cite La Nouvelle Tribune.
    La Nouvelle Tribune, est un canard de la droite marocaine, qui, visiblement se montre déjà plus critique sur notre National-Nicolas à talonnettes à réacteur.
    Lien

    L’Economiste (dont le titre indique suffisamment que son fond de commerce n’est pas le Grand Soir alter-mondialiste…) ne manque pas d’une pointe de causticité :
    Lien
    // Dans son discours à l’égard du « Maroc en mouvement », du « Maroc réconcilié avec son passé » et « tourné vers son avenir », le président français zappe également l’affaire Ben Barka. Un dossier qui curieusement vient de connaître un rebondissement de taille. Le juge Patrik Ramaël vient de lancer cinq mandats d’arrêt visant notamment le général Hosni Benslimane, chef de la Gendarmerie royale. //

    Pour la Presse de la gauche marocaine (celle qui croule sous les procès les saisies et les amendes faramineuses), il faudra voir TelQuel (dans quelques jours)
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    et Le Journal
    Lien

    Mais, au fond, si le lectorat veut savoir la vrai raison de l’engouement marocain (outre que le Maroc est un pays dont les élites sont nettement plus à droite qu’à gauche…), c’est la question des provinces du sud, le Sahara. Cause nationale.
    Nul de dira jamais du mal de quelqu’un qui soutien (même du bout des lèvres) la position marocaine.

    • Anonyme

      Et puis maintenant qu´il y a entente entre la France et la Maroc pour exploiter les fosfates à l´uranium....

      C´est mieux ainsi pour le Maroc en tout cas, un beau pays.

  • Anonyme

    Je suis une électrice de gauche ! bon c’est bien au moins quelqu’un est content de Sarkozy ! Chirac et d’autres aussi avaient des réussites . Moi mon problème est l’absence d’opposition au Maroc comme en France !

  • machinchose
    • Posté à 09h45 le 25/10/2007
    • Internaute 8651

    juste : sur la photo : Rachida Dati elle est là pour quoi ?

    • Anonyme répond à machinchose

      Symbole de la réussite de son Maître et pour s’inspirer de ce qu’il y a de mieux en matière de Justice au maroc, bien évidemment !

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