14/12/2009 à 20h09

Presse : « Dépôt de bilan », le terme est lâché aux NMPP

Augustin Scalbert | Journaliste Rue89

Selon un document confidentiel que s’est procuré Eco89, la situation du leader de la distribution de la presse est alarmante.


Marchand de journaux à Nice le 5 mars 2009 (Eric Gaillard/Reuters)

Les Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP), principal acteur de la distribution de la presse en France, viennent d’adopter un nouveau nom. Mais s’appeler « Presstalis » ne changera rien au fait que l’opérateur est à neuf mois du dépôt de bilan, selon un document confidentiel qu’Eco89 a pu consulter.

Jeudi dernier, le directeur général des NMPP, Rémy Pflimlin, conviait les journalistes à visiter le nouveau siège de son entreprise, qui lui permettra d’économiser 6,5 millions d’euros par an. L’occasion aussi de dévoiler son nouveau nom. Le désormais patron de Presstalis s’est voulu rassurant sur la situation financière du groupe, détenu à 51% par cinq coopératives d’éditeurs de presse et à 49% par Lagardère, qui en est l’opérateur :

« La question de la trésorerie ne se pose pas aux NMPP, pas à court terme. (...) Dans nos projections 2010, il n’y a pas de difficulté importante de prévue. »

Eco89 a eu connaissance d’un document qui montre de manière éclatante le contraire. Il s’agit du compte-rendu d’un conseil d’administration de la Coopérative de la presse périodique (CPP), l’une des plus importantes des NMPP (le président de la CPP, Jean de Montmort, préside d’ailleurs aussi le conseil de gérance des NMPP).

Ce conseil s’est tenu le 25 septembre. Plusieurs administrateurs de la CPP, mais aussi des dirigeants de la coopérative ou des messageries, y tiennent des propos extrêmement alarmants quant à la situation financière du groupe dans son ensemble.

« Loïc Guilloux suggère d’aller jusqu’au dépôt de bilan »

Ainsi, Pierre Pus, directeur général adjoint des NMPP et directeur des affaires administratives et financières du groupe, parle du « cap difficile de trésorerie d’août 2010 ». La phrase complète est même explosive, puisqu’elle remet en cause le plan de départs volontaires actuellement en cours :

« M. Pus précise que 120 personnes doivent quitter l’entreprise d’ici le 1er janvier 2011, ce qui représente un coût de 26 M€. Geler le plan permettrait de passer le cap difficile de trésorerie d’août 2010. »

Le président de Condé Nast France -éditeur de GQ, Vogue, Glamour... et administrateur de la CPP- Xavier Romatet, se prononce aussi pour un gel du plan des NMPP.

Avec une prévision de résultat en déficit de 17 millions d’euros en 2009, ou plutôt de 47 millions d’euros en incluant la dépréciation d’actifs, la situation est effectivement alarmante. Si les NMPP sont encore en déficit l’an prochain, elles seront obligées de trouver de nouveaux fonds propres, ou de déposer le bilan :

« Pour [le directeur de la CPP Jean-Paul] Abonnenc, trois voyants sont au rouge : l’exploitation, les fonds propres et la trésorerie. »

Un administrateur, Loïc Guilloux (Prisma Presse), « suggère d’aller jusqu’au dépôt de bilan ». En réponse, Jean-Paul Abonnenc rappelle « la nécessité de reconstituer les fonds propres de l’entreprise d’ici un an qui, si elle n’est pas réalisée, nous rapprochera d’une telle décision ». Le président de la CPP se prononce pour un « appel de capital ».

Outre la crise générale de la presse écrite (le document précise que tous les chiffres de vente sont en baisse, sauf ceux de la presse féminine), cette dramatique « dérive budgétaire » a plusieurs raisons. Sur les CDD et les heures supplémentaires par exemple, l’excédent de dépense est de 3,9 M€ par rapport au budget.

Un chiffon rouge pour le syndicat du livre

Certaines des solutions proposées pourraient mettre en rogne le très puissant syndicat du Livre, majoritaire aux NMPP :

« Les frais de personnel ne baissent que de 1,6 M€ alors qu’un différentiel de 4,5 M€ était inscrit au budget. Le président souhaite connaître la raison de cette dérive.

M. Pus précise que, sur l’ensemble de l’année, la masse salariale devait baisser de 15 M€, mais que seulement 7,5 M€ seront réalisés car le nombre de postes n’a pas baissé autant que les départs [...].

M. Pus craint que, si une renégociation n’intervient pas, les départs en retraite soient en partie remplacés. Le président souhaite que cette renégociation intervienne au plus vite.

[L’éditeur du Figaro Frédéric] Cassegrain met en garde les NMPP sur l’éventualité de conflits en octobre et novembre. M. Pus ajoute que l’entreprise n’a plus les moyens de financer de telles dérives. »

Pour éviter la catastrophe, les administrateurs évoquent aussi la possibilité d’augmenter les barèmes (les tarifs que payent les éditeurs pour la distribution), mais l’un d’eux, Yves de Kerautem (Réponses Maison), « juge inacceptable une hausse de trois points », qui permettrait de dégager 60 millions d’euros.

« S’il y a un problème de trésorerie... »

Le directeur général de Presstalis, Rémy Pflimlin, n’a pas pu être joint lundi pour commenter les criantes différences entre ses déclarations de jeudi et ce compte-rendu. La semaine dernière, il faisait une déclaration qui devrait mécontenter les éditeurs :

« Si il y a un problème de trésorerie, il faudrait examiner la possibilité de payer plus tard les éditeurs. »

Or ceux-ci sont déjà étranglés par la crise... Interrogé sur d’éventuels changements de situation depuis le 25 septembre, un porte-parole de Presstalis a rappelé que la baisse du chiffre d’affaires se stabilise (-7% prévus sur 2009) et évoqué « 20 millions d’euros d’économie réalisées », sans plus de précision :

« Les débats dont vous faites état ne sont pas publics, seulement une trentaine de personnes à Paris sont au courant. Il y a une crise, ça va mal, mais des mesures sont prises et les choses sont sous contrôle. »

La distribution de la presse, et la situation économique de son principal acteur français, les NMPP, est un problème récurrent pour le gouvernement et les acteurs de la filière. Cette question devait être abordée lors des états généraux de la presse en 2008, mais les débats ont surtout abouti à un plan de modernisation de la distribution, et non à une refonte totale du modèle économique. Qui semble pourtant de plus en plus indispensable.

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  • alain graume
    alain graume
    citoyen lucide
    • Posté à 20h35 le 14/12/2009
    • Internaute 76985
      citoyen lucide

    Catastrophe !
    Mais que va devenir la liberté de la presse ?
    Elle ne dépendait pourtant que du syndicat du livre, non ?

  • depassage102
    depassage102
    mieux !
    • Posté à 20h38 le 14/12/2009
    • Internaute 58299
      mieux !

    ...un secteur de plus de l’économie française que les corporations CGTistes auront tué, après les ports...Au moins là le crime est-il signé, à la différence de toutes les PME assasinées en sous-mains par leurs nervis de l’URSSAF...

    • alberich
      alberich répond à depassage102
      fumiste
      • Posté à 21h03 le 14/12/2009
      • Internaute 84604
        fumiste

      Que vient foutre l’Urssaf dans l’histoire ?

      • depassage102
        depassage102 répond à alberich
        mieux !
        • Posté à 21h29 le 14/12/2009
        • Internaute 58299
          mieux !

        Les URRSAF (comme toutes les « caisses » qui gèrent notre système social moribond) sont gérées de manière paritaire par les « syncicats » et les « employeurs »...

        Les syndicats représentants les 10% d’employés CGTistes syndiqués, et les « employeurs » le MEDEF.

        Qui représente les PME, c’est à dire les créateurs de 90% des nouveaux emplois ?
        Personne.

        LEs syndicats et le MEDEF ne représentent qu’eux-mêmes, comme l’a montré le scandale de lIUMM : même gamelle, mêmes MAFIAS qui rendent irréformable le système. Même Sarko n’ose pas y toucher.

        C’est la « gestion » du « système » de protection social par la CGT et le MEDEF qui précipite sa perte : la CGT pratiquant une politique de terre brûlée (comme avec les ports ou la presse) qui correspond à ce qu’attend in fine les grandes forges du MEDEF.

         
        • alberich
          alberich répond à depassage102
          fumiste
          • Posté à 21h32 le 14/12/2009
          • Internaute 84604
            fumiste

          Ok, Ok ... nous connaissons les dérives de la gestion paritaire.

          Mais en quoi elle intervient dans le pb des NMPP ?

          Et l’UIMM (et non IUMM) ? ... pour votre info je représente mon entreprise dans ce syndicat, je sais probablement mieux que vous ce qui s’y passe.

        • SiDi
          SiDi répond à depassage102
          En état de choc
          • Posté à 22h10 le 14/12/2009
          • Internaute 24795
            En état de choc

          Faut arrêter la branlette mentale sur les PME, plus de la moitié d’entre elles n’ont pas un seul employé, c’est juste des gens établis à leur compte...

          • depassage102
            depassage102 répond à SiDi
            mieux !
            • Posté à 22h18 le 14/12/2009
            • Internaute 58299
              mieux !

            Vous voulez dire : des gens qui ont crée leur emploi ? Sans être aidé et ne demandant d’ailleurs pas à l’être ?
            C’est pas ça, créer un emploi ?

          • Eliott
            Eliott répond à SiDi
            • Posté à 10h14 le 15/12/2009
            • Internaute 24550

            Totalement d’accord.

        4 autres commentaires
      • depassage102
        depassage102 répond à alberich
        mieux !
        • Posté à 01h01 le 15/12/2009
        • Internaute 58299
          mieux !

        Elle est emblématique de l’état de notre système social, et surtout de ses acteurs soit disant représentatifs.
        Ce ne sont que de petits mafieux qui ne défendent que leurs propres intérêts.

        Dans le vaste monde de l’édition, du pigiste à l’imprimeur, qui le syndicat du livre représent-il ? Lui-même, à savoir une poignée de privilégiés qui se comporte comme les pires des capitalistes en ne défendant qu’eux-mêmes.

        Et si les dérives de la gestion paritaire vont sont si coutumières, je comprends que vous ne cherchiez pas à les approfondir.
        Les français (qui n’y connaissent rien) vous seraient reconnaissant de leur expliquer comment ça marche...moi par exemple j’ai découvert ce bidule (l’UIMM) à l’occasion de ce scandale ; je serais curieux de savoir combien de gens ignoraient son existence. Effarant, le nombre de ces officines pompes-à-fric...

        L’UIMM...Les grandes forges qui balancent des valises de billet (au sens propre, les lampistes qui vont prendre ont signé des aveux circonstanciés) à la CGT....Y’ que moi que ça fait broncher, visiblement...et personne pour faire le rapprochement avec le système de gestion des organismes sociaux tels que l’URRSAF ou les caisses de retraite...

        Et comme disent les jeunes, BIG UP pour les salariés de Continental : tout ce qu’ils ont eu ils l’ont eu par eux-mêmes, en se BATTANT CONTRE LA DIRECTION ET LA CGT ! ! Main dans la main, on vous dit, ces petits mafieux.

        Un comble, certes, mais surtout un fait qui, après le scandale de l’UIMM, aurait du interpeler les gens....

        EDIT : Représentant de votre entreprise auprès de l’IUMM...waouh, ça ça s’appelle de la planque, hein....de quoi faire rougir un docker ? ...

         
        • Eliott
          Eliott répond à depassage102
          • Posté à 10h47 le 15/12/2009
          • Internaute 24550

          Votre journal il est imprimé par l’UMP pour dire autant de conneries en si peu de lignes ?

          Ce que reproche la base de la CGT à sa direction, c’est ce que certains appellent la « CFDTisation » voire la « MEDEFitisation » de la CGT.

          Vous êtes un exemple typique la culture TV, qui prend une phrase et qui est persuadé de tout savoir. Bref un spécimen de Lefebvre.

          Vous êtes vraiment trop fort vous critiquez exactement ce que vous soutenez.

          • depassage102
            depassage102 répond à Eliott
            mieux !
            • Posté à 20h44 le 15/12/2009
            • Internaute 58299
              mieux !

            Mon journal ? De quoi parlez-vous ? ....parano le monsieur...

            Quand à vos propos injurieux, non seulement ils vous discréditent mais en plus font supposer que les miens doivent être pertinents...

        2 autres commentaires
      • Tintinac
        Tintinac répond à alberich
        • Posté à 23h01 le 14/12/2009
        • Internaute 15124

        Toutes les entreprises cotisent à l’URSSAF.
        Ce ne sont pas les URSSAF qui gérent les entreprises.

        Je suis bien d’accord avec vous, je ne vois pas ce que l’URSSAF vient faire dans cette histoire..

         
        • depassage102
          depassage102 répond à Tintinac
          mieux !
          • Posté à 02h54 le 15/12/2009
          • Internaute 58299
            mieux !

          (voir ci dessus ma réponse à votre question..)

          J’ai dit URSSAF mais ce n’était qu’un exemple pris dans un inventaire à la Prévert : RSI, CNAMTS, CNAF CNAVTS ACOSS, AGIRC, ARRCO, les caisses pour les régimes spéciaux, les ASSEDIC et leurs petits, n’oublions pas la nébuleuse du 1% patronal et ses fameux « collecteurs », et j’en passe et des meilleures.

          Autant de petits cercles corporatistes obsolètes, tels que le syndicat du Livre, autant de secteurs dans lesquels les syndicats pèsent d’un poids injustifié, comme dans l’édition, autant d’exemple de réformes impossibles, comme les retraites : plutôt voir le « système » crevé que réformé.

          Le Léviathan de Hobbes, un monstre irréformable.

          • Tintinac
            Tintinac répond à depassage102
            • Posté à 10h47 le 15/12/2009
            • Internaute 15124

            Il y a beaucoup à dire sur votre première partie. Les entreprises occidentales ont plus développé le côté social que ne l’ont fait les chinois.
            C’est un choix de société. Peut-être préféreriez-vous etre payé la valeur d’un bol de riz. Vous avez le droit de le penser. La mutation risque d’être longue vers votre idéal. Les occidentaux reconnaissent les bienfaits de la structure sociale français car elle a amorti le choc de la crise. Pour gagner du temps et vivre votre idéal, rien ne vous empêche d’aller travailler en Chine.
            Cependant, il y a quand même des points à revoir sur notre structure, c’est encore loin de l’idéal. La réduction des gaspillages n’est pas à son maximum.

            Je ne m’étendrai pas sur le théme des corporatismes, c’est de la politique politicienne. Le dérapage sur un dialogue populiste est imminent. Ce genre de conversation ne fait pas avancer les choses.

            • depassage102
              depassage102 répond à Tintinac
              mieux !
              • Posté à 20h16 le 15/12/2009
              • Internaute 58299
                mieux !

              Vous vous plantez dans les grandes largeurs sur mon discours...

              Ce qui m’énerve, c’est d’être resté 5 ans sans couverture sociale alors que je travaillais, harcelé par les huissiers de tous ces organismes vautours pour cracher de l’argent de manière forfaitaire alors que je n’avais encore rien encaissé. Kafka. Voilà comment j’ai été remercié de créer mon emploi sans demander d’aides.

              C’est justement parce que j’ai fait un choix de société en faisant ma vie en France que je me désespère de le voir disparaitre pour des raisons formelles et corporatistes.

              La Sécu ? Frais médicaux remboursés à 65%, vous appelez ça la sécu ? Allez donc faire un tour au Danemark pour voir ce que c’est, une vraie sécu.

              La retraite ? Non seulement les trentenaires comme moi n’en auront pas mais en plus on leur demande de financer celle des baby boomers qui ne nous on laissé que des dettes. « Le système de retraite est sauvé », a-t-on entendu : celle des baby boomers, oui, et après eux le déluge.

              Le système dans son ensemble est obsolète, et ne protège que ceux par qui il a été établi.

              • Tintinac
                Tintinac répond à depassage102
                • Posté à 22h56 le 17/12/2009
                • Internaute 15124

                Vous avez rencontrez des difficultés, je les comprends et vous avez été courageux de les affronter.

                Mes différents propos avaient pour but de soulever des points importants :
                # toutes les entreprises sont assujeties au paiement de cotisations à différents organismes
                # Faire une prévision des produits et des charges
                # les problèmes viennent souvent d’une gestion de la trésorerie. Il est essentiel de faire un plan sur plusieurs années pour prévoir les mouvements financiers.
                # En plus du plan de trésorerie il faut toujours avoir un oeil sur le fond de roulement et le besoin en fond de roulement.
                # Ensuite il est essentiel de bien déterminer les modes de financement en fonction des achats effectués. Le long terme se finance par du long terme.

        4 autres commentaires
    • Georges65100
      Georges65100 répond à depassage102
      Visiteur
      • Posté à 11h26 le 15/12/2009
      • Internaute 98611
        Visiteur

      n’importe quoi...
      vous racontez n’importe quoi ..la CGT n’a jamais été au gouvernement , ce n’est qu’un syndicat qui défend des salaires normaux ...
      vous devriez avoir honte de tenir de tels propos ...

      • depassage102
        depassage102 répond à Georges65100
        mieux !
        • Posté à 20h12 le 15/12/2009
        • Internaute 58299
          mieux !

        LA CGT au gouvernement ? Où donc ai-je écrit cela ?
        C’est vous qui écrivez n’importe quoi, et je n’ai pas honte d’un traitre mot. 24 heures après, je persiste et signe.

        C’est justement parce que les syndicats pèsent de manière occulte sur le système qu’il y a scandale.

        C’est justement parce qu’ils ne représentent que 10% des travailleurs qu’ils n’ont AUCUNE légitimité à avoir le poids qu’ils y ont.

  • poppynho
    poppynho
    on tour
    • Posté à 20h40 le 14/12/2009
    • Internaute 87934
      on tour

    Je vais passer pour l’anti-syndicat de service, mais la CGT a de sérieuses questions à se poser sur sa culpabilité dans le(s) déséquilibre(s) des comptes des NMPP, quel que soit le niveau de chiffre d’affaires.

    Un chiffre m’alerte particulièrement : plan de départ de 120 personnes pour un coût global de 26 M€. Ce qui nous ramène à un « coût global par départ » de 216 667 €. CQFD

    • alberich
      alberich répond à poppynho
      fumiste
      • Posté à 21h14 le 14/12/2009
      • Internaute 84604
        fumiste

      Rassurez vous, personne ne touchera cette somme.

      Les coûts on les manipule comme on veut et peuvent même intégrer la réfection des chiottes faite pour l’occasion.

      • A déménagé le 13-01-2012 5
        A déménagé le 13-01-2012 5 répond à alberich
        non connue
        • Posté à 21h54 le 14/12/2009
        • Internaute 98137
          non connue

        Eh si : les plans sociaux des NMPP sont connus pour être extrêmement onéreux, tant est fort le pouvoir de nuisance du syndicat du livre...

    • Eliott
      Eliott répond à poppynho
      • Posté à 09h49 le 15/12/2009
      • Internaute 24550

      Ce qui vous choque c’est le chiffre de 26 M€ ou le fait qu’il concerne 120 personnes ?

      Car dans d’autre boite c’est l’équivalent du cout pour remercier un patron qui a échoué.

    • Georges65100
      Georges65100 répond à poppynho
      Visiteur
      • Posté à 11h29 le 15/12/2009
      • Internaute 98611
        Visiteur

      vous racontez n’importe quoi ...
      la CGT ,n’a rien à voir avec les difficultés financières, si les gens ne veulent plus dépenser de l’argent pour des journaux ... ce n’est pas la faute de ceux qui les imprimaient mais des journalistes que plus personne ne croit ...
      vous devriez avoir honte d’écrire de telles bêtises ...

      • depassage102
        depassage102 répond à Georges65100
        mieux !
        • Posté à 20h21 le 15/12/2009
        • Internaute 58299
          mieux !

        Hô Georges, vous radotez, vous m’avez écrit la même 10 lignes au -dessus...

  • alberich
    alberich
    fumiste
    • Posté à 21h02 le 14/12/2009
    • Internaute 84604
      fumiste

    La rupture de trésorerie n’est pas un état de cessation de paiement ni un motif de dépôt du bilan, il y a des solutions à ce genre de problèmes, pas toujours faciles il est vrai quand il faut gérer les droits des salariés.

    Il semble évident que les NMPP n’ont pas les moyens d’assumer des coûts de restructuration, ce qui très inquiétant pour leur avenir.

    Quand les choses tournent mal le passif hors bilan et les coûts de désinvestissement vous sautent à la gueule et ce d’autant plus s’ils n’ont pas été intégrés à l’origine.

    Ce qui n’est pas le cas de Molex par ex. ou d’autres affaires similaires dans lesquelles les dirigeants et les syndicats savent ce qu’il en est et cherchent à optimiser leurs coûts ou gains respectifs.

    • Tintinac
      Tintinac répond à alberich
      • Posté à 22h56 le 14/12/2009
      • Internaute 15124

      Une entreprise est en état de cessation de paiement quand l’actif disponible ne couvre pas le passif exigible.

      Le déroulement de la procédure après cessation de paiements est très codifié.

    • alaixih
      alaixih répond à alberich
      • Posté à 01h01 le 15/12/2009
      • Internaute 19775

      La cessation de paiement est souvent due à une rupture de trésorerie. C’est même pour cela qu’on appelle cela cessation de paiement.

      La rupture de trésorerie est soit due à un BFR besoin en fond de roulement non financé, soit à une rentabilité ne permettant pas de dégager des liquidités suffisantes. Ou les deux.

      • alberich
        alberich répond à alaixih
        fumiste
        • Posté à 07h30 le 15/12/2009
        • Internaute 84604
          fumiste

        C’est un petit peu plus compliqué ; -)

         
        • Tintinac
          Tintinac répond à alberich
          • Posté à 08h28 le 15/12/2009
          • Internaute 15124

          C’est effectivement un peu plus compliqué.

          Quand on entre dans les analyses du fond de roulement. Il faut déterminer le fond de roulement et le besoin en fond de roulement.

          Lors des investissements il faut être très vigilant sur le mode de financement (court, moyen ou long terme). Un mauvais choix peut mettre l’entreprise en difficulté.

          Nous pourrions écrire des pages sur le sujet en entrant de plus en plus dans le détail.

        1 autres commentaires
  • Compte supprimé le 23 janvier 7
    • Posté à 21h52 le 14/12/2009
    • Internaute 98295
      amateur de nuages

    Quelle est la responsabilité de la filpac CGT ?
    Enorme

    Elle s’est toujours opposée à la restructuration de ce secteur depuis plus 15 ans , comme elle a coulé de nombreuses imprimeries de presse

    La filpac est le principal fossoyeur de la presse française

    • Eliott
      • Posté à 10h08 le 15/12/2009
      • Internaute 24550

      Le principal fossoyeur de la presse française, ce n’est pas la filpac, mais le changement de comportement de la société.

      Une restructuration dans ce domaine ne changera pas grand chose, car (j’espère me tromper) le papier est un support qui est amené à disparaitre.

      La fin est inéluctable, ce qu’on pourrait reprocher c’est le manque de réaction, mais on pourrait en dire de même pour les leaders de la VPC.

      Ce problème n’est pas uniquement au niveau de la presse, mais est structurel à la France, chacun reste sur ses positions et rien n’avance et au mieux on recule. Lorsqu’on aura des dirigeants qui arrêterons de nous rejouer la lutte des classes, et qui agiront pour leurs pays on commencera peut être à avancer.

      • Compte supprimé le 23 janvier 7
        Compte supprimé le 23 janvier 7 répond à Eliott
        amateur de nuages
        • Posté à 16h00 le 15/12/2009
        • Internaute 98295
          amateur de nuages

        Vous avez en partie raison.
        Mais savez vous que dans le prix facial d’un quotidien national, le tiers représente le coût du Livre CGT pour l’entreprise de presse..

    • Georges65100
      • Posté à 11h31 le 15/12/2009
      • Internaute 98611
        Visiteur

      Faux ! mensonges !
      La faute revient à ceux qui faisaient les journaux et non pas ceux qui les imprimaient ...
      vous devriez avoir honte d’écrire de telles bêtises !

      • Compte supprimé le 23 janvier 7
        Compte supprimé le 23 janvier 7 répond à Georges65100
        amateur de nuages
        • Posté à 15h51 le 15/12/2009
        • Internaute 98295
          amateur de nuages

        Aucune honte à dire et à écrire une vérité avec laquelle ont voulu composer les patrons de presse, d’imprimerie, de distribution et les pouvoirs publics. Le quasi monopole du Livre CGT dans ce secteur d’activité a tué la presse qutidienne française, et aujourd’hui avec l’internet, elle ne s’en relèvera pas.
        « Le Parisien » est le seul quotidien qui s’en sort, parce que le groupe amaury a réussi à se débarasser de la filpac, après des années de lutte.

  • PAPY5755
    PAPY5755
    néant
    • Posté à 21h55 le 14/12/2009
    • Internaute 95109
      néant

    Une grande victoire extrémiste de la CGT du livre. Bon voyage sans retour !

    • Georges65100
      Georges65100 répond à PAPY5755
      Visiteur
      • Posté à 11h47 le 15/12/2009
      • Internaute 98611
        Visiteur

      n’importe quoi ! pauvre aigri ...

  • obey-
    obey-
     : -\
    • Posté à 21h56 le 14/12/2009
    • Internaute 66286
       : -\

    S’ils pouvaient crever corps et bien, ca ferait du bien a la presse.

    Certains appellent les nmpp « la mafia ».

    Si on pouvait donner quelques exemples de salaire pour ceux qui travaillent aux nmpp, on serait etonné.

    • jabier
      jabier répond à obey-
      consultant dans les Landes
      • Posté à 22h58 le 14/12/2009
      • Internaute 31087
        consultant dans les Landes

      Quand termes élégants ces choses là son dites !

  • Domingo
    • Posté à 22h03 le 14/12/2009
    • Internaute 53623

    Personnellement la situation des NMPP ne m’alarme pas du tout. Leur disparition laissera place à un système mieux géré, moins gangréné par les syndicats et donc beaucoup moins onéreux pour les titres qui seront distribués par ce nouveau biais.

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 22h31 le 14/12/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    J’ai lu le titre, je me suis dit : « tiens, on va casser du cégétiste sur un sujet pareil »

    Et bingo !

    On va critiquer le coût d’un plan social et bingo !
    (ramenez toujours le coût d’un plan social à son retour sur investissement, comme tout investissement, et vous allez voir que c’est peanuts)

    On va accuser la CGT d’empêcher de sauver l’entreprise, et bingo !
    (sûr que chez Conti, les efforts qu’ont fait les syndicats ont payé...)

    Et on va accuser la CGT de profiter d’un rapport de force à son avantage, et bingo !
    (quand les syndicats sont les faibles du rapport de force, ça donne... la situation d’aujourd’hui)

    • depassage102
      • Posté à 22h54 le 14/12/2009
      • Internaute 58299
        mieux !

      Perso, mon seul problème avec les syndicats c’est qu’ils ne représentent qu’eux mêmes : ce que les gars de Continental ont eu ils l’ont eu en se battant CONTRE la CGT. Un comble.
      Venez donc vous amusez vers Clairoix à défendre la CGT...mieux, descendez le faire dans l’agglomération Marsellaise...entre les ports et les ordures, vous allez vite reprendre le train...

      • A déménagé le 02-02-2012-2
        • Posté à 23h11 le 14/12/2009
        • Internaute 82025
          non connue

        Triste à dire, mais il n’y a que le rapport de forces qui compte.
        Et quand les syndicats cessent de le gérer au bénéfice des salariés, alors il faut se battre autrement.
        Pour l’avoir vécu de l’intérieur, un collectif uni à l’intérieur de l« entreprise est bien plus efficace qu’un syndicat.

         
        • depassage102
          • Posté à 00h08 le 15/12/2009
          • Internaute 58299
            mieux !

          ’ et faut voir ce que Continental a finit par lâcher...

          Les ex-salariés ont signé une clause de confidentialité leur interdisant de dire combien ils ont touché, et ce ne sont pas les syndicats qui vont s’en plaindre : le différentiel avec l’aumône initialement « obtenue » par les syndicats officiels fait tourner la tête. Et finit de les discréditer totalement.

          • A déménagé le 02-02-2012-2
            • Posté à 09h09 le 15/12/2009
            • Internaute 82025
              non connue

            Concernant ce point, une petite précision :

            Si le montant des indemnités ne fait pas l’objet d’une clause de confidentialité, et plus précisément s’il ne s’agit pas d’accords individuels, ces montants peuvent être utilisés comme jurisprudence lors des prochains plans de licenciement.
            Et c’est toute la différence entre un combat syndical, qui cherchera toujours à obtenir des avancées globales, donc une jurisprudence, et un combat d’un collectif, qui ne cherche à obtenir que des avantages particuliers.

            C’est essentiel de comprendre ça, parce que les conséquences directes sont les suivantes :
            - les syndicats obtiendront toujours moins qu’un accord individuel, pour lequel l’entreprise est prête à lâcher davantage,
            - la tendance est à la disparition des syndicats, et donc au « tout pour sa gueule », au grand bonheur des cabinets d’avocats, qui touchent de l’ordre de 10% des sommes obtenues.

            Le diviser pour régner est le meilleur allié de l’ultra-libéralisme économique, dont l’idéologie repose, je le rappelle, sur les vertus de l’égoïsme.
            Nous allons donc vers une stratégie de combat sociaux d’idéologie libérale.

        2 autres commentaires
      • Eliott
        Eliott répond à depassage102
        • Posté à 09h43 le 15/12/2009
        • Internaute 24550

        Ridicule comme analyse.

        Ce n’est pas parce que Thibaut n’ a pas soutenu la CGT continental, que les conti se sont battus contre la CGT. Les conti se sont battus contre les patrons de la boite, et contre le gouvernement. Il ne faut pas tout mélanger. Et il ne faut pas oublier que la CGT avait été les seuls à refuser le chantage au temps de travail chez Conti...

        Maintenant, il y a effectivement de grosses divergences entre la base, et la direction.

        Concernant les NMPP, pour y fréquenter des personnes, là je pense que nous sommes plus dans un fonctionnement de parti, et que beaucoup de CGTistes le sont uniquement pour asseoir des privilèges d’un autre age.

         
        • depassage102
          depassage102 répond à Eliott
          mieux !
          • Posté à 22h34 le 15/12/2009
          • Internaute 58299
            mieux !

          Ridicule, mon analyse ?

          Peut-être, enfin beaucoup moins que les bolchos de la CGT au final de cette histoire : mort et enterrés, les staliniens, s’il n’avaient pas les caisses sociales pour taper et les enveloppes du patronat voilà bien longtemps qu’ils auraient déposé le bilan.

          « Maintenant, il y a effectivement de grosses divergences entre la base, et la direction. »

          J’adore...« Bilan globalement positif », comme nous disait Marchais..

          « beaucoup de CGTistes le sont uniquement pour asseoir des privilèges d’un autre age. »

          C’est le cas partout...J’ai grave bouffé de l’Interim pendant mes études, et ce que j’ai vu de ces mafieux dans toutes les boîtes où je suis passé (qui par définition étaient les pires, non seulement en termes de gestion du personnel, puisque faisant appel à l’Intérim, mais aussi en termes de conditions de travail, genre laverie industrielle de draps d’hosto où chambre froide géante à barbaque) m’en a dégouté.
          HA, les préparateurs de commandes CGTistes de la plateforme C....o d’Aix-en-Provence, fallait voir comment ils étaient solidaires des plus misérables.

          Horrible, tous ceux qui ressortaient de ce genre d’endroit ne savaient plus qui étaient les plus haïssables, des patron ou des CGTistes : que le patron nous exploite nous paraissait, à défaut d’être « normal », tout du moins dans la logique des choses.
          Mais que le CGTiste nous exploite (je ne vais pas m’étendre ici sur le principe de la préparation de commande, avec son système de colis), et ce en renforçant l’exploitation du patron...Tellement facile d’essayer de les dédouaner en arguant qu’il s’agit là d’une tentative de diviser pour mieux régner...Des pourris, ni plus ni moins. Et ce peu importe l’encartage.

        1 autres commentaires
      • nanabel
        nanabel répond à depassage102
        1ère version
        • Posté à 10h50 le 15/12/2009
        • Internaute 97292
          1ère version

        A quoi servent les syndicats aujourd’hui ? Il parait que, quand il y a des grèves dans ce pays, ça ne se voit pas. C’est vrai qu’ils n’ont aucun intérêt à remuer la grogne, ils pourraient ne plus maîtriser les foules. Eux aussi ont compris la formule du « diviser pour mieux régner ». Ca pète dans tous les coins, à quand une grève générale, sans préavis.

  • jojomigrateur
    jojomigrateur
    Photojournaliste
    • Posté à 23h06 le 14/12/2009
    • Journaliste 19668
      Photojournaliste

    Quand on sait que les NMPP n’ont jamais cessé de mettre des bâtons dans les roues des éditeurs qui veulent se passer d’eux pour diffuser leurs canards, comment ne pas se réjouir de la disparition de ce panier de crabes ?

    Il y a longtemps que cette messagerie au fonctionnement rétrograde aurait du finir à la poubelle... !

  • gmily
    • Posté à 23h12 le 14/12/2009
    • Internaute 40670

    Premièrement , nos moyens ont baissés ! Mais surtout la presse dans son ensemble est à chier ! ce qui fait qu’on achète plus les journaux ! ou avec parcimonie . La distribution de ces torchons ne peux qu’être difficile ! et même impossible pour les NMPP !
    Malheureusement , ce n’est pas les responsables de ces torchons qui trinquent en premier.

    • Les Grands Champs
      Les Grands Champs répond à gmily
      Retraité, le doigt là où ça (...)
      • Posté à 05h45 le 15/12/2009
      • Internaute 61722
        Retraité, le doigt là où ça (...)

      Allez parler des NMPP aux libraires !

      J’en ai entendu des pas tristes sur leurs façons de faire avec eux, c’en est même à vomir d’entendre leurs comportements.

      Peu importe que ce soit des ’torchons » ; toutes la presse et livres, doit être distribué de la même façon. Dans le cas contraire c’est de la censure.

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