Tribune 13/12/2009 à 16h00

L'autosatisfaction déplacée de Baudouin Prot, de BNP-Paribas

Pierre Polard | ConvictionsPolitiques.midiblogs.com

Baudouin Prot, PDG de BNP-Paribas et président de la Fédération bancaire française, était récemment l’invité de la matinale de France Inter. On sentait une pointe d’agacement dans ses réponses aux questions (plutôt maladroites, d’ailleurs) de Nicolas Demorand. Comme s’il trouvait incongru que l’on puisse s’interroger sur le fonctionnement des banques françaises. (Voir la vidéo)

On peut résumer son propos en cinq points :

  • Les banques françaises ont été plus prudentes que leurs homologues européennes et anglo-saxonnes.

  • Elles jouent plutôt bien leur rôle de financement de l’économie.

  • Le remboursement des fonds prêtés par l’Etat aux banques a rapporté à ce dernier 2 milliards d’€.

  • BNP-Paribas est la banque française la plus vertueuse. Elle n’a jamais été impliquée dans les subprimes et a renoncé aux paradis fiscaux.

  • Circulez, y’a rien à voir !

BNP-Paris dispose de 189 filiales dans les paradis fiscaux

On pourrait faire remarquer plusieurs choses à Mr Prot : tout d’abord, on pourrait lui rafraîchir la mémoire en lui rappelant qu’au tout début de la crise des subprimes, en juin 2007, BNP-Paribas a dû fermer trois de ses fonds impossibles à valoriser du fait de la crise du marché hypothécaire américain. Cet épisode avait entraîné de forts remous sur les marchés...

Selon Baudouin Prot, BNP-Paribas aurait donc tourné la page des paradis fiscaux en fermant ses implantations au Panama et aux Bahamas. Selon une étude menée en avril 2009 par Christian Chavagneux, journaliste à Alternatives Economiques et spécialiste des paradis fiscaux, BNP-Paribas disposait à l’époque de 189 filiales présentes dans des paradis fiscaux, soit 23% du nombre total de sociétés du groupe. Cela lui permettait d’être de loin le champion français en la matière.

Quant au fameux plan de soutien des banques qui a rapporté 2 milliards d’euros à l’Etat, il aurait pu (dû ?) lui rapporter plus de 3 fois plus si l’Etat était rentré au capital des banques au moment où le cours de leurs actions était au plus bas. Mais Baudouin Prot oublie de dire qu’à l’époque, un certain Prot Baudouin avait conseillé l’Elysée pour la conception de ce plan de sauvetage !

Non, les banques ne financent pas correctement l’économie

Enfin, et c’est peut-être le point le plus important, dire que les banques jouent bien leur rôle de financement de l’économie relève d’une auto-satisfaction quelque peu déplacée... En effet, les dernières statistiques de la Banque de France font le constat suivant :

« En octobre, le taux de croissance des crédits au secteur privé non financier (y compris les encours titrisés) diminue à nouveau en rythme annuel (...) mais poursuit sa remontée en données trimestrielles annualisées (...). La contraction des crédits aux sociétés non financières s’amplifie (...), alors que la progression des crédits consentis aux ménages continue à peu près au même rythme (...).

La baisse des encours des crédits de trésorerie aux sociétés non financières s’accentue (...) tandis que le ralentissement des crédits à l’investissement (...) et des autres crédits se poursuit (...).

Le taux de croissance des crédits à l’habitat consentis aux ménages fléchit encore très légèrement (...) et celui des crédits de trésorerie devient négatif (...). En revanche, la progression des autres crédits s’accentue quelque peu (...).

La contraction des crédits à la clientèle financière se poursuit (...). »

L’encours de crédit augmente peut-être globalement (du fait des crédit aux particuliers, notamment les prêts immobiliers), mais cela masque la contraction du crédit aux entreprises et notamment les crédits de trésorerie à très court terme (en baisse de 16%), très utiles pour faire face aux difficultés en période de crise.

Il est vrai que pour les banques, la crise est finie et notamment pour BNP-Paribas qui a réalisé un résultat net de 4,5 milliards d’euros sur les 9 premiers mois de 2009.

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  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 16h06 le 13/12/2009
    • Internaute 53186
      inconsolable

    Les publi-reportages sont rarement défavorables.

  • ducatel
    • Posté à 16h42 le 13/12/2009
    • Internaute 7941

    dans la partie paradis fiscaux, le premier argument concerne 3 fonds d’investissement. Quel rapport ?
    Pour ce qui concerne l’évolution des cours de bourse, il n’y a pas de boule de cristal et dire a posteriori si l’état avait investi à ce moment là aurait permis de rapporter x eur ne sert à rien. Si le cours de bourse était allé dans l’autre sens, vous auriez été le premier à fusiller l’imprudence de l’état qui place des deniers publics dans des sociétés privées.
    Enfin, pour les prêts, que dans une économie délabrée les prêts restent à un niveau comparable veut déjà dire que les banques prennent plus de risques car elles continuent à prêter à des entreprises qui en comparaison ont des capacités de remboursement plus faibles.

    • un homme dans la foule
      un homme dans la foule répond à ducatel
      chef de projet
      • Posté à 17h30 le 13/12/2009
      • Internaute 95078
        chef de projet

      En même temps, au moment de la recapitalisation, les cours étaient très bas. Un des objectifs étaient de stopper la dégringolade. De toute façon, dans la mesure où l’Etat recapitalisé, il aurait été normal qu’il obtienne une contrepartie en terme de pouvoir, même sans considérer l’aspect patrimonial. Il aurait du avoir un droit de regard sur la gestion, au niveau stratégique, vu les sommes qu’il a investi.
      Pour les prêts, les acteurs économiques étant en difficulté et endettés massivement, il est illusoire de penser que la distribution gratuite de liquidités va relancer l’économie.
      Enfin, pour les prêts aux entreprises et aux particuliers ( ce qu’on appelle le retail banking), les banques utilisent des méthodes de scoring éprouvées, qu’elles maîtrisent compètement, et pas des modèles mathématiques comme pour les subprime... Le climat économique entre ne ligne de compte, et elles ne prennent sûrement pas plus de risques qu’en période de croissance.
      De toute façon par les temps qui court, tout actif un peu risqué fini au bilan de la banque centrale...

  • alaixih
    • Posté à 16h56 le 13/12/2009
    • Internaute 19775

    Bon Demorand S’est planté une fois.. Moi j’aime son style frontal.

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 17h02 le 13/12/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    Je me souviens de cette matinale, et je souscris aux impressions de l’auteur.
    Pour être honnête, précisons que France Inter, comme d’autres médias, n’ont que très rarement la visite de banquiers. Il y a comme un black-out médiatique complet de ceux-ci depuis la crise. Et de ce point de vue, Baudouin Prot aura au moins eu le mérite de briser le silence.

    Mais on restait largement sur sa faim : aucune réponse sur le fond, et le martellement continu du message : « c’est pas nous, et nous on a des super résultats ».

    Depuis 1 mois, j’ai reçu pas moins de 5 appels téléphoniques d’une agence BNP qui s’installe dans mon quartier, plus les propositions de placements de ma banque (étant chômeur, je les calme vite fait), ce qui n’apporte visiblement pas la preuve que tout va si bien que ça, dans le secteur Bancaire.

    Ces méthodes de vendeurs d’encyclopédie montrent bien que le botox médiatique cache de bien sourdes douleurs...

    • malpoli
      malpoli répond à A déménagé le 02-02-2012-2
      Homme de paille
      • Posté à 09h37 le 14/12/2009
      • Internaute 37834
        Homme de paille

      Les médias ne reçoivent pas souvent des banquiers. Mais pour une fois qu’ils en avaient un ils auraient du faire leur boulot. Nicolas Demorand s’est illustré par une particulière faiblesse et un manque de préparation du dossier. Il a essayé par 3 questions identiques de lui faire confesser une responsabilité « morale » dans la crise mais il n’a pas détrompé le patron de la BNP quand il a affirmé qu’il n’avait plus de filiales dans les paradis fiscaux. C’est ça les interviewers d’aujourd’hui : ils semblent ne connaitre aucun chiffre et aucun fait et sont incapables de contredire les mensonges de leurs invités mais par contre s’ils peuvent arracher une petit larme, un petit regret ou une petite vacherie alors la ils ont l’impression d’avoir bien fait leur boulot d’information.

      • Zeki
        Zeki répond à malpoli
        Curieux de tout
        • Posté à 09h46 le 14/12/2009
        • Internaute 64085
          Curieux de tout

        Quand Bourdin pose une question précise, elle considérée comme un piège...assumer leur ignorance est si dure ?

        Concernant le secteur bancaire, c’est l’omerta. La population comprendrait le système de création monétaire et le financement des des états avec une dette publique dont les intérets enrichissent les banquiers à hauteur de 40 milliards/an, il y aurait un révolution....

  • un homme dans la foule
    un homme dans la foule
    chef de projet
    • Posté à 17h20 le 13/12/2009
    • Internaute 95078
      chef de projet

    C’est vrai qu’en ce moment, on peut se poser la question de l’utilité sociale des banques :
    Les liquidités distribués quasi gratuitement par les banques centrales vont alimenter les bulles sur les marchés financiers, puisqu’elles ne s’en servent pas pour financer l’économie...
    De plus, les banques centrales prennent en pension des titres de moins en moins bonnes qualités en échange de leurs liquidités. De ce fait, elle joue le rôle d’uen structure de defaisance qui ne dit pas son nom... ce sont donc les banques centrales qui portent le risque en dernier ressort.
    Enfin, les banques ont été recapitalisées à fonds perdus par les Etats.
    A ce stade, on peut se demander qu’elle rôle elle joue vraiment pour l’économie. De toute façon tant que les acteurs de l’économie ne se seront pas massivement désendettés, il est clair que la demande de crédit restera faible, et il faudra bien que les banques trouvent une utilité à leur liquidités et à leur fonds propres ...

  • RBWL
    RBWL
    Chasseurs de banquiers
    • Posté à 17h44 le 13/12/2009
    • Internaute 65991
      Chasseurs de banquiers

    Si ce monsieur Prout Prout avait eu en face de lui un vrai journaliste, car Demorand, malheureusement, n’est pas, mais joue ( mal) au vrai journaliste, il lui aurait demandé quel était la part de BNP Paribas dans les 352 milliards de dollars générés par le trafic de drogue et qui auraient selon, Antonio Maria Costa, patron, aux Nations Unis du « Office on Drugs and Crime », sauvé beaucoup de banques de la faillite.
    Mais ce genre de question ne se pose pas en France sarkozienne à un ami prout prout du président.
    Il faut lire ces infos à l’étranger :

    Lien

  • Daniel Zéro-
    Daniel Zéro-
    Re - traité
    • Posté à 17h49 le 13/12/2009
    • Internaute 96621
      Re - traité

    La solution à la crise bancaire passe par la nationalisation des banques, la dissolution (sans indemnités) de leur conseil d’administration et de la spoliation de leurs gros actionnaires.

    J’allais oublier la suppression de la fonction de trader...

    • M. de Wolmar
      M. de Wolmar répond à Daniel Zéro-
      explorateur
      • Posté à 19h13 le 13/12/2009
      • Internaute 59614
        explorateur

      Sans parler de représentants du peuple s’occupant à la fois de l’exécutif et du législatif, révocables à tout moment (par le peuple, ou des AG locales) et touchant un salaire d’ouvrier moyen+ la réappropriation par le peuple de tous les outils de productions (et non, plus aux mains de quelques individus qui ensuite arrosent les médias et les politiques).
      Avec ça, je peux vous garantir un monde meilleur pour tous (enfin, sauf pour les rares porcs qui profitent dans les grandes largeurs du système)

      • Daniel Zéro-
        Daniel Zéro- répond à M. de Wolmar
        Re - traité
        • Posté à 19h34 le 13/12/2009
        • Internaute 96621
          Re - traité

        Entièrement d’accord, dans un second temps.

  • Irfan
    • Posté à 18h05 le 13/12/2009
    • Internaute 30779

    Demorand, il ne se renseigne jamais sur le sujet qu’il va traiter ? Il veut faire des blagues, des figures de style, du genre un peu provoc mais il se fait moucher directement et permet simplement une longue plage publicitaire sur France Inter. Pourtant, comme bon nombre de commentateurs l’ont dit précédemment, il y avait matière à interroger.
    Et n’importe qui aurait rebondi sur « agents économiques etc. » où le grand patron réifie des personnes dans des situations terribles alors que lui-même s’en met plein les fouilles. Lui mettre les réalités sociales, sanitaires, en pleine tête aurait pu être bien.

    Je sais que c’est mode maintenant de taper sur les journalistes, mais on peut s’interroger quand ceux qui « dirigent » des émissions très regardées ou écoutées s’appellent Demorand, Ruquier, Denisot, Ardisson... Ou quand un Mougeotte se permet d’écrire ce qu’il écrit dans ses éditos du Figaro par exemple. Encore, il ne s’agit là que d’une minuscule portions des cas où le débat public est confié à des citoyens ou bien incapables ou bien aux ordres.
    Ce n’est certes pas pire que l’émission des 20 ans de la chute du mur de Berlin... (Lien)

  • jose11
    • Posté à 18h12 le 13/12/2009
    • Internaute 4765

    Bonjour
    les banques ne sont pas là pour prêter de l’argent elles sont là comme toute entreprise pour gagner de l’argent.
    de même quand vous allez chez le boucher vous n’achetez qu’en fonction de votre porte monaie idem quand vous allez chez le banquier il ne vous prête qu’en fonction de vos revenus ou bénéfices pour une entreprise
    comme on est dans une période ou les bénéfices fondent et la trésorerie est déjà raide et bien plus de crédit et en premier lieu pas de crédit court terme (trésorerie) et si il y en à ils sont dénoncés pour éviter les non remboursement le premier banquier qui tire est remboursé les autres tam pis pour eux
    certes cela agrave bien souvent la situation des entreprises mais cela permet à la banque de préserver son résultat c’est à dire son objet social faire des bénéfices
    ceux qui imaginent que la banque serait là ou bien pourrait être là pour aider sont dans une ereur fondamentale cela ne sert à rien d’apporter des concours à une entreprise qui ne fait pas de bénéfices elle ne pourra pas rembourser donc c’est de l’argent perdu et une perte pour la banque
    évidemment pour un cas isolé c’est pas grave pourrait-on dire mais on est sur des masses statistiques et il faut minimiser le coût du risque donc sélectionner les entreprises qui sont à même de rembourser les autres n’ont aucun intéret pour les banques (idem pour les particuliers)

    • Gibert Because-Youno
      Gibert Because-Youno répond à jose11
      Kaléïdoscopique
      • Posté à 19h10 le 13/12/2009
      • Internaute 68955
        Kaléïdoscopique

      Vous avez raison... Ces pauvres banquiers, il faut bien qu’ils gagnent un peu d’argent tout de même.

      Et vous avez également raison : finalement, un banquier, ce n’est rien d’autre qu’une sorte de boucher, ou de boulanger.

      La seule différence notable, c’est que c’est une sorte de boucher, qui, quand vous entrez dans son échoppe... eh bien, c’est vous même qu’il découpe au hachoir, pour le revendre ensuite en gigot.

      Ou une sorte de boulanger, qui vous met dans le four quand vous lui demandez une baguette.

      Mais sinon, c’est ça.

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 18h18 le 13/12/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    « Il est vrai que pour les banques, la crise est finie »

    Avec des analyses aussi superficielles que ça que ça, la gauche de la gauche a encore du chemin avant de prendre la mesure des réalités.

    S’il y a une chose qui n’est pas terminée, c’est bien la crise financière. J’invite M. Polard à aller jeter un coup d’œil aux analyses de François Leclerc sur le Lien.

    Bien beau d’avaler des annonces de résultats nets à 4,5 milliards d’euros. Encore faudrait-il se demander de quoi ces résultats mirifiques sont constitués. Vous avez dit « actifs toxiques » ?

    • un homme dans la foule
      un homme dans la foule répond à Le Yéti
      chef de projet
      • Posté à 18h41 le 13/12/2009
      • Internaute 95078
        chef de projet

      Avec des lectures aussi superficielles, on fait des commenaires un peu à l’emporte pièce : A priori, le propos de l’auteur est ironique.

      Bien évidemment la crise n’est pas fini, et tout le monde le sait à commencer par les banquiers et les pouvoirs publics. tout le discours ambiant sur la reprise, c’est pour rassurer le brave citoyen et assurer leur confiance, car c’est la condition sine qua non d’une vrai reprise.
      Mais en interne les banques se demandent comment elles vont étaler le provisionnement de leurs engagements douteux. Le FMi publie des études sur le montant des créances qui restent à provisionner.
      Il existe des tas de motifs pour une rechute : un effet dit de deuxième tours pour les banques, c’est à dire qu’elles auront des problèmes pour assurer le recouvrement de leurs prêts classiques à l’économie du fait des faillites et des défauts d’entreprises, ou bien des faillites en chaîne d’états surendettés ( le Grèce ?)
      et d’autres motifs encore...
      Au contraire, je crois que la gauche à le bon corpus théorique pour analyser cette crise, ses causes et ses conséquence. Si elle s’organise bien, elle peut assurer un retour de balancier en sa faveur dans la décenie qui vient (après tant d’année de vaches maigres, un sympathisant de gauche, fut il modéré a le droit de rêver...)

      • Le Yéti
        Le Yéti répond à un homme dans la foule
        yetiblog.org
        • Posté à 18h54 le 13/12/2009
        • Internaute 6095
          yetiblog.org

        « A priori, le propos de l’auteur est ironique »

        Ah bon ? Vous pouvez indiquer ce qui dans tribune permet une telle supposition ?

         
        • un homme dans la foule
          un homme dans la foule répond à Le Yéti
          chef de projet
          • Posté à 19h00 le 13/12/2009
          • Internaute 95078
            chef de projet

          Ben dans son propos général l’auteur dénigre le comportement et la commnication des banques, alors quand il dit que pour les banques la crise est finie on peut suposer deux choses :
          1/ pour les banques oui, mais nous ( les vrais gens, on a pas fini de morfler)
          2/ Les banques communiquent là dessus, mais c’est à usage externe. l’auteur n’a pas l’air naif
          Vu la teneur du texte je penche pour le deuxième point.
          La crise n’est pas finie

        1 autres commentaires
  • Ruski
    Ruski
    Gracchus
    • Posté à 20h37 le 13/12/2009
    • Internaute 50606
      Gracchus

    Si l’intervention massive des états avec l’argent public a permis de sauver le système bancaire privé mondial infecté à dose létale par la finance globalisée, ce qui a eu pour conséquence de faire exploser les déficits publics, les dettes des états, puis les taux de chômage, et de rendre atones les économies après la plus grande récession depuis 80 ans, il faut être conscient que l’on a échappé à la catastrophe pour aller vers le pire.
    « Changeons tout ! … Pour que rien ne change » à chanter le chœur des responsables politiques et économiques de la planète. La façade a été ravalée, les peintures intérieures refaites, les meubles changés de place - sans être remplacés - mais les fondations de la maison sont toujours pourries, et plus que jamais, à terme, elle menace de s’effondrer pour nous ensevelir.
    La faillite annoncée de Dubaï, les craintes sur celle de la Grèce, de l’Espagne, du Portugal et de l’Irlande, après les banqueroutes de l’Islande, des Pays Baltes, et de l’Ukraine, nous prouvent que les répliques du séisme original, n’ont pas finit d’ébranler le système. Et après avoir été inaudible, durant le moment fort de la crise qu’elle avait contribué à créer, l’antienne des idéologues libéraux reprend son refrain et annone ses dogmes lénifiant, pour nous installer dans … « la crise durable ».
    Or, cette crise actuelle, n’est que le point d’orgue d’une crise qui a commencée à la fin des années soixante dix et dont le système capitaliste de type keynésien, a crut trouver la réponse dans le néolibéralisme qui nous a mené droit au désastre présent et à venir.
    Il faut être conscient, qu’une crise permanente, comme celle que nous connaissons depuis trente ans, porte un nom. Un nom que nous n’osons pas prononcer : La décadence ! Et il faut aussi savoir, qu’historiquement, le système capitaliste a connu deux crises majeures comparables à celle d’aujourd’hui, et auxquelles il n’a pu trouver qu’une seule solution à chaque fois : La première, puis la deuxième … guerre mondiale !

    • eden-saga.com
      eden-saga.com répond à Ruski
      webmestre
      • Posté à 20h48 le 13/12/2009
      • Internaute 89905
        webmestre

      Wouah l’autre ! Il voit tout en noir !
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      Mais c’est pas ça le scénario. On va pas tous mourir en 2012.
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      On a des rendez-vous prévus en 2200, en 5200 et en 7200. Et ça va devenir vraiment rigolo, vous allez voir.
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      La crise, le climat, l’immigration, la grippe A, c’est de l’intox. A nous de ne pas moutonner avec les loups.
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  • philipp
    philipp
    « La voix de son maître »
    • Posté à 18h41 le 13/12/2009
    • Internaute 48057
      « La voix de son maître »

    BNP Paribas espère un niveau de retour sur investissement (ROE) de 15% en moyenne par an au cours des dix prochaines années, a affirmé le 1er decembre Baudouin Prot, au cours d’une conférence de presse à Bruxelles.

    Compte tenu de la faiblesse des taux d’intéret actuels, la BNP se refinance sur le marché monétaire aux environs de 2%. Une telle rentabilité , c’est à dire un résultat net annuel egal à 15% de ses fonds propres, implique des marges très substancielles sur les crédits aux particuliers et aux entreprises, et également des placements à forte rentabilité , donc très risqués sur les marchés financiers .

    Baudoin Prot n’a rien appris et a tout oublié de la dernière crise . Pourquoi se géner ? En venant au secours des banques ,l’Etat leur a offert une garantie à bon compte, une sorte de « pousse aux risques“pour le présent et pour l’avenir. Bisness as usual, mais désormais... avec ceinture et bretelles ! ! !

  • 23jfk-
    23jfk-
    casse-couilles
    • Posté à 18h46 le 13/12/2009
    • Internaute 44598
      casse-couilles

     ? ! Bof...
    Il m’a plus l’air d’être dans son costume de pdg que d’un onaniste arrogant. Maintenant, c’est sûr, on peut ne pas apprécier le style.

  • tweesty
    tweesty
    Gaucher et contrarié
    • Posté à 18h59 le 13/12/2009
    • Internaute 83901
      Gaucher et contrarié

    Au nom d’une idéologie libérale forcenée et agonisante (car il ne faut pas s’y tromper ; la prochaine crise financière sonnera le glas de l’économie de marché sous sa forme actuelle), le gouvernement a accepté de prêter des sommes astronomiques sans entrer au capital des banques et de se priver de bénefices substanciels.
    Ce choix est d’autant plus ridicule quand, ensuite, on vient nous rabacher que la France est en déficit, voire au bord de la faillite et qu’il va falloir faire des économies sur les dépenses publiques (santé, retraites, éducation, solidarité...).

    On se demande alors qui gouverne notre beau pays ; les banques ou les élus ?
    D’ailleurs, l’agacement de Prot trahit une bien mauvaise habitude : celle de ne pas avoir de comptes à rendre. Si j’en crois les derniers articles lus ça et là, les banques n’ont rien changé à leurs méthodes de fonctionnement.
    La posture de Prot est donc assez proche de celle du président et du gouvernement qui n’accepte pas la critiques ni les questions lorsqu’elles sont trop virulentes ou problématiques.

  • M. de Wolmar
    M. de Wolmar
    explorateur
    • Posté à 19h16 le 13/12/2009
    • Internaute 59614
      explorateur

    Ah ! Demorand, le hamster bouffi du patronat, un brave gars.
    Lien
    Lien

  • Vatech
    Vatech
    BoBo
    • Posté à 19h17 le 13/12/2009
    • Internaute 60785
      BoBo

    Faut arreter un peu là ! J’écoute l’interview et je vois juste des questions mal posées voire erronées, des attaques franchement limite (dire qu’on dégraisse quand on supprime 750 petits postes de rien du tout dans un univers de 200000 personnes...). BNPP rachète Fortis et ne vire personne ! ! Moi je trouve que c’est plutot pas mal d’un point de vue social. Non ? Quand on voit le gouvernement qui supprime en masse les postes d’enseignants, entre autres..

    J’ai l’impression qu’on manipule un peu les medias en montrant les banques comme des grands méchants alros que l’Etats dégraisse en douce...
    Les banques françaises sont un des rares succès du pays depuis quelques années, il ne faut pas l’oublier.

  • A déménagé le 19-12-2011
    • Posté à 19h24 le 13/12/2009
    • Internaute 48453

    « On sentait une pointe d’agacement dans ses réponses aux questions ».
    Il faut dire que le journaliste est assez autiste à poser X fois la question (stérile d’ailleurs) sur l’examen de conscience alors que l’interviewé ne cesse de répéter qu’il est sans objet à ses yeux.
    Le journaliste a le droit de ne pas être convaincu mais c’est à lui de formuler la question de façon plus précise ou d’apporter la contradiction à l’interviewé (en démontrant pourquoi BNP aurait des raisons de culpabiliser) plutôt que de répéter X fois la même question.

    C’est pourquoi je partage assez votre avis sur la maladresse des questions

    • Pictulo
      • Posté à 20h06 le 13/12/2009
      • Internaute 23785

      En même temps, poser le débat sur cet aspect psychologique permet d’éviter de se faire enfumer par une débauche de chiffres auxquels on fait dire n’importe quoi. Le facteur psychologique joue un grand rôle dans la réception de cette crise par le public. Il est intéressant de constater que l’invité ne maîtrise que ses chiffres appris par coeur. Pour le reste, il y a la pub et le marketing, quoi...

  • A déménagé le 19-12-2011
    • Posté à 19h29 le 13/12/2009
    • Internaute 48453

    Sur les 4.5Mds d’euros de bénéfices je ne comprends pas un point dans l’interview. En substance, Prot dit :
     » Sur les 9 premiers mois 2009, nous avons 4.5Mds d’euros de bénéfice, c’est-à-dire exactement comme pour les 9 premiers mois de 2008 l’an dernier, mais cette année, les chiffres sont différents ( !) car nous avons dû provisionner beaucoup plus que l’an dernier ne raison de la crise ».

    Or, votre lien confirme que les 4.5Mds d’euros correspondent bien au résultat net, donc après provisions si je ne m’abuse.
    Alors, ils sont identiques ou différents ces chiffres ?

    • salparadise
      salparadise répond à A déménagé le 19-12-2011
      badzo_bonzo
      • Posté à 09h19 le 14/12/2009
      • Internaute 67388
        badzo_bonzo

      Ce qu’il veut dire c’est que le bénéfice après 9 mois est le même que l’année d’avant mais en ayant fait une estimation plus prudente.
      Lorsqu’on provisionne, pour vulgariser on passer une charge d’un montant de X euros, un montant que l’on pourrait être amené à payer (si la crise refaisait surface en l’occurence)...
      Si à la fin de l’exercice comptable il s’avère que les provisions n’ont pas lieu d’être alors il effectuera une reprise de provision dudit montant qui sera alors un produit.
      Je sais pas si c’est trés clair mais en gros le résultat est le même que l’année d’avant mais en ayant été plus précautionneux comptablement.

  • A déménagé le 19-12-2011
    • Posté à 19h35 le 13/12/2009
    • Internaute 48453

    « Quant au fameux plan de soutien des banques qui a rapporté 2 milliards d’euros à l’Etat, il aurait pu (dû ?) lui rapporter plus de 3 fois plus si l’Etat était rentré au capital des banques au moment où le cours de leurs actions était au plus bas. »

    N’empêche, ne boudons pas notre plaisir. L’Etat s’est fait 2Mds. Pouvez-vous confirmer ce chiffre ?

    Quant à savoir si l’Etat aurait pu se faire plus en devenant actionnaire, c’est un débat qui a maintes fois été abordé dans les médias. En substance, il est facile aujourd’hui, donc a posteriori, d’affirmer cela et de se poser en donneur de leçons. Mais fin 2008, c’était un risque financier bien plus important pour l’Etat de devenir actionnaire d’établissements dont nul ne savait s’ils n’allaient pas sur le chemin de la faillite.

    L’Etat a bien peu justifié à l’époque son choix comme je viens de le faire car, dans le même temps, il ne pouvait pas exprimer publiquement ses doutes au risque d’engendrer une panique auprès des clients, et du coup, précipiter peut-être la faillite de ces établissements précisément. Le message ne pouvait donc qu’être : « nos banques sont solides mais nous allons leur prêter de l’argent ».

    • Orwelle
      Orwelle répond à A déménagé le 19-12-2011
      sarko-verdose.bbactif.com
      • Posté à 10h02 le 14/12/2009
      • Internaute 62370
        sarko-verdose.bbactif.com

      « Le remboursement des fonds prêtés par l’Etat aux banques a rapporté à ce dernier 2 milliards d’€. »

      L’Etat a perdu 12 milliards d’euros.

      « Certes, les intérêts paraissaient élevés : de 8 à 14% sur un montant de 20 milliards d’euros, ce n’est pas rien ! Mais en juin, la Cour des Comptes critiquait le dispositif, précisant qu’en réalité ce pourcentage était trompeur, et que finalement, l’Etat pourrait même en être de sa poche.

      Hier, BNP-Paribas et la Société Générale ont annoncé leur intention de rembourser l’Etat. Les deux banques vont donc lui racheter les actions préférentielles au prix d’émission (5,1 milliards d’euros pour la première et 3,4 milliards pour la seconde), augmenté des intérêts, pour un peu moins de 400 millions d’euros.

      Bravo ! Sauf qu’entre la date d’achat des actions - le 31 mars 2009 - et aujourd’hui, le cours de bourse a augmenté de 113% pour BNP et 175% pour la Société Générale. Une perte évaluée à 12 milliards d’euros. (...) »
      Lien

      Actions de la Société Générale
      Cours d’émission : 38,16 €
      Valeur de marché : 52,20 €

  • vol19
    • Posté à 19h38 le 13/12/2009
    • Internaute 13492

    Sa voix a dérapé un peu sur la question de la valorisation des actifs de la banque. Des bénéfices certes, mais qu’en est-il si certains actifs sont largement surévalués ? ....

    A un moment, il a évoqué sa défaveur envers le projet d’augmentation des ratios bancaires, ce qui amenerait à réduire la rentabilité de celle-ci vis à vis des investisseurs. il sera intéressant de voir comment le gouvernement va se positionner sur cette question dans l’avenir... ?

  • Pictulo
    • Posté à 20h00 le 13/12/2009
    • Internaute 23785

    Dans la rue, à chaque fois que je glisse une pièce à une personne qui tend la main, j’ai en retour un sourire, un « merci », une manifestation de chaleur humaine.
    Les banquiers sont vraiment des gens mal élevés. Non seulement ils ne disent pas merci, mais ils mordent et donnent des leçons.

  • sfrederic2
    sfrederic2
    employé
    • Posté à 20h52 le 13/12/2009
    • Internaute 79227
      employé

    a voir cet interview ce pratron reflète bien l’etat d’espris des banquier d’aujourd’hui....tous des escrocs, ils ont truandé la finance mondiale avec leur placements « a deux balles » et les contribuables avec les prets injustifiés des gouvernements.
    puisque ils sont tous pour l’économie de marché les gouvernements auraient du les laisser se démerder par eux mêmes et faire uniquement appel à leur actionnaires pour les renflouer, ils s’en sont mis plein les poches ces dernieres années, je ne comprend toujours pas pourquoi le contribuable à dû les soutenir.

    • Vatech
      Vatech répond à sfrederic2
      BoBo
      • Posté à 11h20 le 14/12/2009
      • Internaute 60785
        BoBo

      Quand on ne comprend pas, on ne traite pas les autres d’escrocs, c’est la moindre des choses.
      Que des banques aient fait des bétises, voire plus, c’est à mon avis vrai. Mais je crois que BNP Paribas ne s’est pas trop fourvoyé, « les faits sont tétus » comme le dit son DG dans cet interview, alors lui tomber dessus et le faire payer pour les autres c’est un peu facile...

      Le « tous pourris » n’est pas plus vrai dans le business qu’en politique.

  • nikospam
    nikospam
    Chomeur
    • Posté à 23h36 le 13/12/2009
    • Internaute 98475
      Chomeur

    Question a priori stupide mais ... j’ai cru voir sur le net un debat sur l’article 103 ou 104 de maastricht, qui a permit a l’etat, de laisser aux banques le soin de créer de l’argent ? est ce vrai ?
    Si c le cas ... comment expliquer que les politiques aient pu signer cet accord ?
    Et deuxiement, etant dans un monde capitaliste, lors des premieres faillites de banque, pourquoi ne pas les avoirs laissés en faillite pour etre racheté par celles dont les produits financiers etaient les plus sains , donc plus forte et plus competente a encaisser la crise ?

    Le malheur des uns ne fait il pas le bonheur des autres ?

  • blacksabbath43
    blacksabbath43
    sans emploi
    • Posté à 23h42 le 13/12/2009
    • Internaute 85259
      sans emploi

    Autant Demorand s’y prend bien pour interviewer les politiques (France Inter, C Politique sur France 5…), autant là, il se plante complètement.
    1)Tout au long de l’interview de Baudoin Prot, il le prend de haut en le faisant passer pour le grand méchant loup ou pire le diable de la finance qui aurait été à lui seul la cause de la crise.
    2) Ses questions n’ont aucune pertinence : parler du mammouth pour une banque ou de dégraissage pour une entité qui ne licencie pas. Bref, Demorand est à côté de la plaque du début à la fin
    3) Demorand est le reflet d’une grande partie de la société judéo chrétienne française. Il pense que faire des bénéfices, c’est louche et malhonnête. Il oublie que si une entreprise ne fait pas de bénéfice, elle est forcément vouée à disparaître. Si un américain voit une porche dans la rue, il se dit : « j’admire le gars qui a réussi sa vie et a pu se payer cette belle voiture ». Un français se dira plutôt : « quel trafic ou quelle magouille ce mec a-t-il fait pour pouvoir se payer une voiture si chère ». Chercher l’erreur !
    4) Comme le rappelle Baudoin Prot, BNP Paribas est l’une si ce n’est la banque qui s’est le mieux sorti de la crise et sans coûter un seul centime au contribuable.
    En conclusion, le seul reproche que Demorand fait à Prot, c’est d’être banquier ! Comme si on pouvait lui reprocher à lui d’être journaliste. C’est ridicule.
    Après, je ne suis pas là pour faire l’apologie des banques qui continuent à utiliser les paradis fiscaux pour certaines de leurs activités et qui rémunèrent grassement leurs traders et dirigeants…Mais quelle banque ne le fait pas ? C’est aux politiques de se bouger pour limiter les bonus des traders (et pas les mesurettes annoncées par Brown et Sarko qui sont temporaires et ne touchent pas les bonus contractuels).
    Tant que la société française continuera à être si suspicieuse envers l’argent, les dirigeants et les entrepreneurs, rien n’avancera…Nous sommes un pays d’arriérés ou le succès rend jaloux. Certes, il y a de nombreuses inégalités et le chômage explose. Mais à qui à la faute ? A BNP Paribas ou à 50 ans de politique d’éducation, d’emploi et d’entreprenariat catastrophiques de la part de nos élites et à une opposition abrutissante du peuple et des syndicats à la moindre réforme (nécessaire) du pays. (Exemple avec la retraite où tous les pays européens l’ont à 65 ans environ sauf en France…) et à des grèves qui n’ont plus aucun sens (RATP, SNCF) et qui prennent en otages les gens qui souhaitent travailler.
    Si la France est malade, c’est que son peuple s’endort et s’oppose sans cesse et sans réfléchir. Comme disait Kennedy : « Ne vous demandez pas ce que l’Etat peut faire pour vous, demandez vous plutôt ce que vous pouvez faire pour l’Etat ».

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 00h05 le 14/12/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    France-inter, comme la plupart des médias français, a peu de journalistes économistes à la hauteur. Il aurait fallu un Jorion, un Leclerc... Mais Pascal Riché aurait été pas mal non plus.

    • Vatech
      Vatech répond à nemo3637
      BoBo
      • Posté à 11h25 le 14/12/2009
      • Internaute 60785
        BoBo

      C’est vrai. Autant Demorand est plutôt bon avec les politiques, autant il est super mauvais avec les acteurs de la vie économique. Dans cet interview on ne comprend pas où il veut en venir à répéter « vous êtes un méchant, dites-le que vous êtes un méchant ». Ca rime à quoi ?

      Vous iriez, vous, sur un plateau de radio, dire que vous êtes méchant, juste parce que vous êtes banquier ?
      C’est ridicule et sans fondement.

  • maxoug
    maxoug
    Célib !
    • Posté à 04h35 le 14/12/2009
    • Internaute 98882
      Célib !

    Le summum de cet article est atteint dans sa dernière phrase. Comme seule conclusion, Monsieur Polard met en évidence les bénéfices élevés, presque malsain semble t’il, de la banque. Il est vrai que dans notre pays, une entreprise qui réalise des bénéfices est déjà coupable d’exploiter la misère des peuples. Alors une banque, imaginez...

  • icosium
    • Posté à 09h11 le 14/12/2009
    • Internaute 41449

    Prot Prot ! !

    C’est l’archétype même du grand bourgeois français dans le même régistre que son illustre pair Gautier Sauvagnac à propos
    duquel j’ai encore en mémoire lors d’une émission de la 5 (Ripostes me semble-t-il) l’expression de mépris et pas même dissimulée à l’endroit d’une personne du bord opposé.

  • 14240
    14240
    retraité
    • Posté à 09h30 le 14/12/2009
    • Internaute 95774
      retraité

    PUB...gratuite pour les banques ! ! !
    Mr PROT....en sursis...de Banqueroute...comme les autres ! ! !
    Tous ces joueurs de « Casinos »...n’ont plus leurs places dans notre société...
    Hélas....plus dure sera NOTRE chute...

    • Vatech
      Vatech répond à 14240
      BoBo
      • Posté à 11h28 le 14/12/2009
      • Internaute 60785
        BoBo

      Aux dernières nouvelles, BNPP a plus rappporté qu’elle n’a couté à l’Etat.
      Quel est votre problème avec les banques françaises ? Bien sûr si vous aviez acheté des actions Natixis, on vous comprend, mais fallait pas en acheter !

  • Hatamoto
    Hatamoto
    Vendeur de temps de cerveau (...)
    • Posté à 12h20 le 14/12/2009
    • Internaute 29766
      Vendeur de temps de cerveau (...)

    Pour information, la partie trésorerie de sa filiale CIB (Corporate investment banking, soit la branche banque de financement et d’investissement) est partagée entre Paris et ... L’ile de Jersey ...
    D’ailleurs, il y a de mémoire 2 ou 3 membres de la famille « Chaudron de Courcelles » qui sont dans l’exécutif de ce département stratégique. (Famille d’une certaine Bernadette C.)

  • l'ancien
    l'ancien
    homme
    • Posté à 17h08 le 14/12/2009
    • Internaute 46811
      homme

    1) Ce monsieur devrais consulter un dermatologue pour toutes les verrues et autres aspérités qui encombrent son visage.
    2)Un coiffeur pour refaire sa coupe de cheveux d’un autre siècle.
    3)un tailleur pour son costume.
    4) Je pense que je vais changer de banque !

  • TonyMo
    TonyMo
    hummm
    • Posté à 21h45 le 14/12/2009
    • Internaute 22269
      hummm

    Sur RMC « erreur » ancien directeur du caisse d’épargne avait déjà dit quelque chose de similaire. Les banques françaises sont pas les pires, on donne pas beaucoup de bonus à nos tradeurs, de tout façon on été obligé de sauver les banques... Son arrogance annonce le super bilan des banques. J’espère qu’un députer de l’UMP lancera un sujet sur l’islam pour faire oublier tous ça.

  • Pierre Polard
    Pierre Polard
    Auteur(e) de l'article ConvictionsPolitiques.midiblogs (...)
    • Posté à 23h17 le 14/12/2009
    • Internaute 83546
      ConvictionsPolitiques.midiblogs (...)

    Merci à tous pour vos commentaires !

    Je vais essayer de répondre sur quelques points qui me paraissent importants.

    Tout d’abord, mon but n’est pas de me draper dans la posture facile du « casseur de banquier ». L’objet de ce billet était d’essayer de pointer le décalage entre l’auto-satisfaction de Mr Prot et l’état des lieux des pratiques du secteur bancaire français. Même si elles ont moins que d’autres sombré dans les excès qui ont conduit à la situation actuelle, les banques françaises ne sont pas exemptes de tout reproche.

    A ceux qui affirment que les banques sont des entreprises comme les autres, on peut rétorquer qu’elles ont tout de même un rôle particulier, via notamment leur capacité à créer de la monnaie. Elles assurent également un rôle d’intermédiaire entre ceux qui ont un excédent d’épargne (principalement les ménages) et ceux qui ont besoin de financer leurs investissements (les entreprises), en transformant des dépôts à court terme en crédit à long terme. A ce titre, elles ont un rôle particulier dans l’économie. C’est ce qui a fait dire à Nicolas Baverez (pourtant peu soupçonnable de bolchevisme échevelé) que les banques étaient un « bien public » (tribune dans le Monde du 26 novembre 2008). Dans la mesure où elles savent que les pouvoirs publics ne les laisseront pas faire faire faillite, les banques ont un privilège par rapport aux entreprises « normales ». Il serait normal qu’elles en paient le juste prix.

    Pour certains, il est normal que l’encours de crédit aux entreprises baisse dans la mesure où...c’est la crise ! Justement, le rôle des banques devrait être contra-cyclique, c’est-à-dire qu’elles devraient au contraire prêter plus, notamment sur les crédits de trésorerie, pour aider les entreprises à faire face à leurs difficultés. Si les banques privées ne jouent pas ce rôle, il faudrait créer une banque publique pour pallier cette grave insuffisance.

    Concernant l’intervention de l’Etat, on me taxe de jouer le rôle de « l’inspecteur des travaux finis » en critiquant après coup le fait que l’Etat ne soit pas entré dans le capital des banques. Le prêt était moins risqué... Sauf que si les banques avaient vraiment été en difficulté, elles n’auraient pas pu rembourser leur prêt...Dans la mesure où l’intervention de l’Etat était là pour rassurer, il était à peu près sûr que le cours des actions des banques allait remonter. Donc je persiste à dire que l’Etat aurait dû intervenir en entrant au capital des banques.

    Enfin, pour répondre au Yéti qui trouve mon billet superficiel, je dirais que je ne prétends bien sûr pas atteindre le niveau stratosphérique de ses analyses. Mais quand je dis que la crise est finie pour les banques, je veux dire qu’elles ont repris leurs bonnes vieilles habitudes (bonus, spéculation...) même si elles n’ont intégré que 40 ou 50% des pertes liées à leurs actifs toxiques...

    • Hatamoto
      Hatamoto répond à Pierre Polard
      Vendeur de temps de cerveau (...)
      • Posté à 14h17 le 15/12/2009
      • Internaute 29766
        Vendeur de temps de cerveau (...)

      Je travaillais jusqu’en juin chez BNP, comme prestataire, on m’a débarqué pour me remplacer par une « ressource » en Inde.
      Aujourd’hui, dixit mon ancien « chef » : « On a tellement de budget qu’on arrive pas à recruter ».

  • coatl
    coatl
    SR
    • Posté à 00h49 le 15/12/2009
    • Internaute 50522
      SR

    Enfin une bonne tribune sur Eco89, ça change des étudiants d’HEC, suivez mon regard...

    Pourtant, à la fin, plutot que de vouloir prendre la finance à son propre jeu en montrant qu’elle ne finance pas assez l’économie, dommage que vous n’expliquiez pas que l’apport net de la finance à l’économie est NEGATIF ?

    Pensez-vous qu’il faille regretter que les crédits aux ménages ou aux entreprises ne soient pas assez massifs ? Ne pensez-vous pas plutot que si on tient compte du risque systémique, la seule revendication qui tienne est de DEFINANCIARISER l’économie ?

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